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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 16 avril 2025 6 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Les cordonniers en colère après les propos de François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Comment vous réagissez à ces propos du Premier ministre ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Ce dispositif est financé par les metteurs en marché et non par l'État ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    François Bayrou a-t-il tort sur ce point ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Ce bonus réparation a-t-il aidé la profession à repartir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Jean-Pierre VernaudChiffre
    « Il y a un budget de l'État qui est réservé pour ce bonus réparation 113 millions d'euros. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le petit matin Sud Radio 5h 7h Benjamin Glaise bientôt 6h40 sur Sud Radio La vie en vrai retour ce matin sur la conférence de François Beou sur les finances publiques. Hier le chef du gouvernement a notamment pointé du doigt certaines dépenses qu'il a qualifié de plus en moins fondé. On l'écoute.

Je ne veux faire de peine à personne mais annoncer qu'on va donner une prime pour aller porter ses chaussures chez le cordonnier. Il y a de nombreux citoyens qui qui pensent ou pensé que c'était peut-être pas l'urgence absolue. Bonjour Jean-Pierre Vernaud.

Bonjour et bienvenue sur Sud Radio. Vous êtes le président de la Fédération française de la Cordonnerie Multiservice. Vous avez entendu à l'instant François Beou, le premier ministre qui parle de votre métier, de votre profession, des coordonniers.

Comment vous réagissez à ces à ces propos du Premier ministre ? Alors, tout tout d'abord, on peut préciser que le bonus réparation n'est pas n'est pas une lubille, hein. C'est une avancée concrète pour pour notre planète, hein, pour le portefeuille du consommateur puisqu'il paye moins cher ses ses réparations et puis aussi pour la survie de nos nos savoir-fairs.

Ce dispositif, il est il est et là c'est une erreur de du premier ministre, je suis désolé de le dire, mais ce dispositif est financé par les metteurs en marché et non par l'État. Donc euh c'est pas de l'impôt direct des des Français. Ça permet aux Français de de faire réparer leur leurs chaussures chez chez des cordonniers labellisés.

Et ce bonus réparation est euh tout en bénéficiant de de de la remise directe. Donc c'est quand même quelque chose qui euh qui est une une avancée et quelque chose d'important pour pour la profession. dispositif qui permet de réparer à moindre coût euh ces appareils du quotidien.

Notamment, ben on pense voilà en l'occurrence là à ces à ces chaussures, le budget de l'État tout de même, il y a un budget de l'État qui est réservé pour ce bonus réparation 113 millions d'euros. Je voyez, ça coûte quand même à l'État. Alors, ce n'est pas ce n'est pas de l'impôt comme je je disais précédemment, c'est les metteurs en marché qui financent cette cette taxe.

C'estàd que quand vous achetez une paire de chaussures ou quand vous achetez un vêtement, il y a une ce qu'on appelle une écocontribution qui est prise sur ces sur ces achats et c'est un éco-organisme qui gère cet argent pour euh pour mettre en place cette cette réparation, c'est ces bonus. précision très importante. Jean-Pierre Vernaud, ça veut dire que François Beou là, il a il a pas révisé.

Oh, je me permettrai pas de critiquer le premier ministre, mais je pense que si je vous écoute, j'ai l'impression qu'en gros bah euh il est un peu déconnecté euh de la de la réalité quoi, si je peux dire ça comme ça. Non, c'est voilà, il y a des erreurs, hein. Je pense que il serait bon, il serait bon de rectifier cette erreur et de donner la bonne information.

Et euh peut-être que ces services ne sont pas au courant tout à fait de de de du dispositif, hein. Nous sommes à à la disposition, les éco-organistes sont à la disposition pour leur expliquer, même pour expliquer aux Français parce que beaucoup de Français ne connaissent pas le dispositif et qui est qui est très intéressant pour pour bah pour tout le monde pour tout le monde. Tout le monde est gagnant dans cette opération là.

Donc c'est vrai que je je trouve un petit peu euh surprenant qu'on mette le doigt sur une profession, bon qui a quand même un peu souffert depuis les les années 80 et qui se bat au quotidien pour faire progresser leur leur entreprise et nous mettre dans la balance des milliards de déficit, c'est très très surprenant quand même. Hm. En tout cas, entendre François Beou, on a l'impression qu'il y pense supprimer ce bonus réparation.

C'est ce qu'on lit entre les lignes. C'est c'est une crainte que vous avez très clairement. On n'est jamais à l'abri avec des décisions de de politique, avec le les avec les urgences qui peut y avoir qui peut y avoir, on n'est jamais à l'abri.

Mais je le répète, c'est un budget qui n'est pas de l'État. C'est un budget qui est dans les éco-organismes. C'est les éco-organismes qui gèrent ce ce budget.

à moins que l'État vienne entre guillemets piquer dans les caisses euh de l'éco-organisme pour aller financer autre chose, bon, ça ferait un un très mauvais euh un très un très mauvais message pour euh pour euh l'économie circulaire qui est quand même malgré tout une une comment dire une demande européenne aussi he on a il faut pas oublier qu'on a quand même signé des accords au niveau européen sur l'écoorganisme enfin sur le sur l'économie circulaire et et là et là on mettrait vraiment un coup un gros gros coup de canif dans ce dans ce genre de et puis il y a pas quand même des milliards dans ces caisses. Donc je pense que c'est pas là qu'il faut qu'il faut aller. H h tout cas ce dispositif écolo et économique aussi.

Ça c'est important aussi de de le préciser effectivement pour ceux qui décident de réparer plutôt que bah de jeter et de racheter avec une profession celui de celle de de Cordonnier qui est dans une situation compliquée. C'est-à-dire que le bonus n'a pas aidé la profession à à repartir de l'avant. Elle elle commence ça commence un peu à se à revenir.

C'est que les coordonnées se sont stabilisées au niveau de des entreprise, ils se sont stabilisés depuis quelques années. Bon, le bonus va faire va faire du bien, c'est clair pour pour certaines entreprises hein qui on laquelle ça va ça va quand même rebooster la l'activité. Mais on avait au départ, on avait pas forcément besoin du bonus pour fonctionner parce que les gens venaient faire réparer.

Mais le bonus a mis en avant surtout le fait que euh on peut faire réparer. C'est-à-dire que la communication qui sont faites et on pourrait même en faire encore un petit peu plus, euh expliquer aux français que aller faire réparer vos chaussures, c'est quand même beaucoup plus euh écologique et beaucoup plus euh enfin meilleur pour la planète que de les jeter, de les mettre dans les poubelles et qu'elle se retrouve dans les déchetteries avec les les conséquences que l'on connaît. Bien sûr Jean-Pierre Verna, un grand merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.

Précision importante à porter effectivement euh après cette déclaration du Premier ministre. Je rappelle que vous êtes le président de la Fédération française de la coordonnerie multiservice. Je vous souhaite une très belle journée.

Jean-Pierre Vernaud, le petit matin Sud Radio 5h 7h Benjamin Glaise Sud Radio, il est 6h45. On fait un point sur les principaux titres de l'actualité. Yeah.