COP 28 : vers une sortie des énergies fossiles ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 68 %Attaque 19 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelle devrait être la trajectoire d'évolution de la consommation et de la production d'énergie fossile pour respecter l'accord de Paris ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Faudrait-il fixer des objectifs mondiaux de sortie des énergies fossiles différenciés selon les sources et les régions ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Ces propositions ont-elles une chance d'aboutir à la COP 28 ?
- 18:00RelanceRéponse partielle
Quel signal donne la nomination d'un dirigeant pétrolier à la tête de la COP 28 ?
- 19:00RelanceRéponse directe
Les engagements des COP sont-ils sincères sans mécanismes contraignants ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Les crédits budgétaires pour la transition écologique sont-ils à la hauteur des engagements ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Ministre de la Transition énergétiqueChiffre
« nous renforçons les enveloppes significativement en portant le budget total d'intervention à 5 milliards d'euros pour l'année prochaine »
- 12:00Ministre de la Transition énergétiqueChiffre
« nous avons baissé 12 % notre consommation de gaz et d'électricité ces 12 derniers mois »
- 4:00Fait
« il va falloir faire des efforts qu'on ensemble en développant et des énergies renouvelables et beaucoup plus vite »
- 6:00Fait
« la précope 27 était beaucoup plus préoccupante que la précope 28 »
- 8:00Chiffre
« les banques investissent moins si ça se met en place les banques devraient logiquement investir moins elles le font encore »
- 0:15Locuteur 2Fait
« la difficulté c'est qu'elle soit bien appliquée je pense que c'est comme vous disiez la méthanisation c'est vrai que la méthanisation les contournements existent »
- 2:00Locuteur 2Chiffre
« la sobriété elle n'est pas contrainte les résultats que nous avons on eu sur la sobriété on les retrouve dans les entreprises du 440 »
- 3:00Locuteur 2Chiffre
« le Plan sobriété c'est 300 fédérations qui s'engagent toutes les entreprises du CAC 40 10 secteurs d'activité »
- 4:00Locuteur 2Chiffre
« nous avons une indépendance sur le nucléaire à 95 % »
- 5:00Locuteur 2Chiffre
« 85 % des panneaux photovoltaïques qui sont en produit en dehors d'Europe »
- 8:00Locuteur 2Fait
« la filière dans lequelle on a le niveau d'indépendance le plus élevé c'est la filière nucléaire »
- 9:00Locuteur 2Fait
« on a un Pact éolien la la commissaire européenne a annoncé un Pact unact solaire »
- 10:00Locuteur 2Fait
« il y a une stratégie européenne qui est ambitieuse et qui est ouverte »
- 13:00Locuteur 3Fait
« on peut pas discuter de la fin du pétrole sans les pétroliers »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
le 14 septembre dernier dans une tribune au Monde plus de 300 scientifiques appelaient la France à soutenir un traité de non prolifération des énergies fossiles selon les signataires l'accord de Paris ne suffit pas en l'état à atteindre les objectif climatique que l'humanité s'est donné en 2015 dans une seconde tribune au Monde paru le 27 octobre dernier plus de 300 patrons et cadres dirigeants de tous les secteurs exprimés le soutien à cette proposition ces prises de position s'appuyent notamment sur le constat drressé par l'Agence internationale de l'énergie qui estimait en 2021 qu'aucun nouveau projet fossile n'avait sa place pour atteindre la cible de neutralité carbone en 2050 ce constat est étaayé par une enquête d'une d'un consortium de médias internationaux parus la semaine dernière cette enquête identifie 422 sites existant ou envisager d'extraction fossile dans le monde appelé bombe carbone dont les émissions potentielles combinées représentait plus de deux fois le budget carbone à ne pas dépasser pour maintenir le réchauffement climatique au niveau national à 1,5° C ces 422 sites combinés conduiraient également à aller au-delà du budget carbone à ne pas dépasser pour respecter la cible de 2° C un/ers de ces sites ne sont pas euh ne sont qu'à l'état de projet dont certains d'entre eux ont la capacité de produire du gaz ou du pétrole jusqu'au début du 22e siècle quant au près 300 sites en exploitation leur potentiel d'émission excède de 80 % le budget carbone permettant de maintenir les température mondiale à 1 de 5 C ces 422 bombes carbon sont concentrés pour moitié dans trois pays Chine Russie États-Unis total énergie arrive en 2e position des groupes liés à des projets ou des sites considérés comme des bombes carbones deux établissements bancaires figurent dans le top 10 des plus grands financeurs BNP pariba et Crédit Agricole dans ce contexte il nous a semblé particulièrement important de vous réunir cet après-midi vous réunir d'une part nous souhaitons donner l'opportunité à la communauté scientifique par la voix de Jean housel de relayer son appel auprès du gouvernement représenté aujourd'hui par Man manpierunaché et auprès des parlementaires que nous sommes d'autre part nous proposons au gouvernement de clarifier la position sur le sujet à quelques semaines de la COP 28 qui se déroulera à Dubaï je remercie la ministre de la transition énergétique de se prêter à l'exercice je m'adresserai tout d'abord à Monsieur jusel avec une question directe quelle devrait être la trajectoire d'évolution de la consommation et de la production d'énergie fossile pour respecter et espérer respecter l'accord de Paris comme je l'ai dit lae consid qu'aucun nouveau projet fossile devrait être autorisé mais il n'y aura pas également de conséquences à tirer concernant les sites actuellement en exploitation comme les skit la tribune que vous avez Cigné ma deuxè série d'interrogation est adressée à la ministre de la transition énergétique elle porte sur notre capacité capacité à traduire juridiquement et opérationnement et opérationnellement la proposition formulée dans la tribune du Monde faudrait-il fixer à la faveur de la COP 28 des objectifs mond de sortie des énergies fossiles différencié en fonction des sources d'énergie différencié également en fonction des régions du monde enfin et avant toute chose ces propositions ont-elles une chance d'aboutir je rappelle qu'un objectif de réduction progressif de l'ensemble des énergies fossiles avait un temps été envisagé lors de la COP 27 à l'initiative de l'Inde avec le soutien de l'Union européenne et des États-Unis mais n'avait pas été repris dans la décision au final sous l'influence notamment de l'Arabie Saoudite et de la Chine voici quelques questions auxquelles vous pourrez répondre dans le cadre d'un propos liminire je ne doute pas que les membres de notre commission vous interpelleront ensuite sur la déclination que déclinaison que devrait prendre cette trajectoire de sortie des énergies fossiles dans notre pays notamment d'un point de vue fiscal et budgétaire cela tombe bien car notre assemblée aura dans quelques semaines à débattre du projet de loi de finances monsieur Josel je vous cède la parole merci beaucoup bonjour à tous et à toutes merci monsieur le Président merci Madame la Ministre bon c'est c'est vrai que je vous remercie d'associer la la communauté scientifique à disons à ce débat voilà donc et sur effectivement cette proposition d'un traité de nonprolifération des énergies fossiles qui qui est déjà une proposition assez ancienne he de certains pays et que nous engageons effectivement collectivement notre pays notre gouvernement voilà à reprendre en tout cas à porter euh donc par rapport au aux trois questions que vous avez posé cher président moi je suis je suis plus effectivement vous invité plus à à répondre à la finfin disons dis à dire quelques mots sur le sur le premier point par rapport à cette nécessité alors pour nous de don prifération des énergies fossiles c'est vrai que je suis plus à l'aise sur le pourquoi que sur le comment donc Madame le Ministre vous êtes invité à dire comment on fait je comprends alors sur le pourquoi mais ça je je crois que disons on peut pas être motivé sur le comence si on ne sait pas pourquoi on fait ça he c'est c'est ça qui est très important et que j'aime bien rappeler quand même disons c'est c'est pas un jeu he c'est ça que je veux dire tout simplement c'est quelque chose d'extrêmement important qui qui met effectivement je dirais qui qui pose la question de bien de de notre comportement d'aujourd'hui par rapport à à ce que sera notre climat dans la deuxième partie de ce siècle et donc par rapport au jeunes d'aujourd'hui hein c'est vraiment une question très profonde je dis toujours de façon très simple que l'objectif de l'accord de Paris limité à bien en deç 2 degrés si possible 1 degr 5 c'est que doit-on faire pour que finalement pour que les jeunes d'aujourd'hui puissent s'adapter au réchauffement climatique sans trop de difficultés c'est c'est c'est bien ça notre objectif commun et et et le problème du du ce qu'on doit faire bien ce qu'on doit faire c'est aujourd'hui qu'on doit le faire hein pour effectivement nous décidons c'est un peu le message nous décidons je dirais disons d'ici 2030 largement de du climat que nous aurons enfin disons que nous l'aigrerons en tout cas pour moi ou que vous aurez pour certains au aux jeunes d'aujourd'hui dans la 2uxiè partie de ce siècle alors bon simplement quelques rappels donc alors pourquoi on fait le lien avec les combustibles fossiles donc tout simplement parce que le phénomène auquel nous sommes alors je dirais confrontés et est quelque chose d'assez simple disons que nous avons collectivement par nos activités augmenté l'effet de serre donc augmenter la la composition de certains composés alors le premier gaz à effet de serre c'est la vapeur d'eau mais nous n'en modifions pas directement les quantités dans l'atmosphère par nos activités hein donc indirectement oui par par exemple en augmentant la température de l'océan il y a plus de vapeur d'eau dans dans l'atmosphère qu'il y a qu'il y a 50 ans hein c'est observé mais ce n'est pas le cas pour d'autres composés en particulier le le disons le premier composé à effet de serre donc don sur lequel nous disons souvons effectivement ce sont les les disons le CO2 le dioxyde de carbone il y a le méthan le protoxyde d'azote de façon assez simple tous les composés à chaque fois qu'il y a plus de trois plus deux atomes à partir de trois atomes ça vibre et c'est à effet de serre c'est de façon assez simple à part je je dirais à part l'azote l'oxygène et puis et puis les gazes rares en fait par exemple l'ozone où il y a TR trois atomes d'oxygène c'est un gaz à fait de ça donc on on a fait ça qu'est-ce qu'on a fait en faisant ça bien disons il y a 50 % de plus de de de de gaz carbonique qui a qui a 200 ans voilà de doublé en méthane 20 % de plus en prottoxyde d'azote on peut décliner t tous ces chiffres qui sont bien documentés bien documentés à toutes les échelles ça va jusqu'à l'échelle presque parti enfin disons personnel on peut faire son bilan carbone l'état fait son bilan carbone la citpa est une organisation très très disons qui qui donne des chiffres tout à fait clairs sur comment on le fait voilà donc on on sait euh ce qu'on ce qu'on a fait collectivement bien disons cet effet de ser c'est simplement ça piège une partie du rement solaire une fois qu'il a été réfléchi à la surface de la planète on augmente l'effet de serre on augmente le chauffage he grosso modo à peu près on l'a augmenté de 1 % donc faut pas être surpris si on augmente le chauffage que la température augmente donc même si c'est compliqué dans dans la boîte atmosphère océan augmenter de 1 % et disons avec comme conséquence alors j'aime bien soulligner très br ement que de 5 % supplémentairire il y a que 1 % qui reste dans le dans l'atmosphère qui sont l'essentiel va dans l'océan plus de 90 % vont dans l'océan et c'est quand même dans l'océan qu'il faut aller voir le réchauffement la réalité du réchauffement climatique et elle est vraiment très claire parce que l'élévation du niveau de la mer ça en est un double témoignage c'està-dire disons c'est à la fois pour à peu près 40 % le le réchauffement de l'océan l'océan se réchauffe il se dilate et puis voilà pour pour le reste ou l'essentiel du reste et bien la Cros je viens tout juste de ce one Planet polar semite voilà qu'on a ouvert voilà qui va durer 3 jours et vraiment il y a un cri d'alerte sur le le rôle des calottes futures des calottes glaciaires qu'on maîtrise mal et leur contribution à l'élévation du niveau de la mer et effectivement l'élévation du niveau de la mer est deux fois plus importante aujourd'hui 4 mm par an pratiquement que qu'il y a dans que la deuxième partie du 21e siècle alors ce que ce que j'aimerais dire c'est que ce qu'on vit aujourd'hui y compris pour cette disons ce ce ce doublement du de de l'élévation du taux d'élévation d'élévation du du niveau de la mer et bien ce n'est pas une surprise he c'est ce que notre communauté envisage depuis une cinquantaine d'années hein depuis dans les rapports successifs du jet que ce soit pour l'élévation du niveau de la mer que ce soit pour le rythme disons pour le rythme de de moyen de de de réchauffement moyen de de l'atmosphère c'est à peu près entre 2 et et 3 diè de degrés actuellement et puis aussi et bien pour euh pour ce qui tout ce qui concerne les événements extrêmes disons qui sont finalement une manifestation parce que quelquefois on pose la question on parle de réchauffement climatique oui c'est bien réchauffement mais sur lequel se superpose d'une certaine façon un dérèglement qui se manifeste par des événements extrêmes plus intense plus fréquent hein c'est c'est ça la réalité qu'on vit et voilà je je disons bien sûr peut-être que ponctuellement il y a des choses qui vont même plus vite que que que l'on le pensait mais globalement vraiment si on regarde les rapports successtifs du GC nous sommes sur ce qui était anticipé donc euh voilà donc euh et ça ça doit nous inciter quand même le fait que notre communauté a correctement euh disons envisager correctement envisager l'évolution du climat au cours des dernières enfin depuis depuis une quarantaine d'années depuis le débuts du siècle ou même un peu avant depuis le rapport chararm 79 ça doit nous inviter mais je sais que vous en être conscience on nous invité à à disons à accorder de la crédibilité à cette même communauté par rapport à ce qu'elle nous dit pour disons les les décennies qui viennent et l'après 2050 et au-delà hein c'est une invitation claire voilà il voilà donc je je bien sûr ça ne veut pas dire qu'il y a pas d'incertitude hein mais euh voilà alors que nous dit cette communauté bien que si on ne fait rien pour aller vers 4 à 5 degrés hein si on continuait à émettre des gaz à effet de serre sans y porter attention euh disons en fait il y a CIN scénarios donc deux scénario émetteur et c'est un peu ça on fait rien pour lutter contre le réchauffement climatique euh ce serait bien de de respecter l'accord de Paris on y reviendra bien en D de degrés si possible 1 degr 5 en fait il y a aussi un intermédiaire sur lequel on est plutôt actuellement c'est-à-dire qu'on va peut-être baisser vers 3°gr he disons que que nous dit le le le bon sens le bon sens est que euh disons pour que le réchauffement climatique donc le bon sens c'est donc capacité d'adaptation des jeunes d'aujourd'hui euh limité à à 2 degrés si possible 1 degr 5 on comprend bien que pour et que pour limiter disons pour stabiliser le climat il faut disons que l'effet de serre arrête d'augmenter hein on va parler de neutralité carbone de façon assez simple on peut bien sûr discuter des heures de lautrité carbone mais voilà et et donc quelques années après ça dépend là où vous regardez bien le le climat se stabiliser on comprend bien aussi que plus euh que plus euh disons on est ambitieux dans la dans l'objectif et et bien plus il faudra que cette neutralité carbone arrive rapidement et euh c'est très clair donc dans l'accord de Paris en fait l'accord de Paris met l'accent sur les 2 degrés he bien en D de 2 degrés c'est-à-dire que dans l'accord de Paris on parle d'une l'atteinte du neutralité carbone dans la 2uxème partie du 21e siècle si vous relisez l'accord de Paris et c'est depuis Glasgow effectivement donc il y a eu le rapport un degré 5 et je salue Valérie maçon d'mot qui a vraiment joué un rôle très important dans ce rapport voilà et j'en profite aussi pour saluer notre nouveau disons responsable co-président du du groupe 1 du groupe scientifique Robert Vautard parce que c'est très important bien sûr d'avoir le soutien du du gouvernement vous en remercie mais c'est très important qu'on qu'on soit présent voilà donc ce rapport 1 degré 5 qu'est-ce qu'il nous dit on peut pe passer des heures donc en gros ça serait quand même plus facile aux jeunes d'aujourd'hui de s'adapter si le réchauffement était limité à 1 degr 5 plutôt qu'à 2 degrés he disons chaque dizaine de degrés compte on pe on peut parler des enfin il y a vraiment c'est c'est très clair on va parler des réciif coréen qui disparaissent complètement à 2 degrés ça va être voilà 10 millions de personnes de plus pour l'élévation du niveau de la mer tout ça c'est chiffré voilà et et et finalement cette idée de de mettre de privilégier dans l'accord de Paris 1.5 est quand même passé donc il y a eu ce rapport c'est 2018 ou 2019 je 2019 mais et ou 2018 le rapport 1.5 et et dans dans la c'est passé vraiment dans à Glasgow il y a 2 ans maintenant dans la COP donc en fait on dit clairement que on a ceci enfin l'accord de Paris met l'accent depuis la conférence de Glasgow sur l' 1.5 et donc sur nité d'une d'une d'une neutralité carbone à horizon à horizon 2050 alors euh donc en fait alors le disons les points positifs c'est que bah 2 ans après ou même disons déjà bien sûr il y a déjà une centaine de pays qui ont affiché d'une façon ou d'une autre dans le objectifs la neutralité carbone à raison 2050 c'est positif he voilà c'est le cas de la France c'est le cas de l'Europe même la Chine la disons la l'affiche en 2060 euh même l'Inde et l'Arabie Saoudite en 2070 donc c'est pas si mal dans les textes le problème c'est le fossé entre les textes et la réalité hein donc voilà actuellement et je vais venir au au thème qui nous intéresse actuellement et bien on a effectivement on va de façon très claire vers 3 degrés non pas vers 1 degr 5 autour de 3 degrés alors ément ça dépend de ce qu'on fait après 2030 ça c'est en faisant jusqu'en jusqu'en 2030 c'est l'accord de Paris donc on peut essayer de voir ce qu'on va faire par rapport ou non aux engagements il y a différentes hypothèses mais c'est quand même bien vers de l'ordre de 3 degrés qu'on on risque d'aller actuellement têre baisser en gros le une autre façon de voir les choses c'est il y a deux fois trop d'émissions horizon 2030 par rapport à ce qu'il faudrait par rapport pour avoir des chances de rester sur 1.5 c'est une autre façon de le voir donc c'est aujourd'hui que ça se joue he ça c'est un message très clair alors disons que que c'est important le point important donc je il y a maintenant des points importants puisque je vais je vais en venir au combustible fossile évidemment quelques chiffres là aussi donc disons l'augmentation de l'effet de serre depuis 50 ans c'est 75 % lié au combustible fossile hein donc c'est un chiffre très clair du GC euh donc un point un point peut-être important et là je reprends texto le le parce que c'est c'est quand même important d'avoir ça en tête c'est que une grande partie je reprends textoau le rapport du JEC un des paragraphe une grande partie du réchauffement climatique d'origine entropique lié aux émissions de CO2 est irréversible sur des périodes de plusieurs sèes la plusieurs millénaires sauf dans le cas d'une élimination nette considérable de CO2 atmosphérique sur une longue période les températures en surface resteront à peu près constante mais à des niveaux élevés pendant plusieurs siècles après la fin complète des émissions entropiques de CO2 en raison des longues constantes de temps caractérisant les transferts de chaleur entre la surface et l'océan profond le réchauffement océanique se poursuivra sur plusieurs siècles en fonction du scénario environ 15 à 40 % du CO2 émis restera dans l'atmosphère pendant plus de 1000 ans sont quand même des des il faut réfléchir à ce qu'on est en train de faire he c'est ce qu'on est en train de faire on est en train de mettre du du CO2 alors on y met allègrement on en a mis à peu près alors quelques chiffres 37 milliards de tonnes l'an dernier de CO2 par à cause du combustible fossile on y ajoute quand même 5 à 6 milliards pour la déforestation et puis 1 à 2 milliards pour la fabrication du ciment maintenant pour venir au au au point qui nous intéresse donc pourquoi ce moratoire ça a déjà été largement évoqué merci monsieur le Président qu'est-ce qui se passe et là si je reprends le le disons on va pas on veut stabiliser en fait alors tous les gaz à effet de serconte par exemple c'est plus c'est plus court terme pour le méthane si on regarde la stabilisation dans la deuxème partie de ce siècle c'est largement en premier lieu disons déterminé par la quantité cumulée de de gaz carbonique que nous aurons dans l'atmosphère disons c'est les les le méthane est par exemple moins important à à échéance de alors il est très important à court terme un peu moins important si on se place alors on essaie de se placer dans la deuxième partie de ce siècle je le redis le cumule des émissions détermine pour une large mesure la moyenne mondiale du réchauffement he c'est encore un paragraphe du siè fin due siècle la plupart des caractéristiques du changement climatique persisteront pendant nomieux siècles voilà alors donc une fois qu'on sait ça ça veut dire que pour chaque niveau de stabilisation on est capable de dire ce qui reste ce qu'il reste ce qui nous reste à émettre de CO2 hein donc si on veut rester à 1.5 il nous reste pratiquement 5 à 6 années d'émission au rythme d'aujourd'hui he ça équivaut à avoir neutralité carbone disons c'est la même façon que de descendre très rapidement vers neutralité carbone à raison 2050 c'est ça fait à peu près pour voilà donc si on disons si on si on est si on se contentait mais de 2 degrés ce qui serait peut-être déjà pas mal je veux dire c'est pas si simple bon voilà c'est plutôt disons une une quinzaine d'années d'émission au rythme d'aujourd'hui donc c'est c'est quand même ça le le le le point de départ alors ensuite voilà donc bon alors je vais pas redire vous l'avez très bien fait donc redire tout ce que vous avez dit monsieur le Président sur les bombes carbones hein c'est très bien documenté voilà je ne vais pas le redire mais c'est important c'est-à-dire que d'ors et déjà on sait qu'il y aura des des actifs échoués enfin disons si on veut limiter un degré 5 même à de degrés on sait qu'il y aura des actifs échoués alors on peut ne pas le vouloir ça c'est autre chose ou ne pas y arriver mais il faut pas disons voilà c'est c'est pas voilà c'est pas l'un et l'autre hein donc donc c'est faut voilà donc je je redis je pas être trop long donc voilà donc c'est c'est donc ris mais vous l'avez bien dit aussi que j'ai mis en avant le rapport du GC mais j'aime bien aussi parler du rapport à ils sont vraiment en phase c'est-à-dire que le rapport de de l'Agence internationale énergie disons Fati Birol est très clair dans son rapport 2021 et de nouveau dans dans les trois scénarios qu'il présente donc il y a pas disons c'est pas du tout la disons on peut quand même pour moi la c'est le porte-parole des énergies fossiles he donc du du duf voilà c'est quand même un peu ça même si enfin disons il y a aussi une agence pour les énergies renouvelables il y en a une autre pour le nucléaire mais celle pour les énergies renouvelables est pas très V on on l'entend pas beaucoup hein donc ça c'est il ESS ils essayent je sais bien mais ils ont un peu de mal bon voilà mais en tout cas il y a il y a pas disons il y a il y a pas l'ombre d'une enfin bon c'est dit différemment mais vraiment les les chiffres qui sont repris par la et par par le G sont tout à fait cohérent c'est c'est pas l'un ou l'autre les disons après c'est ça peut être placé de donc voilà donc ça veut dire quand même que que disons ce du du point de vue du du pourquoi il y a il y a vraiment une véritable raison de dire qu'il faut arrêter d'investir c'est ce qu'on dit alors après on verra euh bon c'est c'est alors moi moi ce que j'aime bien dire quand même avant voilà de répondre c'est j'aime bien dire parce que j'aime bien dire que les solutions existent c'est c'est donc voilà il y a aussi dans dans le 3ème rapport du siècle un très beau tableau qui qui nous dit quoi qui nous dit que si c'est pas ce qu'on fera mais qui nous dit que si on avait décidé vraiment de disons de d'essayer de respecter l'accord de Paris et bien voilà il faut il faudra gagner une vingtaine ou 25 milliards de tonnes de CO2 d'ici 2030 on pourrait on aurait pu déjà en gagner à peu près 10 milliards avec le le le renouvel voilà 1 milliard avec le nucléaire 1 milliard à peu près avec le piégeage stockage du carbone tout ça ça se décline et le message du disons c'est pas ça n'aurait pas été techniquement impossible je dirais pas qu'on en prend le chemin mais il faut pas dire non plus c'est pas possible c'est pas possible c'est pas non plus la fin de de enfin je veux dire bon j'aime bien aussi parler de sobriété mais je veux dire ce n'est pas c'est un autre mode de développement j'aime pas parler de décroissance du tout mais je veux dire c'est un autre mode de développement et cette transition je dirais simplement qu'on ne peut pas ne pas la faire he c'est-à-dire que ne pas la faire ne pas atteindre notalité carbone c'est accepter que le climat se réchauffe indéfiniment he donc c'est quand même cela le le voilà le débat donc voilà donc je je pense qu'il y a alors après on peut je pense qu'il y a de bonnes raisons effectivement de dire d'une autre façon c'est ce qu'on a essayé de dire dans dans ce dans cette proposition de traité enfin bien sûr dans cet appel à au gouvernement à signé ce traité non profilation il faut vraiment un moment que des mesures soient prises pour que effectivement et bien on atteigne une notalité carbone on en prenne le chemin pour peut-être pas 2050 mais j'aimerais bien mais voilà donc c'est c'est c'est cela et c'est c'est vraiment très bien documenté du point de vue du scientifique merci beaucoup merci Monsieur Josel madame la ministre je vous donne la parole merci beaucoup monsieur leés Président Mesdames et Messieurs les les sénateurs je veux d'abord vous remercier pour l'initiative de cette table ronde et dire que je suis très heureuse d'être au côté de jean-jousel je vais pas revenir sur le constat scientifique que vous avez exposé je crois qu'il est très clair pour chacun et que les éléments climatiques extrêmes de ces derniers mois nous placent clairement face à c'est c'est la phrase de cette tribune à un moment de bascule de notre civilisation euh et je pense qu'il faut effectivement pleinement intégrer cette cette image c'est dans ce contexte qui est particulièrement inquiétant que je me rendrai à la COP 28 qui se tiendra du du 30 novembre au 12 décembre à Dubaï et au fond puisque la question de la sortie des énergies fossiles est posée je propose d'abord de d'avoir de remettre en perspective les efforts de la France en matière climatique et de vous dire comment en tant que membre du gouvernement en charge de cette négociation climatique j'envisage d'aborder cette cette négociation d'abord je vais le redire la France n'a pas à rougir de ses efforts durant le premier quinquena du président de la République la France a doublé son rythme de baisse des émissions en comparaison du quinquen de son prédécesseur le président Hollande et nous accélérons encore puisquen 2022 nos émissions de gaz et effet de ser ont baissé 2,7 %. ce qui nous place aux avant-postes des pays du G7 en tout cas je parle sous votre contrôle mais je crois je n'ai pas vu d'autres pays du G7 qui avaiit une baisse a marqué et sur le premier semestre de cette année nous avons encore baissé nos émissions de 4,3 % ce qui est considérable il est pas impossible que le plan sobriété a un rôle important dans dans cette baisse et lorsqu'on sait ce que nous a coûté entre guillemet le plan sobriété je crois que ça plaide vraiment pour poursuivre dans cette politique c'està dire peu de choses si ce n'est quelques efforts et un peu de discipline ces chiffres ils sont aussi le résultat de la politique volontariste que nous menons de depuis 6 ans ce volontar vous l'avez vu puisqu'il s'est traduit sur le plan législatif avec la loi énergieclimat votée en en 2019 la loi antigaspillage pour une économie circulaire votée en 2020 la loi climat et résilience votée en 2021 et les deux lois d'accélération des énergies renouvelables et du nucléaire que j'ai porté devant le le Parlement cette année et la vocation à se poursuivre avec une loi sur l'énergie qui doit arriver d'ici la la fin de l'année pas au Parlement mais minima entre les instances de concertation et et le Conseil des ministres elle se traduit également par des actions concrètes afin de transformer le quotidien des Français des actions qui reposent sur un principe intangible la transition écologique et énergétique ne doit pas AG vous savez que le gouvernement a engagé une profonde refonte de dispositif d'accompagnement de la rénovation thermique en le ciblant sur les revenus moyens et modestes et que vous parliez du projet loi finance monsieur le Président nous renforçons les enveloppes significativement en portant le budget total d'intervention à 5 milliards d'euros pour l'année prochaine je pense aussi à l'enjeu des mobilités là aussi c'est un enjeu d'énergie fossile nous avons une ambition forte celle de réduire la consommation de carburant en électrifiant les véhicules et en augmentant le recours au transport en commun et aux mobilités douce évidemment le le vélo parmi ses mobilités cette ambition elle se traduit dans l'interdiction prise au niveau européen dans notre pque qui est climat fit for 55 de vendre des voitures thermiques à partir de 2035 et nous allons même plus loin en étendant ces mesures au poids lourd mais face à ce changement majeur nous ne pouvons pas laisser nos concitoyens sans solution et donc nous devons accompagner les Français qui sohaitent changer de voiture c'est tous les enjeux et là aussi nous renforçons ces aides du bonus écologique de la prime à la conversion et dans la les tout prochains jours du lancement du leasing social à 100 € par mois pour les voitures électriques ces actions elles s'inscrivent dans un changement de méthode la planification écologique cette planification elle est portée par le Président de la République elle a été confiée à la première ministre et elle a fait l'objet d'un très important travail interministériel depuis un an qui a d'ailleurs été assez largement salué par les experts et les associations environnementales et qui constiue pour notre pays un plan de bataille secteur par secteur avec des objectifs et des moyens pour les atteindre cette planification elle doit guider notre pays vers atteintre de nos objectifs climatiques réduction de ces émissions de gaz à effet de serre de 55 % d'ici 2030 sortie des énergies fossile neutralité carbone net en 2050 euh je peux dire aussi un mot rapidement de la finance climat parce que ça fait partie aussi des moyens de sortir des énergies fossiles c'est comment on accompagne des pays en développement dans des projets de transformation et de sortie des énergies fossiles du charbon du du fi lourd la France a déployé 7,6 milliards d'euros l'année dernière dont 2,6 milliard d'euros consacrés à l'adaptation c'est un record un record absolu et vous savez qu'au niveau international nous avons pris nos responsabilités en organisant le sommet pour un nouveau pacte financier les 22 et 23 juin dernier pour lancer une dynamique pour réorienter les flux financiers internationaux vers la finance climat et vers les solutions décarbonés au fond l'analyse que font les experts c'est que financièrement l'argent existe pour soutenir le secteur énergétique et que l'enjeu ce serait de réorienter l'essentiel de ces fonds vers des solutions décarbonées et que les projets décaronnaé dont on parle je pense notamment aux énergies renouvelables dans les pays en développement sont des projets compétitifs économiquement donc le sujet n'est même pas d'un manque de compétitivité lorsque vous fabriquez du photovoltaïque dans un certain nombre de pays en développement le coût euh de production l'électricité est extrêmement compétitif c'est valable aussi pour l'hydraulique donc il y a vraiment des projets qui aujourd'hui ne sont pas accompagnés alors qu'il le devrait au bénéfice de la réduction de nos émissions de gaz à effet de ser et de la réduction de notre production et notre consommation d'énergie fossile et je pose ce tableau je dis que c'est très positif que on fait des efforts qu'on accélère et qu'on accélère encore et pourtant lorsqu'on regarde les chiffres très concrètement même la France qui est donc à l'avant-garde des pays des G20 dans le contexte de dégradation de notre puie carbone euh du fait du réchauffement climatique du dérèglement climatique nous avons encore une marche supplémentaire à franchir et donc vous avez un phénomène de cercle vicieux je veux le souligner qui fait que plus le dérèglement climatique se met en place plus la marche à franchir est élevé et plus nous devons accélérer et ça finalement va dans le sens que plus on délé enfin on a un délai sur le moment où on met en jeu des mesures correctives par rapport au règlement climatique plus ça coûtera cher et ça coûtera cher évidemment financièrement ça coûtera cher économiquement ça coûtera cher socialement ça coûtera cher en vie humaine le le deuxième constat au-delà du du centrage sur la France c'est que les efforts sont loin d'être suffisamment partagés et quelque part on va rentrer en creux dans la mécanique de discussion et de et de négociation de nos trajectoirees climatique planétaire la construction de capacité et énme de nouvelles centrales à charbon sont annoncées de même que l'exploitation de nouvelles mines de charbon de nouveaux champs de pétrole de nouveaux champs de de gaz et on le voit en Asie au Moyen-Orient et dans les Amériques de même l'Union européenne est de loin le premier contributeur à la finance climat alors que les grands pays anglo-saxons du G7 et du G20 sont loin d'avoir fait les mêmes efforts on peut penser qu'il est regrettable que seulement trois pays dont la France cons contribu àprque la moitié du budget du fond vert pour le climat on peut également s'étonner que des pays qui ont bénéficié des prix élevés de l'énergie l'année dernière par exemple pays du Golf toujours classé pays en développement dans les négociations ne contribue pas plus aux efforts de solidarité sur le climat et c'est dans ce contexte difficile que la France continue à agir et que je porterai des propositions concrètes pour la COP 28 et qu'effectivement nous ne souhaitons pas nous résigner par rapport à à cette situation mais je veux juste planter le tableau parce que il y a effectivement loin de la coupe aux lèvres entre promouvoir pour l'ensemble des pays une neutralité carbone et une sortie des énergies fossiles et l'obtenir en sortie de négociation de la COP 28 alors quelles sont mes priorités pour la COP 28 nous ne sommes pas sur la bonne voie pour atteindre les objectifs de l'accord de Paris j'enfonce une porte ouverte vous l'avez très bien dit le bilan mondial que nous négocierons à la COP doit nous permettre doit nous remettre c'est l'objectif sur une trajectoire compatible avec la limite des 1 de5 ce qui veut dire que scientifiquement notre position elle doit d'être de de soutenir la réduction des émission de gaz à effet de serre de 43 % d'ici 2030 ensemble de la planète de 60 % d'ici 2035 par rapport à 2019 et la nécessité d'atteindre un pic de nos émissions en 2025 c'est ça mécaniquement ce qu'il faut pouvoir déployer si on veut tenir cette trajectoire d' un degré 5 en 2021 nous avions déjà acté la sortie du charbon et la réduction des énergies fossiles à Dubaï il faudra aller plus loin sur ce sujetl autant que possible la France va pousser du coup dans le sens de l'inscription de la sortie de toutes les énergies fossile dans l'accord final quit à articuler des formulations qui soient fondées sur les émissions de gaz et effet de C lié à ces énergies parce que c'est peut-être le chemin de négociation qui sera acceptable et d'obtenir 2030 avec des échéances une réduction des émissions de de gaz à effet de serre par ailleurs avec l'Union européenne nous souhaitons obtenir l'inscription d'un objectif de triplement au niveau mondial des renouvelables et de doublement de l'efficacité énergétique d'ici 2030 puisque ce que l'argument qui nous qui nous est opposé sur les énergies fossiles c'est dire on ne peut pas mettre à bas le système énergétique existant sans avoir commencé à construire le futur système énergétique donc très bien on prend le le défi et nous nous proposons de tripler le haut niveau mondial les énergies renouvelables et de doubler l'efficacité énergétique donc de baisser notre consommation d'énergie d'ici 2030 objectif rapide à ces objectifs nous attacherons la reconnaissance des des autres solutions décarboné dans les mix énergétiques euh de chaque pays vous me suivez c'est évidemment le nucléaire pour la France et l'importance de mettre en œuvre la sobriété énergétique qui est euh là aussi pas forcément un sujet très largement partagé il ne fait pas trop débat au niveau de l'Union européenne mais il n'est pas porté non plus et finalement il y a que deux pays qui le pent de manière un peu plus volontaire qui sont la France et et l'Inde et et et je pense qu'il faut euh s'accorder sur le fait que c'est pourtant un des piliers incontournable de notre politique de transition énergétique à cette fin nous mettrons en avant les efforts de sobriété énergétique français je le rappelle nous avons baissé 12 % notre consommation de gaz et d'électricité ces 12 derniers mois c'est pas juste l'hiver dernier ce qui explique la forte baisse de nos émissions de gaz et effeter notamment dans le secteur du du bâtiment l'année dernière - 15 % donc il y a vraiment une relation intéressante entre les deux éléments dans le même esprit d'avoir une une vision européenne nous nous d'avoir une vision sur les énergies décarbonées nous nous engagerons avec une coalition de pays à développer l'énergie nucléaire solution indispensable à la lutte contre le changement climatique en dehors de ces priorités pour les décisions à la COP qui nécessitent l'accord des 195 partis je vais participer à des coalitions dont certaines sont lancées par nos soins qui visent à faire avancer sur des sujets spécifiques ces sujets spécifiques ils sont au nombre de je recomte de qu le premier sujet c'est le nucléaire avec un grand événement le 2 décembre il y en aura deux autres pour montrer que cette énergie nucléaire est une solution indispensable dans l'ensemble de la boîte à outil des solutions encore une fois pour respecter les 1 degr 5 et nous adopterons une déclaration conjointe pour porter ce ce message et je veux dire que je reviens d'un déplacement à Bratislava où se tenait une réunion de l'alliance du nucléaire que j'ai lancé avec la et à laquelle participe 1 autres États membres européens c'est cette alliance est clairement un succès diplomatique pour notre pays elle a permis que le mot nucléaire ne soit plus un gros mot à Bruxelles et elle doit nous compte elle nous a également permis de décrocher un accord historique sur la régulation du marché européen de l'électricité qui améliore les outils de financement de nos investissements dans les énergies décarbonées nucléaire comme renouvelable le deuxième objet c'est la sortie du charbon sur la sortie du charbon notre action elle vise à trois objectifs donc c'est dans le cadre d'une coalition à côté de des discussions avec l'ensemble des États élargir le nombre de pays qui s'engage à ne pas construire de nouvelles centrales à charbon lancer un plan d'action pour assécher la finance privée du charbon on a grosso modo un peu près à sécher la finance publique du charbon les subventions au charbon mais la je dirais l'aspect finance privée n'est pas aujourd'hui réellement adressé avec la mesure dans la avec l'appui dans la mesure du possible de l'OCDE et troisème élément accélérer le décommissionnement des centrales à charbon existantes c'est également l'objet d'un événement le le 2 décembre trème objet la décarbonation du secteur maritime en lien notamment avec CMA CGM et nos partenaires d'Europe du Nord et des États-Unis vous le savez le transport maritime émet environ deux fois plus que le transport aérien c'est évidemment là aussi la consommation d'énergie fossile et nous voulons progresser davantage vers des carburants propres donc nos fossiles pour ce mode de transport et le 4ème objet c'est le méthane les entreprises pétrolières et gazières doivent faire leur part et il y a deux combats il y a un combat qui est vraiment très spécifique sur le méthane il une start-up française qui a mis en évidence que les fuites méthanes sont beaucoup plus importante que celle qu'on estimait initialement or le méthane est à l'origine d'un tiers du réchauffement climatique le méthane a un grand défaut c'est qu'il est beaucoup plus réchauffant que le CO2 il a une grande qualité c'est qu'il disparaît de l'atmosphère je parle sous votre contrôle hein je suis pas ingénieur beaucoup plus rapidement que le CO2 mais en gros euh traiter très vite ces enjeux autour du méthane permet d'avoir un impact réellement rapide sur nos émissions de gaz et effets de serre la France pousse ainsi une coalition d'entreprises pétrolières à faire des annonces sur la fin des fuites méthan et du torchage d'ici 2030 au plus tard au niveau européen l'Union européenne vous prépare un règlement pour réduire nos émissions de méthane et la France agit puisque nous avons fait circuler un nom papier pour que ces exigences soient également appliqué à nos importations sans compromettre notre sécurité d'approvisionnement je c'estis le la dérogation l'effort que nous devons faire pour faire bouger no nos amis européens c'est clairement le meilleur moyen aussi pour pousser nos partenair hors Europe à changé leur pratique et on voit que ce règlement qui n'est pas encore adopté bouge un peu les les lignes puisqu'on a quelques retours par exemple d'Algérie on commence à considérer les investissements pour réduire leur leur fuite méthane euh sur le plan de la finance climat je veux juste faire un un un mot sur ça je veux saluer l'accord qui a été trouvé la semaine dernière à Abu Dhabi sur sur le fond pert et préjudice parce que au fond c'était aussi un sujet qui risquait de bloquer les négociations à la COP 28 et c'est pour ça que à titre personnel je me'y suis beaucoup impliqué en présidant une réunion sur le sujet lors de la précope et en rencontrant les acteurs clés de la négociation l'accord est trouvé il semble équilibré il devrait permettre de répondre au mandat de la COP 27 de charmelcher et donc l'idée c'est que on fixe ce point et qu'on puisse du coup vraiment parler d'atténuation et d'adaptation et de finance climat qui sont les trois piliers au fond absolument indispensable si on veut avoir un un un accord ambitieux sur sur la COP 28 donc vous l'avez compris les prochains mois vont être décisifs on a pris nos responsabilités face au secteur pétrolier et gazier en les associant et en les poussant à prendre des engagements de réduction leur émission de gaz et effet de serre scope 1 scope 2 dès 2030 j'ai même initié un événement en marge de de du sommet de Paris de juin dernier avec le président de la COP Laurence tbiana John Kerry le président de l'Agence internationale de l'énergie enfin et les trois euh patrons de de nos grandes entreprises européennes donc les deux françaises total en et equinor le Norvégien pour les amener à à soutenir la Global Alliance qui a lancé les la présidence émirati sur ce sujet de réduction des émissions de gaz et effet de serre et notre objectif c'est effectivement de cranter diplomatiquement le langage le plus ambitieux possible et de l'autre côté par des coalitions de traiter des sujets spécifiques qui sont autour de la sortie des des des énergies fossiles donc un traité de non prolifération dans les quelques semaines qui viennent sans doute pas mais une ambition portée par la France et une position qui permet point à point d'aller chercher des émissions de gaz à effet de serre de remettre les export de remettre les consommateurs des fossiles face à leur responsabilité de remettre les producteurs de fossiles face à leur responsabilité d'obtenir des avancées sur la baisse des émissions de gaz effet de serre à court terme et dans l'objectif de 2050 certainement c'est ce à quoi nous allons nous employer la France est clairement à l'avant-poste du combat sur son territoire et sur et au niveau international à l'avantpost pour que les différences entre pays n'empêchent pas l'ambition pour que le cap de l'accord de Paris reste atteignable et pour que et pour défendre une transition juste et équitable et donc vous pouvez compter sur ma détermination en ce sens merci Madame la Ministre donc je vais donner la la parole à Madame varayas euh bon je je veux pas être pessimiste parce que c'est pas mon style c'est pas mon genre mais c'est la première fois quand même qu'un présidente d'un groupe pétrolier est à la tête des négociations climatiques or nous savons que le dérèglement climatique est principalement causé par la combustion des énergies fossiles et c'est même la thématique générale de la COP 28 le secrétaire général des Nations unies Antonio guérz déclaré en avril 2022 notre dépendance aux énergies fossiles est en train de nous tuer quel signal quel signal donne le monde en nomant à la tête de la COP le dirigeant d'une entreprise qui pompe près de 4 millions de barils de pétrole par jour un journaliste ironé pardon un journaliste ironisé hier en disant c'est demander la santé à un funérarium je n'irai pas jusque-là mais euh j'ai envie de dire déjà la COP 27 de 2022 en Égypte la présence de 600 lobéistes des énergies fossiles avait réussi à contrecarrer les les propositions les plus ambitieuses avec la COP à Dubaï on est presque dans la caricature ces l'obéistes se présentent comme partie de la solution à la lutte contre le réchauffement climatique alors qu'en réalité ils sont partis du problème et retardent l'action en défendant la décarbonation la compensation carbone ou des technologies de stockage et de captage de CO2 le 30 septembre dernier un collectif appelle les États à réinventer le modèle des cops et à les placer sous la protection des nations- Unies moi j'aimerais savoir ce qu'en pense monsieur jusel par ailleurs les engagements pris par les cops n'étant pas contraignants et nous le redisons à chaque fois nous étions à Glasgow nous nous avons nous avons pu nous en rendre compte se pose inéluctablement la question de la sincérité de la démarche qui valorise les intentions mais sans concrétisation des engagements pris alors le fond pertes et dommages prévu par la COP 27 en soutien aux pays les moins développés qui sont les plus exposés au risques climatiqu et les moins responsables des émissions de carbone a suscité de nombreux espoirs toutefois les récentes négociations précop ont causé des désillusions puisque les pays développés n'ont pris aucun engagement financier immédiat ou prévu d'échéance de versement les états Unis vont même jusqu'à dire nos engagements doivent rester volontaires pourtant lors des dernières copes il a été rappelé que les besoins en financement pour mener à bien les politiques d'adaptation et d'atténuation dans les pays les plus pauvres sélevé à 1300 milliards de dollars par an les pays riches je le rappelle s'était d'ailleurs engagé en 2009 à copenhag au versement de 100 milliards de dollars par an en direction des pays émergents bien évidemment ces engagements n'ont pas été respectés enfin les banques continuent à financer les énergies fossiles or nous le savons si la finance ne s'engage pas peu se fera alors bien je je pense que nous n'avons pas tout à fait tort nous lorsque nous disons c'est pas le climat qu'il faut changer c'est bien notre modèle économique madame la ministre je voulais vous interroger sur les engagements concrets et transposables dans le droit national quels engagements aller prendre la France précisément par rapport dans cette à l'occasion de cette COP vous l'avez vous en avez en partie développé les grandes lignes ceci étant dit au projet de loi de finance 2024 39,7 milliards d'euros sont évalués comme favorabl à la transition écologique sur les presque 570 milliards d'euros de dépenses budgétaires et fiscales recensé si on note les efforts en matière de décarbonation des transport de rénovation des logements jugez jugez-vous monsieur Josel aussi d'ailleurs que ces crédits sont à la hauteur de nos engagements du moins pour respecter nos engagements merci je vais donner la parole à Fabien genunet merci monsieur le Président merci à Monsieur jusel pour ces explications très précises sur le pourquoi merci madame la ministre pour le point qu'elle nous a fait sur sur la situation et la préparation de de cette COP 28 monsieur le Président si vous le permettez je voudrais m'arrêter quelques instants puisqu'on a beaucoup voyagé autour de la planète à la faveur de ces discussions et de ces premiers éléments de réflexion sur un élément d'actualité chez nous en France et en particulier en sonelloir puisque ce 8 novembre 2023 restera comme le jour où l'emblème de l'ancienne centrale à charbon de montsoléine s'est effondré sur lui-même alors je ne sais pas s'il faut y voir un symbole beaucoup plus large que la simple déconstruction d'une infrastructure énergétique mais cette centrale luci3 qui a marqué pendant des années le paysage de montsoléine et de notre territoire a alimenter la ville en électricité grâce au charbon extrait dans le bassin minier pendant près d'un siècle et aujourd'hui maintenant que cette infrastructure est déconstruite et bien depuis quelques mois maintenant sur une partie du terrain un champ de 30000 panneaux photovoltaïques alimentent 7000 habitants de la ville et la municipalité conduite par marieclaude jarot continue euh euh l'évolution du site avec une production d'hydrogène et une centrale biométhane qui sont prévues si vous ajoutez à cela à quelques kilomètres le l'importance de la filière nucléaire au creusaux et à Chalon vous avez lo vous avez là un symbole qui représente la mutation euh de beaucoup de nos départements cette transition énergétique mais également cette volonté de décarbonation et au-delà de ce symbole je voudrais vous interroger madame la ministre euh sans reprendre tout ce qui vient d'être dit sur justement au regard des enjeux qui ont été rappeler sur la méthode vous avez dit qu'il y avait qu'il fallait un changement de méthode qu'il y avait cette planification écologique qui avait été mené au niveau interministériel dans quelle mesure une fois que les ministères se sont mis d'accord vous compter finalement faire adhérer les populations et nos concitoyens à cette nécessité de planification des concitoyens qui il faut bien le dire vous me l'accorderez ont parfois du mal un peu à suivre les décisions des de l'État et des gouvernements puisque parfois il y a des changements de pied dans la stratégie puisque parfois ceux qui ont fermé des centrales nucléaires sont maintenant les meilleurs promoteurs et nous vous en faisons crédit madame la ministre de cette filière nucléaire au moment où on on a une crise énergétique on est obligé d'importer de de l'électricité d'Allemagne ou des centrales à charbon tournent encore donc il y a effectivement beaucoup de doutes lorsque vous rajoutez à cela les fake news sur les réseaux sociaux vous comprenez que le français moyen il perd un peu son latin et aimerait avoir quelques certitude et donc ma deuxième question au-delà des efforts pour faire adhérer les populations c'est est-ce que vous ne croyez pas que tout de même cette programmation pluriannuelle de l'énergie que nous attendons depuis des années et des années maintenant pour ne pas dire des mois et bien aurait permis d'avoir cette clarification sur sur l'objectif que nous devons atteindre et comment nous pouvons y aller et puis sans vouloir être trop long et pour pouvoir laisser à mes collègues le soin de vous interroger également plus globalement là aussi beaucoup de nos concitoyens et et beaucoup des parlementaires ici voi le monde tel qu'il a évolué ces derniers mois avec une montée des antagonisme entre un certain nombre de régions du monde avec le retour de la guerre madame la ministre est-ce que vous ne considéit pas que ces menaces internationales sont également une menace pour cette action qui doit être une action mondiale planétaire de coopération naturellement entre les pays et donc cette montée des antagonismes pourrait mettre à mal la nécessité la possibilité même de trouver des accords entre les pays voilà les quelques questions que je voulais vous poser merci monsieur le Président merci cont tenu du je vais vous donner la parole pour répondre immédiatement et puis après je donnerai la parole à Renaud d carv gilet et les trois suivants s' j'y vais sur qui semble être adressé à la représentante du gouvernement alors madame varage madame la signatrice varage j'entends ce que que vous me dit dit et ça a été un un reproche qui a été fait au président de de la COP pardon au président de la COP 28 d'avoir parmi ses mandats puisqu'il est ministre de l'Énergie le d'être à la tête d'un grand groupe pétrolier moi j'ai appris en classe de philosophie la la citation de Charles Peggy le quantisme a les mains propres mais il n'a pas de bain donc on peut effectivement se dire que on ne négocie pas avec les pétroliers et les pays producteurs et les pays consommateurs et les pays les plus émetteurs mais à la fin de la journée si on va être efficace c'est malheureusement eux qui vont faire la différence sur la baisse de nos émissions de carbone c'est-à-dire qu'effectivement le travail que nous faisons en français il faut une exemplarité et c'est essentiel pour montrer que on donne pas de leçon aux autres et que nous-même on prend notre part de cette baisse des émissions de gaz à effet de serre mais en même temps si on veut arriver à avoir des trajectoires de baisse d'émission de gaz à effet de serre il faut prendre en considération les plus gros pays émetteurs et il faut prendre en considération les plus gros secteurs émetteurs pour les emmener vers des engagements et vers des actions qui permettent de baisser les émissions de gaz à effet de serre et c'est ce que nous faisons par exemple sur le méthane par exemple sur le charbon avec des négociations alors sur des négociations comme la COP 28 on est sur un consensus à 195 pays c'est un exercice qualifiera de complexe d'où l'intérêt d'avoir des coalitions latérales qui permet en fait de faire bouger des plus petits groupes de pays mais en par effet Tage d'huile et c'est cette action continue qui fait que malgré tout si on regarde ce qui s'est passé entre les accord de Paris aujourd'hui vous avez eu des décisions qui ont été prises qui auraient été inimaginables sans l'accord de Paris la sortie par exemple européenne de la voiture thermique était quelque chose d'inimaginable et qui a été été faite finalement par cette espèce de de de d'encadrement progressif des responsables politiques dans une direction alors c'est toujours frustrant mais il y a une réalité de l'efficacité de ces cops successives voilà est-ce que ça va assez vite non ça les experts nous disent il y a un léger problème en votre degré 5 et la baisse des émissions de de gaz à fa ser est-ce que c'est pour ça qu'il faut désespérer certainement pas est-ce que c'est pour ça qu'il faut pas parler avec les groupes pétroliers les groupes gaziers les pays émetteurs certainement pas ça je je j'en suis absolument convaincu c'est le meilleur service qu'on puisse leur rendre c'est qu'en fait on leur demande rien puisque on sera entre nous à dire quand même c'est scandaleux ces gens é mettent du pétrole mais la France a arrêté l'exploitation ne donne plus de licence de pétrole une fois qu'on a fait ça on a épuisé le sujet sur le territoire français donc si on veut que les autres jouent il faut qu'on les mette dans une négociation c'est vraiment la l'approche que nous pouvons avoir et en utiliseant an à certains moment l'opinion publique à certains moment les ONG à certains moment les experts enfin c'est un jeu qui s'articule à certains moment l'exemplarité de notre pays pour faire obtenir les choses et je crois que le président de la COP 28 veut un succès diplomatique comme tout pays qui prend la présidence d'une COP et pour avoir un succès diplomatique l'enjeu que nous avons nous pays de l'Union européenne c'est de lui dire que son succès diplomatique n'est pas un succès dans antagonisation de tel groupe contre tel groupe par exemple les groupes des pays en développement contre les groupes des pays développés mais que c'est plutôt d'obtenir des vrais bougés sur les trajectoires climatiques et c'est tout l'objet de de la discussion que que nous menons en ce moment et encore une fois je je crois que ce qui est en train d'être fait sur le méthane sur les énergies renouvelables sur l'efficacité énergétique sur la la baisse des émissions SC SC de des des groupes pétroliers est loin d'être inutile vraiment sur la question des engagements on repasse en France puisque c'est la suite de votre question sur la question de d'abord de l'argent qui est mis pour accompagner la la transition énergétique et écologique euh vous le savez il y a aujourd'hui 10 milliards d'euros enfin vous allez le voir concrètement lors l'examen du budget 10 milliards d'euros supplémentaire dans nos trajectoire à partir de 2025 pour accompagner la transition énergétique cela correspond euh aux orientations données par le rapport Pisani mafous euh qui considère qu'en gros vous avez 60 milliards d'euros supplémentaires d'investissement à trouver d'ici 2030 et de manière récurrente que sur ces 60 milliards d'euros nous on a un équilibre la moitié du privé la moitié du public et sur la parti publi vous avez les crédits état mais vous avez les crédits des collectivités locales vous avez aussi les crédits d'ailleurs d'institutions comme la Caisse des Dépôts la caisse des dépôt vient d'annoncer des montants très importants investis dans la transition énergétique et pour le moment cette trajectoire semble bouclé pour être honnête sur la rénovation thermique où nous avons augmenté très fortement les crédits je dirais que ma crainte en terme de enfin lorsque je vais devoir rapporter l'année prochaine devant vous où on en est comment ces crédits ont été développés c'est plutôt la qualité la rapidité et l'existence de la filière pour continuer à mener ces rénovations thermiques la qualité de ces rénovations thermiques qui m'inquiète que le fait qu'on ait suffisamment de crédit je pense qu'on a enlevé cette contrainte et que les sujets suivants il faut maintenant les prendre très complètement en main euh sur la question euh monsieur Jeunet alors merci de citer monsoléine il se trouve que cette table ronde m'a empêché d'aller assister à euh la destruction de la dernière tour aér aéroréfrigérante de cette centrale à charbon et de montrer la transformation avec ce projet photovoltaïque magnifique à quelques kilomètres de toute la filière nucléaire je pense notamment à saint-marcell mais comme ça je peux dire que je je regrette de ne pas être là-bas pour le pour le voir au comp notamment du député Marguerite comment faire adhérer les populations les citoyens sur la planification écologique moi j'ai mené une concertation publique la programmation pluriannuelle de l'énergie qui aujourd'hui couvre la période 2018-2023 donc elle existe bien sur les années du moment ce qu'on est en train de considérer c'est la programmation à venir la programmation plurriannuelle de l'énergie et la loi sur l'énergie elle a fait l'objet d'un débat public qui s'est déroulé entre octobre et février dernier qui a donné lieu à un rapport qui a été remis par la Commission nationale du débat public en mars à ensuite donner lieu à des groupes de travail auxquels étaient associés les euh groupes représentés au au Parlement et notamment tous les groupes du Sénat alors eler n'a pas souhaité y participer directement je ne vous en fais pas grief mais le fait est que on vous l'a proposé euh mais et l'air de l'Assemblée nationale y a participé donc finalement rien n'est perdu et on pourra on est à votre disposition pour vous donner les les les les suggestions et faire une réunion de travail sur le sujet euh donc c groupe ils associent aussi les associations d'élus les associations de consommateurs les associations environnementales les fédérations d'entreprises et des experts donc le travail d'association de concertation il est mené on ne fait pas une planification écologique dans une tour d'ivoire ça n'existe pas ça n'existe pas et ils ont donné lieu sur plein de sujets à des concertations avec des sujets qui montrent avec des des retours qui montrent que c'est pas évident la concertation sur la décarbonation du chauffage dans le bâtiment a été intéressante elle a montré rétiscence forte sur la transformation du chauffage gage dans le bâtiment je je je ne peux que le le noter et d'ailleurs vous en avez été pour très nombreux sénateurs et députés le relais dans des courriers qui m'ont été adressés donc on voit bien que ce sujet il est il il va nous demander en fait de faire un exercice continu de remise à jour de nos trajectoires et moi je pense que c'est la la bonne façon de de de procéder c'est de montrer que de manière continue on sait exactement où on en est on a une notion de ce que peut nous rapporter en base des émissions de gaz à effet de serre le CO2 et cetera et euh on est lucide sur le fait qu'il y a des endroits où il y a encore des gaps et qui ne sont pas satisfaits je vous parlais tout à l'heure du du puit carbone moi quand je vois la différence entre ce que nous avions dans nos programmations précédentes sur le P Carone est-ce que nous avons aujourd'hui de combien ça nous remonte les efforts à mener pour baisser nos émissions de gaz à effet de serre je peux vous assurer que j'ai les cheveux qui qui se dresse sur la tête et il va falloir faire des efforts qu'on ensemble en développant et des énergies renouvelables et beaucoup plus vite puisque ce que vous m'avez remis comme proposition dans le cadre des travaux c'est doublement doublement du rythme de déploiement sur le photovoltaïque sur le biogaz quadruplement sur la géother permis euh 10 GW octroyé dans le prochain appel d'offre ou dans les prochains appels d'offre en 2024 enfin 2025 sur l'éolien marin je vous assure que c'est énorme et nous lancons les concertations sur ce sujet-là c'est le maintien de la trajectoire sur lesoliens terrestre et c'est de l'autre côté et indispensable parce que sinon on a un yatus la poursuite du déploiement enfin l'extension de la durée de vie de nos centrales nucléaaires et un nouveau programme nucléaire et si je et je ne parle pas de la sobriété et l'efficacité énergétique qui suppose qu'on baisse qu'on aille trouver 30 % d'économie d'ici 2030 donc donc la somme de tout ça fait que euh si vous retirez un élément de tout ça le château de carte s'effondre et c'est ça dont on va probablement discuter dans dans dans dans les notamment avec la stratégie française énergie climat que je souhaite publier dans dans les prochains un jour mais sur lequel précisément je fais un dernier tour d'itération parce que les les dernières simulations montrent qu'il y a des curseurs qui continuent à bouger donc je j'essaie d'avoir la contribution qui soit la plus comment dire précise et éclairante et transparente possible et je le dois à la représentation nationale c'est une question de principe euh voilà vous posez une très bonne question sur le retour de la guerre et les risques géopolitiques et l'ombre portée que ça peut avoir sur la COP 28 je dirais que de manière paradoxale j'ai trouvé que la précope 27 était beaucoup plus préoccupante que la précope 28 même s'il y avait clairement un éléphant dans la pièce dans la précope 28 la précope 27 il y avait une tension très forte entre pays en développement pays développés et pays en développement faut avoir la notion qu'en gros c'est enfin c'est tout le monde sauf l'Europe les États-Unis Australie Japon Canada et et Royaume-Uni donc en fait c'est pas vraiment les pays en développement vous avez des pays en développement qui sont beaucoup plus chers en revenu par tête que la France mais mais ce sont des pays en développement le Groupe des 77 historique il avait beaucoup plus de tension sur ça beaucoup plus de tension à l'égard de l'Union européenne qu'on considérit comme cynique parce que ayant redémarré ces centrales à charbon on a beau dire qu'on a 0,6 % de centrale à charbon de de de charbon dans notre mix énergétique c'est assez indifférent dans la perception et l'envolet des prix européens et on entraîné une envolé des prix aussi sur d'autres marchés internationaux il y avait énormément de de tension à notre égard je trouve que là il y a un peu plus d'équilibre un sentiment d'urgence et de solennité sur la situation géopolitique mais là où je partage votre préoccupation c'est que ces derniers jours on assiste à des annulations de déplacement ou des reports de déplacement de certains représentants politiques européens dans des pays qui soutiennent tel camp ou tel camp et qui sont pas complètement alignés avec la position de celui qui se déplace et que cela peut poser problème dans un mois lorsqu'on devra négocier tout ça donc grande vigilance de notre part volonté de vraiment équilibrer les les propos et et enfin d'être là aussi le plus sincère et le plus en responsabilité possible sur les sujets géopolitiques vous l'avez entendu avec les prises de parole du président de la République mais sur les sujets climatiques également jel oui merci monsieur le Président je prends le relais sur quelques questions euh qui n' pas pas été enfin disons qui ont été posé madame la sénatrice donc oui sur sur le fait j'ai j'ai bien lu cette cette tribune disons souhaitant que les la convention climat soit mise disons sous la responsabilité des Nations Unies mais c'est le cas donc je vous rappelle que c'est lanuc c'està-dire convention climat pour des Nations Unies pour pour le le changement climatique donc c'est donc le c'est bien sous la sous la sous l'ombrelle sous les GID des Nations Unies je crois que le problème n pas là mais ça pose la question quand même moi moi je crois que le problème n'est pas là c'est-à-dire que ce que ce que n'a pas la la COP c'est c'est c'est ce statut je dirais de droit et de devoir que peut avoir l'OMC hein bon M c'est c'est ça le problème c'est pas tellement pour moi c'est enfin que ce soit sur les Nations Unies c'est très bien ça l'est alors voilà mais euh disons il faudra il n'y a pas cette égalité de traitement bon voilà j'ai je me souviens d'né JAC qui était très disons intéressé par la création d'une OME d'une organisation mondiale de l'énergie je m'étais impliqué à l'époque et qui est effectivement si on n pas en face l'OMC une OME on peut qualifier disons qui a des droits et des devoirs équivalents à ceux de de l'OMC je crois qu'on aura du mal à y arriver parce que qu'on veuille ou non on va pas je veux pas non plus être trop politique mais les règles de l'OMC ne sont pas du tout favorables à la lutte contre le réchauffement climatique soyons clair disons le le capit enfin bon on peut on peut toujours j'étais avec Pascal l'ami tout à l'heure encore donc mais mais vous m'accorderez que l'OMC elle-même a du mal à fonctionner dans le contexte golitique j'allis dire c'est pas un bon modèle mais l'OMC a beaucoup de mal ça je sais également donc mais mais c'est en tout cas c'est sur les Nations Unies mais s'il y a pas s'il y a en gros s'il y a pas de contrainte s'il y a pas bon voilà c'est c'est ça tout tout le tout le problème pour moi c'est faut enfin j'aime bien dire je vais pas être trop long mais parce qu'on pose souvent la question à quoi ça sert les cops moi il y a il se fait qu'il y a longtemps que je parle de réchauffement climatique il y a 20 ou 30 ans anné 90 on parlait régulièrement d'aller vers 45°grés hein donc parce qu'on voilà on parlait des des possibilité d'aller + 4 + 5°gr et et maintenant on met quand même l'accent c'est ce qu'on a fait aujourd'hui c'est on va plutôt vers 3°grés donc c'est moins mal c'est pas suffisamment bien mais je veux dire quand on me dit que les COP disons je crois que cette synergie entre les le GC et les COP a relativement bien fonctionné he moi j'ai eu la chance de participer au de bon c'est loin d'être suffisant mais faut pas non plus enfin jeter le bébé je crois qu' faut plutôt l'améliorer effectivement effectivement l'idée ça serait de que que ce soit un peu contraignant quelquefois les les objectifs qui sont affichés voilà donc ça le bon sur ce point-là sur les banques moi oui j'ai j'étais toujours très attaché parce que à l'alinéa 3 de l'article 2 quand même qui est très important de disons de de de l'accord de Paris hein qui engage qui invite les banques à mettre leur disons fon fctionnement en phase avec la lutte contre le réchauement climatique et l'adaptation c'est clairement écrit cette invitation bon monsieur le Président longjau vous l'avez rappeler c'est loin d'être quand même voilà c'est loin quand même d'être d'être le cas moi moi j'ai j'ai j'ai pris comme une bonne nouvelle madame la ministre tout à l'heure ce que j'ai lu donc voilà c'est votre disons notre ministre Bruno lomè qui qui dit que et c'est très important me semble-t-il que le disons les fausil vont être en dehors de l'ISR ce qui n'est pas le cas actuellement et ça c'est quelque chose justement c'est quelque chose qui va dans ce sensl pour moi de façon très claire donc je je enfin je sais pas oui voilà donc mais c'est très important en fait je suis aussi impliqué dans l'institut de finan dur RF je VO bien qu'on narrête pas non c'est un point que que que voilà je pense c'est ça effectivement parce que le résultat devrait être effectivement que les banques investissent moins si ça se met en place les banques devraient logiquement investir moins elles le font encore moi aussi je regrette beaucoup mais mais ça c'est c'est quelque chose qui m'a semblé enfin important voilà donc pour terminer bon monsieur jet moi pour moi il y a trois mots qui sont importants qui ont été un peu pour pour la lutte contre le réchauffement climatique il y a un qui a été évoqué par madame la ministre c'est vraiment les inégalités moi je me suis beaucoup intéressé à la justice climatique comment fait-on pour que le réchauffement climatique n'accroisse pas les inégalités on va pas rêver ça mais c'est extrêmement important vous l'avez cité il y a un deuxième mot sobriété on en a on l'a cité alors on y va peut-être à petit quand même hein il faut bon allez allez bon on va parler mais il y a un troisième mot je bon voilà et le troisème mot qui est important c'est la solidarité et c'est sûr qu'il y a pas de solidarité internationale et pour moi effectivement si tout le monde regarde pas dans la même direction ça sera quand même difficile donc je je suis enfin en phase disons ça rend quand même qu'on veuille ou non ces conflits qui se passent je pense rendre les les les négociations plus difficiles même si vous l' présenté d'une façon pas trop pessimiste mais quand même les gens regardent d' aailleurs je dirais soyons clair voilà donc mer merci je vais donner la parole à Renand dantc oui merci monsieur le Président la la situation actuelle au niveau mondial donc parce que la la COP et le climat le sujet est tellement vaste qu'on peut tirer autant de fil qu'on veut si on reste sur notre question du jour qui est qui est la question des fossiles on a 2023 à peu près 2800 milliards d'investissement sur le secteur énergétique 1600 1700 milliards sur les les énergies renouvelables qui qui sont devenus quand même la source principale aujourd'hui qui capte l'investissement et et de de capacités nouvelles et mais on a 1000 milliards sur sur les fossiles et notamment toujours beaucoup sur le pétrole c'est-à-dire que avec ce avec cette situation là évidemment quand on investit dans des nouveaux pu de pétrole c'est pas pour 3 ans c'est pour 20 30 40 ans avec cette situation là ce qu'on voit au niveau mondial et je vous ferai parvenir le le rapport climate change dans dans quelques jours on est en train de le finaliser comme tous les ans sur le sur la réalité de l'action c'est que finalement les les capacités renouvelables prennent en charge les besoins énergétiques nouveaux et notamment les besoins énergétiques nouveaux des des classes moyennes du monde qui sont en développement un peu partout ce qui fait d'ailleurs que aujourd'hui les les classes moyennes chinoises ont une empreinte carbone qui est la même à peu de chose près que que la nôtre même même dans des grandes villes africaines il y a des classes moyennes qui ont des empreintes carbone supérieur supérieur au nôre et la vocation du monde c'est que toutes ces classes moyennes ont une envie d'un d'un mode de vie qui est pas très différent du du nôutre euh en disant ça ce que je dis c'est que euh si on continue comme ça euh évidemment euh on sera au mieux vers les 3 degrés ce qu'a dit jean-jousel euh c'est déjà mieux que les 5 qui était sur la table et ça dit effectivement le fait que les copes ne sont pas inutiles euh mais bon le 1,5°gr c'est mort enfin on va pas c'est pas la peine de se de penser qu'on va tenir un objectif qui serait une rupture totale en quelques mois ou quelques années et c'est pas du tout les les les logiques mondiales des investisseurs même le 2 degrés après Glasgow est très difficile à atteindre ce qui veut dire que quand Christophe Béchu dit plus 4 degr ce qu'on avait été un certainorté c'est purement lucide c'est en fin à + 4 degr en France c'est-à-dire le double d'aujourd'hui quand on voit les les conséquences aujourd'hui à + 2 degrés on se dit qu'à + 4 ça va quand même secouer durement mais donc moi je reste vraiment sur sur cette COP je ne fais pas tout à fait dans dans le sens de l'analyse précédente moi je trouve que c'est plutôt bien mais là je vais plutôt dans le sens de la ministre de dire allons chez les pétroliers pour discuter parce que la COP esttant un compromis mondial entre tous autant aller discuter chez les chez les pétroliers mais là du du coup la France est une puissance mondiale énergétique et financière je parle pas de nos 0,9 ou 1 % d'émission elle fait globalement effectivement l'Union européenne aujourd'hui est dans une logique de de réduction de ses émissions et la France est est tout à fait dans dans dans la dynamique européenne moi je parle de la France comme puissance euh qui a de très grands groupes énergétiques et notamment un des très grands groupes pétroliers euh je parle de la France qui est un pays qui abrite de très grandes banques et est-ce que cette France là montre le chemin ce qui est pas la même chose que la France qui qui diminue ses ses émissions dans dans dans le cadre européen du du du 50 aujourd'hui et et ça ça on la voit pas cette France là c'est-à-dire que si si nos major à nous continue de dire que on va produire encore un peu plus de pétrole cette année année précédente le le signal est assez dramatique et c'est pas du scope 2 al j'entends bien que en scope 2 on a des enjeux de de baisse notamment des émissions de méthane li au torchage et que ça aura quand même un impact à l'échelle planétaire mais enfin ça aura pas non plus l'impact un impact de de à la hauteur des enjeux or aujourd'hui on ne voit pas euh où est le contrat avec les grandes majores pétrolières le contrat qui était un peu sur la table que les Norvégiens avaient un tout petit peu dessiné c'est dire le le bénéfice du pétrole et diocè s'il y en a le bénéfice des énergies fossiles c'est grande major énergétique le réinvestissent massivement dans le développement des renouvelables c'était ça à peu près le le le deal non écrit mais enfin et or ce deal n'apparaît pas du tout aujourd'hui compris la stratégie totale mais c'est le cas de la plupart des majors il y en a une ou deux qui qui vont qui qui aujourd'hui mettent sur la table des des trajectoires qui qui qui sont compatibles avec le 2 degr ou voir le 1 5 mais surtout le 2 mais c'est pas le cas de total c'est pas le cas de Total euh la plupart de ces majors ne communiquent pas sur la réalité de leurs investissements ENR voir les mélanges avec le gaz donc tout est un peu perdu et dans le gaz il y a du gaz conventionnel et du gaz de chiste qui n'ont pas du tout la même emprun de carbone en plus enfin bref on n pas aujourd'hui donc moi ma question madame la ministre c'est est-ce que euh la France l'État français est capable d'amener ces grandes entreprises à prendre des engagements et l'engagement le seul engagement qui permet de tenir demain la trajectoire c'est qu'il y a une baisse drastique par les majors pétrolières de leur investissement pétrolier en réinvestissant leurs bénéfices effectivement en restant dans l'énergétique et en restant de très grands groupes mondiaux mais en les investissant massivement plus vite dans les EnR or ce signal là on le on ne le voit pas même si évidemment elles en font un peu elles en font toujours un peu mais total en France par exemple n'est toujours pas dans le dans le top 3 des ENR malgré sa puissance économique mais et donc donc est-ce qu'on peut imaginer qu'à la COP il y ait des engagements des pétroliers pour augmenter fortement la part de leurs résultats réinvestis dans les Hir et ça vaut aussi évidemment pour les grandes banque globalement c'est un rapport de 1 à 6 qu'il faudrait aujourd'hui elles sont dans un rapport de 1 ouais voir moins de 1 et il faudrait qu'elles investissent six fois plus dans les EnR que dans les nouveaux pu de pétrole ou la recherche exploitation gaz compris pour qu'on tienne à peu près les objectifs donc est-ce que vous pensez qu'on peut avoir à la COP je sais que la question n'est pas facile mais avoir à la COP des choses qui vont dans ce sens là et qui crédimiser les choses et deuxième question sans être trop long complémentaire et je reviens un peu sur la France mais un peu dans cette logique là il y a toujours quelques contradiction quand même il y a notamment une contradiction assez forte dans la stratégie de l'État par rapport au groupes investis sur les énergies renouvelables alors on a on a tous nos mécanismes de prix garanti en France et d'ailleurs en clair si le le prix de vente est inférieur au coût de production l'état paye et si le coût de vente est supérieur au coût de production l'état récupère je simplifie c'est un peu plus complexe mais c'est à peu près ça sauf que en fait euh l'État français a globalement plutôt ber mais bien sûr pris la quasittalité voire la totalité du bénéfice supplémentaire des groupes par rapport au contrat de départ et aux appels d'offre ce qui fait qu'on a des groupes dont on réduit la capacité capitalistique à accélérer sur leur investissement de NR et ça c'est alors il s'agit c'est pas tout mais c'est entre entre surprofit et empêcher finalement ces groupes là et on a récupéré beaucoup plus d'argent sur les EnR que sur les surprofits pétroliers des groupes français et et que donc là on voit pas la stratégie effectivement cohérente globale qui fait que on mobilise suffisamment de financement pour encore accélérer donc il y a encore un certain nombre de de contradiction mais la question fondamentale c'est effectivement est-ce que les pétroliierers viennent à la C pour dire on va changer les ratios d'investissement entre le fossile et les ENR merci je donne la parole à RV gilet merci monsieur le Président merci madame la ministre et Monsieur Jean jousel euh un des plus grands des enjeux je crois aujourd'hui dans le contexte aussi international mais pas exclusivement c'est bien de de lutter contre le sentiment d'impuissance euh alors aujourd'hui le débat avec les climatosceptiques semble dépasser et pourtant il nous a agité dans cette maison mais peut-être pas total derrière l'ancien l'ancien débat il y a aussi la montée en puissance euh du du de la pensée comme quoi la science devrait tout résoudre et que à la limite on n pas besoin forcément de de changer nos comportements et même en autre sain aujourd'hui il y a aussi toujours ce débat là de dire bah la France aujourd'hui c'est 67 millions d'habitants c'est moins de 1 % des gaz à effet de serre au niveau mondial même si les habitants sont au niveau mondial à plus de 7 milliards aujourd'hui et et c'est un sentiment qui roule assez régulièrement pour dire pourquoi faire des efforts dans notre pays puisque on pèse relativement peu au niveau mondial bien évidemment nous sommes nombreux bélayer ce genre de remarque mais il n'empêche il faut quand même lutter politiquement sur ce sujet-là et j'aimerais aussi avoir votre sentiment de quelle manière on peut le faire d'une manière peut-être plus forte et plus dynamique parce que parfois il constitue un frein qui est quand même relativement important en corollaire bien sûr il y a toujours cette question de l'acceptabilité économique sociale et politique c'est bien un corollaire des éléments que que j'ai pu aborder à ce niveau-là mais pour revenir à la COP 27 la COP 28 et la remarque de marieclaude varayas sur le la création du fond d'aide pour les pays effectivement un des objectifs que vous étiez fixé vous pouvez peut-être nous en reparler peut-être que vous l'avez fait mais j'ai pas forcément bien compris était justement de revenir sur l'application de de ce fond avant la COP 28 et de voir de quelle manière il pourrait réellement s'appliquer alors est-ce que vous pouvez nous clarifier votre stratégie en la matière puisque les échéances aujourd'hui effectivement se rapprochent un un deuxième sujet qui émerge aussi aujourd'hui c'est comment décorréler aujourd'hui les investissements des flux classiques au niveau financier voir des flux monétaires et créer véritablement les conditions d'autres conditions de pouvoir investir alors la fiscalité carbone où nous en sommes aujourd'hui quel sont les objectifs de développement de cette fiscalité que ça soit à l'échelle européenne ou à l'échelle mondiale comment essayer d'induire d'autres flux qui nous permettent d'aller plus vite et plus fort donc quel est votre avis également sur ce sujet-là et enfin pour revenir à à à la France mais sur des objectifs qui devrai être plus partagés et par rapport à ce que disait ronand d'antech pour peut-être se fixer à ce moment-là des objectifs plus forts en terme de conditionnalité et de conditionnalité avec un ensemble de parties prenantes et notamment des grands groupes si néanmoins c'est possible nous-même sur nos politiques publiques reconnaissons que nos conditionnalités sont encore relativement faibles pour accompagner notamment quand vous parlez des objectifs de la planification écologique et énergétique ils sont relativement peu déclinés en terme de conditionnalité et les conditionnalités à l'échelle européenne notamment et à l'échelle internationale sont encore relativement faibles sur ces sujets quel avis pouvez-vous avoir et vous parliez des des coalition et de l'intérêt des coalitions on ressent pas non plus la coalition européenne quelque part dans la stratégie de la COP 28 dans la stratégie de la cop28 est-ce qu'il y a une vraie stratégie européenne aujourd'hui alorsand il même nous éclairer sur le sujet je vous en remercie merci je vais donner la parole à Pierrejean Rochette merci président madame la ministre vous avez partiellement répondu tout à l'heure à une question mais pas entièrement donc je je peux me permettre de de la compléter de compléter ma question vous l'avez dit le méthane est à l'origine d'un tiers du réchauffement climatique et comme vous l'avez aussi parfaitement dit c'est un gaz qui a un poir réchauffant important 25 à fois 28 fois plus important que le CO2 pourtant c'est le sujet qui a été insuffisamment traité jusqu'à présent lors de la COP 26 à glasgo 130 pays dont l'Union européenne et les États-Unis se sont engagés à réduire 30 % leurs émissions de méthane d'ici à 2030 si cet engagement est tenu s'il est tenu il pourrait permettre d'éviter 0,2°gr de réchauffement à l'horizon 2050 alors qu'une nouvelle COP va s'ouvrir dans quelques semaines où en sommes-nous de la mise en œuvre de cet engagement et comptezv mobiliser plus largement les entreprises privées à l'occasion de la COP 28 pour réduire leurs émissions voyz j'ai été concis merci très bien merci encore des encouragements merci très bien merci c'est parfait euh je vais donner la parole à Michael Weber oui monsieur le Président Madame la Ministre monsieur jusel c'est un échange qui effectivement est intéressant alors je vux pas reprendre tout ce qui a été dit parce que et notamment l'intervention de r Renaud dantech dans laquelle je me retrouve euh simplement je fais effectivement remarquer aussi et de redire que quand on regarde les méga bombes de carbone qui sont aujourd'hui partout développé au niveau mondial effectivement on a un grand coup français Total qui et le deuxième à le en nombre à le développer à les soutenir et nous avons des organismes bancaires à mon sens trop nombreux alors vous avez bien sûr parlé qui les soutiennent aussi et vous avez bien sûr parlé de l'assèchement hein je je cite c'est bien le mot que vous avez employé tout à l'heure euh sans dire exactement enfin ou en tout cas plus précisément ce que cela supposait comme action que vous souhaitiez mettre en œuvre pour aller vers cet assèchement et puis deux autres sujets quand même que je voulais aborder quand on parle des énergies fossiles et je voudrais avoir aussi l'avis de de de jean- jousel sur cette question là puisque le territoire qui est le mien laamouselle évoque l'hydrogène blanc actuellement et c'est un sujet sur lequel alors parce que bien sûr on nous parle de l'hydrogène comme une des alternatives possibles jeis d'ailleurs j'ai beaucoup de doutes moi-même sur la production d'hydog qui est elle-même consommatrice d'énergie mais quand on annonce qu'il y a une ressource présente sur le territoire français d'hydrogène blanc qui est aussi une énergie fossile et que parallèlement et bien on consit que c'est une énergie propre je m'inquiète en tout cas je me pose la question et peut-être av on eu des réponses pour savoir si c'est une des réponses effectivement en terme de besoins d'énergie tel que tel que ça se présente à nous aujourd'hui et puis dernière chose quand même que je souhaitaer souligner on a beaucoup parlé notamment de la loi d'accélération des énergies renouvelables euh je pense que notre pays a eu a pris du retard moi je là encore je suis sur un département qui est frontalier avec nos voisins allemands alors on peut critiquer le choix qui a été fait par l'Allemagne notamment de se lancer peut-être il y a plus longtemps notamment vers du photovoltaïque peut-être de l'éolien la réponse en tout cas le courelaire ça a été le développement d'un certain nombre de centrale à charbon c'est vrai parce qu'il n'avait pas d'énergie nucléaire mais parallèlement aujourd'hui chez nous c'est un peu la course et je crains que l'impact sur les territoires soit soit délé terire Mo enfin ce que j'entends et ce qui ce que me rapporte un certain nombre de de collègues élus notamment sur l'agrivoltaïisme qui est devenu un effet d'ben sur la méthanisation la biomasse qu'il a encore où on détourne je crois tout à fait les objectifs qui était poursuit au départ m'inquiète et et et là encore je je je je m'interroge à la fois sur l'anticipation qui a été la notre et surtout sur l'impact qui pourrait y avoir demain et finalement à se demander si la solution qu'on a essaie de construire ne répond peut-être pas tout à fait aux objectifs qui devaient être encourus merci merci je vais donner la parole à Alexandre wiy merci monsieur le Président merci à Monsieur Josel pour son exposé à Madame la Ministre pour pour sa présentation cette COP 28 elle est placée sous le sous le signe du du bilan vous avez dit tout à l'heure madame la ministre que nous étions en da de nos objectifs on est autour de 2,5 % de réduction annuelle et qu'il faudrait sur la période qui s'ouvre devant nous atteindre ,8 5 % de réduction annuelle pour que nous tenions pour que nous tenions nos objectifs et donc dans ce dans dans cette réduction C objectif de réduction on a un point noir qui est la question des transports vous l'avez évoqué et je dirais qu'on a un point pour moi aveugle qui est la question du transport aérien qui est un secteur absolument dynamique très dynamique plus 50 % entre 1990 et 2019 qui est dynamique et dont donc l'ampleur l'ampleur ne fait que qu'augmenter et sur et sur ce point-là j'aimerais avoir votre vision de la planification puisque je comprends que les chiffres du transport aérien international de la France ne sont pas comptabilisés dans les chiffres des émissions de la France or ce secteur présente à mon avis deux enjeux majeurs pour nous d'abord nous sommes un grand pays de tourisme et donc la transition dans ce secteur est particulièrement un enjeu particulièrement important et deuxième point il me semble que c'est un secteur dans lequel les alternatives technologiques sont très faible aujourd'hui ou quasi inexistante et donc j'aimerais avoir votre votre votre sentiment sur comment on planifie ce secteur moi je je vous donne un exemple local moi je suis élu de looise dans l'Oise nous avons un aéroport qui est l'aéroport de beauvet qui est en fait le terminal 4 de l'aéroport Roissy Picardie pour dire les choses simplement qui a un aéroport qui a aujourd'hui le volume un volume de de de rotation qui est équivalent à celui de Nantes aujourd'hui dans cet aéroport on prévoit des des des centaines de millions d'euros d'investissement pour encore l'agrandir moi j'aimerais savoir comment l'État par rapport à ces agrandissements d'infrastructur aéroportuair qui sont en contradiction nette et et indépassable en fait avec les objectifs climatiques se propose d'encadrer les choses pour éviter que le développement du transport aérien continue de d'atteindre nos nos objectifs climatiques voilà j'aimerais que sur ce secteurl on puisse trouver avoir des des réponses un petit peu précises sur ce qu'on mettrait comme contenu dans la plaification et puis vous disiez vous disiez au début de votre votre intervention madame la ministre que les questions de justice sociale elles sont essentielles dans la transition il semble que ce secteur de de l'aviation est un secteur qui est particulièrement utilisé par les plus gros émetteurs je rappelle les chiffres que donnait Lucas Chancel sur les émissions 10 % des plus riches de de ce pays et mettent 5 fois plus que les 50 % les plus pauvres et donc si on veut faire dans la justice il faut aussi s'attaquer à ces secteurs à ces secteurs je vous remercie je vais donner la parole à Simon hen merci monsieur le Président merci à Monsieur jusel et merci à Madame la Ministre moi je voulais simplement vous dire j'ai eu l'occasion d'en échanger avec Monsieur jusel en arrivant moi j'étais à posenan en 2008 donc il y a 15 ans et je vous avoue qu'en 15 ans je regarde aussi ronant Dantec je veux pas dire que rien n'a bougé parce que ce serait largement excessif mais malgré tout malgré tout les débats que j'entendais à posznan en 2008 sont quand même loin d'être très éloignés de ce que nous avons encore encore aujourd'hui c'est vrai pour la France c'est vrai à l'échelle européenne et et international toujours le sentiment et là encore une fois les tors sont partagés mais que les uns et les autres essayent de trouver des prétexte des raisons pour ne pas aller assez vite et de ne pas faire face à l'urgence parce que les scientifiques en effet monsieur jusel nous disaient déjà en 2008 ce qui nous attendait malheureusement l'accélération a été encore plus brutale et aujourd'hui nous sommes sur cette ligne de crête madame la ministre je partage complètement quand vous dites que il est plus efficace et plus intéressant y compris au plan financier d'investir dans le préventif que dans le curatif on est sur cette ligne de crête où euh on est tantôt dans le curatif et tantôt dans du préventif mais juste avant le curatif eu et s'agissant de la France je vais pas revenir sur ce qui a été dit mais c'est en effet l'un des pays qui se réchauffe le plus vite vous avez été euh finalement euh plutôt dans l'autosatisfaction hein sur les les objectifs par rapport au au feed for 55 parce que très clairement ces dernières années la tendance montre bien que nous sommes assez loin de l'atteinte de ces objectifs que par ailleurs même s'il y a une progression elle est en grande partie liée à la sobriété contrainte que vous avez que vous avez mentionné sobriété contrainte qui pénalise quand même plus fortement euh plus fortement les les les plus modestes et c'est là où je rebondirai sur ce que monsieur jusel a dit tout à l'heure euh quand il disait il faudra veiller et il a tout à fait raison à ce que le réchauffement climatique n'accentue pas les inégalités il faudra également veiller à ce que la lutte contre le réchauffement climatique n'accentue pas les inégalités parce qu'aujourd'hui on le voit bien euh notamment dans les territoires ruraux c'est une une vraie difficulté de la même façon madame la ministre sur les moyens financiers fait le rapport Pisani évoque 66 milliards d'euros 34 milliards euh donc un petit peu plus de la moitié pour la puissance publique le vrai sujet c'est euh euh sont véritablement des crédits nouveaux et pas du recyclage de crédit on a bien entendu les annonces de de la première ministre mais il y a quelques doutes et puis au-delà de ça on met dans un même package des dépenses de collectivité qui sont elles aussi contraintes qui n'ont pas leur les marges de manœuvre souhaité au plan fiscal et et financier et là j'ai l'exemple des régions très clairement on parle énergie fossile COP 28 euh les dernières recettes des régions sur lesquelles en tout cas elles ont la main euh ce sont des des taxes liées aux énergies fossiles l'assise sur l'essence les cartes grises donc on on a plusieurs reprises les uns et les autres demander à ce que ce modèle de financement soit revu de fond en comble lors du débat PPL sererme on a insisté sur la nécessité de mettre en place un versement mobilité additionnelle justement le partenariat collectivité entreprise c'est aussi gagnant évidemment au niveau international je partage bien mais aussi au niveau local et et national et puis là globalement on le voit bien l'enjeu pour la France c'est vrai au niveau européen c'est vrai au niveau international c'est la question de la crédibilité de sa parole de son exemplarité je je rejoins ce qui a pu être dit au niveau européen on voit des dynamiques plutôt favorables mais encore une fois les uns les autres nous ne sommes pas à la hauteur du moment sur le nucléaire on peut être d'accord pour dire que ça doit faire partie du mix énergétique mais le nucléaire ne doit être qu'une énergie de transition unee énergie de transition parce que l'autre gr l'autre grand enjeu c'est l'autonomie énergétique et le nucléaire ne résout pas cette question et donc la priorité c'est l'investissement dans les énergies renouvelables et là je voudrais vous donner un exemple madame la ministre l'hydrolienne d'Ouessant vous connaissez la situation de l'entreprise qui a porté ce projet aujourd'hui on est face à un mur et je je sais que vous avez été informé de cette situation où faute de prix de rachat l'hydrolienne pourrait pourrire au fond de la mer donc ça c'est quand même une une vraie difficulté comment on est capable là aussi parce que l'urgence est là sur une île qui en 2020 consommait 2,6 millions de litrees de fiou par an donc sur les énergies fossiles on sait très bien que les îles doivent être aux avant-postes de la décarbonation mais là aussi il nous faut des moyens très concrètement pour passer des paroles aux actes puis dernière question sur la communauté scientifique moi je suis assez d'accord vous avez réagi madame la ministre tout à l'heure je pense que le combat contre le climatoscepticisme il reste plus que jamais d'actualité j'ai eu l'occasion lors de l'audition de la de la PDG de Météo France lors de son audition pour le renouvellement de son mandat de de l'interroger sur le sujet notamment auprès des jeunes générations parce que on le voit y compris des élus moi je le vois en Bretagne qui sont capables de dire bah regardez il pleut il fait froid en plein été il y a pas de réchauffement climatique tout ça relayé par les réseaux sociaux donc je je simplifie volontairement le le trait mais ça a un impact ça a un impact et comment la parole que vous portez vous en tant que scientifique qui parfois a du mal je pense à à convaincre peut être mieux et davantage relayé notamment auprès des jeunes générations ça nous semble être un combat tout à fait essentiel merci y a-t-il d'autres prises de parole parce que je vous informe que celles et ceux qui sont membres de la commission mixte paritaire sur la sererme je souhaiterais qu'on puisse en toucher de mot avant de partir à l'Assemblée nationale voilà s'il y a plus d'autres prise de parole je vais laisser la parole à Madame les ministres ou à jean-jousel comme vous voulez allez-y bon alors attendez hop là je repars monsieur Dantec monsieur le sénateur Dantec alors sur la question de la France comme grand pays puisque grand pays qui accueille le siège social de grandes entreprises qui euh soit au titre de leur activité euh pétrolière et gazière soit au titre de leur activité de financement qu'on ont un rôle sur l'équation du réchauffement climatique euh deux choses la première chose c'est que nous on a effectivement porté cette vision d'un engagement qui soit au travers de la Global Alliance qui avait mise en place les Émirats arabes unis sur des engagements de réinvestissement dans les énergies renouvelable qui soit porté par les par les grands acteurs sincèrement on n' pas eu un soutien très très très large compris en Europe on va reparler tout à l'heure du mandat européen mais on n pas eu un soutien très très large y compris en Europe et et j'écoute avec intérêt ce que vous me dites sur la Norvège mais il arrive kekinor sont pas forcément le plus grand investisseur dans les énergies renouvelables disponibles ouais enfin ouais enfin le fond Norges machin bon euh c'est c'est un peu ça c'est un peu lointain je si je puis me me permettre euh par contre les bénéfices on les a bien vu euh pour le commerce extérieur de de la Norvège puisque je suis un des très grands importateurs de gaz norvégien j'ai vraiment j'ai remercie leur soutien pendant cette crise que nous avons traversé euh et on continue à importer beaucoup pour redistribuer hein chez nos voisins on est maintenant une plateforme d'entrée euh du gaz euh norvégien mais euh peut-être pour le le remettre en en perspective alors euh nous ce ce qu'on on a fait d'abord c'est que effectivement au niveau des banques il y a des engagements qu'on a obtenu parce que moi j'étais à berc à ce moment-là je me rappelle tout à fait de l'événement qu'on et et de la négociation qu'on avait eu avec Bruno Le Maire avec les grandes banques de place pour qu'elle sorte des énergies fossiles il y a un engagement de sortir d'ici 2030 pour les financements fossiles dans l'OCDE et d'ici 2040 pour les financement fossile hors OCDE ça c'est le le premier point le deuxième point qui vous a renvoyé à régulièrement par les les entreprises qui participent des énergies fossiles soit en titre au titre de la production au titre du financement c'est mais pardon le scope 3 c'est les consommateurs baisser la consommation les projets suivront ce qui est pas complètement infondé d'où le fait que nous nous essayons de travailler sur des baisses de notre consommation de carburant et de gaz au niveau européen qui a des grands marchés et qui permet de dire bah si on fait - 50 - 80 - 100ici avec des date euh vous voyez bien qu'il se passe quelque chose et que donc il va falloir adresser ce marché et répondre à nos besoin de biocarburant d'énergie renouvelable d'énergie nucléaire enfin tout ce qui n'est pas fossile ça c'est la première piste de de travail qui aujourd'hui est encore assez c'est peu mature hein pour le dire clairement à part le charbon sur lequel on a des euh des dates qui sont articulées mais qui sont pas forcément d'ailleurs partagé par par tout le monde euh la France en tout cas a clairement indiqué aussi sur le charbon une une sortie en avant 2030 2027 pour nos centrales à charbon puis après il y a l'utilisation dans les processs sur lequels on a des feuilles de route aussi pour pour adresser ces ces sujets là dans les process industriels c'est un sujet de nature quand même assez différente euh voilà et puis deuxième chose vous m'interrogez sur euh la non enfin le fait que nous ayons taxé les surprofit des énergies renouvelables je vais être très clair on a taxé les surprofit des énergies renouvelables sur un modèle de CFD qui est celui que recommande l'Union européenne sur l'ensemble de la plaque européenne et que nous avons et que j'ai négocié dans le cadre d'électricité market design donc on peut pas nous reprocher d'être parfaitement cohérent dans cela et on est parfaitement cohérent puisqu'on naffirme que sur le nucléaire il faut avoir la même approche nous avons taxé les raffineries nous avons taxé euh les producteurs gaziers alors pas les toutes petites PME qui restent encore qui sincèrement on n'allait pas apporter grand-chose au sujet euh et et donc et nous avons taxé DF et DF en règle générale dans les auditions qui peut faire le rappel assez assez régulièrement donc on tout le monde est passé euh à la taxation au moment où euh on a capté certains éléments de surprofit qui étaient captabl au niveau du territoire français et on les a redistribué au consommateur sous forme de bouclier énergétique au passage au bouclier énergétique gaz est une subvention fossile d'indemnité pardon le le plafonnement pas le plafonnement le si la la ris tourne carburant qui a été réclamé à cor ETAC par cette assemblée est une subvention fossile massive donc non mais ça je pense que ça met bien en jeu les les les dilemmes parce que je pense que c'est cette nature là les dilemmes auquels nous sommes constamment confronté entre la question d'une transition juste et qui n'impacte pas les plus modestes de manière plus forte que les plus riches et c'est pour ça que nous avons plaidé pour une indemnité carburant qui soit effectivement beaucoup plus dirigé notamment qui n'adresse pas les les plus riches mais mais c'est pas inutile de le rappeler sur monsieur gilet moi je et vous êtes plusieurs l'avoir dit le climatoseptici il monte en France vous avez une étude très intéressante de la Fondation Jean jorè qui qui montre que 40 % des Français reprennent à leur compte en étant d'accord ou plutôt tout à fait d'accord ou plutôt d'accord l'intitulé complotiste suivant le dérèglement climatique est un prétexte j'essaie de bien le dire des gouvernements mondiaux pour imposer des restrictions de Li au peuple 40 % et dans ces 40 % il y a 20 % des Français qui disent qu'ils sont tout à fait d'accord donc oui la question c'est pas tellement la question du réchauffement climatique ça je pense que tout le monde le le reconnaî mais la question 1 de est-ce que le dérèglement climatique est un phénomène lié à l'homme vous avez une première série de personnes qui sont pas tout à fait d'accord avec ça et deuxème question et que faut-il faire pour répondre à ce dérèglement climatiqu et là vous avez beaucoup de personnes qui vous expliquent qu'il faut surtout pas faire ce qu'on est en train de faire c'est-à-dire mettre en place des véhicule électrique d'ailleurs vous avez aussi beaucoup de complotisme sur le véhicule électrique donc je le redis le véhicule électrique c'est de à 5 fois moins d'émissions qu'un véhicule thermique vous pouvez le tourner comme vous voulez c'est une réalité physique et à forceuie dans un pays qui a un système électrique décarbonés à 90 % là vous êtes sûr de pas perdre euh doncé voilà donc voilà mais non mais j'alerte parce que moi c'est quelque chose que je trouve très inquiétant alors quelles sont les réponses que l'on peut faire je pense que une des réponses c'est de comprendre c'est deux choses enfin oui c'est trois choses c'est un il y a des solutions elles sont à porté de main c'est-à-dire que on oppose fin du mois et fin du monde c'est à nous de faire en sorte que ce soit pas la fin du monde et en fait il y a des trajectoires il y a de la planification donc c'est à nous responsable politique de montrer qu'il y a des solutions ça c'est le le premier point le deuxième point c'est que ces solutions faut la mettre à la portée de toutes les bourses l'écologie ne peut pas être un bien de luxe donc pour mettre ces solutions à la portée de toutes les bourses c'est ce que nous faisons par exemple sur la voiture électrique la voiture électrique avec le leasing à 100 € par mois ou avec les aides qui vont être renforcé prime laacasse bonus écologique et les aides complémentaires pour euh les les citoyens qui sont le prê àau Z0 les citoyens qui sont concernés par les zones à faible émission vous pouvez arriver jusqu'à 15000 € aujourd'hui et là aussi avec des voitures qui par ailleurs arrivent à 25000 € sur le marché sur vous vous arrivez à mettre la voiture neuve aux alentours de 10 12000 € et demain vous créez un marché de la voiture d'occasion puisque dans 3 4 ans c'estes voitures reviendront sur le marché d'occasion et vous entraînez une dynamique où là ça devient vient un marché qui commence à être accessible et qui le sera progressivement et qui devient une solution pour les Français avec aussi cet objectif de développer plus de petits modèles qui soient des modèles aussi plus accessibles plus compétitifs en prix donc ça c'est c'est un des enjeux on peut retrouver la la même chos sur la rénovation thermique donc mettre l'écologie à la portée de de toutes les bourses et accompagner ceux qui sont aujourd'hui dans des situations où ils subissent la le dérèglement climatique ils n'ont pas les solutions à apporter c'est hab moin de mon travail j'ai pas les moyens de changer de voiture je suis dans une passeoire thermique et ça et donc là on doit avoir une réponse politique puis la deuxième chose c'est qu' il faut des bénéfices égoïstes à la transition énergétique et moi les meilleurs bénéfices égoïstes que j'ai trouver la transition énergétique ils sont de trois ordres il y a le pouvoir d'achat lorsqu'on met les solutions à apporter si je vous fais passer à la voiture électrique alors derrière sur le carburant vous gagnez 1200 € par an pour le trajet moyen que font les Français 12000 km donc là ça commence à se voir je peux le dire aussi sur le gaz versus électricité vous avez un bénéfice à basculer à l'électricité alors c'est pas pas possible par partout et cetera mais il y a un bénéfice c'est mesuré c'est étayé deuxième bénéfice c'est un bénéfice santé et ça ça passe plus par les les solutions de renaturation autour de la biodiversité de lutte contre la pollution de l'air donc il faut associer la baisse des émissions de CO2 à d'autres types de lutte le la si moi je vous raconte que les Z les zones à faible émission ça divise par de c'est pas un chiffre d'expert c'est c'est un propos générique pour fixer les idées ça divise par de le nombre d'enfants qui ont des bronchiolit et le nombre d'enfants qu'on de l'ASME dans les zones concernées je pense que ça parlera nettement plus aux gens et le nombre de TC précoce et là on doit vraiment faire un travail pour mettre ces ces objectifs en relation et la troisème chose c'est l'amélioration du cadre de vie si je vous dis que la réduction de la pollution lumineuse c'est en quelques mois pas en quelques années et à l'autre bout de la terre c'est en quelques mois une évolution massive sur la qualité de la biodiversité locale les insectes les oiseaux et cetera c'est peut-être quelque chose qui parle qui parlera au au français en tout état de cause il faut que nos politiques écologique et des retombées locales et immédiates pour les gens qui sont concernés le dernier le dernier pilier c'est la réindustrialisation et les emplois c'est-à-dire que quitte à mettre beaucoup d'argent dans la rénovation thermique dans la voiture électrique et dans toutes les solutions de décarbonation il faut qu'à la fin le maximum retombe sur le territoire français avec à la clé des emplois des entreprises qui développent de la richesse pour les territoires des ressources fiscales pour les budgets qui soient locaux ou nationaux des charges sociales qui permettent de financer notre système de sécurité sociale je pense pense que c'est vraiment les trois conditions qui qui fonctionnent et on a encore un travail à faire pour mettre ensemble et notamment le sujet de la la santé qui peut-être encore en mode mineur alors que ça va être un sujet majeur dans les années qui viennent le covid étant peut-être un acousqui de qui nous attend derrière voilà sur la question de du fond perte et préjudice je pense que c'est à ça que vous faisiez référence donc comme je l'ai indiqué dans mon propos introductif euh ça a été un des enjeux sur lequel on euh on s'est réuni pendant la la précop27 et notamment la France et le bangladesch ont été missionnés pour essayer de trouver un élan et de pousser politiquement le sujet la dernière négociation du groupe transactionnel a trouvver un accord cet accord nous nous convient et il a été arraché au forceps mais avec euh la forte détermination euh de la présidence je pense que c'est un indice intéressant en tout cas de son implication et de sa volonté de faire aboutir les sujets et cet accord prévient bien la qu'il a un fond que ce fond soit financé pas seulement par les pays développés et qu'il soit bien dirigé en priorité vers les pays les plus vulnérables qui étaient vraiment les les trois sujets qui pour nous étaient importants euh sur euh la comment créer d'autres source de financement d'investissement beaucoup de de réflexion euh la fiscalité carbone en Europe vous savez que de ce point de vue-là il y a dans fed for 55 un certain nombre d'éléments qui sont qui sont pris en compte avec d'un côté une augmentation du champ d'action enfin du champ d'application de la fiscalité carbone et de l'autre côté un fond social pour le climat qui permet de euh équilibrer les choses et de justement répondre à à l'objectif de transition juste c'est-à-dire d'amortir l'impact sur les ménages et de faire en sorte que ce soit en particulier les les entreprises et les les autres acteurs qui soient concernés par par cette taxation carbone qui est progressive deuxièmement quelles sont les sources d'autres flux le président de la République et et et et et d'autres ont porté l'idée de taxes qui puissent être internationale on pense évidemment au secteur de l'aviation ça fera écho aussi à certaines questions que vous avez eu monsieur le sénateur sur le transport maritime qui est une autre piste sur éventuellement secteur de l'énergie là c'est un peu plus incertain les les deux pistes les plus concrètes sont plutôt les deux que je viens de de mentionner euh et puis il y a ensuite comment on fait venir du financement privé en dérisquant les projets je pense que et comment on fait levier sur les grandes institutions la finance en les les banques de développement multilatéral le FMI et la Banque mondiale pour changer les modalités de règles du jeu parce qu'elles ont vieilli on n plus du temps de Breton Woods on est dans un autre dans un autre moment où les problématiques sont différentes il est très difficile par exemple de dire bah on peut pas vous apporter un soutien vous avez un événement climatique majeur on peut pas vous apporter un soutien parce que votre niveau de dette international bloque les financements et donc vous vous débrouillez au milieu de votre inondation majeure qui est en train de mettre par terre votre économie donc là c'est à la fois l'enjeu de perte et judice mais c'est également l'enjeu plus largement d'avoir une finance où la le développement soit le le une phase de la pièce de la financement de la finance climat et c'est tout ce qui a été listé comme élément pour améliorer la finance climat dans le cadre de de l'accord enfin du du sommet de Paris que nous avons que le Président de la République dont le président de la République a eu l'initiative sur la stratégie européenne il y en a une elle a fait l'objet d'un d'un mandat vous savez que que à la COP c'est l'Union européenne qui négocie avec ensuite les ministres qui se déploi pour faire bouger les lignes mais autour d'un mandat unique et ce mandat unique il a été adopté à l'unanimité lors du conseil de l'environnement le 16 octobre dernier et il a plutôt un langage un langage qui est ambitieux d'ailleurs il reprend nous les les objectifs que nous avions c'est-à-dire il évoque le triplement des énergies renouvelables le doublement de l'efficacité énergétique euh la question de euh alors la rédaction sur la sortie des énergies fossiles elle est subtile comme d'habitude mais elle y est euh oui elle est subtile mais enfin c'est c'est bien ça il y a pas de date voilà c'est ça il y a bien la sortie des énergies fossiles mais il y a un flou sur la date c'est déjà assez important qu'on ait obtenu ça à l'unanimité euh on a une mention aux énergies aux économies d'énergie donc à la sobriété on a une mention un système à toutes les autres sources qui permettent d'avoir un système énergétique propre donc en gros le nucléaire donc on a à peu près nos nos petits qui sont qui sont en place dans dans ce mandat et si vous êtes intéressé on peut vous le communiquer parce qu'il est assez je dirais en lecture directe sur le méthane c'est ce que je je j'indiquis on a à la fois une coalition qui va euh demander des engagements aux pétroliers et gaziers pour la réduction de leur émission de CO2 sur leurs opération et donc l'interdiction du torchage la les investissements pour limiter les fuites de méthane et ça c'est un objet de du premier jour de la COP 28 sous la forme d'une coalition et nous à titre européen nous portons un règlement métal qui est plus ambitieux et qui prévoit effectivement le euh des objectifs de de réduction de l'impact méthane dans nos opérations et dans les importations ce qui est essentiel puisque c'est ça qui va faire qui va déclencher aussi ses investissements chez nos fournisseurs c'est d'ailleurs et c'est pas complètement neutre assez soutenu par les Américains qui je pense ont l'intention de beaucoup investir sur ce cet objet là et de créer une forme de d'avantage compétitif donc euh voilà manifestement les les ONG retrouvent l'économie de marché je ne sais pas non c'est pas très bien ce que je euh sur la question de l'assèchement des financements pour les fossiles ben c'est la démarche que j'ai mentionné hein sur les banques c'est-à-dire 2030 2040 comment on peut aller plus loin pour avoir des objectifs plus courts spécifiquement sur le charbon par type aussi de financement entre le financement de projets dédiés le financement d'une entreprise qui fait du charbon mais pas que surtout beaucoup d'entreprises peuvent se prévaloir de faire et des énergies renouvelable et du fossile donc comment on arrive à mettre les banques les assureurs enfin toutes en fait les fond d'investissement autour de la table pour avoir des règles du jeu qui resserrent encore sur le charbon les les engagements et les obligation sur l'hydrogène blanc je laisserai le spécialiste en parler non si si mais non je moi je peux vous le dire sur la vision gouvernementale mais je suis pas l'experte non je suis pas non c'est c'est l'hydrogène natif c'est bien mais par que est-ce que est-ce que je sais pas quel est le potentiel dans dans la donc j'ai pas l'idée du potentiel donc sur l'hydrogène blanc la position en fait elle est triple c'est un oui c'est de l'hydrogène et sous ce registr là ce n'est pas émetteur de de carbone de le potentiel aujourd'hui n'est pas complètement connu et plutôt estimé comme étant intéressant mais pas nécessairement de nature à changer les équation générale mais enfin c'est pas parce que c'est ça ne change pas l'équation générale qu'il faut pas regarder donc nous on a on instruit des permis d'exploration et des permis d'exploitation et trois points centrals en revanche c'est qu'il faudrait pas que le processus d'exploitation donne lieu à du dégagement de méthane et comme ça se trouve souvent dans des milieux miniers puisque c'est là où les problèmes peuvent survenir c'est que effectivement à la faveur de la recherche hydrogène blanc vous libériez du méthane dont on a vu qu'il était très problématique dans le réchauffement climatique sur les énergies renouvelables l'intérêt de la loi d'accélération énergie renouvelable c'est précisément qu'elle donne des pouvoirs de planification aux élus locaux c'est qu'elle permet sur l'agricovoltaïsme d'avoir un avis enfin d'avoir une des avis de la CdP NAF qui qui sont conformes c'est-à-dire que en fait tout le développement de des énergies renouvelables aujourd'hui est remis au niveau territorial dans le cadre d'un pacte territorial avec les élus locaux et leur donne des éléments pour orienter et accompagner de manière bien plus harmonieuse le développement des énergies renouvelables sur leur territoire je crois que c'est le grand acquis de de cette loi la contrepartie c'est qu'il faut jouer le jeu c'est-à-dire si vous ne vous engagez pas dans une planification énergétique si vous ne donnez pas des zones d'accélération et bien alors il n'y aura pas de zone d'interdiction et bien alors on limite les développements sur le sujet de l'agrivoltaïsme je veux redire que ce dont on parle he c'est un milliè de pour de enfin c'est 1 milliè pardon de notre zone agricole utile donc on n'est pas sur des développements en terme de de besoin on n'est pas sur des développements important là où il faut faire attention c'est effectivement d'éviter la loi est très bien écrite é la loi il dit tout ce qu'il faut qu'il ait dans la loi la difficulté c'est qu'elle soit bien appliquée je pense que c'est comme vous disiez la méthanisation c'est vrai que la méthanisation les contournements existent on va pas se mettre les mains devant les yeux donc le sujet c'est qu'elle soit bien appliquée pour qu'elle soit bien appliquer notre objectif c'est effectivement d'avoir un travail étroit avec les organisations agricoles qui a été entamé au niveau de Marc Phen et de moi-même on a un projet de décret mais sur lequel on a vraiment travaillé et on on n pas le sentiment d'y être totalement on est assez précautionneux sur ce sujet-là il semblerait que il y ait des sujets qui sont les cultures par exemple la viticulture l'arboriculture où il y a des cas qui sont bien établis sur lequel la prise de risque est modérée c'est-à-dire on va pas avoir un changement du jour au lendemain de l'exploitation dans une autre direction pour faire semblant de faire de l'agriculture de l'élevage et puis mettre au-dessus des des panneaux qui sont l'objet principal de l'exploitation euh sur les grandes cultures et sur l'élevage il y a une dimension de de précaution supplémentair qu'il faut avoir et on continuer à y travailler avec le ministre de l'agriculture notamment sur la répartition de la valeur qui est le point clé du du sujet entre le propriétaire l'exploitant et l'opérateur sur sur l'aérien alors ce n'est pas nous qui décidons de ne pas prendre les émissions de CO2 des transports aériens internationaux c'est la convention internation qui le prévoit en revanche il y a bien un travail au niveau européen typiquement sur la trajectoire de décarbonation de l'aviation en général notamment avec le règlement refuel aviation aviation qui avec un mauvais accent qui prévoit une incorporation progressive de biocarburant dans ce qui ce qui est les soutes européennes donc c'est une première réponse à la question vous savez qu'au niveau français par ailleurs nous avons augmenté les taxes très de manière très importante notamment sur le kérosè qui est utilisé dans les jets 80 % aujourd'hui he en 2 ans 23 et 24 et donc la la l'orientation que nous avons c'est une diminution du nombre de vols enfin de l'utilisation de l'avion sur des trajets qui ont une alternative sur un un temps de de déplacement qui est je dirais acceptable en tout cas alors c'est 3h on l'a dans les référentiels de de l'État dans les références enfin en gros un fonctionnaire aujourd'hui n'a pas le droit de prendre l'avion si il a une alternative par train de moins de 3 He euh on se l'applique nous-même en tant que enfin en tout cas moi je me l'applique moi-même en tant que ministre sauf cas très extrême mais sinon on est bien sur sur ça et euh c'est déployé dans beaucoup d'entreprises du CAC 40 on est en train trînne de l'élargir aux entreprises du SBF 120 donc ça c'est la partie sobriété et sur la partie sur la partie normative on a tout un travail qui est mené aussi on l'a vu sur les vols intérieurs ce qui est directement dans notre main et de négociation au niveau européen et au niveau international siété euh la sobriété elle n'est pas contrainte les résultats que nous avons on eu sur la sobriété on les retrouve dans les entreprises du 440 au niveau des administrations centrales au niveau des administrations des concentré au niveau des collectivité territorial et on a des suivis qui sont assez précis notamment sur les bâtiments donc en tout état de cause ce n'est pas le résidentiel qui porte la la baisse enin je veux dire c'est partagé par tout le monde et assez largement ça c'est vraiment le premier point et d'ailleurs on le voit très nettement sur l'année dernière alors que le prix de l'électricité du G gaz est stable sur l'année en tout cas entre le 1er février et la fin d'année on voit très clairement le décrocher à partir du mois d'octobre de la consommation d'énergie che dans le résidentiel donc c'est vous le voyez dans le tertiaire vous le voyez dans la grande distribution c'est un sujet qui a été très largement pris en main sérieusement dans le cadre du Plan sobriété je rappelle que le plan sobriété c'est 300 fédérations qui s'engagent toutes les entreprises du CAC 40 10 secteurs d'activité donc on est c'est pas juste j'ai réglé mon chauffage à la maison où j'ai pas les moyens de le monter je veux le dire parce que je trouve que c'est intéressant de voir l'impact que ça a eu et d'ailleurs on le voit l'été c'està-dire que on continue à baisser notre consommation d'électricité et de gaz au moment où les Français n'ont pas besoin de se chauffer ce qui montre bien que ce plan est allé bien au-delà de la seule question du chauffage chez les personnes en situation de précarité et dans le même mouvement nous avons renforcé les moyens d'aide aux personnes en situation de précarité pour leur permettre de se chauffer à un niveau acceptable la sobriété c'est 19°gr pour tout le monde c'est pas 14°grés chez les un et 23°grés chez les autres ça c'est inacceptable donc il y en a qui montent il y en a qui descendent et et et c'est la vision de transition juste que nous portons et en plus il se trouve que le corps médical Michel Simes pour ne pas le citer vous expliquera très bien pourquoi en plus c'est très bon pour la santé donc ça tombe bien voilà donc je je pense que il faut être assez clair sur ça euh les crédits noveaux oui c'est des crédits noveaux ça il y a pas de doute sur le fait que c'est des crédits nveaux euh les marges de manœuvre des collectivités locales il me semble qu'il y a un bon rapport de la Cour des comptes sur les marges de manœuvre des collectivités locales je me permet de renvoyer vers ce rapport qui a l'air de dire qu'il y en a quand même quelquesun après je ne suis pas une spécialiste des finances locales mais je je ne me permettrai pas de critiquer la Cour des comptes et sur euh la question du nucléaire pardon mais c'est une énergie d'autonomie nous avons une indépendance sur le nucléaire à 95 % je peux pas en dire autant du solaire je ne suis pas dépendant indépendante à 95 % sur la filière solaire je ne suis pas indépendante à 95 % sur la filiière sur la filière éolienne terrestre je ne suis pas plus sur la filière éolienne offshore j'ai des niveaux de dépendance qui sont diversifiés 85 % des panneaux photovoltaïques qui sont en produit en dehors d'Europe une partie des méth critiques pour notre transition énergétique et notamment qui sont en appui des énergies renouvelabl sont produits en dehors d'Europe et sont raffinés en dehors d'Europe donc nous avons des politiques pour augmenter notre niveau de souveraineté sur ces différentes filières on a un Pact éolien la la commissaire européenne a annoncé un Pact unact solaire pardon la commissaire européen a annoncé un Pact éolien on travaille sur le critical raw material Act tous ces sujets sont adressés mais aujourd'hui la vérité commande de dire que la filière dans lequelle on a le niveau d'indépendance le plus élevé c'est la filière nucléaire je suis désolé d'être factuelle mais c'est la réalité y compris sur l'uranium naturel parce que sincèrement c'est plus facile de se sourcer dans des pays qui en produisent ou qui en ont comme l'Australie ou le Canada que d'aller chercher du cobalt du nckel et du lithium raffiné qui est essentiellement en Chine parce que il suffit pas d'avoir des terres encore faut-il le raffiner au gradient batterie électrique et ça on l'a pas en Europe on l'a pas on est en train de le construire mais on l'a pas aujourd'hui non c'est c'est là aussi c'est c'est vraiment le truc sur le cycle d'uranium on n pas besoin des Russes la seule partie sur lequelle on a besoin des Russes ou qui est un qui n'est pas un point bloquant qui est un point où on a un contrat de retraitement on peut faire sans retraitement on n pas besoin de de retraiter c'est mieux de retraiter pour des raisons de gestion des des des déchets mais on n pas besoin si demain le contrat s'arrête euh nos centrales ne s'arrêtent pas ça se poursuit et on a même la maîtrise de la technologie donc en fait non alors que moi on est bien d'accord que l'uranium est importé quand même je viens de le dire sur l'uranium naturel je dis que j'ai pas beaucoup de sourcing sur des matières premières critiques sur la transition énergétique que je peux sourcer en Australie et au Canada il en a pas beaucoup bah écoutez il y a des articles j'en ai encore un sous les yeux qui dit c'est un tour de passe-pe en fait la réalité c'est qu'on importe la total non mais si vous préférez si vous pensez que la réalité des médias est d'un niveau de de de sécurité sur l'information meilleur que ce que je peux vous dire je je vous en laisse l'appréciation moi je vous dis ce qui est la réalité nous avons un multisourcing sur l'uranium naturel nous avons des stocks nous avons la capacité à comment dire enrichir à mettre en en format de de de crayon pour apporter dans les centrales nucléaires et nous avons la la capacité de gestion avale il y a pas beaucoup de pays qui peuvent s'en prévaloir même pas les États-Unis même pas les États-Unis et donc vous maintenez que sur l'uranium pour vous il y a pas d'importation je dis pas qu'il y a pas d'importation je dis qu'on n pas dépendant j'ai dit très exactement le contraire je dis qu'on est pas dépendant et ce qui est quand même très important bah si parce que pour le coup sur le photovoltaïque faites un projet photovoltaïque sans les Chinois faites un projet d'éolien terrestre en fait un projet d'éolien mais oui donc oui il y a plusieurs années qu'on aura déjà d monsieur le Président je je me permets d'intervenir l'objectif de cette réunion c'était une audition de Madame la Ministre et Monsieur jusel pour savoir quelle était la position de la France en vue de la COP intéressant on a plein de débat intéressant pourra y passer des heures et moi je souhaiterais plutôt plôt que qu'on entende madame la ministre jusqu'au bout et je demande aux collègues s'ils ont des questions particulières de les poser par écrit ou dans un autre cadre mais je rappelle simplement le le cadre de cette audition c'était bien c'était bien une table ronde sur la préparation de la COP 28 et en plus il y a le temps il faut qu'on se voit à faut qu'on parte à 19h à je m'excuse mais il y a la CMP Serme il faut qu'on parte à 19 non 19h30 c'est c'est 19h30 il faut qu'on parte à 19h et puis mais qu'on en parle un petit peu avant avec vous pour ne pas que on arrive en désordre et sur sur les hydroliennes je je je vous le dis moi je me suis battu pour que le projet flowat est un tarif de rachat c'est un projet qui a une capacité de développement industrielle la situation de est un petit peu différente et je rentrerai pas dans dans les détails mais oui la filière hydrolienne elle est elle est également soutenue elle est soutenue dans le cadre d'un de de projets qu'on que l'on porte avec un tarif de rachat Monsieur jusel Merci non moi je veux pas faire de mauvais esprit non plus mais il y a deux types d'indépendance c'estàd il y a l'indépendance dans la construction d' infrastructure et là vous avez raison mais disons réellement indépendant une fois que les infrastructures sont construites c'est quand même bien le renouvelable vous avez besoin de une fois que les c'est bien ça problème c'est que tous les 20 ans non mais on est d'accord mais il faut bien il faut bien faire la part pour moi il d'accord il y a deux types d'indépendance bon voilà mais je vais pas je vais pas vous prendre beaucoup de temps non parce qu'il y a beaucoup de questions qui ont été qui ont été redites bon simplement peut-être des petites des des petites réaction sur sur quelques en des commentaires très rapides moi moi il y a toujours la question que que Renant a soulevé qui qui me qui me qui m'interroge l'additivité c'estàd tu tu as parlé de l'adtivité Renant à l'échelle planétaire bon quand même force de constater qu'en France on a fait beaucoup de transport en commun on a fait un plan vélo on fait du covoiturage euh on fait des voitures électriques on commence et puis malgré tout ça le thermique continue à augmenter ENF en proportion peut-être pas en absolu mais enfin disons il diminue pas beaucoup hein donc c'est quand même la question comment comment on fait ça pour le transport c'est quand même bien la question parce qu'on fait de l'additivité actuellement bon ça c'est une première enfin je pense que c'est important d'avoir bien ça en tête si vous regardez les chiffres des émissions liées au transport c'estd le thermique bon il diminue pas vraiment alors en proportion certainement pas mais bon voilà donc en en fait lativité c'est c'est la question qu'on doit se poser dans l'organisation de nos sociétés voilà donc oui bah oui c'est parce que bien sûr on sait très bien pourquoi la population augmente le nombre de kilomètres par personne augmente ça on est d'accord he donc mais voilà mais on peut se poser les questions quand même comment on fait c'est ça je suis d'accord avec l'analyse il y a pas de problème c'est simple donc bon moi je je vais répéter les choses que vous avez dites madame la ministre mais bon bon c'est vrai que que comment on fait pour bon comment on fait pour essayer de faire adhérer c'est c'est quand même bien ça donc comment on fait bon moi moi j'aime bien j'aime quand même bien dire que bon le pétrole alors c'est movais pour le gaz mais le pétrole et le charbon quand même à part nous fournir l'énergie c'est quand même bien des sources de pollution les premières disons pollution urbaine pollution industrielle voilà pollution automobile mais aussi pollution sonore donc si on s'en passe ça fait beaucoup de bien vous l'avez dit je vous bon voilà c'est très clair encore peut-être les gaz c'est moin enfin bon voilà je veux pas donc mais il faut quand même bien comprendre que c'est un argument très fort sur la santé et sur la simple pollution même la pollution sonore c'est aussi quelque foois des problèmes de santé hein voilà moi mais moi j'aime bien j'aime bien dire c'est vrai que que bon c'est quand même le dynamisme économique la qualité de vie vous l'avez dit mais c'est quand même le dynamisme économique alors ça commence à venir disons les enfin ENF il se fait que c'est des petits enfants bon voilà il voit bien que c'est là où ça bouge quand même il faut Pasin disons bon ce dynamisme économique il faut le construire autour de la transition he je je je enfin voilà je redis que cette transition il faut la faire il faut la la la réussir et il y va du dynamisme économique alors je sais bien que le court terme c'est difficile mais à moyen terme j'en suis convaincu donc bon simplement pour dire que moi aussi vous l'avez dit moi j'ai regardé un peu la il a oui il y a une stratégie européenne qui est ambitieuse et qui est ouverte voilà donc on va pas dire donc on va voir comment l'Europe va va conduire les négociations mais bon on peut pas dire qu'il y a pas de stratégie européenne elle est quand même enfin moi je regardé des analyses de la stratégie européenne on peut pas dire qu'elle soit pas ambitieuse alors bon pas suffisamment par rapport à ce qui nous réunit aujourd'hui quand même il y a trois étapes qu'il faut bien regarder accepter l'idée qu'il faut arrêter qu'il faut un jour arrêter le fauxile alors si on donne pas de date c'est pas terrible ça serait mieux de donner une date et ensuite quandme même la 3oisème étape ça serait de dire quand même un vrai moratoire voilà c'est je reviens à notre voilà c'est c'est quand même ça la véritable ambition donc la véritable ambition ce serait de déjà de donner une date à la fin du fossile parce que je vois pas comment on peut mettre 2050 pour 1 degré 5 et pas donner de date à la fin du fossile ça bon je veux dire ça ça marche pas c'est on le sait très bien voilà donc moi c'est un encouragement j'ai bon je serai aussi à la COP une partie euh voilà donc j'ai j'ai ça va être ma 20e j'ai fait toutes les copes depuis 2001 je pense que ça sert à quelque chose voilà j'espère simplement que que celle-ci vous servira aussi un peu même je suis moins pessimiste aussi certains autres sur le fait que ça se passe disons à Dubaï bon moi je je pense aussi qu' on peut pas discuter de la fin du pétrole sans les pétroliers donc c'est très clair je l'ai dit d'ailleurs de façon assez claire voilà moi je voudrais vous remercier voilà mais merci mais quand même soyez ambitieuse hein c'est l'ambition c'est le moratoire allez donc merci beaucoup pour moi merci donc voilà dans l'hydrogène j'aurais un peu dit ce que j'ai pas mais vous avez une idée sur le potentiel non justement il faudrait que je regarde je peux regarder mais moi justement j'ai j'ai l'idée qu'il y a pas d'idée sur le potentiel ça ça veut dire justement qu'il faut aller mais plutôt je serais plutôt encouragé à aller voir quand même ce potentiel faut essayer de le regarder donc monsieur monsieur monsieur jusel peut-être juste pour réagir vraiment en un mot c'est que quand même le BRGM a sorti une étude pour dire que en l'occurrence la ressource en hydrogène en plus il son régénéré était était énorme enfin c'est c'est quand même il y a eu des études sur le sujet semblerait-il des articles de pre qu'il l'ont redit donc c'est pour ça que il y a en voilà c'est quand même un sujet dont il faudrait au moins se saisir ouis voilà euh pardon je vais être très clair on s'en est saisi puisqu'on a des on est en train de regarder des permis d'exploration donc je c'est une manière je connais pas plus concret pour s'en saisir après il faut pas que ce soit l'occasion de sortir du méthane de terre c'est donc voilà c'est très très clair je je tiens je tiens vraiment à remercier Madame la Ministre et Monsieur jusel d'avoir accepté de participer et à cette table ronde préparatoire à la à la COP 28 je vous remercie pour pour pour vos réponses je vous remercie pour pour l'ambition qu'on a et vous avez que vous défendrez à cette COP 28 et pour conclure je reprendrai simplement une interview de jean-josel qui a qui disait dans cette interview la seule façon d'aller de l'avant c'est d'agir et je pense qu'il faut que toutes et tous au-delà de de ce qu'on peut penser de retrouver des choses de se dire oui mais j'ai entendu j'ai de polémiquer de euh de faire un tas de chose je pense que effectivement il faut qu'on agisse euh moi je reprendrai bien ce qu' ditv gilet parce que c'est vrai qu'on se dit oui mais nous on est qu'à 1 % donc c'est pas très grave c'est bien nous nous cassons pas la tête par rapport aux autres qui sont à 15 % 20 % je sais pas quoi euh je pense que effectivement votre phrase est très bonne c'est allons de l'avant et agiss mais agissons tous ensem merci oui mais c'est parce que on doit se voir avec celles et ceux qui viennent à la
Agnès Pannier-Runacher