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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 30 juin 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieRetraitesInstitutions & électionsEurope & international

Julien Odoul : « François Bayrou est englué dans une forme d’immobilisme »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Sur la canicule et les mesures du RN contre les ZFE et les éoliennes, est-ce que le RN ne passe pas à côté du combat climatique ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Le RN votera-t-il la motion de censure contre le gouvernement sur la réforme des retraites ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Le RN votera-t-il la réforme de l'audiovisuel public ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le RN soutiendra-t-il la réforme de la proportionnelle du gouvernement ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron va-t-il dissoudre à nouveau l'Assemblée nationale ?

  • 18:00OuverteRéponse partielle

    Le RN soutient-il Victor Orban dans son interdiction de la marche des fiertés en Hongrie ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Notre invité politique aujourd'hui, c'est Julien Odoule. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes porte-parole du Rassemblement national, député de Lyon. On est ensemble pour une interview de 20 minutes, une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale qui est représentée aujourd'hui par Stéphane Vernet. Bonjour Stéphane.

Bonjour Julien Audou. Bonjour Stéphane. Je le rappelle, vous dirigez la rédaction parisienne du journal ouest France.

Julien dououle, on commence par une première question d'actualité sur la canicule avec des températures qui vont monter cette semaine jusqu'à 40°. 84 départements concernés. Dans cette lutte contre le réchauffement climatique, le RN a pris des positions, a fait des a voté certaines mesures ces dernières semaines qui interrogent la suspension des nouveaux projets d'éoliennes, des panneaux solaires, suppression également des zones à faible émission qui interdisent les voitures polluantes dans les centres-villes.

Est-ce que le Rassemblement national n'est pas en train de passer à côté de ce combat contre les réchauffements climatiques ? Pas du tout. Je pense qu'il faut avoir l'honnêteté de dire que les mesures qui étaient proposées en terme d'exclusion sociale, de ségrégation sociale, les zones à faible émission, le déploiement des éoliennes partout dans notre territoire qui ont des effets dévastateurs à la fois sur le cadre de vie, sur les paysages, sur la démocratie locale puisque les habitants sont jamais consultés.

Tout ça euh n'améliore en rien la situation euh du réchauffement climatique. Et d'ailleurs, c'est même pire parce que les éoliennes, on l'a bien vu avec nos voisins et amis allemands, plus vous mettez d'éolienne énergie intermittente par définition et plus vous êtes obligé de les arimer avec des énergies thermiques qui polluent. Voilà, centrale gaz, centrale à charbon, c'est le modèle qui a été choisi par les Allemands après la sortie du nucléaire.

Nous nous souhaitons évidemment un modèle vertueux, le modèle le moins polluvant qui n'est pas parfait. On peut avoir après, on peut avoir un mix entre le nucléaire et les énergies renouvelables. Fait les énergies renouvelables, j'ai dit intermittente parce que il y a d'autres énergies renouvelables qui sont tout à fait intéressantes mais que ce soit le solaire ou que ce soit l'éolien, tout ça est une arnaque.

C'est une arnaque, c'est un aspirateur à subvention. Ça nous coûte un pognon de dingue, ça fait augmenter les prix de l'électricité mais en rien, ça n'améliore la situation écologique à la fois de notre pays et de la planète. J'ajoute d'ailleurs que la France est extrêmement vertueuse en la matière.

Nous représentons 0,9 % des émissions de gaz à effet de ser mondial. Excusez-moi, mais les aides des feux pour vous, il y a pas de problème de santé publique. Il y a quand même un certain nombre de villes dans lesquelles on étouffe littéralement en fait.

Non mais moi j'en ai assez en fait qu'on culpabilise. Monsieur Bertrand qui a un véhicule qui a 20 ans, qui circule au diesel, qui n'a pas d'autre choix d'avoir ce véhicule pour aller travailler, pour aller consommer, pour aller voir ses enfants, pour aller consulter un médecin dans une grande ville parce que il vous aura pas échappé que dans les campagnes, notamment dans mon département de Lyon, pour avoir un médecin, c'est très compliqué. C'est pas lui qui est responsable du réchauffement climatique, c'est pas lui.

Voilà. Donc moi, je veux bien qu'on mette et les écologistes mettent tout sur euh les affreux automobilistes qui polluent, qui sont responsables de tous les mots de la société. C'est faux.

Voilà, on allait avoir un système qui allait exclure des millions de Français des grandes villes. Un système qui allait euh faire une différence entre les citoyens français en fonction de leur niveau de richesse. Parce que si vous pouvez acheter un véhicule électrique, vous avez le droit.

Si vous n'avez pas les moyens, vous n'avez pas le droit. Allez, on va parler de l'actualité politique, notamment l'actualité parlementaire puisque demain l'Assemblée nationale va débattre de la motion de censure déposée par les députés socialistes qui estime que François Baï n'a pas respecté ses engagements sur l'issue du conclave sur la réforme des retraites. Vous confirmez que les députés du Rassembl national ne vont pas voter à l'ascensure du gouvernement et comment vous l'expliquez à vos électeurs qui souhaitent en majorité faire tomber le gouvernement de François Baot ?

Bon, nos électeurs sont très lucides d'une part sur notre volonté de les protéger. et d'autre part sur les manœuvres de la gauche et même sur l'hypocrisie de de la gauche puisque aujourd'hui et d'ailleurs c'est assez illustré par la déclaration de François Hollande, voilà, je voterai la censure si le Rassemblement national ne la vote pas. Sous entendu, je n'ai pas envie de faire tomber le gouvernement parce que seul le Rassemblement national a la possibilité en s'associant à n'importe quelle motion de censure de faire tomber le gouvernement.

Je précise que la gauche est responsable de cette situation. C'est la gauche qui a fait élire et réélire monsieur Macron la dernière fois. Et la dernière fois, le seul programme de monsieur Macron, le seul, il y en avait pas d'autres, c'était la retraite à 64 ans.

Donc c'est-à-dire que vous avez les communistes, les Lfis, les écologistes, les socialistes qui ont soutenu le candidat de la retraite à 64 ans contre les travailleurs, contre les salariés français et notamment contre ceux qui ont commencé à travailler le plus tôt et qui ont eu les métiers les plus pénibles et qui auraient voulu effectivement que cette réforme totalement injuste, totalement inefficace ne soit pas mise en œuvre. Mais donc vous confirmez que le RN ne va pas censurer le gouvernement demain ? En tout cas ce que je vous confirme c'est que le RN pourra censurer le gouvernement et certainement à la rentrée certainement au moment du budget puisque c'est le moment fort en fait nous attendons les orientations, le le le projet de budget du gouvernement et comme vous le savez nous sommes le premier groupe d'opposition et nous ne tremblerons pas quand il s'agira de censurer quand il y aura des orientations qui seront contraires aux intérêts des Français.

OK ? Alors vous attendez le budget, vous attendez l'automne, pourquoi pas maintenant en fait ? quoi attendre ?

Mais encore une fois, je vous le dis, le la censure telle qui est proposée par la gauche est une censure d'opérette et d'apparat. Voilà, c'est pour se donner bonne conscience. Moi, encore une fois, il faut cibler les responsables.

Il faut cibler les responsables de cette situation. Donc le budget là, les choses seraient claires. Ça vous permettra de de cibler les responsabilités et cetera.

Sur le budget, c'est le moment politique par excellence. C'est le cap qui est donné au pays, c'est les arbitrages qui sont faits, c'est le refus de lutter contre les gaspillages aussi qui sera la constante de ce gouvernement comme euh des euh précédents. Euh aujourd'hui, je le dis, il n'y a pas d'intérêt.

Il y aura effectivement euh un intérêt à la rentrée moment à l'automne. L'objectif c'est quoi ? au-delà de faire chuter le le gouvernement Baou sur son budget, c'est de provoquer une nouvelle dissolution, d'avoir de nouvelles législatives anticipées.

Mais vous voyez bien que la situation est totalement bloquée, que nous avons un gouvernement et un premier ministre. Notre notre objectif c'est de servir les Français et c'est de changer la direction de notre pays qui aujourd'hui va dans le mur et qui malheureusement continue d'aller dans le mur. Mais très clairement, vous voyez qu'il a un gouvernement qui est totalement apathique, qui essaie tant bien que mal de gagner du temps.

Monsieur Bairou en fait n'est là que pour gagner quelques semaines de plus sans vouloir apporter des solutions, sans vouloir changer le cap du macronisme parce que très clairement, on lui demandait ça, c'était de rompre avec le macronisme. Je reviens sur votre non censure de demain quand même. la réforme des retraites.

Vous étiez opposé à la retraite à 64 ans il y a 2 ans quand on a vu tout ce mouvement social et ces français descendre dans la rue. Mais donc sur ce motif de la réforme des retraites, pour vous, ce n'est pas assez important pour censurer le gouvernement. C'est quand même un texte symbolique.

Mais la réforme des retraites, c'est très important. C'est pour ça que nous avons la constante la constance dans nos nos combats. Rappelez-vous, dans notre niche parlementaire, nous avions proposé l'abrogation de la retraite à 64 ans.

Est-ce que la gauche l'a soutenu la voté ? Bien évidemment non sectarisme sectarisme imbécile, ils ont refusé d'abroger cette réforme des retraites et moi je le disque de censurer la logique aujourd'hui c'est d'être clair et la gauche ne l'est pas du tout. La gauche veut et surtout les socialistes, j'allais dire parce que les socialistes n'ont certainement pas envie de censurer.

Ils veulent rester comme ça. Ils ne veulent pas de dissolution, ils veulent dire un équilibre un petit peu bancal. Ils ont tout fait pour que ce conclave dont ils ont fait semblant de croire qu'il pouvait aboutir à quelque chose.

Donc tienne, on voit bien que l'éléphant a accouché d'une souris et que tout le monde a été floué particulièrement à gauche. Donc pour vous, c'est pas un succès ce qu'on clave sur la réforme des retraites avec quand même des points de convergence entre les syndicats et le patronat sur la hausse des pensions des maires de famille, les carrières hachées, les questions de pénibilité pour vous c'est c'est pas important. Le le conclave n'a été qu'un moyen pour François Baouvrer et de gagner quelques semaines précieuses pour son maintien au gouvernement.

Et donc vous voterez à l'automne prochain dans le budget de la sécurité sociale toutes ces mesures qui ont été annoncées par François Baou pour améliorer le le régime de retraite. Chaque chose en son temps. Nous verrons à ce moment-là et je pense que le gouvernement et François Baou devront mettre carte sur table et proposer un changement de cap.

Malheureusement, j'ai l'impression qu'il est englué dans une forme d'immobilisme et englué surtout sur des des vieilles lunes qui aujourd'hui désespère les Français. Les Français veulent le changement, veulent un choc fiscal, veulent un choc sécuritaire, veulent un choc social également. Le gouvernement leur propose que la mortne continuité du macronisme.

Donc l'amélioration de notre régime des retraites, c'est une vieille lune, c'est plus la priorité. Ah si, c'est la priorité. Mais vous savez que le vrai changement, il aura lieu au moment de la présidentielle.

Il aura lieu au moment où nous aurons une majorité pour pour agir avec un système qui est le plus juste qui est proposé par Marine Le Pen et qui est pas un système dogmatique qui est pas arrimé sur un âge mais qui est sur le nombre d'années qu'on a travaillé et notamment sur les 40 annuités euh travaillé pour avoir une retraite à ta plein quand on a commencé à travailler tôt les 42 annuités pour avoir une retraite à ta plein quand on a commencé à travailler après 20 ans. Ce qui confirme que de toute façon vous ne voulez d'aucune des propositions qui sont issues des négociations entre les partenaires sociaux. De toute manière, si vous censurez le budget euh à le à la à l'automne, ça veut dire que il est hors de question de le voter et que vous voulez pas que c'est que les que les mesures qui seront dans le PLFS sur les retraites passent.

C'est clair. Mais nous disons la vérité aux Français. Nous leur disons que vouz faire une autre réforme de retraite.

Les les mesures cosmétiques, les mesures qui sont là pour la galerie, qui font semblant d'apporter, j'allais dire une amélioration mais qui finalement sont à la marge. Nous leur disons que le vrai changement sera politique, il sera démocratique et il pourra encore une fois intervenir après l'élection présidentielle. C'est ça.

Vous renvoyez une réforme de la réforme borne de 2023 à 2027, pas avant, mais ce sera la réforme Le Pen de 2027. Mais c'est encore loin 2027. Qu'est-ce que vous dites à à ces Français qui ont perdu des trimestres de retraite, qui veulent que leur situation s'améliore et qui ont besoin quand même d'avancer maintenant ?

Mais nous leur disons la vérité et nous leur disons que nous serons évidemment là pour leur apporter des améliorations notables qui ne seront pas de la communication mais ce sera dans les faits. Notre réforme, elle est mieux disante par rapport à toutes celles qui ont été proposées et toutes celles qui ont été mises en œuvre. Julien Audou, on va parler de la réforme de l'audiovisuel public.

Son examen commence aujourd'hui à l'Assemblée nationale et le débat pourrait être très tendu. Je rappelle que c'est une proposition de loi sénatoriale qui vise à créer une seule entité pour diriger les différents groupes de l'audiovisuel public comme France Télévision, Radio France, France Méia Monde. Est-ce que les députés à l'Assemblée nationale voteront cette réforme ?

Bon la vraie question c'est aujourd'hui est-ce qu'on a besoin d'un audiovisuel public ? Est-ce qu'on a besoin de faire participer les Français, de faire payer les Français pour des chaînes qui aujourd'hui agissent ou en tout cas des programmes agissent contre leurs intérêts avec beaucoup de mépris, avec des messages totalement surréalistes. Pensez à quel programme ?

Je pense par exemple à l'émission Sommes-nous tous racistes qui a été diffusé sur France 2 qui était une caricature de bienpensance, de rééducation, d'insultes à l'endroit du peuple français. Je pense aussi à des des propos qu'on a laissé dire dans l'émission de Léa Salamé par exemple où on associe qui se passe à Gaza avec Auschwitz. Euh je pense à beaucoup de programmes en fait où il y a pas de pluralisme, où il n'y a qu'une seule ligne éditoriale contre la majorité euh des Français.

C'est pas au Français de payer pour ça. Voilà. Donc nous nous souhaitons une vraie réforme, la privatisation du service public de l'audiovisuel pour rendre leur argent aux français, arrêter de les culpabiliser parce que aujourd'hui ils ont pas payé pour ça.

Et ça veut dire comment est-ce comment ce que vous vous positionnerez dans le débat du jour et de demain là sur l'audio visuel public si votre si votre objectif et votre but c'est la privatisation totale du service public, comment est-ce que vous allez participer à ces à ces débats est-ce que vous votez ce texte ou pas ? Nous nous réservons notre notre réponse. Vous saurez bah dans dans quelques quelques temps et très rapidement quel sera notre vote.

Nous ce que nous disons effectivement aujourd'hui ce que demandent les Français parce que vous savez les Français sont ulcérés. Moi j'en rencontre beaucoup qui après chaque programme infantilisant, après chaque programme de rééducation politique idéologique se disent "Mais pourquoi on nous inflige ça ? Pourquoi ce service public en fait n'a de public que le nom ?

On n pas à payer pour se faire traiter de raciste, de fasciste, pour nous dire qu'il faut plus d'immigration, plus de vivre ensemble, qu'on n pas assez accueillant et cetera. C'est insupportable et on aimerait effectivement qu'il y ait du pluralisme dans le service public de l'audiovisuel, ce qui malheureusement n'est pas le cas. Donc pour vous, on ne doit pas parler de vivre ensemble à la télé.

C'est un c'est un problème de de ligne éditoriale. Il faut il faut qu'on en parle effectivement mais qu'on parle de tout. On parle de tout euh compris de racisme.

Non mais non mais il peut y avoir du racisme en France. On peut s'interroger sur cette question. Le problème c'est que vous n'avez qu'une ligne politique.

Vous avez une ligne politique de gauche, quelquefois d'extrême gauche qui s'exprime. Regardez tous les programme sur France info, sur France 5 notamment avec clairement une seule orientation et quelquefois vous n'avez pas de contradicteur. Voilà sur sur le plateau, il a certaines émissions, c'est hallucinant.

On parle du Rassemblement national, très bien. On l'insulte, on méprise, on qualifie ses électeurs de fascistes, limite de nazi, mais il n'y a pas de contradiction. Voilà.

Donc tout ça évidemment est insupportable. Le RN le RN est invité sur le service public. Donc il y a pas qu'une seule parole de gauche.

Tout le temps. Non non pas tout le temps. Excusez-moi.

On est moins invité sur le service public surtout dans certaines émissions et vous le voyez dans les les programmes, je fais référence encore à ce programme sommes-nous tous racistes où vous avez pendant 2 3 heur en fait un déchaînement, une avalanche de de poncif de de de rééducation idéologique de type maoïste qui est insupportable. Mais alors si vous privatisez l'ensemble de l'audiovisuel public et que vous pas l'ensemble pas pas RFI pas France alors pas France médiamande mais si vous privatisez en tout cas une grande partie de l'audiovisuel public et que vous le mettez dans les mains d'intérêt privé est-ce que c'est pas aussi un risque pour le pluralisement ? Quel est le risque avec les autres chaînes ?

Bah en fonction des en fonction des des propriétaires de ces chaînes, il peut y avoir des dérives aussi. Après, il y a des règles. Il y a des règles.

Il y a l'ARCOM, il y a le grand gendarme qui ne se prive pas d'ailleurs pour infliger des des sanctions ici et là, surtout à certaines chaînes, pas pas à toutes, hein. Moi, j'ai fait des signalements plusieurs fois pour des déclarations, des comportements sur le service public qui étaient totalement insupportable. Ça n'a jamais été suivi de sanctions.

Je remarque que pour ces news, il y a toujours des sanctions. Alors, on va parler de d'une autre réforme, la réforme de la proportionnelle pour l'élection des députés puisque le premier ministre l'a dit hier sur notre antenne, il va présenter à la fin de l'année prochaine sa réforme de la proportionnelle. Il assure que même si ses alliés sont contre, il aura une majorité pour faire passer ce texte.

Est-ce que ça veut dire que le Rassemblement national sera de cette majorité sur la proportionnelle ? Est-ce que c'est à qui ? Alors, comme vous le savez, nous sommes très attachés à la proportionnelle.

C'était l'une des propositions de Marine Le Pen depuis euh très longtemps. Nous souhaitons la la représentativité du peuple français. Que chaque voix compte, que les Français ne soient pas exclus du processus électoral euh parce que ils seraient minoritaires.

Après, sur la le projet de monsieur Baou, il y a la question de la gouvernabilité et nous nous souhaitons une prime majoritaire. Nous ne souhaitons pas l'anarchie. et nous souhaitons surtout qu'une majorité puisse se dégager euh prix majoritaire donc des sièges supplémentaires au parti qui arrivent en tête et exactement bah tout simplement pour que l'Assemblée nationale soit gouvernable qui qu'on dégage une majorité et qu'il n'y ait pas bah comme c'est le cas actuellement une instabilité alors que François Baou on le rappelle est pour une proportionnelle intégrale par département donc on répartit les sièges à proportion des voies de chaque parti exactement et puis il y a aussi une manœuvre de monsieur Bairou parce que il nous avait promis cette réforme en septembre Et là, elle interviendrait après le budget.

Après le budget, sous-entendu, laissez-moi tranquille, laissez-moi en paix pour le budget, ne me censurez pas et vous aurez peut-être la proportionnelle. En fait, il nous prend pour des enfants, monsieur Baou. Voilà, comme si nous n'avions pas d'expérience.

On connaît notre petit baou illustré. On sait très bien la manœuvre. Euh nous ne tomberons pas dans le panneau.

Nous demandons la proportionnelle qui est demandée d'ailleurs depuis très longtemps que monsieur Macron avait dans son programme 2017 qui a été répété, ressassé euh année après année euh et qui n'est jamais sorti des cartons d'ailleurs. La donc la proportionnelle, ça ne pourrait pas faire partie d'un accord de non censure entre le Rassemblement nationale et le gouvernement à la à la fin de l'année. Ça pourrait pas être une une garantie, une ligne rouge.

Pas d'accord de non censure. Nous ne sommes pas le modem ou horizon. On ne négocie pas avec François Bairou.

Nous ne sommes pas des marchands de tapis. Le budget c'est une chose. Le budget c'est l'intérêt des Français.

C'est ce qu'ils vont payer d'ailleurs. C'est les les les sanctions fiscales qu'on va leur imposer. C'est les efforts qui se qui vont être demandés par le gouvernement.

Donc ça nous souhaitons évidemment nous y opposer. La proportionnelle c'est encore autre chose. Mais nous souhaitons effectivement qu'il y a une représentativité.

Je pense qu'il en va de la bonne santé démocratique de notre pays. Un compromis sur le sujet est possible mais pas autour d'une d'une proportionnelle avec prime majoritaire. Ça c'est quelque chose que vous n'obtiendrez jamais.

Ben nous le souhaitons. Mais sauf que vous êtes seul c'est le seul à défendre cette idée puisque elle vous serait particulièrement favorable dans le contexte actuel. Oui mais c'est c'est le seul projet viable.

Vous savez si c'est pour ou mais aucun des autres partis n'acceptera en fait. Mais écoutez encore une fois chacun prendra ses responsabilités mais si c'est pour aller de l'instabilité à l'instabilité ça quoi ? Voilà.

Si le seul projet de la proportionnelle, c'est tout faire pour que leur Assemblée nationale n'obtienne pas une majorité, ne gouverne pas notre pays, je pense que euh les Français seront très déçus de la manœuvre. Aujourd'hui, il nous faut plus de représentativité, mais il faut que ce soit euh gouvernable et donc il faut dégager une majorité avec cette prime majoritaire. Un mot sur la dissolution de l'Assemblée nationale puisqu'on le rappelle à partir du 8 juillet, le président de la République pourra de nouveau dissoudre l'Assemblée nationale.

Et Marine Le Pen a appelé ce weekend ses troupes à se préparer à une nouvelle dissolution. Je la cite, ne procrastinez pas leur a-t-elle dit. Est-ce que vous pensez qu'Emmanuel Macron va refaire deux fois la même erreur de dissoudant ?

Bon, je sais pas si dissoudre est une erreur. Euh, dissoudre, la dissolution fait partie des outils du président de la République comme le référendum, j'allais dire comme sa démission aussi quand il y a une période de blocage. Euh, le président de la République euh peut la dernière fois, il était question de clarifier la situation politique et de débloquer les choses.

Ça a été pire. Ça a été pire. Et de nous balancer une grenade dans les jambes comme il l'avait dit.

Euh mais euh ça a été pire. En tout cas, nous nous avons gagné les sièges. Peut-être, mais il y a pas de majorité, il y a pas de majorité absolue en fait.

Tout à fait. Euh tout à fait. Mais mais ça a montré aussi que nous étions en capacité euh d'une part de peser dans les débats parlementaires de d'avoir ce premier groupe de l'opposition d'une moyenne alliance avec Éric Sioti qui est extrêmement constructive.

Ensuite, encore une fois, la dissolution est entre ses mains. Voilà, nous nous y préparons depuis septembre dernier. Nous préparons les législatives anticipées.

Euh nous sélectionnons les candidats, nous auditionnons, nous formons. Nous serons prêts si euh le président de la République dégain. Est-ce que vous irez jusqu'à faire en sorte qu'il y ait une nouvelle dissolution ?

C'està-dire qu'est-ce que est-ce que vous êtes dans une logique qui consistera à provoquer un blocage politique et parlementaire du pays à l'automne pour contraindre le président de la République à prononcer la dissolution Alors, c'est pas nous qui créons le blocage. Le blocage, il a été créé d'une part en 2024 avec les alliances. Si vous censurez, si ça bloque le pays, si vous censurez ceux qui ont bloqué, c'est monsieur tout à l'heure, c'est vous qui avez les clés de la censure entre les mains.

Ah oui, bien sûr, les clés de l'accensure, mais nous n'avons pas les clés du blocage. Le blocage, il existe. Le blocage, il est institutionnel, il est politique, il a été généré par les alliances entre l'extrême gauche et les Macronises au moment des législatives 2024.

La dissolution permettrait de débloquer cette situation. Là, tous les Français sont désespérés. Encore une fois, il que ce soient les chefs d'entreprise, que ce soi les agriculteurs, que ce soient les familles, attendent des changements concrets pour leur quotidien pour alléger les normes, la fiscalité, pour plus de pouvoirs d'achat, pour plus de sécurité.

On voit bien qu'avec ce gouvernement, il ne se passe rien. Donc vous la souhaitez au final cette dissolution. Nous nous souhaitons un un déblocage et nous souhaitons un changement de politique.

Le changement de politique sera impossible avec ce gouvernement. Nous le savons, les Français le savent. Vous êtes convaincu qu'en cas de législative anticipée après une nouvelle dissolution, vous aurez la majorité cette fois-ci ?

Je suis convaincu que les Français ont vu depuis 1 an qu'il nous fallait une majorité différente et qu'il nous fallait un changement de cap pour opérer les changements qu'ils attendent depuis très longtemps. On finit par une question sur l'actualité européenne puisque ce weekend des dizaines de milliers de personnes et de nombreux élus européens ont défilé à Budapest lors de la marche des fiertés samedi. une marche et bien pour les minorités sexuelles LGBT et qui était interdite par le premier ministre hongrois Victor Orban au nom, je cite, de la protection des enfants.

Est-ce que leur Assemblée nationale soutient Victor Orban qui est d'ailleurs et bien son allié au Parlement européen ? Est-ce qu'il soutient Victor Orban dans cette croisade contre le LGBT ? Non, mais vous voyez dans cette opération de communication de la gauche et de l'extrême gauche euh toute l'hypocrisie de ces gens-là qui euh à moindre frais vont en Hongrie, qui est une démocratie, qui est un allié, qui est un partenaire de l'Union européenne mais qui n'irait jamais à Alger, à Tréran, à DOA, où les homosexuels sont persécutés, où l'homosexualité est interdite et condamnée.

Oui, mais la fait partie de l'Union européenne est censé. Et moi ce qui m'intéresse, excusez-moi, mais en tant que député français et ce qui m'attriste et ce qui m'effrait, c'est que dans bon nombre de territoires de la République, dans bon nombre de quartiers, l'homosexualité est interdite. Dans bon nombre de quartiers, les homosexuels sont persécutés, sont agressés, sont insultés, n'ont pas le droit d'exprimer leur amour dans les territoires de la République française en 2025.

Voilà, dans des quartiers islamisés, euh dans des quartiers communautarisés ou là des Français, là on parle pas de Hongrois, on parle pas euh de de gens qui sont à à 2000 km, on parle de Français qui ne peuvent pas défendre leur liberté, la liberté d'aimer parce qu'ils sont agressés, parce que l'islamisme s'est installé. Moi, c'est ce qui m'intéresse et c'est mon combat pour qu'encore une fois dans le cadre de la République française, les droits et libertés de tous soient garantis. Oui, ma question porte sur votre allié politique en Europe, Victorban.

Est-ce que vous le soutenez dans son interdiction de cette marge des fierté ? Écoutez, on a des divergences évidemment, nous sommes nous n'avons pas les mêmes nationalités, nous n'ont pas les mêmes cultures, il y a des divergences. Mais comme monsieur, vous savez, monsieur Mélenchon qui était à la G Pride là, monsieur Mélenchon, il allait encenser le président sénégalais.

Le président sénégalais a durci les peines contre les homosexuels passant à 10 ans d'emprisonnement. Est-ce qu'on lui a posé la question ? Tiens, il y a un petit problème.

Votre allié, vos vos accointances et cetera. Non voilà, j'observe que monsieur Mélenchon qui est le soutien mais attendez des ave mais mais mais bien évidemment enfin moi nous souhaitons pas Victor Orban et nous souhaitons pas du tout interdire la G pride que Marine Le Pen sera présidente de la République. Ce que j'observe c'est que les alliés de de la gauche et l'extrême gauche persécutent défenestrent les homosexuels quand ils sont au pouvoir.

Monsieur Orban se contente uniquement d'interdire une manifestation. Il y a quand même un de poids de mesure. Ce sera le mot de la fin.

Merci beaucoup Julien Redou d'avoir été notre invité politique aujourd'hui. Merci Stéphane pour vos questions. On va regarder la une du journal Westfance aujourd'hui qui est consacré au football en pleine crise économique.

Merci d'avoir été notre invité. Tout de suite, c'est le club des territoires. [Musique]