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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 20 juin 2025 12 minFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesNumérique

Point presse du Président Emmanuel Macron au Salon du Bourget.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France et l'Europe ont les moyens de ne plus dépendre d'Elon Musk en matière de [INAUDIBLE] ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quand vous entendez Donald Trump envisager d'engager les Américains militairement dans la guerre entre Israël et l'Iran, est-ce que ça vous inquiète ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous reprendriez les mots du chancelier allemand M. Merz qui disait : "Israël fait le sale boulot pour nous tous en Iran" ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comptez réunir d'une manière ou d'une autre les partis politiques en France ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Que serait à même de faire arrêter les frappes et de passer à la table des négociations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Emmanuel MacronChiffre
    « Il y a eu plus de 100 délégations qui sont venues sur ce salon et qui sont en train de venir. »
  • 2:00Emmanuel MacronFait
    « On confirmera tout à l'heure la signature d'un projet important pour Dassault sur le spatial. »
  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « C'est un enjeu de souveraineté. C'est un enjeu industriel. »
  • 4:00Emmanuel MacronFait
    « Eutelsat est le seul acteur qui est non américain et non chinois et qui dispose de ces constellations en orbite basse. »
  • 5:00Emmanuel MacronPromesse
    « On veut accélérer le déploiement des points de contact au sol. On veut accélérer les lancements à court terme et on veut déployer le plus vite possible le projet IRIS². »
  • 6:00Emmanuel MacronFait
    « Personne ne doit négliger le risque que représente un Iran doté de l'arme nucléaire. »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « Rien ne justifie les frappes sur les infrastructures énergétiques et les populations civiles. »
  • 8:00Emmanuel MacronFait
    « La France considère que la sécurité d'Israël est une véritable question stratégique pour nous. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[INAUDIBLE] que les Françaises et les Français peuvent avoir. C'est un salon qui est tiré par nos grands groupes, qui sont souvent, d'ailleurs, des acteurs du civil et du militaire, mais aussi par nos ETI, nos PME, partout sur le territoire. Je veux saluer cette mobilisation et cette excellence de la France et de l'Europe.

Il y a eu plus de 100 délégations qui sont venues sur ce salon et qui sont en train de venir. Le public aujourd'hui y arrive. C'est une grande fierté et un immense succès.

Ceci s'accompagne, d'abord, d'une consolidation de notre place. Je le dis à la fois sur le civil et le militaire. Il y a eu des commandes très importantes passées sur le civil, à Airbus, à nos grands aviateurs, pour toute notre filière aéronautique, pour consolider la place qui est la nôtre et des commandes très structurantes.

On continue aussi sur le plan militaire à déployer. On est arrivés avec l'A400M qui, depuis 10 ans maintenant, augmente dans nos armées et là, on confirmera tout à l'heure la signature d'un projet important pour Dassault sur le spatial. C'est à la fois un salon de maturité pour nos grands industriels, de confirmation d'une commande très lourde. [INAUDIBLE] On va laisser passer l'annonce.

Ce sont les aléas du direct. À côté de ça, c'est aussi un salon qui marque les ruptures technologiques parce que vous l'avez vu, à la fois la multiplicité des drones et des drones très innovants. Il y a deux ou trois ans, c'était un secteur qui était marginal dans ce salon.

Le spatial, je l'évoquais, j'y reviendrai tout à l'heure, avec aussi la très haute altitude, avec des projets très structurants qu'on va signer. Voilà un projet de rupture qui est très important. Puis c'est la montée aussi de toute la partie défense qui correspond à l'état du monde, à ses désordres, ses déséquilibres, avec de plus en plus de pays qui s'équipent, et ce salon qui a toujours eu une composante défense, on le voit, une composante qui croît chaque année davantage et qui cette année est sans doute encore plus forte que les autres.

Voilà, tout cela doit conduire les Françaises et les Français à être extrêmement fiers d'avoir un secteur aéronautique si fort d'avoir le plus beau salon du monde en la matière, d'avoir aussi un secteur spatial qui est au cœur de tous les défis et d'avoir aussi des armées françaises et des industriels qui portent tous ces enjeux. Je vais maintenant répondre à vos questions. Eutelsat a annoncé hier soir une montée de l'État au capital et c'est l'objectif affiché de concurrencer Starlink.

Est-ce que la France et l'Europe ont les moyens de ne plus dépendre d'Elon Musk en matière de [INAUDIBLE] ? Oui. C'est un enjeu de souveraineté.

C'est un enjeu industriel. C'est un enjeu que nous soutenons. Il a été annoncé hier une augmentation de capital à laquelle l'État français souscrira.

Mais nous souhaitons qu'aujourd'hui, tous les partenaires financiers et industriels français souscrivent aussi à hauteur de leur participation actuelle. On souhaite aussi mobiliser beaucoup d'autres partenaires européens et internationaux. Pourquoi ?

Parce que Eutelsat est une très grande entreprise de services satellitaires, qu'elle a des constellations aujourd'hui à la fois GEO et LEO, c'est-à-dire en orbite basse, et qu'en fait Eutelsat est le seul acteur qui est non américain et non chinois et qui dispose de ces constellations en orbite basse, et d'une telle offre. C'est donc un enjeu de souveraineté pour nous tous et c'est ce que nous expliquons depuis des mois à nos partenaires, c'est de rejoindre cette offre s'ils ne veulent pas dépendre. On a vu ce qui se passait en Ukraine.

On a vu aussi il y a quelques mois, quand nous avons subi le cyclone à Mayotte donc on veut accélérer le déploiement des points de contact au sol. On veut accélérer les lancements à court terme et on veut déployer le plus vite possible le projet IRIS² qui est le plus grand projet spatial européen et qui a, vous le savez, dans son cœur justement, Eutelsat. C'est aujourd'hui un combat de souveraineté, un combat industriel, un combat aussi au cœur de nos enjeux de recherche que nous poussons, et donc l'État a confiance en Eutelsat et accompagnera cette augmentation de capital.

Je souhaite qu'il y ait un maximum de nos grands partenaires qui l'accompagnent, parce que c'est un enjeu stratégique. Monsieur le Président, quand vous entendez Donald Trump envisager d'engager les Américains militairement dans la guerre entre Israël et l'Iran, est-ce que ça vous inquiète ? Est-ce que vous l'appelez à privilégier plutôt la voie de la négociation ?

Il a aussi parlé de négociation. Je le dis depuis le premier jour. Personne ne doit négliger le risque que représente un Iran doté de l'arme nucléaire.

C'est un vrai risque. C'est une vraie menace. La France, d'ailleurs, ne l'a jamais négligé.

C'est pour ça que nous avons été au cœur, il y a 10 ans, de la négociation du JCPOA, que nous avons été parmi les négociateurs les plus exigeants et que nous n'avons jamais quitté ce cadre. Oui, le nucléaire iranien est une menace et il ne faut aucun laxisme en la matière. Deuxièmement, personne ne peut sérieusement penser que cette menace, on y répond avec les opérations en cours uniquement.

Pourquoi ? Parce qu'il y a des centrales qui sont extrêmement protégées. Parce que nul ne sait aujourd'hui totalement dire où est l'uranium enrichi à 60 %.

C'est un programme dont il faut reprendre le contrôle aussi par l'expertise technique et la négociation. C'est pourquoi, depuis plusieurs jours, la France a une voix claire, simple, Un : rien ne justifie les frappes sur les infrastructures énergétiques et les populations civiles. Rien.

Et deux : il faut absolument prioriser le retour à la négociation de fond qui inclut le nucléaire pour aller vers le zéro enrichissement, le balistique pour limiter les activités et les capacités iraniennes et le financement de tous les groupes terroristes de déstabilisation de la région auquel a procédé l'Iran depuis plusieurs années. C'est d'ailleurs ce que je prône depuis 2018 de manière constante, donc je suis cohérent en la matière. C'est pour ça que j'ai demandé au ministre de l'Europe et des Affaires étrangères de réenclencher ce travail.

Il est à Genève dans les prochaines heures. Il va d'abord se coordonner avec ses homologues britanniques et allemands et à 15 h, ils verront le ministre des Affaires étrangères iranien pour faire une offre de négociation complète, diplomatique et technique. [INAUDIBLE] Je ne suis pas dans le commentaire.

La situation est objectivement, aujourd'hui, une source d'inquiétude parce qu'il y a la question du nucléaire iranien, parce qu'aujourd'hui, encore une fois, au Proche et Moyen-Orient, on bombarde des populations civiles et parce que cette situation porte en elle des risques d'escalade qui sont dommageables pour la région et pour la sécurité internationale. Il faut, tous, être extrêmement vigilants, sérieux et traiter la situation, comme je viens de le rappeler, en se remettant autour d'une table de discussion et ne pas oublier non plus la situation à Gaza qui exige aujourd'hui pour des raisons humanitaires mais sécuritaires également, un cessez-le-feu le plus rapide, une reprise de l'aide humanitaire et une reprise du travail politique. Sur l'Iran, Monsieur le Président, est-ce que vous reprendriez les mots du chancelier allemand M.

Merz qui disait, je cite : "Israël fait le sale boulot pour nous tous en Iran" ? Une deuxième question : est-ce que vous comptez réunir d'une manière ou d'une autre les partis politiques en France, comme vous l'avez fait sur la guerre en Ukraine pour les tenir informés de l'évolution de la situation, par exemple ce qu'on a à Saint-Denis ? Je pense qu'aujourd'hui, je l'ai dit, la France considère que la sécurité d'Israël est une véritable question stratégique pour nous et que l'Iran constitue un risque existentiel pour Israël.

Pour autant, je considère qu'aujourd'hui, les frappes qui se poursuivent, les frappes qui touchent les infrastructures civiles, les infrastructures énergétiques ou civiles et qui touchent les populations civiles, doivent absolument être arrêtées. Rien ne les justifie. Je considère aujourd'hui que, et j'aurai l'occasion d'ailleurs dans les prochaines heures, prochains jours, de parler à nouveau au Premier ministre Netanyahou.

Il faut qu'on puisse reprendre le travail politique et diplomatique. C'est la voie que nous portons. Ensuite, sur la question du traitement des formations politiques, je souhaite que le gouvernement, et j'en ai parlé ce matin avec le Premier ministre, puisse organiser sur ce sujet un débat conformément à l'article 50-1 de notre Constitution.

En effet, dès que les choses commenceront à se stabiliser, je rassemblerai sur un format, de type Saint-Denis, la formation politique pour échanger avec elle à la fois sur l'Iran, Gaza, mais également l'Ukraine. Je vais d'abord passer le cap du sommet de l'OTAN la semaine prochaine. Vous avez évoqué, il y a deux jours, une initiative française.

Aujourd'hui, vous parlez d'une offre diplomatique complète. Est-ce que vous pouvez nous dire, concrètement, qu'est-ce qui serait à même de faire arrêter les frappes et de passer à la table des négociations ? Que l'Iran manifeste sa volonté de rejoindre la plateforme des négociations que nous allons mettre sur la table. [INAUDIBLE] Je peux continuer, vous entendez ou il faut arrêter ?

J'ai eu peur que nous soyons partis sur un long tunnel. Pour conclure, je vais donc… Votre question était sur ? Sur Sophie Adenot.

Juste avant Sophie Adenot. Comme j'ai pu le dire, nous proposons une solution diplomatique et ce que nous mettons sur la table, c'est une solution diplomatique qui traite… Il n'y a pas de coordination possible. Je finis.

Un : C'est une reprise du travail de l'AIEA pour aller vers le zéro enrichissement avec une capacité d'aller sur tous les sites. Deux : C'est un encadrement des activités balistiques. Trois : C'est un encadrement du financement des proxys dans la région.

Et quatre : c'est véritablement aussi la libération des otages avec derrière une reprise des échanges diplomatiques. Il y a une offre qui sera travaillée par nos ministres et qui sera déposée sur la table en début d'après-midi. Sur Sophie Adenot, je serai heureux de la retrouver.

Au début de mon premier mandat, elle pilotait les hélicoptères que j'utilisais, donc j'ai appris à la connaître. Je crois que c'est vraiment une fierté pour nos armées d'avoir une femme aussi engagée qui a aussi fait cet investissement, une fierté qu'elle ait été sélectionnée ainsi dans les programmes internationaux et américains. Je serai tout à l'heure très heureux de la retrouver pour aussi défendre, si je puis dire, son implication et les grands programmes que nous attendons.

Je crois que c'est plus raisonnable de reprendre le fil de la visite. Merci beaucoup en tout cas, à tout de suite.