Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationSUDRADIO· 27 juillet 2026 19 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécuritéÉconomie & entreprises

Incendies : faut-il apprendre à vivre avec ces nouveaux étés ou la tendance peut encore inversée ?

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Arthur, dites-nous vous ce que vous en pensez. Est-ce qu'on peut continuer ? Est-ce qu'il va falloir s'habituer à tout ça ou est-ce que ça peut encore changer ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pierre-Yves Martin, qu'est-ce que vous en pensez, vous, de tout ça ?

  • 5:39OuverteRéponse directe

    Et vous, ce qui vous révolte, en fait, Loïc, c'est que vous avez connu ça il y a 4 ans. Effectivement, on s'en souvient très bien de la thèse de bûche. Et rien n'a été fait depuis, en fait, c'est ce que vous dites.

  • 6:07OuverteRéponse directe

    Et quand vous dites que rien n'a été fait, qu'est-ce qui n'a pas été fait, selon vous ?

  • 9:22OuverteRéponse directe

    Mathias, vous vouliez nous parler, justement, réagir un peu à ce que disait Loïc sur les forêts.

  • 11:01OuverteRéponse directe

    Loïc, on vous écoute.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54InvitéFait
    « il va falloir apprendre à vivre avec des étés qui seront de plus en plus chauds et de plus en plus secs »
  • 1:07InvitéFait
    « on voit bien que cette année, cette réalité, quand on voit les températures, c'est affolant »
  • 4:06InvitéChiffre
    « Il y a 32 000 hectares qui ont brûlé depuis le début de l'année en France »
  • 4:10InvitéFait
    « il y a des conditions climatiques qui permettent parfois au feu de parcourir 10 km en une heure »
  • 7:03AuditeurFait
    « on a fait un beau pare-feu, entre Biscarros, on est dans les Landes, et puis là, c'est la Gironde, donc on sépare bien les choses »
  • 8:20AuditeurChiffre
    « On met un milliard pour dépolluer la Seine, pour les JO. On n'est pas capable de mettre 50 millions pour assurer notre propre sécurité »
  • 9:36InvitéFait
    « s'adapter, c'est gérer autrement la forêt »
  • 9:45InvitéFait
    « si ça brûle énormément dans les Landes et en Gérondes, c'est qu'on a une forêt qui est constituée essentiellement de pins »
  • 10:05InvitéFait
    « Accélérer les lignes coupe-feu, c'est également extrêmement important »
  • 10:19InvitéFait
    « augmenter les zones tampons entre la forêt et les habitations »
  • 10:47InvitéChiffre
    « 95% du territoire de la forêt landaise, c'est de la forêt privée »
  • 11:26AuditeurFait
    « on a connu un hiver hyper humide avec une végétation qui a explosé »
  • 13:10InvitéFait
    « la clim, ça rejette de la chaleur à l'extérieur »
  • 15:30InvitéFait
    « climatiser sans, par ailleurs, végétaliser, c'est une hérésie »
  • 16:45AuditeurFait
    « est-ce que la clim, c'est ce qui fait qu'on est à des températures actuelles aussi élevées ? »

Temps de parole

  • Auditeur25 %
  • Présentateur21 %
  • Invité17 %
  • Invité 213 %
  • Invité 310 %
  • Invité 48 %
  • Invité 53 %
  • Locuteur non identifié2 %

5,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Partie pour le Grand Débat. Les vraies voix Sud Radio. Le mois de juillet est marqué par des records de chaleur, des incendies géants et des sécheresses sur plusieurs continents. Pour les climatologues, ces phénomènes sont appelés à devenir plus fréquents avec le réchauffement climatique. Alors on vous pose la question sur Youtube, vous n'hésitez pas à les commenter. Puis si vous avez des trucs à dire, vous savez, Sud Radio c'est votre radio, vous nous appelez au 0826 300 300. La question qu'on vous pose donc sur Youtube, tout bête, faut-il apprendre à vivre avec ces nouveaux étés, très très chauds, ou est-ce que la tendance peut être encore inversée selon vous ?

Alors on est toujours avec notre auditeur Arthur qui nous appelle de vanne dans le Morbihan. Arthur, vous êtes avec nous ?

0:38
Invité

Oui, toujours là.

0:39
Présentateur

Alors Arthur, dites-nous vous ce que vous en pensez. Est-ce qu'on peut continuer ? Est-ce qu'il va falloir s'habituer à tout ça ou est-ce que ça peut encore changer ?

0:48
Invité

Écoutez, je pense que les deux solutions ne sont pas incompatibles, comme vous l'évoquiez en titre. Alors oui, il va falloir apprendre à vivre avec des étés qui seront de plus en plus chauds et de plus en plus secs. Et je pense qu'ils le sont déjà. On voit bien que cette année, cette réalité, quand on voit les températures, c'est affolant. Je pense qu'il faut adapter nos forêts. Là, quand on voit les incendies en Girande, en fait, on se rend compte que c'est souvent que des forêts de pins maritimes. Donc forcément, c'est de la monoculture, c'est un rang, ça brûle tout de suite. Alors que, je voyais, ils ont tiré les conséquences à l'Andiras, par exemple.

Ils ont installé des pins maritimes, des feuillus et toutes sortes de résineux et d'arbres qui pourront constituer une forêt qui sera tout aussi puissante, tout aussi grande, mais qui ne brûlera peut-être pas forcément aussi rapidement dans quelques années si ça devenait à se reproduire. Donc je pense que ça passe par une adaptation des cultures, des plantations qu'on fait dans nos forêts. Ça fonctionne pour nos villes. Et comme je le disais, je pense qu'il faut aussi renforcer les moyens de prévention et de lutte. Il y a le sujet avec les Canadiens. On se rend compte qu'il y a eu 10 ans d'arrêt total de la chaîne.

1:51
Présentateur

Oui, on en a parlé tout à l'heure.

1:52
Invité

Tout le monde veut la relancer. Et forcément, ça fait un petit peu bouchon pour l'état des commandes. Mais en tout cas, je me refuse de dire que tout est joué, en fait. Bien sûr. Si on part du point de lutte, c'est-à-dire que tout est fini et que c'est irréversible, forcément, je pense qu'on peut arrêter toute l'éthique climatique et arrêter de se battre.

2:11
Présentateur

Alors, ça va se reproduire et la saison est loin d'être terminée. Écoutez notre ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.

2:16
Invité

Évidemment, la saison est loin d'être terminée. Donc comme je l'avais annoncé d'ailleurs dès le début du mois de juin, on s'attend à une saison compliquée. On s'attend évidemment à ce que le reste de la saison soit très compliqué. Ce qui pose évidemment la question de la fatigue de nos effectifs et notamment des sapeurs-pompiers qui, je veux rendre évidemment un hommage appuyé et le soin qu'on doit apporter évidemment à renouveler, à régénérer la ressource. Donc voilà.

2:46
Présentateur

Renouveler, régénérer, ça en revient un petit peu à ce qu'on se disait tout à l'heure, Bernard Cohen-Haddad. Mais c'est vrai qu'il y a une adaptation globale qu'il faut qu'on mette en place pour nos forêts, pour nos villes, pour tout. C'est-à-dire qu'à un moment donné, on a l'impression qu'on est quand même très en retard.

2:58
Invité

On est dans un changement de vie. Il faut l'accepter. Alors, il ne sait pas dire qu'on est pour ou contre. On n'a pas le choix. Le climat change. On a des attentes. Vous avez vu le débat qu'on a eu il y a quelques jours sur la climatisation. On a tout à l'heure, Mathias l'évoquait, les problèmes et aussi Pierre-Yves de l'eau. À travers soit les intercesseurs, soit les grandes bassines. Parce qu'il y a aussi un problème. Et puis, il y a un vrai enjeu de faire en sorte qu'on ne tombe pas dans l'écologie punitive. Ça a été rappelé, mais plutôt dans une écologie constructive, participative, qui implique l'ensemble des acteurs de la vie économique, mais aussi des villes.

Parce que ceux qui, aujourd'hui, en payent le cash, ce sont d'abord les habitants des grandes villes qui sont les plus démunis. Parce qu'ils n'ont pas les moyens, quand on vit en appartement, d'avoir une influence sur l'environnement immédiat. Et ça, pour moi, c'est aussi un vrai décalage, voire une inégalité dans les territoires.

4:00
Présentateur

Pierre-Yves Martin, qu'est-ce que vous en pensez, vous, de tout ça ?

4:03
Invité

De tout ça ?

4:04
Présentateur

De tout ça. Alors, vous voulez que je dise plus précisément ? Il y a 32 000 hectares qui ont brûlé depuis le début de l'année en France. Et aussi parce que, excusez-moi juste, il y a des conditions climatiques qui permettent parfois au feu de parcourir 10 km en une heure. Et le problème, c'est aussi, effectivement, le débroussage et la note d'adaptation globale.

4:19
Invité

Ce qu'on évoquait tout à l'heure, compte tenu de la force de ces incendies, de la puissance des différentes canicules qu'on a vécues, moi, je crois beaucoup à une prise de conscience de l'opinion publique. Et j'ai quand même l'impression que c'est la première année où il se passe quelque chose dans l'état d'esprit des uns et des autres et qu'on accepte et on valide le fait qu'il y a un vrai sujet climatique. J'ai l'impression que les années précédentes, il y avait toujours une partie de l'opinion qui exprimait une contestation, une remise en cause de cette perspective climatique.

Et là, maintenant que les choses ont été démontrées par A plus B, j'espère qu'on pourra effectivement lancer des actions de prévention, finalement d'intégrer la dimension climatique dans le projet politique de la France et des territoires. Et je suis assez d'accord avec vous, on parle souvent d'inégalité des territoires dans le sens rural versus urbain. Mais là, sur ce sujet-là, c'est complètement inversé.

5:28
Présentateur

Allez, 0-826-300-300, vous pouvez réagir à ce que vous entendez à l'antenne de Sud Radio, vous le savez. Nous sommes avec Loïc, qui nous appelle de Gaste. Vous, vous habitez dans les Landes, Loïc. Bonjour, bonsoir.

5:39
Auditeur

Oui, bonsoir.

5:41
Présentateur

Et vous, ce qui vous révolte, en fait, Loïc, c'est que vous avez connu ça il y a 4 ans. Effectivement, on s'en souvient très bien de la thèse de bûche. Et rien n'a été fait depuis, en fait, c'est ce que vous dites.

5:49
Auditeur

Exactement, c'est ce que j'avais dit l'autre jour, quand le feu de Biscarois avait commencé. J'ai eu un flashback d'il y a 4 ans de ça, en disant que ce n'est pas possible, c'est reparti, comme en 40, comme on dit.

6:04
Présentateur

Et quand vous dites que rien n'a été fait, qu'est-ce qui n'a pas été fait, selon vous ?

6:07
Auditeur

Eh bien, enfin, je ne sais pas. Je ne suis pas subiculteur, mais j'ai 50 ans. Je suis natif de Bordeaux, mais j'ai passé toute mon enfance à la Cano, donc la forêt canolaise est la même que la forêt landaise. Les pins sont les mêmes, si vous voulez, autrefois, quand je prenais le vélo, quand j'étais gamin, on prenait les pistes allemandes, on faisait 10 km à vélo, et puis de temps en temps, il y avait une bande de sable de 100 mètres. Pourquoi 100 mètres ? Parce que les pignes, quand elles pètent, ça laissait une distance suffisante. Il y avait des parts où c'était du sable blanc, il n'y avait pas la moindre végétation. Et puis ça, sur des kilomètres, des kilomètres, et puis on continuait.

Et puis sur 10 kilomètres, il y avait encore une bande de blanches, etc. Et puis petit à petit, j'ai connu les feux en 89 à la Cano, on a été évacués. Et puis bon, ça s'est très bien passé, ça a brûlé, mais par chance, le port, malheureusement, avait été là aussi gravement touché, ça n'a pas servi d'exemple. Et là, il y a 4 ans de ça, on a connu les feux, on a fait un beau pare-feu, entre Biscarros, on est dans les Landes, et puis là, c'est la Gironde, donc on sépare bien les choses. Et à côté, rien n'a été fait, voilà. Les fossés, parce que là, qu'on ne disait pas que le camion qui a brûlé, c'est entre Biscarros et Sanguinet.

C'est une départementale, il n'y a rien autour, il n'y a pas de maison, donc on ne nous fasse pas, pour pouvoir les polimanchier avec les OLD, les obligations légales et les débroussaillements.

7:22
Présentateur

Par non de récession, c'est vrai.

7:23
Auditeur

On nous impose à nous beaucoup de choses, entreprises, il faut des RIA, des extincteurs, enfin tout ça. Et puis en fait, à côté, des effets d'annonce, on va nettoyer 2-3 fossés l'été, la première année, et puis après, rien n'est fait, quoi. Voilà, et on en arrive à d'âmes de telles catastrophes, plutôt que de mettre des moyens chaque année. Et puis, c'est des pauvres gens qui font les pompiers, c'est les agriculteurs dont un agriculteur dit, ils ont même des moyens supérieurs à nos pompiers, avec des cuves 10 fois plus grosses. On bricole. Je suis surpris, voyez-vous, qu'on n'ait pas demandé de l'aide au Mali. On va voir s'ils n'avaient pas des hommes à nous emmener, quoi.

Enfin, tellement c'est dramatique. C'est un résumé de notre pauvre France.

8:02
Présentateur

Je n'ai pas bien compris le rapport, là, mais d'accord.

8:05
Auditeur

Le rapport, mais parce qu'on demande des avions en Tchécoslovaquie, ou je ne sais trop où, de l'aide en Tchécoslovaquie, pour montrer, là aussi, qu'on a une super Union européenne. Jusqu'à présent, on n'avait pas besoin, enfin, s'ils avaient mis les moyens, les 50 millions, je crois, d'euros, c'était ça. On met un milliard pour dépolluer la Seine, pour les JO. On n'est pas capable de mettre 50 millions pour assurer notre propre sécurité.

8:26
Présentateur

Allez, vous restez avec nous, vous restez avec nous, Loïc, parce qu'on va continuer ce débat juste dans un instant, évidemment. Restez avec nous, c'est les vraies voix de l'été de Sud Radio. Et c'est des sujets qui nous touchent, tous. Donc, surtout, ne partez pas, on revient. A tout de suite. 18h15 sur Sud Radio, c'est la suite de notre grand débat. N'oubliez pas, les alertes des scientifiques se multiplient depuis des décennies et les conséquences du réchauffement climatique sont visibles absolument partout dans le monde, en France, en Grèce, en Espagne, au Canada, aux Etats-Unis. La vraie question est peut-être celle-ci. Est-ce qu'on a encore une marge de manœuvre ?

D'ailleurs, on vous pose cette question sur YouTube. Faut-il apprendre à vivre avec ces nouveaux étés ou est-ce que la tendance peut être encore inversée ? Alors, vos vraies voix du jour, Bernard Cohen-Haddad, président de la CPME Paris, président du Think Tank Étienne Marcel, Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant. Et puis Mathias Leboeuf, journaliste, philosophe et auteur de petits traités de la lenteur et à l'usage des gens pressés chez Guy Trédaniel. Mathias, vous vouliez nous parler, justement, réagir un peu à ce que disait Loïc sur les forêts.

9:26
Invité

Oui, oui. Est-ce qu'il faut s'habituer ? Non, il ne faut pas s'habituer, mais il va falloir s'adapter. C'est à peu près sûr. Et notamment, s'adapter, c'est gérer autrement la forêt. Et votre auditeur, tout à l'heure, a dit une chose extrêmement importante, c'est la diversification des essences. Et si ça brûle énormément dans les Landes et en Gérondes, c'est qu'on a une forêt qui est constituée essentiellement de pins.

9:49
Présentateur

Attendez, on va vous donner la parole, Loïc.

9:51
Invité

Et notamment, on a implanté des pins d'Alep, qui sont des résineux qui retiennent énormément la résine. Et les pins d'Alep, c'est des allumettes sur terre, plantées dans la terre. Donc ça, c'est une première chose. Accélérer les lignes coupe-feu, c'est également extrêmement important. Et aujourd'hui, il n'y en a pas assez, notamment dans la forêt landaise. Et puis, il y a une autre chose à faire, parce que c'est une question qui m'intéresse particulièrement, c'est augmenter les zones tampons entre la forêt et les habitations.

Quand on voit qu'il y a des villages entiers, enfin, il y a un village entier qui a quasiment été rasé dans les Landes, là, on se demande pourquoi il n'y a pas eu des zones tampons plus importantes pour préserver les habitations. Et il y a une dernière chose aussi, dont on ne parle jamais, c'est la coordination de la forêt privée avec la forêt publique et le rôle de l'ONF dans cette coordination. 95% du territoire de la forêt landaise, c'est de la forêt privée. Ce n'est pas de la forêt domaniale publique. Donc là, c'est pareil. La façon dont c'est géré va...

10:58
Présentateur

On varie en fonction du propriétaire, tout simplement, bien sûr. Loïc, on vous écoute.

11:02
Auditeur

Vous n'êtes pas d'accord sur le mélange d'essence, là, c'est ça ? Oui, la forêt, elle aurait 50 ans, on pourrait dire, mais elle a quand même quelques siècles. Le problème, elle a déjà brûlé, mais elle a été à chaque fois maîtrisée, avec des moyens moindres à l'heure actuelle. Le problème, c'est qu'il y a un manque d'entretien, de moyens qui est donné. Et puis voilà, en plus de ça, on a connu un hiver hyper humide avec une végétation qui a explosé. Rien n'a été nettoyé. Il y a eu des tempêtes, rien n'est nettoyé. Quand il y a des coupes d'arbres, on laisse les capites, c'est-à-dire les têtes d'arbres, pourrir, parce que pour la végétation, pour ceci, pour cela.

Et vous passez dans les forêts, vous ne pouvez même plus, les pompiers ne peuvent plus y accéder. On ne peut même pas y accéder. Donc le problème, c'est un manque d'entretien, déjà, enfin, je pense. Et après, s'il y a, comment dirais-je, là où moi, je suis aussi très inquiet, c'est que l'hiver prochain, si on a encore le même, avec la même biométrie qu'on a connue cette année, c'est plus des incendies qu'il va y avoir. Alors, c'est également des inondations. Le pain, pourquoi le pain ? Parce que c'est un arbre qui boit à peu près 100 litres d'eau par jour. Et donc, c'est pour ça que, enfin, c'est ce qui se dit, Napoléon avait fait ça pour assainir les marées. Voilà.

Et donc, maintenant, les crasses ne sont plus nettoyées. Enfin, c'est, voilà, parce qu'il faut protéger également la petite espèce de petites grenouilles dont tout le monde se fout, mais à part deux, trois excités, comme j'ai dit la dernière fois, il faut absolument la protéger. Tout le monde a sa place

12:24
Présentateur

et elle compte dans la chaîne alimentaire. Allez-y, Mathias.

12:28
Invité

Je crois aussi qu'il y a, c'est ce qu'évoquait Bernard tout à l'heure, il y a un manque fondamental d'éducation écologique sur la forêt en particulier, parce que les gens ne savent pas comment fonctionne une forêt. Moi, je l'ai découvert tardivement parce que je me suis intéressé aux arbres à un moment donné. Je me suis aperçu que je ne savais pas ce qu'était un arbre, que j'étais persuadé que c'était important, mais je connaissais trois, quatre essences et je ne savais pas comment fonctionnait une forêt, donc j'ai pas mal bûché là-dessus.

Et juste, quand on voit, par exemple, le débat qu'il y a eu sur la clim pendant la canicule, on se rend compte du degré zéro d'éducation écologique du peuple français parce que la clim, ça rejette de la chaleur à l'extérieur. Et vous savez quoi, le grand problème ? On en est quasiment à dire que c'est bien dommage qu'on ne puisse pas climatiser les forêts. On en est là, quoi. Donc, effectivement, on ne peut pas climatiser les forêts. C'est ça, c'est un problème.

13:22
Présentateur

Bon, la climatisation, ok, ça ne fait pas du bien à l'environnement, mais Bernard Cohen-Haddad, ça sauve des vies. On parle de canicule, surtout chez nos vieilles personnes et personnes en difficulté.

13:30
Invité

Oui, oui, moi, je ne suis pas en anticlim. Surtout si c'est de la clim qui est fabriquée en France, ce que je préfère, plutôt que ça vienne de Chine, de Corée ou d'autres pays. Donc ça, ça ne me pose aucun problème. Je dis juste que ça a été dit. Il n'y a pas de modèle unique. Et tant qu'on sera le nez dans le guidon, c'est tout ceci, tout cela, comme on évoquait tout à l'heure justement. Et d'ailleurs, on voit bien que les auditeurs ont du bon sens. Ils ne veulent pas que des canadaires. Ils veulent des canadaires et le reste. Donc, tant qu'on sera monomaniaque ou que l'on pense avoir toujours une solution unique à un problème multiple, on ne s'en sortira pas. Et je partage ce qu'a dit.

Parce que moi, il m'est arrivé de manière connexe de voir comment était la gestion d'une forêt avant ces incendies-là. C'est extrêmement complexe. C'est chronophage et c'est coûteux. Et beaucoup de propriétaires fonciers, il ne faut pas croire qu'ils roulent sur l'or non plus. Et donc, cette prise de conscience, elle fait partie d'une éducation et ça peut être le faire dès le plus jeune âge.

14:27
Présentateur

Éducation et bénévolat.

14:28
Invité

Et bénévolat, mais aussi une mobilisation, je le rappelle, sociétale. Parce qu'on ne vit pas seul sur une île, on vit dans un environnement et c'est ça qu'il faut peut-être aujourd'hui valoriser.

14:37
Présentateur

Pierre-Yves Martin.

14:38
Invité

Juste pour revenir sur la climatisation, ça serait intéressant d'avoir le même sujet, le même débat, dans deux, trois mois, pour voir si ce recours, au moins dans la parole des uns et des autres, à la climatisation, est toujours aussi soutenu. Peut-être qu'on aura zappé, peut-être qu'on aura oublié, j'en sais rien du tout.

Et ça repose cette question du rapport que vous évoquiez, du rapport au collectif, c'est que malheureusement, en temps de canicule, j'ai un peu l'impression que chacun réagit par rapport à soi-même et du coup, ne se pose pas les questions et se disent, pour reprendre votre raisonnement, j'en ai rien à faire que ça dégage de la chaleur, du bon que chez moi, c'est Yiffa-Frage. C'est ça. Et les gens ne savent pas que la climatisation rejette de l'air chaud à l'extérieur, donc forcément, on augmente la chaleur globale extérieure.

Donc, moi, je ne suis pas anti-clime, bien évidemment qu'il y a des tas d'endroits, les EHPAD, les hôpitaux, les écoles, quand les enfants sont à l'école, il faut que ce soit vivable. Mais, par exemple, climatiser sans, par ailleurs, végétaliser, c'est une hérésie, c'est n'importe quoi. Donc, en fait, effectivement, il n'y a pas une solution unique, c'est toute une politique et on en revient à l'idée de vision, de cohérence, de perspective, de plan, comme vous le disiez tout à l'heure, qui doit permettre de mener une politique. Bien sûr.

15:58
Présentateur

Allez, on va vous laisser le mot de la fin, Loïc, sur cette idée, justement, de climatisation et puis on va changer de sujet après tout en continuant ce débat. On vous écoute, Loïc.

16:07
Auditeur

Oui, pour la climatisation, là aussi, je suis désolé, je suis un peu sceptique quand ce sont des inverteurs maintenant, c'est des clims double flux, enfin, elles font du froid d'un côté et du chaud de l'autre mais ce qu'il faut voir, c'est qu'elles font du froid, certes, et du chaud à l'extérieur mais l'été, l'hiver, c'est l'inverse et l'avantage, c'est qu'une clim, par exemple, va vous restituer 3500 watts de chaleur mais va ne vous en consommer que 1000 alors qu'un simple radiateur, lui, va vous consommer 1000 watts et ne vous restituera que 1000 watts.

Alors, d'un autre côté, c'est vrai que ça rejette un peu de chaleur l'été mais l'hiver, ça consomme moins d'électricité et donc, à mon avis, le delta fait qu'on se retrouve à zéro. Donc, est-ce que la clim, c'est ce qui fait qu'on est à des températures actuelles aussi élevées ? Je ne pense pas là non plus. Je suis désolé de... Allez,

16:52
Présentateur

une réaction d'EVV en deux mots s'il vous plaît. Je voudrais réagir.

16:56
Invité

Votre réaction, je la comprends mais ça me fait penser à une phrase de Jean-Yann que j'aime beaucoup. Jean-Yann disait tout le monde veut sauver la planète, personne ne veut descendre les poubelles. Donc, à un moment donné, il faut changer de comportement. Oh, il nous manque Jean-Yann. Non, mais ce n'est pas un effet de vase communiquant, malheureusement. Ce n'est pas parce que le chaud de l'été, on le récupère en hiver. Malheureusement, ce n'est pas comme ça parce que les effets sur l'environnement, sur l'écosystème, il est durable et il n'est pas immédiat. Par contre, c'est vrai qu'il faut arrêter de diaboliser la climat. En tout cas, moi, je le crois.

Il faut faire un effort, ça a été dit, mais aussi, il faut maîtriser ce que l'on installe.

17:30
Présentateur

Allez, merci beaucoup. On va prendre les consultations, les résultats avec vous, Quentin Saunier, sur notre question posée sur YouTube.

17:37
Locuteur non identifié

Oui, puisqu'on vous pose cette question, faut-il apprendre à vivre avec ces nouveaux étés ou la tendance peut-elle être encore inversée ? Vous répondez oui à 53%. Il faut apprendre à vivre avec ces nouveaux étés. Beaucoup de commentaires également. On a Stan qui nous dit la tendance ne peut pas s'inverser. Il y aura toujours des gens pour mettre le feu consciemment ou inconsciemment. Et on a Baptiste qui nous dit pour que ça change, il faudrait que la justice fasse aussi son travail pour éviter les actes mal vieillants.

18:01
Présentateur

Merci beaucoup, Quentin Saunier. Merci beaucoup, Mathias Lebeuf. Vous nous quittez puisque vous allez chez nos confrères de CNews qui en passent le bonsoir. Je rappelle que vous êtes journaliste, philosophe et auteur de Petit traité de la lenteur à l'usage des gens pressés chez Guitre et Daniel. Merci d'être venu partager avec nous. C'était un plaisir. Allez-vous rester avec nous, vous, auditeurs de Sud Radio, auditeurs, auditrices, évidemment, dans un instant. C'est l'info en plus avec un axe agriculture, etc. Évidemment, toujours dans cette édition spéciale sur les incendies qui ont lieu dans la Gironde, dans les Landes et puis sur le territoire français, évidemment. Merci.