"Le Smic, ça doit être un salaire d'entrée", pas un salaire "à vie", estime la ministre du Travail
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour ASRD panosian Bouvet bonjour bonjour revalorisation du SMIC de 2 % au 1er novembre prochain en anticipation du mois de janvier c'est ce qu' annoncé hier Michel Barnier pourquoi maintenant bah pourquoi maintenant parce qu'on s'approche très près en fait des 2 % dans lesquels il y a une revalorisation il est probable d'ailleurs que on soit à 2 % de hausse de Haus des prix à la fin de l'année et donc on s'est dit qu'on allait revaloriser ça fait 28 € hàectivement le SMIC à 1426 € net on est bien d'accord c'est une anticipation ça veut dire qu'il n'y aura il n'y aura rien au mois de janvier c'est une anticipation tout à fait mais par contre ça ne nous interdit pas et c'est aussi ce qu'a dit le Premier ministre hier de commencer à regarder maintenant très sérieusement la question des bass salaires on voit bien et ça a été documenté qu'on a au fil des années constitué des trappes à bas salaire ù parce qu'on voulait aussi favoriser le le le le coût du travail et et et très concrètement aujourd'hui quand on est au SMIC pour un employeur ça ça coûte ça lui coûte 500 € quand il veut augmenter quelqu'un au SMIC de 100 € on va en parler mais pour terminer sur le SMIC on est très loin des des 200 € promis par le le nouveau front populaire on pouvit pas aller plus loin non parce qu'il faut non d'abord parce qu'il faut ça ça le vrai sujet c'est la question des trappes à bass salaire le sujet aujourd'hui c'est qu'il y a beau beaucoup de gens qui sont scotchés au SMIC àis sujet la smicardisation le SMIC ça doit être un salaire d'entrée mais certainement pas un SMIC àis le sujet c'est le temps partiel subi également don qui qui concerne 80 % des femmes qui sont qui voilà ça c'est sujetl et donc moi je pense que c'est ces sujetsl qu'il faut remettre pour redynamiser les négociations salariales au niveau des branches et au niveau des entreprise vous dites que ça coûte trop cher en fait pour l'employeur d'augmenter les salariés à partir d'un certain niveau ça veut dire quoi ça veut dire que vous préparez un un Big Bang des allègements de charges il y a il y a un rapport qui va être rendu jeudi euh qui à la demande de de de de la première ministre Elizabeth bornne qui à l'époque avait demandé justement de regarder les implications de ces allagements de Charles qui avait été construit au fur et au fur et à mesure pour voir comment on construit aujourd'hui des bas salaires et puis surtout des des effets de seuil majeurs quoi donc notamment celui-ci c'est-à-dire qu'il y a aucune incitation et pour le travailleur de se former ou accepter une une for une promotion et pour l'employeur de vouloir progresser dans la grille salariale mais vous entendez aussi ce que disent déjà les syndicat ils disent que les employeurs sont biberonnés aux aides publiques et donc dans ces cas-là est-ce que l'objectif dans le dans les futurs mois dans dans les futurs mois les futures semaines ce sera de diminuer l'aide de l'État pr c'est c'est ce qu'on va regarder justement alors après il faut faire attention hein à des mesures trop brusques parce qu'il faut pas non plus pénaliser l'emploi mais c'est ce qu'on va précisément regarder sans aucun tabout c'est-à-dire à la fois les trappes à bas salaire sur les très bas salaires et puis un lissage pour éviter ces effets de seuil qui fait que voilà 1,6ismque et bien vous n'avez tout simplement pas intérêt et en tant que salarié et sur votre salaire net et euh le le et en tant qu'employeur à à augmenté il y a un autre sujet aussi c'est-à-dire que comme on a on indexe le SMIC et c'est une bonne chose sur l'inflation euh il y a un vrai tassement de la grille des salaires vers le bas et donc vous arrivez à des à des à des classifications je veux dire moi je me rappelle encore de cette discussion que j'a eu il y a un an sur la question des aides à domicile en Loire Atlantique ou pour quand vous êtes aide ménagère et que vous devenez auxiliaire de vie donc après une formation le gain il est que de 7 € 55 brut par mois donc c'est aussi ces sujets là qu'il faut regarder et quand on voit que 65 % de nos branches n'ont pas retoiletté leurs classification depuis depuis 5 ans ce sont des choses qu'il faut regarder parce que ça participe de la progressive mais alors comment on fait ça comment on met la pression justement aux employeurs pour qu'il voilà qu'il mettent un coup de pouce sur euation sont aujourd'hui euh dans les mains aujourd'hui notamment sur le sujet des minimas conventionnels on a une quinzaine de branches aujourd'hui qui ont des un certain nombre de minima conventionnel en dessous du SMIC Mo ben moi je suis nommée depuis une semaine et je vous annonce que je vais regarder la chose très sérieusement et les convoquer euh avec la direction générale du travail pour regarder ça et les inciter à maintenant avancer très très sérieusement sur cette question parce que les choses ont tardé pour revenir sur les les trappes à bas salaire beaucoup de nos auditeurs qui sont qui nous écoutent là qui sont autour de 2000 € se disent très bien mais quand quand et dans quel cadre est-ce que vous allez prendre ces décisions est-ce que c'est par exemple dans le cadre du prochain budget de la SCU on va regarder euh oui mais moi j'aimerais moi j'aimerais qu'on avance avec le enfin le Premier ministre aussi et puis c'est aussi un sujet de compte publ et de finances publiques mais j'aimerais qu'on avance assez rapidement pour pouvoir euh voilà prendre en compte les recommandations du de ce rapport Bovas mer dans les comptes de la sécurité dans les comptes voilà pour que c automne en fait que lesion c'est C automne et c'est d'ailleurs pour cela lors de la pour préparer la déclaration de politique générale le Premier ministre et moi-même avons rencontré chacun des syndicats et des organisations patronales et moi dès demain je vais revoir les organisations patronales et les organisations Sicales pour faire le suivi notamment sur la question des bass salaires mais pas simplement justement dialogue écoute respect a dit à de multiples reprises le Premier ministre hier les liens se sont parfois distendus avec les partenaires sociaux c'est ce que vous avez déploré vous pendant la passation c'est un reproche en creux à la méthode jupiterienne d'Emmanuel Macron où le dialogue social en fait a pas fonctionné ben moi je crois que le dialogue social que l'écoute la cohésion sociale c'est à la fois un facteur de compétitivité des entreprise et c'est un facteur d'engagement de fierté et de reconnaissance des salariés voilà je le dis aussi en tant tant que femme d'entreprise que j'ai été jusqu'il y a encore quelques années donc donc moi je crois au dialogue social et c'est vrai objectivement que sur les différentes questions que ce soit la réforme de l'assurance chômage que ce soit le débat des des retraites les salaires don on parlait à l'instant il aura il y aura une conférence sur les salaires par exemple moi j'aimerais qu'on mette ce sujet sur la table effectivement conférence sur les salaires il y a pour pouvoir mais mais mais il y a déjà des choses sur lesquelles on peut avancer rapidement c'estàd qu'avant d'attendre la conférence sur les salaires il y a peut-être des choses qu'on peut déjà ajuster lors des discussions budgétaires alors reprendre le dialogue aussi sur la réforme des retraites c'est ce qu'a promis Michel Barnier reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux mais pour parler de quoi de l'âge de départ à 64 ans non parce que vous savez ce qu'ils veulent les syndicats ce qu' a dit qu'est-ce que nous ont dit le débat sur les retraites d'abord hein c'est que il y a des sujets d'anxiété du travail ici et maintenant c'est la question de la place des seiors c'est vrai que de dire qu'on allonge de 2 années pour des questions d'équilibre des régimes par répartition absolument indispensable que le premier ministre a rappelé hier c'est anxiogène quand on a le sentiment et c'est vrai depuis 40 ans 50 ans dans notre pays que passer 50 ans passer 55 ans on n plus tout à fait sa place dans le monde du travail qu'est-ce que nous ont dit aussi les débats sur les retraites c'est la question de la pénibilité moi il y a un rapport de France stratégie qui est sorti au printemps dernier qui a dit quand même quelque chose de très révélateur c'est que un/ers des personnes qui sont aujourd'hui entre 51 et 59 ans exercent des métiers qu'on dit péiblees voilà et qu'il y a il y a aujourd'hui presque un/ers des ouvriers dans la manutention et dans le BTP qui partent pour des raisons de santé et d'inaptitude professionnelle entre 51 et 59 ans 25 % des auxiliaires de vie contre question parler de la pénibilité du travail des seneurs contre 100 % dans dans les banques et les assurances voilà ça ce sont des sujets et puis il y a la question des femmes effectivement qui pour des raisons de carrière hachée j'ai parlé du temps partiel ont aussi des sujets d'anxiété et donc c'est ces sujets que le premier ministre a souhaité suite aux différentes consultations que nous avons eu revoir mais dans le contexteè on qui du coup les syndicats ils vous ont dit oui on reviendra autour de la table même si on par pas de 64 ans cont dans le contexte très contraint des finances publiques que nous connaissons voyons voyons si on peut sur ces sujets-là améliorer les choses moi je pense que c'est extrêmement important d'où la volonté c'est ce qui a été annoncé par le par le Premier ministre hier de remettre aussi euh sur la table la question de la négociation euh des seigneurs au travail mais est-ce que vous vont vous dire les partenaires sociaux euh c'est que tout ce que vous nous dites là la pénibilité les carrières des femmes les carrières longues tout ça c'est important mais c'est à la marge par rapport à la question des 64 ans moi je sais pas moi moi j'ai envie de les moi je les vois à partir de je les revois à partir de demain suite à la déclaration de la politique générale donc je je verrai ce qu'ils me disent mais moi j'ai envie de remettre sur la table comme ça a été dit hier dans la déclaration de politique générale la question de l'assurance chômage la question des des euh des seniors la question des retraites progressives il y a moins d'un % des gens dans notre pays qui bénéficient de retraite progressive quand c'est quelque chose de beaucoup plus important dans les pays du Nord qui justement ont réussi le défi du travail des seniors voilà les sujets dont on doit regarder donc pas question de toucher aux 64 ans la durée de cotisation c'est ce que vous nous dites aujourd'hui pourtant vous le savez le RN comme la gauche ont prévu de poser une de déposer des textes pour abroger la réforme des retraites vu l'état des forces à l'Assemblée ça va arriver tôt ou tard moi je fais d'abord moi j'ai envie de travailler sur le dialogue social voyez donc moi j'ai envie de regarder d'abord les organisations syndicalesation patronale pour voir comment avancer parce que les les propositions de loi il faut aussi regarder le cheminement le passage au sénal moi je veux regarder moi je veux d'abord regarder les changements ici et maintenant si on peut améliorer l'insertion professionnel des seniors qu'il puissent rester se maintenir en emploi en bonne santé regardeer le sujet des carrières pénibles et bien moi je suis preneuse et je ferai tout pour pouvoir aider à avoir un accord et un compromis ou pardon d'insister mais vous l'avez forcément en tête ce scénario où au bout du compte puisque c'est l'Assemblée nationale qui a le dernier mot et qui a actuellement probablement une majorité de députés qui pourrai voter cette cette l'abrogation de de de la retraite à 64 ans qu'est-ce que vous faites dans ce cas c'est une proposition de loi donc elle doit aussi suivre le cheminement oui mais précisément l'aboutissement du cheminement c'est l'assemblée qui a le dernier mot hein même s droite comment voilà et puis il faut pas oublier non plus que dans la réforme qui a été votée il y a aussi des améliorations sur les petites retraites dont parce qu'on parle beaucoup de mais parlons-en aussi hein des plus 50 € pour les petites retraites qui se sont vu dès septembre dernier autre sujet d'importance pour ceux qui nous écoutent la réforme de l'assurance chômage qui était de le chômage qui était prévu avant la dissolution et qui visait à à resserrer les critères d'accès à l'indemnisation elle est morte et enterrée ou alors elle est encore sur la table ce que le premier ministre a dit c'est qu'il souhaite réouvrir la négociation et ce serait plutôt sur la base de l'accord de novembre 2023 qui avait été voté par accepté signé par trois des organisations syndicales et par le patronat et de voir comment est-ce qu'on peut avancer là-dessus sachant qu'il faut que en parallèle et en complément on travaille sur la question du travail des seniors et également de l'aménagement des des retraites donc on l'oublie le à moins que envie revenir mais en tout cas la base de travail ce sera celle qui avait eu l'agrément le plus le plus large de la part des partenaires sociaux vous nous dites l'importance c'est le travail des seniors puisqueeffectivement on rame à ce sujet comment vous vous voulez inciter les employeurs à garder les seigneurs en emploi et même à les recruter oui et ben al d' pas l vous député vous avez parlé d'un CDI senior par exemple alors c'est pas une fatalité hein la Finlande Suède la Norvège ont réussi le Paris il y a 20 ans et ont maintenant des taux d'activité deux fois supérieur aux nôtres sur les seniors en particulier de 60 à 64 ans il faut mettre tout sur la table il y a la question des retraites progressives il y a la question des CDI seniors il y a la question en fait de la capacité à anticiper en milieu de carrière pour que tous se disent comment je me projette dans ma deuxième partie de carrière il y a la question des reconversions professionnelle il y a la question de la formation professionnelle quand on a plus de 55 ans on a deux fois moins de chance d'avoir une formation on est plus je il a la question il faudra en parler des discrimination quand vous avez plus de 55 ans dans notre pays entre vous avez TR fois moins de chance d'être convoqué à un entretien d'embuche donc a un travail à faire auprès des employés aussi des empyurs des employeurs et des employés un travail majeur renforcer peut-être aussi la négociation pour que ce sujet arrive sur la table chaque année dans les entreprises pour que ce soit suivi parce que ça doit être un sujet majeur comme ça l'a été dans les pays du Nord qui ont réussi à à faire face à ce défi Astrid panosan Bouv la nouvelle ministre du Travail et de l'Emploi est avec nous jusqu'à 9h sur France Info on vous retrouve juste après le fil info 8h46 clerire cheaglini l'Iran avait l'intention de tuer des milliers d'Israéliens affirme sur France Info ce matin le colonel rafovitz le porte-parole de l'armée de l'État hébreu a aussi confirmé que son pays se préparait à une roste après l'attaque par than hier soir des missiles hypersoni ont été pour la première fois utilisé par le régime des Molla Michel Barnier est un premier ministre ministre très esselé selon Boris valallot le patron des députés socialistes l'éluélande estime que le chef du gouvernement n'a pas été beaucoup applaudi par la majorité qui est censée être la sienne lors du discours de politique générale du chef du gouvernement hier les premiers arrivés auront les meilleur tarifs si vous devez voyager par le train à Noël les billets pour les vacances de fin d'année sont en vente depuis 6h ce matin le PSG à bulatas à Arsenal 2 à0 pour leur 2e match de pour le 2è match de Ligue des Champions expoir en revanche pour les footballeurs brestoir à Salzbourg les Finistériens ont humilié les Autrichiens 4 à0 France Info le 830 France Info Jérôme chapui SIA bracla et Astrid panosian Bouvet ministre du Travail et de l'Emploi dans ce gouvernement de Michel Barnier le Premier ministre qui a donc fait cette déclaration de politique général hier à l'Assemblée vous étiez présent faire beaucoup avec peu c'est son message il a cité le général de Gaulle euh il y a les impôts mais les 2 tiers de l'effort budgétaire en 2025 se passeront par des baisses de dépenses est-ce que ça veut dire que le budget de vos services ministère du Travail mission sur l'emploi va baisser oui je pense que tous les tous les ministères doivent contribuer à l'effort à l'exception de ceux qui sont sanctuirisés par des des lois de programmation notamment les ministères régaliens qui avait besoin d'un vrai un vrai effort de rattrapage donc l'emploi et la formation sera sera aussi touché par cette enfin devra participer mais il faut mettre les choses en perspective quand je suis arrivé au ministère du coup j'ai regardé un petit peu l'historique des budgets en 2019 on était à 12 milliards d'euros de budget emploi formation on est aujourd'hui à 20 milliards de budget donc ça veut dire que c'est une augmentation de 65 % pour donner d'ailleurs un nord de grandeur on parle beaucoup du budget de de la justice en ce moment c'est 10 milliards voilà et et et donc en en en 2019 le budget Emploi Formation représentait presque 2,5 % du budget total aujourd'hui on parle de 5 % du budget total donc il y a quand même eu un effort considérable et je pense que vu l'état aujourd'hui des finances publiques hein et de l'urgence de retrouver une trajectoire saine et bien chacun doit participer et je crois que il y a vraiment les moyens de participer sans toucher à la dynamique positive que l'on a vu depuis ces dernières années toutes les personnes qui travaillent pour ces missions euh dans dans dans vos dans vos services quand ces personnes vous écoutent elles doivent se dire bah la ministre elle nous défend pas là alors moi je veux qu'on arrête de se dire qu'un bon ministre c'est un ministre qui se définit par la hausse de ses crédits ou par une loi qui porte son nom je pense qu'un bon ministre c'est les résultats non mais je vous le dis en plus avec beaucoup d'unité mais donc les résultat c'està-dire de pouvoir continuer euh et moi j'ai vraiment deux batailles qui est de continuer l'insertion professionnelle des jeunes parce que on a on a un taux d'activité des jeunes qui est des plus élevé depuis les années 80 mais qui reste quand même en de ça de la moyenne européne et la question des sors je pense qu'on peut faire comme le disait le Premier ministre plus avec c'est mieux avec moins ouais c'est ça mais je je pense que c'est possible justementan Bouvet il y a des craintes visiblement dans dans votre secteur sur sur les coupes budgétaires à venir dans la parmi les pistes envisagées dans la lettre plafond qui avait été envoyé il y a quelques semaines la réduction de la prime à l'embauche des apprentis notamment pour les niveaux licence et master dans les entreprises de plus de 250 salariés pour le MDF c'est une très très mauvaise idée écouter Patrick Martin c'est formidable dans ce pays qu'on remette en cause des dispositifs qui marchent on avait 350000 apprentis il y a 5 ans on en a 1 million maintenant je cite un chiffre là aussi il y a 30 % des apprentis dans les grandes entreprises et à ce niveau de formation licence et plus qui disent qu'ils n'auraient pas poursuivi leurs études s'il avait pas eu les aides à l'apprentissage et j'ajoute que les entreprises payent les apprentis forment les apprentis vous le rassurez ce matin Patrick Martin il y aura pas de coupe dans chez les apprentis alors il y aura pas de il y aura il y aura des ajustements de la prime à l'apprentissage ça il faut quand même parce que ça représente 14 milliards du budget sur les 20 enfin 4 4 milliards hein les primes les primes à l'apprentissage par contre moi je suis très sensible à ce que dit Patrick Martin qui est que d'abord la révolution culturelle à l'apprentissage on disait ça marche en Suisse ça marche en Allemagne pourquoi pas chez nous et je suis sensible aussi au fait que il faut éviter les fausses bonnes réponses notamment sur Couper les apprentis de Master 2 parce que précisément ça à la fois permis euh de de à certaines personnes et à un/ers des étudiants d'accéder à ce niveau d'étude grâce à l'apprentissage et ça a permis à beaucoup d'entreprises notamment les TPE les PME de pouvoir recruter ce type de profil et donc d'augmenter le niveau de qualité de l'emploi pour tous donc moi je serais extrêmement rigoureuse et précise sur les ajustements à faire pour éviter les effets de bord il y a un sujet très grand public qui n'a pas été abordé euh par mich Barnier hier qui était qui avait été évoqué par le gouvernement précédent la semaine différenciée la semaine en 4 jours qui doit pouvoir qui doit permettre par exemple au aux parents divorcés de travailler moins la semaine où ils ont la la la charge de de leurs enfants c'est encore sur la table ou pas alors je sais qu'il y a une une mission d'évaluation par mon ancien collègue de la commission affaires sociales Stéphane vir là-dessus parce qu' il y a la semaine de 4 jours en 4 jours sur 4 jour il y a plein de variantes euh donc donc mettons les choses sur la table après moi je souhaite que ça ne cache pas ce soit pas l'arbre qui cache la forêt sur la question de l'organisation du travail et moi je souhaiterais mais ça c'est pourquoi pas à l'image de ce qu'avait proposé Jean-Dominique Sénard le patron de Renault et Sophie Thierry qui président la commission travail emploi du suf de proposer pourquoi pas une une COP travail pour pouvoir précisément réfléchir sur ces sujets mais si on devait avancer moi il y a une chose sur laquelle je suis certaine c'est qu'il faut pas une loi uniforme c'est vraiment des choses qui doit se décider et avancer au niveau des entreprises et pas branche au plus près de la réalité des entreprises donc permettre aux entreprises de basculer dans une dans dans la semaine différenciée ou la semaine de 4 jours pour qu'ell soi beaucoup plus libre d'organiser leur travail un autre sujet qui n'a pas été abordé effectivement par le Premier ministre vu le contexte des finances publiques du côté de la sécurité sociale on cherche aussi des économies du côté des arrêts de travail notamment car leur coût a explosé 7 milliards d'euros 16 milliards pardon d'euros par an euh comment vous l'expliquez d'abord ben plusieurs choses il y a il y a il y a à la fois euh le vieillissement de la population il y a un sujet autour de la santé au travail et il y a peut-être un sujet euh d'abus et d'aléa moral donc il faut regarder d'aléa moral d'aller à moral c'est-à-dire que euh ça devient plus facile de parce que ça a vraiment augmenté post covid voilà donc je pense que ça c'est des sujets qu'il faut regardz parce que c'est c'est c'estes euh ces milliards que vous que que vous évoquez euh c'est euh en moins par rapport à la fois à la trajectoire des finances publiques et par rapport à ce qu'on pourrait faire sur d'autres sujets hein de prise en charge notamment en assurance maladie donc il faut aussi se rendre compte des arbitrages qu'on doit faire et donc est-ce qu'il faut réfléchir mettre sur la table le débat sur la réflexion d'ajouter un ou deux jours de carence moi je suis il faut regarder il faut regarder ça c'est précisément des choses qu'il faut regarder parce que là on est sur une un des des des des dérives qui sont quand même très fortes et qui sont Infiné porté et par les les les les finances publiques mais aussi par les les entreprises parce que ces accords il y a aussi des accords conventionnels hein donc donc c'est aussi derrière la masse salariale des entreprises qui coûtent au détriment on a parlé en début de la capacité à faire progresser les salaires agès Asri panosion vous c'est une ligne rouge de Michel Barnier le racisme l'antisémitisme hier on l'a entendu c'est l'un des rares moments d'ailleurs où quasiment tous lesémicycles a applaudi les syndicats et le patronat expliquent assister aujourd'hui à une montée dans les entreprises des actes et des paroles racistes comment à votre niveau vous comptez vous y prendre lutter contre ce phénomène alors moi je veux d'abord saluer effectivement l'initiative des partenaires sociaux de remettre la question dans le monde de l'entreprise de de du racisme et de l'antisémitisme parce que on l'a vu avec les différentes consultations les les les les partenaires sociaux nous ont dit que la parole c'était vraiment libérée dans le monde de l'entreprise parallèlement on voit qu'il y a encore et c'est les études qu'il montrent la la la la Défenseur des droits la dilcra que il y a encore des discriminations majeures dans l'accès au travail et dans les formations 25 % des 25 % aujourd'hui des demandes qui sont faites à la Défenseur des droits ça ça ça concerne concerne concerne l'emploi concerne effectivement l'emploi comment on agit et ben il y a un arsenal juridique comme on fait souvent en France qui est très complet mais qui est pas véritablement effectif et donc moi j'aimerais vraiment regarder ce qui se fait à l'étranger je vois qu'au Pays-Bas je vois qu'en Grande-Bretagne il y a des choses on avait parlé on avait une proposition de loi qui était en cours qui était sur le testing mais qui n'était pasén généralisé mais il y a la capacité à faire et le testing c'est pas une fin en soi la question du testing c'est après ce qu'on en fait sur le suivi sur les sanctions sur la capacité d'améliorationting pour être très clair c'est on regarde si une entreprise répond de la même manière à une personne selon son origine voilà exactement sachant qu'il y a différentes formes de discrimination là il y a la discrimination sur le sexe il y a la discrimination sur les origines il y a les discrimination sur l'âge et donc il y a différentes manières de de de faire du testing il y a aussi donc ça c'est des choses qu'il faut faire mais encore une fois le testing c'est pas une fin en soi c'est qu'est-ce qu'on en fait et moi je suis vraiment prête à ouvrir cette discussion parce que ça fait partie on peut pas parler de promesse républicaines quand chaque jour on fait appel on on fait face à des discrimination très concrète dans la vie quotidienne que ce soit sur le travail mais que ce soit sur le logement ou en boîte de nuit Astrid panan Bouvet pour ceux qui ne vous connaissent pas vous êtes une marcheuse de la première heure vous étiez au côté d'Emmanuel Macron bien avant 2017 vous avez confondé en marche et aujourd'hui vous faites partie d'un gouvernement dans lequel un ministre macroniste lui aussi se fait recadrer par le Premier ministre quand il est quand il considère que le RN ne fait pas partie de l'Arque républicain est-ce que parfois vous êtes mal à l'aise moi je serais toujours très ferme sur sur la lutte contre les idées du rassemblement national par contre je veux parler aux électeurs du rassemblement national je veux leur parler parce que il y a du ressentiment il y a un sentiment de déclassement et et et moi dans le le le le le le portefeuille ministériel qui est le mien je pense qu'il y a des choses à faire pour les rassurer et pour leur montrer que les solutions et les réponses proposées par le rassemblement national ne sont pas les bonnes et sont même contreproductives et c'est pour ça que je suis très heureuse que les partenaires sociaux se saisissent par exemple de la question du racisme et de l'antisémitisme dans les les entreprises pour que je suis très heureuse qu'on se saisisse enfin de ces sujets d'anxiété qui nourrissent aussi l'électorat du rassemblement national quant à la question des salaire quant à la question des perspectives professionnelles Astrid panosian Bouvet ministre du Travail et de l'Emploi merci d'avoir été avec nous pour cette première interview à la radio depuis votre prise de fonction au ministère du du travail
Astrid Panosyan-Bouvet