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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 28 mars 2025 111 minFond programmatiqueSantéTravail & emploiEurope & internationalSolidarités & famille

Santé mentale depuis la crise sanitaire : où en est-on ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 69 %Attaque 14 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les éléments de contexte de la feuille de route santé mentale et psychiatrie depuis 2019 ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment votre délégation prend-elle en compte la dégradation spécifique de la santé mentale des jeunes filles de 15 à 25 ans ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le renforcement du rôle de la santé scolaire figure-t-il parmi vos priorités ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Comment pensez-vous résoudre le manque de psychiatres et de pédopsychiatres ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Les associations d'usagers et les sociétés savantes sont-elles associées à la grande cause nationale santé mentale 2025 ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quelle sera l'apport de la stratégie nationale de prévention et d'accompagnement prévue en juin 2025 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Franck BellivierFait
    « le mal-être de nos concitoyens reste supérieur à avant la crise »
  • 0:10Fait
    « les aisés vont par leurs propres moyen se faire suivre ailleurs et les autres s'enfoncent dans leur maladie »
  • 0:40Fait
    « la pédopsychiatrie est quasi inexistante »
  • 1:10Fait
    « les confinements stricts et les couvre-feu se sont succédés durant 2 ans en France »
  • 1:40Chiffre
    « les prescriptions ont explosé durant l'année 2021 plus 224 % pour les hypnotiques »
  • 5:40Chiffre
    « on était à 12000 morts par an il y a une quinzaine d'années, on est aujourd'hui à 9000 »
  • 9:10Fait
    « le secourisme en santé mentale se déploie depuis 3 ans »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bien mes chers collègues si vous voulez bien nous recevons ce matin Monsieur Franck Bellivier délégué ministériel à la santé mentale et la psychiatrie je vous précise que cette audition fait l'objet d'une captation vidéo elle est diffusée en direct sur le site internet du Sénat et sera consultable en vidéo à la demande monsieur bivier nous vous entendons à titre principal dans le cadre d'une mission d'information que ission a lancé sur l'état de la santé mentale et de la psychiatrie depuis la crise du covid-19 en effet depuis cette crise qui a pu être facteur d'angoisse ou d'isolement pour de nombreux Français la santé mentale de la population et notamment de certaines catégories s'est dégradé les professionnels semblent difficilement faire face à cette situation nos rapporteurs de la mission Jean sol Daniel Chassin et Céline Brulin ont lancé leurs travaux qui devrai permettre à notre commission de disposer d'une meilleure appréhension de ce phénomène et nous attendons avec impatience leur préconisation votre regard nous sera particulièrement utile dans la réflexion que qu'ils sont en train de mener et de plus je rappelle que le gouvernement a confirmé la volonté de l'ancien Premier ministre Michel Barnier de faire de la santé mentale une grande cause nationale en 2025 votre feu de route est donc richiche Monsieur le Délégué et nous serons curieux d'entendre justement la traduction de cet engagement du gouvernement dans lesémission qui vous ont été confié voilà donc je vous laisse la parole pour un propos liminaire et puis ensuite les membres de la commission seront amenés à à vous poser à vous interroger un questionréponse et je commencer bien entendu par donner la rapport la parole à nos rapporteurs voilà je vous laisse intervenir merci monsieur le Président Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs écoutez merci beaucoup pour cette invitation je dans mes propos liminires je vais commencer par rappeler quelques éléments de contexte tout d'abord en effet la crise sanitaire a mis en lumière les problème de santé mentale et cet enjeu de santé publique est aujourd'hui maintenant reconnu comme un enjeu prioritaire santé mentale qui est indissociable de la santé globale mais plus largement aujourd'hui on le on le voit par de nombreux aspects un enjeu de société le mal-être de nos concitoyens reste supérieur à avant la crise euh les tendances avant la crise étaient déjà plutôt haussières euh sur les indicateurs d'anxiété de dépression de trouble du sommeil mais à l'intérieur de cette photographie euh qui s'est donc dégradée sur les indicateurs de santé mentale en population générale depuis la crise covid euh certains sous-groupes paraissent euh apparaissent dans les études épidémiologiques euh plus concerné c'est en particulier le cas des jeunes et je crois que vous avez souhaité que on échange plus particulièrement sur les enjeux concernant les les jeunes le deuxième élément de contexte c'est la mission qui m'a été confiée en 2019 suite au lancement de la feuille de route santé mentale et psychiatrie qui a suivi un certain chemin depuis 6 ans suscitant une mobilisation gouvernementale et financière sans précédent cette feuille de route a été enrichie en 2021 par les mesures euh qui ont été inscrites aux Assises de la santé mentale et de la psychiatrie et euh dans dans succitant au-delà de la mobilisation politique et financière un engagement des directions d'administration centrale et des agences régionales de santé je rappelle que cette feuille de route euh est une feuille de route complète qui comprend trois axes euh un certain nombre d'actions dans le champ de la promotion d'une bonne santé mentale et de la prévention euh autrement dit une action sur les déterminants de la santé mentale en population générale un axe sur l'offre de soins et un axe sur l'inclusion sociale la mise en œuvre de le 3ème élément de contexte c'est c'est finalement les principes directeurs de qui président au déploiement de cette feuille de route cette feuille de route qui appelle des des changements de paradigme importants en particulier la représentant des personnes concernées leur droits les la promotion du rétablissement la construction de parcours coordonné qui articule la prévention le soin et l'inclusion sociale des approches pluridisciplinaires pardon et et des approches collaboratives dans dans la mise en place de de ces parcours mais également des réformes de fond je fais en particulier référence à la aux réformes de formation des professionnels de santé la réforme du mode de financement ou la réforme des autorisations qui sont des réformes assez techniques mais qui accompagnent cette conduite du changement les résultat de cette feuille de route évidemment s'appréciera dans le temps moyen et dans le temps long cela ne signifie pas bien au contraire qu'il faille différer ou ignorer les urgences la persistance de sujet de préoccupation majeur le principal étant les inégalités d'offre quantitative et qualitative et l'inadéquation entre les besoins et l'offre avec à certains endroits une offre qui est extrêmement fragile les délais d'attente dans les centres médico-psychologiques la saturation des urgences le découragement des équipes soignantes ces redoutables difficultés structurelles et conjoncturelles sur lesquelles j'auris l'occasion de revenir sont également appel des mesures que l'on on pourra apprécier également dans le temps moyen ou dans le temps long il existe pourtant des des raisons d'espérer et c'est un des messages que je viens porter devant vous aujourd'hui le 3e tour de France que nous avons réalisé la délégation plus particulièrement dédié à l'analyse de du déploiement des projets territoriaux de santé mentale a montré que euh et bien ça bouge dans les territoires voilà il y a une dynamique d'innovation importante euh qui qui est loin d'être généralisé évidemment mais dans le champ de la prévention dans le champ de l'offre de soins et dans le champ de l'inclusion sociale des innovations et des reformulations de l'offre tout à fait innovantes on sont aujourd'hui identifiable et Don dont nous avons fait le le recensement dans un récent rapport qui est disponible sur le sur le site du ministère de la Santé donc ce rapport sur le le 3e tour de France dédié au projets territoriaux de santé mentale euh donc leschantiers innovant que l'on identifie dans ce 3e tour de France c'est euh l'effectivité de de de l'allée vert de de dispositifs mobiles qui se qui se déploie la construction d'une gradation des soins progressivement lisiblebl l'élargissement de l'accès aux soins psychologiques euh porté par les psychologues le développement de nouveaux métiers euh le la mise en œuvre du du grand défi du numérique en santé mentale l'intégration des pères et dents professionnels dans les équipes de soins les mesures d'anticipation en psychiatrie pour ne pour ne citer que que les principales le dernier point de de ce contexte c'est que notre approche n'est pas seulement d'améliorer l'offre de soins ou en tout cas améliorer améliorer les réponses dans ce contexte de forte inadéquation en tout cas dans certains endroits entre les besoins et l'offre et certes nécessaire mais pas suffisant il nous faut aussi agir euh de façon très volontariste sur les déterminants de la santé mentale violence subie en particulier euh les violences sexuelles en particulier dans l'enfance la les situations de migration l'appartenance à des minorités la précarité financière ou la précarité dans le logement sont des déterminants importants de la santé mentale d'une population l'accès au sport l'accès au travail l'accès à la culture agir sur ces déterminantes de santé mentale nécessite une mobilisation interministérielle mais également des collectivités locales et des acteurs du monde économique donc vous progressivement nous avons et dans ce mouvement qui vise à agir sur les déterminants de santé mental euh progressivement nous avons évolué vers une approche beaucoup plus intersectoriel et interministériel dans le portage de de cette feuille de route les vents sont donc favorables euh même si la situation certaines situations restent évidemment très préoccupante euh il nous faut maintenant et le la grande cause créer un contexte favorable pour cela amplifier une politique ambitieuse en faveur de la santé mentale et de la psychiatrie et lui donner un nouvel élan en 2025 l'année de la grande cause ne sera pas le la fin de l'histoire mais au contraire le début d'une programmation pour la suite c'est une mobilisation collective qu'il impose de viser durant cette année et en particulier dans cette approche intersectorielle et interministérielle euh qui doit être le départ d'un changement de braquet en inscrivant parallèlement la politique de santé mentale dans une ambition pluriannuelle clairement affirmée transversale et interministérielle et cette mobilisation fait écho d'ailleurs à une forte dynamique internationale qui est engagée en faveur de de la santé mentale sur ce thème comme on témoigne la programmation d'un certain nombre d'événements par l'Organisation mondiale de la santé dans laquelle la France entend exercer un leadership depuis la présidence française de de l'UE qui a inscrit un point sur la santé mentale des jeunes voilà je je peux développer certains aspects on peut aussi passer aux questions si comme vous le souhaitez ce que je vous propose c'est qu'on passe au question et en fonction des orientation ça vous donnera l'occasion de de préciser en fonction des interrogations voilà je vais commencer tout de suite par donner la parole par le premier rapporteur Jean sol monsieur le président prident merci mesdames mes chers collègues bonjour monsieur le délégué ministériel bonjour Merci d'être parmi nous ce matin j'ai deux questions monsieur le délégué ministériel tous les acteurs que nous avons entendu dans le cadre de nos travaux pour le moment pointent une dégradation constante de la santé mental d'un public les filles notamment âgé de 15 à 25 ans et ce indépendamment de la crise sanitaire comment votre délégation prend-elle en compte cette dégradation spécifique avez-vous mesuré une amplification pu que vous avez été missionné SAU erreur de ma part au moment ou un petit peu avant la la crise sanitaire plus généralement en matière de santé mentale nos politique de prévention et de repérages doivent être ciblé sur les catégories de population les plus à risque et si oui comment ou bien être doivent-elles être général considérant que les troubles psychiques nous concernent tous ça c'est l'objet de de ma première question ma seconde votre délégation estt attachée au ministère chargé de la sé de l'accès aux soins bon nombre d'acteurs que nous avons auditionnés et notamment les ARS pointent une coopération insuffisante avec l'Éducation nationale notamment pour favoriser le repérage et l'accompagnement des jeunes qui souffrent vous en conviendrait de troubles de santé mentale le renforcement du rôle de la santé scolaire figuret-elle parmi vos priorités je vais peut-être prendre les trois on va prendre trois premier sénateurs et après je laisserai à répondre Daniel Chassin merci monsieur le Président Monsieur le Directeur effectivement les consult les auditions que nous avons eu montrent euh dégradation de la santé mentale surtout chez les jeunes comme ça vient d'être dit manque de psychiatre de pédopsychiatre euh les CMP sont la pierre angulaire de la psychiatrie je pense qu'ils doivent le le rester malheureusement ils sont souvent débordé alors certaines organisations des soins euh comme les équipes mobile ont fait leur preuve pour éviter les hospitalisations notamment chez les malades psychotiques bien sûr pour cela et bien il faut du personnel et dans Qu'est-ce que comment pensez-vous résoudre cela si vous considérez que comme nous ça et les auditions que nous avons eu c'est important en cela bien sûr en renforçant les CMP notamment par des IPA psych et deuxème question si vous voulez les psychiatres que nous avons entendu et l' CHS indique qu'il y a insuffisamment de parcours de soins de parcours de de vrais parcours de santé dans le champ dans le S de la dans le champ de la santé mentale sur ce sujet le le DMP bon qui doit être effectif il ne l' pas la telexertise peut être une des pistes qui ressort de nos auditions mais avant il faut plus de coordination avec le médecin généraliste afin qu'il puisse mieux accompagner les patients atteints de trouble de la santé mentale il pourra si nécessaire s'il est informer des consultations de CMP des consultations de psychiatrie et bien il pourrait le à ce moment-là avoir un avis direct avec le le psychiatre référent je pense que ça serait vraiment un un progrès en rappelant que le CMP de secteur est la base de l'organisation des soins et pivot de la prise en charge des patients et je pense que il doit être mon sens à notre sens renforcé merci et notre troème rapporteur Céline brûlin merci président merci Monsieur dans nos auditions dont mes collègues viennent de parler il est ressorti que ni les associations d'usager ni les sociétés savantes ni les associations gestionnaires de ligne d'écoute ni même les ARS ne semblait être associé à cette grande cause nationale que doit être la santé mentale en 2025 et du coup ces acteurs craignent une espèce d'opération de communication qui peut avoir une utilité parce qu'il y a des enjeux de déstigmatisation qui sont réels mais ils attendent évidemment beaucoup plus donc est-ce que votre délégation ministérielle travaille là-dessus est-ce que des mesures concrètes sont en préparation vous l'avez évoqué il y a une stratégie nationale de prévention et d'accompagnement qui est en préparation qui doit être présenté je crois en juin 2025 qui prend la suite c'est ce que vous avez évoqué de la feuille de route des assises et de cette grande cause nationale que je viens d'évoquer quel sera l'apport de cette stratégie nationale parce qu'on a l'impression qu'il y a des plans qui se succèdent mais les différents acteur témoignent toujours d'une offre de soins particulièrement insuffisante et puis finalement l'empilement si je peux le dire ainsi de ces différentses plans laisse peut-être entendre qu'ils n'ont pas toujours fonctionné comme il devrait et enfin je voudrais vous interroger spécifiquement sur le dispositif mon soutien psy qui fait l'objet de critique notamment d'un certain nombre de psychologues qui parmi les critiques qu'ils émettent montre un risque de rupture de prise en charge des patients une fois qu'ils auront épuisé les différentes consultations auxquelles leur le dispositif leur donne accès et que ça ne s'adresse finalement et on peut le comprendre à des personnes qui sont victimes ou qui subissent des troubles légers à modéré alors qu'il y a aussi des choses beaucoup plus lourdes et vous avez évoqué vous-même l'ampleur des des problèmes de santé mentaux et de psychiatrie qu'on connaît actuellement merci très bien je vous laisse répondre à cette première série merci monsieur le Président j'ai j'ai oublié Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs de signaler que j'étais accompagné et il compléteront certaines de mes réponses en tout cas vous me ferez signe mesdames donc par Madame Sylvine goard qui est secrétaire générale à la à la délégation et par le docteur Stéphanie Lafond rapenouille qui est conseillère à la délégation alors s'agissant de la première question concernant la dégradation de la santé mentale des jeunes le les indicateurs on a des indicateurs assez fiables qui ont montré que la crise covid a révélé une vulnérabilité importante de ce sous-groupe avec des indicateurs d'anxiété de dépression de trouble du sommeil d'addiction en population générale ça ne continue pas à se dégrader depuis la fin de la crise covid mais ça ne s'améliore pas ces indicateurs en particulier chez les jeunes se reste relativement haut et et bon après on pourrait je peux essayer de de vous dessiner un petit peu comment on interprète ce phénomène mais en tout cas ce phénomène là en population générale est à distinguer de ce qu'on a noté en population clinique vous y avez fait référence monsieur le sénateur à savoir des situation de décompensation dépressive anxieuse et de trouble des conduites alimentaires chez des très jeunes qui étaient un phénomène très rare avant la crise covid et que l'on a vu augmenter et que l'on pour lequel on a on a des explications extrêmement partiel comment on y répond en fait le l'inadéquation de l'offre dans le champ de la psychiatrie de l'enfant et de l'adolescence a préexisté à la crise covid c'est c'est un des points d'alerte qu'avait signalé dès sa prise de fonction madame Buin en 2017 et qui a présidé au lancement de cette feuille de route avec donc un ensemble de mesures destiné à améliorer et les politiques de prévention et les politiques de soins et les politiques d'inclusion sociale chez les jeunes donc je sais pas s'il faut que je rentre dans le détail mais j'ai une petite note qui détaille l'ensemble des mesures qui ont été mise en œuvre ou qui sont en cours de mise en œuvre et qui concerne la santé mentale des enfants et des adolescents mais en fait qu'il s'agisse du dispositif des 1000 premiers jours qu'il s'agisse de la stratégie multimodale de prévention du suicide enfin il y a un un un certain nombre de de de politiqu publi qui se sont ouvertes à cette pour donner accès et apporter des réponse à cette catégorie des des enfants et des adolescents vous pourz nous transmettre oui je vous Lane tout de suite ci euh s'agissant de ce qui vous a été signalé comme une coopération insuffisante entre l'éducation nationale et les ARS en fait c'est un problème beaucoup plus général les parcours de soins des enfants et des adolescents sont par nature multisectorieles et elles doivent mobiliser des acteurs des municipalités des acteurs des conseils départementaux ucation nationale est évidemment centrale je dois dire que par rapport à cela ce 3ème tour de France dont je parlais fait état d'un d'un paysage assez contrasté on a des des exemples de coopération très réussies entre les ARS et les rectorats notamment pour la mise en œuvre de formations au compétences psychos-ocial là où dans d'autres régions effectivement cette coopération patine euh mais euh l'objectif de cette 2e génération de projets territoriaux de santé mental que nous sommes en train de lancer et premièrement de donner une priorité à la construction de ces parcours enfants ados en lien avec ces autres acteurs de la santé mentale de de des enfants et des adolescents et deuxièmement de mobiliser les acteurs locaux euh dans dans une approche dans une approche multisectorielle pardon euh je voilà ce que je peux vous répondre en tout cas cette cette approche intersectorielle euh au niveau local et et évidemment euh affiché comme prioritaire dans la dans le lancement de cette deuxè génération de projets territoriaux de santé mentale ça concerne l'éducation nationale ça concerne la ze ça concerne la PGJ ça concerne tout le secteur médico-social en tout cas c'est ça sera ça l'enjeu de cette deuxème génération avec une priorité donc pour la construction de ces ces parcours enfants ados euh dans votre il y a une deuxième question la question suivante concererné les centres médicau-psychologiques et le développement des équipes mobiles monsieur le sénateur euh et le développement des nouveaux métiers j'en ai fait référence les avec les IPA qui dans la mention santé mentale rencontre un grand succès et donc on continue à à à à soutenir le déploiement et la formation de ces de ces infirmiers en pratique avancé qui n'est pas très facilité par le la démographie paramédicale parce qu'il faut identifier des infirmiers des infirmières qui veulent s'engager dans ce parcours de de formation dans un contexte où persiste des pignuries importantes les CMP ont été euh à la fois fortement euh renforcé enfin en terme de financement je veux dire euh au global d'ailleurs je je je je voulais signaler qu'entre 2020 et 2024 le financement de la psychiatrie au sens des soins psychiatriques entre 2020 et 2024 a augmenté de 42 % donc il y a eu un rattrapage année après année dans le le le financement de l'offre ça concernit en particulier les renforcements des centres médico-psychologiques adultes et et infantau- juuvénil à l'occasion du Ségure et puis ensuite à l'occasion des Assises c'est l'effectivité de ces renforcements qui a qui a peiné à à à à à se se montrer enfin à à être en tout cas ces renforts n'ont pas été effectifs immédiatement et le tour qu'on a eu de ces financements supplémentaires qui ont été alloués au centre médico-psychologique a montré que la difficulté était d'identifier des ressources humaines pour pour faire des recrutements qu'il s'agisse d'infirmiers ou de psychologue euh votre la deuxème partie de votre question concernait la construction des parcours le recours à la téléexpertise la coordination et et vous avez mentionner le rôle pivot du médecin généraliste et cette première ligne est en train de se structurer dans cette dynamique générale de gradation de l'offre et le modèle que l'on porte aujourd'hui c'est une offre très accessible pour les troubles les plus fréquents et les moins graves c'est un peu l'esprit du dispositif monstien PSI en lien d'ailleurs avec la médecine générale en lien avec les médecines les maisons des adolescents que l'on souhaite être un dispositif très captif pour le plus grand nombre et puis articuler fonctionnellement avec le soin conventionnel psychiatrique qui est l'offre de secteur elle n'est pas elle n'est pas hégémonique entre guillemets puisqu'il y a d'autres offreurs de soins dans les territoires mais le le le la psychiatrie secteur reste le pivot de l'organisation territoriale et puis le la dernière brique de cette gradation c'est le recours nous avons en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent et en psychiatrie adulte des pourcentages importants de situations soit comorbide soit chimiésistante autrement dit des cas complex qui nécessite de pouvoir avoir accès à un recours pour ces cas les plus complexes et les plus difficile à stabiliser donc ça c'est ce modèle de gradation que l'on porte aujourd'hui qui sera fortement inscrit dans cette deuxème génération de projets territoriaux de santé mentale et et qui et dont effectivement cette première ligne le médecin généraliste pivot du du du parcours est tout à fait central euh je si si mes réponses sont incomplètes vous me vous me relancerez s'agissant madame la sénatrice de de votre première question nous rencontrons souvent les associations les différentes associations d'usagers d'intervenants vous avez signalé ENF on est très en lien avec avec ces ces collectifs là lesquels collectifs se sont il y a maintenant un an et demi se sont maintenant regroupés dans une communauté de vue pour porter le pldoyer de la grande cause et ça remonte à il y a un an et demi on n'a pas découvert ce projet de grande cause au moment où Monsieur Barnier l'a annoncé c'était quelque chose qui était travaillé de longue date et je me suis personnellement impliqué dans le soutien à la euh au regroupement de ses forces au sein de ce collectif grande cause et euh leur leurs propositions qui sont très structurées et qui ont fait l'objet d'un document que qui vous est peut-être parvenu ils ont un programme d'action pour l'année 2025 qui est extrêmement structuré qui a fait l'objet de beaucoup de discussion et qui sera présenté au comité de la bellisation et je pense que ce c'est la la il est prévu que les actions portées par ce collectif qui est tout à fait légitime soit labellliser grande cause pour pour leur donner toute la visibilité nécessaire en tout cas il y a de si si vous avez l'occasion de parcourir ce programme c'est c'est c'est tout c'est de de d'excellente tenue euh effectivement il y a une une stratégie nationale qui est annoncée qui sera annoncée enfin qui est annoncée une annonce est annoncée pour pour juin mais je j'exprime une forme de désaccord par rapport à l'idée d'un empilement j'ai survécu à 10 ministres de la santé depuis que j'ai été nommé et au contraire et au contraire et contraire il me semble que cette feuille de route euh notre mobilisation et pas que la nôtre les administrations centrales les ARS ont permis d'assurer une forme de continuité dans le le portage de de ces politiques dont dont dans la fabrique et dans le portage dans l'implémentation de de ces politiques dont j'ai dit qu'elle devait être s'apprécier dans le temps moyen et dans le temps long euh j'imagine que pour ces annonces qui dont je n'ai pas encore aujourd'hui le un début de d'orientation en tout cas ça ça doit nous être transmis puisqueon va devoir travailler sur les propositions qui seront faites sur les mesures qui seront annoncées en juin mais je n'en connais pas encore le le début euh mais j'imagine que ce qui se passera au moment de ces annonces sera comme ça s'est passé pour les assises c'est-à-dire ça sera des briques d'enrichissement de cette feuille de route la feuille de route de 2018 elle est pas aboutie la réforme du M de financement n'est pas abouti la réforme des autorisations n'est pas aboutie et il est important et c'est en tout cas ça que je défends à chaque nouveau ministre auprès de chaque nouveau ministre c'est l'importance de cette continuité cette feuille de route est bonne elle a déjà porté des ses fruits il y a des éléments tout à fait tangibles de cette conduite du changement et de cette reformulation de l'offre dans de nombreux points du territoire l'enjeu maintenant c'est de généraliser ces innovations d'organiser cette coopération et ce partage d'expérience entre les différents territoires pour qu'il puisse s'équiper de ces de ces innovations équipe mobile SAS vol psychiatrique du sas et cetera et donc je pense que des annonces viendront enrichir encore cette cette feuille de route et ce que nous défendons je ne sais pas je pense pas qu'ils vont forcément produire des choses très nouvelles mais ce que nous défendons c'est l'accélération et l'amplification des mesures qui sont en cours de déploiement mon soutien PSI euh mon soutien MSI juste un mot sur euh alors 12 séances risque de rupture c'était l'élément de votre question le mon soutiens est un dispositif de première ligne pour des situations de souffrance psychique légère à modéré en moyenne euh donc sur les près de 2 millions de de de consultations qui ont été consommés et les 500000 patients personnes qui on qui en ont bénéficié en moin moyenne il consomme 4,8 séances donc on voit qu'un nombre relativement limité de séances permet de répondre à ces situations pour lesquelles la consultation par le psychologue sont sont sont sollicité mais le dispositif monstiensi n'a pas vocation à prendre en charge des personnes qui ont un trouble psychique en parti envahissant où là la prise en charge psychologique premièrement fait appel à des techniques tout à fait spécifiques un trouble bipolaire ça renvoie des techniques de psychothérapie spécifique une pathologie schizophrénique à d'autres modules de psychothérapie spécifique les troubles anxieux égal encore d'autres et cetera et cetera et où là la prise en charge psychologique peut s'inscrire dans dans dans enfin ce qui est préconisé peut peut bien bien évidemment aller au-delà de 12 séances mais c'est c'est pas l'objet du dispositif mon soutien PSI mon soutien PSI c'est un dispositif de première ligne en lien étroit avec la médecine générale il nous faut construire et je nous nous portons ça enfin il faut il faut un portage politique pour cela en tout cas nous portons déjà depuis quelques années la construction de la brique d'après qui est la solvabilisation par l'Assurance Maladie de ces modules de psychothérapie spécifiques pour les personne porteuse d'une pathologie psychique mais c'est pas l'objet de de mon soutien PS euh cette deuxième brique cette prochaine étape va nécessiter de spécifier les besoins du secteur sanitaire et les besoins du secteur médico-social en matière de psychothérapie qu'ensuite nous soyons en capacité de sélectionner les psychologues qui sont porteurs de ces expertises c'est pas le cas de tous les psychologues donc créer une forme de nomenclature d'acte qui sont requis pour un certain nombre de pathologies psychiques et probablement et en lien avec l'enseignement supérieur et la recherche créer des cursus de formation de psychologue dit en santé donc voilà la démarche un peu générale qui est prévue pour satisfaire ce besoin non satisfait crucial qui est l'accès des personnes porteuses d'une pathologie psychique au module de psychothérapie pris en charge par la sance maladie vouz ajouter quelque chose merci beaucoup alors il y a 12 s qui se sont inscrits sénatri et sénateur voilà donc je vais donner tout de suite la parole à Justine guidez oui merci monsieur le Président moi je voudrais vous parler des TND voilà c'est aujourd'hui on diagnostique de plus en plus tôt les jeunes enfants et ça c'est plutôt une bonne chose les adultes pas du tout on a des jeunes adolescents et des adultes des jeunes adultes aussi qui sont dans la nature et que malheureusement on le découvre très tard justement par rapport à leur pathologie frustration les colères euh parfois ils passent à des actes très violents donc je voulais savoir si ça fait partie justement de vos études et comment pensez-vous avancer là-dessus puisque aujourd'hui il y a pas de suivi pour ces gens-là merci très bien pour la rapidité de la question c'est parfait qualifé qualifé merci monsieur le Président j'ai beaucoup de d'éléments vous parlez d'IPA mais vous avez fermé lestit de formation des infirmières en psychiatrie euh comment vous comptez rétablir ce manque crucial d'orientation directe vers vers cela euh ça c'est ma première question la deuxième est relative au parcours du patient et là j'ai TR trois remarques si je peux dire il y a eu des des expérien très positive sur le suivi à domicile de certaines urgences psychiatriques euh expérience réussie parce qu'elles ont permis de d'éviter des hospitalisations importantes dans dans ce domaine et que pensez-vous de la sectorisation en psychiatrie qui qui est plutôt aujourd'hui totalement inadapté aussi bien à la gestion d'un hôpital psychiatrique gestion administrative mais aussi financière avec le nombre de lit les les patients qui sont du même secteur mais avec des pathologies différentes et la dernière question ou remarque c'est la prise en charge des psychiatriques chroniqu chroniqu euh et vieillissant qui sont là qui dans un secteur dit dynamique et qui embolisent des lit pour rien est-ce que à l'instar des des patients organiques si je peux dire est-ce que vous avez prévu de modifier un peu ce type d'hospitalisation merci merci bien la parole à Véronique Guillotin merci monsieur le Président ma question a sur le la santé mentale en périnatalité donc un rapport sénatorial a été commis sur le la périnatalité un des axes importants c'est la santé mentale qui a été révélé comme étant un véritable problème de de santé publique avec la première cause de suicide de la maman dans l'année qui suit la la première cause de décès pardon dans de la maman étant le suicide première année qui suit l'accouchement moi j'ai deux questions aux États-Unis il y a une stratégie nationale qui prend en compte un repérage précoce des vulnérabilités politiqu des 1000 jours labelllisé renforcement de la PMI retour du Prado et un questionnaire pds pour tous les professionnels de santé est-ce que cette stratégie peut peut doit s'intégrer à mon avis mais est-ce qu'elle s'intègre dans cette feuille de route et enfin on a un entretien post-natal précoce entre la 4e et la 8e semaine qui est quasi enfin normalement obligatoire on voit qu'il est réalisé à 15 % il y a par les femmes et 100 % pour le prénatal précoce la seule différence qui pourrait expliquer ça c'est le remboursement remboursement 100 % pour le prénatal précoce et remboursement 70 % pour le post-natal est-ce qu' serait pas nécessaire aujourd'hui de mettre ce remboursement post-natal à 100 %. merci voilà bien pour les question concise anneis je vais essayer d'être courte aussi alors pour rentrer dans le jeu merci Monsieur écoutez je je suis très je je je trouve que votre votre exposé est très intéressant je vous parlez de continuité je me pose quand même la question de savoir euh quel évolution on on a depuis puisque vous parlez de 10 ministres depuis que vous êtes là parce que moi je je je vois j'ai vu et j'étais adjointe à la Santé à Paris et ce que j'ai pu voir pendant les années comovides et juste après c'est quand même une dégradation de la situation complète pas une évolution même si il y a eu du temps qui s'est passé on a eu 40 % de plus de de de tentative de suicide des jeunes à ce moment-là et jusqu'à ce que je parte c'était encore le cas il y a pas eu de diminution après post covid donc comment on répond vraiment à la fois en urgence alors il y a mon soutien certes mais on voit quand même une limite du du facteur c'estàd que c'est pas c'est pas seulement les cinq c'est pas parce que les gens s'arrêtent au bout de 5 que il y a pas besoin d'un d'un suivi plus important et c'est pas forcément où on est bipolaire où on a besoin d'un d'un soutien plus léger c'est parfois il y a des choses vous le savez aussi bien que moi aussi qui sont entre les deux et qui sont absolument nécessaires et là-dessus je me pose juste la question de savoir est-ce que vous avez une analyse sur les causes vous parliez de déterminant de santé de cette augmentation pas seulement en général mais de cette augmentation de problème de la santé et deuxème question et je m'arrête monsieur le Président sur les addictions vous vous l'avez évoqué la Cour des comptes évoque aussi est-ce que là-dessus il y a un point spécifique dans votre plan sur cette question merci beaucoup merci merci beaucoup Christine beontisin oui merci monsieur le Président euh parlons santé mentale plus qu'un slogan c'est une ambition pour notre société qui a fait comme vous l'avez dit Monsieur de la santé mentale une grande cause nationale pour 2025 et c'est une bonne chose car les le la lecture de certaines études sont quand même assez inquiétantes et je veux parler d'une de la conclusion d'une étude menée par Nightline Europe qui est un réseau euh de près de 30 services d'écoute d'étudiants et qui indique que davantage de jeunes en France évoquent le suicide plus qu'ailleurs sur le continent européen alors certes il y a eu une aggravation forte après la covid-19 ma question est de savoir si la santé mentale des étudiants peut-elle à terme tuer plus que le virus bonne question alors ensuite la parole à Jean-Luc fucher ou merci Monsieur le présidentsieur Directeur simplement une première question concernant la pénnerie actuelle des an psychotiqueon a aujourd'hui quand même beaucoup de soucis marche pas ah j'ai pas pris le bon micro sur effectivement la pénurie des antipsychotiques laapine qui est un traitement prescrit à 250000 patients en 2024 atteints de troubles bipolair ou de schizophrénie donc cette pénurie provoque beaucoup d'inquiétude chez chez les malades et on voit bien que euh elle est très très importante hein c'estàd que l'offre euh aujourd'hui de médicaments en France euh est en grave pénuriie mais ma ma question qui pour moi la plus importante c'est la question de la souffrance dans la maladie mentale c'estàd que je je crois que cette souffrance- là est très peu connu reconnu euh soutenu parce que elle n'est pas j'allais dire presque palpable c'est que le jour où on se casse une jambe on sait qu'on a une jambe cassée et on sait comment on va faire pour que pour pour la réparer la maladie mentale vous l'avez dit tout à l'heure elle démarre au travail dans la famille et cetera et l'environnement ne la comprend pas toujours même souvent et et l'incompréhension de l'environnement est souvent un facteur aggravant de la souffrance ce qui veut dire que il faut sans doute imaginer d'autres manières d'accompagner la maladie mentale la souffrance mentale entre autres en créant des établissements des institutions parfaitement adapté à l'accompagnement des personnes en souffrance et là je crois qu'on en est loin alors bien évidemment la psychatrice c'est très important alors je voudrais aussi évoquer bien évidemment les déserts médicaux la la la grande souffrance des territoires pour le coup à à assurer quels que soient les projets de santé qu'on qu'on signe vous l'avez dit tout à l'heure 40 42 % d'augmentation du budget c'est parfait mais si on ne peut pas les mobiliser parce qu'on a pas les professionnels ça sert à rien merci et pour terminer cette série Corin ber merci monsieur le Président merci Monsieur pour vos propos introductifs je voulais je voulais resituer enfin en tout cas centrer ma question sur l'accès aux soins pour les enfants et adolescents confié au titre de la protection de l'enfance parce qu'entre la volonté politique d'assurer un parcours de soins coordonné aux enfants protégés et puis j'allais dire la vraie vie quel est votre regard puisquon voit aujourd'hui des conseils départementaux en tout cas les équipes de l'Aide Sociale à l'enfant sont parfois en difficulté compris les équipes qui gèent des des des structures ou les assistants familiaux bien sûr où en sont les expérimentations santé protégée pégaz qui se sont déroulé dans quelques départements entre je crois 2019 et 2024 alors il devait y avoir des peut-être des orientations des choix en 25 est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus moi j'ai bien entendu aussi le rôle important est toujours central quel que soit et au-delà de la protection de l'enfance bien sûr euh que que que joue le le médecin généraliste ou le pédiatre pour un certain nombre de enfants ou ou ou les médecinssi et et bon voilà au dehors de l'accès aux soins comment c'est pour ça que je parle de la vraie vie comment on va accompagner ces ces jeunes qu' fi au tit de la protection de l'enfance certains départements imaginaient qu'on puisse revenir sur la sectorisation je crois que c'est pas l'ordre du jour mais vous allez pouvoir nous le confirmer comme ça et puis et je je fais un peu le lien avec la question de mon ami califé califé sur les infirmière en pratique avancée l'excellente question du docteur califé sur les les infirmières en pratique avancé mention psychiatrie santé mentale combien sont-elles aujourd'hui parce que vous dise bon voilà c'est pas une colle si vous nous donnerez la réponse si vous l'avez pas immédiatement et surtout vous vous parliez de d'un problème j'ai CR comprendre de de nombre de de de potentiel de gens qui pourrait s'engager dans cette formation là il y a aussi un problème de coût de formation de temps de formation ce qui est normal de coûp de formation et d'intégration dans les équipes voilà je vous remercie je vous laisse répondre à déjà grande grande série alors c'est forcément une réponse synthétique he mais voilà mais s'agissant des troubles du neurodéveloppement adulte on a plusieurs angles pour aborder ce sujet là il est pas du tout négligé dans la feuille de route on a d'ailleurs une coopération qui a qui s'est plutôt renforcé avec la délégation Inter ministériel au troubles du nurodéveloppement euh le le le repérage le diagnostic et la prise en charge des troubles du neurodéveloppement adulte et fait partie de la nouvelle feuille de route euh euh des troubles du nurodéveloppement qui a été lancé il y a pas il y a pas très longtemps euh cette coopération en tout cas pour la partie qu'on gère dans les établissements elle elle équipe les les unités de soins euh conventionnels de psychiatrie euh de moyens de repérage et de diagnostic en particulier dans le cas particulier des hospitalisations inadéquates ces patients pas tous mais en tout cas font l'objet souvent de d'hospitalisation prolongé de prescription de psychotrope inapproprié et cetera et donc il y a une démarche assez volontariste pour améliorer le repérage de de C situation il y a aussi un autre enjeu important et c'est aussi une manière de structurer le parcours de ces personnes c'est euh puisque c'est souvent des pathologies qui sont repérées dans l'enfance ou à l'adolescence l'enjeu du passage à l'âge adulte donc c'est pas du tout absent de nos travaux puisque encore une fois on est on est en lien étroit avec les avec les avec la Délégation interministérielle trour du N développement rapprochement qui va se concrétiser aussi dans cette deuxè génération de projets territoriauxx santé mental parce que au départ on comprend pas bien pourquoi les politiques publiques dans le champ du trouble du neurodéveloppement ont été sortis de la feuille de route santé mentale et psychiatrie on connaît les on connaît les raisons à un moment ah je vous prie de m'excuser euh mais à un moment il il va falloir que tout ça se rejoignne et en particulier au niveau très local il y a beaucoup de structures qui voient des troubles du neurodéveloppement et qui diagnostiquent des comorbidités psychiatriqueon donc à un moment il va falloir que ces gens-là se parlent et ils se parlent en réalité il faut juste formaliser un un petit peu le le le le les partenariats entre entre ces parcours là et côté psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent on repère des TND dans dans les des compensations psychiatriques donc donc tout ça est tout ça est est pris en compte évidemment euh la deuxième question concernit donc les IPA et j'ai cru comprendre qu'il y avait finalement euh au sujet du développement des IPA euh la nostalgie des infirmiers de psych des infirmiers spécialisés en psychiatrie c'est bien cela oui et donc a priori il est pas il est pas prévu de revenir sur cette euh sur cette évolution du métier d'infirmier c'est-à-dire une formation généraliste et après des spécialisations en revanche on on on prévoit pour les infirmiers infirmières qui euh euh vont s'orientent vers la psychiatrie des modules d'intégration beaucoup plus formalisé beaucoup plus musclé puisqueil faut effectivement la formation que que ils reçoivent en en en formation initiale pendant les les les qu ou 5 années n'est pas suffisante et euh et puis ensuite il y a la possibilité d'évoluer de se spécialiser avec la la la la la mention santé mentale mais a priori il est pas prévu de revenir à une formation spécifique euh c'est c'est c'est la formation généraliste des infirmiers elle est aussi importante pour dans dans le champ de la psychiatrie pour la prise en compte des comorbidités somatiques des malades mentaux euh donc c'est c'est c'est très important d'avoir des infirmières qui ont un bagage généraliste et puis après qui ont une surspécialisation dans le champ de la santé mentale et de la psychiatrie la question suivante portait sur les parcours le suivi à domicile alors il y a une priorité affiché dans la feuille de route et dans le déploiement des projets territoriaux de santé mentale et dans le fond d'innovation organisationnelle en psychiatrie qui finance les innovations il y a une une priorité assumée pour les dispositifs d'alternative à l'hospitalisation d'alternative au passage aux urgences les équipes mobiles de crise les centres de crise les consultations d'urgence au CMP qui sont fortement encouragés donc on est tout à fait aligné avec votre préconisation je je crois pas avoir le temps de de [Musique] de présenter un tableau complet de de la question de la sectorisation le secteur et le pivot de l'organisation territoriale des soins spécialisés psychiatriques il est pas question de remettre ça en question le le constat c'est que l'offre proposée par le secteur est extrêmement hétérogène sans qu'on comprenne pourquoi il y a des familles qui déménagent pour dépendre d'un secteur qui leur convient mieux à la prise en charge du trouble donc il faut quand même qu'on revoit un petit peu les standards de prise en charge adossés aux recommandations de Bonn pratiqu et au données probantes qui qui dans les projets d'établissement et dans les projets de servicees ne figurent pas et le système de secteur qui est un système tout à fait vertueux qui garantit une correspondance entre un territoire et une offre a simplement dérivé insuffisamment piloté avec des organisations et des offres de soins et des techniques de soin qui sont à la main des chefs d'établissement et des chefs de servicees euh sans référence aux données probantes lesquelles données probantes n'ont jamais été opposables les la le le la réforme des autorisations la réforme du mode de financement instore des outils de pilotage qui n'existaient pas avant et qui doit permettre progressivement de faire converger une offre vers les standards de prise en charge les données les plus probantes dont on dispose pour la prise en charge des des des pathologies des des pathologies psychiques et c'est évidemment inscrit dans cette 2e génération de de de de des projets territoriaux de santé mentale s'agissant des hospiisations inadéquates oui pardon s'agissant de la production de données probantes je vous renvoie au programme euh ambitieux de la hasas qui vient d'être publié et qui et qui a prévu un travail assez soutenu dans la production de recommandations de bonnes pratiqu pour nos pour nos disciplines s'agissant des hospitalisations inadéquates il y a des expérimentations tout à fait intéressant qui ont vocation à être généralisé concernant le la prise en charg par des structures médico-sociales de patients hospitalisés depuis plus de 150 jours et qui ont montré que en fait si on confie la question du projet et du parcours aux équipes qui ont la compétence pour ça c'est-àdire des équipes médicos-sociales sociales des bailleurs en lien avec des bailleurs sociaux et cetera on trouve des solutions pour des patients que le secteur sanitaire n'avait pas trouvé donc c'est très pilote aujourd'hui mais en tout cas on sait que c'est ces dispositifs qui mobilisent fortement les les les les structures sociales et médico-sociales fonctionnent pour trouver des solutions à des patients qui qui n'en avaient pas et quand je parlais en introduction de ces approches intersectorielles euh de la construction de parcours c'est typique ement à ce genre de situation je je faisais référence la vous m'avez posé une question concernant la la périnate en fait j'ai pas grandchose à ajouter il y a un effort important qui a été concédé au travers de l'appel à projet de remise à niveau de l'offre en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent qui a été qui a permis une augmentation très significative de l'offre en périnatalité 15 % de Mair qui bénéficient de de l'entretien post-natal je pense que c'est un début et j'avoue que je n'avais pas dans le viseur cette question de solvabilisation donc j'en prends bonne note et et j'étais aussi étonné du chiffre de 100 % en prénatal pour tout vous dire oui oui ah d'accord en tout cas on a des marches de progrès dans dans la la mobilisation de l'ensemble des acteurs du parcours périnate prénatal et post-natal sag-femme pédiatre pédopsychiatre évidemment pour [Musique] que un pourcentage plus important de mère soit touché avec évidemment dans cette démarche de de de conquête de de ces marges une orientation plus particulièrement vers les mères vulnérables en tout cas les mes qui ont des indicateurs de de de vulnérabilité mais je pense que c'est un des un des domaines qui s'est le plus significativement développé ces dernières années au travers donc de du soutien financier apporté par les les appels à projet puisqu'on a aussi eu des projets de périnade qui ont été financés par le fond d'innovation organisationnelle en psychiatrie donc cette priorité là elle est elle a été fortement portée par les 1000 premiers jours et et c'est pas du tout un un une démarche qui va s'interrompre elle elle elle est reprise par le Haut Commissariat à l'enfance donc cette cette démarche de de d'amélioration du repérage et de la prise en charge dans les 1000 premiers jours va se confirmer en tout cas c'est ce qu'a annoncé madame vous m'avez posé une question concernant la dégradation de la santé mentale des jeunes au moment de la crise covid et l'interprétation qu'on en avait je crois c'est bien ça oui alors les les interprétations sont pas univoques mais ce que l'on sait en ce que l'on soup donne fortement c'est que les périodes de confinement enfin c'est évidemment multifactoriel bon voilà on a un contexte économique des familles qui s'est plutôt dégradé on a la guerre à nos portes on a les préoccupations écologiques en tout cas c'est ce qui est repéré sur les réseaux sociaux consommé par les par les jeunes en tout cas c'est les thématiques qui circulent le plus chez chez les jeunes ça on le sait les périodes de confinement ont été des périodes de forte consommation de réseaux sociaux et avec leur comp tenu en boucle angoissant euh c'est probablement un facteur qui a joué également et un facteur qui me paraît plus important qui est corrélé à à la consommation de de des écrans et des réseaux sociaux c'est l'impact sur les troubles du sommeil on sait que la la la le le le dérèglement des rythmes circadiens des enfants est très pourvoyeur d'anxiété de dépression euh et de trouble de trouble des conduites euh on a ont des des raisons de penser que les indices de violence intrafamiliale ont également augmenté pendant cette période d'addiction chez les parents euh qui sont également pourvoyurs de violence intrafamiliale qui ont pu jouer la perte des ruptures scolaires des des ruptures de rythme scolaire de loisirs euh et de sociabilité en général euh sont également un un un élément euh euh que l'on peut convoquer dans la compréhension de ce qui s'est passé et puis on on il y a des quelques études qui suggère la possibilité qu'il y ait un effet propre du virus le virus est un virus neurotrope on le sait et on a des cas rapportés tout à fait authentifiés de décompensation neuropsychiatrique euh à l'occasion d'une d'une d'une infection covid et bon tout ça évidemment pas confirmé ce sont des hypothèses mais pour vous dire que on a une compréhension à la fois partielle et à la fois très multifactorielle de de de ce phénomène euh en tout cas c'est pas tellement ça qui nous guide dans dans dans les réponses vous vous avez également mentionné l'enjeu des addictions la feuille de route santémententale et psychiatrie en tout cas au niveau local dans le cadre des projets territoriaux de santémentental et ça figurera dans la prochaine génération à identifié cet enjeu d'articulation avec les offreurs les préventeurs et les offreurs de soins dans le dans le champ des addictions c'est évidemment un déterminant très important de la santé mentale à la fois des malades mentaux qui qui ont des niveaux de comorbidité addictive très élevés aux alentours de 50 % mais aussi pour la population générale euh santé mentale des étudiants et prévention du suicide je je je je crois me souvenir que la question portée sur comment on répond à cette augmentation de conduite suicidaire en général et plus particulièrement chez les jeunes donc vous savez en France nous avons une stratégie multimodale de prévention du suicide qui est tout à fait complète avec le 3114 qui est maintenant disponible 7 jours sur 7 365 jours par an et 24 heur sur 24 et qui a ouvert euh et dont l'offre est maintenant ouverte aux mineurs ce qui sur le plan technique et légal était pas tout à fait trivial puisquil fallait l'autorisation des parents enfin bon en fait ils ont ce problème là a pu être dépassé donc le 3114 est maintenant accessible au mineurs de même les plateformes vigilan dont je vous rappelle que c'est un dispositif de prévention de la récidive suicidaire chez les chez les personnes ayant fait une tentative de suicide dispositif vigilance qui a montré une réduction de 38 % de la réitération suicidaire à un an donc un effet tout à fait significatif de prévention de la réitération suicidaire beaucoup de plateformes vigilan sont maintenant ouvertes au sont maintenant ouvertes aux mineurs donc les lignes d'écoute jouent évidemment un rôle très important les autres lignes d'écoute et et Nightline en est une euh voilà sur les sur les chiffres de du 31 14 c'est entre 300 et 400 appels par jour vigilance c'est 4 41000 inclusions de suicidans en 2024 donc vous voyez c'est un c'est un effet assez massif de ces stratégies de prévention du du du suicide euh le secourisme en santé mentale est également un dispositif entre guillemets citoyen qui a vocation à à à mobiliser euh tout le monde en en dans cette formation au secourisme en santé mentale et les modules qui visent à former les les jeunes euh en particulier les ados sont en train d'être mis au point et donc comme on a assiste à un déploiement massif du secourisme en santé mentale je pense qu'on va pouvoir embarquer euh les jeunes également euh s'agissant des antipsychotique euh je n'ai pas l'explication technique euh je sais pas d'où vient le problème de production et de disponibilité des antipsychotiques euh je crois que les perspectives sont à la correction en tout cas ce problème va être réglé dans l'intervalle la NSM a a produit une recommandation pour GUID les prescripteurs dans des prescriptions alternatives mais je je dois dire mon ignorance sur est-ce que le problème est un problème de production en Chine en France en Inde j'avoue que je ne sais pas on a connu des périodes de pénuries pour d'autres psychotrope et je crois qu'on subit en France et dans d'autres pays européens d'ailleurs on subit la la situation lié à des déterminants qui sont qui sont extérieurs on n' pas la main sur sur cette affaire là on est on est assez dépendant de des lieux de produc l'accès aux soins pour les publics vulnérables et en particulier les publics de lasux je ben en fait vous avez dit l'essentiel donc c'est évidemment identifié comme une priorité au-delà des deux articles 51 pégaz et santé protégée nous avons vu au cours du Tour de France un certain nombre de dispositifs dédié à l'appui aux structures a par des infirmiers psychiatriques par des pédopsychiatres sous forme d'équipe mobile euh tout à fait probent et donc ça vocation à se généraliser et je peux vous annoncer que les deux articles 51 pégaz et et santé protégée vont être généralisés en 2026 et donc ils sont ils sont aboutis ils sont terminés ils ont montré qu'ils étaient probants et ils vont être généralisés à partir de 2026 et c'est évidemment une priorité dans ces parcours enfants dont je parlais l'axe prioritaire des parcours enfants dans les PR dans la prochaine démarche de projet Territoria de santé mentale voilà le nompa mdame est-ce que vous pouvez m'aider je je sais que c'est l'augmentation est exponent merci monsieur le sénateur mais ce que ce qui est intéressant dans la ce qui est intéressant dans les dans dans la formation des IPA c'est finalement la cinétique année après année qui est peut-être pas exponentielle mais qui est très encourageante la cinétique aussi des uefr des universités qui se sont mobilisé pour ouvrir des formations il y en avait une au départ je crois qu'il y en a six maintenant donc voilà ce mouvement est enclenché les retours d'expérience que l'on a des des IPA des services des utilisateurs des IPA et est tout à fait positif et donc on est très encouragé à à à à poursuivre ce mouvement de de formation de des IPA vous avez signalé une limite dans le développement des IPA à savoir que les cétait ces formations n'étaient pas accompagnées financièrement c'était vrai au début et ce problème a été réglé c'est-à-dire que les crédits de remplacement sont alloués aux établissements et un poste supplémentaire est alloué aux établissements lorsque l'IPA revient de formation parce qu'avant l'IPA revenait de formation et était installé sur son poste d'origine alors qu'elle avait vocation ou il avait vocation à à porter un projet qui n'était pas son projet de d'infirmierers de départ donc il y avait là une une incohérence dans le dans le la le le le l'organisation même de de cette de cette formation en IPA donc aujourd'hui le les établissements bénéficient d'un emploi supplémentaire lorsque l'IPA revient de formation donc je crois que c'est mieux accompagné que ça ne l'était au début en tout cas on a moins de doléance des établissements ce qui qui de manière proactive encourage voilà pardon j'ai été un peu long merci beaucoup parce qu'il reste encore ne9u sénateurs qui souhaitent intervenir donc si vous pouviez faire des interventions précise voilà je donne la parole à an périce merci monsieur le Président Monsieur le délégué ministériel mes chers collègues vous n'êtes pas sans savoir que la santé mentale dans les outr mè est un sujet à la fois urgent et structurel urgent car la crise du covid a agit comme un révélateur accélérant la détresses psychiqu de nombreuses personnes en particulier les plus jeunes structurel car cette crise est inscrite dans un système déjà profondément inégalitaire la réalité dans nos territoires c'est une offre de soins sous-dimensionné des professionnels trop peu nombreux et des conditions d'accès aux soins psychiatriques souvent dégradé dans un éditorial paru en 2022 dans l'Information Psychiatrique le docteur Stéphane Amadeo rappelle que le nombre de psychiatres pour 100000 habitants varie entre 7 et 14 dans les outr contre 22,5 en France hexagonale et jusqu'à 170 à Paris ce seul écart résume la profondeur de l'inégalité la dispersion géographique le manque de structure d'hospitalisation l'éloignement le cû de l'évaluation sanitaire et l'insuffisance du maillage associé à STIF rendent la réponse encore plus complexe plusieurs territoires ont engagé des dynamiques positives comme la Martinique avec ses équipes mobiles ou la Polynésie avec sa stratégie communautaire mais ces initiatives sont souvent fragiles fautent d'un soutien pérenne de l'État j'en viens à mon territoire service dstructurés de manière volontaire des fois il serait bien d'ailleurs que l'État s'y intéresse à l'hôpital Louis constant FL main très grande difficulté de prise en charge alors que mon territoire connaît une grande misère sociale qui touche des gens de toute classe d'âge les aisés vont par leurs propres moyen se faire suivre ailleurs et les autres s'enfoncent dans leur maladie la pédopsychiatrie est quasi inexistante l'accompagnement psychologique des jeunes est l'un des angles morts de notre politique de santé monsieur le ministre prévoyez-vous une réponse nationale différenciée ce qui suppose des moyens d'édier une stratégie de formation locale l'appui aux associations le renforcement de la télémédecine et une véritable partage politique interministériel car la santé mentale n'est pas qu'une affaire de soins c'est aussi une affaire de cohésion sociale de justice territoriale et de dignité humaine je vous remercie merci Anil luerou merci monsieur le Président alors moi je voulais revenir sur le lien avec les collectivités territoriales et les élus locaux qui sont mare très souvent confronté à des situations de détresse psychologique et de vulnérabilité lié à des problèmes des pathologies psychiatriques donc vous terminez un 3e tour de France vous avez probablement vu des bonnes pratiques vous avez cité les contrats locaux de santé mentale les parcours de soins ou d'accompagnement spécifique vous avez aussi parlé d'un nouvel élan alors moi je suis très inquiè parce que compte tenu de ce qui a été dit avant moi les les problèmes de démographie médicale on manque de psychiatre on manque on manque d'infirmiers spécialisé donc quelles sont vos préconisations pour que cet accès aux soins soit amélioré sur nos territoires donc à court terme parce qu'on un nouvel élan un cause nationale on suppose donc une accélération une amplification donc où voyez-vous cette amplification et cette accélération merci merci la parole à Laurence mbon merci monsieur le Président Monsieur le Directeur alors je voulais évoquer le rapport de l'OMS du 16 juin 2022 qui précise donc l'impact de la covid-19 sur la santé mentale qui ne peut pas être sous-estimé et vous l'avez évoqué alors les confinements stricts et les couvre-feu se sont succédés durant 2 ans en France un pays qui a pris les mesures les plus sévères et sur une très longue durée moi je suis sénatrice du barrain donc la Suisse ou l'Allemagne ont eu des confinements beaucoup plus courts et et des passes sanitaires beaucoup plus tolérants les pathologies déclenchées ou accentuées par ces politiques nécessitent donc aujourd'hui une prise en charge sur le long terme particulièrement pour les plus jeunes et en mars 2023 le Haut Conseil de la famille et de l'enfance a publié des chiffres inquiétants sur la surconsommation de médicaments psychotropes durant la crise covid chez l'enfant et je précise hors AMM les prescriptions ont explosé durant l'année 2021 plus 224 % pour les hypnotiques des somnifères apparenté au benzenine voilà plus 23 % pour les antidépresseurs alors 2 ans plus tard où en est-on sur le nombre de ces prescriptions quel est le risque de dépendance pour les enfants et adolessant sous traitement vous avez évoqué deuxème question merci vous avez évoqué donc une forte consommation au niveau des des des réseaux sociaux qui pouvaient troubler notamment les enfants et les adolesc alors depuis 2 ans nos concitoyens sont à nouveau exposés à une communication anxiogène sur le thème de la guerre et pas besoin d'aller sur les réseaux sociaux il suffit d'écouter la télévision les grands médias et le président de la République en fait depuis quelques semaines cette communication repose largement sur la peur et sur les efforts de guerre et cetera est-ce que ces messages répété ne vont-ils pas aggraver la santé mentale déjà fragilisé par les covid qu'en pensez-vous notamment sur les jeunes et puis existe-t-il de chiffres sur les comportements suicidaire y compris parmi les professionnels de santé merci merci beaucoup la parole à Laurence trossignol merci monsieur le Président merci Monsieur le Délégué interministériel pour tous les éléments que vous nous avez donnés et qui sont tout à fait intéressants qui nous laisse comprendre qu'il y a des dispositifs des réseaux des feuilles de route tout un tas de choses comme ça mais vous savez nous on aime bien ça mais on aime aussi les résultats et je me demandais en vous écoutant qu'est-ce que je vais bien pouvoir extraire de cette matinée pour les parents qui viennent nous voir pour les familles de des adolescents ou des enfants atteints de troubles divers et en particulier pour les parents qui viennent nous dire voilà ma fille a fait une tentative de suicide il y a 48 he on l'a emmené aux urgences et ils nous l'ont rendu le soir même ou le lendemain matin parce que en nous expliquant queil y avait d'autres enfants qui avaient fait d'autres tentatives de suicide et dont les cas étaient beaucoup plus grave que celui de ma fille et donc maintenant qu'est-ce que je fais comment je fais qui m'aide personne personne donc la question de la santé mentale c'est celle des personnes identifiées comme atteintes de troubl de troubles dépressifs ou de troubles mentaux trou psychiatrique et c'est la question de tout leur environnement et du soutien à l' en ironnement et en particulier aux familles donc ma question première question est simple à combien évaluez-vous le nombre de lits nécessaires aujourd'hui en France métropolitaine et et département ultramarin pour répondre à la demande en pédopsychiatrie combien il faut de lit ça c'est ma première question ma deuxème question je vais faire est plus facile est-ce que vous seriez d'accord pour soutenir l'idée que que la France devrait défendre au plan européen et en particulier devant la Cour de justice des Communautés européennes euh le principe selon lequel l'accès aux réseaux sociaux l'accès aux plateformes en particulier aux plateformes diffusant des contenu pornographique n'est pas une question de liberté de création et et d'entreprise comme le pense l'Europe mais une question de santé publique et que en matière d'accès euh au smartphon il est indispensable de prendre des mesures non pas de régulation d'incitation de formation des parents de je ne sais quoi les parents nétant s'en sortant pas mais des mesures de strict interdiction d'accès aux mineurs et de limitation des contenus accessible dans notre pays très bien la parole à anneesophie romaniie merci Président je vais reprendre effectivement ce qui a déjà été dit monsieur vous êtes en poste depuis 2000 201 vous dites avoir connu 10 ministres de la Santé vous affirmez que l'heure est à l'accélération c'est effectivement plutôt une bonne nouvelle et et je pense aussi à toutes ces familles de jeunes adultes ou d'adolescents non diagnostiqués TND la plupart du temps avec des troubles associés TSA TDAH qui ont des troubles de dépendance aussi et notamment en ruralité et c'est ralité en secteur rural nous avons nous sommes confrontés de plus en plus à ce genre de problématique et je n'ai pas l'impression en tant que mère d'une commune rurale que j'ai été il y a peu de temps je n'ai pas vu l'évolution sur mon territoire en tout cas en zone rural de de de ce de cette évolution de la santé mentale par vos services je voulais savoir si vous aviez quelques chose de spécifique à proposer pour la ruralité et vous parlez du secourisme en santé mentale en en parlant un déploiement massif moi j'en avais jamais entendu parler avant et je voulais savoir s'il y avait un plan de communication auprès du grand public sur ce ce ce secourisme en santé je vous remercie merci Cath pour soupoui merci monsieur le Président alors tout d'abord merci Monsieur pour la présentation que vous nous avez faite moi moi j'avoue que je suis je suis un peu perplexe parce que j'ai l'impression que plus on en parle et moi on avance je dis les choses comme je les ressens vous savez moi j'habite le pas decalé euh je suis saisie depuis maintenant une année par l'hôpital de lance où il n'y a plus un pédopsie et où il y a 2500 enfants qui sont concernés et les familles ne savent plus comme on dit chez moi où jeter pour trouver un rendez-vous et et une mère de famille m'ainpellé la semaine dernière puis elle me disait donc sa gamine elle est très mal et elle regardait un peu sur l'application la Caisse Primaire d'Assurance Maladie pour trouver un PSI puisqu'on vous propose une série de médecins normalement quand vous êtes dans un territoire sous Dan et qu'il apparaît normalement un annuaire avec des médecins qui sont proposés sauf que cet annuaire est toujours indisponible alors moi je comprend pourquoi il est indponible il disponible parce que finalement on n'a jamais rien à nous proposer et et donc comme on peut pas nous proposer finalement de rendez-vous et bien on met un nuire indisponible comme ça on est tranquille tout de suite moi je j'ai deux questions à vous poser moi j'ai été franchement je suis élu depuis un petit bout de temps maintenant à la collègue a parlé de de la ruralité on rencontre les mêmes problèmes en ruralité en urbain c'est c'est évident moi j'ai été saisie franchement on a fait un une matinée avec un amil long à son invitation d'ailleurs et moi j'ai été saisie par les chiffres que l'on nous a donné franchement je ne m'attendais absolument pas à ça on nous a donné des chiffres je sais je sais qu'on a des problèmes et je connais un peu la situation et je le vis dans le pcalé mais moi quand on m'a dit qu'il y avait un jeune adulte sur deux qui présente des TR trouble de dépression en dans notre pays de 16 à 29 ans que il y avait finalement 6000 morts par suicide et que c'était la première cause de décès chez les jeunes de 15 à 29 ans franchement j'en ai été atterré je je savais que la situation était importante grave je le vis souvent mais là ça m'a ça m'a vraiment euh frappé et donc je ça a été dit et vous l'avez dit d'ailleurs les difficultés socio-économiques les écrans un tas de choses font que mais euh moi j'aimerais savoir finalement euh concrètement comment on peut faire parce que c'est le chien qui se mort la queue enfin si on a pas plus de pédopsies si on n pas plus de psy qui sont formés ben moi je vois pas comment on peut on peut s'en sortir très franchement donc je voudrais savoir d'après vous monsieur combien faudrait-il finalement dans ce pays former de psychiatres de psychologue de pédopsie pour que nous puissions commentay pches voilà pour que nous puissions finalement et bien être au niveau et pouvoir mener le blanc qui est annoncé euh est-ce que vous pensez que cette voilà j'aimerais savoir ça et puis on nous a beaucoup parlé pendant la réunion que nous avions eu sur le trop peu d'innovation diagnostic thérapeutique et est-ce que c'est pris en compte dans donc les préconisations que vous faites je vous remerci merci bien la parole Marie pierreichet merci monsieur Président Monsieur le Délégué la semaine dernière dans le cadre du groupe d'études handicap nous avons auditionné des acteurs des gemes les les groupes d'entée de mutuel qui sont assez méconnus mais je pense que oui je pense que c'est cette C cette audition a conforté leur place indispensable aujourd'hui dans dans la santé mental et et au-delà dans la dans la psychiatrie puisqueon on a eu en face de nous des des acteurs des acteurs engagés qui venaient de nous parler aussi de leur de leur expérience ils veulent aussi développer des gemes jeunes sur le territoire et aujourd'hui ils estiment qu'ils ne sont pas assez présents ou représentés dans le dans les le ptsm les projets territoriaux et pas reconnu au sein des ARS l'avez-vous constaté et comment peut-on les accompagner pour qu'ils prennent toutes leur place merci très bien la parole à Mario Canales merci si moi j'aurais voulu avoir votre regard sur une question assez simple la France doit-elle peut-elle continuer d'organiser les soins sans consentement tel que tel que c'est en l'état actuel et notamment à l'égard des patients mineurs puisqu'il y a des des sujets qui peuvent se des questions qui peuvent se poser autour de ces de ces jeunes voilà j'aimerais avoir votre avis et si c'est des dossiers qui sont un dossier qui est étudié et qui fait l'objet d' un axe particulier merci bien an Milon oui merci merci Monsieur professeur merci d'abord pour l'ensemble de des informations que vous nous avez donné mais j'ai assisté hier à à à la présentation de la campagne tarifaire des ministres madame vutra et et Monsieur noer il y a quand même 400 millions supplémentaires qui sont mis sur la table pour la psychiatrie dont 100 millions pour la pédopsychiatrie et malgré cette ces sommes relativement importante on constate qu'il y a un un une sorte d'angoisse excusez-moi le terme une sorte d'angoisse permanente de la part de nos élus sur la situation de de de la santé mentale de nos concitoyens euh vous avez parlé d' sectorisation ça date quand même des années 70-80 et vous constatez encore et nous constatons nous aussi d'ailleurs que certains secteurs sont plus performants que d'autres vous avez parlé des programmes de santé mentale c'est ces programmes vous l'avez dit aussi en introduction il y a des programmes de santé mentale programmes territoriaux de santé mentale qui sont particulièrement bien faits et d'autres qui sont particulièrement bien bien moins faits et puis il y a les contrats les les conseils locaux de santé mentale qui existe quand même depuis plusieurs années maintenant et je viens de relire la un article sur ces conseils locaux seulement 20 millions de nos concitoyens sont couverts par ces conseils locaux santé mental alors qu'on a 70 millions d'habitants alors la question elle est toute simple où sont les freins merci beaucoup et pour terminer Raymond poursmong oui merci monsieur le Président merci Monsieur pour vous votre présentation moi je voulais de vous demander quel travail de réflexion on mène sur un mal français qui est quand même la surprescription de médicaments qui a connu une un ACM vous l'avez eu ACM pendant le covid mais qui était là ça a étéit simplement démultiplier que et cela des antidépresseurs pour des jusqu' au psychotrope alors qu'est-ce qu'on fait effectivement c'est quelque chose qui est régulièrement pointé notamment par rapport au comparaison européenne c'est une chose qu'on sait donc moi j'aimerais bien savoir comment vous prenez appréhander ce ce problème d'autant que cette surconsommation de psychotrope générerait quelquefois des addictions induites quoi par par ça donc moi j'aimerais savoir est-ce qu'on prescrit alors il y a quand même un lobby derrière faut il faut appeler les choses comme elles sont mais au-delà de ça faute de soigner euh et quand vous dites que mon mon soutien psy a eu déjà 500000 personnes qui en ont bénéficié ça montre bien aussi alors il y a le problème du parcours de l'orientation mais ça montre bien que la solvabilisation est un est réellement une chose à à travailler et pourquoi en France on ne conventionne pas al pareil comme toute profession on ne conv conventionne pas les psychologues comment se fait-il quand même que des y compris des docteurs en psychologie ne puisse pas avoir accès à un remboursement et ça permettrait de de résoudre le problème peut-être aussi de de la rupture du parcours mon soutien mon soutien PSI alors est-ce que vous cette surprescription s'explique justement par manque de professionnel hein cette pénurie puce qu'il a fallu atteindre quand même une situation dramatique pour recommencer et c'est vrai que quand pendant des années des décennies on a fait de la psychiatrie un parent pauvre avec la gériatrie euh et la pédiatrie un petit peu euh la remontée va être lente hein il est plus facile de d'aller à donc moi j'aimerais bien savoir qu'est-ce qui est fait quand même sur ce mal français qui est pointé depuis des décennies euh pour le résoudre et au moins ne pas être le le le pire élève de de l'Europe merci beaucoup alors là vous avez un un panorame voilà je vous laisse RP bien ben je je je suis content de commencer par les outremèes qui qui est effectivement un sujet de préoccupation important puisque et vous l'avez dit madame la sénatrice les outremèes concentre en fait de nombreux facteurs de vulnérabilité que l'on que que j'ai présenté en en en introduction euh les pour avoir suivi la manière dont se déployaient les projets territorux de santé mentale en outreem Martinique Guadeloupe guyan et également Mayotte et bien je dois dire que face à ces difficultés qui sont effectivement beaucoup plus importantes on a vu dans ces territoires des des modes d'organisation qui tentait malgré tout de d'apporter des réponses et d'un certain point de vue on trouve en outreem des organisations qui sont tout à fait exemplaires d'organisations très communautaires offrent inscrites dans dans la communauté je pense en particulier au déploiement des médiateurs en santé mentale en guyan qui qui est qui est une source d'inspiration importante parce que je trouve que quand je dis je parlais en introduction des euh des de la mobilisation de nouveaux métiers c'est en particulier à ça que je je faisais référence qui contribue justement à ces dispositifs de de première ligne la télémédecine s'est développé dans l'ensemble du territoire français mais je pense que j'ai constaté que il y avait effectivement des des solutions qui pouvaient être apportées par la télémédecine en Outremer euh le je je je ces réponses spécifiques elles sont plutôt apportées par les organisations local et c'est pour ça que je crois beaucoup euh au à la créativité et à la mobilisation des acteurs des projets territoriaux de santé mentale et plus encore dans les territoires ultramarins cette coopération puisqu'on a à faire face à une pénurie de moyens soignants médicaux paramédicaux cette organisation et cette opération entre les différents secteurs pour des parcours continu et secteur enfin secteur au sens pas que le secteur sanitaire et effectivement crucial pour pouvoir mettre au point ses ces parcours le en tout cas le on s'efforce de soutenir évidemment C ces territoires qui sont particulièrement vulnérables dans les mesures en tout cas la la le volet outreem est présent dans dans dans chacune des actions de de cette feuille de rout route et on veille à ce que les instruments financiers de soutien à l'innovation bénéficient également au territoire ultramarin euh le la question suivante portait sur la mobilisation des collectivités territoriales alors on est à un moment de l'histoire tout à fait intéressant où les élus notamment des municipalités ont ont je fais référence à l'appel de Nant euh ce qui est une évolution assez intéressante dans les organisations territorial qu'on va trouver puisque les les élus locaux ont ont ont manifesté un intérêt et ont identifier le rôle qu'il pouvait jouer dans la construction de ces projets territoriaux de santé mentale l'incarnation de la mobilisation des élus au-delà de de l'appel de NAND c'est évidemment les conseils locaux de santé mentale et pour répondre à une question qui m'a été posée après c'est on soutient fortement en lien avec le Centre collaborateur OMS de Lille le déploiement des des conseils locaux de santé mentale pourquoi toutes les pourquoi seulement 20 millions de de nos concitoyens sont sont concernés par un conseil loc de santé mentale c'est parce que la dynamique d'installation de ces conseils locaux de santé mentale est à la main des élus et donc on fait de la publicité on encourage on a on a démontré que les conseils locaux de santé mentale étaient des instances qui avaient contribué à fortement enrichir les projets territouxx de santé mentale euh et donc donc c'est voilà je crois que la cinétique de création des des conseils locaux de santé mentale est plutôt bonne mais on peut pas massifier le le la démarche puisque c'est pour que ça marche il faut que ce soit initiative de l'élu local s'agissant de la réponse aux pénuries en particulier l'enjeu de l'attractivité pour nous le le la la réponse à cette inadéquation entre les besoins et l'offre et à l'attractivité c'est la grradation des soins tout ne doit pas converger vers la psychiatrie euh c'est la qualité des soins je pense que les soignants qui quittent l'hôpital font état d'une perte de sens de leur métier et que quand ils sont dans dans des organisations vertueuses qui rendent service et bien ils restent beaucoup plus facilement et donc la réponse que qu'on qu'on souhaite apporter à à ce à ce désamour manifesté par les soignant pour le pour l'hôpital public c'est une réponse en terme de de qualité organisationnelle et de et de qualité des soins et puis évidemment il y a des réponses également à apporter dans la coopération entre le secteur sanitaire et les autres secteurs vous m'avez posé ensuite euh une question concernant le Haut Conseil de la famille de l'enfance et de l'âge alors euh s'agissant de la convion de de la consommation des psychotropes euh je voudrais ici dire publiquement que l'interprétation qui est donnée par le rapport du Haut Conseil euh est très approximative et les conclusions euh ne sont pas sérieuses donc de quoi s'agit-il on a des pourcentages d'augmentation des psychotropes en France si on ne regarde pas attentivement de quoi on parle dans cette grande catégorie que sont les psychotropes et bien on aura une compréhension du phénomène qui est erronné ce qui nous est proposé par le rapport du Haut Conseil qui a d'ailleurs publié un avenant enfin ils ont publié tout récemment une des des conclusions qui viennent compléter le premier rapport et dans lesquel il confirme leur analyse en en grande partie alors de quoi s'agit-il il sagit d'abord des binzau d'azépine les binzau d'azépine c'est un cancer français et ça concerne les jeunes voilà les déterminants de la prescription des binzaux des épines on les connaît on essaie de lutter contre de codifier les prescription des bainzous des épines des hypnotiques bon mais c'est un phénomène systémique et et c'est réellement un cancer français ancien donc il y a rien de très nouveau là-dedans je je je vais venir à l'augmentation et sur sur un dans un contexte où la santé mentale se dégrade ce ce cancer se propage et le comment diraitje les les dans la en population générale également chez les jeunes et effectivement on connaît et on a toutes les raisons de penser qu'il s'agit là de prescription inappropriée s'agissant des antidépresseurs pour dire qu'il s'agit là d'un phénomène qui rencontre des prescriptions inappropriées il faut s'intéresser à l'épidémiologie des troubles anxieux et des troubles dépressifs qui sont une indication connu validé des antidépress y compris chez les adolescents existe-t-il une distorsion entre l'augmentation de la prévalance de ces troubles et l'augmentation de la prescription des antidépresseurs la réponse est probablement non donc en tout cas sur ce deuxième phénomène que sont les antidépresseurs je trouve que les conclusions sont un peu attives quand on considère les psychotropes dans une globalité les antipsychotiques et les régulateurs de l'humeur c'est une prescription ultra spécialisé je vois pas un médecin généraliste prescrire du lithium ou du deppacote à un adolescent euh ou euh un antipsychotique et un adolescent c'est des prescriptions spécialisées et donc la probabilité pour que euh il s'agisse là de prescription inappropriée me paraît tout à fait abusive et on sait que pendant la période covid et depuis la période covid nous avons assisté en particulier chez les jeunes à des états de décompensation dépressive anxieux psychotique et là encore je suis pas absolument sûr qu'il y ait une forte distorsion entre euh l'augmentation des prescriptions de ces picotrop plat et l'augmentation de prévalence des troubles et le et je voulais rajouter une chose le mais je ne sais plus ce que c'était bon le troisème euh le le le le dernier cas particulier c'est dont le Haut Conseil fait des chou gras c'est les prescriptions de méthylphénidate ah bah vous rrez dans le rapport c'est il une espèce de d'alarme qui est lancée sur les prescriptions de méthylphénidate qui explosent mais au moment où on déploie tellement d'efforts pour diagnostiquer les troubles déficitaires de la tenstion avec ou sans hyperactivité depuis des années pour repérer ces gamins plutôt l'augmentation de prescription de méthylphinidate est probablement une bonne nouvelle ces gamins qui n'avaient pas accès à des prescriptions qui ont une taille d'effet parfaitement validée qui corrige des trajectoires [Musique] développementales très probablement en lien avec tous les efforts qui sont fait pour améliorer le dépistage précoce de ces enfants et ces adolescents c'est vrai aussi pour les adultes d'ailleurs je je n'augmente pas je je je alors y a l'épidémiologie nous dit que peut-être ces troubles augmentent mais ce qui augmente c'est l'accès au soins il y a il y a des pourcentages très importants de de de de diagnostic qui sont non fait ou qui sont fait avec retard donc l'augmentation de prescription de méthylphidate c'est c'est probablement une bonne nouvelle euh vous m'avez ensuite interrogé sur euh les conduits suicidaires des des des professionnels de santé on sait depuis longtemps que les professionnels de santé sont une des populations avec les agriculteurs qui sont le plus à risque de conduite suicidaire euh le le la santé mentale des soignants euh fait a fait l'objet de beaucoup d'attention en particulier pendant et dans la suite de de la crise covid et les hôpitaux ont sont en train de déployer le secourisme en santé mental pour améliorer le le repérage y compris chez les soignants et puis il y a des dispositifs dédiés au soignants euh avec des campagnes d'information euh en parler c'est déjà se soigner et cetera qui sont portés maintenant par les institutions euh pour prendre en compte cette vulnérabilité de des soignants euh nombre de lites nécessaires en pédopsychiatrie euh nous donc il y a euh il y a des il y a des régions qui qui n'étaient pas doté en en lit de pédopsychiatrie euh il y a des correctifs qui ont été apportés justement par l'appel à projet euh de remise à niveau de l'offre en pédopsychiatrie et des et c'est peut-être le c'est le seul domaine dans lequel effectivement des lit ont été créés mais dans cette équation d'inadéquation entre l'offre et les besoins je ne suis pas sûr sauf dans certaines régions en pédopsychiatrie que la réponse ce soit l'ouverture de nouveau lit là où on on veut donner au contraire une priorité aux prise en charge ambulatoire communautaire mais je pense que le le recours à l'hospitalisation si on se compare à d'autres pays européens et et reste en encore aujourd'hui excessive et c'est la raison pour laquelle on souhaite développer ces dispositifs d'alternative à l'hospitalisation qui sont appelés de leur vœux par les représentants des patients et par les représentants des familles et et l'hospitalisation en psychiatrie et en pédopsychiatrie et me paraît finalement le dernier recours il y a beaucoup de choses à faire avant le passage aux urgences et le le le le recours à une hospitalisation en psychiatrie donc notre stratégie c'est au contraire de de prévenir le recours à ces à ces hospitalisations ce qui veut pas dire que que on doivent pas avoir recours à des hospitalisations euh lorsque c'est nécessaire euh vous m'avez ensuite interrogé sur une une politique d'interdiction de certains contenus moi je sais pas comment on fait ça en fait je en tout cas la feuille de route écran prévoit prévoit une interdiction de de de consommation d'écran à partir d'un enfin en dessous d'un certain âge et une une sensibilisation des parents à la régulation de la consommation des écrans de leur enfant je ne sais pas si une politique nationale peut pe intervenir sur des des des systèmes sur lesquels on il me semble qu'on n pas du tout la main en tout cas pour ce que j'ai vu mais d'assez loin j'avoue que je suis pas un spécialiste de ce sujetl mais prends le micro juste en complément c'est la stratégie de l'enfant face aux écrans de protection de l'enfant en face aux écrans elle elle va plutôt avoir un niveau européen sur la sur la le sujet de la régulation euh et en particulier des algorithmes euh qui expos les enfants de façon systématique et donc il y a des travaux qui sont en cours il y a un sommet européen en Pologne courant mai sur le sujet et donc la délégation la direction générale à la santé est très active sur le sujet et le commissariat à l'enfance très attentive pardon pour le mais en tout cas c'est c'est effectivement enfin j'ai pas on on comme vous le voyez on n pas une réponse précise à ce point là euh vous m'avez ensuite posé la la question de de l'accès en ruralité pour les enfants et pour les adolescents c'est vous madame je crois et donc là encore on a des on a dans le Tour de France on a on a repéré des des initiatives tout à fait intéressantes pour mieux couvrir les besoins des territoires ruraux il y a certaines maisons des adolescents qui sont équipés d'équipe mobiles euh et qui permettent justement de de de couvrir ces ces besoins un peu éloigné des centres urbains et et ça ça ça ça vocation à à se déployer à se généraliser on est très articulé aussi dans la dans la future feuille de route euh dans la future instruction sur les projets territ de santé mentale avec la feuille de route du mal-être agricole euh qui se déploie sur les sur les chez les adultes évidemment mais qui aura un effet par ruissellement sur sur la situation des enfants et des adolescents en ruralité euh par le déploiement des sentinelles par le déploiement du secourisme en santé mentale et dans la construction de ces parcours enfants ados dont on dit dans cette instruction qu'ils seront prioritaires dans la prochaine génération de projets territ santé mentale on trouvera dans les dans les territoires des organisations qui sont très différentes de ce qu'on trouvera dans les dans les territoires urbains et la mobilité l'allé vert fait partie de fait partie de de ces réponses là en tout cas que l'on dont on fera la promotion vous n'aviez pas entendu parler du secourisme en santé mentale et bien c'est c'est un c'est un dispositif c'est un dispositif citoyen qui nous vient de qui nous vient d'Australie dont les modules de formation été validé en langue française par une association qui s'appelle pssm France toute la documentation est sur le site de pssm France nous soutenons le déploiement du secourisme en santé mentale depuis plusieurs années en pratique ça consiste comme l'on peut former nos concitoyens à la gestion des urgences vitales massage cardiaque mise en position latérale de sécurité et cetera et bien on peut former nos concitoyens au repérage à la prise à la au moyen de d'aider la personne à prendre la parole à encourager la prise de parole sur des situation de souffrance psychique et à opérer à une médiation vers de la personne qui va pas bien vers les ressources qui aide donc c'est des personnes ressources dans des communautés ça peut être des communautés professionnelles ça peut être des quartiers ça peut être bon aujourd'hui c'est déployé dans dans dans les fonctions publiques mais beaucoup d'entreprises s'en saisissent pour avoir en leur sein des personnes ressources qui sont en capacité de faire ce repérage et cette médiation vers les ressources qui aide ça rencontre un grand succès euh on est à près de 200000 secouristes aujourd'hui euh et et c'est là aussi c'est encore une fois de manière exponentielle il y a un module à desstination des jeunes qui a vocation à se développer en en coopération avec l'Éducation nationale et donc voilà c'est c'est vraiment des des des des actions de je dirais de d'encourage de de de lutte contre la stigmatisation d'encouragement à prendre la parole et et de de voilà d'aider les personnes qui ne vont pas bien à sortir de leur clandestinité et tout ça en 2025 la ruralité le aller vert le le le secours mental enfin parce queon est sur on est sur un délai quand même qui est court vous annoncez des choses mais à quel horizon en fait le secourisme en santé mentale se déploie depuis 3 ans donc 200000 c'est pas aujourd'hui euh donc on on prévoit de une une poursuite de ce développement euh le la ruralité c'est c'est ça va être traité dans la prochaine génération de projets territ de santé mentale je vous ai indiqué que le le cette modification de l'offre c'est réorganisation s'inscrivait dans le temps long on on a on on ces organisations qui permettent de mieux répondre au besoins c'est c'est reformulation de l'offre ce ne peuvent pas s'opérer en appuyant sur un bouton les MDA ont été les MDA ont été assez fortement renforcé et elles vont continuer à l'être un petit peu dans V réponses alors euh et pourtant il y avait des questions importantes sur la situation de de ces familles de à l'hôpital de lance s'agissant des suicides des jeunes euh bah Jef les chiffres que vous donnez sont sont sont exactes euh je j'ai déjà mentionné l'ouverture des des de la stratégie multimodale de prévention du suicide aux mineurs 3114 vigilance et et auut travers du déploiement des formations en compétences psych-ociales en lien avec l'éducation nationale et du secourisme en santé mentale on espère opérer à une meilleure encore une meilleure prévention de de la de du suicide en général et en particulier chez les jeunes le on est on reste malgré le le la crise covid le pic de la crise covid dans certains sous-groupes on reste en France dans une dans une tendance baissière on était à 12000 morts par an il y a une quinzaine d'années on est aujourd'hui à 9000 et encore une fois cette stratégie multimodale exerce ses effets progressivement vous avez cité les gemes madame nous on est membre du fan club on les soutient beaucoup on a contribué à la création de nouveaux gemes on pense que c'est une communauté qui porte une parole extrêmement importante et d'ailleurs on les associe beaucoup à nos groupes de travail et et ils sont une je dirais une voix qui nous guide très très important ils sont en train d'ailleurs de faire un tour de France en ce moment un peu pour recenser un petit peu le bilan de cette augmentation des gemes leur leur spécialités leur leur spécificités et euh et d'ailleurs j'aurai un déplacement en juin en en au gemme de l'agon en tout cas on suit de très près tout ce qu'ils font voilà euh s'agissant des soins sans consentement vous savez qu'on est engagé euh dans euh une un accompagnement des établissements pour réduire les soins sans consentement le recours à l'isolement et la contention euh c'est un sujet assez difficile quand on constate d'abord la très grande hétérogénéité de recours aux soins sans consentement à l'isolement à la contention il y a des il y a des territoires qui le font très peu voire pas du tout et des territoires qui ont massivement recours au soins sans consentement à l'isolement et la contention donc on en fait d'abord et avant tout un enjeu de doctrine de formation des équipes soignant et on essaie de de les accompagner au mieux et les dispositifs d'alternative au recours à l'hospitalisation centre de crise équipe mobile de crise vise justement à éviter que une situation qui s'acutise se termine en hospitalisation donc ça ça ça fait partie de de la démarche je reviens pas sur la question de de l'organisation de secteur qui a progressivement dérivé et qui aujourd'hui propose un paysage totalement illisible de l'offre illisible pour les patients éisible pour les familles et isible pour les euh pour les soignants et puis enfin la surprescription j'en ai j'en ai parlé je crois que j'ai [Musique] remours ah oui pourquoi on conven oui pardon pourquoi on convenctionne pas les psychologues tout simplement un parce que c'est pas une profession de santé donc le conventionnement est et deuxièmement parce que c'est une c'est c'est une c'est une une profession qui est extrêmement hétérogène vous pensez que c'est pas une limite euh non puis qu'on peut conventionner par exemple les psychologues cliniques qui ont un Meur oui bien sûr il sont bien dans nousavons les équipes hitalires c'est pas le débat c'est c'est c'est non non mais c'est ce que N c'est la réponse oui mais j'essaie de de gérer au mieux l'emploi du temps je vais clôturer cette cette audition là il voyz beaucoup de questions il faudra revenir hein il y a pas mal de sujets on vous referaevenir pour pour continuer ce ce débat merci beaucoup merci beaucoup mesdames et messieurs nous allons continuer notre audition

Santé mentale depuis la crise sanitaire : où en est-on ? — Philippe Mouiller · Pourquijevote