đŽ Audition de Benjamin Haddad sur les rĂ©sultats du Conseil europĂ©en des 20 et 21 mars 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 63 %Attaque 20 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quels sont les freins identifiés pour un emprunt européen commun de 150 milliards d'euros ?
- 5:00RelanceRéponse partielle
Le financement du réarmement ne doit pas se faire au détriment des politiques sociales. Pouvez-vous garantir la mobilisation du gouvernement pour la saisie des avoirs russes gelés ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Quels résultats concrets attendez-vous du sommet de la coalition des volontaires pour l'Ukraine demain ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quels outils pour une planification commune des investissements énergétiques franco-allemands ?
- 11:00RelanceRéponse directe
La Commission européenne impose une clause limitant à 65 % la préférence européenne dans les commandes d'armement. Comment la France compte-t-elle s'y opposer ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Quelle est la position française sur la simplification des normes (Omnibus) pour la compétitivité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00MinistreChiffre
« Depuis 30 ans, les Américains ont généré deux fois plus de PIB par habitant que l'Union européenne. »
- 3:30Chiffre
« On utilise ces profits comme la garantie d'un emprunt qui a Ă©tĂ© contractĂ© par les Ătats du G7 euh pour financer un emprunt donc de 50 milliards d'euros. »
- 7:00Fait
« On a déjà des industriels qui ont lancé des investissements massifs pour pouvoir tenir par exemple l'horizon 2035. »
- 9:00Fait
« C'est grùce à la coopération européenne que nous avons vu une baisse des arrivées sur le continent européen, notamment par la route de la Méditerranée centrale en 2024 »
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sur plusieurs sujets cruciaux pour l'avenir de l'Union. D'abord celui de sa dĂ©fense. Nous avons auditionnĂ© hier conjointement avec la commission de la dĂ©fense d'ailleurs le commissaire europĂ©en Cubilius en charge de la dĂ©fense et de l'espace qui nous a prĂ©sentĂ© le contenu du livre blanc qui a Ă©tĂ© discutĂ© avec les chefs d'Ătat et de gouvernement.
Ce document a le grand mĂ©rite de prĂ©senter une stratĂ©gie commune de rĂ©armement reposant sur des engagements forts et des instruments utiles. Je citerai par exemple la mise en place d'un nouvel instrument financier dotĂ© de 150 milliards d'euros sous forme de prĂȘt bonifiĂ©s visant Ă soutenir les investissements militaires conjoints entre Ătats. Mise en Ćuvre selon des procĂ©dures simplifiĂ©es et moyennant ce qui est nouveau une rĂšgle de prĂ©fĂ©rence europĂ©enne pour l'achat d'Ă©quipement.
Pour autant qu'en est-il du financement de ce plan ? L'idée portée par la France un emprunt européen pour financer cet effort de défense a-t-elle pu progresser ? Voilà des questions sur lequelles nous pourrons revenir.
L'autre sujet important Ă©voquĂ© est celui de la compĂ©titivitĂ© europĂ©enne dont le renforcement est une nĂ©cessitĂ© urgente admise par tous depuis la publication du rapport Dragui. Le Conseil europĂ©en est des axes de travail qui semblent faire l'unanimitĂ©. la constitution d'une normĂ©e d'une union de marchĂ© de capitaux afin de draĂźner l'Ă©pargne europĂ©enne la plus importante au monde vers le financement de l'innovation, la simplification des normes, la diminution des prix d'Ă©nergie qui sont comme l'a mis en valeur le rapport Dragy, deux Ă trois fois plus important qu'aux Ătats-Unis.
Sur ce sujet, le Conseil européen appelle à la constitution d'une union de l'énergie d'ici 2030. Pourriez-vous nous dire, monsieur le ministre, ce que recouvre précisément cette notion ? Bien enfin l'Ukraine, les 26 c'està d les 27 moins la Hongrie ont réaffirmé le soutien sans faille dans ce pays dans son combat pour retrouver son indépendance, sa souveraineté et évidemment son intégrité territoriale.
Cette position rejoint d'ailleurs celle prise par l'AssemblĂ©e nationale lors du vote de la proposition europĂ©enne dont j'ai eu le plaisir d'ĂȘtre le rapporteur sur le soutien de l'Union Ă l'Ukraine. Mais je vous laisse tout de suite la parole. Je prĂ©cise que vous devrez nous quitter vers 18h, ce qui nous laisse malgrĂ© tout une bonne heure et demi pour dĂ©battre.
Monsieur le ministre, merci beaucoup monsieur le prĂ©sident, mesdames et messieurs de les dĂ©putĂ©s de la commission des affaires europĂ©ennes. C'est toujours un plaisir de retrouver cette commission dont j'ai Ă©tĂ© membre et je suis heureux d'ĂȘtre parmi vous pour rendre compte des conclusions du dernier Conseil europĂ©en qui, vous l'avez mentionnĂ©, faisait suite aussi au Conseil europĂ©en extraordinaire sur les questions de dĂ©fense du 6 mars. Donc je parlerai un peu des deux.
Mais je voudrais dire dĂ©jĂ en proposinaire que euh nous voyons les lignes bouger de façon rapide au sein de l'Union europĂ©enne avec euh des dĂ©cisions historiques, des Ă©tapes franchies euh les unes aprĂšs les autres et largement sous l'impulsion de la diplomatie de notre pays. Depuis 7 ans, nous portons une vision trĂšs claire, celle de l'autonomie stratĂ©gique europĂ©enne, d'une Europe qui doit prendre en charge son destin face au bouleversement du monde, Ă commencer par son rĂ©armement et la rĂ©duction de ses dĂ©pendances sur le plan militaire, technologique ou encore Ă©nergĂ©tique. et le contexte gĂ©opolitique, la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine Ă nos portes, mais bien sĂ»r aussi les incertitudes sur l'avenir de la relation transatlantique et des garanties de sĂ©curitĂ© amĂ©ricaine pousse une grande convergence stratĂ©gique que l'on voit Ă l'Ćuvre de la part des pays europĂ©ens sur le plan du soutien Ă l'Ukraine, du rĂ©armement, mais aussi des questions d'unification du marchĂ© unique et de la relance de la compĂ©titivitĂ©.
J'y reviendrai. Euh et ce sont nos idées françaises avec nos partenaires qui plus que jamais portent ce débat et le dernier Conseil européen de jeudi et vendredi dernier a été une fois de plus l'occasion de le démontrer. Je vais faire un tour d'horizon rapide des différents sujets que nous avons abordés puis aprÚs bien sûr on pourra y revenir plus en détail lors du débat.
Tout d'abord, le soutien à l'Ukraine et ce conseil a été l'occasion une fois de plus de réaffirmer notre soutien à l'Ukraine et à la résolution de ce conflit par une paix juste et durable qui ne serait pas juste un cesser le feu que la Russie pourrait utiliser pour réarmer et réattaquer ensuite l'Ukraine, mais bien une paix qui garantit la souveraineté, l'orientation européenne des Ukrainiens. C'est à la fois l'effort que nous menons avec nos partenaires du Conseil européen, mais aussi bien sûr les efforts diplomatiques qui sont déployés par la France. Je le dis alors que le président Zelenskient d'atterrir à Paris pour rencontrer le président de la République et que nous aurons demain un sommet de la coalition des volontaires pour le soutien à l'Ukraine et pour les garanties de sécurité autour une fois de plus du président de la République.
La premiĂšre des prioritĂ©s c'est bien sĂ»r bien sĂ»r de maintenir notre soutien Ă l'Ukraine et le Conseil europĂ©en a Ă©tĂ© l'occasion de rĂ©affirmer la nĂ©cessitĂ© d'accĂ©lĂ©rer le dĂ©boursement de notre prĂȘt G7 ERA. Vous le savez, c'est le prĂȘt qui est financĂ© sur les intĂ©rĂȘts euh ce qu'on appelle les profits d'OBen, les intĂ©rĂȘts gĂ©nĂ©rĂ©s par les avoir-gelĂ©s de la banque centrale russe, 50 milliards d'euros au niveau du G7 dont une grande partie, la majoritĂ© pour les pays europĂ©ens est utilisĂ©e au financement euh des efforts militaires de l'Ukraine. Nous avons pu aussi rĂ©affirmer notre position commune en vue des nĂ©gociations en cours avec cinq points de de principes absolument fondamentaux.
Aucune nĂ©gociation sur l'Ukraine ne doit avoir lieu sans les Ukrainiens. Aucune nĂ©gociation sur la sĂ©curitĂ© europĂ©enne ne doit ĂȘtre menĂ©e sans les EuropĂ©ens. Toute trĂȘve oĂč tout sous cesser le feu doit avoir lieu dans le cadre du processus menant Ă un accord de paix global.
Tout accord de paix doit s'accompagner de garanties de sécurité robuste et crédible pour l'Ukraine. Et enfin, la paix ne peut aboutir à compromettre l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Le deuxiÚme grand sujet, mais qui est bien sûr lié, vous l'avez souligné monsieur le président, que nous avons abordé lors de ce conseil, c'est le renforcement de la défense européenne.
Le sommet extraordinaire du 6 mars avait permis dĂ©jĂ d'acter des avancĂ©es majeures et notamment le plan Riarm qui a Ă©tĂ© depuis baptisĂ© Rediness 2030 annoncĂ© par la prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne qui a permis de dĂ©voiler un plan qui permet aux Ătatsmembres d'augmenter de façon considĂ©rable leur dĂ©penses de dĂ©fense avec tout d'abord des facilitĂ©s sur les clauses de sauvegarde national qui permettent d'exclure certaines dĂ©penses de de dĂ©fense notamment les investiss ement de dĂ©fense des calculs de dĂ©ficit de la Commission europĂ©enne dans le cadre de ces procĂ©ures de dĂ©ficit excessif, on considĂšre que ça reprĂ©sente Ă peu prĂšs 600 milliards, peut-ĂȘtre 650 milliards de dĂ©penses supplĂ©mentaires de dĂ©fense dans les prochaines annĂ©es. La deuxiĂšme partie de ces 800 milliards qui avaient Ă©tĂ© annoncĂ©s par la commission le 6 mars, c'est un un prĂȘt loan to loan, donc le prĂȘt safe 150 milliards. un emprunt que la Commission europĂ©enne va contracter et elle prĂȘtera ensuite aux Ătats-membres un taux prĂ©fĂ©rentiel pour pouvoir investir dans un de domaines capacitaires que nous sommes en train de dĂ©finir puisqu'on parle beaucoup d'argent mais le plus important c'est Ă©videmment de se mettre d'accord sur les domaines dans lesquels nous avons des dĂ©pendances et nous devons ĂȘtre capable d'investir en commun en europĂ©en cyber drone capacitĂ© de frappe en profondeur satellite en autant de munitions autant de domaines oĂč on a pu euh voir des lacunes ces derniĂšres annĂ©es et les fonds restants sont un fonds qui sont reflĂ©chir vers la dĂ©fense et notamment des fonds restants, des fonds de cohĂ©sion pas encore dĂ©caissĂ©s.
C'est une étape importante, je dis une étape parce que nous avons demandé et c'est ce qu'on retrouve d'ailleurs dans le livre blanc qui a été publié depuis par le commissaire à la défense Cubilius et vous avez souligné le fait que vous l'aviez auditionné et je vous en remercie. Il faudra aller plus loin. Il y a d'autres étapes.
Je peux en citer deux potentiels. La premiÚre, c'est d'aller chercher d'autres fonds européens. Je pense par exemple au mécanisme européen de stabilité.
Vous le savez, c'est un fond assurantiel qui avait Ă©tĂ© créé lors de la crise financiĂšre qui qui n'a jamais Ă©tĂ© utilisĂ©, qui pourrait ĂȘtre utilisĂ©. On parle de prĂšs de 100 milliards d'euros qui pourra ĂȘtre rĂ©flĂ©ch l'effort de dĂ©fense. Ăa demande un travail juridique et un consensus entre Ătats-Membre, mais ça fait partie des Ă©tapes qui sont suggĂ©rĂ©es.
Une autre qui a Ă©tĂ©, vous le savez, mentionnĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique qui devra aussi faire l'objet d'un dialogue avec nos partenaires Ă commencer par le prochain gouvernement allemand, c'est la possibilitĂ©, pourquoi pas de rĂ©flĂ©chir Ă un nouveau grand emprunt. On avait su le faire lors de la crise Covid face Ă une crise existentielle. 750 milliards d'euros euh de la part des EuropĂ©ens pour relancer leur Ă©conomie Ă un moment oĂč on nous prĂ©disait au contraire l'impuissance et la division des EuropĂ©ens.
Nous faisons face à un autre moment existentiel pour l'Europe. Soyons capable de réagir en commun et d'y mettre les moyens. C'est ce que nous proposons dans ce cadre.
Je vous ai parlĂ© des capacitĂ©s du financement. 3Ăš pilier sur lequel nous tenons une position extrĂȘmement ferme et qui se retrouve lĂ encore dans les propositions de la commission et notamment dans le livre blanc du commissaire Cuilus, c'est bien sĂ»r la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne. L'idĂ©e simple sur laquelle les financements europĂ©ens doivent soutenir une industrie europĂ©enne de dĂ©fense autonome puisqu'il s'agit lĂ de rĂ©duire nos dĂ©pendances aussi bien pour donner de la visibilitĂ© Ă nos industriels de dĂ©fense pour qu'ils puissent monter en cadence et en capacitĂ© mais aussi bien sĂ»r pour pouvoir garder le savoir-faire technologique la maĂźtrise de l'usage aussi de ces armements.
C'est la mĂȘme ligne que nous avons dĂ©fendu sur la nĂ©gociation du rĂšglement EDIP qui est aujourd'hui aux mains des parlementaires europĂ©ens et nous encourageons le Parlement europĂ©en Ă passer plus rapidement possible ses textes aussi bien Rarm ou Rediness plutĂŽt ainsi que DIIP. Mais je voudrais vraiment souligner au-delĂ des des Ă©lĂ©ments techniques et je le souligner en en introduction, on assiste vraiment Ă une rĂ©volution des des mentalitĂ©s du logiciel europĂ©en, une forme de sortie de la naĂŻvetĂ© d'EuropĂ©ens qui assument de dĂ©fendre leurs intĂ©rĂȘts, leur sĂ©curitĂ© et d'assumer des rapports de force sur la scĂšne internationale pour ne pas laisser les autres, Chine, Russie, Ătats-Unis, Ă©crire les l'histoire de notre continent Ă notre place. 3Ăš volet de ce Conseil europĂ©en, vous l'avez dit, c'est le volet de la compĂ©titivitĂ©.
On a dĂ©jĂ eu l'occasion d'en parler Ă plusieurs reprises avec cette commission. Le rapport Dragy soulligne le dĂ©crochage industriel, technologique, Ă©conomique de notre continent, notamment comparĂ© aux Ătats-Unis. Le le constat est bien connu.
Depuis 30 ans, les AmĂ©ricains ont gĂ©nĂ©rĂ© deux fois plus de PIB par habitant que l'Union europĂ©enne. En 2008, le PIB de l'Union europĂ©enne et des Ătats-Unis Ă©tait peu prou similaire. Aujourd'hui, le PIB amĂ©ricain est 30 % supĂ©rieur Ă celui de l'Union europĂ©enne et la productivitĂ© notamment permise par l'innovation technologique explique dans une grande mesure ce diffĂ©rentiel et on voit aujourd'hui un retard d'investissement du continent europĂ©en dans la tech intelligence artificielle quantique dans la dĂ©fense ou encore dans la dĂ©carbonation. rapport Dragiy estime Ă 800 milliards d'euros par an de faux privĂ© comme public ce retard d'investissement et on a en Europe soit une Ă©pargne qui reste dormmente ou investie dans parfois des produits avec des des taux assez peu rentables voire pire qui franchit l'Atlantique pour aller financer l'Ă©conomie l'Ă©cosystĂšme des start-up l'innovation amĂ©ricaine. 300 milliards d'euros par an qui franchissent l'Atlantique.
Face à ce constat, soutenons d'abord nos PME, nos start-ups, nos innovateurs qui cherchent à se développer et à se financer au niveau du continent européen. Parce que et là , il suffit de regarder chez nous en France, les innovateurs dans l'IA, dans le cantique, on les a, on a les pépites. Trop souvent, c'est compliqué pour eux de passer à l'échelle supplémentaire.
D'oĂč l'agenda que euh nous avons demandĂ© Ă la commission de pouvoir mettre en Ćuvre le plus rapidement possible, l'Union des marchĂ©s de euh de capitaux, la simplification avec euh premiĂšre Ă©tape qui Ă©tait le paquet de simplification Omnibus, euh on pourra revenir plus en dĂ©tail dessus sur un nombre de normes rĂ©glementaires qui posent sur qui portent sur nos nos entreprises CSRD, CS3D, taxonomie que nous avons demandĂ© de de simplifier de façon drastique Ă la commission. Les premiĂšres propositions vont dans le bon sens, mais on pense qu'on pourra aller encore plus loin et puis finaliser l'agenda d'adversaille en soutenant l'innovation, en rĂ©duisant nos dĂ©pendances. Un mot rapidement aussi du fait que le Conseil europĂ©en a Ă©tĂ© l'occasion d'Ă©voquer le prochain cas financier pluriannuel.
Vous le savez, c'est la discussion sur le budget de l'Union europĂ©enne qui a lieu d'ailleurs au sein du conseil affaires gĂ©nĂ©ral dans lequel je siĂšge en tant que ministre dĂ©lĂ©guĂ© aux affaires europĂ©ennes. Nous avons eu une premiĂšre discussion il y a quelques semaines sur le cadre financier pluriannel dans lequel nous avons rappelĂ© nos lignes et nos exigences. Euh tout d'abord la nĂ©cessitĂ© de dĂ©gager des ressources propres de l'Union europĂ©enne comme condition sinquoon avant d'engager la discussion euh sur le prochain quĂȘte financier pluriannuel et de maintenir une ambition haute pour soutenir la compĂ©titivitĂ© de notre continent et prĂ©cisĂ©ment ce que je disais l'investissement le soutien Ă nos entreprises et Ă nos innovateurs. la dĂ©fense avec cette condition de la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne pour notre industrie de dĂ©fense et bien sĂ»r la prĂ©servation et la protection du revenu de nos agriculteurs.
Et on pourra dire un mot plus en dĂ©tail si vous le souhaitez de la PAC oĂč j'ai eu l'occasion d'Ă©changer il y a quelques jours avec le commissaire Ă l'agriculture Hansen Ă Bruxelles qui a dĂ©voilĂ© rĂ©cemment sa vision stratĂ©gique pour l'agriculture qui reprend beaucoup de nos prioritĂ©s. la dĂ©fense de la souverainetĂ© alimentaire de l'Union europĂ©enne. Parce que quand on parle de souverainetĂ© europĂ©enne, c'est la dĂ©fense, c'est la technologie, c'est l'Ă©nergie, mais c'est bien sĂ»r aussi la souverainetĂ© alimentaire et donc dĂ©fendre et protĂ©ger ceux qui nous nourrissent. la simplification, le fait de passer d'une logique de contrainte et de norme Ă une logique d'investissement, d'accompagnement, d'incitation pour nos agriculteurs, en particulier dans la transition environnementale, le renouvellement des gĂ©nĂ©rations.
Je pense Ă cette prĂ©occupation qui est portĂ©e ici par nos jeunes agriculteurs et la rĂ©ciprocitĂ© commerciale, sujet Ă©videmment au au cĆur de notre opposition en l'Ă©tat Ă l'accord du Mercosour. On a parlĂ© aussi peut-ĂȘtre d'autres sujets sur lesquels on peut revenir dans les les Ă©changes, la dĂ©fense de nos intĂ©rĂȘts commerciaux face notamment au tarifs qui ont Ă©tĂ© annoncĂ©s par les Ătats-Unis sur l'acier et l'aluminium. la nĂ©cessitĂ© d'avoir une rĂ©ponse dĂ©terminĂ©e, proportionnĂ©e, de maintenir l'unitĂ© des EuropĂ©ens face Ă ces mesures qui sont injustes et qui sont dans l'intĂ©rĂȘt de personne, ni bien sĂ»r dans l'intĂ©rĂȘt des EuropĂ©ens, mais pas non plus dans dans les intĂ©rĂȘts de l'Ă©conomie amĂ©ricaine.
Et je le dis au moment oĂč on voit justement les rĂ©sultats de l'Ă©conomie amĂ©ricaine et des marchĂ©s boursiers amĂ©ricains qui dĂ©montrent l'inquiĂ©tude d'ailleurs des entreprises amĂ©ricaines face Ă ces mesures de de tarif aussi bien d'ailleurs des Ătats-Unis que d'autres pays comme la Chine. ministre de l'Europe et les affaires Ă©trangĂšres Jean-Noel Barre atterrit ou atterrira dans les prochaines heures en Chine pour aussi Ă©voquer ces sujet et notamment les mesures de de de tarif contre nos produits et spiritueux. Euh et les questions ont Ă©tĂ© Ă©voquĂ©es avec la nĂ©cessitĂ© au niveau europĂ©en de dĂ©fendre nos frontiĂšres face Ă l'immigration illĂ©gale et donc de mettre en Ćuvre le plus rapidement possible le pact asile et migration qui a permis aprĂšs des annĂ©es de nĂ©gociation de trouver enfin un consensus entre pays europĂ©ens avec notamment cette petite rĂ©volution juridique et le fait de pouvoir euh enfin faire un premier filtrage un premier contrĂŽle du demande d'asile aux frontiĂšres de l'Union europĂ©enne mais aussi demande lĂ aussi de de la France la rĂ©vision de la directive retour et la Commission europĂ©enne a fait une premiĂšre proposition en ce sens.
Nous avons aussi pu rappeler notre attachement cesser le feu au Moyen-Orient à la relance de du dialogue politique et ainsi que demander à la Commission européenne de préparer le pacte européen pour les océans qui sera dévoilé lors du sommet européen pour les océans, qui aura lieu en juin, vous le savez, à Nice, là aussi, sous l'impulsion de la France avec de nombreux partenaires. Merci monsieur le ministre. Bien maintenant allons donner la parole aux orateurs de groupe dans l'ordre des inscriptions.
Je recherche ma petite feuille pour ne pour mettre aucun impÚre. Je remercie d'ailleurs nos visiteurs qui du Parlement européen sont là aujourd'hui. Bien, dans l'ordre d'inscription, nous allons commencer par le groupe socialiste avec monsieur Karim Benbrahim.
Merci monsieur le président, monsieur le ministre. L'agression militaire lancée par Vladimir Poutine contre la guerre a marqué le contre l'Ukraine pardon a marqué le retour de la guerre sur le continent européen. Cette offensive n'est pas qu'une atteinte à la souveraineté, à l'indépendance de l'Ukraine.
Elle est aussi une attaque contre les valeurs des dĂ©mocraties europĂ©ennes et contre la stabilitĂ© du continent europĂ©en. Si depuis 2022 le soutien militaire des pays europĂ©ens et des Ătats-Unis a permis Ă l'Ukraine de rĂ©sister avec courage et avec constance Ă l'envahisseur russe, l'Ă©lection de Donald Trump aux Ătats-Unis, puis ses dĂ©clarations et celles de son vice-prĂ©sident et enfin son rapprochement avec la Russie doivent mener les pays de l'Union europĂ©enne Ă prendre la mesure du bouleversement qui est en train de s'opĂ©rer. un voisin Ă l'est qui menace les intĂ©rĂȘts de l'Europe et un alliĂ© historique sur lequel nous ne pouvons plus pleinement compter pour notre sĂ©curitĂ©.
Parce que le renforcement de la souveraineté nationale passe par la force de l'Union européenne, l'heure est venue décrire un nouveau chapitre de la construction européenne. Ce nouveau chapitre, c'est celui de la souveraineté militaire de notre continent. Monsieur le ministre, dans ce contexte, je veux vous interroger sur le financement de cet effort de réarmement.
Tout d'abord, il me semble important de souligner que le dĂ©fi qui est devant nous ne pourra pas ĂȘtre gagnĂ© sans l'adhĂ©sion des citoyennes et des citoyens des nations avec lesquelles nous dĂ©ciderons de le relever. Le temps doit donc ĂȘtre celui de la cohĂ©sion et pas celui des fractures. Au nom des dĂ©putĂ©s du groupe socialiste et apparentĂ©, je veux donc affirmer avec force que l'effort de financement ne devra pas se rĂ©aliser au dĂ©triment de nos politiques de cohĂ©sion sociale.
La Commission européenne, vous l'avez évoqué dans votre propos liminaire, a récemment annoncé un plan de 800 milliards d'euros pour yarmer l'Europe. Plus de 270 milliards d'euros d'avoir russes ont été gelés depuis le début de l'offensive de 2022. Le 12 mars dernier, l'Assemblée nationale a adopté une résolution demandant la saisie de ses avoirs afin de financer le soutien militaire à l'Ukraine, sa reconstruction et d'assurer la sécurité du continent face aux menaces extérieures.
Monsieur le ministre, pouvez-vous nous garantir la mobilisation du gouvernement pour mettre en Ćuvre cette rĂ©solution adoptĂ©e par la reprĂ©sentation nationale ? Pour terminer, puisque la mut puisque la mutualisation fait la force de l'Union europĂ©enne, des investissements communs doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©. Vous l'avez aussi Ă©voquĂ© dans votre proposiminaire l'idĂ©e de lancer un grand emprunt commun Ă l'Ă©chelle des 27.
Je voulais savoir quels sont les freins que vous identifiez aujourd'hui au sein de l'Union européenne pour réussir la réalisation de ce grand emprunt commun. Je vous remercie. Merci monsieur le ministre.
Merci beaucoup monsieur le dĂ©putĂ©. DĂ©jĂ , je j'arais souligner l'importance de ce que vous avez dit sur l'adhĂ©sion des nations et je crois que le commissaire Cubilius a aussi eu l'occasion de rappeler parce que c'est un sujet qui fait l'objet de beaucoup de caricatures parfois dans le dĂ©bat public que cet effort de dĂ©fense et les annonces qui ont Ă©tĂ© faites par la commission ne remettent en rien question la en cause la la souverainetĂ© des Ătats et des Ătatsmembres sur les questions de dĂ©fense. Il s'agit de dĂ©gager des nouveaux financements.
D'ailleurs, je ne dis pas que c'est ce que vous avez dit vous-mĂȘme, mais c'est ce qui permet de dĂ©gager des nouveaux financements pour pouvoir investir en commun et notamment au niveau des des Ă©tatsmes. Mais bien sĂ»r, les grandes dĂ©cisions comme l'emploi de la force armĂ©e par exemple reste Ă la main des Ă©tatsmes. Je rappelle que les dĂ©cisions, certains parfois le regrettent, mais que les dĂ©cisions sur les questions de politique Ă©trangĂšre et de sĂ©curitĂ© au niveau du Conseil europĂ©en se prennent Ă l'unanimitĂ© avec chaque Ă©tat ayant un droit de vĂ©u.
Sur la question des avoir gelĂ©s. Bon, tout d'abord, je voudrais peut-ĂȘtre souligner la qualitĂ© des dĂ©bats que nous avons eu lors de la proposition de rĂ©solution prĂ©sentĂ©e au Parlement europĂ©en et au Parlement, pardon, Ă l'AssemblĂ©e nationale et je me fĂ©licite que les dĂ©putĂ©s se mobilisent et et fassent entendre de cette façon la voix de la France dans le soutien Ă l'Ukraine et je sais que c'est entendu pour aller souvent en Ukraine sur cette question des avoirgolĂ©, je l'ai mentionnĂ© dans mon introduction, vous savez que nous utilisons les les profits d'OBen donc les intĂ©rĂȘts qui sont gĂ©nĂ©rĂ©s par ces gelĂ©s 2 Ă 3 milliards d'euros par an comme la garantie le collatĂ©ral d'un emprunt au niveau du G7 de 50 milliards d'euros qui sont utilisĂ© pour financer aussi bien des besoins macroĂ©conomiques que des besoins militaires de l'Ukraine. Donc dĂ©jĂ nous avons besoin de ces avoirgelĂ©s pour cela.
Ensuite la confiscation du principal des avoirolĂ©s n'est pas sans poser des questions juridique sur l'immunitĂ© par exemple des avoirs souverains des banques centrales comme des questions Ă©conomiques sur le prĂ©cĂ©dent que ça pourrait reprĂ©senter pour d'autres investisseurs. En tout cas, ça fait pas aujourd'hui l'objet d'un consensus au niveau de l'Union europĂ©enne. Et je voudrais quand mĂȘme rappeler que ce cet argent n'est pas en France et ce n'est pas une dĂ©cision française.
C'est une dĂ©cision qui doit faire l'objet d'un consensus des pays europĂ©ens et certains de nos partenaires, de nos voisins immĂ©diats sont beaucoup plus exposĂ© que d'autres et font lĂ nous mett en garde contre le risque systĂ©mique que ça pourrait reprĂ©senter pour leur Ă©conomie. D'oĂč la prudence des Ă©tatsmes, mais je le dis euh tout de mĂȘme avec ce bĂ©mol, c'est un levier. C'est ces savoir-gelĂ©s sont un leviers dont nous disposons dans le rapport de force et dans la nĂ©gociation avec la Russie.
Enfin, sur la question de l'emprunt, ça fait partie effectivement des pistes que qu'Ă©voque la France et euh le prĂ©sident de la RĂ©publique face Ă l'urgence de la situation et la nĂ©cessitĂ© d'avoir un investissement massif dans l'effort de de rĂ©armement. Je parlais de des fonds privĂ©s aussi que nous pourrions attirer, mais c'est vrai que quand on pense Ă la dĂ©fense, on a besoin d'avoir ce leadership qui est pris sur par les par les Ătats, par la les fonds les fonds publics. Vous connaissez les divisions et les dĂ©bats historiques qu'il y a sur les sujets de de dettes communes au niveau europĂ©en avec certains pays comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou d'autres qui font historiquement qui qui sont historiquement plus sceptiques, plus plus rĂ©servĂ©s.
Ăa ne nous avait pas empĂȘchĂ© de rĂ©ussir Ă surmonter ces divisions pendant la crise Covid prĂ©cisĂ©ment avec sous l'impulsion de la France et de l'Allemagne, la chancelĂšre Merkel Ă l'Ă©poque pour pouvoir faire le plan Next Generation You. le plan de relance. Donc c'est une discussion que nous devrons avoir avec nos partenaires allemands et et d'autres.
Il faudra quand mĂȘme rĂ©pondre Ă d'autres questions. Je pense notamment, je l'ai mentionnĂ© aussi, la question des ressources propres, la façon de rembourser l'emprunt prĂ©cĂ©dent, celui de Next Generation. Mais on voit que les lignes bougent, que l'histoire s'accĂ©lĂšre et que beaucoup de nos partenaires face Ă la pression des Ă©vĂ©nements surent ce qui Ă©tait autrefois des tabous historiques.
Merci. La parole à Michel Herbillon pour le groupe droite républicaine. Oui, merci beaucoup monsieur le président.
Merci monsieur le ministre votre intervention. Il est Ă©vident que la maniĂšre dont le nouveau prĂ©sident des Ătats-Unis conçoit les relations avec l'Europe, qu'on soit la la nĂ©gociation qu'on espĂšre de fin du conflit en Europe entre la Russie et l'Ukraine, euh qu'on soit les relations commerciales avec la mise en place de tarifs douigniers extrĂȘmement confiscatoire et j'arrĂȘte la malice que tous ces Ă©lĂ©ments incitent l'Europe Ă se bouger, incite les lignes Ă se Ă bouger aussi et je pense que ça peut ĂȘtre aussi une formidable opportunitĂ© pour l'Europe pour se rĂ©veiller sur toute une sĂ©rie de sujets qui Ă©taient en calminĂ© depuis pas mal de temps. Alors, vous nous avez et c'est pour ça et je tiens Ă souligner d'ailleurs la qualitĂ© de trĂšs nombreuses propositions du livre europĂ©en sur la dĂ©fense qui vont vraiment dans le bon sens et qu'on approuve.
Vous nous avez parlĂ© de la RĂ©union du 6 mars, vous nous avez parlĂ© du Conseil europĂ©en du 20 et 21 mars. Moi, j'aimerais que vous fassiez une de l'anticipation si c'est possible et non pas le l'Ćil uniquement dans le rĂ©troviseur. Et donc, je voudrais que vous nous parliez du sommet de la coalition des volontaires de demain.
Comme ça l'AssemblĂ©e nationale collera Ă l'actualitĂ© et sera mĂȘme un peu en anticipation. Donc je voudrais vous demander concrĂštement ce qui va concrĂštement avec de façon trĂšs concrĂšte qu'est-ce qui va se passer dans ce sommet ou du moins qu'est-ce que vous attendez. Je vous demande pas de regarder dans le mar de cafĂ© mais qu'est-ce qu'on attend de ce sommet sur les deux points ?
Le soutien Ă l'Ukraine de quelle façon ? Sachant qu'aujourd'hui les nĂ©gociations ont quand mĂȘme lieu indĂ©pendamment de l'Europe trĂšs largement. Et deuxiĂšmement, qu'est-ce que vous en attendez sur le plan du rĂ©armement de la dĂ©fense ?
Et j'en finis, monsieur le prĂ©sident, rassurez-vous, je crois que je suis dans les temps. Euh est-ce que sur le plan du rĂ©armement, moi je soutiens tout Ă fait ça, mais est-ce que vraiment euh la France a les moyens compte tenu de l'Ă©tat de ses finances publiques euh don qui sont quand mĂȘme en Ă©tat de pĂ©ril sur beaucoup de d'indicateurs et de critĂšres ? Est-ce qu'on a les moyens de financer ce cet effort de de dĂ©fense ou plus exactement quelles sont les conditions qu'il faut rĂ©unir concrĂštement pour que ça marche ?
Merci monsieur le ministre. Un peu d'anticipation sans science-fiction. Merci monsieur le député Herbillon.
Oui, merci de de souligner euh cette rĂ©union de la coalition des des volontaires qui aura lieu demain Ă Paris avec le prĂ©sident Zelenski qui est dĂ©jĂ aujourd'hui euh euh avec le prĂ©sident de la RĂ©publique. Bon euh dĂ©jĂ , rappelons que nous soutenons bien sĂ»r les nĂ©gociations en cours entre les AmĂ©ricains, les Russes, les euh les Ukrainiens et nous Ă©changeons rĂ©guliĂšrement avec nos partenaires ukrainiens, europĂ©ens et amĂ©ricains Ă ce sujet. Les Ukrainiens ont dĂ©jĂ il y a une dizaine de jours donnĂ© leur accord Ă une trĂȘve de 30 jours.
On voit une fois de plus avec ce qui s'est passĂ© cette nuit en Arabie Saoudite les manĆuvres dilatoires de la Russie qui d'abord a suggĂ©rĂ© accepter une trĂȘve sur la mer noire et les contre les infrastructures Ă©nergĂ©tiques avant d'y poser des conditions et notamment la levĂ©e des sanctions. Et on voit une fois de plus que c'est bien la Russie qui refuse de nĂ©gocier avec bonne volontĂ© et qui continue son agression contre euh l'Ukraine, aussi bien contre les civils avec des bombardements encore rĂ©cemment de de Kiev et d'autres grandes villes que des cibles militaires. Et donc le sommet de demain sera l'occasion d'abord de renforcer notre soutien militaire Ă l'Ukraine pour la mettre dans la meilleure position de nĂ©gociation possible et pour renforcer la pression puisque la seule façon d'avoir une nĂ©gociation de bonne volontĂ©, c'est renforcer la pression militaire comme Ă©conomique sur la Russie de prĂ©parer un un cesser le feu et aprĂšs les conditions d'une paix durable et juste qui devra passer par premiĂšrement le renforcement de l'armĂ©e ukrainienne parce que La premiĂšre garantie de sĂ©curitĂ© de l'Ukraine, c'est quand mĂȘme d'avoir une armĂ©e forte, ce que la Russie aujourd'hui dans ces conditions continue de refuser bien sĂ»r et aprĂšs d'Ă©laborer avec nos partenaires europĂ©ens europĂ©ens des ressources larges parce que vous savez qu'on travaille beaucoup avec les Britanniques Ă ce Ă ce sujet d'Ă©laborer des garanties de sĂ©curitĂ© qui permettront aussi de dissuader une future agression de la Russie parce que c'est tout le problĂšme c'est de faire en sorte que ce cesser le feu soit pas juste une parenthĂšse que la Russie utilise pour rĂ©armer rĂ©attaquĂ© comme on l'a vu avec notamment les les accords de Minsk de 2014-2005 que la Russie a rĂ©guliĂšrement violer bafouĂ© jusqu'Ă l'invasion intĂ©grale de l'Ukraine le 24 fĂ©vrier 2022.
Ce sera aussi l'occasion d'Ă©voquer, mĂȘme si ça se fait plutĂŽt lĂ au niveau de ces sommets europĂ©ens, d'Ă©voquer bien sĂ»r le rĂ©armement de notre continent face Ă la menace que fait peser la Russie sur toutes les dĂ©mocraties europĂ©ennes avec ses ambitions maximalistes, avec ses attaques cyberes, ses ses ingĂ©rences et ces nombreuses manĆuvres de dĂ©stabilisation de nos dĂ©mocraties europĂ©ennes. Enfin, sur votre question, est-ce que la France a les moyens ? Vous savez que le prĂ©sident de la RĂ©publique a demandĂ© au gouvernement de faire des propositions prĂ©cisĂ©ment pour renforcer nos capacitĂ©s de dĂ©fense, pour trouver des financements.
Le ministre de l'Ă©conomie et ministre des armĂ©es ont eu l'occasion d'ailleurs d'Ă©voquer des produits d'Ă©pargne parmi les pistes qui sont Ă©voquĂ©es pour renforcer cet effort. Je voudrais quand mĂȘme souligner que la France n'a pas attendu cette situation pour renforcer son effort militaire. Vous le savez bien puisqu'on a votĂ© il y a 2 ans ici la loi de programmation militaire que sur les deux mandats d'Emmanuel Macron, on aura doublĂ© l'effort de dĂ©fense de la France, mais il faudra continuer Ă aller plus loin et accĂ©lĂ©rer et le faire aussi bien au niveau national qu'au niveau europĂ©en.
Permettez, monsieur le président, il y a combien de pays a quel est le il y a combien de pays en tout qui seront sommés demain ? Merci pour le groupe les démocrates, monsieur Frédéric Petit. Merci monsieur le président.
Merci monsieur le ministre en particulier d'avoir mis dans le débat public avant que les désinformateurs russes ne s'en caparent les discussions parallÚles de cette nuit. Je pense qu'on doit plutÎt parler de discussions parallÚle que de négociation à 3 pour l'instant. Et je vous rappelle également que dans la dans dans le contre-end du russe, le le cesser le feu commence le 18 mars, ce qui est assez facile pour dire qu'il a été rompu avant d'avoir été signé.
Je voudrais dans vous parler d'Ă©nergie et vous avez dans le dans le compte-rendu de ce qui s'est passĂ©, vous avez un un paragraphe sur l'Ă©nergie dans lequel un terme m'a beaucoup plu oĂč il est Ă©crit en toute lettre planification des investissements Ă long terme. Vous comprendrez que pour un membre du groupe dĂ©mocrate, les deux termes sont intĂ©ressants. Le nouveau Bundestag est entrĂ© en vigueur hier.
Je suis membre de l'AssemblĂ©e parlementaire franco-allemande dans laquelle j'ai eu l'honneur de mener un groupe de travail qui s'appelait souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique le franco-allemand pour la souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique europĂ©enne. Je je voudrais vous interroger sur les conclusions de cette de ce groupe de travail qui a Ă©tĂ© un groupe de travail qui a dĂ©marrĂ© de maniĂšre assez vive, on va dire, et qui a fini avec une rĂ©solution commune qui a pour des raisons Ă©videntes qui n'a pas pu encore ĂȘtre adoptĂ©e officiellement mais qui est dĂ©jĂ Ă©crite dans laquelle nous insistions justement sur ces investissements en concentrant sur les infrastructures. En gros, ne nous intĂ©ressons pas trop au mix et arrĂȘtons de nous disputer sur les mix tant que nous n'avons pas des infrastructures communes.
C'est le premier pas Ă faire. Et pour avoir des infrastructures communes, c'est la planification de ces infrastructures communes qui est importante. Monsieur le ministre, dans le mĂȘme temps, RTE est en train de sortir sa planification Ă 10 ans.
Dans le mĂȘme temps, les Allemands sont en train de planifier un trĂšs gros emprunt pour Ă©lectrifier l'Allemagne. Chacun dans son coin. Il y a une stratĂ©gie hydrogĂšne allemande, il y a une stratĂ©gie française.
J'ai parfois expliqué dans des réunions publiques que quand on a fait les corridorses et les autoroutes européennes, on n pas chacun fait son autoroute en vérifiant qu'elles arrivaient l'une en face de l'autre à la fin. On les a planifié ensemble. Quels outils soit à partir pour pour monter comme c'est le la tradition en Union européenne du bas vers le haut, je dirais.
Quels outils comptez-vous utiliser pour faire cette planification commune ? le franco-allemand, NSOE, NOG, des choses qui existent, de nouvelles structures. Je suis trÚs intéressé par la maniÚre dont dans la la l'ambiance actuelle, comment cette planification des investissements énergétiques est prévu pour qu'elle soit vraiment commune.
Merci monsieur le ministre. Merci monsieur le député Petit. Je voudrais saluer déjà les travaux et les propositions de la Commission européenne et le travail d'ailleurs du commissaire européen français Stéphane Séjourné à ce sujet avec notamment l'annonce du Clean Industrial Deal qui parmi les propositions pour soutenir accompagner nos industriels dans la transition énergétique a proposé par exemple pour répondre à votre question une banque de l'électrification de 100 milliards d'euros précisément pouvoir soutenir des projets communs dans l'électrification et les interconnexions sur notre continent.
Un autre élément que l'on retrouve aujourd'hui et que l'on défend en permanence au niveau européen et ça fera l'objet bien sûr des échanges que nous aurons avec le nouveau gouvernement allemand, c'est le principe de la neutralité technologique et donc de la reconnaissance de l'apport de l'énergie nucléaire dans le mix et dans la décarbonation de notre continent. Et j'ai bon espoir que l'on voit à cet égard euh un une relation plus partenariale avec euh le prochain euh gouvernement allemand précisément pour pouvoir avancer ensemble à la fois dans euh les investissements communs dont nous avons besoin pour notre union de l'énergie avec les textes qui ont été proposés par la commission mais aussi avec la reconnaissance de la neutralité technologique et et du nucléaire pour le groupe rassembl rassemblement national pardon monsieur Guillaume Bigot. Merci monsieur le président, chers collÚgues, monsieur le ministre.
S'appuyant sur ces compétences en matiÚre d'industrie et de concurrence, la Commission européenne s'est donc ingérée. Elle est montée vers le secteur de la défense pour imposer un marché unique de l'armement. Ceci en parfaite violation des traités.
En constatant les dégùts déjà engendrés par le marché européen de l'électricité ont frémi déjà . Mais il y a mieux. Ce projet porte en son sein un véritable cheval de 3 américain puisqu'il vise à faire adopter en lieu et place d'une préférence européenne, se dire à 100 % européenne, une clause limitant à 65 % le médine Europe dans les futures commandes européennes d'armement.
Alors c'est pas tout Ă fait tombĂ© dans le rid d'insour parce que Rin Metal qui a installĂ© annonce installer des chaĂźnes de montage de F35. Cette mesure reviendra Ă consacrer la suprĂ©matie des entreprises et des technologies amĂ©ricaines, mais aussi le contrĂŽle des exportations par les Ătats-Unis Ă travers le procĂ©d procĂ©dure ITAR. En rĂ©sumĂ©, alors que Washington nous lĂąche, nous insulte, la prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne ne trouve rien de mieux Ă faire que de se comporter en caniche.
Une violation des traitĂ©s, une mise en pĂ©ril de notre souverainetĂ© doublĂ©e d'une capitulation en race campagne face au chantage de Donald Trump, c'est Ă la fois indigne et stupide. Rassurez-nous, monsieur le ministre, la France va Ă©videmment faire obstacle cette manĆuvre illĂ©gale et illĂ©gitime de madame VL. Je vous remercie, monsieur le ministre.
Merci monsieur le dĂ©putĂ© Bigot. Ce que vous dites est idĂ©e exact. Je voudrais quand mĂȘme le souligner pour deux raisons.
La premiĂšre, c'est qu'il ne s'agit en aucun cas d'une forme de fĂ©dĂ©ralisation, je disais tout Ă l'heure, de l'effort de dĂ©fense europĂ©en. Et puisque nous dĂ©gageons des financements communs, nous nous mettons d'accord sur des domaines capacitaires dans lesquels nous avons intĂ©rĂȘt Ă rĂ©duire nos dĂ©pendances notamment vis des AmĂ©ricains et donc d'investir en commun, soit des entreprises ou des Ătats qui se mettraient dans des consortiums. Mais cet effort de dĂ©fense et notamment les dĂ©cisions liĂ©es Ă la politique de dĂ©fense reste bien sĂ»r souveraines et Ă la main des Ătatsmembres.
AprĂšs, sur la question de euh du financement, tout l'enjeu, notamment quand on parle de des 65 % au-delĂ des pourcentages, c'est bien sĂ»r et c'est inscrit dans euh les textes, c'est de maĂźtriser euh ce qu'on appelle design authority en anglais dans le texte, c'est-Ă -dire l'autoritĂ© euh de conception, le savoir-faire technologique et donc prĂ©cisĂ©ment au-delĂ juste des de la rĂ©partition en terme de de composant ou de financement, il s'agit bien sĂ»r de garder lĂ la maĂźtrise de l'usage aussi bien l'exportation que l'usage sur le terrain de guerre. Et d'ailleurs, je veux vous dire que beaucoup des pays pays baltes ou d'autres qui jusqu'Ă n'avaient pas forcĂ©ment la mĂȘme perspective que nous Ă ce sujet parce qu'ils ont une relation historique stratĂ©gique forte avec les Ătats-Unis au sein de l'OTAN que l'on peut comprendre ont pu voir les restrictions qui ont Ă©tĂ© imposĂ©es Ă certains armements missile longue portĂ©e par exemple que nous avons livrĂ© Ă l'Ukraine avec les consĂ©quences que ça pouvait avoir. Et on voit ce dĂ©bat aujourd'hui par exemple sur le F35 que l'on voit un petit peu partout en Europe.
Un débat que nous étions pendant longtemps seul à porté aujourd'hui sur lequel beaucoup de nos partenaires nous nous rejoignent. Donc il s'agit bien sûr de conserver l'autorité de conception, le savoir-faire technologique, la possibilité de maßtriser l'usage et et l'exportation. Donc au-delà simplement d'avoir les retombées industrielles en terme d'ouverture d'usine, de création d'emploi, bien sûr de pouvoir maßtriser l'usage de ces technologies et de ces armements.
Merci pour le groupe Ensemble pour la RĂ©publique, madame Constance Legrippe. Ah peut-ĂȘtre aprĂšs. Ah ouais mais raconte n'importe quoi.
Voilà . Merci monsieur le président, monsieur le ministre. Alors, le groupe ensemble pour la République a enregistré avec satisfaction et soutient avec force tant que les mesures concrÚtes, précise annoncé tant dans le le Conseil européen extraordinaire du du 6 mars que celui euh de la semaine derniÚre.
Et s'agissant du soutien Ă l'Ukraine, nous tenons nous aussi Ă rĂ©affirmer avec force notre soutien constant et sans faille Ă l'Ukraine, son indĂ©pendance, son intĂ©gritĂ© territoriale dans les frontiĂšres internationalement reconnues, sa souverainetĂ©. et euh partageons l'approche, je dirais la paix par la force euh qui est celle du du Conseil europĂ©en et des chefs d'Ătat et gouvernement de l'Union europĂ©enne pour une paix juste, globale, durable avec des garanties de sĂ©curitĂ© solides et crĂ©dibles pour pour l'Ukraine. C'Ă©tait important pour nous de le de le redire.
Ainsi d'ailleurs que toutes les décisions annoncées et qui vont progressivement se décliner en matiÚre de réarmement. le plan Wediness 2030 euh les différents mécanismes de financement déjà décidés euh annoncés, vous avez été déjà assez dier sur euh ce sujet et nous partageons euh euh les orientations et les décisions prises. Encore une fois, je voulais venir sur deux sujets qui étaient également à l'ordre du jour, en tout cas au moins l'un des deux, la compétitivité qui est un peu le la thématique jumelle si je puis dire hein.
Quand on parle sĂ©curitĂ©, dĂ©fense, bien sĂ»r, on parle aussi compĂ©titivitĂ© puisqu'il faut ĂȘtre plus fort ensemble et plus indĂ©pendant et et savoir bien et mieux protĂ©ger nos intĂ©rĂȘts, nos nos frontiĂšres, nos nos industries et et nos voisins et notre modĂšle social. Donc, il y a le sujet des directives. Oui, je crois que ce sont des directives Omnibus que vous avez Ă©voquĂ©.
Est-ce que vous pouvez nous nous prĂ©ciser exactement la position française donc qui est en soutien mais vous avez j'ai eu le sentiment de l'entendre et mis peut-ĂȘtre un ou deux bĂ©moles sur ce sur ce sujet-lĂ . Peut-ĂȘtre que la commission devrait aller un peu plus loin ou un peu plus voilĂ . Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur sur ce sujet-lĂ ?
Le sujet donc de de la simplification des des normes et et et des rĂšglements pesants sur nos entreprises en la matiĂšre. Ăa c'est le sujet compĂ©titivitĂ© de de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. J'aimerais vous entendre lĂ -dessus.
Et puis alors il y a le sujet pour le coup qui n'Ă©tait pas Ă l'ordre du jour mais important pour cette commission des affaires europĂ©ennes, important pour vous Ă©galement, je le sais monsieur le ministre qui est le sujet de la lutte contre les ingĂ©rences Ă©trangĂšres, partirment la lutte contre les ingĂ©rences russes et l'accord bilatĂ©ral qui a Ă©tĂ© conclu sous l'Ă©gide du chef de l'Ătat et de la prĂ©sidente Maya Sandou entre la France et la Moldaville. LĂ aussi, j'aimerais vous entendre, pardon monsieur le prĂ©sident, j'ai un peu dĂ©bordĂ© sur ce que nous faisons ensemble pour aider la Moldavie Ă lutter contre l'ingĂ©rence russe. Merci beaucoup madame la dĂ©putĂ©e le gripe.
Oui, vous avez raison. La compĂ©titivitĂ© c'est un sujet liĂ© puisque c'est aussi notre capacitĂ© Ă attirer des investissements, crĂ©er de la croissance, avoir des innovateurs, des entreprises qui sont conquĂ©rentes sur la scĂšne internationale face Ă la concurrence des Ătats-Unis, de la Chine et d'autres et donc de garantir notre souverainetĂ© parce que quand on parle souverainetĂ© technologique par exemple, il s'agit bien sĂ»r de pouvoir rĂ©duire nos dĂ©pendances dans les domaines existants et de pouvoir faire appliquer notre droit. On a dĂ©jĂ eu il y a quelques mois ici des dĂ©bats par exemple sur l'application du DSA face au gĂ©ant numĂ©rique, mais de faire en sorte aussi que sur les technologies de demain nous ayons des champions europĂ©ens et que nous nous retrouvions pas dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui, par exemple avec des acteurs amĂ©ricains ou Chinois qui ont un impact dĂ©mesurĂ© sur notre espace public et dĂ©mocratique.
D'ailleurs, je reviendrai lĂ -dessus sur la question de des ingĂ©rences. Euh donc tout cet agenda de compĂ©titivitĂ©, le fait de pouvoir lier vraiment l'Ă©pargne Ă nos besoins d'investissement par l'Union des marchĂ©s de capitaux, l'Union bancaire, le 28e rĂ©gime de droits des affaires, Ă©normĂ©ment de chantiers lĂ Ă mettre en Ćuvre. Sur la question de la simplification, euh oui, il faudra aller plus loin Ă deux Ă©gards.
Tout d'abord sur les textes qui sont dans l'Omnibus qui a été présenté par la Commission européenne. Je pense par exemple à la CSRD. La CSRD, vous savez, c'est le reporting sur pardon de cet anglicisme sur l'empreinte carbone d'une d'une entreprise qui lui demande aussi d'ailleurs de préciser l'empreinte carbone de toute sa chaßne de valeur, aussi bien ses fournisseurs que ses clients.
C'est un texte qui part d'une intention qui est bien sĂ»r louable, c'est-Ă -dire de pouvoir faire la transparence sur les activitĂ©s polluantes d'une entreprise alors qu'on s'est dotĂ© d'ambition de dĂ©carbonation trĂšs trĂšs Ă©levĂ©e et importante pour notre continent qui sont aussi bien la condition de la lutte contre le rĂ©chauffement climatique au niveau du du continent europĂ©en, mais aussi une condition de compĂ©titivitĂ© pour moins dĂ©pendre Ă terme et de souverainetĂ©, moins dĂ©pendre des Ă©nergies fossiles qui sont produites par les autres. Mais pour cela, euh on a besoin d'entreprises europĂ©ennes euh et non pas de renforcer euh les entreprises amĂ©ricaines ou ou chinoises. On a des textes qui sont trĂšs complexes qui gagneraient Ă ĂȘtre simplifiĂ©.
La CSRD c'est 1200 euh points de donnĂ©es de reporting pour les entreprises. C'est parfois les mĂȘmes conditions qui s'appliquent pour des trĂšs grands groupes internationaux qui ont les moyens de pouvoir faire appel Ă des cabinets de conseil ou mĂȘme Ă des moyens internes pour pouvoir remplir cette charge administrative et parfois des PME qui n'en ont pas les moyens. Donc la commission a fait quelques propositions.
Par exemple, la crĂ©ation d'un statut de l'ETI, l'entreprise de taille intermĂ©diaire qui fait que les plus petites PME n'ont pas le mĂȘme type d'obligation de de reporting. Le report aussi du texte de sa mise en Ćuvre, mais on peut rĂ©flĂ©chir Ă aller plus loin par exemple sur un certain nombre de d'effets de seuil ou de donnĂ©es et de rĂ©duire drastiquement le nombre de donnĂ©es Ă Ă remplir. Ăa, je dirais, c'est le le premier aspect que nous allons nous allons porter sur les diffĂ©rents textes CSRD, CS3D ou encore taxonomie sur lequel on peut simplifier.
DeuxiÚme aspect, c'est aprÚs voir les autres chantiers sur lequels on peut appliquer de la simplification. Je mentionnais tout à l'heure la PAC et bien sûr toute euh la charge administrative qui pÚse sur nos agriculteurs. Euh mais on peut penser à euh des textes de régulation euh macrofinanciÚre, par exemple BAL et Solvency euh qui sont vous savez les ratios de capital qui sont imposés à nos institutions financiÚres, à nos banques sont pas appliqués aujourd'hui par les Américains et les Britanniques.
Donc ça pose quand mĂȘme des questions en terme de concurrence dĂ©loyale. VoilĂ plusieurs textes sur lesquels on a Ă la fois des exigences de simplification mais aussi de de concurrence Ă©quitable tout simplement. Je parlais tout Ă l'heure de rĂ©ciprocitĂ© commerciale, on pense au mercour, aux questions agricoles, mais ça s'applique aussi sur des textes de nature normative ou euh ou des textes agricoles sur lesquels on a besoin lĂ aussi de ne pas se mettre en situation de de concurrence inĂ©quitable.
Enfin, sur la question des ingĂ©rences, merci de le prĂ©ciser. Le prĂ©sident de la RĂ©publique a reçu la prĂ©sidente moldave Maya Sandou la semaine derniĂšre Ă l'ĂlysĂ©e qui a Ă©tĂ© l'occasion de signer plusieurs accords, des accords mĂȘme Ă©conomiques sur la protection sociale, des changes culturels et bien sĂ»r un accord euh que j'avais eu le plaisir d'entamer entamer les les discussions lors d'une visite oĂč vous avez eu j'ai eu l'honneur d'ĂȘtre accompagnĂ© par vos soins il y a quelques mois Ă Kissinao. un accord avec Viginum.
Vous savez qui est notre organisme chargĂ© de lutter contre les ingĂ©rences Ă©trangĂšres. Euh la Moldavie a Ă©tĂ© la victime euh d'une ingĂ©rence massive de la part de la Russie lors de son Ă©lection prĂ©sidentielle et du rĂ©fĂ©rendum euh europĂ©en. On sait qu'il y a dans quelques mois une Ă©lection lĂ©gislative en euh Moldavie avec euh des soupçons trĂšs forts qui pĂšsent sur la Russie qui pourrai ĂȘtre tentĂ© une fois de plus d'essayer de de dĂ©stabiliser et de s'ingĂ©rer.
Je voudrais le souligner, ça a coĂ»tĂ© Ă la Russie Ă peu prĂšs l'Ă©quivalent d'un jour de guerre en Ukraine sur le terrain de faire basculer l'Ă©quivalent 10 % des voies de l'Ă©lection Moldave par vraiment mĂȘme des manĆuvres d'achat de voix directement via des rĂ©seaux comme Telegram. Mais donc nous coopĂ©rons avec les autoritĂ©s moldaves, aussi bien d'ailleurs pour apprendre nous-mĂȘme de ce qui s'est passĂ© lors de ces Ă©pisodes que pour renforcer notre soutien, notre coopĂ©ration en terme d'expertise. Nous le faisons au niveau bilatĂ©ral, mais je voudrais aussi souligner que nous avons eu il y a quelques jours la visite de la vice-premiĂšre ministre Moldave en charge de l'intĂ©gration europĂ©enne Christina Guerasimov, mon homologue.
Nous avons organisé un un corgroup, le groupe de soutien qui est composé de la France, l'Allemagne, l'Italie, la Roumanie, le Royaume-Uni ou encore des représentants des institutions européennes. l' fait au niveau ministériel précisément pour essayer de réfléchir à la façon nous pouvons continuer à accroßtre notre soutien à la Moldavie dans la lutte contre les ingérances et les déstabilisations cyber et nous resterons mobilisés au cÎté de nos partenaires moldaves, roumains et les autres face à cette menace qui touche toutes nos démocraties parce que nous ne nous y trompons pas la Moldavie, la Roumanie ne sont que les lignes de front des démocraties européennes à cet égard face à la Russie. Je vous remercie.
Nous en venons maintenant aux prises de parole individuelle à commencer par notre collÚgue madame Anna Picouiste et apparenté. Merci monsieur le président. Monsieur le ministre euh vous nous avez effectivement parlé de fait le compte-endu de Conseils européens qui se sont dérulés.
Bien entendu, les questions de dĂ©fense, vous l'avez rappelĂ©, ont Ă©tĂ© au cĆur de ces derniers conseils europĂ©ens. L'idĂ©e d'une union de l'Ă©pargne et des investissements permettant de mobiliser les capitaux d'or et particuliers pour financer les investissements productifs en matiĂšre de dĂ©fense a notamment Ă©tĂ© Ă©voquĂ© et bien d'autres systĂšmes pour trouver les moyens du rĂ©armement sollicitĂ©. Chacun a bien consens de la question de ces de des financements sur lesquels la plupart de nos choix politiques resterait l'ĂȘtre morte.
NĂ©anmoins, celles-ci ne peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©es comme l'alpha et l'omĂ©ga de l'action europĂ©enne en matiĂšre de dĂ©fense. Je crois que nous avons beaucoup dit lors du dĂ©bat 50-1 que nous avions une lĂ©gĂšre tendance Ă procrastiner sur les sujets de sĂ©curitĂ© collective en europĂ©en. Et Ă ce titre, je crois que la question de notre architecture de sĂ©curitĂ© collective europĂ©enne est- elle aussi tout aussi importante que la question de l'armement.
Alors que plusieurs travaux parlementaires sont lancĂ©s ou vont ĂȘtre vont l'ĂȘtre Ă ce sujet, j'aimerais donc vous interroger sur l'articulation. Quelle est votre vision de l'articulation eu autant d'une part et de nos alliances avec la Grande-Bretagne, l'Australie ou le Canada d'autre part ? Merci.
Merci juste pour les prochains orateurs, je rappelle que c'est une minute. VoilĂ , monsieur le ministre. Merci madame.
Merci madame les députés. C'est c'est vraiment un sujet vaste et trÚs stratégique et donc qui pourrait faire l'objet de d'un débat tout entier. Euh notre objectif c'est euh de renforcer le pilier européen de l'OTAN et donc de euh réduire nos dépendances, renforcer nos moyens euh de coopération militaire au niveau européen et de le faire en bonne intelligence avec euh nos partenaires et alliés américains.
AprÚs, bien sûr, tout ça se fait dans le contexte euh des interrogations sur les garanties de sécurité américaine et sur l'avenir de l'alliance transatlantique qui vont au-delà de la présidence de Donald Trump. On avait déjà vu euh il y a une dizaine d'années le président Obama parler de pivot vers l'Asie, euh parler euh évoquer euh certains alliés euh européens comme étant des passagers clandestins. Un secrétaire à la défense, Bob Gates, qui était le le premier secrétaire à la défense de Barack Obama qui avait euh évoqué dans son discours d'adieux le fait que les futures générations américaines ne paient plus pour la sécurité des Européens.
On a vu aussi euh les tendances protectionnistes et je pourrais aussi mentionner bien sĂ»r la fameuse ligne rouge en Syrie qui a eu des consĂ©quences sĂ©curitaires avant tout sur les EuropĂ©ens plutĂŽt que sur les sur les AmĂ©ricains. On a vu aussi les tendances Ă l'Ćuvre de long terme en ce qui concerne le protectionnisme. Et la premiĂšre annĂ©e de Joe Biden a aussi Ă©tĂ© celle de l'accord OUS sur les sous-marins au dĂ©triment des intĂ©rĂȘts de notre pays, du retrait unilatĂ©ral d'Afghanistan sont en coordination avec les alliĂ©s britanniques et allemands qui Ă©taient encore sur le terrain ou encore de l'inflation reduction act, ce plan de subvention massive Ă l'industrie amĂ©ricaine lĂ aussi sans coordination avec l'Ă©conomie europĂ©enne.
Donc les consĂ©quences de long terme, nous devons les tirer. celle du fait que les AmĂ©ricains ont d'autres prioritĂ©s, la rivalitĂ© stratĂ©gique avec la Chine eux-mĂȘmes et donc nous devrons de façon progressive prendre une part de plus en plus importante de notre sĂ©curitĂ©. On pense Ă la menace de la Russie, mais bien sĂ»r face au terrorisme islamiste, face Ă l'instabilitĂ© dans notre voisinage.
On je je vois que la dĂ©putĂ©e Tanguy aura une question Ă Ă poser. Elle pourra peut-ĂȘtre Ă©voquer la situation en Bosnie et le la question des des Balcans oĂč lĂ aussi nous devrons ĂȘtre capable de trouver des rĂ©ponses en europĂ©en. Et bien justement la parole est madame Liliana Tangi. que pour ensemble en RĂ©publique.
Vous vous ĂȘtes pas mis d'accord avant, c'est pour ĂȘtre sĂ»r. He une seconde non si si non, je vous en prie. Vous vouliez rajouter quelque chose.
Pardon, parce que j'ai pas répondu sur la Grande-Bretagne, sur les autres partenaires. Euh vous voyez que euh dans ce qu'on est en train de faire sur l'Ukraine, on travaille euh avec les Britanniques et bien sûr la Grande-Bretagne a euh une armée importante a une culture stratégique. C'est un partenaire de premier plan de la France.
Ăa ne rĂšgle pas toutes les questions institutionnelles de la relation de la Grande-Bretagne avec l'Union europĂ©enne issue du Brexit. Je pense par exemple Ă la protection de nos pĂȘcheurs, Ă l'intĂ©gritĂ© du marchĂ© unique des quatre libertĂ©s. Donc c'est des discussions qui sont toujours en cours avec les Britanniques.
Mais bien sûr si on veut réfléchir aussi à une culture stratégique et de défense européenne, nous devrons le construire à terme avec les Britanniques. C'est aussi pour cela d'ailleurs que nous avons développé au lendemain de l'agression russe contre l'Ukraine, la communauté politique européenne qui est cette plateforme d'échange entre tous les pays du continent européen, donc aussi bien les membres de l'Union européenne mais les Norvégiens, les Britanniques, les pays candidats, la Moldavie, la Geéorgie, l'Arménie pour pouvoir échanger sur ces grands enjeux stratégiques qui nous concernent tous. Donc chers collÚgues Tangi, je vous en prie.
Merci monsieur le président. Monsieur le ministre. Oui, effectivement je j'allais j'allais vous questionner sur sur les balcans occidentaux et en particulier sur le Montenegro puisque vous vous revenez d'un d'un déplacement au Montenegro.
Euh je voulais euh mettre l'accent sur le fait que c'est un petit pays qui est un des plus avancĂ©s dans le processus d'Ă©valuation de d'intĂ©gration d'adhĂ©sion Ă l'Union europĂ©enne. Euh je je souhaitais savoir si euh ce sujet avait Ă©tĂ© euh Ă©voquĂ© lors du conseil et en particulier euh la question d'Ă©largissement mais un Ă©largissement conjoint puisqu'on parle beaucoup de d'adhĂ©sion de Ă l'Union europĂ©enne de l'Ukraine. Il me semble que cette ce processus doit ĂȘtre parallĂšle, l'Ukraine et les balcons occidentaux.
Je voulais savoir si euh s'il y avait une position française qui avait été affirmée de ce point de vue et concernant la BosniÚre Zeggovine, c'est c'est pour mettre l'accent aussi sur les la situation trÚs préoccupante et il me semble que vous en avez parlé au conseil avec Répubblica SPSKA et quelle est la position de la France compte tenu que nous sommes au 30 ans de excusez-moi des accords de Dayton et que il y a un risque réel d'instabilité dans cette région. pour la paix en Europe. Merci.
Alors, je suis Ă 10 secondes de plus par Merci pour le prochain faire moins 10 secondes. Merci euh merci beaucoup le temps. Merci beaucoup madame la dĂ©putĂ©e Tangui et merci de rappeler l'importance de ne pas oublier les Balcans occidentaux et bien sĂ»r nous soutenons le processus de d'adhĂ©sion des des Balcans qui doit ĂȘtre basĂ© sur le mĂ©rite mais les pays des Balcans avancent et la nĂ©cessitĂ© de dĂ©fendre la stabilitĂ© politique, le dialogue rĂ©gional dans les Balkans.
J'Ă©tais au Montenegro en effet il y a quelques jours Ă la fois pour rappeler notre soutien au processus europĂ©en qui avance vite du Montenegro. Il y a des rĂ©formes, plusieurs clusters, plusieurs chapitres qui ont pu ĂȘtre fermĂ©s dans les derniers mois et le Montenegro devrait avancer aussi Ă nouveau euh cette annĂ©e tout en rappelant encore une fois les principes fondamentaux qui est basĂ© sur le mĂ©rite propre de chaque pays, c'est-Ă -dire son intĂ©gration de l'acquis communautaire, ses rĂ©formes Ă l'Ă©tat de droit, ses rĂ©formes Ă©conomiques, son alignement aussi sur les objectifs de politique Ă©trangĂšre et de sĂ©curitĂ© de l'Union europĂ©enne, la mise en Ćuvre des sanctions par exemple C'Ă©tait aussi d'ailleurs l'occasion, je voudrais le souligner, au Montenegro de signer un certain nombre d'accord et d'inaugurer officiellement, mĂȘme s'il est dĂ©jĂ fonctionnel, le centre de sĂ©curitĂ© de coopĂ©ration sur le cyber que nous avons Ă Pogdor aussi avec nos partenaires slovennes. C'est vraiment d'ailleurs un bon exemple de la coopĂ©ration qu'on peut l'on peut avoir sur les questions de sĂ©curitĂ© cyber et de lutte contre les ingĂ©rences avec nos partenaires des Balkans.
Soulig aussi d'ailleurs que des représentants des institutions Moldav ont pris part à des formations à Pogdoricha. Donc bon exemple là de la coopération que nous pouvons avoir dans la région. BosniÚre Zegovine trÚs important et merci de rappeler que nous célébrerons commémorerons cette année non seulement les 30 ans de l'accord d'Eton Paris qui a mis fin à la guerre tragique en Bosnie mais aussi les 30 ans du génocide de Cbrinissa. euh de 1995, euh j'ai euh pu euh échanger avec le ministre des affaires étrangÚres de Bosnie vendredi pour rappeler euh notre soutien à l'unité du pays, au dialogue euh politique, à l'intégrité territoriale de la Bosnie et à la nécessité de maintenir précisément l'héritage de de Déton Paris dont la France a été l'un des principaux négociateurs et signataires avec Jacques Chirac à l'époque Et à cet égard, les tentatives de déstabilisation de de sécession de monsieur Dodic en République Aerbska représente effectivement une menace pour l'intégrité territoriale et donc pour l'héritage de Détonn.
Donc on suit ça avec beaucoup de préoccupations. Il y aura plusieurs dirigeants européens d'ailleurs qui se des représentants de la Commissions européennes qui se rendront en Bosn dans les prochains jours. On coordonne notre action.
Moi, je serai moi-mĂȘme Ă Londres vendredi, je le dis, parce que ce sera l'occasion parmi de nombreux sujets et dont les sujets de dĂ©fense ou de pĂȘche. Nous aurons aussi, avec mon homologue britannique l'occasion de parler plus en dĂ©tail de la question de la Bosnie. Mais effectivement, on doit absolument pas oublier cette rĂ©gion qui est primordiale.
Je je le dis souvent, Sarayevo, c'est plus proche de Paris que Kiev. Voilà . Monsieur Pascal Lec pour les démocrates.
Merci monsieur le président. maniÚre trÚs courte par rapport à la question de de d' d'un d'Anic et votre réponse. C'est vrai qu'il faut élargir, je pense le plus largement possible à tous les soutiens de de la guerre européen contre enfin le soutien européen contre l'Ukraine.
Je sais que le premier ministre arrive cet aprÚs-midi de NorvÚge. En NorvÚge, il faut bien savoir que il sera là ce soir. Bon, je suis président du groupe d'amitié France NorvÚge, c'est pour ça que j'en parle et je sors des gens avec l'ambassadeur.
Mais au-delĂ de ça, il a quand mĂȘme renforcĂ© son gouvernement de Yen Sttenberg qui est maintenant ministre des finances de NorvĂšge, donc l'ancien patron de l'OTAN qui vient de passer 10 ans Ă l'OTAN et aujourd'hui dans le gouvernement norvĂ©gien. Donc c'est peut-ĂȘtre des petites puissances mais une petite puissance qui a une culture trĂšs forte dans sa proximitĂ© et sa frontiĂšre avec la NorvĂšge et qui la pratique depuis des annĂ©es et tout ça ça participe d'une coalition qu'il faut ĂȘtre forte derriĂšre l'Ukraine. C'Ă©tait pas le se ma question initiale, c'Ă©tait par rapport Ă votre dialogue.
Non, ma question c'est j'ai pas bien compris le point que vous avez Ă©voquĂ© sur les avoirs les avoirs russes qu'on pourrait utiliser sur dans dans ce combat trĂšs court. C'est par rapport Ă votre rĂ©action. Ils sont on utilise l'intĂ©rĂȘt, le capital, ils sont bloquĂ©s, il faut une dĂ©cision collective.
Quit de cette dĂ©cision collective, est-ce qu'elle doit ĂȘtre Ă l'unanimitĂ© ? Quelle est la potion de la France pour la prendre ou ne pas la prendre ? VoilĂ .
Merci beaucoup. Alors, d'abord sur la la premiÚre partie de de votre remarque, ça me permet de répondre à la question du député Herbion à laquelle j'ai pas répondu tout à l'heure. Donc, on aura Voilà .
Non, mais c'est extrĂȘmement vraiment trĂšs prĂ©cieux de votre part. Euh mais vous avez raison. 31 pays membres dont la France et et l'Ukraine.
Nous aurons les partenaires de l'Union européenne, nous aurons aussi effectivement les volontaires avec lesquels nous travaillons. Vous avez raison de mentionner la NorvÚge, le Royaume-Uni ou encore le Canada qui seront présents demain lors des échanges autour du président de la République et du président Zelenski. euh sur la question des avoirgelés.
Donc on a euh Ă peu prĂšs 200 milliards d'avoir gelĂ©s qui sont gelĂ©s en Europe en fait principalement en Belgique hein, voilĂ , au sein de l'institution Euroclear, quasiment l'intĂ©gralitĂ© leur en Belgique. Euh ils ont Ă©tĂ© gelĂ©s euh au lendemain de euh la guerre d'agression 24 fĂ©vrier 2022 lors du premier paquet de de sanctions. On a dĂ©cidĂ© l'an dernier d'utiliser les intĂ©rĂȘts parce qu'en fait, il continue Ă gĂ©nĂ©rer des profits de 3 milliards d'euros par an.
Donc, on utilise ces profits comme la garantie d'un emprunt qui a Ă©tĂ© contractĂ© par les Ătats du G7 euh pour financer un emprunt donc de 50 milliards d'euros. C'est 20 milliards pour les EuropĂ©ens, 10 milliards pour euh 20 milliards pour les AmĂ©ricains et 10 milliards pour les autres, Japonais, euh canadiens, britanniques. Donc pour le l'Ukraine, euh d'oĂč la nĂ©cessitĂ© dĂ©jĂ de les garder en l'Ă©tat et de pouvoir conserver leur leur mobilisation ou leur leur gel.
Il y a, vous le savez, un dĂ©bat sur la confiscation gĂ©nĂ©rale. Notre position et c'est une position qui est partagĂ©e par beaucoup de pays europĂ©ens, notamment des pays membres de la zone euro, je voudrais quand mĂȘme le souligner, c'est que ça pose dĂ©jĂ des questions juridiques, ça pose des questions Ă©conomiques en terme de de prĂ©cĂ©dent que ça reprĂ©sente pour d'autres investisseurs et une fois de plus, ça expose beaucoup certains pays, alors les pays de la zone euro et encore plus certains pays, notamment la Belgique, ça pourrait reprĂ©senter un risque systĂ©mique sur le plan Ă©conomique. Donc Ă ce stade, ça ne fait pas l'objet d'un consensus.
Mais une fois de plus, ces avoir gelés ont été gelés aussi comme un moyen de pression, comme un levier parmi les leviers dont nous disposons dans le rapport de force et dans la négociation avec la Russie. Je voudrais pas débattre parce que je suis pas du tout d'accord sur l'analyse juridique mais bon. Euh madame le grippe, vous vouliez reprendre la parole pour une minute avant que je passe aux députés européens qui sont parmi vous.
Merci monsieur le prĂ©sident. Oui, monsieur le ministre, je voudrais revenir sur un sujet que nous avons effleurĂ© mais pas encore beaucoup beaucoup traitĂ© qui est celui de l'Ă©ventuel futur je mets beaucoup de guillemets, guerre commerciale entre les Ătats-Unis et et l'Union europĂ©enne. guerre commerciale qui, si elle devait vĂ©ritablement se dĂ©clencher, aurait des rĂ©percussions terribles sur les Ă©conomies europĂ©ennes, les Ă©conomies amĂ©ricaine, nord-amĂ©ricaine et et et sur tout le tout le monde entier.
J'ai cru comprendre que la Commission europĂ©enne avait annoncĂ© le report de l'entrĂ©e en vigueur, donc du vrai dĂ©clenchement de ces mesures de repost puis dire Ă Ă la mi-avril, que la France peut-ĂȘtre n'avait pas Ă©tĂ© Ă©trangĂšre Ă ce report pour permettre un espace de nĂ©gociation, de discussion notamment sur les les vins et alcool et cetera et cetera. Est-ce que vous pouvez nous en dire un tout petit peu plus ? Est-ce que est-ce que ça y est la Commission europĂ©enne a dĂ©cidĂ© de retirer le bonbon amĂ©ricain pour que les vins et alcool italiens et français par exemple soit soit prĂ©servĂ© ?
Et est-ce qu'il y a d'autres sujets que ce sujet des vins et alcool qui est dans le cadre de cet espace de nĂ©gociation qui s'est ouvert parce que dans les milieux culturels par exemple, enfin des industries crĂ©atives et culturelles, on s'inquiĂšte alors peut-ĂȘtre exagĂ©rĂ©ment d'Ă©ventuelles discussions sur l'affaissement des d'un certain nombre d'exigences sur des quotas culturels et cetera et cetera. Merci. Merci.
Euh alors le dĂ©jĂ les principes que l'on dĂ©fend clairs face Ă ces mesures tarifaires et notamment les mesures tarifaires se lassĂ© Ă l'aluminium qui ont Ă©tĂ© annoncĂ© par le prĂ©sident Trump. il faut qu'on ait une rĂ©ponse dĂ©terminĂ©e, ferme et proportionnĂ©e. Il faut que les EuropĂ©ens restent unis parce que c'est la garantie aussi notre capacitĂ© Ă assumer un rapport de force et donc Ă pouvoir dĂ©fendre nos intĂ©rĂȘts.
Euh la Commission europĂ©enne a euh vous savez euh avait dĂ©jĂ Ă l'Ă©poque rĂ©agi lors du premier mandat de Donald Trump, ce qui Ă©tait ce qui nous avait permis de mener Ă ce que nous souhaitons, c'estĂ dire une dĂ©sescalade parce que la guerre commerciale est dans l'intĂ©rĂȘt de personne et vous l'avez dit y compris pour pour l'Ă©conomie nord-amĂ©ricaine. J'ai dis juste un un exemple. Le jour oĂč le prĂ©sident Trump a dĂ©cidĂ© d'annoncer des mesures contre le Mexique, donc vraiment dans les tout premiers jours de sa prĂ©sidence, vous avez les action comme General Motors qui a dĂ©vissĂ© de 6 % parce que des gĂ©ants industriels amĂ©ricains qui ont leur chaĂźne de valeur intĂ©grĂ©e avec des pays comme le Mexique.
Donc on voit la pression Ă©conomique aujourd'hui que ça peut reprĂ©senter aux Ătats-Unis turbulences plus globales sur le commerce international. Donc notre objectif c'est de mener Ă une dĂ©sescalade pour protĂ©ger euh notre Ă©conomie, nos Ă©conomies. Euh donc la premiĂšre rĂ©action de la commission, c'Ă©tait de rĂ©imposer quasiment automatiquement, c'est pas automatique mais de rĂ©imposer en tout cas euh les contemesures de 2018 qui avaient Ă©tĂ© suspendues au moment oĂč on avait pu trouver un accord avec la premiĂšre administration de Trump.
Pour l'instant, ces mesures ont Ă©tĂ© suspendues pour pouvoir dĂ©jĂ rĂ©viser le le paquet. d'autant que le le paquet aujourd'hui de la commission n'est plus Ă la hauteur exactement en terme de volume des mesures de l'administration amĂ©ricaine. Alors, je vous dis de mĂ©moire, mais il me semble, je parle lĂ peut-ĂȘtre sous l'autoritĂ© de de l'Ă©quipe, mais que le paquet de contre-mesure initiale de la commission, c'Ă©tait 6 milliards d'euros parce que les mesures de l'Ă©poque, c'Ă©tait 6 milliards, aujourd'hui c'est plutĂŽt 27 28 milliards.
Il s'agit aussi d'avoir un paquet plus robuste et qui inclut Ă©normĂ©ment de de domaines comme les motos, les le bourbon, euh les vĂȘtements, l'acier, l'aluminium amĂ©ricain et cetera. Bon, on a demandĂ© aussi Ă la commission d'adapter ce paquet pour prendre en compte les intĂ©rĂȘts de nos filiĂšres et notamment les filiĂšres des vins et des spiritueux. Donc la commission est toujours en dialogue avec les Ătats-Unis Ă ce sujet.
Je soulligne que pour l'instant l'administration amĂ©ricaine n'a pas taxĂ©, n'a pas mis de tarif sur les vins et les spiritueux. On continuera Ă se mobiliser pour pouvoir dĂ©fendre nos intĂ©rĂȘts Ă la fois dans le rapport de force avec les AmĂ©ricains et pour protĂ©ger nos nos filiĂšres. Et c'est pour ça, je je l'ai peut-ĂȘtre mentionnĂ© tout Ă l'heure, euh le ministre de l'Europe et des affaires Ă©trangĂšres est en Chine aujourd'hui aussi pour euh mener le dialogue contre les mesures euh tarifaires injustes qui ont Ă©tĂ© imposĂ©es par la Chine, contre nos acteurs, je pense notamment au Cognac et Ă l'Armaniaque.
Merci monsieur le ministre. La parole maintenant à nos collÚgues membres du Parlement européen, commencé par monsieur Mathieu Valet du groupe patriote pour l'Europe pour une minute. Merci monsieur le président de nous accueillir dans votre commission.
Mes chers collÚgues, monsieur le ministre, mon collÚgue de la droite républicaine a évoqué le livret blanc de la défense européenne et il y a un continent qui manque cruellement et je voulais savoir si vous l'aviez évoqué au concert européen, c'est l'Afrique. L'Afrique, vous parlez du pacte d'immigration, on sait qu'une immigration illégale et clandestine provient majoritairement de ce continent. On a aussi deux lignes, pardon, sur le Sahel.
Vous savez que de 2014 Ă 2022, la France a engagĂ© plus de 5500 soldats dans l'opĂ©ration Berkan. Il y a eu 58 soldats français qui sont dĂ©cĂ©dĂ©s. Et donc le l'Europe n'Ă©voque absolument pas le terroris islamistes qui est quand mĂȘme dans notre pays une menace majeure puisqu'on a Ă©tait le pays vous savez le plus frappĂ© dans l'Union europĂ©enne par le terrorist islamiste.
Et donc je voulais savoir également pour faire des réponses trÚs courtes et donc des questions courtes de ma part dans le cadre de l'Union européenne qui cette année renégocie l'alcor avec l'Algérie, est-ce que la France a déjà une position notamment eu égard au aux crises qu'on connait actuell notamment sur le fait que ce pays ne récupÚre pas ses clandestins et ses ressortissants ? Est-ce que le président a pu l'évoquer avoir une cohésion et une cohérence de ses collÚgues ? Et enfin, une derniÚre question annexte.
La Commission européenne a accepté d'ajourner euh la fin des véhicules thermiques en 2035 qui achÚvrait notre industrie automobile. Est-ce que la France soutient cet ajournement qui est réclamé par les acteurs de l'industrie automobile ? Et quelle sera la position future concernant ce pacte vert qui met à genou nos constructeurs et qui est pas adapté évidemment pour nos populations notamment les plus années rurales et urbaines ?
Merci beaucoup pour cette question rapide. Euh rapide parce qu'il parle vite le député Valé. Euh non, merci monsieur monsieur le député Valallé.
Peut-ĂȘtre commencer par le pacte vert. Le pacte vert c'est aussi un atout pour la compĂ©titivitĂ© de notre Ă©conomie. Pourquoi ? parce que on n'est pas dans la mĂȘme situation par exemple que les AmĂ©ricains qui sont producteurs d'Ă©nergie fossile.
Nous, on est importateur et donc la façon de pouvoir réduire notre dépendance aussi bien sur le plan géopolitique que sur le plan économique, mais aussi de garantir à terme la baisse des coûts de l'énergie, c'est d'investir massivement dans l'automie stratégique énergétique de notre continent et donc dans le nucléaire. et la France l'an dernier, vous le savez, a été exportateur d'électricité grùce au nucléaires et dans les renouvelables. C'est pour ça que nous sommes fixés euh des ambitions hautes pour la décarbonation de notre continent.
On a déjà des industriels qui ont lancé des investissements massifs pour pouvoir tenir par exemple l'horizon 2035. Donc il ne demande pas aujourd'hui nos industriels français de revenir sur cet horizon. En revanche, il demande de garder la visibilité, le cap, mais de la simplification.
Je parlais tout à l'heure de simplification. Euh en réponse à la question de la députée Legripe sur la CSRD, les normes qui posent qui portent sur nos nos entreprises. Nous avons demandé si on parle du secteur automobile avec mes collÚgues Marc Ferat et obtenu avec Marc Ferat et AgnÚs Panier Runchien l'industrie et à la transition environnementale le lissage des amendes qui étaient prévues en 2025 contre les constructeurs automobiles.
Pourquoi ? Parce que lĂ effectivement, il faut mettre du bon sens et du pragmatisme. Nous avons des industriels qui ont fait les investissements mais qui doivent payer des amendes parce que la baisse parce que la demande pour les vĂ©hicules Ă©lectriques a chutĂ© en 2024 et il se retrouvait dans la situation oĂč il devait soit payer les amendes ou rĂ©duire les coĂ»ts et peut-ĂȘtre procĂ©der Ă des licenciements ou devoir acheter des bons d'Ă©mission carbone Ă des entreprises vertueuses sur le plan de l'Ă©lectrification.
Donc en fait des entreprises qui ne font que des vĂ©hicules Ă©lectriques. Donc les entreprises chinoises comme BYD ou amĂ©ricaines comme Tesla. LĂ on tient une situation on marche sur la tĂȘte et c'est incomprĂ©hensible.
Donc on a demandé effectivement la suspension, le lissage de ces amendes et la France a obtenu gain de cause. Donc on maintiendra le cap et l'ambition mais mettons de la simplification, du pragmatisme et du bon sens pour soutenir nos industriels et nos entreprises précisément dans la voie de la décarbonation et de la compétitivité sur euh la scÚne internationale. Sur la question de l'immigration, je dois d'abord souligner que c'est grùce à la coopération européenne que nous avons vu une baisse des arrivées sur le continent européen, notamment par la route de la Méditerranée centrale en 2024 puisque ce qui nous avait expliqué qu'on pouvait avoir des solutions dans le repli nationaliste et dans le retrait des textes européens ont fait le choix et c'est le cas par exemple des Italiens au contraire de la coopération européenne du renforcement de nos instruments européens Frontex, la solidarité européenne qui a pu mener à une baisse des des traversés.
C'est pour ça que nous avons demandĂ© le renforcement aussi de de ces instruments. Donc la mise en Ćuvre accĂ©lĂ©rĂ©e du pacte immigration que nous portons notamment avec le ministre intĂ©rieur Bruno Rotaillot auprĂšs des institutions europĂ©ennes. La rĂ©vision de la directive retour et pour rĂ©pondre Ă votre question aussi le renforcement de nos outils externes dans la politique migratoire.
Je pense notamment Ă la question du levier visa rĂ©admission parce que on avait pu constater quand on a fait ces derniĂšres annĂ©es en France des politique de pression sur les visas avec les pays d'Afrique du Nord qui avait des voies de contournement parce qu'en rĂ©alitĂ© vous pouvez rentrer en Europe en obtenant des visas d'autres pays europĂ©ens. Donc nous avons tout intĂ©rĂȘt et c'est effectivement ce que l'on demande au niveau europĂ©en Ă renforcer nos europĂ©ens pour pouvoir avoir des euh des euh logiques de sanction de pression sur les visas face aux pays qui ne reprennent pas leurs ressortissons qui sont expulsĂ©s de l'Union europĂ©enne. De la mĂȘme façon, euh soyons capable de mettre en place des logiques de conditionnalitĂ© de de l'aide au dĂ©veloppement ou des accords commerciaux.
Ce sont les positions que porte la France qui font, je crois, l'objet d'un soutien assez large au niveau de des institutions européennes. ça fait partie des prochains chantiers, pardon, sur lequels nous devrons avancer avec les Européens pour effectivement pouvoir avoir une politique concerté, commune de lutte contre l'immigration illégale, de maßtrise de nos frontiÚres et d'assumer des rapports de force face au pays, vous avez mentionné l'Algérie par exemple, qui ne respectent pas leurs engagements pour reprendre leur ressortissant, expulser notre pays. Merci.
La parole maintenant à monsieur Alexandre Varot, également du groupe patriote pour l'Europe et toujours du Parlement européen. Oui, monsieur le président, monsieur le ministre, merci. J'ai bien compris les différentes pistes pour financer l'industrie de défense, qu'il s'agisse de compartiments dédiés dans l'assurance vie en unité de compte ou de la création de produits d'éparne spécifique.
Sont des trĂšs bonnes choses qui font consensus, je pense et qui vont permettre Ă ces industries de produire plus et plus vite. Ăa c'est trĂšs bien, mais il n'y a pas un industriel qui produit plus et plus vite s'il n'a pas un acheteur en face. Donc on va arriver Ă la deuxĂšme au deuxĂšme Ă©tage de la fusĂ©e qui lui est un Ă©tage de pure finance publique parce que lĂ jusque-lĂ on a parler macro voire microĂ©conomie et en terme de finances publiqu trois mĂ©thodes.
Soit on va prendre dans la poche de l'éducation nationale celle de la justice celle du ministÚre de la santé je pense que c'est pas votre projet soit on augmente les impÎts. Je pense que ça n'est pas votre projet. Soit on fait un nouvel emprunt et vous l'avez évoqué euh et éventuellement on lui donne le jeu nom d'emprunt européen, mais c'est toujours les Français qui vont payer le remboursement de l'emprunt qui s'appelle européen ou pas.
D'autres donc, sauf à maquiller les comptes, ce qui n'est certainement pas votre projet, on va se retrouver avec une dette qui augmente ce qui est assez fascinant puisque il y a 3 semaines et depuis de longs mois, tout le monde se demandait comment faire diminuer la dette. Donc c'est ma premiÚre question. La deuxiÚme trÚs rapide, mais comme je suis un invité, le président va me laisser 12 secondes de plus.
Euh, vous parlez de la directive retour, vous savez certainement que ça va devenir, c'est le projet de la commission, un rĂšglement retour. Ce qui veut dire que tous mes collĂšgues de l'AssemblĂ©e nationale vont ĂȘtre privĂ©s de la possibilitĂ© d'adaptation puisque autant la directive on peut l'adapter en droit national, autant le rĂšglement va ĂȘtre d'application directe. Donc, vous avez intĂ©rĂȘt, monsieur le ministre, Ă surveiller de trĂšs prĂšs ce qui va se passer.
Vous croyez que nous le faisons avec beaucoup d'attention. Merci. Ăait le coup d'attendre 10 secondes de plus.
Non, merci monsieur le dĂ©putĂ© Varot. Euh euh vous avez raison effectivement sur le rĂšglement retour, ce qui permettra quand mĂȘme aussi d'aller plus vite euh de la part des institutions europĂ©ennes. C'est aussi ce qu'on demande et euh et on veille effectivement dans euh nos Ă©changes aussi bien avec la prĂ©sidente de la commission que qu' le commissaire Bruner sur ces sujets Ă ce que euh ce rĂšglement soit le plus ferme possible et nous permettent euh de faciliter de rendre plus rapide les expulsions.
Jeais tout de mĂȘme dire que vous avez parlĂ© de la possibilitĂ© d'adapter les directives. GĂ©nĂ©ralement, ça va plutĂŽt contre notre intĂ©rĂȘt. L'une des grandes demandes de nos concitoyens, aussi bien nos entreprises, de nos agriculteurs, c'est de lutter contre ce qu'on appelle les surtranspositions qui ont tendance Ă crĂ©er des des inĂ©galitĂ©s, des logiques de concurrence des loyales oĂč on a tendance Ă se tirer des balles dans le pied.
Donc de toute façon, normalement la directive, on aurait dĂ» l'appliquer peu prĂšs tel qu'elle. Mais dans tous les cas, euh nous travaillons vraiment avec nos partenaires europĂ©ens. Est-ce que ce rĂšglement retour permet de rĂ©pondre Ă aux intĂ©rĂȘts que nous avons exprimĂ©s ? euh sur la question de la dette.
Alors dĂ©jĂ , si vous me permettez, je perçois quand mĂȘme une lĂ©gĂšre confusion dans votre question entre la dette nationale et la possibilitĂ© d'emprunter et de mettre en commun des ressources au niveau europĂ©en. Mais aprĂšs c'est intĂ©ressant mais ah ben non puisqu'on parlait par exemple de la possibilitĂ© de mettre en place des ressources propres au niveau europĂ©en et ressources propres mais non mais ressources propres ça peut ĂȘtre par exemple la possibilitĂ© de mettre des des taxes sur les grandes organisations, les grandes entreprises numĂ©riques Ă©trangĂšres. Bon, ça fait ça fait ça fait partie ça fait partie effectivement des dĂ©bats qui auront lieu dans le dans le cadre dans le cadre du dĂ©bat dans le casadre du dĂ©bat sur les ressources propres.
AprĂšs tout de mĂȘme juste un petit point parce que c'est pas mon rĂŽle de devoir commencer Ă dĂ©tailler les rĂ©formes ou les propositions qui peuvent ĂȘtre formulĂ©es par le gouvernement. Vous avez mentionnĂ© le livret d'Ă©pargne qui avait une proposition du ministre d'armĂ©e et du ministre de l'Ă©conomie. Si vous me permettez juste quand mĂȘme de reprendre votre Ă©noncĂ© que je partage pas complĂštement, vous avez dit on peut soit rĂ©duire les dĂ©penses, soit augmenter les impĂŽts, soit crĂ©er de la dette.
Vous savez, il y a un autre Ă©lĂ©ment qu'on oublie quand mĂȘme souvent notre dĂ©bat national, c'est la croissance. c'est crĂ©er des richesses. C'est aussi ce qui permet de susciter des recettes fiscales euh en rĂ©formant, en travaillant plus, en regardant aussi ce que font nos voisins par exemple pour pouvoir susciter de de la croissance et des recettes fiscales.
Merci beaucoup pour une derniĂšre question, monsieur Guillaume Bigot et madame le gripe, je crois. Non, non, c'est bon. D'accord, monsieur Bigot.
Alors, non, non, mais monsieur Bigot alors Constance. Bon, monsieur le ministre, sans vous surprendre, j'ai pas comptĂ© totalement convaincu par votre rĂ©ponse. Vous avez dit que sur le plan sur le plan technologique, sur le plan juridique, le fait que ces emprunts europĂ©ens permettraient notamment d'acheter du matĂ©riel amĂ©ricain puisque 35 % le non europĂ©en, ça va ĂȘtre notamment des du matĂ©riel amĂ©ricain.
Euh, vous avez dit par exemple les missiles Ă longue portĂ©e. Bah oui, mais les AmĂ©ricains Ă©taient d'accord. Donc lĂ , il y a quand mĂȘme avec le mĂ©canisme ITAR, on le connaĂźt, vous le connaissez par cĆur, il y a un verrouillage technologique, il y a un verrouillage juridique.
Donc vous m'avez pas vraiment convaincu. Par ailleurs, j'ai eu votre excellent collÚgue monsieur le cornuru. On l'a eu certain nombre de collÚgues ici euh en commission mixte et il nous a assuré que dans la négociation, la France serait vend debout pour défendre le 100 % acheté européen.
Nous ne sommes pas du 100 % acheté européen, je tiens à le souligner au stabilo si nécessaire, mais il y a du 65 %. Voilà . Donc avec euh l'argent des Français, avec un un emprunt en commun notamment, on va donc passer d'un financement d'une BITD française, 100 % d'achat française à une BITD européenne que nous allons financer, y compris en refinançant en partie le réarmement pays comme l'Allemagne avec une 35 % de non européens.
Je voulais qu'on soit clair là -dessus et c'est bien ce que la France a entériné. Je je vous passe l'affaire des principes sur la défense n'est pas dans le champ de la commission et se fait en violation des traités. Mais bon, passons passons là -dessus.
Non non, mais encore une fois, dĂ©jĂ il s'agit pas pour la France de changer ses acquisitions. Donc lĂ , c'est il y a Ă la fois les dĂ©penses qui vont ĂȘtre faites par les Ătats-membres, mais on va on va pas financer les acquisitions de matĂ©riel amĂ©ricain par d'autres Ătats-membres. Et et je vous je vous parlais justement d'Ă©missue portĂ©e parce que lĂ certains de nos partenaires ont fait l'objet de restriction de restriction d'usage de la part des AmĂ©ricains et c'est bien ce qui a menĂ© certains de nos partenaires qui jusqu'alors Ă©taient peut-ĂȘtre moins alertĂ©s sur ces problĂšmes de restriction ITAR par exemple dont on parle souvent nous dans notre dĂ©bat stratĂ©gique national qui ont pu effectivement voir les limites de l'achat d' de l'acquisition de matĂ©riel militaire amĂ©ricain et c'est pour ça que nous dĂ©fendons la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne Nous dĂ©fendons notamment la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne pour l'usage, pour le savoir-faire technologique, pour l'autoritĂ© de de conception.
C'est ça vraiment qui sera qui sera au cĆur du dĂ©bat et des nĂ©gociations sur ces textes. Bien, merci. Merci beaucoup monsieur le ministre pour le temps que vous avez accordĂ© pour la franchise des Ă©changes et pour la qualitĂ© de ceci Ă©galement pour la phase d'anticipation par rapport Ă la rĂ©union de demain.
Nous vous en sommes gré nous aurons l'occasion de vérifier à l'issue des débats si votre anticipation aurait été aurait été de bonne loi ou pas. Euh il nous reste merci beaucoup. Il nous reste deux points à l'ordre du jour.
AprÚs nous ayons libéré le ministre s'il souhaite nous quitter ou s'il souhaite. Bon bon c'est pas trÚs grave. Alors voilà les deux points à l'ordre du jour.
Le premier c'est je vous propose en premier lieu de de nommer Daniel Labaronne corrapporteur d'information sur l'Union des marchĂ©s de capitaux en remplacement de notre collĂšge Charles Well qui prĂ©side la commission d'enquĂȘte sur les freins Ă la rĂ©industrialisation et qui de ce fait doit donc renoncer Ă ce rapport. Est-ce qu'il y a des oppositions par rapport Ă cette modification ? Je n'en vois pas, je vous remercie.
Par ailleurs, ma collĂšgue Estelle Youssoufa qui Ă©tait chargĂ©e par notre commission d'un rapport d'information sur l'aide europĂ©enne au dĂ©veloppement des rĂ©gions ultrapĂ©riphĂ©rique souhaiterait pouvoir requalifier son rapport en rapport pour observation sur le projet de loi de programmation pour Mayotte qui devrait ĂȘtre bientĂŽt examinĂ© par notre assemblĂ©e. Ce projet de loi incluant une mesure sur une potentielle zone franche Ă Mayotte, notre collĂšgue voudrait Ă cette occasion Ă©tudier la politique fiscale en matiĂšre de zone franche de l'Union europĂ©enne dans les rĂ©gions ultra pĂ©riphĂ©riques. C'est trĂšs technique mais c'est important.
Est-ce que quelqu'un y voit une opposition ? Constance madame le grip pardon. Non non, aucune opposition bien évidemment, monsieur le président, mais juste pour comprendre donc on transformerait le rapport d'information en un rapport d'information portant observation sur un projet de loi.
Oui. Oui, je pense que c'est bien sûr le spécialiste. Oui, c'est ça.
Sur le projet ou oui ou c'est ça en fait l'idée c'est qu'il peut le plus le moins. Oui. C'est ce que j'ai compris sur le le projet de loi présenté par l'exécutif.
C'est ça. Oui. Oui, c'est ça.
Oui, tout Ă fait. Oui, oui, absolum pour comprendre. C'est pas J'ai pas Je vous je vous je suis d'accord que voulez-vous que je vous relise parce qu'il faut pas commettre d'erreurs, hein.
On on y va hein. Je je vous le refais mais je lis vraiment le texte pour éviter toute ambiguïté hein. Euh donc voilà pour projet ce projet de loi incluant une mesure ou non mais est-ce que Non non il faut lire quel était pardon je vous le refais quel était l'objet du rapport et en quoi ça devient un objet différent.
Donc le rapport c'était rapport d'information sur l'aide européenne au développement des régions ultrapériphériques et ça devient donc ces projets inclure une mesure bah ça devient un rapport pour observation sur la politique fiscale en matiÚre de zone franches Union européenne dans les régions ultrapériphériques. On le transforme en rapport d'information portant observation sur un projet de loi présenté par le gouvernement. Voilà .
VoilĂ . Donc est-ce que la commission fait le temp ? Est-ce que Mais non, mais est-ce que j'ai cru ce n'est pas exclusivement sur Mayotte ?
Non, tout à fait, tout à fait. Mais de fait de fait ça permet d'inclure la réflexion sur la partie euh maorise. Euh monsieur Petit sinon si Oui, exactement.
Pardon. patience à longueur de temps. Voilà , c'est ce que je comprends, c'est que les observations qu'elle voulait faire avant seront toujours là puisque ça sera la politique européenne, mais c'est étendu de façon à ce qu'on à ce qu'on soit pas surpris quand elle nous dit quand quand ça s'appliquera au projet de loi français en en l'occurrence.
Mais je pense qu'elle elle ne déchire pas ses brouillons pour faire autre chose. Tout à fait. Je crois que ça c'est bien ça ça étant le périmÚtre d'étude façon à préciser qu'on soit pas surpris puisqueil y a eu cet événement nouveau.
Voilà . Bon aprÚs, je pense pas que ça nous pose de problÚme aux uns aux autres. Voilà .
TrÚs bien. Ben écoutez, merci pour cet accord. Voilà , il me reste à vous souhaiter une une excellente soirée si tentez que vous ayez une soirée.
VoilĂ .
Benjamin Haddad