Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 14 mai 2025 96 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & familleNumérique

Aides aux grandes entreprises : audition de François-Henri Pinault

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyées dans les pays où votre groupe est présent ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quel est le montant global des aides publiques reçues pour votre groupe en 2023 en France ?

  • 4:00OuverteÉludée

    Quel est le panorama de vos sous-traitants et des aides qu'ils perçoivent ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évaluées en France ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelles seraient vos propositions pour renforcer l'efficience des aides publiques octroyées aux entreprises ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Connaissez-vous le montant des exonérations de cotisations sociales pour le top 100 de l'encadrement ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

accompagné de monsieur Jean-Marc Duplex Duplex ou Duplé Duplex. Duplex, directeur général adjoint et de madame Marie-Claire d'Aveu, directrice du développement durable et des affaires institutionnelles. L'audition de ce jour est enregistrée, diffusée en direct et elle fera l'objet d'un compte-rendu sur le site du Sénat.

Monsieur le président, directeur général, madame monsieur, avant de vous donner la parole, je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal. Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de la commission d'enquête, outre bien évidemment vos fonction dans le groupe Kering. Aucune participation dans aucune autre entreprise qui peut bénéficier d'être public.

Bon, merci. Je vous en prie, allumez le micro s'il vous plaît. Je suis au conseil d'administration d'J et au conseil d'administration du groupe Crédit Agricole.

Merci de ces précisions. Je vous invite à prêter successivement serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure et en n'oubliant pas d'allumer les micros, s'il vous plaît. Je le jure.

Je le jure. Je le jure. Merci.

Notre commission d'enquête dont les membres ont été nommés le 15 janvier dernier poursuit trois objectifs principaux. Tout d'abord, établir le coût des aides publiques octroyées aux grandes entreprises, entendu comme celle employant plus de 1000 salariés réalisant un chiffre d'affaires net mondial de moins 450 millions d'euros par ansi versé à leurs sous-traitants. Ensuite, déterminer si ces aides sont correctement contrôlées et évaluées car nous devons veiller à la bonne utilisation des deniers publics.

Enfin, réfléchir aux contreparties qui pourraient être imposé en terme de maintien de l'emploi au sens large lorsque des aides publiques sont versées à de grandes entreprise qui procèd ensuite à des fermetures de site, prononce des licenciements voire délocalise leur activité. Après une présentation succinte de l'activité de votre groupe, nous aimerions connaître votre regard, monsieur le président, directeur général, sur les aides publiques aux entreprises. Quelques questions pour guider vos propos.

Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyées dans les pays où votre groupe est présent ? Quel est le montant global des aides publiques reçues pour votre groupe en 2023 en France ? En particulier, quel est le montant des subventions ?

Quel est le panorama de vos sous-traitants et des aides qu'ils perçoivent ? Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évaluées en France ? Quelles sont selon vous les aides dont l'efficacité est avérée, celles dont l'efficacité est plutôt douteuse ?

Quelles seraient vos propositions pour renforcer l'efficience des aides publiques octroyées aux entreprises ? Seriez-vous favorable à l'introduction de critères ou de conditions qui permettent d'évaluer l'efficacité des aides ? Quelles devraient être alors les limites de la conditionnalité de ces aides ?

Je vous propose monsieur le président directeur général de traiter ces questions dans un proposiminaire d'une vingtaine de minutes. Puis Fabien Guet, notre rapporteur, vous posera quelques questions pour approfondir certains points et enfin les membres de la commission d'enquête pourront également vous interroger s'ils le souhaitent. Monsieur le président, directeur général, je vous cède maintenant la parole.

Merci. Merci monsieur le président. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, madame la sénatrice, messieurs les sénateurs.

Bon, merci de l'occasion que vous me donnez de m'exprimer devant votre commission d'enquête sur l'utilisation des aides publiques auprès des grandes entreprises françaises et de leurs sous-traitants. Alors, vous le savez, je préside le groupe Kering qui était un des acteurs importants du secteur du luxe depuis un peu plus de 20 ans maintenant en tant que président directeur général. C'est un secteur, je pense donc vous connaissez l'importance pour notre pays.

Il représente l'année dernière un peu plus de 10 % des exportations françaises et un peu plus aussi de 600000 emplois en France. Je précise aussi que c'est un secteur qui contribue, je pense, au rayonnement de l'image de notre pays à l'étranger, contribue à son influence et c'est plus largement au-delà des frontières françaises, un secteur important à l'échelle européenne aussi, j'y reviendrai dans mes propos. Je vais donc commencer par vous présenter rapidement le groupe caring.

Je pense en fait qu'il est important que vous ayez à l'esprit des différences qui peut être assez significatives entre nos activités dans le secteur du luxe et celle d'autres groupes que vous avez pu auditionner avant moi. Et ces spéciés bien sûr impacte le type et le montant des aides publiques dont nous pouvons bénéficier en France. Alors le groupe Kering, c'est d'abord le parcours d'un entrepreneur, d'une famille fait à la fois d'intuition, de prise de risque d'audace.

C'est un groupe qui a été créé en 62 arènes en Bretagne. C'était d'abord une société spécialisée dans l'importation et le négoce de bois et qui va au fur et à mesure de cette transformation devenir au début des années 90 le groupe PPR qui est alors un conglomérat avec plusieurs métiers, en particulier des métiers dans la distribution qu'elle soit professionnelle ou grand public. Et puis au début des années 2000, quand on rentre dans ce ces phénomènes économiques de mondialisation, de globalisation, et bien ça a ouvert d'autres perspectives au groupes.

Et c'est sur ces bases que qu'en 2005, quand je suis devenu PDG du groupe, j'ai décidé de lancer la transformation du groupe PPR pour le spécialiser dans un secteur d'activité à l'échelle mondiale. C'est un choix qui était un peu osé à l'époque puisque le groupe PPR en fin 2004 l'année précédente de mon arrivée faisait 22 milliards de chiffres d'affaires au travers de h divisions et la plus petite de ces divisions était la division des activités de luxe qui représentait à peine 10 % du chiffre d'affaires du groupe. C'est une transformation qui a pris du temps de la de par la taille des différentes activités du groupe et que nous avons achevé en 2013.

C'est l'année où nous sommes devenus donc un groupe de luxe mondial et intégré et c'est l'année où nous avons changé de nom pour devenir Kering. Alors le groupe Kering aujourd'hui en quelques chiffres, c'est d'abord six maisons dans le domaine de la couture et de la maroquinerie. Nous avons quatre maisons joillères, une maison dans le domaine des arts de vivre et de la table et nous avons aussi deux entités qui ont été créé façon plus récente et qui complètent l'écosystème, qui complète le portefeuille du groupe.

La première, elle s'appelle Caring Iware qui a été créée en 2015 et qui est devenu en quelques années le leader mondial de la lunetterie de luxe. Et la seconde entité, c'est Kering Beauté qui a été créée début 2023 autour de l'acquisition d'une maison de parfum qui s'appelle Creed et qui donc Kering beauté développe son activité de production de parfum pour les autres marques du groupe. Nous avions fin 2024 en terme d'effectif 46936 collaborateurs dans le monde dont 4731 en France.

Ça représente à peu près 10 % du total global. Important de préciser, c'est une des particularités du groupe, que nous avons aussi 13278 collaborateurs en Italie et j'y reviendrai un peu plus tard. Ça représente en gros 28 % de nos effectifs mondiaux.

Notre chiffre d'affaires l'année dernière s'est établi à 17,2 milliards d'euros. la France représentant environ 5 % du chiffre d'affaires totale du groupe. Nous avions 1813 magasins en propre dans travers des marques du groupe dont 76 en France, ce qui représente là aussi 4 % de notre présence globale.

Par ailleurs, nous avions au total de 30570 fournisseurs à la fois direct et indirects. La grande majorité, la très grande majorité sont en Europe. 92 % d'entre eux sont en Europe, plus précisément en Italie, j'y reviendrai tout à l'heure.

Et nous avons précisément en France 4570 fournisseurs direct et indirects. Les directs, c'est 470 d'entre eux et les indirects, 4100 fournisseurs en France. Le siège du groupe, le siège de nos marques françaises ainsi que leurs ateliers sont situés à Paris et nous sommes présents aussi au niveau du territoire national sur cinq sites de production Mené Loire, Manche, Valde Marne, Jura et Saarne.

Je voudrais évoquer aussi quelques éléments spécifiques à notre secteur et un élément spécifique à notre groupe qui nous différencie de façon assez sensible par rapport aux autres secteurs d'activité. D'abord, le capital des activités de luxe, c'est essentiellement les marques qui composent nos groupes et plus précisément leur désirabilité dans le temps. Donc ça c'est un point très important.

Et à partir de là, notre compétitivité, elle se constitue à la fois en terme de visibilité de ces marques et ça ça se crée au travers de la qualité de notre offre. Et là, je parle de notre offre en terme créatif et en terme de qualité des matières et des savoir-faires artisanaux que nous utilisons et c'est important. C'est pour ça qu'on doit absolument maintenir des niveaux de compéten élevé en particulier en terme d'artisanat.

Et c'est aussi pour ça que ce secteur d'activité sans doute une des activités manufacturières françaises les moins délocalisables par nature. Le point que je voulais évoquer concernant King ben c'est la résultante du portefeuille de marque qui compose le groupe puisque six de nos 14 marques dont la plus importante qui est Gucci sont des marques italiennes comme j'ai déjà évoqué. Donc une part important à la fois de nos effectifs, de nos fournisseurs, de nos sous-traitants sont donc en Italie.

Voilà pour la présentation du groupe. Je vais passer directement au point principal bien sûr que sont les aides dont nous avons bénéficié. Alors, je veux d'abord préciser que je ne dispose d'aucun d'éléments sur les aides reçues par nos fournisseurs et sous-traitants.

C'est des données qui leur appartiennent et qui sont confidentielles. Je vais me concentrer sur les dispositifs qui concernent évidemment le groupe King et l'ensemble de ces maisons. Je vais commencer par la France sur l'année de référence que nous vous nous avez indiqué 2023.

Alors, d'abord en 2023 le groupe caring en terme de prélèvement obligatoire et d'impôts, nous avons versé 258 millions d'euros. L'impôt sur les sautiers reprétend 68 millions d'euros sur ce montant de 258. Et sur ces bases, nous avons bénéficié cette même année d'un montant total d'environ 4 millions d'euros au titre des différents dispositifs d'aide.

Ça représente en gros 1,5 % de ces prélèvements et autres impôts sur les sociétés en 2023. Je vais revenir donc maintenant en détail sur ces différentes aides que nous avons perçu en 2023. Alors, d'abord par ordre décroissant d'importance, je vais commencer par les aides d'État.

Nous avons reçu autour de 3 millions d'euros au titre du Menaat. Ça représente 75 % de la totalité des aides dont nous avons bénéficié en 2023. C'est un un domaine dans lequel on est assez fier de ce que l'on fait puisque c'est évidemment le résultat des actions de messena que nous menons à l'échelle du groupe et ça représente en moyenne annuelle depuis 2019 environ 6,2 millions d'euros par an d'action de messen et qui sont distribués à hauteur de 89 % auprès d'organismes français.

Et la destination de ces actions de messenat, là je suis par ordre croissant d'importance, c'est d'abord dans le domaine de l'environnement, c'est ensuite les écoles, les arts et la culture et enfin la cause que nous défendons depuis 2008 qui est la lutte contre les violences faites aux femmes. C dernière cette dernière destination de nos nos aides en terme de messena est de très loin la plus importante puisque représente sur les 6 millions annuel 2 millions et demi à peu près d'aide chaque année sur cette cause et en particulier sur la dernière initiative que nous avons prise qui concerne la maison des femmes pour laquelle nous accompagnons le docteur Rada Adem qui a fondé cette cette action et que nous déployons à l'échelle nationale depuis quelques années maintenant. Nous avons reçu par ailleurs 552000 € au titre des contrats aidés dont plus de 315000 € sur des subventions au titre de l'apprentissage.

Nous avons en 2023, nous avons eu en 2023 apprentis à l'échelle du groupe en France, la moitié dans les structures du groupe, dans les structures centrales du groupe et l'autre moitié dans nos maisons. Plus précisément, il y a eu 12 apprentis chez Saint-Laurent, 17 chez Balenciaga, 13 chez Boucheron et je précise que 18 de ces apprentis ont trouvé immédiatement après leur période d'apprentissage chez nous un contrat de travail chez Kering. Nous avons reçu par ailleurs 1300 € au titre du crédit d'impôt recherche et ça concerne essentiellement une entité de production que nous avons dans la manche qui est la la tanerie de Perrier qui au travers de deux activités de recherche à bénéficier de ce crédit d'impôts.

La première le premier projet ce sont des recherches qui concernent les biomatériaux à base de mycélium pour essayer de trouver des substituts au cuir. Et la deuxième activité concerne le développement là aussi dans le domaine du cuir, le développement de cuir à partir de la culture de cellules animales vivantes. Et donc ce sont ces deux projets qui ont bénéficié du crédit d'impôt.

Nous avons reçu et c'est la dernière élément d'aide 62000 € de crédit d'impôt famille. C'est des une aide qui concerne le financement des places dans les crèches pour les collaborateurs qui ont des enfants en bas âge. Donc voilà.

Donc cette première euh partie qui est la partie essentielle, c'est 3lion9 d'euros sur les 4 millions que nous avons reçu en 2023 qui proviennent de l'État. et s'ajoute à ces éléments euh deux aides euh qui deviennent des régions. La première, c'est 116000 € de subvention exceptionnel de l'Agence de l'eau qui concerne aussi la la tanerie de Perrier qui est un une aide sur le recyclage des eaux usées et qui concerne aussi l'innovation en matière de tanage sans métau lourd sur lequel nous avons été pionniers.

Et nous avons reçu par ailleurs et c'est le dernier point d'aide 16000 € de subvention exceptionnelle par le centre technique des industries mécanique qui a bénéficié à la société usinage et nouvelles technologies qui est située à Morbier dans le Jura. Donc voilà pour les aides en 2023. Je voudrais juste terminer sur ces aides-là pour vous dire que en ce qui nous concerne, elles sont très ciblées.

En particulier, elles forment une sorte de partenariat entre le public et le privé qui euh concerne des sujets d'intérêts généraux. Euh et je trouve qu'à ce titre, ces aides sont relativement efficaces du point de vue du groupe caring. Alors, je voudrais compléter ces informations avec euh des périodes de temps un peu plus longues que l'année seulement l'année 2023 pour vous donner une meilleure appréciation des aides dont nous bénéficions.

On a bénéficié du aide de l'Union européenne sur la période 2020-2024 pardon de 400000 € et c'est une subvention qui correspond au remboursement de 70 % des dépenses engagées dans la tanerie de Perrier sur les mêmes projets de recherche. En revanche, il n'y a pas de doublon puisque seuls les coûts qui ne sont pas couverts par la subvention européenne font l'objet du crédit d'impôt recherche dont bénéficie la tanerie de Perrier. S'agissant du CICE pour la période qui a été couverte par le CICE 2013-208, nous avons reçu en moyenne annuelle 266 d'euros 26 d'euros pardon sur cette période pour un montant total d'environ 156 d'euros.

Et depuis la fin de ce dispositif, donc à partir de 2019, nous bénéficions du dispositif général qui concerne les allègements de charge sur les bas salaires inférieurs à 1,6 SMIC. Ça représente de façon précise pour l'année 2024 une un allègement de 967000 € et qui était en 2023 de 9100 €. Ces montants comprennent les allègements de charges qui concernent les apprentis qui étaient de l'ordre de 280000 € en 2024 et de 340000 € comme je l'ai dit tout à l'heure en 2023.

Je précise que au moment du Covid, le groupe n'a pas bénéficié à une seule exception, mais globalement n'a pas bénéficié d'aide spécifique lié à la pandémie. Seule la tanerie de Perrier a bénéficié d'une aide liée à du chômage partiel qui s'est allé de juillet 2020 à février 2022 pour un montant de 329000 €. Pour terminer sur cette présentation des aides dont nous bénéficions, jeis juste préciser deux éléments de contexte.

L'un, c'est que nos effectifs sont stables en France et nous avons plus de 94 % de nos effectifs qui sont en contrat à durée indéterminé et que sur les deux dernières années d'activité, enfin sur les deux sur les trois dernières années 22 23 24, nous avons investi de l'ordre de 185 millions d'euros dans nos maisons en France. Je vais passer maintenant au l'invitation que vous m'avez faite de vous donner quelques réflexions personnell en tout cas d'équipe du groupe sur ces aides réflexion d'ordre plus qualitative. Alors, je les ai regroupé autour de cinq thèmes.

D'abord, la transparence, les éléments de conditionnalité des aides, la prévisibilité, l'efficacité des a et enfin, je vais revenir sur deux éléments plus particuliers liés à notre industrie du luxe. Alors, sur la transparence des aides publiques, c'est un principe que je souhaite que je perçois comme étant absolument souhaitable. Euh je ne vois pas comment on pourrait ne pas se sentir redevable des aides qui sont fournies par l'État et de leur bonne utilisation dans les entreprises.

Mais en revanche, cette transparence qui me semble nécessaire doit s'accompagner d'une pédagogie pour éviter des amalgames et pour éviter des confusions vis-à-vis des entreprises. Et là, je pars de trois constats importants en terme de pédagogie lié à cette transparence. Le premier, c'est des éléments évidents qui qui sont évidents pour pour vous.

Euh les aides publiques ne sont pas d'une spécificité française, on le sait tous. Euh c'est quelque chose qui est très répandu dans les principaux pays dans une logique de soutien à leur tissu économique et ça fait partie des éléments de compétitivité de ces pays. C'est important d'ailleurs que sur ce point en particulier, il y ait des benchmarks très précis en particulier sur les secteurs les plus sensibles à cette concurrence internationale.

Le deuxième constat, c'est que les aides publiques, il faut le dire, ça paraît là aussi évident quand on connaît l'entreprise comme vous les connaissez, ça ne garantit pas le succès des projets qui bénéficient de ces aides. Ça, je crois que c'est très important de le préciser. Il peut y avoir des aides qui sont à la fois bien ciblées, qui sont à la fois bien utilisées, qui malheureusement ne se traduisent pas par un succès.

Il faut avoir en tête que ces aides, c'est aussi de l'investissement. C'est comme de l'investissement fait par l'État dans certaines entreprises, dans certains projets et donc ça suppose une certaine prise de risque. Euh et c'est là où ça m'amène à ce constat, c'est qu'il ne peut pas y avoir d'obligation de résultats.

C'est trop compliqué à mettre en place. En revanche, il doit y avoir une obligation de moyens et ça c'est vrai à la fois pour l'entreprise qui bénéficie des aides et mais aussi pour l'État qui est en charge de les de les mettre en œuvre. Enfin, dernier point qui est aussi une évidence, mais ça va mieux en le disant.

Euh on est dans un une situation de concurrence internationale très exacerbée. Alors pas forcément pour le secteur du luxe, mais je dis ça de façon plus générale. Euh il est important que cet élément de transparence ne se fasse pas au détriment de la confidentialité des entreprises, en particulier dans les entreprises qui investissent énormément dans la recherche. sur la deuxième considération qui concerne la conditionnalité.

Là aussi, je suis tout à fait d'accord à avoir des aides conditionner un certain nombre de critères selon trois principes que je voudrais exposer là et une philosophie générale qui englobe ça. Les principes sont assez évidents là aussi c'est des objectifs qui doivent être clairs et précis, des indicateurs clairs et précis et des aides qui soient cohérentes avec les ambitions qui sont poursuivies. La philosophie c'est la constance.

Là, c'est pareil, vous êtes chef d'entreprise tous les deux. Euh, avoir une sorte de prévisibilité de stabilité, non seulement des aides publique, mais c'est vrai pour les prélèvements obligatoires, c'est vrai pour les impôts, c'est quelque chose de très important et ça doit s'appliquer dans le domaine des aides de mon point de vue. Mon troisème point, ben c'est la prévisibilité et cette stabilité qui sont clés dans les décisions que nous sommes amenés à prendre en tant que chef d'entreprise.

Alors, ça veut pas dire qu'il n'est pas changement, qui est pas réforme. Ça c'est très important. Euh il faut être en capacité de faire évoluer euh ces politiques mais en maintenant la cohérence de ces aides et en évitant les acoûts brutaux.

Et cette cohérence bien sûr doit se faire en parallèle de la réflexion qui est menée sur l'efficacité des aides publiques. Alors sur cette thématique de l'efficacité là, je voudrais exprimer trois principes qui me semblent importants. Je pense qu'il y aura pas grand-chose de nouveau pour vous, mais c'est important pour moi de les exprimer.

C'est d'abord le principe de la simplification. Je crois si si mes sources sont exactes, que nous avons en France plus de 2000 dispositifs d'aide disponibles. Euh et là la question évidemment qui on peut se poser légitimement, c'est est-ce qu'on n'est pas face à un sous-poudrage qui nuit à l'efficacité générale de l'ensemble de ces aides ?

Est-ce qu'on pourrait pas les rationaliser en travaillant beaucoup plus par priorité priorité sectorielle pour un meilleur ciblage et une meilleure efficacité de ces aides ? Et là, je reprends une des une des une des propositions qui a été faite déjà, c'est si nous pouvions en tant qu'entreprise avoir un interlocuteur unique auprès duquel nous pouvons avoir connaissance des types d'aides disponibles et pour l'État au travers de cet interlocuteur d'avoir un meilleur pilotage des aides, ça me paraîtrait évidemment une très bonne décision. Le deuxième principe que je voulais évoquer, c'est la nécessité pour moi d'une approche sectorielle.

Euh les aides publiques, en réalité, elles placent le le secteur privé et l'État dans une sorte de partenariat. Euh et évidemment, c'est ça coule de soi, mais toutes les entreprises ne sont pas équivalentes de par leur taille, de par le secteur d'activité. Euh et c'est pour ça qu'une approche qui est au plus près des spécifices sectorielles des entreprises me paraît indispensable et c'est souvent le meilleur moyen pour moi d'éviter ce qu'on appelle les effets d'OBen et qui existent mais qui assez souvent en réalité sont le résultat de dispositifs qui sont trop généraux, trop transversaux au travers des différents secteurs d'activité qui ont des spécités extrêmement fortes les uns par rapport aux autres.

Le troisème et dernier principe dont que je voulais évoquer, c'est bien encore une fois, une fois de plus, la prévisibilité. Évidemment, les objectif des aides sont différents. Ça peut-être de favoriser les investissements en France, ça peut-être de maintenir l'emploi en France ou de maintenir une compétitivité pour un secteur donné.

Mais ce qui me semble important, c'est que ces dettes soient pluriannuelles. Le le la la la constance dans le temps de ces aides est importante. Mais ça suppose aussi si on travaille sur plusieurs années des clauses de rendez-vous qui soient très clairement posées au démarrage avec des critères d'évaluation qui soient à la fois simples, lisibles et pérennes.

Le 5e et dernier point de réflexion sur les aides publiques, là je me recentre sur le secteur du luxe que je connais un petit peu mieux, c'est que et il est évident de le dire, le secteur de luxe est pas forcément le secteur le plus prioritaire quand on parle des aides financières de l'État. En revanche, on a besoin de l'aide du secteur public. On n'échappe pas à ça.

On est un secteur qui a des spécificités et qui a besoin aussi du secteur public. Et là, ça part d'une meilleure prise en compte des spécificités du secteur. Je rappelle que ce secteur, comme je l'ai dit au tout début de mon propos, est un secteur qui crée beaucoup de valeur et qui est un secteur d'influence important pour notre pays.

Et là, j'ai trois axes de réflexion que je voulais soumettre à votre sagacité. Le premier, c'est le soutien à l'artisanat en France et en Europe. Et là, je fais référence à ce que j'ai évoqué tout à l'heure, c'est les compétences très pointues lié aux savoir-faire artisanaux dont nous avons besoin et qu'encore une fois, ça fait partie des éléments de compétitivité fondamentaux du secteur du luxe, ces éléments de savoir-faire artiste d'anneau.

Et là, ça passe par une réflexion à la fois sur la formation mais aussi sur l'attractivité de ces métiers auprès des jeunes. Ça c'est un point très important sur lequel le secteur du luxe doit être beaucoup plus présent au côté du secteur public et à ce titre làà les aides sur l'apprentissage pourraient être réévalué et optimisé dans une optique d'être appliqué de au plus près de ces savoir-faires nécessaires. Et je parle de notre secteur du luxe bien sûr hein.

Le deuxième axe c'est l'importance du développement durable. Donc vous n'êtes pas sans savoir que le groupe King depuis 2007 est un groupe très en avance, très pionnier sur ces ce ces éléments-là de c'est même un des quatre axes de notre stratégie d'entreprise depuis 2007. Et moi ça me semble indispensable que le développement durable fasse partie des conditions exigées en cas d'aide publique, en particulier quand ça touche à la production.

Le troisème point va peut-être un peu plus vous surprendre, c'est que je pense qu'il poursuivre et de se concerter avec les acteurs concernés sur ce qui touche au développement et à l'attractivité du tourisme en France. Alors pourquoi je vous dis ça ? Parce que pour notre secteur c'est une importance cruciale et c'est pas que la France, c'est aussi l'Europe de l'Ouest.

C'est vrai en Italie, c'est vrai en en Angleterre qui sont les trois grands marchés européens pour nous. Le tourisme représente 50 % de nos ventes en France. Les ventes en France représentent 5 % du groupe, mais 50 % de ça, c'est lié au flux touristique et à l'attractivité du pays.

Donc tout ce qui touche à la protection, au développement, à l'attractivité du pays dans ce domaine du tourisme est évidemment quelque chose de très important pour notre secteur. Voilà, je vais m'arrêter ici en espérant ne pas avoir été trop long. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, madame la sénatrice, messieurs les sénateurs, merci de votre attention.

Je vais maintenant votre disposition avec mes collègues pour répondre à vos questions. Merci beaucoup monsieur le président directeur général de cette présentation léminaire des plus complètes et dont on sent qu'il y a eu un un travail de préparation en amont et dont on ne peut vraiment que vous remercier parce que ça permet de de pouvoir donner des pistes et je trouve que les pistes que vous avez donné au niveau de autres que les chiffres sont très intéressantes et et méritent d'être approfondies. J'avais juste une question ou alors j'ai zappé la la le montant de la masse salariale chez vous des salaires versés chargés non chargé.

Alors à l'échelle mondiale l'année derniè c'est 3 milliards d'euros si je vous avez ça quelque part. Bon voilà, mais quand vous quand vous l'aurez, si vous pouvez nous le nous le donner, je vais sans tarder donner la parole à notre rapporteur Fabien Guou autres mais allez. Bon, merci monsieur le président, monsieur président, directeur général, mesdames, messieurs.

Bon, moi je vous remercie monsieur Pinot pour l'exposé que vous venez de faire. Je vais surprendre tout le monde parce que je sais que c'est pas attendu. Euh mais d'abord je salue le le travail de transparence fait par votre groupe et ce que vous venez de faire.

Je lis beaucoup dans la presse ces dernières 24 heures. Je vois que le monde politico-médiatique, enfin les spécialistes de tout et plutôt spécialistes de rien s'excite beaucoup sur les plateaux de télévision. Mais moi, je considère que ce que nous faisons est un travail d'intérêt général et d'intérêt public.

Et je vois que l'ensemble des présidents, directeurs généraux ou directeurs généraux viennent ici dans un souci de transparence, d'échange avec, je partage avec vous, le fait que elle participe à une culture économique du pays, à retisser un lien de confiance entre le monde de l'entreprise, les citoyens et les élus. Et je pense qu'il y en a besoin surtout dans un moment politico-social très complexe où nous affrontons diverses crises dont on reviendra peut-être dans un sujet d'actualité sur la guerre commerciale entre les États-Unis, la Chine et l'Union européenne au milieu euh mais avec beaucoup de plans sociaux notamment dans des grandes entreprises, ce qui est pas votre cas mais je pense que donc ce que nous faisons est plutôt un travail d'intérêt général. La deuxième chose, c'est que je partage un certain nombre de choses que vous recommandez.

D'autres seront en débat et c'est normal, c'est bien ça la démocratie, c'est la dispute organisé. S'échanger des arguments, confronter un argumentaire et pouvoir ensemble trouver des solutions. Donc sur des questions de guichet unique, je veux dire, il y a 2200 dispositifs en France.

Alors évidemment, un groupe comme le vôtre ou d'autres groupes que nous auditionnons ont les moyens en réalité humain et financier de pouvoir répondre à l'ensemble des dispositifs. Mais plus on descend dans la hiérarchie, plus ça devient complexe et même un groupe comme le vote peut avoir des difficultés à trouver, de la prévisibilité, de la périnité dans les dispositifs. Mais à un moment donné, évidemment, dans le contexte d'austérité que l'on connaît et des nouvelles coupes à venir, si j'ai entends si le gouvernement veut aller au bout des 40 milliards, je pense qu'il est plutôt sain qu'une démocratie puisse échanger du premier budget de la France puisque entre 170 à 250 milliards, si on compte tout, exonération, dépenses fiscales et dépenses pour les ménages mais qui vont directement aux entreprises, bon, on est sur le premier budget de la France.

Euh, j'en viens parce que euh ma première question euh je sais pas si vous l'oubliez ou si vous êtes faites pas référence, mais je vais vous dire il y a quelques quelques mois avant de lancer cette commission d'enquête et indépendamment de lancer cette commission d'enquête, je me suis rendu à l'aéroport de Roissie à la rencontre des douiniers qui m'avait interpellé puisque un bureau de douane fermé dans mon département Saint Sen à l'aéroport. du Bourger. Donc j'avais été les soutenir et puis j'avais voulu rencontrer la direction.

En général, quand quelque chose ferme, on interpelle Fabien. Voilà. Et donc, je me suis rendu sur place et j'ai dit tiens, je veux bien passer une matinée.

Je je pense que c'est bien de d'aller visiter des entreprises mais aussi de passer du temps dans nos services publics et échanger et avec les directions, avec les salariés. Bon, je vous passe tous les détails. J'étais très bien reçu.

J'ai pu assister à des opérations et dans la zone de frites et dans la zone touriste. Puis au bout de 1 heure ou deux, euh les douiniers m'ont dit "Mais monsieur Gay, faut qu'on parle d'un dispositif quand même dont personne ne parle jamais." Je dit "Ben, je suis tout tout à votre écoute.

C'est celui de la détaxe." Ah, et alors je dois vous dire que je ne savais absolument pas ce que c'était. Bon.

Il me dit voilà, vous achetez alors en général plutôt des produits de luxe en général même si le montant doit être supérieur à 100 €. Donc ça pourrait être dans une boutique, je pas la vote mais en général c'est plutôt des produits luxe. On vous remet en bord de rot puis vous arrivez ici à l'aéroport rien qu'au terminal 2 à Roissie 14 douiniers sont mobilisés pour répondre en temps réel et on vous rembourse la TVA si vous êtes évidemment un étranger extracommunautaire.

Puis ensuite vous êtes censé redéclarer la TVA dans votre pays vous arrivez. Bon ce qui est fait plutôt de manière aléatoire. Les douiens me disent il y a deux sujets.

Le premier c'est qu'on voit une fraude généralisée où des gens arrivent détaxent le bord de avec le bord d'Euro puis repartent et donc ne repartent jamais dans leur période d'origine. Et on a une fraude qui est plutôt généralisée, je dis pas massive généralisée. Puis la deuxième il dit "Vous savez combien coûte ce dispositif ?" Absolument pas.

On l'estime à plus de 2 milliards d'euros. Donc de fait ma ma ma question est pour par an par an. Donc ma question est non par jour.

Je sais que le monde du luxe vend. Donc ma question est je dis pas que donc les 2 milliards sont uniquement le luxe et uniquement votre groupe. Je vous en êtes un acteur important mais mais pas le seul.

Bon et vous vendrez beaucoup non ? Donc ma question est-ce que vous savez est-ce que vous arrivez à estimer euh combien chaque année le groupe King avec ce dispositif fiscal qui existe ailleurs qui est pas mondial mais qui existe dans d'autres pays pour être voilà plutôt qui existe dans d'autres pays européens chacun ayant en réalité c'est souvent le montant alors des fois c'est 300 € des fois un peu moins que nous ça varie selon les pays on est on n'est pas trop mal classé si j'ai bien compris Donc est-ce que vous connaissez et est-ce que pour vous c'est pas quand même une aide indirecte que l'on peut comptabiliser au côté des 4 millions que vous venez de nous décrire qui sont relativement modestes par rapport à au chiffres d'affaires et cetera ? Euh est-ce que vous connaissez le montant ?

Voilà. Alors pour être très précis, notre chiffre d'affaires en France est juste un peu moins de de d'un milliard 900 930% et c'est le poids de la le poids des ventes faites en détaxe, c'est 20 % du chiffre d'affair en 2024. Oui, c'est ça.

Un petit 200 millions de chifs 200 millions absolument. Mais est-ce que de fait vous êtes d'accord avec moi je parle à mon nom que cette question de la détaxe est un avantage ? euh qui permet à votre groupe comme aux autres hein, je ne euh de vendre un peu plus.

Et est-ce que vous êtes au courant d'ailleurs que euh aux aéroports, c'est plutôt aux aéroports, cela permet quand même à un moment donné euh une certaine fraude qu'on arrive peu ou pas à quantifier. Je pense que vous je suis pas le premier à vous le dire parce que les douiniers m'en ont m'en ont m'en ont parlé. Et est-ce que vous penserez, je dis pas qu'il faudrait aménager le système, mais en tout cas vérifier que les personnes qui achète chez vous, qui ont un bord d'euro et qui le détaxent prennent au moins l'avion et repartent.

Ce qui limiterait le fait du d'une fraude et qu'on rembourse la TVA des gens, on partent jamais. Oui. Alors effectivement, c'est un point important de nos ventes en France mais aussi dans d'autres pays.

Alors, il y a une réciprocité, faut jamais l'oublier. C'est c'est donc c'est pour ça que c'est pas une aide spécifique française. C'est la même chose dans les dans les différences.

Elle est elle est importante. Alors les détaxes en magasin, on vérifie les passeports. Donc on vérifie évidemment le un que le produit est destiné à être ou livré par nos soins euh euh pour un un nom communautaire à l'étranger.

Euh on vérifie les passeports. Je connaissais je savais qu'il y avait des fraudes. Je ne connaissais pas le montant de la fraude parce que ça je sais pas.

C'est un peu des cas. En revanche, c'est un système qui est très incitatif pour la clientèle étrangère quand ils viennent. C'est pour ça que je parlais du tourisme.

Une bonne partie de alors c'est c'est le tourisme c'est plus que ça parce que c'est la moitié des 950 millions. En France la moitié de ce chiffre d'affaires, c'est des touristes. Alors il y a des touristes communautaires qui ne bénéficient pas de de la détaxe.

Il y a des touristes internationaux qui ne détaxent pas tout. Et il y a la détaxe qui représente un peu moins de la moitié de cette partée au tourisme. C'est 20 % des 15è des ventes Fran.

Voilà, c'est ça en gros. Ouais, c'est ça. Euh donc c'est pour c'est pour ça que c'est un élément très important et en particulier, vous parlez tout à l'heure de la guerre commerciale, quand monsieur Trump parle des des tarifs qui pourraient des tarifs doués qui pourraient augmenter aux États-Unis, ça a pour effet de de faire acheter un peu plus la clientèle américaine qui voyage quand elle est en France.

Donc il y a il y a un phénomène aussi d'amortissement pour nous en cas de tarifier lié euh au tourisme et en particulier le tourisme qui est aussi qui regarde les prix he même les gens qui qui ont les moyens d'acheter produit luxe regardent les prix. euh le tourisme lié à la détaxe. Donc c'est pour ça que c'est un élément qui est important de régulation aussi pour nous de pouvoir avoir ce système là encore une fois qui est réciproque dans tous les pays du monde.

On a vu à titre d'exemple l'impact que ça a eu en Angleterre quand les Anglais ont décidé quand ils sont sorti de la communauté de ne pas donner de ne pas plutôt que de donner au aux résidents communautaires qui devenaient des des des clients internationaux pour eux de leur faire bénéficier de la détaxe, ils ont préféré supprimer la détaxe à toute la clientèle internationale. Donc en Angleterre, il n'y a plus de détaxes. nos chiffres d'affaires ont chuté de façon très importante en Angleterre à cause de ça.

Donc c'est quand même un facteur d'activité très important. Mais donc on est d'accord qu'on pourrait ajouter ce dispositif quelque sorte incitatif ou fiscal dans une aide indirecte à votre groupe comme aux autres groupes de luxe. Oui mais c'est à partir du moment où c'est il y a une réciprocité, c'est quand monsieur Trump considère que la TVA est un tarif douigné.

J'ai un peu un problème de sémantique sur le sujet. Donc c'est un peu tourner en sens inverse la même chose, vous voyez. Bon donc c'est en ça que je considère pas ça comme une aide.

Et si je puis me permettre monsieur le rapporteur, pardon, je dis ça comme ça mais si on veut aussi retirer des aides, il faut aussi retirer de cette somme ce que vous payez en plus en impôt, en cotisation et cetera du fait des ventes supplémentaires d à ce principe- là. Donc ça ça amenuise quelque part aussi le le montant global. Je vous en prie, monsieur.

Oui, je rajouterai si je puis me permettre d'abord pour pour répondre au point de monsieur le rapporteur que d'abord la détaxe elle est confié à des organismes qui sont spécialisés qui normalement sont censés vérifier effectivement qu'il y a des billets d'avion retour qui sont prévus et on a la faiblesse de croire qu'on a on travaille avec des gens relativement sérieux. Ça c'est le premier élément. Le deuxième élément, ce qu'on a vu aussi quand il y a eu la suppression de la des taxes au Royaume-Uni, il y a dans notre clientèle une clientèle qui est très intéressée justement par ces variations de prix.

En fait, quand le la détaxe s'est arrêtée au Royaume-Uni, bah ça a déporté du trafic sur la France en France ou en Italie. Donc inversement, si ça s'arrêtait en France, cette clientèle qui est à la recherche d'un différentiel de prix irait ailleurs. Et je réponds peut-être juste à votre question.

Je vous donne un ordre d'idée parce que j'ai pas de chiffre précis mais il est important quand même de vous donner alors sur l'ensemble des salariés français évoqués par monsieur Pinot parlait de 4731 salariés faut bien voir que c'est essentiellement des personnels de siège et donc on a en production plus de 400 personnes à peu près. Donc on est sur des salaires moyens assez élevés. Donc je j'ai fait une estimation.

Je pense qu'on est en ordre d'idée autour de 350 millions d'euros de masse salariale brut. Donc, on peut supposer que les cotisations patronales sont de l'ordre de 150 millions d'euros, 170 millions d'euros pour donner un ordre d'idée, hein. C'est pas les chiffres forcément très précis, mais c'est l'ordre d'idée.

Merci. Bon, j'en reviens parce que je pose une question parce qu'il faut que je réponde à ma gauche et en face. J'ai un double front.

à la droite. Ouais, ma droite et à ma gauche aujourd'hui et en face, c'est complexe pour moi. Euh non, mais que moi de de d'interroger le système ne dis pas que je veux le supprimer.

Je si je je si je souhaitais le supprimer, je voulais l'exprimer. Je suis plutôt connu pour ma franchise et être direct. Non, je je pense que c'est un avantage que l'on peut compter comme une nette publique.

C'est pour ça que je me permets de de solliciter. Et je pense que une des questions pour régler la fraude serait alors je connais en plus le système dont vous parlez parce que alors après j'ai creusé un peu l'affaire, c'est que toujours quand il y a une niche fiscale, il y a des entreprises qui viennent pour accompagner les clients et leur dire pour vous je vais je vais organiser la détaxe et prélever un montant qui est entre 15 et 30 % donc y compris il y a des clients qui achètent peu importe un produit de luxe puis en plus ont pas envie envie de s'embêter à l'aéroport. Donc confie ça à une société qui l'organise elle-même, bon avec des gens extrêmement sérieux et des gens un peu moins sérieux.

Mais moi, je pense que une des questions serait que ces bureaux de détaxes soient faits après l'enregistrement, ce qui permettrait au moins de s'assurer que les clients montent dans l'avion. Je pense que à rien que de faire ça, mais ça c'est pas vous. Je pense que ça devrait être organisé par l'État.

C'est ce qui se fait en Corée par exemple. En Corée, vous avez des même des magasines des taxes en centre-ville où quand vous achetez, vous n'avez pas le produit. Le produit est livré à l'aéroport après après la douane euh récupérer votre produit comme ça ou au moins vous êtes sûr que la personne en marque donc j'ai rassuré tous les clients extra ils pourront à la suite de cette audition continuer à avoir un bord de route des taxes dans vos magasins.

Bon, ma deuxième question puisque vous avez suivi les auditions parle sur la question des rachats d'action et je souhaite vous interroger puisque vous êtes un PDG qui compte en France. Votre groupe comme les autres d'ailleurs pratique leur achat d'action assez massivement en ce qui vous concerne. Vous avez fait plusieurs, vous avez fait en 2020 puis un un programme 2021 2023, vous l'avez fait en en en deux fois pour 9,33 % du capital.

Puis 2024, pas de rachat d'action. Puis 2025 vous en reprogrammé euh pas bon. Alors 2020, oui, 2021 2023 pas 2024 et vous en programmez pas en 2026.

Dernier programme a été en 2022 et comme on a des difficultés comme vous l'avez dû le voir depuis 2023, on a décidé d'arrêter. Alors, c'est aussi lié un certain nombre d'acquisitions que l'on a fait parce que c'est tout ça est un équilibre des ressources disponibles de l'entreprise. Donc depuis 2023, on ne fait pas on a plus de rachat d'action.

D'accord. Donc ce que je disais 2020 2021 23 vous avez fait sur 24 mois revenu et tant qu'on ne sera pas revenu à des ratios d'endettement euh plus bas que ce que nous avons aujourd'hui, nous ne procéderons pas à ce genre de d'opération. On a auditionné Louis Galois euh vous avez dû voir qui lui a parlé de perversion du système.

Est-ce que vous êtes d'accord avec cette affirmation ou pas ? C'est une question d'équilibre. Un rachat d'action comme une distribution de dividendes, c'est une rémunération des actionnaires.

Et les actionnaires font partie des parties prenantes de l'entreprise sans lesquelles l'entreprise n'existe pas. Faut quand même le rappeler. Euh l'actionnaire est la partie prenante qui est servie en dernier et c'est normal, c'est le système qui est construit comme ça.

Euh une entreprise idéalement, on souhaite avoir un actionnariat stable dans le temps pour pouvoir développer sereinement l'entreprise. Quand vous n'assurerez pas aux actionnaires ou au travers de la création de valeur, au travers de l'action ou au travers de la rémunération de l'action qui doit s'approcher du taux de l'argent idéalement, vous créez une instabilité dans votre actionnariat qui est pas bonne pour l'entreprise. Donc il faut une rémunération de l'actionnaire.

Encore une fois, les dividendes ou les rachats d'action, ça doit être décidé après avoir être sûr que l'entreprise a les ressources nécessaires pour financer son développement. Le taux de distribution de dividendes du groupe King par exemple. Alors je parle pas de rachat d'action mais des dividendes là.

Euh c'est c'est un critère que nous sommes fixés depuis plus de 10 ans maintenant. C'est en gros la moitié du résultat net courant par du groupe. On se dit après avoir payé l'impôt, après avoir financé tout le toute l'année écoulé pour l'entreprise, qu'est-ce qui nous reste de ça ?

Il y en a un moitié qui va à la rémunération des actionnaire, l'autre moitié qui est dédié au développement de l'entreprise euh au travers de son de de ses ouvertures de magasin, d'ouverture d'usine et cetera. Donc le cas de figure où une entreprise distribue massivement sans se préoccuper de ce dont elle a besoin pour son développement ou qu'elle sacrifie son développement à cette distribution de dividende, il y a un déséquilibre qui se crée et pour moi c'est pas quelque chose que je souhaite pour mon entreprise. Donc je suis très très vigilant à ça.

C'est un équilibre entre l'arméation qui ne doit pas se faire au détriment. ça serait se tirer une balle du pied de se faire au détriment du potentiel de développement de l'entreprise qui est l'élément qui assure la création de valeur au travers du cours de l'action. Donc d'un côté vous faites plaisir par la distribution de dividendes massives, donc un rendement sur l'action et de l'autre côté sur la durée, vous faites baisser votre action parce que vous n'avez plus les moyens de votre développement.

Or la bourse valorise le potentiel de développement des entreprises. Donc vous voyez c'est c'est pour ça que l'équilibre est très important. Alors, il y a eu des excès, je suis d'accord avec vous, mais ce sont ce sont des il y a deux sujets.

Il y a le versement de dividendes et la part qu'on consacre. Vous dites "Nous, on souhaite et c'est notre politique stable depuis une dizaine d'années la moitié du bénéfice net voilà et permettre à peu près stable. Je crois que c'est 1 milliard 7 le la l'action est à 14 € euh versement de ça malheureusement ça c'était Non, on on est on est tombé à 6 là quand même.

Vous êtes retombé à 6 parce que parce que l'entreprise est en difficulté. Mais elle a été à 14 pendant euh 3 4 ans. Oui, à peu près à peu près autour de c'était 14 en 2020 au titre de 2023 c'était 14 €.

Ouais, les difficultés que l'on a, j'ai divisé le le dividende de 14 à 6 € de mais vous avez tout à fait raison, c'était 12, 14 et 14 si années 21 22 23. Voilà, j'ai pas suivi la dernière assemblée générale du groupe King, je m'en excuse. J'ai pas fait plaisir.

J'ai pas J'y étais pas, j'ai pas été invité. J'ai pas fait plaisir à mes actionnaires. C'est vrai.

Euh donc ça c'est une question euh versement de dividendes et la rémunération du capital. On pourrait avoir un débat un autre jour sur cette question, mais le le l'autre question est le rachat d'action parce que moi je suis je vous je vais là je vais pas vous surprendre plutôt d'accord avec Louis Galois sur cette question parce que il y a d'autres questions j'ai moins d'accord avec lui mais de fait de racheter des actions soit pour les écraser de fait pour monter et donc avec le bénéfice qui pourrait être exploité soit pour leur investiss issement soit pour les salaires, soit pour la rémunération du capital à travers la dividende mais racheter pour les écraser, ça c'est un peu complexe. Soit c'est du rachat d'action pour distribution salarié, ça c'est une partie des entreprises font ça en rappelant toujours que l'ouvrier en touche moins que le top 100 des cadres.

Bon voilà et que c'est une rémunération complémentaire notamment pour les plus haut cadres des entreprises. Et donc je pense que ce système là à un moment donné euh qui est maintenant extrêmement courant depuis 4 5 ans, qui s'est accéléré en tout cas depuis 4 5 années euh vient à creuser des difficultés pour un certain nombre d'entreprises. Je parle pas de la vôtre mais en général.

Oui. Alors, on on comme vous l'avez dit, on a procédé à des rachats d'action depuis plusieurs années. Je j'en détail ou euh une partie de ça est destiné à à être distribué aux au collaborateurs du groupe, hein.

Évidemment, une partie a été annulée, mais c'est encore une fois la partie ça s ça s'assimile à des dividendes. Encore une fois, le une entreprise qui se retrouve à avoir des ressources financières dont elle n'a pas besoin euh pour son pour financer son développement, est-ce que c'est le métier de l'entreprise de gérer du cash ou de placer du cash ? Je pense pas.

Il vaut mieux retourner et encore une fois il faut avoir en tête la structure de l'actionnariat des entreprises en particulier des grands groupes. Plus de 95 % de l'actionnariat d'un groupe comme Caring, ce sont des investisseurs professionnels qui quand ils reçoivent des videntes réinvestissent dans l'économie au sens large hein. C'est pas c'est pas le rentier qui prend son chèque et et et part sur une île déserte.

Ça c'est le Non, c'est c'est pas la réalité des entreprises. Ça c'est le fantasme. C'est le fantasme.

C'est pour ça donc on redistribue aux actionnaires des excédents de trésorie les années où il peut y en avoir en prenant en faisant très attention, ça c'est les règles de distribution qu'on s'impose à ce qu'il y ait suffisamment pour péréniser le développement de l'entreprise sur les années qui viennent. Et c'est comme ça que sont définis les les montants de rachat d'action du du groupe. Je pour être plus précis sur les programmes de rachat.

Allez, je crois que monsieur rapporteur était déjà très bien renseigné mais effectivement sur les cinq dernières années. Alors d'abord pour une précision, vous avez tout à fait raison. Vous avez une obligation légale quand vous avez une résolution en assemblée qui ouvre la possibilité d'ouvrir d'acheter des actions mais ça peut être dans le cadre pour acheter une autre entreprise payer en action.

Vous devez faire une annonce publique et effectivement donc en 25 suite à l'agé de le faire pour 2025 mais il n'empêche que ça veut pas dire qu'on va racheter des actions. C'est juste qu'on annonce la possibilité. J'avais bien lu l'annonce vous êtes tenu de le faire mais après en revanche vous avez un autre vous avez ouvert la possibilité de le faire.

Ça peut être pour différentes opportunités. Ça peut être une action action. Ah oui d'accord.

Non mais vous me donnez un élément que j'avais pas. Vous êtes obligé dans l'obligation de faire l'annonce avec même le montant jusqu'ù. Exactement.

Devit aller c'est d'avoir l'autorisation de l'actionnaire d'é jusqu'au cours de l'action. Par exemple, j'ai vu que par exemple 2021 2023 vous étiez autorisé à acheter pour 2 % du capital jusqu'à 1000 €. Et euh en l'année d'avant c'était 700 €.

Enfin bon bref, vous avez tout à fait raison monsieur le rapporteur. Donc on annonce et après vous avez un deuxième effet d'annonce et quand vous lancez un voilà et donc nous ou pas voilà et donc nous on l'a fait de 2018 à 2022. On a racheté pour 2 milliards2 en euros d'action dont 1/3 à peu près va être réinjecté ou a été réinjecté à effectivement des salariés.

Alors effectivement, c'est pas tous les salariés mais c'est pas forcément un complément de rémunération. C'est une partie de leur rémunération et qui les aligne sur les intérêts des actionnaires. Et pour un certain nombre de ces salariés, bah il y a une vraie enfin comment dire une décroissance de leur revenus lié au fait que l'action a baissé et donc leur intérêt en tant que cadre dirigeant est aligné sur celui des actionnaires.

Merci. Bon et on moi le débat m'intéresse sur le type d'actionnariat. Je parle pas du l'actionnariat de Kering en particulier mais l'actionnaire du CAC 40.

Je sais que c'est un grand débat avec le président et on est en désaccord complet. Euh et avec vous donc voilà. Non mais testez-moi, on ne sait jamais.

Testez-moi, on ne sait jamais. Essayons. Euh mais non, mais parce que le mythe de l'actionnaire qui vient investir pour donner la possibilité de l'investir dans l'entreprise et cetera, c'est maintenant aujourd'hui, c'est faux.

C'est maintenant une majorité de fonds de pension qui ne sont que sur une question de la rentabilité notamment à court terme et vous le savez c'està-dire la majorité on n'est plus sur des investisseurs dans long plutôt plutôt de plutôt familiaux qui prennent le temps qui investissent et cetera. Aujourd'hui il y a quoi ? 95 % c'est en réalité des fonds de pension qui ne sont que sur une question de la rentabilité à court terme et donc mais qui réinvestissent ce qu'ils reçoivent dans l'économie quand même si je dirais peut-être plus des fonds d'investissement que des fonds de pension d'ailleurs d'acord je suis d'accord avec vous la la vision court termiste d'un certain nombre c'est quand même bien des investisseurs qui sont derrière aussi et c'est c'est vrai que cette vision court termiste de certains investisseurs est un problème pour l'entreprise.

Monsieur le président, vous avez fait un rapport sur le un dispositif notamment qui favorise l'action infamiliale qui est le dispositif du trade qui est fondamental. Une entreprise familiale a des horizons de temps qui n'ont rien à voir avec ses investisseurs et l'instabilité du cours de bourse est un vrai problème. Et d'ailleurs, quand il y a une instabilité du cours de bourse, ce qu'on a vécu, une façon de rassurer les marchés, c'est de racheter ses actions pour donner faire preuve de confiance.

Et d'ailleurs un certain nombre de PDG pour raison pour lequel on fait, c'est que compris des patrons dont on dit que l'entreprise est française mais en vérité à 75 % les actionnaires sont étrangers. déjà débat et qui nous disent bah oui mais tout ça est bien beau mais moi j'ai la pression de mes actionnaires notamment sur la question du versement de dividendes parfois important et du rachat d'action et du rachat d'action non mais par le fait aussi qu'en France un certain nombre de de d'entreprises constatent quand même que les les actions françaises sont sous côté et que le fait de racheter des actions permet de maintenir quand même une certaine valeur de de d'action euh et alors ça protège premièrement ça protège aussi l'entreprise prise d'opération qui pourrait être inamicale parce que si le mal était encore moins cher, il pourrait y avoir certaines vélé d'autres entreprises euh surtout en période de difficulté mais aussi le fait de de de donner à l'action et donc aux actionnaires derrière une valeur qui reste attractive et qui permet aussi de maintenir un certain niveau, qu'on soit sur du fond d'investissement ou qu'on soit sur de l'actionnaire direct, même si aujourd'hui on est plus parce que les choses sont structurées, donc plus sur du fond fond d'investissement. Mais même derrière les fonds d'investissement, on a des investisseurs bien sûr de toute façon.

Mais c'est vrai que le temps le temps de la finance n'est pas toujours et loin s'en fout en corrélation avec le temps entrepreneurial entrepreneurial industriel. Bon, j'ai deux dernières questions notamment alors si j'ai bien compris vous avez 5 ateliers en France. Est-ce que vous nous avez vous avez vous avez donc 55 ateliers en France ?

Cinq usin en frança cinq cuisinants. Cinq usin ateli ça je très bien. Est-ce que vous avez bénéficié à un moment donné oui ou non d'aide publique et notamment des aides de collectivité territoriale ou de communauté de commune ou de région pour installer ou maintenir l'emploi ?

Et je cite alors ça j'ai vu ça dans la presse donc là je vais vous interroger sur cette question. L'actuel président de la communauté de commune de Perrier considère que lorsque vous possédiez l'ancienne usine de traitement des pots de crocodile à Saint-Martin d'Obini, dit je le cite que vous n'auriez pas respecté vos engagements en matière de création d'emploi et que vous avez par ailleurs, je le recite bénéficié de conditions d'implantation extrêmement favorable. Donc est-ce exact et euh quand il parle de conditions d'implantation extrêmement favorable, est-ce qu'il parle de d'aide publique de de collectivité ?

Puis ma 2è question du coup dans les 4 millions d'aide hors des taxes, je mets ça de côté comme vous nous avez signifié, vous n'avez pas parler d'exonération de cotisation sociale. J'imagine que pour le top 100 de l'encadrement de Kering, ça se comprend mais pour les ouvriers spécialisés, donc il faut et et vous avez raison, je pense que c'est pas des métiers délocalisables parce qu'il y a un véritable savoir-faire qu'il faut défendre. Les ouvriers, ouvrières du luxe font un métier formidable.

Est-ce que vous pouvez nous dire à peu près le salaire d'embauche peut-être pour qu'on arrive à se rendre compte parce que c'est des métiers extrêmement spécifiques et de haute technicité et le salaire moyen de l'ouvrier à peu près pour qu'on arrive à à se rendre compte. Alors, je précise quand même que moi, j'ai noté depuis 2019 967000 € d'exonération de Ah oui, pardon. Ben voilà voilà.

Ah, il y en a un peu dont une partie dont une partie intégrée d'allègement au titre de l'apprentissage hein. 200 ou 300000 2800 € 3400 € c'est ça. Ben oui, en plus je l'ai noté 652 de contraté.

Ouais. Ben allez, je vous laisse répondre. Pardon.

Sur la tannerie de Terrier. Jean-Marc, je vous laisse je vous laisse répondre. sur la tanerie de Perrier, je je je sais pas si je peux je dispose de tous les éléments.

Ce qui ce qui est certain, c'est qu'effectivement, il y a eu une relocalisation de la tanerie de Perier mais pour une cause très simple, c'est que la tanerie de Peré, enfin la tanerie dans son ancien format était assez obsolète avec des conditions de travail absolument abominable et c'est parce qu'on avait racheté cette activité. Donc dans le cadre de l'acquisition, quelques années après, on a procédé à une transformation complète de la tanerie. Alors, il est possible, mais j'ai pas les chiffres avec moi, qu'à l'époque on ait pu bénéficier euh d'aide euh de la communauté.

Alors, je sais pas si une communauté de commune ou une commune communauté d'aglo pour être très honnête. Alors, sur l'emploi euh quand on a racheté, on avait sur l'ensemble parce qu'en fait Tannerie de Perrier, il y a deux activités, il y a une activité négu plutôt des cadres qui étaient soit basés dans la manche, soit basé à Paris. Et puis il y avait la tanerie à proprement parlé qui fait de la du tanage de peau donc exotique principalement de l'alligator et du crocodile.

Euh l'ensemble de l'emploi en en 2014 c'était 88 salariés dont une quinzaine qui était plutôt des administratives des commerciaux. Aujourd'hui, on est à peu près à 70 salariés. Donc on a pas eu une une décroissance massive.

En revanche, on n'a pas pu embaucher comme on le voulait parce que le plan de développement ou le plan qu'on avait en tête ne s'est pas matérialisé pour deux raisons. Un, il y a eu une crise un moment ou un autre de de la montre, enfin du secteur de l'horlogerie et donc c'était une une usine qui fabriquait beaucoup de bracelets de montre. Et deuxième élément, quand certaines activités sont rachetées par un groupe comme Kiring, certains des concurrents de Kiring qui plaent des ordre dans cette manufacture décident peu à peu de retirer leur commande.

Donc aujourd'hui, on a on maintient l'emploi comme l'a dit monsieur Pinot, on a eu des mesures de chômage partiel et c'est pour ça aussi qu'on y a implanté un centre de recherche et développement notamment au niveau du développement durable et c'est ce dont on a évoqué sur le crédit d'impôt recherche. Juste pour préciser ce que disait Jean-Marc, c'est que c'est c'était une tannerie qui faisait des petites peaux de de de crocodile pour le pour les bracelets de monde qu'on a réorienté euh vers les les potaux plus larges pour le pour la maroquinerie. Euh mais c'est vrai que l'activité en particulier en France en ce moment est assez difficile.

Donc on n'est pas au maximum des capacités de de la tanerie. Et ce qui nous plus les effets d'un certain nombre de clients qui n'ont pas renouvelé leur commande nous a créé des difficultés à l'atterie de Perrier. Mais on continue à développer.

Tout le travail qu'on fait sur la recherche est essentiel. Ce qu'on fait sur la recherche est important. on se pose dans la dans une situation de rupture, c'est-à-dire quelles sont nos solutions si demain nous ne pouvons plus utiliser le cuir dans notre industrie ?

Et c'est une vraie question, faut pas oublier que le cuir c'est un sous-produit de l'industrie alimentaire pour nous. Donc on contrôle pas tout et donc c'est tout le travail que l'on fait sur l'utilisation. On a on a d'ors déjà développé des cuirs à base de dans le cas de figure de myum de champignons ou autres.

C'est des éléments très importants pour nous et donc on a profité d'avoir ces expertises que l'on a sur la tanerie dans la Manche pour développer ces activités de recherche justement pour compléter les activités qui nous manquaient à la tannerie de Perrier. Mais c'est vrai que c'est un un des sites qui est en difficulté dans le groupe et et le montant d'embauche d'un ouvrier chez Kering dans les 50 à peu près un montant si vous avez pour qu'on arrive. Non, après si vous avez pas le précisé précisément non mais parce qu'il y a des métiers qui qui y a un phénomène de rareté où on a peut-être d'où le d'oute la problématique don je vous disais sur l'artisanat et l'attractivité auprès des jeunes et c'est vrai qu'en France là il y a des salaires qui peuvent être relativement élevés sur des des métiers d'artisanat spécifiques en particulier sur le cuir mais on pourra revenir vers vous par écrit bien sûr par écrit parce que c'est une question spécifique donc mais vous voyez par exemple là-dessus et c'est quelque chose aussi que l'on regarde Il y a des écarts entre la France et l'Italie par exemple hein.

Le le dans la maroquinerie le prête à porter, il peut y avoir des écarts de l'ordre de 20 % euh plus cher en France. Plus cher en France, oui, comparé à l'Italie. On vous donnera des éléments plus précis là-dessus, hein, mais en gros, c'est c'est on est preneur.

Absolument. C'est bon. Euh avant de donner la la parole à nos à nos collègues pour une question, je crois que l'ensemble des collègues ont une question à à poser.

Moi, j'avais une question, monsieur le président directeur général, concernant l'apprentissage. Euh j'ai bien entendu un moment vous parliez de sectorisation des aides. Euh vous nous avez dit aussi que vous bénéficiez de 300000 € d'aide enfin d'accompagnement à l'apprentissage euh et que vous pensiez notamment à des artisans qui travaillent pour vous et qui ont des difficultés soit d'embauche, soit de renouvellement de génération, si je peux m'exprimer ainsi et cetera.

Euh est-ce que vous considérez que si demain c'est 300000 € par exemple, on les fléchait différemment et que c'est pas forcément sur le groupe King lui-même qu'il fallait les orienter parce que ça vous empêcherait peut-être pas de continuer à faire de l'apprentissage euh et de prendre des apprentis parce qu'il y a une nécessité aussi pour votre entreprise et sans vouloir euh dire les gros, les petits mais 300000 € demain, c'est peut-être pas de moins ou de plus, c'est peut-être pas ça qui vous empêcherait vous de faire de l'apprentissage. par contre qu'il soit réorienté ou fléché différemment vers peut-être plus des artisans euh qui ont un savoir-faire particulier euh et qui travaillent pour le métier du luxe pour à la fois spécialiser euh des des futurs salariés ou des futurs repreneurs euh d'entreprise artisanale. Est-ce que vous considériez si mais pour ça faudrait qu'on a une véritable évaluation du dispositif mise en place pour l'accompagnement de l'apprentissage.

Euh on a bien un dispositif, on a bien du contrôle qui est fait mais je trouve qu'on a pas suffisamment d'évaluation. Est-ce que si demain il y avait un véritable système de remontée d'évaluation de l'accompagnement l'apprentissage chez Kering, on dirait bah voyez nous par exemple les 300000 € on pourrait s'en passer de toute ou parties si pour autant c'était réorienté vers des entreprises beaucoup plus artisanales qui ont plus de difficultés dans le domaine. Absolument.

La le le la problématique pour nous c'est la pérennité de ces savoir-faires et la transmission de ces savoir-fa. Donc aujourd'hui, on bénéficie notamment dans l'apprentissage comme je dis, il y a la moitié des apprentis qui sont dans les structures du groupe. Euh ça pourrait être réorienté vers des métiers artisanaux sous tension, hein, comme on dit.

Euh et ça, on y serait absolument favorable. Absolument. Oui.

Merci. Alors euh je ce que je vais faire, c'est je vais donner la parole à l'ensemble de mes collègues qui vont vous poser leurs questions les unes après les autres, mais d'un d'un seul lot entre guillemets, si je peux m'exprimer ainsi. Euh et puis vous ferez une réponse globale à chacune des questions qui vous sera posée.

Donc on a Jérôme d'Aras, Laurence Haribé, Michel Massé. Est-ce que Gilbert Faot souhait poser une question ? Non.

Donc on commence par Jérôme d'Aras. Merci. Oui, pardon, j'avais pas vu Daniel.

Excusez-moi. Daniel désolé président, je viens d'arriver donc assister. Donc question, pas question.

D'accord. Merci monsieur le président. D'abord merci monsieur le président. directeur général de la la clarté et la précision de vos réponses comme de votre exposé liminaire.

Les chefs d'entreprise et certains économistes parmi les plus libéraux proment une suppression totale des aides aux entreprises en contrepartie bien entendu de baisse des impôts ou des charges qui pèsent sur les salaires. J'ai cru comprendre que ça n'était pas votre point de vue, mais vous pouvez le confirmer puisque vous avez vous-même émis des éléments de réflexion sur la conditionnalité et des principes, en particulier celui d'une approche sectorielle dans le domaine de l'artisanat, du tourisme ou du développement durable. Est-ce que vous avez réfléchi plus avant aux modalités qui pourraient être mises en place pour un système d'afficace dans ces différents domaines ?

Et puis vous avez évoqué la guerre commerciale. Est-ce qu'à l'inverse les système d'aide actuel aux entreprises français vous paraît être un élément important dans cette guerre commerciale et dans la compétitivité de nos entreprises ? À l'inverse, est-ce que nous souffrons de handicap qui selon vous devrait être corrigé ?

On pense, on cite souvent le coût de notre modèle social. Merci. [Musique] Merci président et merci aussi pour votre propos extrêmement clair et je crois aussi transparent.

C'est c'est quand même bien de travailler sur cette base là. Moi, j'aurais deux questions à vous poser un petit peu dans la continuité de ce que vient de dire Jérôme d'Aras. Est-ce que vous pouvez nous faire un parce que vous l'avez dit justement dans votre propos liminaire, les aides d'État sont pas une spécificité française.

Est-ce que là où vous êtes implanté, vous pouvez nous faire un un tableau comparatif des aides auxquelles vous avez droit dans d'autres pays ? Et est-ce que c'est un élément pour vous de décision stratégique ou pas ? parce qu'en même temps vous avez parlé de d'activités non délocalisable.

Donc voilà, il y a il y a un petit j'aimerais avoir quelques éclaircissements là-dessus. Puis après, vous avez cité comme une forme d'aide, même c'est une aide indirecte de 3 millions au titre de du M Sénat. Euh moi, je considère que c'est aussi un investissement quelque part sur les territoires.

Est-ce que vous avez vous vous avez la possibilité d'évaluer ça et finalement le retour sur investissement de de ce Mcenat ? Parce que c'est pas c'est pas simplement un coût pour rien, ça fait partie aussi d'une stratégie. Vous avez des choix sur le type de messena que que vous mettez en place euh et le type de territoire.

Puis j'aj en en filigramme, j'ajouterai une trè question, c'est que je suis un peu surprise que finalement la notion d'ancrage territorial euh est très peu présente dans votre dans votre propos. Euh alors que quand vous parlez d'apprentissage, de transmission des savoirs, c'est à mon et de mes sénates, c'est quelque chose qui devrait être plus prignant dans votre propos. Voilà les les éléments que j'aimerais avoir en vous remerciant.

Oui, monsieur le président, mesdames messieurs dans la à mon tour de de vous remercier aussi pour euh vos propos introductifs. Vous avez parlé tout à l'heure de de conditionnalité, de principes. J'ai compris votre intérêt au soutien de l'artisanat en France, le développement durable également, vous l'avez évoqué, euh ainsi que le développement du tourisme.

Bon, certainement lié aussi à votre à votre activité pour en faire une particularité, mais deux questions. La première, êtes-vous pour un partenariat public privé renforcé notamment je pense autour de la la formation, tout à l'heure, vous l'avez évoqué. Est-ce qu'on pourra aller plus loin en ce sens ?

Il me semble que ça peut être des aides indirectes, intéressantes avec du gagnant gagnant me semble-t-il. Et puis plus largement vous en tant que chef d'entreprise, quels serait à vous les principales aides dans la situation nous sommes aujourd'hui qu'il faudrait flécher manière plus générale ? Merci de vos questions.

Je vais essayer de pardon, excusez-moi. Je vais essayer de de vous donner quelques éléments de réponse euh d'abord sur sur l'efficacité des aides. Alors effectivement, je j'ai beaucoup insisté sur la la nécessité de d'une approche sectorielle et quand je dis ça, il y a d'abord une approche de priorisation des secteurs.

Je l'ai dit dans mes dans mes propos à la fin de mes propos, le secteur du LUC, c'est pas le secteur le plus prioritaire en terme de de de problématique de compétitivité. C'est pas le sujet qui s'oppose à nous, le sujet des aides comme je l'ai dit à la fin et d'un d'un autre ordre pour nous. Donc je pense que avoir moins d'aide général et avoir des aides beaucoup plus ciblées par secteur en commençant par les secteurs sous tension, les secteurs qui sont face à une des problématiques de compétitivité.

Alors encore une fois, je je connaissais pas je ne connais pas les autres secteurs, mais j'ai j'ai lu récemment un article très intéressant dans l'automobile par exemple. Effectivement là, je pense qu'il y a beaucoup de choses à faire et il y a toujours une priorisation et une sectorisation des des de l'approche des aides. Je pense que c'est pour moi un élément clé.

On a parlé du guichet unique, c'est une évidence du point de vue des entreprises de pouvoir avoir euh une vision assez synthétique des aides auquel les entreprises peuvent avoir accès en fonction de leurs problématiques. Ça permettrait de gagner du temps, de l'efficacité et surtout en terme de de suivi de ces aides, euh d'avoir une meilleure efficacité du suivi de ces aides et une meilleure concentration des aides là où elles sont nécessaires. Globalement, je peux pas émettre un avis sur monsieur le rapporteur parlait de 150 à 250 milliards d'aide.

Je suis d'accord avec vous. Ça se remet dans une équation plus générale de prélèvement obligatoire et d'impôts d'un côté, d'un flux financier qui va d'un côté et de l'autre. Donc c'est c'est apprécié dans cette globalité là.

Euh en revanche, l'efficacité de ces aides pour moi est au centre du débat. Je pense qu'on pourrait faire beaucoup plus avec ces 150 ou 250 milliards, beaucoup plus. Euh et et je pense que ce principe de d'avoir une approche par secteur, par type d'aide, par secteur en priorisant les secteurs me semble pour moi un la piste à explorer pour pouvoir gagner en efficacité.

Alors après, réduction par réduction des des des aides, c'est une c'est un autre débat mais en tout cas c'est la piste que je je privilégierai. Euh vous m'avez posé la question sur euh la guerre commerciale qu'on connaît, les problématiques qui sont posées par euh la guerre commerciale déclenchée par les États-Unis. Euh alors pour le secteur du luxe, on n'est pas confronté à des concurrents américains ou à des concurrents chinois.

C'est une particularité de notre secteur. Le luxe est pas dire que c'est une exclusivité mais quasiment de l'Europe de l'Ouest et plus précisément de l'Italie et de la France. Donc on on n pas du tout les mêmes problématiques quand on regarde les problématiques de compétitivité mondiale.

En revanche, l'accès au marché pour nous euh donc les tarifs douignés sont des éléments très importants puisque il y a beaucoup de pays qui depuis de nombreuses années imposent des tarifs douignés aux produits de luxe. Le Brésil en est un, l'Inde en est un autre. C'est pas un hasard si ces ces marchés là sont totalement sous-développés par rapport à d'autres marchés à cause de ces de ces de ces barrières à l'entrée.

Donc effectivement, on est très vigilant à l'impact que les et encore une fois les tarifs doués américains, on a une flexibilité, une éléicité sur nos prix qui est sans doute plus élevé qu'un certain nombre de secteurs. On peut répercuter dans nos prix une partie du du tarif douiger où on le fait à l'échelle d'un pays où on où on le fait à l'échelle mondiale. En revanche, on est dans un secteur où l'effet de richesse a un impact direct sur notre activité.

On l'a vu, nous avions des signaux très positifs de consommation aux États-Unis sur les produits de luxe au fin du 4e trimestre. L'élection de monsieur Trump avait manifestement eu un effet positif sur le moral des ménages et pas uniquement des ménages modestes, mais aussi des gens plus fortunés. Ça s'est retourné complètement depuis depuis 2 mois.

Euh c'est alors les États-Unis ont ça aussi de particulier que le le le les cours de bourse sont intimement corrélés au niveau de consommation dans tous les dans toutes les classes sociales aux États-Unis. et on a une chute de la consommation aux États-Unis depuis quelques semaines qui est assez importante liée à ça. Donc on est plus inquiet au-delà des tarifs, de l'impact des tarifs sur la consommation américaine.

Euh et c'est ce qu'on c'est ce qu'on vit en ce moment. Vous vous me parliez madame sur la les comparatifs entre pays. Alors donc pour revenir à notre spécifité, on est on est Kering a ceci de particulier.

Ça répond en partie aussi à une une question qui a été posée. On est très italien hein. Nos grandes marques sont italiennes.

Alors, on a des grandes marques françaises, Saint-Laurent, Balenciaga, Boucheron. Euh mais en terme de de taille et de de production, de grandes marques sont italiennes. Et donc, c'est vrai qu'on fait travailler en Italie, si je prends directement et indirectement au travers de la sous-traitance, plus de 100000 personnes en Italie.

Donc, on a un impact économique en Italie qui est très très fort. Euh et euh on a évidemment donc en Italie accès à des aide aussi spécifiques italiennes. Alors, le le le crédit pour recherche ne concerne que les activités françaises, ne concerne pas des activités de recherche qu'on peut faire en Italie.

En revanche, on bénéficie par exemple l'Italie a une aide spécifique au métier du design et de la création dont on bénéficie. c'est limité à 2 millions d'euros par an et on est à peu près à ce niveau-là chaque année. On a bénéficié de de d'une aide de ce qui s'appelle la pattern box qui était une aide à la au développement de la propriété intellectuelle et au revenus issus de la propriété intellectuelle pour relocaliser les propriétés intellectuelles en Italie.

Et donc ça donnait des aides relativement importantes qu'on aé jusqu'à 20 millions par an 19 millions en 2023 je il me semble en revanche ont été exclus récemment ayant les mêmes problématiques d'aide je suppose que que les que les pouvoirs publics français ont été exclus les tout ce qui touche aux marques et à la création et donc aujourd'hui la paton box concerne que les brevets dit industriels et non plus tout ce qui touche à la la partie créativité studio de de studio de design dont on pouvait bénéficier. Donc les 19 millions vont retomber autour d'un ou 2 millions par an à partir de 2024 depuis l'année dernière. Donc ça ça baisse beaucoup.

C'était essentiellement les deux niveaux d'aide dont nous bénéficions en Italie, hein. Je rajouterai quelques subventions d'investissement que dont on a pu bénéficier quand on a ouvert de nouvelles usines ou quand sur des des ouvertures aussi de centres de recherche, ce qui a donné lieu à peu près à 12 millions d'aide sur la période 2020-2025. 12 millions nets puisque net d'impôts sur des italien ou non italien.

C'est c'est de l'aide sur des projets industriels de de d'usine ou de centre logistique qu'on a trois projet. Oui. Euh alors vous vous parlez de la décolocalisation là.

Effectivement nos métiers ne sont pas ou peu pardon excusez peu ou pas délocalisables. Donc ça ça ne se pose pas dans ces termes. Ça se pose plus dans l'arbitrage entre dans les deux pays entre la France et l'Italie. hein.

Euh et c'est vrai que par exemple le CIR euh faire les activités de recherche et les vents près des unités de production, c'est une cit une logique assez implacable. euh le fait que on a parce qu'on avait des difficultés aussi à la tanerie de Perrier et qu'on avait besoin de de donner de la charge de travail à la tanerie et qu'il y avait cette dispositif d'aide en plus, c'est pas pour ça qu'on l'aurait pas fait hein, nous a incité à le faire à la tanerie de Perier plutôt que de le faire euh près de nos unités de production italienne par exemple. Donc ça ça a eu quand même un impact à ce à ce titre là.

Euh sur les activités de messena. Alors effectivement, c'est l'essentiel des aides. C'est 75 % de nos aides.

Et là, je crois que vous avez raison madame, c'est que ce c'est Marie Claire qui gère notamment tout ce qui touche à à la fondation Kering pour qui lutte sur les violences faites aux femmes. Chaque fois qu'on prête de l'argent, qu'on prête on prête pas parce qu'il y a pas de retour à meilleure fortune. Chaque fois qu'on donne de l'argent à une organisation, c'est sûr en général 3 ans.

Et il y a un suivi, un contrôle de gestion très précis qui est fait de chacun des projets avec une partie des équipes de Marie Claire qui vont sur le terrain vérifier l'utilisation des fonds que nous donnons à ces associations et on fait un état des lieux tous les de ou 3 ans pour ou continuer ou arrêter les aides en fonction de leur efficacité. Donc effectivement, on est très vigilant là-dessus parce qu'on fait ça pour avoir des résultats. On fait pas ça pour distribuer l' On fait on fait vraiment ça par conviction euh et on veut mesurer l'efficacité que ce qu'on fait.

Et donc on est on est effectivement euh assez précis sur l'efficacité des aides que l'on donne dans ce domaine. Alors l'ancrage territorial, ça j'ai répondu un petit peu par notre tropisme italien malheureusement, mais est pas exclu que le développement de nos maisons puisse se faire un jour à à compétitivité identique avec l'Italie. Il y a des il y a des savoir-faire en France sur la maroquine le prête à porortter tout à fait au niveau de ce qu'on peut trouver en Italie.

La vraie différence est un coût du travail qui était qui est assez assez différent. J'ai cité 20 % mais on vous donnera des détails plus précis là-dessus qui fait que les des choix sont faits entre les deux pays mais pas avec d'autres pays. Le le dans le luxe le problème ne se pose pas délocalisé en Asie ou ailleurs.

Euh sur les partenariats publics privés. Alors c'est vrai que comme on fait beaucoup de messenas c'est en réalité c'est déjà c'est déjà le cas. Mais c'est vrai, je c'est le complément de réponse que je faisais à madame au travers nous.

L'état démultiplie ce qu'on fait quand on on on décide d'une enveloppe parce qu'il y a les 40 ou 60 % de déduction fiscale sur le M Sénat, on prête plus. On redonne ça, on le fait pas pour nous. C'est pas ça, ça va rien changer dans notre compte d'exploitation.

Donc parce qu'on a cette aide-là, on en donne un peu plus mais on est très très vigilant et très exigeant sur l'efficacité de ces aides parce qu'on a tellement de demandes comme vous savez, il y a tellement d'organismes. Donc on a sans doute au travers des entreprises privées la possibilité pour l'État de d'atteindre cette efficacité qui qui est recherchée. Euh le pardon oui.

Ah pardon. Euh l'autre élément, c'est que euh même s'il y avait pas ces déductions, on ferait ces aides, hein, faut être très clair. Euh on, comme disait monsieur le président, on ferait de l'apprentissage, on continuera à faire du messenat.

Mais c'est une démultiplication du travail de l'entreprise. Parce qu'il y a ses aides, on en fait plus. Enfin, en tout cas, c'est la vision qui a toujours été la nôtre.

Euh et et dans ce à ce titre-là, ces partenariats-là sont très très efficaces. Je sais pas si j'ai répondu à toutes vos questions, mais j'ai pas de question. Est-ce qu'on a fait le tour des questions par les différents membres de la commission ?

Merci beaucoup. Merci monsieur le président directeur général. Je crois qu'il y a Ah non mais je je ne vais pas annuler notre tradition de la dernière petite question du rapporteur.

Moi je après une dernière question technique mais très rapide. Bon, j'hésite parce que j'en ai tellement. Non, non, mais j'en aurais beaucoup à vous poser, mais je vais me concentrer sur peut-être une question d'actualité, enfin peut-être deux.

Allez, euh est-ce que dans la guerre commerciale qui nous oppose à aux États-Unis et à la Chine, est-ce que vous êtes plutôt d'accord avec le président Macron parce qu'il parle de patriotisme économique ? et de fait que de grandes entreprises doivent pas céder aux sirènes de Donald Trump. Et la deuxième, c'est complètement quelque chose de différent, mais c'est parce que j'ai lu un article du monde hier soir qui parlait, rien à voir avec vous, qui parlait de notre commission d'enquête et qui rappelait, je m'en rappelais pas que vous avez été un des grands pratrons à soutenir Mital euh pour acheter Arcelor, notamment, il cite même Anne Méo, célèbre agence de communique qui d'ailleurs il paraît qu'elle prépare aussi aux auditions de cette commission d'enquête.

Je sais pas si elle vous a préparé pour cette commission d'enquête. Euh vous me répondrez c'est un c'est un de enfin pas que l'assemblée générale du groupe oui. Image 7 et fait partie de nos fournisseurs de services.

Bon très bon fournisseur de service et qui expliquait d'ailleurs à l'époque Mital ne fermerait jamais d'usine. Bonital lorsqu'il a pris Arcelor il y avait 22 au fourneau en Europe. Aujourd'hui il a plus qu' 11. il a pas tenu et il a trahi ses engagements à Florange.

D'ailleurs aidé par le président de la République à l'époque qui a laissé les bras ballants et je pense qu'il ne tiendra pas ses engagements de décarboner les deux hauts fourneaux et donc l'engagement qu'il a signé avec Bruno le maire de l'an de l'an dernier ne tient que ceux qui croient cet engagement. Donc, est-ce que vous révisez votre jugement ? Et on peut se tromper, ça arrive à tout le monde.

Évidemment, moi ça m'arrive tous les jours, donc ça peut arriver à tout le monde. Euh, est-ce que vous révisez votre jugement quand vous voyez cela ? Et est-ce que vous pensez comme un certain nombre, je pense que l'acier est stratégique pour la réindustrialisation du pays et on a auditionné et monsieur Montbourg et monsieur le maire.

Alors, chacun avait des styles différents. Euh, monsieur Monbourg, lui, s'est déclaré très favorable à la nationalisation, monsieur le maire en disant dernier en dernier recours, mais déjà pour lui, c'était une grande étape. Donc je veux saluer ce ce Donc est-ce que vous vous pensez là aussi que si Mital ne veut pas décarboner les deux au fourneau, il faut potentiellement en dernier recours là aussi nationaliser parce que c'est une question stratégique pour le pays.

C'est pas c'est pas la question la plus simple de la de l'après-midi. C'est pour ça qu'elle arrive en dernier. D'autant plus que j'étais j'étais pas tout à fait au début de ma carrière mais pas loin.

C'est pas tout à fait moi dont vous parlez mais mais j'assume, je vais assumer parce que euh mais vous savez, c'était plus euh le respect d'un entrepreneur vis-à d'un autre entrepreneur qui avait donné lieu à ce soutien de de monsieur la chemital par mon père pour être très clair. Euh après, on est tellement loin des métiers qui sont ceux du groupe Mital que je peux pas me permettre de vous donner un avis sur la décoration, pas la décarbonation. Euh plus généralement euh quand on bénéficie du net projet spécifique euh avec des critères d'attribution, avec des obligations de moyens comme je l'ai cité, euh moi je serais d'avis qu'à ce qui est quand l'entreprise réussit ce projet là qu'il y a des retours à meilleure fortune.

Je vois pas en quoi si les résultats sont bons et si c'est péren pérennes dans le temps évidemment. Mais bon là, je parle en général des aides de projet parce que celles-là, elles sont très ciblées, très mesurables euh et et encore une fois, je vois pas pourquoi une aide qui aurait réussi sur un projet ne devrait pas donner lieu à des à des retours sur sur investissement pour l'État aussi, hein. Mais je peux pas vous donner d'avis sur le métier spécifique de de l'acier, des et sur la guerre commerciale.

Alors, comme je l'ai dit à madame tout à l'heure, le le la délocalisation pour moi est pas un sujet. Donc on peut faire non mais c'est plus les déclarations de du président Macron qui appelle dans plusieurs discours à du patriotisme économiqueou à ne pas investir encore une fois des projets. On ouvre ce qu'on fait à l'étranger c'est des ouvertures de magasin compte tenu de de de l'environnement économique aujourd'hui on est plutôt en train de rationaliser nos réseaux de distribution que les que les étendre aujourd'hui.

Donc on n'est pas face à des problématiques d'investissement ni aux États-Unis ni en Chine. On est plutôt en train de rationaliser tout ça. Par ailleurs entre le le champ des sirènes pour délocaliser de la production aux États-Unis ou en Chine pour on vend on vend de la culture française, on vend de la culture italienne.

Ça n'aurait pas de sens pour moi d'avoir des sacs Gucci italiens fabriqués au Texas. Je c'est c'est c'est ça pas de sens pour mes clients. Je peux pas expliquer ça.

En revanche, de mettre en avant le le niveau d'artisanat qu'il soit français ou italien dans mes produits Saint-Laurent ou dans mes produits Gucci, ça ça fait du sens. Donc on on a cette problématique pour moi est pas franchement une une réalité pour l'industrie du luxe. Merci monsieur le président directeur général.

Après, on peut quand même rajouter une chose, c'est que le monde des affaires n'est pas le monde de la politique. Et dire aujourd'hui à des chefs d'entreprise, "N'investissez pas aux États-Unis, faites du patri patriotisme politique". Je suis désolé, on n'est pas en guerre contre les États-Unis, on est en concurrence forte économique, concurrence commerciale très forte, voulue notamment exacerbé par le président des États-Unis.

Mais on peut quand même pas comparer une situation. On a demandé, on a obligé les entreprises à ne plus investir en Russie, à retirer leurs avoirs en Russie et faire la même chose aux États-Unis. D'un côté, on a un agresseur qui a déclaré une guerre, de l'autre côté, c'est de la guerre commerciale.

Mais ça reste de la guerre commerciale. Ça reste commercial. Donc voilà, moi je je il faut faire attention à la communication même si elle a une vocation euh politique.

Euh oui oui oui la même chose. Oui, l'histoire. Oui, je regarde l'histoire.

Oui. Enfin, toujours est-il que euh pour revenir sur le sujet mithal, je voulais votre avis sur la question. Quand on met en place des aides et des et des des subventions aux entreprises, euh est-ce qu'il y aurait pas sur certaines des aides, je pense à la décarbonation, une volonté euh une doctrine politique où on a été très très fort sur la décarbonation et sur l'accompagnement de la décarbonation en oubliant aussi un petit peu le côté du temps économique, la compétitivité des entreprises, l'attractivité du territoire parce que si on regarde bien aujourd'hui même s'il y a eu des engagements et moralement c'est fortement discutable et on peut pas aller plus loin mais mais moi je suis chef d'entreprise aujourd'hui on me dit même avec à coût de subvention à 850 millions d'euros faire un investissement de 2 milliards pour produire un acier qui sera plus cher que l'acier qui va rentrer sur le territoire européen qui vient de Chine financièrement et économiquement j'ai pas intérêt à le faire.

Donc est-ce que est-ce que cette marche forcée nécessaire la décarbonation mais peut-être forcée ne tenant pas compte des des des critères économiques et industriel ? On se rend pas compte qu'elle a ses limites quand même. Absolument.

En revanche, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas essayer de trouver son comme je dis souvent, Kering n'est pas un groupe d'ingénieurs forcément touchés par le mais pourtant dans le développement durable, on est très en avance sur beaucoup de de d'autres entreprises. Notre rôle et c'est comme ça qu'on l'a défini avec Marie Claire, c'est pas de trouver des solutions scientifiques, c'est de trouver des solutions viables économiquement. Je vous ai donné tout à l'heure un exemple qui est le le tanage du cuir sans plomb.

Les les métaux lourds dans le tanage sont du sont des éléments de pollution catastrophiques. En 2011-212, en voyant les grands chimistes européens avec Marie Clire, on nous dit impossible de taner dans la qualité que vous avez besoin, dans la durabilité qui est la vôtre sans utiliser les métaux lourds. On a décidé de financer à l'époque, on a même pas pensé à demander des crédits recherche parce qu'on l'a fait avec des universités. une recherche pour trouver des des des techniques de tanage qui respectent nos nos problématiques de qualité de durabilité sans mourd sans plomb et on en a trouvé deux ils sont 25 % plus chers même problématique maintenant la question pour nous elle démarre là comment on peut trouver une façon de réduire ces 25 % à un point qui est viable économiquement pour l'entreprise et c'est et on est aujourd'hui à près de 50 % de notre tanage de cuir qui est fait sans métau lourd dans le grou groupe.

Pourquoi ? Parce qu'on a trouvé des débouchés pour certaines peaux qu'on ne tanne plus aujourd'hui euh et qu'on a trouvé dans d'autres industries qui utilisent des cuillères comme ça. Donc on a trouvé des solutions.

Mais ça demande du temps. C'est là où vous avez raison. Ça demande du temps.

Le le tout le qu'on utilise dans le groupe dans des activités joalières ou dans activités de de de prête à porté qui qui font du bijou et de l'or éthique, il était 20 % plus cher quand on a démarré. On a réduit cet écart de prix à 5 %. Ça nous a pris 10 ans quand même hein.

Donc on peut pas se forcer. Il faut trouver des solutions. Mais il faut le faire avec un état d'esprit qui est que le développement durable n'est pas euh comment dirais-je un obstacle à la rentabilité.

C'est pas vrai. C'est une façon de se poser des questions, des questions qu'on ne se posait pas avant. Et la vraie réalité c'est que c'est des questions qu'il faut se poser en amont de tous nos processus de production et pas en cours de production.

Et donc c'est c'est et mais vous avez raison, il faut du temps. La décarbonation dans le luxe est un élément dans dans le dans le textile au sens large est un point absolument crucial. On produit pratiquement deux fois plus de que ce que dont on aurait besoin dans cette industrie pour des problèmes de taille de vêtements et de choses comme ça.

D'où les soldes, d'où les produits qui étaient détruits qui ne sont plus aujourd'hui. Si on était capable de prévoir beaucoup mieux la demande dans nos produits et on utilise l'intelligence artificielle pour ça par exemple, on pourrait réduire l'empreinte carbone de l'industrie textile et de la mode qui est un des un des secteurs assez polluants de façon dramatique. On travaille là-dessus, on s'est engagé à réduire 40 % notre empreintte carbone en valeur absolue dans le groupe Kering en 2035.

Malgré la croissance du groupe, on va baisser de 40 % notre empreinte de carbone. On a la moitié de la solution, l'autre moitié, on l'a pas encore trouvé mais on a besoin de cet horizon de 2035 pour y arriver. Mais encore une fois, c'est pas des contraintes où il faut y aller coûte que coûte parce qu'on se met dans des positions, on est les seuls à s'imposer ça.

Aujourd'hui, dans le monde du luxe, on a la seule, on est le seul groupe à avoir donné des objectifs publics de réduction de notre emprint de carbone en valeur absolue. On va peut-être se tirer une balle dans le pied parce qu'on y arrivera pas. En tout cas, on va essayer.

Et ça, c'est la philosophie qui est la nôtre. Et enfin, une dernière petite question. Vous nous avez dit que vous avez bénéficié euh de subvention notamment euh du Crédit impôt recherche pour des recherches sur la culture euh développement cellulaire d'animaux vivants.

C'est dans quel cadre ? par c'est des de de trouver une des c'est de trouver des façons alternatives marca pour donner plus de des détails des possibilité de faire des cuirs sans avoir à tuer l'animal parce qu'aujourd'hui comme j'ai dit on est un sous-produit de l'industrie alimentaire donc c'est des techniques qui sont inspirées d'ailleurs de du secteur de la santé sur les problématiques de de de de greffe de peau pour reproduire des cuirs en laboratoire à partir de cellules animales vivantes je sais pas si oui monsieur le président par rapport à ce que vient de vous dire François Répinot en fait quand on a eu les les deux cir et c'est pour ça que monsieur le sénateur évoqué le le partenariat public privé vraiment dans la recherche et pour trouver des innovations disruptives, il y a vraiment besoin de travailler les mains dans la main. Donc en 2024 au titre de 2023, il y avait deux projets.

Donc un projet qui était avec une start-up italienne qui s'appelle Squeim. Et là on était vraiment sur du mycélium. Euh donc le mycélium c'est la c'est la racine de champignons et non c'est vraiment de la racine de champagnons.

Et ensuite ce que l'on faisait qui a permis aussi en fait d'élever les salariés de la tennerie de de Perrier, c'est de faire des expérimentations de tanage pour que infiner comme on est dans le luxe vous retrouviez aussi au toucher cette même sensation que qu'un cuir normal. Et puis le deuxième projet qui est très intéressant et sur lequel on continue en fait de travailler, c'est ce que l'on appelle en fait toutes les les cellules souches. Et là, nous avions travaillé à l'époque avec une start-up qui s'appelle Vitrelab qui était justement une start-up américaine malheureusement qui n'a pas qui n'a pas je dirais réussi à à continuer parce que sur ces projets-là, avant que ça soit applicable à l'échelle économiquement aussi viable et comme vous êtes dans le luxe avec les mêmes critères et les mêmes standards de qualité, vous avez un taux d'échec en RED qui est extrêmement significatif Et c'était pas au titre de votre questionnement sur 2023, mais euh en 2025 pour les travaux de 2024.

Euh on a aussi en fait un 3e dossier euh cire sur le tanage enzymatique. Euh pareil, monsieur Pinot euh évoqué les processus de tanage sans chrome, sans métau lourd. Là, de pouvoir utiliser les enzymes et éliminer un certain nombre de de métaux, c'est quelque chose qui est intéressant. tant et et j'insiste en terme d'un point de vue environnemental puisque vous vous diminuez les déchets, mais aussi pour les salariés et pour les êtres humains qui sont évidemment euh bien moins exposés euh à ces risques à ces risques sanitaires.

Et donc moi là, ce sont des sujets sur lequels vraiment partenariat public privé avec une dimension aussi européenne peuvent vraiment nous aider à changer de paradigme. Merci. Merci madame la directrice.

Je pense que les interventions monsieur le rapporteur, on se reverra un autre jour, on continuera le débat sur bien d'autres questions. Bien merci à toutes et à tous. Merci monsieur le président directeur général, monsieur le directeur, madame la directrice pour cette audition très très intéressante et dont je note, je le répète que on sent que vous l'aviez préparé à l'avance dans dans l'objectif d'être le plus transparent, le plus efficace possible.

Merci beaucoup.