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interviewLCI (sur YouTube)· 30 novembre 2023 21 min

"Il y a plusieurs France. Nous avons besoin de recoudre ce pays" : Gérard Larcher

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] [Musique] 8h30 sur LCI l'invité ce matin c'est Gérard Larcher bonjour bonjour président du Sénat sénateur des Yvelines les républicains on va d'abord commencer avec cette décision de la Cour de Justice de la République elle a décidé de relaxer hier Éric dupomoretti le conflit d'intérêt était établi mais pas intentionnel d'après la décision je veux tourner la page à D garde Dessau est-ce que pour vous désormais on oublie tout et on avance avec lui moi je prends acte de la décision de la Cour de Justice de la République et la Cour de Justice de la République a pris une décision pas d'intention et donc les choses sont claires ça veut dire que c'est aujourd'hui un ministre qui est en pleine possession de ses moyens en pleine capacité qui pour agir sans entraver il doit agir comme ministre de la justice il y a beaucoup de sujet devant lui vous avez entendu dès hier soir les voix qui une nouvelle fois ont demandé la suppression de ces cours de de justice de la République avec l'idée que la décision pourrait être politisée la France insoumise notamment qui dit il est temps de supprimer cette juridiction d'entre soi systématiquement partiale faut-il supprimer la CGR j'avais pas compris la France insoumise et état politique maintenant non mais elle considère que la justicetiser je considè que aujourd'hui la Cour de Justice de la République est une institution qui fonctionne même s'il y a de parlementoustion nous nous étions posés des questions mais je crois que nous avions un glissement de la responsabilité politique vers la responsabilité pénale et nous devons assumer la responsabilité politique et je le dis comme président d'une des deux Chambres du Parlement qui a la fonction de contrôle sans doute devons-nous encore plus contrôler la responsabilité politique et ça c'est le rôle du politique et puis la décision politique c'est une décision complexe pour un ministre et avoir des juges euh dans une cour de justice de la République qui connaissent comment on contextualise une décision politique et bien je crois que c'est utile et d'ailleurs un certain nombre de pays ont un système comparable au nôtre ils l'utilisent en général moins parce que ce sont des régimes beaucoup plus parlementaire où le contrôle politique est beaucoup plus développé que chez nous c'est le point à méditer le rôle du contrôle politique donc si je vous comprenden on garde la CGR en l'état avec des jeux judiciaires et des parlementaires et vous souhaitez qu'on renforce le contrôle du Parlement sur l'action au quotidien je souhaite aussi qu'on regarde comment la commission d'instruction fonctionne je crois que seraité de la Cour de Justice de la République parce que nous voyons le risque de la multiplication c'est le déplacement de la responsabilité politique vers la responsabilité péndale mais ça n'a pas un caractère essentiel mais puisque nous réfléchissons à l'évolution des institutions c'est un point qu'il faut sans doute envisageris entendre également sur les propos politiques pour le coup du garde des saau c'était cette semaine avant la la décision de la CGR à l'Assemblée il avait appelé le rassemblement national je le cite a chassé de ses rang les Identitaires les nazons racistes et antisémites est-ce que c'est un combat une méthode un vocabulaire que vous partagez pour combattre le RN là aussi faut contextualiser Gard des saut répondz sur une question sur qui interrogait sur la barbarie dans le pays la drame crpol en sauvagement qui est un terme utilisé ou la décivilisation je reprends les mots mêmees du président de la République et je dois dire que maintenant nous savons que c'est une attaque en bande organisée que c'est un meurtre et que ce meurtre quelque part il nous renvoie à une société violente hier au Sénat nous débattions le cas de grand continent sur l'embrasement de la France et bien il y a une forme d'embrasement et de violence de la France et il faut pas non plus com prenne le prétexte d'une ultra droite qui doit être totalement condamné totalement j'allais dire disparaître en quelques sorte d'où je je soutiendrai la la position du ministre de l'intérieur mais ça doit pas être un écran de fumée face à une réalité de violence je crois que le maire de roman surriver l'a très bien dit il y a dans ce quartier de la monnaie comme dans d'autres quartiers du pays souvenez-vous 4000 points de trafic de narcotrafic des individus violents qui refusent toute règle de vie en commun et cela il faut que la justice passe aussi alors vous venez d'évoquer plusieurs points très importants on va les reprendre un par un d'abord sur le cas particulier de l'ultra droite et la manière d'en parler après les défilés le défilé à Roman suriser le weekend dernier d'autres qui se sont multiplié il y a eu des condamnations très fermes venu toute la classe politique même Jordan Bardella du rassemblement national dans sa première réaction ericotti dimanche soir refuse de condamner ce défilet d'ultradroite c'est le président de votre parti les ont perdu leur boussole non moi j'ai pas perdu la mienne en tous les cas je ne pense pas queti perdu la sienne l'ultrroite a condamné totalement et je dis quelle était ma position par rapport à l'interdiction éventuelle de ce genre de mouvement mais on peut pas avoir de poids de mesure c'est-à-dire c'est-à-dire qu'il faut aussi condamner euh ce qui a été cette attaque en bande organisée euh condamner aussi ce qui s'est passé dans les émeutes euh au mois de juin dernier je crois que c'est la réponse qu'il faut apporter au pays qui vous savez aujourd'hui a deux grandes préoccupations la sécurité et le pouvoir d'achat mais ça nécessite la clarté aussi Gérard Larcher il luut fallu dans ce cas-là qu'Éric soti condamne clairement en tous les cas moi je condamne clairement l'ultra droite les violences et C attaque en bande organisée je n'ai pas trouvé que c'était un fait d'iver c'est un meurtre une fois que l'on dit ça Gérard Larcher comment on répond si on s'arrête encore un instant sur l'ultradroite avant de venir sur le reste de l'état du pays vous le rappeliez le ministre de l'Intérieur a ordonné la dissolution de plusieurs groupuscules il a envoyé un télégramme au préfet pour demander notamment l'interdiction de rassemblement il y en a un qui va être interdit justement vendredi à Paris l'ultra droite est-elle réellement à vos yeux une menace pour le pays ou est-ce qu'on est là sur un épiphénomène desos de Mar itealyse j qu'il y a autour de 3000 3000 individus qui se retrouvent dans l'ultra droite c'est pour ça que parfois quand je vois la une d'un très grand journal qui paraît l'après-midi uniquement consacré à l'ultra droite je me dis que parfois il faut aussi mesurer les choses ça ne ça ne change en rien de mon jugement sur l'ultraadroite alors si l' on vient cette fois à l'état du pays vousmême vous avez rappeler les termes qui sont employés par l'exécutif en sauvagement des civilisations euh quel mot vous vous retenez quel est le degré de gravité de la situation dans laquelle le pays se trouve aujourd'hui à vos yeux je pense que le pays a perdu un certain nombre de de repères et que quelque part il y a plusieurs Frances et que ces plusieurs Frances elles ne sont pas composé les quartiers dans les villes elle est aussi une France urbaine et rurale qui a du mal à se comprendre en en fait nous avons besoin de recoure ce pays nous avons besoin de lui retrouver une boussole de rétablir la confiance et je vais vous dire je pense que c'est dans la proximité avec les citoyens d'où ce qui n'est pas ma lubie ou mon obsession la nécessité de retrouver de la proximité ça s'appelle la subsidiarité ça s'appelle redonner aux élus locaux cette part de confiance et cette part de responsabilité qui est indispensable je suis je suis certain que ça n'est pas la verticalité qui permettra de recoure ce pays donc c'est pas au gouvernement de le faire c'est aux élus locaux qui l'incom de REC c'est au gouvernement d'abord de faire confiance aux élus locaux c'est au gouvernement d'engager ce vaste mouvement de décentralisation que nous appelons nos vœux il y a urgence à agir sur ce point et parfois et j'ai le sentiment de la part de l'exécutif et du président de la République que sur ce sujet il y aurait urgence à attendre et pourtant euh le chef de l'État a parlé décentralisation il a parlé institution il dit qu'il veut une décentralisation réelle moi j'attends les actes h septembre 2022 il dit au président des maires de France des départements et des régions je vais faire une grande loi de décentralisation le Sénat travaille parce que c'est son rôle constitutionnel article 24 de la Constitution produit un rapport l'envoie au président de la République le 6 juillet dernier aujourd'hui encore aucune décision on relance à nouveau un processus qu'on confie à quelqu'un qu'on aime bien Eric vert puis ce weekend on confie un autre processus à Madame Vautrin et au maire de Charleville maisère il faut décider et je vais vous dire c'était ma conclusion à samedi il faut aujourd'hui engager ça fait 14 mois que le Président de la République s'est engagé et bien maintenant il faut agir c'est l'appel de Gérard Larché ce matin nous verrons s'il sera entendu c'est un nouvel appel nouvel appel après une nouvelle promesse de décentralisation du chefs de l'État parlons immigration Gérard Larcher votre chambre le Sénat a voté un texte il est désormais débattu à la Assemblée nationale en commission cette semaine il se trouve qu'hier les députés ont rejeté la transformation que le Sénat avait voté de l'aide médicale d'État en aide médical d'urgence d'ailleurs pour des motifs de santé collective dit la majorité présidentielle est-ce que ça rend le texte inacceptable pour voir l'état d'abord le Sénat l'a voté largement après un large débat je rappelle 210 voix pour nous sommes 348 sénateurs et 105 voix contre pour un texte modif pour un texte renforcé parce que il faut réguler nos flux migratoires y compris et peut-être d'abord pour réussir l'intégration et ça nous renvoie aux émeutes à une certaine tension dans le pays on ne réussira l'intégration que si nous régulons nos flux migratoir parce que vous pensez que les émeutes ont un lien avec un trop d'immigration on va pas se raconter d'histoire les émeutes sont très liés à un échec de l'intégration nous verrons nous verrons le résultat de la Commission euh d'enquête que le Sénat a enclenché sur les émeutes nous allons prendre le temps mais les premières auditions démontrre quand même que l'échec de l'intégration est une réalité vous savez quand dans des quartiers qu'on appelle en Rep h donc en éducation prioritaire près de 60 % enfin 52 % des enseignants disent qu'il s'autocensurent et que 40 % d'entre eux disent subir des violences verbales ou physiques à la fois des parents et parfois des jeunes vous vous dites qu'il y a un sujet d'intégration avec la réalité est-ce que nous formons encore une seule nation et mon ISS quand est-ce que la Commission rress ses travaux je pense que il lui faut encore 4 mois pour conduire ses travaux mais ça appartient au président de la commission je reviens juste sur la question de la Me Eric cotti après cette transformation ce retour en arrière à l'Assemblée dit ça redevient rab qui continuera d'inciter à l'immigration de masse est-ce que c'est vous appelez ce matin les députés LR à ne pas voter le texte et ça reste en l' d'abord la M la Muu on a caricaturé le vote du Sénat en fait nous faisons la même chose que l'Allemagne aujourd'hui naturellement tout ce qui est urgent tout ce qui est grossesse et suite tout ce qui est prophylaxie tout ce qui est prévention voilà pourquoi l'argument de santé publique ne tient pas l'argument de santé publique en fait le vrai sujet c'est que la majorité présidentielle est divisé sur ce texte et donc nous verrons les débats en séance parce que en tant que parlementaire j'attends les débats en séance nous verrons comment les choses se déroulent mais nous avons la nécessité absolue d'une politique migratoire j'étais la semaine passée en Allemagne c'est avec le sujet financier le grand sujet d'un gouvernement de coalition dirigé par le SPD comment réguler les flux migratoires sinon la crainte en Allemagne c'est la montée de lafd et regardez ce qui s'est passé au Pays-Bas il faut traiter ce sujet sans oublier nos valeurs sans oublier notre humanisme mais il faut traiter ce sujet en vérité vous le dites aussi pour le gouvernement et pour la majorité présidentielle si nous ne faisons pas si nousons pas c'est une responsabilité collective que nous avons nous qui nous trouvons dans les valeurs de la démocratie vous disiez à l'instant que vous êtes attaché aussi au débat en séance publique au Parlement donc à l'Assemblée maintenant est-ce que ça veut dire que le texte qui est sorti du Sénat est encore négociable parce que le plus probable c'est qu'il y ait ce qu'on appelle une commission mixte paritaire faudra mettre d'accord les deux versions c'est pas le plus probable c'est même certain voilà qui aura une commission mixte paritaire bah il appartiendra aux membres de la commission mixte paritaire de savoir si le texte renforcé euh le texte qui est le texte du Sénat euh ils ont le sentiment qu'il est préservé moi je pense que nous devons être exigeants sur un sujet qui est une responsabilité majeure mais votre texte n'est à prendre ou à laisser vous êtes près de nouvelles concessions écoutez par nature je crois au débat le débat il permet des convergence mais il y a des sujets sur lequels on ne pourra pas transiger une fois ce texte adopté dans l'hypothèse où il est adopté une fois les textes budgétaires terminés vous êtes concerné au premier chef parce qu'en ce moment on parle budget au Sénat quelles doivent-être les réformes pour 2024 il y a en ce moment des interrogations sur le cap pour la suite du quinquena le chef de l'État a répondu en début de semaine en disant je suis à labas depuis un peu plus de 6 ans et on tient le cap mais ce cap est-il clair pour vous d'abord je reviens un instant le texte il peut être adopté en utilisant le 493 si le gouvernement veut forcer la main ou si le gouvernement veut un texte édulcoré il ferait une erreur de le faire je pense qu'il ferait une erreur de ne pas dialoguer fortement avec le Sénat et la majorité sénate ça ça veut dire adopter votre texte plus il y a une vraie pas exigence mais un vrai besoin pour le P c'est pas nous faire plaisir c'est que le pays a besoin d'une vraie politique migratoire y compris pour réussir l'intégration on va au bout de votre logique dans ce cas Gérard Larché peut très bien passer par 493 si le pays en a tant besoin le 493 permettra qu'il y a un texte oui mais un texte il peut pas être un texte édulcoré de l'essentiel et il n'y a pas que l'aide médicale d'urgence il y a la politique des côas il y a la politique aussi de ce qui est l'accompagnement social tout ceci on ne peut pas être le mieux disant social pour en quelque sorte créer un appel d'air il y a aussi la question de des travailleurs et et de la régularisation le Sénat a souhaité que ce soit le préfet dans un droit non imposable c'est un point là non négociable mais là par exemple l'amendement déposé par Renaissance qui prévoit que le préfet puisse se prononcer et s'opposer dans certains cas est un amendement de compromis est-ce qu'il pourrait vous convenir non parétat il faudrait revenir à la à la formulation du Sénat bien sûr sinon vous appelez les députés LR à ne pas voter écoutez je je n'appelle pas les députés LR je les appelle à constater que le texte ne correspond pas à ce qu'ils attendent puisque j'ai vu que mardi les députés LR était s'était mis d'accord sur la ligne du Sénat et je pense que c'est une bonne décision de leur part on est décidément très très très très loin d'un accord encore avec le gouverment c'est le prop duicamérisme débattre mais aussi formuler l'essentiel vous êtes prêt à faire échouer la loi en fait c'est ce que je comprends c'est mieux vaut pas de loi qu'une mauvaise loi ah bah oui on l'a vu pardonnez-moi je voudrais pas j'ai hier salué en séance la mémoire de Gérard colon mais le texte de 2018 était un échec sur les autres textes j reviens Gérard Larcher parce que il va y avoir au-delà de l'immigration au-delà du budget aussi des enjeux économiques et sociaux si on prend déjà ce qui concerne le portefeuille des Français il y a toujours une incertitude sur la hausse du prix des boîtes de médicaments ce qu'on appelle les franchises certitude le prix du tabac lui va augmenter le prix des payages aussi près de 3 % l'année prochaine donc conf frère du Parisien évoque même 5 à 6 % pour l'année suivante 2025 est-ce que toutes ces hausses sont justifiées si elles servent le retour soit à des finances publiques plus saines soit à une économie plus florisscante selon les arguments que l'on prend est-ce que ça peut être acceptable vous savez l'inflation elle correspond aussi à certain nombre d'évolutions qui dépassent notre seul pays la question énergétique joue un rôle essentiel et la question du prix de l'énergie voilà pourquoi se mobiliser se battre pour avoir un accord sur les prix de l'énergie en Europe était aussi essentiel la deuxième des choses c'est que nous sommes un pays qui aujourd'hui on examine la loi de finance à 56 % de dépenses publiques dans lequel les prélèvements obligatoires nous sommes médaille d'or nous sommes plus près de 45 % que de 40 % et donc face à cela il nous faut retrouver une part de souveraineté qui s'appelle la maîtrise de nos déficit public est-ce que les Français mesurent bien que nous avons encore 150 milliards pour 2024 de déficit public vous craignez que demain l'agence Standard d'p dégrade la France j'espère qu'elle le fera pas mais nous sommes en risque permanent nous avons 3000 milliards de dettes rien que que le seul impôt sur le revenu va servira en 2027 uniquement à payer les intérêts de notre dette voilà la réalité voilà pourquoi nous nous battons pour que nous retrouvions un objectif d'équilibre financier voilà pourquoi nous nous sommes battus sur la programmation pluriannuelle des finances publiques pour que nous n'ayons que 3 % de déficit en 2025 c'est pas pour jouer les les les puritains c'est parce que c'est nécessaire pour retrouver notre souveraineté mais aussi derrière mieux maîtriser notre inflation pour retrouver le plein emploi pour le coup c'était l'objectif fixé par le chef de l'État on voit bien que le ministre de l'économie en particulier ces derniers jours s démené avec des idées posées sur la table par exemple l'idée d'aligner les règles d'assurance chômage des seniors sur celle de la population générale ça veut dire une indemnisation plus courte on a entendu également la réflexion du gouvernement sur la remise en cause des ruptures conventionnelles matinon a confirmé qu'il y avait une réflexion qui était engagée est-ce que ce sont des mesures qui de votre point de vue je rappelle que vous êtes aussi ancien ministre du Travail irait dans le bon sens pour le retour au plein emploi d'abord la réalité c'est que le chômage remonte en ce moment dans une conjoncture dans une conjoncture qui est mossade mais que l'objectif 5 5% est un objectif que nous devons tenir et nous mobiliser pour le tenir trois trois sujets d'abord il y a le texte sur le plein emploi que le Sénat d'ailleurs a voté et amendé la mise en place de France travail euh l'utilisation du RSA dans l'activation vers le retour à l'emploi parce qu'on parle d'emploi je voudrais dire puisqu'on a parlé du texte d'immigration que nous avons 430000 étrangers en situation régulière qui sont au chômage c'est d'abord deux dont il faut s'occuper donc quand vous entendez par exemple je rebondis là-dessus le ministre de l'Industrie qui était à votre place sur ce plateau en début de semaine et qui dit il faudra 100 à 200000 travailleurs immigrés de plus dans les 10 ans à venir vous dites non ben j'ai d'abord 3 430000 étrangers en situation régulière qui sont au chômage et d'abord la priorité c'est de s'occuper d'eux la deuxième des choses après cette loi travail c'est que il faut reconnaître que la rupture conventionnelle h la baréisation du plafond des indemnités ont quelque s rassuré pour l'embauche notamment les petites et moyennes entreprises il faut qu'on fasse attention avant d'y toucher à garder cette fluidité nécessaire vers l'emploi je crois que c'est une des leçons qu'il faut en tirer voilà pourquoi il faut être la main un peu tremblante quand on aborde ce sujet par contre sur la négociation entre l'assurance chômage des partenaires sociaux et j'allais dire l'emploi des seniors je rappelle que c'était un grand sujet du débat sur les retraites et notamment que le Sénat a mis en avant je comprends qu'on lit les deux négociations merci beaucoup Gérard Larcher d'avoir été l'invité de LCI ce matin