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DébatLe Figaro (sur YouTube)· 18 janvier 2023 31 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

La réforme des retraites va-t-elle se jouer dans la rue ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la contestation va tenir et va tenir ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on rejoue 95 ou pas du tout ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que finalement c'est pas dans les rangs de la fonction publique que ça se joue ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le Rassemblement National qui ne veut pas aller dans la rue est en position meilleure posture que les autres ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous sentez Anne que dans le pays il y a un parfum de blocage ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30politiqueChiffre
    « 70% des profs qui seront en grève dans les écoles maternelles et primaires »
  • 1:00politiqueFait
    « les régimes de retraite étaient déficitaires sur les 25 prochaines années »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

je dis on s'attend donc à une journée noire avec des des mobilisations fortes je crois qu'il y a 70% des profs qui seront en grève dans les écoles maternelles et primaires il va y avoir des le trafic va être interrompu à la SNCF à la RATP il peut y avoir des baisses de production de d'énergie dans les industries électriques et gaziens qui sont un régime spécial à l'hôpital il va y avoir aussi une mobilisation importante même si les soignants ont souvent manifeste souvent avec un brassard et en assurant leur poste mais donc bon voilà il y a un climat qui est explosif dans les régimes spéciaux dans la fonction publique dans le privé on a moins de remonter on sait pas trop mais il y a aussi par exemple le patron du Crédit Mutuel qui aujourd'hui disait qu'il était contre la réforme des retraites donc oui personnellement il a commencé à travailler très jeune c'est pour ça non et puis je crois qu'il était à la CFDT donc voilà donc voilà il va y avoir du monde dans virus ça va être une journée une journée noire après la question est de savoir si ça va tenir si la contestation va tenir si les syndicats vont être débordés par leurs bases débordé par le ce phénomène récent des collectif et puis les bons la bataille de la rue elle n'est pas gagnée parce que il y avait un sondage ce matin qui montrait que les Français étaient convaincus de la nécessité d'une réforme les Français ont compris qu'il y avait un allongement de l'espérance de vie que le régime les régimes de retraite étaient déficitaires sur les 25 prochaines années que si on ne faisait rien le régime para répartition était mis en danger donc les une forme de résignation finalement depuis le temps qu'on parle de cette réforme des retraites depuis 2017 mais bon il y a une forme de résignation et donc on va voir si si il y a contestation va prendre et va tenir et bon les syndicats sont unanimes donc ils sont ils sont tous alignés mais la stratégie n'est pas complètement arrêtée à savoir si on fait des mouvements un mouvement pérenne ou si on fait des journées sauts de moutons certains ont été chauvés par la loi travail en 2015 il y avait eu 14 14 journées de manifestation sur étendue sur plusieurs plusieurs semaines au final ils ont pas gagné donc ils se demandent s'il faut changer de stratégie si voilà il faut faire d'accord à des violences aussi c'est une interrogation est-ce qu'il va y avoir éruption de la violence en 2010 il y avait pas il y avait pas de Black Bloc à l'époque c'est un phénomène qui est plus récent qui a émergé justement en 2015 avec la réforme la loi travail el khomri puis les gilets jaunes et donc est-ce que cette cette inconnue de la violence va être présente c'est une ligne rouge à ne pas franchir ça décrédibiliser aussi la contestation donc la bataille de la rue elle n'est pas gagnée elle n'est pas gagnée alors ça c'est la bataille de la rue qui peut être protéiforme il peut y avoir ça peut être canalisé ça peut ne pas être canalisé puis à la bataille au Parlement alors bataille au Parlement elle est très cadrée en fait finalement je pose le débat 50 jours à partir du 6 février date au combien symbolique d'ailleurs 6 février 50 jours 20 jours pour l'Assemblée nationale si au bout de 20 jours l'Assemblée nationale n'a pas voté bah c'est pas grave le texte il part au Sénat après il revient comme mission le Sénat qui est plutôt favorable au retraite puisque c'est une majorité de droite après ça revient à une commission mixte paritaire et après cette commission mixte paritaire qui peut quand même faire trouver un terrain d'entente on peut imaginer que ça soit ça revienne à l'Assemblée nationale et que ça soit voté et que dans les 50 jours tout soit pas calé ça c'est dans l'absolu ça se passe pas tout à fait comme ça peut-être Charles on a des précédents c'est pas la première fois qu'on réforme mes retraites il y a deux précédents qui marquent qui sont très différents l'un de l'autre 95 ou le texte a été retiré après une paralysie du pays 2010 ou après des manifestations très imposantes et importantes le texte est passé quand même oui on se rapproche de quelle la grande question c'est effectivement ce qu'on est-ce qu'on rejoue 95 ou pas du tout il y a eu il y a eu un autre précédent mais qui n'est pas lié à un mouvement social mais qui était lié à un projet de réforme en 2006 de Dominique de Villepin réforme du Contrat Jeune la première embauche moi la première embauche exactement bravo la meilleure mémoire commence je suis pas si jeune que ça donc c'est intéressant par rapport à la question qu'on se pose puisque on voit bien que la préparation politique de cette loi est assez bien fait et que vous avez décrit le rythme du vote il semblerait que cette loi sera votée il peut se passer évidemment il peut y avoir des incidents de séance la question principale est de savoir si les républicains vont rester solidaires du projet gouvernemental mais ça ça le cas il y a une vraie conviction de Erik sotti dans ce sens et donc il y a un suspense assez faible pour le moment sur ce point là mais on a bien vu en 2006 c'est pas parce qu'une loi est votée au parlement qu'elle est promulguée par le Président de la République et si la rue réussie à construire une protestation dans la durée si les premiers le mouvement qu'on attend le 19 est devient plus fort encore lors des mobilisations ultérieures et on peut se retrouver dans une situation où finalement cette loi bien que votée par le Parlement n'est pas promulgué par le président donc je préfère à cet exemple là parce que effectivement en revanche si on regarde les annales de des réformes de la réforme des retraites et bien on voit que jusqu'à maintenant enfin jusqu'à depuis 95 les gouvernements ont fait ce qu'il souhaitaient faire enfin ils ont fait si cette souhaiter faire ils ont renoncé aussi à un certain nombre de d'aspects de leur réforme par exemple Nicolas Sarkozy sur les régimes spéciaux il a laissé beaucoup de plumes mais il a quand même réussi à faire prévaloir l'essentiel de ces projets même chose pour la réforme Touraine sous François Hollande voilà donc au fond la surprise c'est de comprendre pourquoi ça ne marche pas avec Macron qui se croyait plus malin que tout le monde lors de son premier quinquennat en proposant une réforme systémique ça n'a pas marché et ça n'a pas marché peut-être que ça n'aurait on n'a pas eu la fin de l'histoire puisque le covid a interrompu le processus de de validation de cette loi de promulgation de cette loi et là on est quand même très étonné parce que c'est quand même une loi assez raisonnable et il y a eu la crise du covid de même que en 2010 et je m'arrêterai là je veux pas être trop long en 2010 quand Nicolas Sarkozy fait sa réforme une opinion la comprend la soutient parce que ils savent qu'il y a eu la crise de 2008 donc ils comprennent que des efforts doivent être fait collectivement là on pourrait s'attendre à ce que les Français est la même analyse et c'est peut-être d'ailleurs un peu le cas d'une certaine façon mais malgré tout il se les sondages montrent qu'ils sont contre cette réforme donc il y a quelque chose il y a un problème Macron que que qu'il faudrait élucider qu'on va peut-être éluciner ensemble Roland est-ce que finalement c'est pas et Marie cé souligner on sait pas trop dans le privé mais est-ce que c'est est-ce que ça se joue pas dans les rangs de la fonction publique des agents des services publics ce que c'est pas là que les forces de résistance principale existent sont et que c'est pas là que ça se joue finalement ça se joue forcément là puisque c'est là que les gens sont syndiqués donc là où les syndices plus ont des forces de mobilisation c'est évidemment la à votre question est-ce que le Parlement et la rue au fond c'est le Parlement s'est joué on fait comme si il y avait un débat il y en a plus alors il y aura du bruit au Parlement à partir du 6 février ça va cogner on peut faire confiance à la nupesse et au rassemblement national pour faire le buzz on s'ennuiera pas ni au Parlement ni à ceux qui ont le courage de regarder ces débats mais l'issue est probable plus que probable sur les 62 députés du parti les républicains il y en a une bonne cinquantaine qui sont prêts à voter alors même si la petite quinzaine qui aujourd'hui ne peut pas continuer à pas vouloir ça suffit largement à faire une majorité absolue le Sénat suivra donc on peut jouer au suspense mais il y en a pas alors il reste cette histoire de la rue ça veut dire quoi ça veut dire les sondages ça veut dire les grèves et ça veut dire la mobilisation dans la rue et au fond on a toujours le même scénario 95 2010 2017 2019 on a le même scénario sauf que là la CFDT c'est ajouter au syndicat qui appelle à la mobilisation et ça n'est pas rien c'est le premier syndicat de France notamment dans le privé mais enfin on a chaque fois une première journée de manière immobilisation avec nous ministère de l'Intérieur 800 000 personnes dans l'ensemble de la France chaque fois le même chiffre le syndicat disent corrigés en disant un million et demi à deux millions ok c'est du monde rappelons qu'on est un pays de 68 millions d'habitants dans lequel 51 ont plus de 18 ans un million un million et demi c'est du monde mais il faut vraiment être gouvernant pour avoir le sentiment que c'est la France bon c'est comme ça on veut pas énerver trop ce million et demi là et ça risque d'être à peu près la même chose la nouveauté c'est désormais les services de renseignement faut savoir leur prévision ça c'est une chose qui n'existait pas avant et cette fois-ci nous avons lu que il y avait il prévoyait cette fois-ci 500 à 700 000 manifestants dans l'ensemble de la France donc 50 à 80 000 à Paris c'est des précisions inouïes formidable ça vient de renseignement s'ils ont raison on verra ça je dis enfin ça veut dire à peu près pareil un peu moins même que les fois d'avant or je rappelle que en 95 et en 2019 on a des gouvernements qui alors qu'ils n'avaient que ça dans la rue on renoncé en 95 Chirac en 95 Chirac ramène son projet et laisse tomber purement et simplement et en 2019 moi j'écoutais chargé vu avec toujours un grand intérêt mais le covid abondo à la vérité Macron a laissé tomber il a compris que le pays envisager comme on le dit là le pays il semblait pas vouloir de sa retraite et la laisser tomber et donc on a des gouvernants qui devant des manifestations qui ne sont pas aussi spectaculaires qu'on le dit finissent par se dire c'est trop dangereux de gouverner dans ces conditions on y va pas et d'une certaine façon on peut les comprendre parce que la retraite c'est incroyablement important pour les Français dit pour les français pourrait dire de comme tout le monde non les Français plus que tous les autres Européens on a un attachement alors je lis dans beaucoup de journaux des sociologues qui nous expliquent qu'il y a une nouveauté c'est que les Français sont moins attachés au travail et c'est vrai en partie depuis le covid l'attachement à son travail a encore baissé mais ça fait longtemps que c'est comme ça si vous prenez les sondages de 1946 à 1982 cette longue période la revendication première des Français ça a toujours été l'abaissement de l'âge de la retraite c'est quand même inouï revendique à 65 ans abaissement à 60 ans c'est ce que Mitterrand a accepté de faire en 82 et depuis on arrête pas de courir après en revenant en arrière mais ça veut dire qu'il y a quand même en France un attachement incroyable à la retraite et un attachement au travail qui est moins fort qu'ailleurs et qu'il est devenu encore moins fort donc on comprend que les gouvernants soient un peu inquiets sur le papier au Parlement ça va dans la rue c'est pas si impressionnant que ça sans le dire attend dont je dis et attendons surtout les semaines d'après parce que la difficulté c'est de tenir le calendrier que vous avez rappelé ça nous emmène jusqu'à la fin mars arrivé à manifester dans des conditions de mobilisation forte et si possible de plus en plus forte pendant aussi longtemps c'est difficile mais c'est on comprend qu'un gouvernement puisse être malgré tout in en raison de ce sentiment assez profond des Français et puis vous avez eu trois critères mais vous avez oublié la violence aussi j'ai entendu ce que ce qui a été dit avec justesse est tout à fait est-ce que le gouvernement est armé pour faire face justement le pouvoir exécutif est armé pour faire face à une rue qui pourrait être un peu chahuteuse alors déjà moi je voudrais dire en préambule que je me souviens qu'en 95 puisqu'à l'époque suivait l'Élysée et donc j'étais à l'Assemblée et donc ce plan Juppé il faut se souvenir que lorsque Juppé avait présenté le plan de sur la protection sociale avec un volet retraite il avait été ovationné par la majorité debout c'était innovation et avec un accueil dans les médias très très enthousiaste c'est pour supprimer les régimes spéciaux oui enfin c'était une réforme globale très très charpenté structuré et il y avait eu un accord un accueil dans les médias aussi qui était très très favorable pour dire que déjà il y avait un décalage contenu la partie sécurité en plus il avait une alliée qui était Nicole nota qui d'ailleurs donc de la sfdt qu'on a plus celle confiant de mélats de Sarine et qui avait été désavoués par une part par une partie de sa base donc c'est vrai que le donc c'est pour montrer qu'il y avait déjà à l'époque et que ça n'a probablement pas changé voir ça c'est sûrement accentué un décalage entre ce qui se passe la perception du Parlement de la classe politique aux médiatique et la perception du terrain bon parce que c'est vrai qu'on puisqu'on revenait sur 95 c'est vrai qu'à l'époque il y avait eu les plus c'était les plus grosses manifestations depuis 68 il y avait il y avait jamais il y avait il y avait eu jusqu'à 2 millions de personnes bloqué pendant trois semaines alors concernant les moyens du gouvernement déjà je trouve que le gouvernement a été assez d'abord il y a ce changement de pied sur sur la réforme de la retraite qui a été un peu passé sous silence c'est-à-dire entre la réforme on a abandonné le système tous les régimes puis finalement bon pas c'est un autre régime je trouve que dans la pédagogie le gouvernement n'a pas été au mieux et on sent quand même que Macron qui est assez d'ailleurs il lui au front mais modérément il est assez seul en fait quand même donc il a des ministres qui montent au front il a pas vraiment de poids lourds politiques en réalité qui l'aide et je trouve que ça se ressent donc si jamais il y avait des problèmes dans la rue si effectivement je pense que cette faiblesse politique se fait que ceux qui pèsent pensent déjà à l'après et donc obligatoirement ont un soutien un peu nuancé je pense que ça ça se rejouerait on le retrouverait mais alors ce qui est intéressant de ce que vous dites c'est que justement il apparaît pas c'est Elisabeth borne qui apparaît le seul poids lourd qui sort un peu du bois c'est bon on peut pas considérer qu'Olivier du socle de soi si connu pour voilà c'est alors donc vous êtes plutôt assez pessimiste sur la capacité de pouvoir exécutif voilà alors ce qui est intéressant justement pour parler du Parlement parce que c'est aussi l'axe ça se joue même si effectivement on l'issue est assez probable les deux groupes qui se font entendre que vous avez cité Roland laupes mais surtout la France insoumise d'ailleurs et puis le rassemblement national ils sont tous les deux contre mais il y en a un qui va tirer plus les marrons du feu que l'autre peut-être non Charles est-ce que le rassemblement national qui ne veut pas aller dans la rue oui et ben finalement n'est pas en position meilleure position meilleure posture que les filles qui en plus encombré par toutes ces problèmes internes si parce qu'en plus ils sont très en phase avec leur élector qui est hostile à cette retraite puisque au fond avec le départ une partie des électeurs du RN qui était plus libéraux vers Éric Zemmour le RN se trouve plus proche d'une base populaire et hostile à des réformes jugées c'est une position confortable elle a pas en plus à prouvé qu'elle est capable de mobiliser dans la rue et elle peut faire jouer la carte de la du toyu parlementaire donc il y a un vrai bénéfice immédiat en tout cas dans dans l'hémicycle pour pour Marine Le Pen et c'est vrai que du côté de Mélenchon on connaît les tensions internes les syndicats sont quand même dans une position assez tendue eux aussi vis-à-vis de Mélenchon puisque il il veut leur voler la vedette et il leur impose un agenda politique qui n'est pas exactement l'heure je crois que notamment les réformistes Laurent Berger a fait savoir ils ont pas du tout envie de se retrouver récupérer par les mélanges donc ça c'est du point de vue tactique et dans la rue elle-même on va voir comment ça s'organise mais effectivement je dirais que entre les deux grands partis populistes de droite et de gauche c'est plutôt le RN qui peut tirer les marrons du feu de la protestation en même temps la victoire elle serait d'abord celle de enfin si le gouvernement fait passer cette réforme ce sera la victoire du gouvernement contre le RN bien sûr on va écouter d'ailleurs quelques-uns des acteurs du débat vous allez les retrouver facilement ça recommence pas Martinez le débat à l'Assemblée nationale et on l'avait vu en 2019-2020 il est en fonction de la mobilisation et des grèves c'est ça qui donne le ton c'est ça qui montre que le monde du travail le l'argent c'est à dire les jeunes y compris les retraités refusent cette réforme la bataille elle se joue d'abord dans la rue et dans les grèves dans les entreprises et les services et je souhaite que il y ait un relais évidemment quand la mobilisation est forte il y a toujours un relais à l'Assemblée on a rencontré l'ensemble des forces de la nupesse pour leur donner nos positions syndicales et je souhaite qu'elle soit reprise mais je n'en faut bien l'endroit pour débattre le problème là encore c'est que le gouvernement nous dit vous aurez un temps de débat qui sera extrêmement réduit alors une fois qu'on a épuisé ce temps de débat et bien c'est le texte s'en va au Sénat et puis on laisse les parlementaires sur leur femme un texte peut arriver un débat peut commencer on sait comment il commence mais on ne sait pas comment il se termine regardez le nombre de textes qui arriver au Parlement à la fin moi je pense que Emmanuel Macron si le pays venait à se bloquer si le Parlement ne pouvait pas faire son rôle il pourrait comme sur l'immigration d'ailleurs peut-être demander la vie des Français ce temps limité au Parlement c'est parce que c'est un texte financier c'est ça alors là vous me prenez au dépôts la sécurité sociale on peut faire jouer ça la les syndicats là ils sont unis pour le moment ils jouent aussi une carte qu'il aurait propre parce que ils ont des renouvellements et là si j'étais et la CFDT alors la CGT a effectivement un congrès fin mars avec le renouvellement de de Martinez donc là la bataille est en cours pour ses successions et c'est vrai que les finalement la démocratie sociale n'a pas fonctionné on a vu tout au long de cette concertation les positions étaient tellement clivées que le dialogue social n'était pas possible donc maintenant place à la démocratie parlementaire mais vous disiez Roland tout à l'heure que finalement il y avait pas beaucoup de surprises à attendre que c'était plié un peu d'avance il y a pour il y a quand même un enjeu c'est que le texte ne soit pas alourdi de mesures coûteuses aura l'assemblée on peut faire confiance aux uns et aux autres pour prêcher pour tel profession telle Corporation et rajouter des mesures d'accompagnement social le gouvernement en a déjà sur les régimes spéciaux Sarkozy finalement à la sortie ça coûtait plus cher que c'est toujours le problème des réformes il faut pas que les les mesures d'accompagnement coûtent plus cher que les économies attendues donc là la réforme des retraites on attend 17 milliards d'euros d'économie en 2030 de cette du relèvement de l'âge etc mais il y a déjà 4 milliards 8 de mesures d'accompagnement sur la pénibilité sur les carrières longues sur toutes ces mesures or le panier va encore s'agourdir probablement lors on dit que c'est sur la pénibilité qui a beaucoup de flou là pénibilité enfin les débats vont être intense sur plein de sujets mais il y a par exemple cette à mesure sur les pensions minimum vous avez tous entendu parler de ce débat sur est-ce que la mesure concerne uniquement les nouveaux retraités ce qu'on appelle le flux ou est-ce qu'elle va s'appliquer aussi à tous ceux qui sont déjà partis en retraite ce qu'on appelle le stock c'est pas très joli mais bon c'est comme ça le flux le stop et donc le gouvernement n'a à priori ça s'appliquerait il y a eu du flottement parce que le président pendant la campagne avait dit ça s'appliquera tout le monde et puis ensuite ils ont fait les calculs ils ont vu que ça coûtait très cher mais merci disait à l'époque trois milliards d'euros si on comptait le stock aussi 3 milliards d'euros par an de dépenses donc ils étaient revenus en disant non ça va pas être possible et puis finalement ils reviennent à nouveau je pense que ça la CFDT a beaucoup poussé durant la concertation donc a priori ça concernerait aussi les gens déjà parti en retraite mais cette mesure n'est pas inclue n'est pas le chiffrage n'est pas inclus dans les 4 milliards 8 de dépenses qu'on nous a annoncé au moment de la présentation du projet donc vous voyez comme ça le panier va pouvoir s'alour de mesures coûteuses au Parlement et donc l'idée c'est quand même de tenir pour que cette réforme les efforts de tous ne soient pas grignoter opérer par des concessions données à quelques-uns je crois qu'il faut il faut peut-être pas demander plus de courage ou gouvernants ils ne peuvent en avoir il s'agit si on les suit de gagner 12 milliards en 2030 qui devrait devenir plus après et sur ce point-là il est arrivé à convaincre plus l'opinion publique que même je n'aurais cru moi-même parce que je me disais après tout on a pris tellement l'habitude de valser avec les milliards depuis le quoiqu'il en coûte que 12 milliards en 2030 que pas tout de suite bah si les gens trouvent que c'est un argument valable mais enfin il faut pas non plus exagérer on se dit moi je suis persuadé que la réforme coûtera 4000 heures et demi ou 5 millions milliards de plus que les 4 millions 8 déjà de plus et qu'on se dit faut remplacer par là quoi ça veut dire que surtout les sujets alors du jour les carrières longues le destin des femmes dans la retraite la pénibilité je crois que sur le problème de qui en bénéficie tout de suite c'est déjà pratiquement réglé on a déjà accepté de dépenser l'idée de passer à l'idée que on dépenserait pour les gens déjà à la retraite mais je pense que sur tout ça il y aura ce qu'ils appelleront des avancées ça fait partie le Parlement ne peut pas devant un pays qui sera en partie bloqué je sais pas si ça marchera ou bien ou pas très bien la mobilisation mais ça suffira pour faire qu'un Parlement digne de ce nom c'est-à-dire digne de parlementer acceptera des dépenses supplémentaires mais le système de retraite c'est un système contributif c'est-à-dire que chacun cotise certes pas pour lui-même on n'est pas en capitalisation les jeunes pelles les actifs pelle et retraite de leur parents mais c'est quand même un système on a on touche une retraite à hauteur de ce que l'on a cotisé alors toutes ces mesures qui sont accordées aujourd'hui le son à des gens qui n'ont pas cotisé pour donc essayer de normal qu'il y ait une part de solidarité le système a toujours fonctionné comme ça mais voilà la générosité sur certaines mesures ni la nature contributive du système et il faut quand même que chacun s'y retrouve au bout du compte est-ce que vous sentez Anne que dans le pays il y a un parfum justement de blocage non je fais non mais je sens que ce qu'observe enfin c'est pas que je sens c'est que je vois je lis j'observe qui a une sorte de fatigue enfin de qui se traduit soit par de la résignation soit par l'exaspération et la fatigue elle est liée au contexte économique général qui qui frappe tout le monde donc c'est sûr que cette cette réforme qui a qui apparaît comme une manière de demander encore des efforts peut en venir la situation mais on peut aussi avoir une majorité qui se dit bah on n'a pas le choix c'est vrai qu'il y a quelque chose qui est assez parlant quand même c'est lorsqu'on regarde la carte des pays qui nous entourent de l'âge de départ à la retraite la France est quand même ça confirme que Roland disait tout à l'heure donc et puis ça fait tout à l'heure on disait que ça faisait quelques années mais c'est en 91 de Michel Rocard il mettait le point il mettait le faire sauter je ne sais combien donc c'est quand même il y a un moment où il faut il faut il faut faire des réformes et là c'est un peu tard et puis c'est vrai que l'autre question qu'on se demandait c'est pourquoi ça n'a pas été fait dans les premiers mois du premier quinquennat de Macron mais oui mais difficile c'est toujours là qu'il faut faire les réformes il y avait de la peur là sûrement mais est-ce que les oui Charles intègre possible d'échec parce qu'au fond on a le sentiment politiquement ça peut tenir et si ça tient les gens peuvent toujours s'animer beaucoup dans la rue mais la réforme sera votée un élément d'échec et 95 ce que disait Anne sur 95 m'a fait penser à ça si ça marche pas en 95 c'est parce que Chirac fait le contraire de sa campagne et donc là il y a une contradiction sociale et et voilà donc il fait bon donc de la gauche a pu s'engouffrer dans cette brèche et il y a un problème avec Macron je disais tout à l'heure c'est-à-dire qu'il a il a et il y a une vidéo virale en ce moment qui circule qui est absolument mortel pour lui et vous demandez il apparaît nulle part on comprend qu'il a pas reste le père il dit brillamment pourquoi il ne faut pas faire la réforme qu'il est en train de faire donc il y a toujours déjà il nous a fait le coup avec le nucléaire mais là il nous refait le coup avec la réforme des retraites on va la faire mais c'est justement le truc que je voulais pas parce que j'étais tellement intelligent que bon donc il y a il peut y avoir une cristallisation anti-macron on sait bien qu'elle existe de toute façon qui peut prendre la pas sur le sujet des retraites qui effectivement on a compris les Français ont pigé que bien compris que il fallait faire la voix que le rassemblement national d'ailleurs par la voie de Chenu donne tout à l'heure en disant gros si on faisait un référendum c'est un peu ça et on sait les Français quand il y a un référendum il répond pas à la question et on sait très bien que c'est pas sur Macron que ce braque aujourd'hui les gens qui sont aussi à la réforme c'est sur les retraites moi je crois que les les plus sujet du travail moi je crois que le social dans cette période l'emporte sur le politique après tout il n'y a pas que barge berger qui veut pas être envahi par la nuit Pesse Martinez non plus les syndicats tiennent à leur autonomie ils n'ont aucune envie d'apparaître comme les agents des politiques c'est tout juste ils acceptent le contraire donc on a là à mon avis une période qui est très sociale qui est très difficile à récupérer par les uns ou par les autres alors c'est ça qui rend les choses difficiles et en même temps mon sentiment je dois le dire c'est que ça ne suffira pas parce que justement c'est un mouvement social qui n'est pas relié par quelque chose de très fort politiquement dans le pays et donc après vous il y aura pas de blocage derrière il y aura du blocage si il y a des endroits du pays où on pourra pas circuler on pourra pas prendre les transports on pourra pas envoyer ces gosses à l'école on aura du mal avec le système de santé si ça va être une période de plusieurs semaines peut-être plusieurs mois difficile à passer mais de là à dire que on peut prévoir un blocage qui entraîne le pouvoir dans sa chute je crois qu'on en est pas là [Musique]