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interviewRMC (sur YouTube)· 1 juin 2023 8 min

Aurore Bergé : "Hier on n'a rien truqué, on a juste voté"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour Aurore berger merci d'être venu dans ce studio répondre à mes questions vous êtes la présidente du groupe Renaissance le groupe macroniste à l'Assemblée nationale vous êtes également député des Yvelines et alors on a vu hier toute cette énergie toute cette énergie pour contrer la loi liotte mais vous avez peur de quoi alors on a peur de rien j'allais dire on a surtout pas peur de la démocratie du vote et c'est exactement ce qui s'est passé hier ce qui s'est passé c'est des scènes assez ahurissantes forme d'intimidation je parle même pas des hurlements des cris des tentatives d'obstruction qui était manifestent de la part de la France insoumise parce qu'en vérité quand la démocratie parle quand un vote a lieu mais qu'il ne leur convient pas alors il considère qu'il n'y a pas de démocratie c'est systématiquement ça avec le mélange jaunissent quand la démocratie parle mais ne va pas dans leur sens ça voudrait dire qu'il n'y a pas de démocratie mais nous il y a eu un vote et la seule chose qu'on voulait hier c'était pouvoir avoir un débat espérer avoir un jour peut-être un débat serein sur la question des retraites à l'Assemblée nationale on en a été privé pendant des semaines vous l'avez vu vous l'avez commenté très largement au Sénat il y a eu un débat avec des points de vue qui étaient contraires mais il y a eu un débat à l'Assemblée on peut pas dire qu'il y a eu réellement un débat puisque du fait l'obstruction du fait de la manière avec laquelle il y a une tension permanente au sein de l'hémicycle on n'a pas réussi à avoir une qualité de débat qui à mon avis était important pour les Français hier et hier on a eu malgré tout dit cette phrase au berger la même instant quand vous avez peur de quoi vous m'avez dit certainement pas de la démocratie et du vote mais non encore heureux quand on est parlementaire qu'on n'ait pas peur ni du débat ni mes vote sur cette réforme des retraites ça vous paraît pas un problème déjà il faut si on veut refaire l'histoire on peut le refaire encore et encore et on peut dans ces cas là partir du point de départ qui est une obstruction parlementaire massive orchestrée organisée avec une intention qui a d'ailleurs été décritée revendiquée par Jean-Luc Mélenchon lui-même qui était de dire il ne faut surtout pas voter c'est le fameux article 7 c'est à dire il ne surtout pas voter le report de l'âge légal à la retraite nous nous avons dit quoi pendant ces semaines de débat pendant ces longues heures de débats systématiquement allons-y allons au vote sachant concrètement ce qui se passe à la soirée nationale mais c'est ce qu'on a fait hier non non non dans l'assemblée un vote dans l'hémicycle mais moi je suis désolé vous pouvez pas me demander à moi qui suis député qui suit président du groupe renaissance de dire bah écoutez vous venez en commission les affaires sociales mais vous votez pas selon vos convictions moi j'ai voté nous avons voté selon nos convictions on a les quand même pas voter on allait quand même pas voter pour labrogation de la réforme donc évidemment vous dites la démocratie du vote et en même temps vous faites tout pour empêcher ce vote dans l'hémicycle la semaine prochaine moi ce que j'ai fait hier c'est d'être en commission des affaires sociales pendant encore une fois de longues heures malgré de l'obstruction manifeste parce qu'on a eu des dépôts de centaines voire plusieurs milliers de sous amendements pour faire quoi pour empêcher qu'on a un vote hier en commission des affaires sociales c'est ça qui a été organisé qui a été fomenté hier de manière très claire par la France insoumise et nous on a voté et on a voté en effet selon nos convictions vous pouvez quand même pas encore une fois me demander à moi de dire bah écoutez vous auriez dû venir vous auriez pas dû participer au vote pour attendre ce qu'il faut essentiellement pouvait se passer en non moi j'ai voté j'ai voté selon mes convictions j'ai voté pour protéger de notre modèle social et donc j'ai voté contre évidemment l'abrogation de la je vais au bout de votre logique puisque vous dites que vous n'avez rien à craindre d'un vote ça veut dire qu'il y a le moins de Pivet ne va pas censurer l'article 1 qui va revenir alors tout ça est très technique c'est compliqué mais en même temps c'est l'occasion aussi de se plonger dans notre Constitution et c'est assez passionnant de voir tous les outils que vous avez à votre portée vous en avez d'ailleurs trouvé certains dont on avait un petit peu oublié les uns comme les autres mais ce que l'on comprend c'est que cet article pour abroger pour revenir à une retraite à 64 ans qui a donc été supprimé en commission hier il peut revenir sous la forme d'un amendement rétabli le jour J c'est à dire la semaine prochaine dans l'hémicycle mais encore faudrait-il qu'il y a une bonne Pivet ne le sont sur pas à nouveau dans les musiques si je vous comprends bien il y a le point de Pivet ne censurera pas cette partie elle n'a pas vocation à empêcher ce vote non mais la question elle ne se pose pas comme ça la présidente de l'Assemblée nationale elle est pas là pour garantir un vote ou pour empêcher un vote elle est là pour faire respecter des institutions et faire respecter la Constitution et c'est d'ailleurs ce que nous avons fait à toutes les étapes de la réforme des retraites et ça n'est pas moi qui le dit c'est le Conseil constitutionnel qui l'a dit il y a eu une procédure qui a été respectée il y a une constitution qui a été respectée donc la présidente de l'Assemblée nationale elle a pas à se prononcer en disant je veux favoriser la vote ou je veux l'empêcher elle a juste à examiner les amendements qui seront déposés en disant est-ce qu'ils ont droit d'être examinés ou pas est-ce que juridiquement constitutionnellement moi présent de l'Assemblée nationale je peux autoriser des choses qui sont contraires à notre conscience vous l'article 1 c'est-à-dire le fait de repasser celle qui se prononcera le fait de repasser à la retraite à 24 ans serait anticonstitutionnel les députés et c'est une règle dont on peut discuter d'ailleurs si on a demain une réforme constitutionnelle les députés normalement n'ont pas le droit d'avoir des propositions ou soit une proposition loi que ce soit en amendement qui crée une charge supplémentaire pour l'État c'est à dire concrètement que ce soit des dizaines de milliers des centaines de milliers ou des milliards puisque là on parle évidemment en milliards qu'on parle de la réforme des retraites normalement nous n'avons pas cette prérogative c'est une prérogative du gouvernement alors les projets de loi et les propositions une proposition de la série loi qui vient démonter du Parlement n'a pas le droit mais on peut contester ça on peut dire on souhaite une réforme conditionnelle et on considère qu'il faudrait abroger cela il faudrait que les parlementaires aient encore plus de liberté et plus d'initiative parlementaire je peux avoir pour une raison pour non mais oui mais enfin moi je vous le dis mon point de vue il m'a conviction il y a des gens qui sont très cohérents qui disent cette règle elle devrait plus exister il y a ceux qui sont aussi cohérents et qui disent pourquoi cette règle existe elle existe pour une raison simple c'est que vous pouvez pas m'interroger régulièrement sur la question des finances publiques sur la question de nos impôts sur la question de notre dette et dire bah écoutez c'est pas grave les députés peuvent déposer proposition loi après proposition de loi amendement après amendement qui coûteront à chaque fois des milliards et des milliards d'euros sans jamais dire cela comment ça pourrait financer ils appuient en l'occurrence leur proposition sur une augmentation de la taxe sur le tabac donc eux ils disent c'est la balance la balance budgétaire est équilibrée vous connaissez quand même suffisamment bien ces sujets pour bien voir à quel point c'est un jeu de ces grotesque et c'est un jeu de dub vous le savez bien c'est à dire on est en train sérieusement de dire aux Français que pour financer le retour la retraite pour tous à 62 ans avec tous les éléments supplémentaires qu'on a ajouté dans la réforme notamment sur la retraite minimale sur les femmes sur les carrières hachées on dit ce qu'on va financer ça sur le fait de fumer plus il propose aussi non conférence de finance une conférence financement mais du coup on dit pas comment finance donc on va arrêter les jeux de dupe à un moment il y a ceux qui sont pour la réforme des retraites j'en fais partie parce que je considère que c'était le seul levier qu'on avait pour protéger notre modèle social et nos retraites il y a ceux qui sont contre la réforme des retraites et au milieu il y a la Constitution il y a nos institutions il y a notre État de droit c'est ce qu'on a fait hier on a rien truqué on n'a pas manœuvré on a siéger à l'Assemblée nationale nous dans le calme et on a voté et ce vote hier en commission des affaires sociales a dit que dans cette commission qui représente tous les groupes politiques qui représentent toutes les sensibilités politiques à proportion de leur nombre à l'Assemblée nationale ne souhaitez pas abroger la réforme des retraites et je siègerai avec mon groupe le 8 juin prochain en hémicycle et s'il doit y avoir un vote et bien nous voterons s'il doit y avoir un vote vous votez vous ne vous ne vous opposerez pas à la possibilité déjà moi je n'ai pas les moyens d'empêcher quoi que ce soit j'ai par contre la responsabilité qui est la mienne qui est de dire la vérité et dire la vérité c'est que non on finance pas nos retraites que vous pouvez on va qu'on va juste fumer plus et que c'est comme ça qu'on paye 15 milliards d'euros supplémentaires

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