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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 9 septembre 2025 37 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Après Bayrou, Macron peut-il tenir ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    François Bayrou a-t-il sous-estimé le vote des députés ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    La crise politique est-elle liée à la crise budgétaire ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Gabriel Atal propose un négociateur hors parti. Qu'en pensez-vous ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Un premier ministre de gauche est-il envisageable ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Jean-François Copé évoque la démission d'Emmanuel Macron. Est-ce réaliste ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et c'est l'heure de l'analyse de nos spécialistes politiques. Bonjour Ellisabeth Martichou, merci d'être avec nous, éditorialiste politique pour TF1 et LCI. Mathieu Souler, bonjour.

Essayiste et consultant. Christelle Bertrand, bonjour. Merci d'être là.

Journaliste politique pour le groupe Laêche et Jefferson des sport, merci d'être avec nous également. Journaliste politique pour Sud-Ouest. Avant de vous entendre, on va revenir sur ce qu'il s'est passé hier, cette chute de François Bairou et les réactions politiques qui en ont découlé. avec Flor Sauvage.

L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale. Fait inédit dans l'histoire de la 5e République avec 364 députés qui ont voté contre, le gouvernement est tombé lundi lors d'un vote de confiance. Dès la chute de François Bairou, le premier secrétaire du Parti socialiste a réclamé la nomination d'un premier ministre de gauche.

Il est temps pour la gauche de gouverner à nouveau ce pays et de faire en sorte que nous puissions rompre avec la politique qui a été menée pendant 8 ans et donc faire en sorte que nous puissions avancer et donner à nouveau de l'espoir, remettre de la couleur à ce pays. On a vécu un moment totalement dépressif cet après-midi, mais ça fait des mois que les Français ont le sentiment de vivre en apné. À la veille du mouvement du 10 septembre appelant à bloquer le pays, Bruno Retaillot, le président des Républicains, a assuré que son parti ne prendrait pas part à un gouvernement qui aurait un premier ministre issu de la gauche, tout en rappelant l'urgence de la situation.

Le problème désormais, c'est que il faudra d'abord un premier ministre le plus vite possible, je le crois, parce qu'on va aborder des jours difficiles, peut-être qu'on en parlera et il faut pour la France un budget. Dans le bloc central, Gabriel Atal appelle à un renversement de méthode pour sortir de l'impasse. Que le président de la République désigne une personnalité en dehors de la politique qui ne sera pas premier ministre mais qui aura vocation pendant les trois prochaines semaines à réunir 7 jours sur 7 24 heures sur 24 les chefs de partis politiques.

Oui, un négociateur, c'est ce qui se fait Adrien Gendre dans quasiment tous les pays autour de nous. Parce que la situation qu'on a aujourd'hui à l'Assemblée nationale avec aucun parti qui a une majorité, elle est inédite dans l'histoire de la France mais elle est pas du tout inédite en Europe quand vous regardez autour de nous. C'est le cas dans quasiment tous les parlements.

Emmanuel Macron reçoit ce matin François Bairou à l'Élysée avant de nommer son successeur dans les prochains jours. Pour la troisème fois en un an, le chef de l'État va devoir trouver un premier ministre capable d'éviter une censure immédiate des députés. On va revenir d'abord sur ce qui s'est passé hier.

Ellisabeth Martichou. Le résultat, il a été très sévère pour François Bairou, 364 voix contre. Est-ce qu'il a fait une erreur politique ?

Est-ce qu'il a sous-estimé ce vote des députés ? 331 voix ont fait tomber Michel Barnier. 360 c'est considérable comme comme fiasco.

Oui. Euh François Bairou euh malheureusement pour lui puisque il avait imaginé gagner ce vote. Je crois pas du tout à l'hypothèse assez séduisante d'un François Baou qui voulait éviter l'infamie de la censure.

Je pense qu' il pensait gagner en fait son son paris. C'était l'homme du compromis qui ne voulait pas en faire et qui pensait pouvoir convaincre les Français et donc convaincre indirectement les partis. Il a il a perdu dans des proportions considérables puisqu'il a même perdu en route quelques voies du socle commun.

Il y a 13 quand même LR qui ont aussi voté compte. Ne9 se sont abstenus 22 sur 49. Donc il y laisse effectivement des plumes avec un niveau d'impopularité qui le laissait depuis le départ mais qui évidemment euh contextualise un un départ sans gloire.

Il a fait un discours qui était un discours digne euh sans lyisme. Euh il est entré directement dans son sujet de la dette. Il a répété il a refait son exercice de pédagogie.

Il a terminé sur une note un peu plus personnelle. Euh d'ailleurs, à un moment, il a été écouté euh par une partie de l'hémicycle, ce qui était appréciable. Les Français ont pu retrouver une assemblée plutôt qui se tenait correctement, on va dire.

Euh donc voilà euh je je pense que c'est 9 mois pour il a eu un mot, il se rendait pas compte de ce qu'elle don. Il a alors honnêtement, il a pas du tout mesuré mais depuis le début n'a pas du tout mesuré euh en en réalité euh le dysfonctionnement majeur de de l'Assemblée et son impopularité euh considérable euh qui doit être une leçon pour Emmanuel Macron parce que dans le fond tout ce qui touche de près loin aujourd'hui le président de la République est disqualifié aux yeux de l'opinion. C'est cruel, c'est excessif sans doute mais c'est la réalité.

Et pour choisir un nouveau premier ministre, c'est quelque chose dont le chef de l'État aujourd'hui doit tenir compte. Tout ce qui touche euh encore une fois de près de loin Emmanuel Macron aujourd'hui et euh malheureusement disqualifié dire pour le président. Il doit pas prendre un de ses revenir sur la suite.

Vous vous pensez que vous aussi Mathieu qu'il a complètement sous-estimé ce qu'allait donner ce vote ? Qui pensait pour voir convaincre les Français, le RN, les socialistes ? Ce qui est sûr, c'est qu'il se présentait comme un homme de dialogue et tant en matière de dialogue social que de dialogue parlementaire, il il n'a pas fait ses preuves.

Il se présentait comme un homme politique aguéri et je crois qu'il n'a convaincu personne sur sa méthode, euh pas même ses partenaires de la majorité présidentielle devenue minorité présidentielle, mais ses opposants, c'était presque évident. Et malgré tout euh je crois que dans à peu près sur à peu près tous les bancs de l'hémicycle, il n'aura pas convaincu. Alors, il faut dire que la crise politique est quand même avant tout lié à la crise budgétaire.

Derrière ce vote de confiance, il y a les débats budgétaires qui allaient s'engager et compte tenu de la situation de nos finances publiques, encore une fois, je ne sais pas qui s'est trouvé la ligne de crête et faire adopter un budget austéritaire qui par définition est un budget impopulaire et dont évidemment personne ni dans la majorité ni dans les oppositions n'a envie d'endosser une part de responsabilité. Et puis derrière, il y a quand même en réalité un un un film qui se rembobine en en permanence et qui tient à à la décision du président de la République d'avoir dissous l'Assemblée nationale. Donc en fait derrière la chute de Berérou, il y a la dissolution de l'année dernière et dont on ne voit pas qu'on puisse sortir en réalité.

Il y a aussi un paris raté vis-à-vis des Français qu'il espérait convaincre, rallier à l'importance de la dette et par effet convaincre les partis de de lui voter la confiance. Christel, je pense qu'il a peut-être essayé en effet de jouer les Français contre les groupes politiques. C'est pour ça que durant l'été, il fait sa web TV.

Il essaie d'expliquer avec des mots très simples he que les Français peuvent comprendre queun pays endetté, c'est pas possible, qu'on passe notre temps à rembourser la dette. Euh alors après, moi je suis quand même très étonnée de ce qui s'est passé depuis le mois de juin jusqu'à aujourd'hui. C'està-dire qu' c'est quand même un fin politique, c'est quand même quelqu'un un politique qui a de l'expérience François Bairou et durant l'été bah il fait il fait ce cette web télé et il essaie d'expliquer mais il sait très bien que les Français sont tous en vacances, sont tous là sur la plage que personne ne le regarde et puis il y a les chiffres d'audience qui le qui le démontrent.

à aucun moment il ne tend la main au groupe politique alors il sa alors qu'il sait très bien que tout ça se négocie. C'est d'ailleurs ce qu'il a fait lorsqu'il est nommé à Matignon en début d'année. Il prend langue avec le Parti socialiste.

Il négocie ce conclave. C'était peut-être pas ce qu'attendait vraiment le Parti socialiste, mais il sent qu'il faut un bouger sur la réforme des retraites pour pouvoir faire voter son budget. Donc tout ce travail de discussion, de négociation, il le fait lorsqu'il est nommé à Matignon.

Il ne le fait pas cet été. il reçoit une lettre du du Rassemblement national, il n'y répond pas. Euh et lorsqu'on circule par exemple dans les rangs du Parti socialiste aux université d'été à Blois, tout le monde est étonné de n'avoir eu aucun contact ou alors des contacts anecdotiques avec le président de la République.

Certains disent "Ben, on l'a eu pour parler, on l'a croisé lors d'un barbecue. Enfin, mais on n jamais parlé du budget." Troisème erreur qui me semble étonnante de sa part, c'est que lorsqu'il fait sa conférence de presse mi-juillet, euh il annonce ce qui n'était pas visiblement dans ses projets, euh une chose très précise qui est la suppression des jours fériers.

Nous, on nous avait dit à nos journalistes, ce sera quelque chose, ce sera des grandes lignes, mais il n'ira pas sur des choses précises parce qu'il sait que tout reste à négocier. Il annonce ça, il sait pertinemment que les débats font se cristalliser là-dessus pendant tout l'été parce que c'est quelque chose qui touche directement les gens, les Français, quelque chose de tangible. Euh donc moi je vois cette accumulation d'erreurs qui m'étonne quand même de la part d'un fin politique comme lui.

Et je me pose la question est-ce que et c'est là où j'ai un petit désaccord avec Ellisabeth, est-ce que euh il ne préparait pas la fin dès le mois de juin ? Certains ministres nous disent que oui. Euh je sais pas si on le saura un jour.

Moi je vous avez raison de de relever pardon hein vous de de relever cette succession d'erreur. Effectivement, il est arrivé à Maton. On rappelle qu'il s'est imposé à Emmanuel Macron et que je pense qu'à à partir de ce moment-là, il a fait une erreur de diagnostic.

Vous savez Manuel pardon François Barrou, j'ai eu l'occasion de de l'interroger sur ses défaites à la présidentielle et ce qui m'a eu beaucoup frappé à cette occasion, c'est qu'il ne se remet pas en cause. Pardon, ça n'est jamais de sa faute. Alors, c'est assez fréquent dans le personnel politique euh mais euh mais néanmoins euh il a une forme quand même de d'orgueil, pardon, je veux pas tout psychologiser, c'est vrai qu'on en est réduit beaucoup à ça en ce moment, mais euh une forme d'orgueil qui l'aveugle. euh sur ses son rapport au français et il s'est trompé, il s'est imposé à à Emmanuel Macron.

Ça, il a réussi. Mais après, il y a une succession d'erreur, il a organisé un il a mis en place un conclave pour obtenir effectivement euh la la mensuétude des socialistes et donc passer son budget. Mais après ça, il n'a fait aucune concession.

Moi, ce qui me frappe, c'est c'est un peu ce que vous disiez, c'est l'homme du compromis. He il il s'est présenté comme ça. Il n'en a fait aucun.

Justement, il n'en a fait aucun. Il a fait des erreurs. Il a il il a conforté le MEDEF euh à l'ins enfin au détriment des socialistes.

Je je veux pas monopoliser la parole, mais pour un fin politique, pour ça que je comprends pas très bien non plus, mais pour un fin politique, il a accumulé une série d'erreurs absolument habisales et je ne pense pas qu'il ait été d'une quelconque habileté. Il n'a fait que précipiter son départ après 9 mois de personne. Bah, il y a au moins une bonne nouvelle dans tout ça, dans tout ce qu'on vient de dire, c'est que celui ou celle qui va lui succéder à Maton, c'est précisément ce qu'il ne faudra pas faire puisque c'est à la fois l'échec d'une méthode et c'est l'échec d'une stratégie.

C'est lui-même qui a ouvert cet ultimatum qui l'a posé sur la table avant même d'entamer les négociations. Mais qu'est-ce qui se passe ce matin ? Ce matin, l'urgence budgétaire est toujours là, la crise financière est toujours là.

On a les agences de notation qui sont dans le paysage et qui reviennent dès le 14 septembre avec un premier avis de l'agence FIT. Après, on aura Mis standards and PS qui vont remettre sous tension les finances françaises. Et enfin, on a demain le mouvement du 10 septembre dont on ne sait pas encore quelle sera l'ampleur mais qui potentiellement peut déboucher sur une nouvelle crise sociale.

Donc François Baou quitte Matinho en ajoutant de la crise à la crise. Je sais pas si on peut le qualifier de fin politique mais en tout cas c'est l'échec d'une stratégie, c'est l'échec d'une méthode et pour quelqu'un qui se présentait comme l'homme du compromis, pardon Mil en a pas eu. a commencé bien avec la négociation avec le PSO a tordu le bras toute la séquence après le conclave des retraites pardon mais c'est un échec total.

On revenait, on parlait des des deux jours fériers, il les annonce, on entend après Patrick Martin, le patron du MEDF qui dit "Mais attention, on a déjà eu le lundi de Pente-côte, ça n'a pas marché, ça coûte très cher aux entreprises et pire que tout, on était pas au courant. Ça a été lancé comme ça dans l'atmosphère sans aucune concertation avec le MEDF. C'est quand même s'il vous voulez torpiller la méthode Bairou, il pouvait pas mieux s'y prendre.

Donc voilà, la bonne nouvelle c'est que vous avez quand même un tableau pour savoir ce qu'il faudra faire pour le successeur. Je voudrais rajouter un clou au cercueil. Euh on a beaucoup dit pas charitable non mais après tout je me fais plaisir, il est tôt.

Non mais je me fais pas plaisir du tout. En réalité parmi ces éventuells, enfin à son actif éventuellement, il y aurait le fait d'avoir fait la pédagogie, même une pédagogie extrêmement large autour de la question de la dette ou en tout cas il s'en ventait. Et effectivement dans les enquêtes d'opinion, grâce au débats que nous avons depuis de nombreux mois désormais et la situation budgétaire de toute façon que nous avons collectivement sous le nez, la question de la dette de l'endettement public est remonté parmi les préoccupations des Français.

C Michel Cassou Michel Barniier c'était le propos de Michel Barnier d'ouverture d'ouverture et avec je dirais même une originalité pour un homme de droite où il avait associé la dette financière et la dette écologique. Le rôle d'un premier ministre alors effectivement mais il est vrai que François Berot a tenté d'en faire sa marque de fabrique. Si la question de l'endettement est remontée parmi les préoccupations des Français, on est loin du niveau où elle était en 2012 où je rappelle que quand François Hollande s'installe à l'Élysée, en fait la question de l'endettement public est exactement au même niveau que la question du chômage, loin devant toutes les autres.

Alors on sort de la crise de 2008,2009 et cetera, mais à l'époque quand même la question de l'endettement est beaucoup plus prignante dans l'état d'esprit des Français. Or, la pédagogie qu'il a faite sur la dette m'a paraît en réalité assez mal faite parce que le débat au cours de ces dernières semaines a tourné autour de la nullité de la classe politique infoutue depuis un demi-siècle de présenter des budgets en équilibre. Donc s'il y a de l'endettement public, c'est un parce que la classe politique serait nulle, archi nulle, toute tendance politique confondue ou parce que la société française, du côté de la société française, on serait bibronné à la dépense publique.

On aurait pu avoir un débat sérieux sur l'endettement public, sur la dette publique. Et si on a un débat sérieux sur ce sujet-là, on explique que la dette chez nous est liée à la centralité de l'État qui est une spécificité de l'histoire et de la politique française parce que l'État est au centre de tout, ce mêle d'économique, de social, de culture, de plein de choses. Effectivement, les demandes de l'opinion se traduisent par derrière des n de nécessaires dépenses qu'on ne sait pas toujours financer.

C'est à ça que ça tient. Et par ailleurs quand même, si l'endettement est aussi grave aujourd'hui, ça n'est pas lié à ce déficit structurel dont je parle depuis 50 ans. C'est lié aux deux derniers exercices et à l'impréparation pour partie du pouvoir en place.

Et précisément cette pédagogie-là aurait dû être aurait dû être faite. On parle d'endettement de façon totalement confuse depuis un demi-siècle et je dirais que même sur cette partie-là en fait euh François Berou n'a pas fait le job qui pour succéder à François Baou à Matillon. Il y a des offres de service notamment au sein du bloc central.

On va écouter ce matin sur RTL la présidente de l'Assemblée nationale elle brun pivet. Aujourd'hui moi je trouve que la question c'est pas qui va animer cette équipe de jeu mais c'est pour quoi faire. C'est pour ça que moi je pense que d'abord il faut se mettre d'accord sur le programme d'action pour 2027.

Après moi vous savez je ne rechine jamais devant les obstacles, devant la difficulté. Parfois, on me dit "Oh là là, l'hôtel de la est confortable et donc tu veux y rester." Et bien non, moi je ne suis pas comme on dit une assise.

Je suis capable évidemment et je l'ai montré dans toute ma courte carrière politique que je prenais des risques. Je suis pas candidate du tout en revanche, je suis disponible pour vrer dans l'intérêt de mon pays. Il n'y a que ça qui m'intéresse à la place qu'il faudra.

Est-ce que quelqu'un du bloc central peut succéder à François Baotou Ellisabeth Martichou selon vous ? Alors oui et non. Oui, si Emmanuel Macron suit sa pente naturelle, évidemment, c'est-à-dire chercher son confort, il a envie de nommer un proche euh effectivement, mais je on l'évoquait tout à l'heure, un proche aujourd'hui est marqué du saut de la Macronique qui immédiatement entraîne une impopularité qui ne lui permet pas d'imposer évidemment une ligne politique forte, celle dont dont la France aurait besoin.

Donc il n'a pas intérêt les mêmes causes produisant les mêmes effets à nommer. Donc on parle de Sébastien Lecornu qui avait déjà failli être nommé he la dernière fois jusqu'à ce que François Baou décide pour Emmanuel Macron du contraire. Gérald d'Armanin qui a l'avantage de d'être perçu comme plus connecté que d'autres politiques quand même.

Jean-IV Ledrian. Jean-Ive Ledriant il ne le veut pas. Il a 78 ans.

Il a déjà été sollicité fortement il y a un an par Emmanuel Macron. Il estime qu'il ne peut qu'échouer à court terme. Donc il il a du sens politique.

Euh peut-être davantage que le chef de l'État Jean-Vrillant, il dit que c'est pas la peine que tu me nommes puisquil tu toi ce sera vroui à l'échec et il n'a pas vocation à martyr. C'est assez réconfortant. Vous avez vu, il y a des candidats.

Moi je trouve ça déjà formidable. Il y a pas mal Oui, il y en a pas mal qui font campagne effectivement. Éric Lombard, on peut pas imaginer une seule seconde que le ministre de l'économie qui a élaboré un budget sur lequel il vient d'être indirectement euh censuré entre guillemets bien sûr, c'est pas la procédure parlementaire mais le projet a été désavoué.

On peut pas imaginer qu'Emmanuel Macron le renomme enfin le nomme pardon à Matignan. Ce ne serait pas logique. Donc on se heurte à Mais est-ce que du coup l'heure est venue d'un premier ministre de gauche ?

Est-ce qu'Emmanuel Macron peut premier ministre de gauche ? Bah c'est toute la question. Est-ce qu'il euh C'est c'est un peu ce que dit Gabriel Atal aussi dans dans sa formule, hein.

Euh il faut partager le pouvoir. Est-ce qu'il alors il pense à lui parce qu'il a été traumatisé de pas avoir été instruit de la dissolution, mais est-ce qu'Emmanuel Macron est prêt à effectivement euh nommer euh un olivier fort ? Honnêtement, c'est pas très probable.

Ça me semble pas ce qui le premier scénario. Emmanuel Macron, il veut gagner du temps. Il a 18 mois hein.

Il a 18 mois jusqu'à la fin de son mandat. Il aimerait rester. Il ne veut pas dissou, il ne veut pas démissionner.

Il a raison d'ailleurs. Il veut pas démissionner. Enfin, il a raison.

C'est sil faut pas souhaiter la démission. Après, c'est c'est lui qui l' D'autres la souhaitent pour lui. On va en parler.

Mais d'accord. Mais donc il veut gagner du temps, donc il peut user un proche et ensuite encore quelqu'un de moins proche qui serait du Parti socialiste. Après quoi il sera face au mur de la la dissolution, il faudra qu'il qu'il passe par là.

Donc Olivier Fort ou un socialiste qui sera immédiatement censuré par Jean-Luc Mélenchon. C'est considérable ce qui s'est passé hier, la réaffirmation par Jean-Luc Mélenchon qui ne qui ne fera pas la le moindre cadeau. C'était assez violent comme propos sur le fond un gouvernement socialiste.

Vous mesurez ce que ça veut dire un premier ministre de gauche aujourd'hui nommé à Maton, il est immédiatement censuré par Jean-Luc Nerch. On en est là. Est-ce qu'il aura néanmoins d'autres choix que de nommême premier ministre de gauche ?

Sachant Ellisabeth le rappelait qu'il y a une fracture entre d'un côté les socialistes, les écologistes et de l'autre côté les insoumis. Ouais. Emmanuel Macron est pris entre plusieurs feux.

Son penchon naturel qui est nommé un proche, nommé quelqu'un sur lequel il a la main. C'est ce qu'il a toujours fait jusqu'à ce que François Bairou finisse par s'imposer en décembre. Et quelqu'un qui ne détricote pas la politique mise en place depuis 2017.

Ça c'est ce qu'il aurait envie de faire. C'est peut-être ce qu'il va faire puisque l'information qui circulait hier dans les couloirs de l'Assemblée nationale, c'est qu'il pourrait dès aujourd'hui nommer Sébastien le cornu. Alors l'information d'hier est peut-être fausse aujourd'hui.

Est-ce qu'il connaît un sort différent de Michel Barnier de vo pas on voit pas comment il connaîtrait un sort différent parce que il s'assoit exactement sur la même majorité et je dirais presque à l'approche des élections municipales sur des partis politiques qui sont de qui ont de moins en moins tendance à être conciliants. Donc on s'est dit il faut qu'il change de méthode, il faut qu'il nomme un premier ministre qui qui aille chercher d'autres une majorité un peu plus large peut-être sans perdre totalement l'élèr qui puisse prendre langue avec les socialistes. Un premier ministre socialiste, ça paraît impossible parce qu'il y a des lignes rouges quand même pour Emmanuel Macron qui sont et qu'un premier ministre socialiste va devoir remettre en question qui sont la réforme des retraites, qui sont la taxation des revenus, voir la taxation des entreprises. et sans sans bien qu'à l'Élysée, c'est impossible.

On ne peut pas discuter là-dessus. Or, un premier ministre socialiste est obligé de le faire. Est-ce qu'il peut trouver quelqu'un entre les deux ?

Un CASE, un Lombard. Ellisabeth vient de le dire. C'est vrai que quand on vient d'échouer sur le budget, c'est compliqué d'aller chercher euh l'ancien ministre de l'économie.

Euh est-ce que Bernard Casneu aurait le soutien des socialistes ? On sait que quand même il y a un certain froid entre les deux. Euh donc la question qui est posée aujourd'hui à Emmanuel Macron est très compliquée, mais il va devoir la résoudre très rapidement parce que hier encore une fois dans les couloir de l'Assemblée nationale, c'est lui qui était ciblé.

Euh on en est plus on est presque plus à parler de dissolution mais à dire il n'y aura une instabilité tant qu'Emmanuel Macron sera à l'Élysée. Rien n'ira mieux tant qu'Emmanuel Macron sera à l'Élysée. Et ça on l'entendait pas uniquement de la part des insoumis euh mais de la part d'autres groupes politiques et même des macronistes.

Mathieu, est-ce que du coup Emmanuel Macron aujourd'hui il a d'autre choix que de changer radicalement de méthode et de ne plus prendre un premier ministre du bloc central ? Alors, rappelons que si le choix du Premier ministre relève évidemment des prérogatives du chef de l'État, sur les deux derniers coups, quand même, il n'a pas nommé à Matignon la personnalité qu'il avait au départ envisagé. Alors, on se souvient que l'année dernière, il avait très fortement tergiversé, que le lundi matin, c'était Bernard Casneu, le mardi c'était Xavier Bertrand, le mercredi c'était Thiry Baudet et la passation de pouvoir avait quand même été organisée entre Gabriel Atal et Thierry Baudet.

Donc, pendant pendant quelques jours ou quelques heures, Thierry Baudet était pour de vrai premier ministre. Et puis en réalité parce que du monde est monté au créneau, on a débranché ce pauvre Thierry Baodet qui n'avait pas demandé grand-chose au départ et on l'a remplacé inextrémiste par Michel Barnier. Et il s'est passé à peu près la même chose il y a quelques mois, il y a 9 mois quand euh le président de la République avait imaginé pouvoir nommer Sébastien le cornu un premier ministre à sa main et que à l'issue d'un bras de fer absolument recambolesque de la 7e République, il s'est fait imposer un premier ministre par le premier ministre en question.

Donc le pouvoir de toute façon aujourd'hui d'Emmanuel Macron, le pouvoir de choix est en réalité assez limité. Et quand même ce qui circule montre bien que on est toujours au même point, c'est le jour sans fin. C'est toujours le même film.

C'est-à-dire queon hésite entre trois scénarios. Alors d'abord un scénario encore technique qui revient qui remonte à la surface de "Et si on allait chercher une personnalité incontestée, un Mario Dragy français ou que sais-je ?" et qu'on puisse le mettre là pour gérer les affaires courantes de façon à peu près rigoureuse ou un scénario politique et dans le scénario politique, il y a encore la possibilité de de voir Emmanuel Macron s'obstiner.

Donc on choisit Gérald Armanin, Sébastien Lecornu ou que sais-je, mais ça ne change évidemment rien au film. Ou alors l'hypothèse d'un d'un premier ministre de droite ou l'hypothèse d'un premier ministre de gauche. On voit bien encore une fois que la dissolution n'a pas du tout apporté la clarification demandée et je dirais que par rapport à l'année dernière, on a reculé parce que effectivement c'est assez étonnant mais le nombre de candidats a explosé. le nombre de candidats a explosé y compris à gauche où l'année dernière après pareil une espèce de sketch de quelques semaines euh la gauche s'était entendu autour de la figure de Lucy Cast qui a totalement disparu du jeu.

Elle était pourtant encore là cet été mais elle n'est plus du tout dans le film. En revanche Olivier Fort, j'entendais Clémentin l'autre jour et cetera. Il y a du monde qui est prêt à y aller en tout état de cause.

On ne voit pas très bien sur quelle base encore une fois le casting pourrait déboucher sur une forme de stabilité au-delà d'un budget bricolé. Mais je veux dire le le l'avenir du prochain premier ministre a priori n'a aucune raison de durer beaucoup plus longtemps que celui de François B. Ouais.

Et et compte tenu du modèle français, on avait quatre sénateurs en plateau juste avant qui disaient il faut qu'on passe à une culture du compromis comme à l'allemande. Il faut qu'on réussisse à faire cette sorte de de coalition post-lectorale. Ça vous paraît possible Je Peterson ?

Déjà on peut pas exclure que celui ou celle qui arrivera à Matignon se décide à travailler et trouve justement cette voie du compromis. On peut quand même pas l'exclure. On verra qui sera nommé.

Sébastien Lecornu, juste pour rebondir sur ce que vous disiez, qui sait aujourd'hui ce que pense Sébastien Lecornu sur l'éducation, sur le budget, sur tous les sujets qui ne concernent pas son périmètre immédiat, les armées, a priori personne. Il a été plutôt protégé, il était retranché aux armées dans un périmètre très régalien avec le dossier ukrainien notamment. Mais au fond, il va arriver avec il va être assez neuf.

Certes, c'est l'homme d'Emmanuel Macron, très proche du couple aussi Macron. Maintenant, il pourrait avoir un regard assez il peut avoir c'est un vrai politique. Il connaît parfaitement les élus locaux.

Il parle la même langue que donc ça c'est un premier point. Maintenant sur l'histoire du compromis en réalité la question elle est plutôt à poser Emmanuel Macron. À quelle concession est-il prêt aujourd'hui ?

S'il nomme quelqu'un du bloc central et Christelle le disait justement est-ce qu'il revient sur la taxation des entreprises ? Est-ce qu'il revient sur la fiscalité ou pas ? Est-ce qu'il a un peu de mou pour négocier avec un peu de PS sans perdre les LR ?

On est toujours dans cette équation là. Maintenant, voilà, ça va être le le choix d'Emmanuel Macron est toujours le même. La on est toujours dans l'après solution qui ne règle rien.

Mais juste un point, il faudrait pas perdre la pression va être aussi sur les groupes politiques et pas seulement sur le choix du Premier ministre. Il y a une forme de responsabilité qui va maintenant être partagée. François Michel Barni a été censuré.

François Baou vient de tomber. Il va il y a une un ralbol démocratique qui commence à apparaître dans les enquêtes, dans les sondages, dans les dans l'opinion. Les gens commencent à être fatigués de ça.

Il va falloir aussi que chacun se mette autour de la table et trouve cette fameuse voie du compromis parce que le risque c'est vraiment de perdre les Français et de dire qu'à la fin s'en désintéresse complètement. Et donc la responsabilité maintenant, elle va vraiment être partagée. Il y a plus vraiment d'autres options parce que si ça ne passe pas et qu'en décembre le budget le prochain premier ministre est censuré, il se passe quoi ?

Il y a deux alors il y a il y a une chose pardon, il y a une chose qui me qui me frappe dans ce que vous dites qui est très vraie, c'est que Emmanuel Macron en 2017, il dit "Je vais réconcilier les Français avec la politique." On n' jamais eu une telle défiance. Exactement.

On n' jamais eu un tel espace des des abîmes entre la polétique et les français. C'est c'est vraiment tragique. Donc c'est un de ce point de vue-là, c'est un échec mais considérable d'Emmanuel Macron entre 2017 et et 2025 aujourd'hui.

Et par ailleurs, vous parliez de compromis mais pas très clair pour savoir sur le point de savoir quels compromis sont prêts aussi à faire les socialistes. Ils ont deux points qui sont majeurs pour eux, c'est la taxe Zucman et la suspension de la réforme des retraites. s'il veut aller à Matignon et trouver un compromis, sachant que Jean-Luc Mélenchon a dit ce qu'il avait dit hier, bien il va il va falloir en rabattre.

C'est c'est ça la logique de tous les côtés. Et comment est-ce que on fait un compromis quand on a ces deux bornes là ? Alors et donc sur les sur la réforme des retraites, est-ce qu'ils peuvent un petit peu lâcher pour garder la taxation ?

Alors LR évidemment se désolidarise une partie de de renaissance aussi. Non, c'est c'est d'une complexité. Il y a une proposition intéressante qui a été faite par Gabriel Atal, on en a pas encore parlé et qui a été poussé beaucoup par de nombreux députés macronistes hier à l'Assemblée qui est de trouver une personnalité qui ne serait pas une personnalité politique hors parti, dit-on parce que les élections et municipales et présidentielles sont trop proches et qui réunirait les groupes politiques pendant 6 semaines à la belge euh ou 3 semaines.

Enfin, oui, voilà. euh pour essayer de trouver trois qu points d'accord sur le budget mais aussi sur la politique à mener jusqu'à l'année prochaine euh et à partir de là nommer un premier ministre en fonction de ça. L'Élysée qui a dit qu'il allait nommer un premier ministre dans les jours qui viennent semble avoir fermé la porte à cette idée-là au risque d'une rupture avec le groupe Renaissance parce que vraiment tous les députés que j'ai vu hier étaient favorables à cette solution.

J'ai entendu Ablois des socialistes déjà l'a proposé. Donc ça veut dire qu'ils y sont pas indifférents. Euh et donc il y a une partie des députés en tous les cas peut-être des sénateurs aussi qui seraient favorables à cette option contre l'Élysée qui vraisemblablement envie de garder la main euh sur euh les jours, les semaines et les mois à venir.

Ouais justement Emmanuel Macron. Alors les insoumis demandent cette institution mais ils ne sont pas les seuls à poser la question du maintien du chef de l'État. On va écouter ce matin le LR Jean-François Copé, invité France 2.

Changer de gouvernement nous amènera aux mêmes causes qui produront les mêmes effets. Dissoudre à nouveau, ça veut dire un risque soit de retrouver la même le même désordre, soit de de faire arriver une majorité absolue pour le Rassemblement national. Ça se fait en quelques jours, il y a pas le temps de faire campagne.

J'ai donc proposé cette idée qui me paraît être l'une des seules possibles mais qui je le vois bien n'est pas arrivé du tout dans l'esprit du président de la République qui est de dire bah finalement quand on est à ce point désavoué la question se pose de dire je propose que dans 6 mois au lendemain des municipales moi Emmanuel Macron j'annonce ma démission ce qui fait une présidentielle anticipée au mois de mai prochain et ça donne le temps au partis politique non seulement d'organiser le cas échéant des primaires pour avoir un candidat et puis d'autre pour parler au français. Qu'est-ce qu'on veut pour l'avenir ? Et pour prolonger ce que dit Jean-François Copé, on va regarder juste ce sondage.

Haris interactif pour RTL, 66 % des Français seraient favorables à la démission d'Emmanuel Macron. Est-ce qu'il aura d'autres choix que de démissionner Ellisabeth Mart ? C'est assez étonnant Jean-François Copé parce que effectivement il est il est en décalage avec Nicolas Sarkozi par exemple ou Norot qui estime qu'on on ne demande pas la démission.

Voilà, on n'abîme pas les institutions. Euh je gér de Gaulle avait euh démissionné après avoir perdu un référendum, c'était sa décision. Mais on ne réclame pas sur la place publique, contrairement euh à ce que font les insoumis, par exemple euh la démission euh du chef de l'État qui a été élu euh par le suffrage universel et cetera.

Donc euh l un petit peu en décalage Jean-François Copé. Par ailleurs, les Français sentent bien que le chef de l'État est aujourd'hui en première ligne et qu'il est plus le problème que la solution aujourd'hui à à la clarification, la fameuse clarification, la vie poétique et à la sortie de cet immobilisme. Donc oui, il est en il est en première ligne.

Lui ne le vit pas du tout comme ça. Il estime que il a encore des marges de manœuvre, qu'il a le temps pour lui. La légitimité, ça c'est vrai, on l'a dit.

Euh et donc euh il est le seul à pouvoir le décider. C'est un manque de connaissance des Français ou c'est un péché d'orgueil de la part d'Emmanuel Macron ? Euh les deux.

Non mais c'est vrai les deux. Euh il faut faut en arriver à cette à cette conclusion. Euh mais euh ça va s'imposer à lui s'il y a un premier échec.

Il faut il y a la la barrière du budget. Il faut que la France est un budget. Donc là il faut un premier ministre de mission pour trouver un budget.

Je pense pas que la solution technique soit dans la mesure où il faut travailler vraiment avec la matière parlementaire, il faut trouver des compromis, faut aller chercher les élus, faut un un premier ministre technique, elle a dragué à la française, je sais pas si c'est le meilleur profil, mais bon, on en voit pas de toute façon d'idéal. Donc passer le budget, ensuite aller au-delà, ce sera compliqué. un deuxième premier ministre peut-être et puis ensuite il tombera et là effectivement Emmanuel Macron sera obligé de dissoudre mais la démission il faut pas la demander.

C'est le premier ministre de la dernière chance pour pour Emmanuel Macron. S'il échou là quelque part il sera contraint à la démission. Alors, c'est vrai qu'on on a le sentiment de s'en rapprocher.

On a le sentiment de s'en rapprocher. Ce qui est étonnant, c'est que certaines forces politiques jouent depuis le départ en été la bascule de la crise politique vers la crise vers la crise institutionnelle. Et donc, de ce point de vue-là, la France insoumise comme l'extrême droite sont assez cohérents, assez constants.

L'extrême droite avait mis ça en sourdine pendant quelques temps à cause de l'actualité judiciaire de Marine Le Pen. Il n'était plus sûr de vouloir la dissolution et cetera, mais ils y sont revenus. Et donc il est très clair que que ce soit une destitution demandée par Jean-Luc Mélenchon ou une dissolution et même une démission évoquée par Marine Le Pen et par Jordan Bardella, il y a des forces politiques qui jouent effectivement la crise institutionnelle.

Ce qui est étonnant, comme le disait Ellisabeth, c'est que des personnalités issues par exemple des LR, mais on entend ça désormais en off évidemment de la part de la Macronie et cetera, qu'on évoque la démission du président de la République. Juste un mot, la culture parlementaire, elle n'est pas étrangère à la culture politique française. Ça a été la règle sous la 3e sous la 4e République.

On a perdu ça effectivement avec la 5e qui a intronisé la bipartition et le fait majoritaire. Et donc on a on a oublié la capacité que nous avions à discuter. En réalité effectivement, il pourrait y avoir une voie de passage aujourd'hui si on éétait pas à un an des municipales, enfin quelques mois des municipales et un an et demi d'une présidentielle.

Ce serait possible. Ce serait possible et ça demanderait par ailleurs que Emmanuel Macron admette qu'il a politiquement perdu la main et que psychologiquement il n'est pas au centre de tout. Mais donc Emmanuel Macron lui-même dirait "Demain, en fait je nomme une personnalité incontestable." Alors peut-être je n'arrive pas à comprendre l'idée de Gabriel Atal.

Demander ça à quelqu'un qui soit extérieur à la société politique me paraît compliqué, mais demander à Gérard Larch ou un tandem Gérard Larchetel Bron Pivet en leur disant "Je vous demande pendant quelques semaines de réunir les forces parlementaires et de trouver avec elle une voie de passage et ensuite on verra qui est le premier ministre de cette coalition qui ne dira pas son nom et qui devrait précisément s'entendre sur le point de consensus le plus réduit encore une fois à il y a quelque chose qui a été déjà testé dans la 5e République hein, c'est la cohabitation. Voilà, là il y a une option qui est sur la table, une cohabitation claire. Pourquoi ça coince avec des personnalités de gauche type Bernard Casneuve ?

Parce que Bernard Casneu quand il voit Emmanuel Macron, il lui dit "Avec moi, ce sera une cohabitation dure, c'est-à-dire que l'Élysée ne sera pas en double commande." Ça c'est refusé pour l'instant. Pourtant, encore une fois, il y a des options qui peuvent être posées sur la table et ce serait un retrait en tout cas une mise à distance de l'Élysée par rapport à rien de garantit que ce cohabitant est une majorité au parlement.

C'est ça le problème. Bien sûr. Mais il y a aussi la nécessité d'envoyer des gages et pourquoi pas d'essayer autre chose.

Et d'où la demande du Rassemblement national de revenir aux urnes. On va écouter le président du parti Jordan Bardella invité ce matin d' RTL. Il a pas de négociateur à avoir, il y a pas de tierces personnes d'un gouvernement technique qui viendrait mettre en place des projets pour quelques mois.

Il faut revenir devant les Français. La situation dans laquelle nous sommes n'est pas une fatalité. Et moi, je viens dire que si on ne dissou pas l'Assemblée nationale, si on ne revient pas de les devant les Français d'une manière ou d'une autre, c'estàd soit par la dissolution du Parlement, soit par la démission du président de la République et par l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle qui pourrait permettre au pays de retrouver non seulement un cap, une majorité, mais de la stabilité.

Alors, je ne vois pas comment quelque chose de sain pourrait émerger d'une situation où encore une fois, je le dis et je le redis, nous n'avons aucune responsabilité et 60 % des Français seraient favorables à à la dissolution selon toujours ce sondage à ris interactif. C'est une hypothèse plus que probable cette dissolution pour vous Cristal. Oui.

Alors, pas immédiatement mais si le premier ministre qui va être nommé dans les prochains jours, comme nous dit l'Élysée, ne réussit pas à faire voter un budget, ce qui est fort probable vu le contexte politique, on voit pas comment on pourrait échapper à une dissolution. Or, cette dissolution, on ne voit pas non plus pour quelle raison elle apporterait des résultats différents, très différents, en tous les cas, une assemblée gouvernable euh par rapport à la précédente dissolution. Donc c'est là où la démission euh du président de la République se pose, c'est que euh on voit difficilement comment il pourrait déclencher une nouvelle dissolution, sachant très bien et on voit pourquoi le Rassemblement national la demande, c'est que il en sortirait vraisemblablement avec un groupe encore plus important qu'aujourd'hui.

D'autant que tout le monde le dit, le Front républicain ne fonctionnerait pas comme il a fonctionné l'année dernière. Donc ça serait ça serait l'assemblée qui sortirait de cette dissolution serait quasiment ingouvernable une nouvelle fois. Allez, avant de se quitter, on va regarder ce qu' a à la une de vos quotidiens régionaux. sans grand suspense, c'est François Bairou évidemment qui est à la une de l'immense majorité d'entre eux sous différents angles.

Le constat d'abord renversé pour la République des Pyréné, le journal local de François Bairou à peau. Faute de confiance pour Cor ce matin avec une interview du désormais ex-ministre Laurent Marcangel Horizon qui appelle à cibler un accord de non censure case départ. C'est le titre choisi par les quotidiens du centre de la France dont le journal du centre mais aussi par la dépêche.

Christelle, on va regarder votre une retour à la casse départ. Beaucoup de vos journaux régionaux tournent la page Bairou au suivant. C'est un titre qui revient énormément.

La voix du nord, midi libre, le journal de Sonlois et c'est le titre de Sud-Ouest. Exactement. Jefferson vous voulez en dire un petit mot de la une tout à lire dans les colones de Sud-Ouest ce matin notamment le récit de cette journée et surtout l'après Emmanuel Macron priait d'accélérer.

Et justement que va faire Macron ? Et l'autre question à la une du Dauphiné Macron sous pression pour le télégramme et puis on termine par la une de la Provence qui résume d'un mot la situation politique et social, le blocage à la fois pour Matignon mais aussi parce que des actions bloquont tout se préparent pour la journée de demain. On suivra bien sûr tout ça.

Merci à tous les quatre d'avoir été avec nous pour analyser cette chute de François Baï. On va y revenir évidemment tout au long de la journée sur la chaîne parlementaire. Quant à nous, on se retrouve demain à 12h30 pour une nouvelle édition spéciale.

Très bonne journée. [Musique]