Audiovisuel public : l’heure des grandes manœuvres
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux points de cette réforme et en quoi est-elle novatrice ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi créer une holding plutôt que de fusionner les entités ?
- 20:00OuverteRéponse directe
La redevance a baissé d'1 euro, comment expliquer cette décision ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Pourquoi maintenir la redevance plutôt que de passer à des dotations budgétaires ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Les médias traditionnels sont-ils menacés par les plateformes numériques ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Les fondations peuvent-elles garantir l'indépendance des médias ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
7h 9h les matins de france culture guillaume erner une réforme de l'audiovisuel public avec la création de france médias qui serait une sorte de bbc à la française ça vous intéresse en tant qu'auditeur de l'audiovisuel public et plus particulièrement de france culture mais plus généralement cela intéresse tous les citoyens français puisque ça va rebattre en partie les cartes dans le secteur de l'audiovisuel parce que les mouvements au sein des médias sont extrêmement importants actuellement et que la démocratie sans médias et bien cela n'existe pas et c'est la raison pour laquelle nous avons invité deux personnes qui connaissent extrêmement bien cette question tout d'abord julia cagé professeur d'économie à sciences po et spécialiste de l'économie des médias bonjour et à côté de vous un homme qui a suivi toutes les négociations pour arriver donc à cette réforme et à cette création d'un france médias une bbc à la française enguerrand renault bonjour en faisant un rédacteur en chef médias et technologies aux filières ou alors il faut tout d'abord nous dire quels sont les principaux points de cette réforme en quoi celle ci a véritablement un caractère novateur selon vous dans l'audiovisuel public alors là le principal point vous l'avez dit c'est la création d'une holding france médias qui regroupe france télévisions radio france lina france médias monde et pas arte france ni tv5monde qui eux sont régis par des conventions internationales on regroupe tout ça dans france mais diamant et effectivement on nomme un conseil d'administration dans lequel l'état sera minoritaire donc c'est un des garants de cette indépendance on nommera un président ou une présidente qui aura la main sur les finances la dotation c'est l'intégralité de ce qu'on donnait auparavant à france télévisions radio france sera mis dans un pot commun qui donnera les grands axes stratégiques il y en a beaucoup en parlent en numérique on parle de l'information enfin ya énormément de chantiers le podcast par exemple tous ces chantiers seront pilotées en eau et puis en bas dans ce qu'on appelle les les les filiales d'ici ici par six ans va bien il y aura des directeurs ou des directrices généraux qui eux mêmes seront nommés par un conseil d'administration voilà et qui auront plutôt une vision sur la ligne éditoriale voilà ils ce sont des éditeurs et et qui seront qui seront garants de la ligne éditoriale de radio france et de france télévisions une idée c'est quand même de faire travailler de plus en plus tous ces gens ensemble de faire du numérique partagé de faire ce qui existe déjà c'est à france info de de l'information partagée et donc de partager de plus en plus de moyens très bien mais alors dans ces conditions enguerrand renault pourquoi tout simplement ne pas fondre l'ensemble de ces sociétés en une seule société plutôt que de créer une strate supplémentaire puisque en fait l'idée de créer une holding ça veut dire que il va y avoir une entreprise de plus censés gouverner l'ensemble bas parce que ça fait peur fondant ça fait peur ça a été a été évoquée plusieurs fois et il ne voulait pas nous font voilà enfin mais ça fait peur le lait les les journalistes et les salariés de l'audiovisuel public ont peur de ça et puis à dia il ya toujours ce vieux fantasme alors on parle de la bbc à la française quand on veut dire que c'est plutôt positif et puis on parle de l'eau et rtf camus en 1974 quand on veut avant une vision négative mais au fond il ya une peur de perdre son identité parce que la bbc s'est fondu en revanche c'est à dire qu'il ya une seule société mais depuis le début depuis comme les armes et moi il se repose pas la question donc en fait les différents services sont des services qui appartiennent à la même société qu'ils fassent de l'image du son du podcast et cetera le fait de créer une holding avec un président ou présidente non exécutive exécutive il sait qu t-il éxécuté ah oui et là c'est très important parce qu'on alors donc ça ça veut dire que celui ci aura la possibilité de voir finalement en a on en a cru un moment que ça pouvait être une coquille vide voilà est en fait a priori non c'est à dire que le ou la présidente auront énormément de pouvoir effectivement et surtout pourront créer des entités commune par exemple ils peuvent créer une division informatique communiqué peuvent créer une régie comme unis peuvent créer une division numérique commune et à terme ils peuvent effectivement faire remonter tous les pouvoirs et tous les nouveaux projets en julia cagé il ya plusieurs points déjà en termes de fusions qu'on n'a pas tous voulu vous vous fusionnez il faut savoir que il ya quand même eu une expérience précédente de fusion qui est france médias monde là ils n'ont pas été très innovant sur le titre ils ont juste enlevé monde qui était la fusion de france 24 et de rfi en fait si on regarde la réalité de la structure ça a fait du tout fusionner sauf géographiquement simplement parce qu'on a quand même des métiers même si maintenant vous avez de la vidéo à la radio on a quand même des métiers qui sont fondamentalement des métiers différents et en plus si on y rajoute li na qui en plus des missions différentes amitié qui est différent ça semble assez étrange de fusionner tout ça là où je vois que c'est à dire on va avoir beaucoup de pouvoir et peut-être trop skis main ce qui m'interroge c'est sur la question de la répartition du budget parce que comment ça fonctionne jusqu'à présent jusqu'à présent on a des contrats d'orientation et de moyens entre les différentes structures entre france télévisions et l'état entre radio france ray et l'état qui sont des contrats d'orientation et de moyens on appelle ça dd com qui dure cinq ans pourquoi on a toujours fait du reste à cinq ans parce que l'idée c'était de découpler le financement de ces différentes structures du temps politique pour pas à chaque fois qu'on ait un nouveau gouvernement à nouveau président de la république une nouvelle majorité finalement ils puissent décider d'aller taper sur france télévisions sur radio france si jamais il n'est pas d'accord avec la ligne éditoriale en les punissant financièrement et ça il ya différentes manières vous savez de financer l'audiovisuel public un peu partout dans le monde et cette idée de s'engager sur le long terme c'est une des manières qui fonctionne le mieux pour avoir des médias indépendants on voit que depuis l'arrivée d'emmanuel macron au pouvoir il ya des pas mal de coups d'épée d'attac qui sont portés à ses com notamment il a remis en cause celui de france télévisions comme celui de radio france demandant des économies en plein milieu en plein milieu du comme quand on était sur des contrats qui devaient durer cinq ans puis en plein milieu et diane ont finalement france télé il faut économiser quasiment 200 millions d'euros et c'est là ça va être encore plus compliqué puisque en fait on va avoir une super structure qui va répartir l'argent entre eux des sous structure et finalement on se demande dans quelle mesure on va vraiment avoir une indépendance au niveau de la répartition du budget sachant qu'on dit pas de pas de poids sur la ligne éditoriale mais on sait très bien que les moyens qu'on donne une rédaction ont quand même un fort poids sur la réalité de son travail éditorial alors il ya deux questions doivent que vient d'évoquer julia cagé le premier point quand même enguerrand renault la question budgétaire au début on a dit que ce n'était pas une question importante est officiellement elle ne semble pas être si in essentiel que cela est d'ailleurs j'ai cru voir que la redevance avait baissé d'1 euro comme ça se fait un euro pouvez nous expliquer ça ah oui alors c'est s'est enfin c'est assez simple c'est à dire qu'effectivement en en l'été 2018 on l'ex ministre de la culture françoise nyssen avait décidé d'une trajectoire financière qui allait de 2010 9,1 2022 voilà et cette trajectoire nécessité de faire 190 millions d'économies pour l'ensemble de l'audiovisuel public une grosse partie pour france télévisions dont 30 millions en 35 millions pardon en 2010 voilà ça a été réalisé et on l'a vu dans la souffrance puisqu'il ya eu un plan de départs à france télévisions il ya une des négociations en cours ici à la maison de la radio donc c'est pas facile mais c'est en train d'être réalisé et alors ces économies donc 30 millions et puis on va arriver à pratiquement 200 millions ça veut dire que si on ne baissez pas la redevance il y avait paradoxalement beaucoup d'argent qui arrivait dans les caisses de l'état at elle trop d'argent voilà trop tard et à chaque fois qui a trop d'argent la tentation c'est de retirer cet argent supplémentaire du financement de l'audiovisuel public pour le mettre dans les caisses de l'état mais est-ce qu'il n'y aurait pas aussi une tentation c'est ce que j'ai pu lire ici ou là de gérald darmanin qui est je crois ministre budget est de peser sur franck riester qui est je crois ministre de la culture à ça vous croyez bien il sait au delà d'une tentation c'est on le sait et gérald darmanin l'avait dit lui veut supprimer la redevance alors supprimer la redevance c'est une nouvelle idée c'est remplacer parcours avec une belle idée non mais c'est une belle idée comme ça pour lui ces normes si on y met le label difficulté c'est la remplacer par quoi et la remplacer par quoi ça serait par des ce qu'on appelle des dotations budgétaires alors il ya une différence fondamentale la redevance et de l'argent ces quatre milliards d'euros qui est fléché ça ne sert qu'à financer l'audiovisuel public les dotations budgétaires ça change eux c'est à dire tous les ans au mois d'octobre un gouvernement peut décider de mettre de l'argent ou le retirer ou d'en mettre plus ou d'en mettre moi ya pas de pérennisation du financement or ce que les présidents et les présidentes de l'audiovisuel veulent y est ils et elles comprennent qu'il faut réduire un peu la voilure salaisons compris mais en revanche ceux qui demandent toujours c'est d'avoir un financement pérenne et ce que je lui dois disait une vision à 3 ans ou cinq ans j'ai dit à cacher je rebondis sur sur l'expression ils ont compris le choix annoncé isabelle job c'est intéressant encore la manière dont vous raconter ce qui s'est passé autour de autour de la redevance parce qu'en fait là il faut quand même noter que le niveau de la redevance en france en comparaison internationale on parlait la bbc tout à l'heure par rapport au royaume uni par rapport à l'allemagne est relativement faible donc c'est pas comme si on a vu une redevance qui pesé très lourd en france par rapport à ce qu'on peut constater ailleurs en europe donc on aurait aussi pu très bien avoir une stratégie qui consistait à dire avec une redevance qu'on n'avait pas augmenté mais qui ne diminuent pas on peut continuer à avoir davantage de moyens pour l'audiovisuel public pourquoi j'insiste sur ce point pas pour vous faire plaisir ce matin parce que je suis sur radio france tout simplement parce qu'on voit que les médias privés eux et y compris les radios et les chaînes de télévision privées sont plutôt dans des positions financières relativement difficile notamment du fait de l'effondrement des recettes publicitaires et d'une concurrence croissance d'un certain nombre de nouveaux acteurs et donc ont plutôt eu tendance à 2 voire est là pour le coup ils devaient parce qu'il n'avait pas le choix faire des économies y compris des économies en termes de rédaction en termes de journalistes en termes de moyens d'investigation en france on a la chance d'avoir un audiovisuel public qui fonctionne bien et auquel les français en moyenne font davantage confiance que dans les autres médias et du coup moi je pense qu'il est préférable un de maintenir la redevance et ça pour le coup toutes les études internationales montrent qu'à davantage d'indépendance dans les pays où il ya une redevance c'est à dire des recettes fléché que dans des pays où on renégocie le budget chaque année avec les autorités de tutelle à maintenir la redevance et 2 plutôt sur une trajectoire de dépenses qu'il soit au moins constante voire croissante mais qu'il fait pas de sens dans cet univers de médias privés en crise d'affaiblir un peu plus l'audiovisuel public alors le deuxième aspect que vous évoquiez julia cagé tout à l'heure c'est l'aspect indépendance lorsqu'on crée une holding ça veut dire aussi qu'on va avoir des modes de domination des dirigeants qui vont être différent ils seront plus nommés par le conseil supérieur de l'audiovisuel qui est bien entendu indépendant mais là il sera encore plus indépendant puisque là il y aura a priori aide et conseils d'établissements distincts et qui auront donc des possibilités de décision en la matière est ce que ça va changer quelque chose est ce que le fait finalement d'avoir d'une part des nominations distincte du pouvoir politique et d'autre part des décisions qui seront faites au niveau de la holding et plus haut niveau des ministères est ce que ça pourrait rendre ses médias plus indépendants changé en tout cas la donne en guerre en renault alors ça c'est un sujet central c'est vraiment le sujet sur lequel beaucoup de gouvernements auparavant on réfléchit et on a testé plusieurs solutions qu'est-ce qu'on va tester ma souvenez-vous nicolas sarkozy avait dit effectivement le mode de nomination des présents l'audiovisuel public est hypocrite on est financé par l'exécutif donc c'est l'exécutif qui doit nommer bon ça a été à la fois catastrophique parce que chaque fois qu'un président été nommés par l'exécutif il quand il rentrait dans la maison c'était c'était l'oeil de moscou où il était vu comme l'est de moscou donc ça ça n'a pas duré très longtemps ça durait que moi moins d'un quinquennat ça a été remplacé par l'idée qui avait été développé par françois hollande de faire de faire la nomination par le csa alors le csa certes ces sims est une bonne solution il y avait un souci qui était effectivement le csa c'est celle arbitres des médias et par exemple il avait une difficulté à se déjuger on l'a vu ici avec la sphère mathieu gallet c'est le csa avait nommé mathieu gallet et cdc sac et du dé m mathieu gallet sous la pression on se souvient de 2,2 de la faire c'est qu'il y avait un problème ouais c'était la distinction entre un organe de nomination un organe de contrôle d'actes mans c'était c'était assez compliqué également pourtant c'est une idée relativement séduisant il reste ce qui effectivement est partagé à peu près partout alors c'est un conseil d'administration alors il ya la bbc sur un brin bbc c'est un trust mais c'est une structure et une philosophie qui n'existe pas en france et donc on va passer par une solution française qu'on appelle un conseil d'administration une fois qu'on a dit ça eh bien on reporte le prennent sur la composition de ce conseil d'administration parce que si on dit que le conseil d'administration si l'état à la majorité des voix et bien ça revient à une nomination par l'état et donc il faut trouver un équilibre subtil entre d un conseil d'administration dans lequel effectivement il y aura douze membres dans lesquelles l'état n'aura directement que trois membres et puis indirectement parce qu'il ya quand même des nominations par le parlement il ya quand même des nominations qui veut dire que la majorité pour être majoritaire on va voir en l'état on va voir normalement sur le papier normalement sur le papier mais la presse est une composition c'est un cénacle de personnes donc les influences des personnes ne sais pas mais normalement sur le papier ça devrait garantir l'indépendance est-ce que ça va le faire franchement on n'en sait rien ça va dépendre de la composition quelque chose en terme de composition on joue un peu sur sur les mots en disant que quel état sera sera minoritaire parce qu'on aura des membres nommés par l'état plus des neuf membres nommés par le parlement qui cumulés ensemble seront majeures entre effectivement l'exécutif et donc ça aura a priori quand même davantage la couleur de la majorité qu'une couleur complètement neutre politiquement ensuite moi je pense qu'il faut innover et là ils ont ils ont quand même fait une réforme qui du point de vue de la gouvernance ninove vraiment pas suffisamment c'est vrai qu'on n'a pas la tradition du trust comme la bbc mais pourquoi ne pas pourquoi ne pas la portée en fait la manière dont ça fonctionne à la bbc elle pas mal de réforme aussi à la bbc ahmed dans ça fonctionne depuis 2007 et une procédure que je trouve très saine parce qu'elle est très ouverte et transparente vous allez avoir douze membres de ce trust qui en fait avec des positions ouvertes auxquelles des personnalités peuvent candidater donc en fait c'est presque un poste que vous ouvrez les gens envoient leurs cv il ya des auditions tout ça se fait de manière très transparente et beaucoup plus transparente de ce qui a pu se faire en france autour de la nomination des présidents de l'audiovisuel public par le csa parce que tout problème de cette nomination c'est qu'on n'avait pas le nom au départ des gens qui candidatait donc il y avait des décisions prises sur des dossiers sachant que le grand public ne connaissez ni le contenu des dossiers ni le nom des candidats ce qui pose quand même problème ensuite si on s'interroge sur l'objectivité du choix au royaume uni c'est transparent si une procédure ouverte à l'arrivée vous avez une décision qui est prise en gros par le ministère de la culture est un peu le ministère des sports des médias et c'est bon vous avez cette structure qui choisit parmi tous les dossiers qui lui sont soumis aux cours à la suite d'auditions qui sont ouvertes sur des projets qui sont défendues avec un certain nombre de règles très claires au final c'est la reine qui nomme parce que le mou finale au royaume uni elle revient toujours à la reine mais c'est quand même pas ça qu'il faut retenir et c'est vrai que je pense que ça aurait été préférable qu'on innove dans ce sens enfants ce qu'on fait pas des réforme de l'audiovisuel tous les deux jours et donc là on a connu un peu joufflu quinquennat quand même ah oui guérineau non métalliques trop oui voilà les défenseuses les réformes de le diffuser c'est à peu près tout lé quinquennat c'est à peu près sûr c'est vrai que julia cagé disait qu'il y avait des ce qu'on appelait les comme cd relie l'etrat contrat d'objectif et démolira d'objectifs et de moyens au machin qui est censé le machin et le machin une fois qu'il est signé le lendemain ou le surlendemain l'état s'assoit dessus donc il faut quand même si la vraie de manière assez régulière je mets régulièrement donc ça veut dire que ça veut dire que ça fait quand même des années où on essaye de de d'assoir quelque chose de j'allais dire pérenne et transparent et c'est piétiné à chaque fois donc c'est compliqué c'est véritablement compliquée depuis le télédiffuseur public c'est compliqué mais est ce que cette mesure avec ceux france média permettra un peu de clarifier les choses en guerre en renault on l'espère on l'espère mais ses fins et on le voit quelqu'un l'utilisation quels usages je dirais puisque les réformes précédentes n'ont pas fonctionné on va continuer et d'évoquer l'évolution des médias en démocratie avec une crise qui traverse tous les médias à la fois pour la question de la création avec l'apparition des plateformes mais aussi avec la crise que traverse la presse traditionnelle on l'a vu avec la crise au monde on le voit également avec un mouvement de concentration et de rachat dans un certain nombre de groupes de presse bref on va tenter de clarifier cela est de voir comment notre démocratie peut se doter de médias qui la servent les matins de france culture 7h 9h guillaume erner nos invités à savoir enguerrand renault rédacteur en chef médias et technologie au figaro et julia cagé professeur d'économie à sciences po paris spécialiste de l'économie des médias une réaction par rapport à ce que viens d'évoquer frédéric cei sur l'indépendance des médias et la possibilité pour certains partis politiques d'accorder ou non l'autorisation à des journaux à des organes de presse l'autorisation donc de les suivre julia cagé maman je trouve que là la réaction d'un certain nombre de rédactions le monde immédiatement après l annonce le figaro aussi je crois de dire que voilà si libération si le quotidien si l'opinion ne sont pas accrédités on ne couvrira pas l'événement et la bonne réaction et je pense que c'est la voie à suivre pour la suite sert qu'à un moment donné il faut que les médias et cette solidarité se met tous ensemble et 10 aux différents mouvements politiques de tous bords si vous ne crédite et pas l'ensemble des journalistes parce que ce n'est pas à vous de faire le tri c'est ça quand même une démocratie et bien alors personne ne viendra je sais que c'est une stratégie qui est risquée parce que du coup ça risque d'alimenter la la la la vision d'un certain complot d'une opposition des médias traditionnels un certain nombre de parties puis vous rappeliez tout à l'heure l'existence de silos liseron toujours des des chaînes pour communiquer un tout petit nombre de personnes mais je pense que si les médias s'y tiennent finalement les partis devront perdre cette mauvaise habitude qui sont en train d'acquérir et qui moi me fait me fait extrêmement extrêmement peur parce que ça alimente quand même non seulement un déni de démocratie mais surtout ça alimente la défiance croissante d'un certain nombre de citoyens envers les médias en désignant qui seraient les bons journalistes qui seraient les mauvais journalistes qui seraient les bons médias et qui seraient les médias qui ne serait pas acceptable ou déviants enguerrand renault mais ça pose la question du pluralisme et le pluralisme c'est au centre c'est la base de la démocratie est en fait dans cette question de plus à risque les les hommes politiques on confond tout quand on est dans l'audiovisuel c'est à dire ici ou et on doit être plurielle et on doit respecter tous les tous les tous les points de vue et donc les médias audiovisuels doivent être plurielle intrinsèquement dans la presse le pluralisme vient du fait qu'il ya une diversité des titres d'accord et c'est ça la base du pluralisme de la presse rock im presse qui va de l'extrême droite à l'extrême gauche ici on n'accepte pas ce pluralisme et bien si on choisit et bien on sape la démocratie en sap le pluralisme dans la presse on la presse un point de vue d'accords et c'est l'ensemble de ces points de vue qui fait le pluralisme et c'est ça qui est extrêmement important et c'est ça qu'il faut qu'ils comprennent justement puisqu'on parle de deux pluralisme d'indépendance des médias et que l'on n'évoquait france médias autrement dit cette réforme est ce que celle ci selon vous julia cagé enguerrand renault selon vous va t-elle en matière donc de liberté est à la fois d'indépendance des médias distendre le lien entre le pouvoir politique et les rédactions les différents médias vous faites l'amour julia cagé écoutez moi je pense que ça va pas changer grand chose sur les questions éditorial par rapport à aujourd'hui que si vous regardez l'audiovisuel public l'ensemble des groupes bénéficient quand même d'une grande indépendance notamment parce que quand il ya des volontés d'intervention du pouvoir politique les journalistes savent protesté savent se défendre elles le font plutôt très bien et j'applaudis des deux mains la question qui me préoccupe le plus c'est ce qu'on disait en première partie c'est vraiment celle des financements de la stabilité des financements en là ils ont pas encore remis en cause la redevance mais on voit quand même que ça pousse dans cette direction tout à l'heure en garant renault disait presque comme quelque chose de normal il ya un com et le pouvoir politique s'assoit dessus oui contrat d'objectifs et de moyens c'est à dire un financement sur le long terme ça ne devrait pas être choisir à chaque fois on devrait protester et dire non c'est une atteinte à ce financement de long terme qui garantie de l'indépendance de l'audiovisuel public et de ce point de vue là moi alors ça peut sembler une un aspect un peu technique de cette réforme est de ce point de vue là moi le fait que cette nouvelle holding et la main sur la répartition des moyens financiers entre les différents groupes c'est ce qui m'inquiète le plus et je pense que c'est ce qui pourrait venir affecter le plus alors je vais pas dire l'indépendance parce que encore une fois c'est pas ça qui va déterminer la ligne éditoriale des rédactions mais si ça vient on à faiblir certaine par rapport à d'autres quand même ça peut être une conséquence directe de cette réforme enguerrand rideau alors julia cagé a absolument raison puisque l'information un coup effectivement avoir des reporters c'est un coup avant des rédactions ce à un coût et donc effectivement une des manières si si l'état toutefois avait l'envi d'influer ça serait pas d'influer directement en téléphonant directeur de la rédaction ça ne se fait pas je ne sais pas vous mais ça ne se fait pas il le fait en revanche en revanche couper les moyens c'est à dire - d'investigation c'est à dire moins de rédaction eh bien ça affaiblit et julien avait fait un très bel ouvrage sur le fait que une fois qu'on a affaibli et bien on est on ne reprend que l'information qui circule et vous disiez je crois ce chiffre n'a eu beaucoup marqué que 74% de de l'information qui circule c'est du copier coller donc si on fait du copier coller ya même plus besoin d'appeler les rédactions parce que y'a rien c'est vide non effectivement ce type d'intervention ne se fait pas en tout cas nous on en a jamais eu connaissance donc on fait notre métier comme on le veut notre crainte c'est évidemment d'être marginalisés avec des financements qui viendraient à manquer dans un paysage de la presse parce que il faut parler de cela aussi est avec un métier qui se paupérise très largement avec finalement des médias qui ne sont plus indépendants je veux dire au sens strict du terme c'est à dire qu'ils sont tous entre les mains de ligue arc il ya quelques médias qui sont indépendants le canard enchaîné et charlie hebdo la croix même si la croix une structure particulière l'humanité bref voilà le paysage et vous disiez tout à l'heure enguerrand renom que l'information se paye c'est une évidence tout le monde cela dit n'est pas prêt à la payer je crois google rossinien peu à le faire là c est un scandale alors justement il faut expliquer ce que ça veut dire mais c'est compliqué ça concrètement il y a eu en europe au parlement européen le vote d'une loi sur les droits d'auteur et les droits voisins les droits voisins c'est effectivement la possibilité de faire payer l'utilisation de la presse par google google fait remonter sur son moteur de recherche des petits résumés ce qu'on appelle des snippets mais des petits résumés des snippet des slips et en mer dans les hameaux troisième succès heureux d'apprendre donc et donc la la la la presse française a beaucoup plus vrai pour que en europe on reconnaisse le droit de payer cette petite information et google et 7,7 cette loi a été transposée très rapidement dans le droit français elle doit s'appliquer le 24 octobre et google vient de 10 hier et bien très bien très bien je vais me conformer à la loi française heureusement hein heureusement jeudi et donc c'est assez simple je vais donner le choix aux éditeurs soient effectivement il veut continuer à ce qu'on y fait des semaines et non pardon il a dit je vais arrêter des petits résumés d'accord et donc soit les éditeurs me cède les droits voisins et là ils auront le droit de mettre des petits résumés eux mêmes soit ils me cède pas les droits voisins et je ne les paierai pas et je ferai des tout petits fils tu ce qui fait que dans le référencement les les news vont baisser dans le dans le moteur de recherche c'est le choix entre la mort lente et la mort rapide voilà c'est absolument scandaleux alors ce qu'on espère tous c'est que c'est un début de négociation c'est une position de négociation et qu'on va aller beaucoup plus loin et qu'on va finalement réussir à être payés par google jeudi à quelque chose dont je suis pas aussi optimiste que vous parce qu'il ya un passif dans l'histoire et qui a eu déjà deux bras de fer dans le passé entre google et des médias européens d'une part en allemagne et d'autre part en espagne en 2007 et ce qui s'est passé en espagne en 2007 c'est que malheureusement les médias fassent à leur mort rapide ont couru après google et on demander à google s'il vous plaît réindexés nous sur google news à l'époque ce qu'on disait c'était oui mais le problème c'est que l'allemagne est un petit marché pour google l'espagne est un petit marché pour google ce qu'il faut c'est que cette régulation aient lieu en droit européen et d'ailleurs moi je trouve qu'à l'époque au début du quinquennat de françois hollande le ministère de la culture en france avait plutôt pris une mauvaise décision puisqu'il est allé négocier en bilatéral avec google un fonds d aide pour les médias français de quelques dizaines de millions d'euros donc littéralement une goutte d'eau en échange de dire à google écouter on va vous laisser tranquille bon il ya enfin eu cette directive au niveau européen et là on pouvait se dire google ne peut pas se permettre de perdre le marché européen sauf qu est ce qu'on voit aujourd'hui c'est que comme les différents pays sont très lents à retranscrire la directive dans les différents droits nationaux que ça ne se produit pas en même temps que la france a été plus rapide que les autres pays et du coup se retrouvent la première finalement à retranscrire cette directive est là google qui ne voit que la france finalement lui imposer de payer sur le court terme dit à la france on va vous taper dessus on ne paiera pas et leur pari ici est de dire bah oui mais du coup si la france fait comme a fait l'allemagne comme l'a fait l'espagne c'est à dire que les médias reviennent et disent non d'accord ne nous payez pas eh bien après tous les autres pays vont tomber comme des dominos et la directive n'aura pas de réalité et c'est là encore on en revient un peu comme tout à l'heure face aux partis politiques c'est à dire qu'à un moment donné il faut que les médias coopèrent se met à travailler ensemble et là je pense qu'il devrait y avoir un mot man au niveau de l'ensemble des médias européens puisque maintenant on a une directive européenne ce qui n'était pas le cas il ya 10 ans puisque maintenant on a une directive européenne de la part de l'ensemble des médias européens de dire très bien ne nous indique sais plus et là pour le coup je pense que google même en position dominante ne peut pas se permettre de perdre le marché européen il ya quand même une chose inouïe qui moi me frappe à chaque fois jeudi à kg c'est l'idée que les médias la presse en particulier la presse d'information est la seule industrie dans l'histoire de l'humanité qui a décidé un moment que c'était malin de rendre gratuit ce qu'il faisait payer avant et c'est comme ça que les médias donc nous avec des responsabilités différentes parce que cette décision nous ne l'avons pas prise de manière équivalente ont creusé leur tombe de manière tout à fait prodigieuse oui mais ils s'en remettent d'une certaine manière il ya eu une touche yahoo je sais ils survivent en quoi l'armée il ya eu une erreur historique l'erreur historique a été de dire au moment de l'apparition d'internet qu'on pourrait compenser la perte d'abonnés donc de clients qui sont prêts à acheter pour le média par des recettes publicitaires et qu'il fallait mieux finalement mettre du contenu gratuitement en ligne pour démultiplier les cliques et avoir des recettes publicitaires ce qui a été une double erreur parce que non seulement on a donné gratuitement du contenu à consommer mais qu'en plus c'est premier média à avoir fait ça comme il était au départ un peu en position de leader et qui voulait conquérir le plus de recettes publicitaires possible ont complètement brader les prix de la pub et donc à l'arrivée on s'est retrouvé avec des médias qui donnaient leur contenu gratuitement et les recettes publicitaires n'ont pas suivi bon alors vous apprenez aux gens l'information est gratuite effet après vous vous rendez compte comme vous n'allez pas pouvoir produire cette information avec des recettes publicitaires inexistante il va bien falloir refaire payer les citoyens ce qui me paraît une très bonne chose réintroduire des murs payants c'est à dire tous et les lecteurs à se réabonner donc avant il s'abonner au papier à deux ou presque et maintenant ils peuvent s'abonner à la version numérique le transfert n'est pas encore fait ça prend du temps c'est lent ça a marché pour un certain nombre de médias dans le monde notamment des marques même si j'aime pas ce mot qui sont des marques fortes par exemple aujourd'hui le new york times et ça c'est très rare visage américain gagne plus de la moitié de ses ressources des abonnements et plus de la publicité et toute sa croissance finalement aujourd'hui bien des abonnements si vous prenez le paysage médiatique français je peux pas parler du figaro mais en fait au figaro grand retour à une croissance très forte vous avez aujourd'hui 200 mille abonnés numériques de qu'il ya un certain nombre de médias qui ont réussi à convaincre finalement les lecteurs de se réabonner de payer pour l'information qu'ils consomment et malheureusement il y en a qui n'arrivent pas à survivre de cette erreur historique enguerrand renault oui oui oui pour revenir sur cette erreur historique et pour bouquet sur sur google effectivement il ya une quinzaine d'années on s'est dit c'est est assez simple en acheter de l'audience à google et en revendait cette audience aux publicitaires en faisant de l'argent entre les deux et puis les courbes se sont croisés à un moment les cours se sont croisés en 2000 en 2010 par exemple acheter de l'eau d'heure sur google devenait de plus en plus cher et le prix de la pub devenait de moins en moins chers donc à un moment ça n'a plus été possible on a tous regardé le new york times qui le premier s'est lancé dans les abonnements payants il ya maintenant dix ans quoi et qu'ils en sont à maintenant plus de trois millions c'est un modèle économique sur lequel effectivement nous ne sommes plus dépendants de la pub il faut rappeler que la pub sur le digital et il glisse et facebook ont 95% de la pub et 110 pour cent la croissance déjà que tous les restes des médias se partagent la décroissance donc on va se déconnecter de la pub pour aller sur l'abonnement c'est pas évident c'est pas évident le monde est parti beaucoup plus tôt il en a deux cent trente mille le figaro est parti après il en a cent quarante mille alors justement je veux en venir au monde julia cagé je veux en venir au monde parce que on a suivi à france culture on a expliqué aux auditeurs les différentes étapes de cette crise de cette crise actionnariale au monde avec l'arrivée d'un nouvel actionnaire est semble-t-il il y a il y aurait est une solution qui aurait été trouvé qui est une solution que vous préconisez depuis quelque temps julia cagé expliquez nous en quoi est ce cette solution consiste alors la solution que je préconise depuis un certain nombre d'années que j'avais que j'avais défendu d'en sauver les médias c'est l'idée d'avoir des fondations pour garantir sur le très long terme l'indépendance des médias alors concrètement en droit français ça s'appelle un fonds de dotation on va parler d'une fondation pour être un peu plus simple c'est quoi le problème aujourd'hui d'un certain nombre de médias et de l'indépendance des rédactions qu'est ce qui s'est passé dans le cas du monde il faut savoir que le monde il ya eu deux victoires et une grande victoire la quille et voilà maintenant acquise qui a été signé lundi dernier c'est le droit d'agrément donc les journalistes du monde ont obtenu un droit de veto en cas de changement d'un actionnaire contrôlant donc là il ya vraiment une vraie victoire des journalistes du monde mais on voit quand même que pour un certain nombre de médias y compris du monde on peut encore avoir des changement d'actionnariat et des millionnaires des milliardaires qui décide de rentrer d'acheter un média et finalement parfois d'acquérir une danseuse si vous transférez le capital d'un média à une fondation ou vous gelez advitam eternam le capital de ce média c'est à dire qu'il ne peut plus être vendu il ne peut plus être rachetées et une fondation a aussi le mérite d'être à but non lucratif donc vous réinvestissez tous les dividendes non pas pour satisfaire des actionnaires mais pour augmenter la qualité de l'information produite le modèle de la fondation à l'international c'est le modèle du guardian depuis plusieurs années et ça fonctionne alors économiquement le guardian a pu avoir des difficultés notamment du fait du choix de la gratuité en termes d'indépendance éditoriale si ça fonctionne très bien c'est un mouvement qu'a réalisé à l'été mediapart donc qui a garanti l'indépendance de mediapart at vitam aeternam en transférant les actions de mediapart dans le fond pour une presse libre et à terme moi ça me paraît être la meilleure des solutions pour garantir l'indépendance du monde et j'espère que de ce point de vue là si le monde ouvre la voie c'est à dire que si le monde devient une fondation avec la taille du monde là le poids économique du monde la taille de la rédaction du monde je pense que cela ouvrira la voie à de nombreux autres médias alors ça c'est peut-être une solution pour le monde et si c'en est une on en sera évidemment très heureux julia cagé mais il y a eu aussi des industriels des industriels de la presse qui faisaient de la bonne presse qui faisaient de la bonne presse pour gagner de l'argent ce qui n'est pas un gros mot qui était donc des entreprises comme les nôtres et qui ont construit des titres que nous avons tous lu de l'observateur jusqu'à françois faut avoir un certain âge pour l'avoir connu sous forme papier bien entendu le fait de dire que les journaux doivent créer des fondations est ce que justement ça n'est pas le signe que ça n'est plus un business et si ça n'est plus un business c'est très embêtant parce que ça veut dire aussi qui aura peut-être pas de création ça veut dire aussi que finalement on va être dépendante d'oligarques qui en fonction de leur bon plaisir vont accepter ou pas de mettre de l'argent dans des médias non ça reste un business c'est à dire que c'est pas parce que vous devenez une fondation qui a plus d'activité commerciale il ya encore une activité e-commerce et plus en céder les titres wii non alors ça ça reste un business mais ce n'est pas au sens où le média produit de l'information et vend cette information à des citoyens et doit continuer à produire une information de qualité et convaincre les citoyens de payer pour cette information de qualité mais les bénéfices que fait ce média en vendant cette information sont réinvestis dans la production d'une information de qualité et pourquoi c'est important pour les médias parce que les médias ne sont pas une industrie comme les autres parce que les médias ne sont pas un business comme les autres parce que les médias produisent de l'information que l'information est un bien commun que l'information est un bien public et qu'on ne devrait pas vouloir faire la culbute sur l'acquisition d'un média qu'on ne devrait pas vouloir gagner d'argent sur un média parce que ça va contre la vision d'un bien public et si je reprends le cas des états unis aux états unis vous avez énormément de médias qui ont souffert du fait que à partir des années 1970 1980 ils ont été introduits en bourse et là qu'est ce qu'on fait des actionnaires ils ont regardé les retours sur investissement ils sont mis à couper dans la taille des rédactions à licencier des journalistes et ça c'est pas grave si c'est une boulangerie si c'est un commerce normal j'ai rien contre les boulangers mais parce qu'une boulangerie peut faire faillite et sera pas de conséquences importantes pour la démocratie mais dans une démocratie fonctionnelle je pense qu'il faut prix du pain sa part a des conséquences sur la démocratie vers l'information comme un bien public ce témoignage aussi d'une crise des médias si on arrive à transformer les médias comme une fondation sa témoignera d'un certain état de maturité des médias dans une démocratie qui fonctionne très bien ok raisonnement est extrêmement séduisant il repose quand même sur l'idée qu' effectivement le média est capable de s'autofinancer et qui réinvestit tous ses bénéfices on a vu que s'il a des bénéfices et ben voilà le prennent ces six-là des bénéfices reprenant la crise du monde qui vient de 2010 en 2010 et était en faillite juillet 2010 des salaires n'étaient plus payés il a fallu injecter 120 millions d'euros ce que les trois actionnaires ont fait reprenons les transitions digital d'aider des médias le figaro à mener cette transition d'ici tels il a fallu injecter beaucoup d'argent d'accord et le problème c'est que le monde une fois transformé en fondation va je l'espère gagner de l'argent parce que là il est en situation de gagner de l'argent mais si un jour il dit une nouvelle crise il faudra réinjecter de l'argent est là il faudra en retrouver voilà si l'agefi je dis un mot minuscule si vous regardez la situation économique du guardian au cours des vingt dernières années et notamment des artisans ils n'ont pas disparu ils n'ont pas licencié ils ont fait quand même des zones où ils sont en croissance oui mais ils s'en sortent ils ont pu emprunter et c'est essentiel malgré le statut de fondation alors je vais vous citer dans ce cas la radio autre exemple c'est l'exemple de rire world groupe qui a acheté un mondadori mondadori ce sont des hépatites reconnaît tous c'est par exemple science et vie des titres auxquels on est tous attachés par ce conte li science et vie et on souhaite que cette presse de de vulgarisation et de qualité demeure là pour le coup il n'y a pas de fondations qui tiens et si cette presse ne trouve pas son équilibre financier et bien elle risque ce qui est là ce peut être le cas de tomber entre des mains qui auraient des volonté de transformer ces titres qui étaient des titres de qualité en titres comment dirais-je différents il voyait en fait vous illustrez exactement mon propos c'est pour ça qu'on veut pas que les médias ça soit un business parce que si vous aurez peut-être un business vous avez des groupes qui vraiment aucune intention de produire de l'information de qualité comme ghiwane médias et on voit ce qu'ils ont fait dans d'autres pays qui rachète mondadori france pourquoi plus ou moins pour les actifs de mondadori france y avait 3 120 journalistes aujourd'hui ils en ont déjà poussé entre 70 et 80 appartient la clause de cession en fermant à la fin de la semaine il y en a sans doute davantage qui vont partir donc en gros ils vont diviser par plus d'un tiers la taille des rédactions ils vont couper des têtes ils vont faire quoi plus ou moins de l'agrégation de contenus alors c'est un business ils vont peut-être rentrer dans leurs frais mais voyez ils détruisent le métier de production d'informations et si on avait eu une fondation je suis désolé de revenir à ça même dans ce cas là vous empêcher un reer world où un autre acteur pas très bien intentionnés devenir juste détruire non seulement le travail de journaliste mais aussi une information que ces médias produisent et jusqu'à aujourd'hui en guerre en redonnant un dernier mot oui oui l'exemple de regarder est restée ce que dit julia c'est effectivement alors on peut reprocher à mondadori ne pas avoir investi suffisamment pour pour redévelopper les titres et de s'en être quasiment débarrasser entre des mains de 2,2 de gens comme une autre vision de la presse merci enguerrand horno je rappelle que vous êtes rédacteur en chef médias et technologie au figaro et julia cagé professeur d'économie à sciences po
Franck Riester