Dix ans après l'attentat de Nice, Éric Ciotti annonce la création d'un espace mémoriel au musée Masséna
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:10OuverteRéponse directe
Comment avez-vous vécu cette journée d'hier ?
- 1:12OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on a le temps de vivre pleinement cette émotion quand on est mère et qu'on vit pour la première fois une cérémonie de commémoration en tant que mère ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Vous avez en fin d'après-midi prononcé un discours, votre premier du coup en tant que mère, pour honorer les victimes, les forces de secours. Vous avez hier parlé de ce silence qui s'est fait ce soir-là du 14 juillet 2016. Ça a été un moment particulièrement marquant, terrible pour vous ?
- 3:12OuverteRéponse directe
Si vous aviez un souvenir de la journée d'hier, ce serait lequel, Éric Ciotti ?
- 3:53OuverteRéponse directe
Et maintenant, Éric Ciotti, est-ce qu'avec cette commémoration des 10 ans, on entre dans un nouveau chapitre ?
- 4:47OuverteRéponse directe
Un espace dans le musée Masséna, ce serait pour quand ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:43Invité politiqueFait
« il y avait un bilan gigantesque, terrifiant »
- 2:50Invité politiqueFait
« qu'est-ce que vous avez fait pour empêcher ça ? »
- 2:54Invité politiqueFait
« C'était le cri de révolte d'un pays face à l'islamisme »
- 4:05Invité politiquePromesse
« Hier soir, j'ai fait une promesse à une famille qui a perdu beaucoup de proches. Ils m'ont dit, promettez-moi qu'il y aura toujours les faisceaux, promettez-moi que ce n'est pas la dernière fois. »
- 4:51Invité politiquePromesse
« Nous allons y travailler, l'ouvrir à l'automne »
- 6:13Invité politiqueFait
« Vous savez, le risque zéro contre le terrorisme n'existe pas »
- 7:40Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, la menace, elle est toujours là »
- 7:42Invité politiqueFait
« Nos moyens de protection sont plus élevés »
- 7:46Invité politiquePromesse
« Il faut encore donner à nos forces de l'ordre, à nos policiers, des moyens matériels »
- 7:49Invité politiqueFait
« Nos services de renseignement ont été renforcés »
- 7:51Invité politiquePromesse
« Il faut que la police judiciaire soit renforcée »
Temps de parole
- Éric Ciotti70 %
- Présentateur21 %
- Présentateur 29 %
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7h45, au lendemain des commémorations des 10 ans de l'attentat de Nice, Éric Ciotti, le maire de la ville, est l'invité d'ICI Azure. Bonjour Éric Ciotti. Bonjour. Comment avez-vous vécu cette journée d'hier ?
Je l'ai vécu, je crois, avec beaucoup d'émotion d'abord, et surtout hier soir, au moment du spectacle de drones, j'étais aux côtés des familles, et j'ai vu leur immense douleur. Cette douleur, elle était perceptible toute la journée, mais elle s'est peut-être exprimée beaucoup plus le soir. C'était la fin des cérémonies. Ce spectacle qui a illuminé le ciel de l'abbé des anges a été très émouvant et peut-être aussi éprouvant pour elle. Et ce sont ces images d'une douleur intense qui ne s'effacera jamais, qui m'a marquée. C'était au-delà et avec les associations, je crois qu'on a réussi à offrir une belle image de Nice hier. Éric Ciotti.
Une belle image au monde entier et une belle image pour les familles.
Est-ce qu'on a le temps de vivre pleinement cette émotion quand on est mère et qu'on vit pour la première fois une cérémonie de commémoration en tant que mère ?
Je crois qu'il n'y a pas le choix, mais l'émotion, elle ne s'efface jamais. J'ai toujours ces sentiments. Il faut bien entendu organiser cette cérémonie. Nous l'avons fait dans la concertation avec les familles, mais c'était une journée naturellement intense. Il y avait plusieurs événements qui se sont conjugués. La cérémonie officielle du 14 juillet le matin.
Celle-Place Masséna, d'ailleurs, vous avez en fin d'après-midi prononcé un discours, votre premier du coup en tant que mère, pour honorer les victimes, les forces de secours. Vous avez hier parlé de ce silence qui s'est fait ce soir-là du 14 juillet 2016. Ça a été un moment particulièrement marquant, terrible pour vous ?
Oui, j'ai toujours ce souvenir. J'étais sur les lieux quelques minutes après l'attentat. Il y a des images qui restent gravées à tout jamais dans ma mémoire. Je les ai dites. C'était l'image de ces corps allongés lorsque j'ai commencé à franchir le premier mètre de l'attentat devant l'hôpital L'Anval qui m'ont donné la certitude, hélas, qu'il y avait un bilan gigantesque, terrifiant. C'est ce cri de colère d'un niçois qui m'a interpellé, disant qu'est-ce que vous avez fait pour empêcher ça ? Et c'était le cri de révolte d'un pays face à l'islamisme. Et puis, il y a, au cœur de ce silence immense, la rupture, les cris de douleur des blessés devant le palais de la Méditerranée.
Ce sont ces images qui me reviennent. Qui restent gravées dans votre mémoire.
Si vous aviez un souvenir de la journée d'hier, ce serait lequel, Éric Ciotti ?
Sans doute, cette image de la République hier soir dans le ciel de la Baie des Anges, cette Marianne qui nous réunit. Ce qui a été attaqué, c'est la France ce 14 juillet. C'est ce qu'elle représente, ce grand pays de liberté, ce pays qui a éclairé le monde, quelles que soient nos différences. Elles sont vives. Il y a des débats, il y a des débats politiques. Mais c'est ce qui fait notre force aussi. C'est la force d'une grande démocratie. Et c'est notre capacité à faire face à ceux qui nous menacent.
Et maintenant, Éric Ciotti, est-ce qu'avec cette commémoration des 10 ans, on entre dans un nouveau chapitre ?
Je ne sais pas. Mais en tout cas, il ne faudra pas oublier. Hier soir, j'ai fait une promesse à une famille qui a perdu beaucoup de proches. Ils m'ont dit, promettez-moi qu'il y aura toujours les faisceaux, promettez-moi que ce n'est pas la dernière fois. C'est la crainte des familles qu'on oublie, qu'il y ait eu ce point d'orgue, et puis qu'on passe à autre chose. Je combattrai cet oubli, il faut que la mémoire soit là. Et c'est pour cela aussi que nous allons ouvrir un espace dans le musée Masséna, spécialement dédié à la mémoire de cet attentat qui fait désormais partie de l'histoire de Nice, de l'histoire tragique, mais de l'histoire de Nice aussi.
Un espace dans le musée Masséna, ce serait pour quand ?
Nous allons y travailler, l'ouvrir à l'automne. Tout cet été, se déroule une exposition organisée par Anne Murice, la présidente de Mémorial des Anges, qui est une des quatre présidentes des associations de victimes. Cette exposition, d'ailleurs, je l'annonce, elle va se prolonger tout le mois d'août également. Elle était prévue uniquement pour le mois de juillet.
Et nous allons travailler avec Anne Murice, avec les associations, pour qu'il y ait cet espace muséal à l'intérieur du musée Masséna, pour qu'en permanence, ceux qui viennent découvrir l'histoire de Nice, cette histoire napoléonienne, cette histoire plus contemporaine, puissent aussi être confrontés au choc des images, de l'histoire, des témoignages, y compris judiciaires, de cet attentat tel qu'ils sont exposés aujourd'hui dans l'exposition temporaire.
Faire vivre ce devoir de mémoire, c'est bien sûr important pour les victimes, mais ce qui est important aussi pour elle, elle le répète souvent, c'est la sécurisation de la promenade des Anglais. Ce qui m'amène à vous poser cette question, est-ce que vous estimez que dix ans après, la ville de Nice, cette promenade, sont suffisamment bien protégées de la menace terroriste ? On a vu encore hier soir l'interpellation d'un homme à Nice qui faisait l'apologie du terrorisme.
Vous savez, le risque zéro contre le terrorisme n'existe pas. Hélas, les menaces, elles sont intérieures. On voit bien, et ça a été dit dans les messages officiels aussi des responsables de la sécurité, qu'il y a ces personnes souvent isolées, mais qu'il convient de détecter. C'est extrêmement compliqué. Ils présentent une menace intérieure, qui se sont radicalisées. Et puis, il y a aussi le risque lié à la situation internationale.
Éric Ciotti, qu'on a perdu malheureusement, qu'on va essayer de rappeler peut-être. Alors, on va évidemment tenter de rejoindre Éric Ciotti, le maire de Nice, invité de la rédaction d'ici matin, sur ICI Azure, évidemment. Pour parler de ces commémorations des dix ans de l'attentat, des suites également. Et tout le dossier, pour retrouver toutes les images, notamment ce spectacle de drones offert hier aux promeneurs, qui était donc sur notre application ici. Éric Ciotti, qui est en ligne avec nous à nouveau. Éric Ciotti, on vous a perdu quelques instants. On va conclure cette interview par ce message. Peut-être que vous voulez adresser aux victimes au lendemain de ces dix ans.
Oui, je vais terminer juste ma phrase. Bien sûr. Aujourd'hui, la menace, elle est toujours là. Nos moyens de protection sont plus élevés, mais il faut encore donner à nos forces de l'ordre, à nos policiers, des moyens matériels. Nos services de renseignement ont été renforcés. Il faut que la police judiciaire soit renforcée. Je l'ai encore dit hier soir, au-delà des sujets de terrorisme sur la délinquance du quotidien, aux ministres de l'Intérieur et aux présidents de la République.
Et ça, c'est important pour rassurer les victimes. Merci beaucoup, Éric Ciotti. Merci à vous. Donc, maire de Nice, d'avoir été l'invité d'ici matin. Bonne journée.
Merci beaucoup.
Et dossier complet, je le répète, à retrouver sur notre application ici, ici.fr. Vous avez toutes les images, toutes les infos et les moments forts et riches en émotions de ces 10 ans de commémorations suite à l'attentat de Nice.
Éric Ciotti