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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 28 septembre 2023 5 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsOutre-mer

Corse : Emmanuel Macron propose une “autonomie” - L’Édito - C à vous - 28/09/2023

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    La Corse pourrait-elle gagner un statut d'autonomie ?

  • 1:46FerméeRéponse partielle

    C'est possible ?

  • 2:24OuverteRéponse partielle

    Faut-il confier aux Corses le pouvoir de faire la loi ?

  • 2:58FerméeRéponse directe

    Imaginons qu'il y a un accord sur cette autonomie. Est-ce que cet accord a des chances de rentrer en vigueur ?

  • 3:17RelanceRéponse directe

    Vous nous disiez pourtant que le statut de la Corse avait changé quatre fois en 40 ans.

  • 4:31ComplaisanteRéponse partielle

    D'autres moyens et peut-être d'autres priorités.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron, en déplacement sur l'île, en a fait la proposition aux élus corse. »
  • 0:26PrésentateurFait
    « Ce que propose d'abord le Président, c'est de l'ordre du symbolique, c'est de nommer, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, nommer la Corse dans la Constitution. »
  • 1:48PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron est resté évasif sur les principales demandes du camp nationaliste, co-officialité de la langue corse. »
  • 2:00PrésentateurFait
    « Création d'un statut de résident pour lutter contre la dépossession foncière. »
  • 2:10PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron a reconnu qu'il y avait une situation insoutenable, qu'il fallait lutter contre la spéculation immobilière, mais tout en respectant notre droit européen. »
  • 3:03PrésentateurFait
    « Pour modifier la constitution, il faut que le texte soit voté en termes identiques par l'Assemblée et le Sénat, puis adopté à la majorité les trois cinquièmes du Parlement réunis en Congrès. »
  • 3:21PrésentateurFait
    « Statut de fer en 82, statut JOX 91, statut Jospin 2002 et collectivité unique depuis 2018. »
  • 3:48PrésentateurFait
    « Nicolas Sarkozy avait perdu son référendum en 2003 pour une collectivité unique qui a été faite 15 ans plus tard. »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Invité10 %
  • Présentateur 26 %
  • Invité 25 %
  • Invité 34 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

La Corse pourrait-elle gagner un statut d'autonomie ? Emmanuel Macron, en déplacement sur l'île, en a fait la proposition aux élus corse. Oui, alors disons d'abord davantage d'autonomie, puisque la Corse a déjà connu 4 changements de statut en 40 ans, j'y reviendrai. Aujourd'hui, l'île est administrée par une collectivité territoriale à statut particulier, comme le prévoit l'article 72 de la Constitution. Ni département, ni région, ni collectivité d'outre-mer, c'est du sur-mesure en quelque sorte. Ce que propose d'abord le Président, c'est de l'ordre du symbolique, c'est de nommer, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, nommer la Corse dans la Constitution.

0:34
Invité

Nous sommes à un moment historique, car je pense qu'il y a une conscience collective, précisément, pour pouvoir avancer. Je suis favorable à ce que les spécificités de la communauté insulaire corse soient reconnues dans la Constitution au sein d'un article propre, celle d'une communauté insulaire, historique, linguistique et culturelle. Vive la Corse, vive la République et vive la France.

1:12
Présentateur

Emmanuel Macron à l'Assemblée de Corse à Ajaccio. Voilà qu'il répond imparfaitement à la volonté d'exprimer depuis longtemps par les nationalistes de voir la notion de peuple corse inscrite dans la Constitution. Emmanuel Macron, vous l'avez entendu par lui, de reconnaissance d'une communauté insulaire, culturelle, historique, etc. Pour le reste, cette autonomie dans la République, une autonomie qui ne serait pas contre ou sans l'État, mais pour la Corse, a dit le Président, est renvoyée dans ses détails et son élaboration à un accord que pourraient trouver dans les six mois tous les groupes politiques corses, des indépendantistes à la droite, avec le gouvernement. C'est possible ?

C'est pas sûr. Emmanuel Macron est resté évasif sur les principales demandes du camp nationaliste, co-officialité de la langue corse. Le Président a préféré parler de bilinguisme, ce qui n'est pas pareil. Création d'un statut de résident pour lutter contre la dépossession foncière. Emmanuel Macron a reconnu qu'il y avait une situation insoutenable, qu'il fallait lutter contre la spéculation immobilière, mais tout en respectant notre droit européen. Donc il n'y aura pas de statut de résident. Enfin, la grande question depuis 20 ans et les accords de Matignon sous Jospin, est de savoir comment confier une part de pouvoir législatif à l'Assemblée de Corse.

Faut-il confier aux Corses le pouvoir de faire la loi ? C'est comme ça qu'on a souvent résumé la question. Et donc une loi différente de celle du reste du pays. En réalité, c'est déjà en partie le cas. Le curseur devait encore être poussé lors de la réforme constitutionnelle de 2018, que la droite a bloquée après l'affaire Benalla. On s'en souvient. En réalité, la portée symbolique de cette autonomie législative dépasse de beaucoup l'intérêt du débat politico-juridique, qui est très compliqué, sur ce que les élus de Corse seraient autorisés à faire ou à ne pas faire. Imaginons qu'il y a un accord sur cette autonomie. Est-ce que cet accord a des chances de rentrer en vigueur ?

Non, pratiquement aucune. Pour modifier la constitution, il faut que le texte soit voté en termes identiques par l'Assemblée et le Sénat, puis adopté à la majorité les trois cinquièmes du Parlement réunis en Congrès. Or, le Sénat, la majorité de droite, est hostile à l'inscription de l'autonomie de la Corse dans la constitution. Vous nous disiez pourtant que le statut de la Corse avait changé quatre fois en 40 ans. Statut de fer en 82, statut JOX 91, statut Jospin 2002 et collectivité unique depuis 2018. Mais ça a résulté d'une loi de 2015. Vous noterez qu'à chaque fois, c'est quand la gauche est au pouvoir à Paris que ça change. Ça n'a d'ailleurs pas toujours marché.

La question de la Corse a fait exploser le gouvernement Jospin. On s'en souvient de la façon dont Jean-Pierre Chevènement avait manifesté son désaccord, claqué la porte et était parti en campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy avait perdu son référendum en 2003 pour une collectivité unique qui a été faite 15 ans plus tard. Et à chaque fois, on a les mêmes débats sur le... Enfin, c'est un grand mécano institutionnel et un grand débat qui agite l'île. Réaction cet après-midi dans les rues d'Ajaccio.

4:08
Invité

Raour, comme on dit chez nous, il était temps. Nous en avons besoin parce que nous sommes une île, parce que nous avons des spécificités qui sont les nôtres. Une langue, une culture, une histoire qui sont la nôtre. Je ne pense pas que ce soit la voie à prendre pour donner à la Corse un élan de développement. Je pense qu'il y a d'autres moyens que l'autonomie. La Corse doit rester française impérativement.

4:33
Présentateur

D'autres moyens et peut-être d'autres priorités. C'est un débat qui n'est pas prêt de s'éteindre et qui va sans doute continuer encore des années et peut-être des décennies.