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Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 26 mars 2021 25 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sportEurope & international

Hommage à Bertrand Tavernier : dernier voyage à travers le cinéma français

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:00antoine guillotFait
    « il avait fait un film sur la double peine histoires de vies brisées qui a changé la politique française puisque après l'avoir vue dit-on nicolas sarkozy a retiré son idée d'impliquer la double peine ou d'expulser ceux qui avaient été en prison »
  • 25:00antoine guillotFait
    « il fait partie en 97 des cinéastes qui s'engagent contre la loi debré pour la défense des sans-papiers qui prônent la désobéissance civile »
  • 35:00antoine guillotFait
    « ses films en tout cas les plus sociaux les plus ancrés dans la société contemporaine comme l 627 par exemple sont très clairement des actes engagé »
  • 50:00antoine guillotFait
    « il va défendre le cinéma américain qui n'est pas défendable à l'époque c'est à dire celui du western on lui doit la découverte de bad teacher on lui doit la découverte d'andré de toth »
  • 55:00françois angelierFait
    « il va toujours essayer de s'y frotter alors il fait des films comme coup de torchon qui est une série noire américaine mais il va finir par aller tournée aux états-unis avec robert parrish »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

7h 9h les matins de france culture guillaume erner et nous rendons hommage au cinéaste bertrand tavernier cinéphiles devenu réalisateur il laisse derrière lui une trentaine de chefs-d'oeuvre au genre éclectique pour en parler je suis en compagnie d'antoine guillot et de françois angelier mes deux camarades antoine guillot journaliste critique de cinéma et de bandes dessinées producteur de l'émission plans larges sur france culture françois angelier producteurs de mauvais gens aussi évidemment sur france culture petit une réaction puisque nous venons d'entendre le biais politique de frédéric 16 y ait une politique de bertrand tavernier il est particulièrement saluée d'ailleurs par la presse de gauche ce matin j'ai ainsi l'humanité qui fait sa une sur l'homme cinéma mais c'est aussi le cas dans libération antoine guillot oui c'était très clairement un cinéaste engagé pas un cinéaste militant s'est pas exactement pareil mais c'est quelqu'un qui s'est engagé à plusieurs reprises leur d'abord dans la défense du cinéma français une exception culturelle au niveau européen mais aussi dans la dans la politique française il faut se souvenir par exemple qu'il avait fait un film sur la double peine histoires de vies brisées qui a changé la politique française puisque après l'avoir vue dit-on nicolas sarkozy a retiré son idée d'impliquer la double peine ou d'expulser ceux qui avaient été en prison il fait partie en 97 des cinéastes qui s'engagent contre la loi debré pour la défense des sans-papiers qui prônent la désobéissance civile et puis son cinéma sous souvenons nous qu'en même qu'il avait fait d92 la guerre sans nom un des premiers documentaires à faire parler des anciens soldats de la guerre d'algérie pour raconter ce que ce qu'avait été cette guerre et ses films en tout cas les plus sociaux les plus ancrés dans la société contemporaine comme l 627 par exemple sont très clairement des actes engagé alors à gauche oui mais il faut se souvenir qu'à l'époque paul quilès le ministre de l'intérieur avait détesté ce film parce que déjà on ne voulait pas parler de la misère des conditions de travail des policiers des difficultés dans lesquelles il se débattait tous les jours et bien quand il faisait réagir des politiques comme ça je crois que bertrand tavernier étaient ravis transfuge didier oui c'est un peu comme bois c'est quand il fait un conte décès c'est un certain cinéma de gauche mais qui ne plaît pas forcément aux à l'exécutif c'est vrai que c'était la caractéristique de taverny oui faut rappeler qu'il était né en 41 de rené tavernier qui était un poète résistant proches d'aragon donc il est né déjà dès le départ on serait habité en dessous voilà donc le beat est en dessous d'arradon ils ont cohabité même un poème célèbre d'aragon est dédié à ses parents sa mère il est né dans un milieu qui était celui de la gauche militante et de la résistance lyonnaise autant dire que vont ils étaient au coeur du problème est bien mort jamais oublier que son père avait libéré lyon avec ftp est mu c'est à dire avec de la main d'oeuvre immigrée et ça il s'en souviendra toute sa vie et même après dans sa filmographie les tous les films sont effectivement orienté je dirais pas en direction des pauvres union de la gauche mais tout prenez par exemple que la fête commence il ya cette histoire des rafles et des personnes et des hommes qui sont raflés pour être envoyées au canada il ya une espèce de vision du peuple français à l'époque du régent qui est quand même extrêmement il prend les pros le parti non non pas de l'aristocratie décadente plutôt du petit peuple et puis pareil pour le juge et l'assassin qui se termine quand même par un chant du mas sanier manifestations syndicales ouvrières et qui met en scène justement le destin de deux vaches et l'éventreur qui est victime de la société est pareil après pour que la fête commence qui pourrait être avoir avoir l'air d'être une sorte de film un peu mélancolique sur je dirais la haute société française au lendemain de la première guerre mondiale mais qui est plutôt un film sur la halle la déconfiture idéologique de l'après 14 donc effectivement c'est un cinéaste de gauche mais pas militons toutes les violences nous sommes en ligne sans transition avec une transition avec philippe torreton bonjour bonjour d'hier philippe torreton vous avez joué dans quatre films de bertrand tavernier l'apa capitaine conan ça commence aujourd'hui et laissez passer peut-être un mot sur les convictions politiques de bertrand tavernier qui je crois a été très importante dans son oeuvre et dans son art oui je vous rectifie juste j'ai pas joué dans l'est c'est parce que justement les jacques gamblin j'ai joué dans l titan 27 dans la pâte désolé mon capitaine conan et et ça commence aujourd'hui pardon et donc sur les convictions politiques de bertrand tavernier philippe torreton qu'est ce que vous auriez à dire à ce sujet quel genre de conviction l'animait je crois dans son travail dans sa vie moi j'ai envie de dire des convictions de 2 d'un constat d'insatisfaction de la société tels qu allez-vous et ou telle qualité à chaque époque où je l' ai connu c'est à dire que paradoxalement on n'a jamais parlé politique ensemble on a parlé de la des conditions de vie de de certaines catégories de la population on a parlé de problèmes will d'immigration n'a parlé de la police des problèmes que j'y vais les policiers à chaque fois il y avait une vision fait de de ceux qui sont un peu en première ligne notamment le rôle que mad qu'il n'avait confié de daniel lefebvre dans ça commence aujourd'hui bon ben voila c'était 7 il symbolise et où tous ces instits de france qui accueille la misère sociale dans leur classe et qui n'ont pas les moyens de la résoudre qui doivent se débattre avec quel genre de professionnels etait-il parce que je crois que dans les tournages de tavernier il régnait une bonne atmosphère ce qui n'est pas nécessairement le cas philippe torreton oui moi j'ai adoré ça j'ai mon deuil aujourd'hui vient de cette ambiance là aussi évidemment je pleure cet homme avec qui j'ai quand même passé presque une dizaine d'années de ma vie et qui m'a fait découvrir tellement de choses il m'a saisi ce tellement chaud je lui dois énormément énormément et mais j'ai un deuil de de cette ambiance joyeuse studieuse il y avait une joie sérieuse à faire du cinéma les deux étaient réunis les deux étaient indissociables il fallait rigoler les rideaux les sur du travail rigoler se re sur de la documentation ils faisaient ça sérieusement mais y avait une place toujours pour lui un signe par exemple c'était pas faire ce que j'écris dans un petit carnet c'était je prévois quelque chose j'ai envie de raconter cette histoire il mettait un soin fou a scénarisé mais après il y avait le temps du tournage une temps de tournage pouvait rck et stone et l'écriture donc on sans arrêt on était là improvisé des centaines ou d avec des objets des accessoires qu'un flou des accessoires ils adorent et l'accessoirisation des plateaux et la gestion qu'en faisait le comédien salsa le fasciner pour lui une des grandes qualités d'un acteur c'était le l'habileté qu'il pouvait avoir avec les objets ça ça le satiné par existe et il était prêt à tout chambouler y compris qu'il avait prévu ces actes de caméra parfois même des dialogues il y avait une place comme ça ouverte à la à la spontanéité des acteurs aussi c'est ça fait quelque chose d'affaires à antoine guillot c'est ce qui fait que tavernier est tout sauf un dogmatique puisqu'on parlait de on parlait tout à l'heure d'engagement ou de militantisme parce que c'est un cinéaste très pragmatique il me semble et ce que décrit philippe torreton des tournages ne m'étonne pas parce que c'est quelqu'un que trouver des solutions par rapport à des histoires qui voudraient raconter c'est vrai que sa filmographie a l'air très éclectique comme ça quel rapport entre eux n ont l'impression qu'ils aimaient tous les genres dont le cinéma mais mais mais c'est le cas c'est à dire que c'est il agit comme le cinéphile qu'il était c'est à dire qu'il trouvait très souvent des films admirable il aimait beaucoup il ya comme ça ou mais au minimum est toujours quelque chose d'intéressant c'était le boulimique de cinéma et qui donc a retranscrit dans sa façon de faire du cinéma tout ce qu'il est mais c'est à dire aussi bien le social le concret le naturalisme et puis la grande épopée en costume et torreton a traversé ces différents axes de son cinéma oui parce que je crois à philippe torreton que vous avez beaucoup dialoguer avec lui sur le cinéma il vous a beaucoup transmis à cet égard alors j'ai beaucoup écouté bertrand tavernier de parler de cinéma je n'avais pas la prétention de d'apporter ma petite manette petite connaissance quelques noms lui iront en gagner beaucoup de temps et et on avait plutôt intérêt à l'écouté parce que parce que c'était génial forcément il avait une connaissance et comme vous disiez il n'y avait pas de l'été pragmatique il est indépendant dans ses coûts il avait pas de chapelle donc c'est ce qui faisait sa force et sa faiblesse d'ailleurs parce que en france on aime bien les chapelles on aime bien être l'héritier de appartenir à telle famille du cinéma ou du théâtre et c'est lui il n'avait pas de famille il avait une il avait d admiration un peu partout mais y compris au coeur même d'un petit nanar il était capable de vous sortir une réplique à un cadrage une idée de mise en scène qui faisait sa joie et même si elle aussi n'était très mauvais il en convenait mais il y avait il avait une une générosité sur sur le scout de faire un fils savez ce que ça coûtait donc même quelqu'un qui fait un mauvais film yat il avait une tendresse pour lui voilà c'est parce qu'il est il est de racheter par un plan par une réplique le choix d'un acteur ou d'une actrice et patty savais que c'était un dur combat de faire un film et oui parce que antoine guillot c'était à la fois bertrand tavernier un cinéaste évidemment est un historien du cinéma et cette double compétence est assez rare ma foi oui et non parce qu'il appartient en fait à cette génération qui suit tout de suite celle des jeunes turcs de la nouvelle vague et d'ailleurs même godard d elui toi et moi nous sommes les enfants de langlois et de la libération il vient vraiment de ce mouvement des ciné-clubs d'ailleurs il faudrait les rapprocher d'un martin scorsese pour ce qui est de son rapport à l'enfance à la maladie puisqu'il sous lui l'a découvert le cinéma au sanatorium où il était soigné pour tuberculose comme scorsese s'ouvre souffrait d'asthme été enfermé chez lui à regarder les films à la télévision et donc ils ont accumulé tous les deux à savoir immense mais très large sur le sur le cinéma et pourtant contrairement là pour le coup à à ses aînés de la nouvelle vague il a pas fait d'excommunication c'est à dire que au contraire il a recréé un lien qui avait été rompu avec le classicisme du cinéma français quand il fait travailler jean aurenche et pierre bost ce sont les scénaristes ont été vilipendés par par truffaut comme les représentants uni delà de la qualité française et il va faire une sorte de classicisme cinématographique parce que ce qu'il aime avant tout c'est la narration c'est les acteurs c'est une histoire bien racontée c'est pas du tout un formaliste bertrand tavernier ce qui fait qu'il n'était pas encombrer de sa cinéphilie il aimait éperdument la faire partager jusqu'à jusqu'au dernier moment faire des bonus sur des dvd de western complètement oublié obscures est que là encore il trouvé admirable et sans arrêt de faire passer ça mais quand il se retrouvait à filmer c'est ce que je disais tout à l'heure ils n'étaient pas là pour citer ses maîtres il était là pour faire du cinéma françois angelier mais tout à fait mal fait il est venu plusieurs fois mauvais genre une fois il a déclaré que les choses pour lui devait être regagnée devait être le fruit d'un combat il dit c'est pour ça que je suis devenu cinéaste alors je suis affligé d'un strabisme extrêmement douloureux c'est vrai que si on regarde bien son visage est un grand problème oculaire et puis je suis aussi venu l'homme de l'énergie comme ça d'animer un tournage d'animer d'être attaché de presse alors que j'ai j'avais effectivement de graves problèmes pulmonaires d'autres sectes y avait une âme combattante dès le départ cette à bernier et puis effectivement le chauffe l'expression de joie sérieuse utilisé par philippe torreton est tout à fait juste et puis cette idée de l'homme qui joue avec des ustensiles ou qui laisse son acteur je dirais tirer parti d'un accessoire et l'envoyé de celles auxquelles je pense toujours qu'il ya d'ailleurs pas paraît-il était improvisé c'est la scène du resto dans l'horloger de saint paul ou un fils philippe noiret sert un plat avec des oignons arts se livrent à toutes une considération sur le bonheur de manger avec 2 le désolant quand on est célibataire et la manière qu'il a de jouer avec l'espèce de petits ramequins aux faïences et et la cuillère moi qui ai vraiment les dans le bouchon lyonnais c'est l'ailé les outils les communes à la pratique de table on voit bien là ce sont son intérêt pour la toux dessous ce qu'est la culture matérielle et est l'objet quant à la cinéphilie c'est extrêmement impressionnant je recommande à tous nos auditeurs de de courir après les bonus de tavernier un bonus de tavernier dont certains font une heure dix sept absolument spectaculaire il est tout seul devant la caméra et l'impression qu'il parle un peu pour lui même et il détaille la moindre chose l'accessoire le décor l'angle de caméra la vie du producteur la famille de du maquilleur de façon mais absolument de virtuosité c'est absolument génial il s est même pas de l'hyper naisy comme ces gens qui malade il nous souvient de tout on sent qu'il ya un amour de la chance filmique elle qu'il investit absolument la totalité et il pourrait en parler des heures il ya certains bonus qui sont vertigineux philippe des raisons qui vient d'être dit et avec les bonus vous aurez une petite idée de la des dîners qu'on pouvait avoir cessé c'était ça c'était ça tout le temps mais c'était ça dans les avions c'était ça chez lui cet état dans les taxis qui nous emmenait sur les tournages c'était ça tout le temps tout en optant par exemple c'était quelqu'un qui avait finalement épousé le cinéma pour pouvoir parler aux autres mais tous les autres pas seulement les spectateurs dans les salles c'est aussi à thise intime c'est à dire que c'était quelqu'un qui avait extrêmement demain elle a parlé à dire quelque chose à ce qu'un grand timide et c'est un grand timide il avait souvent le regarder c'est comme ça et y compris quand ils étaient même emporté mais il avait tout le temps de regarder par terre il avait du mal à perdre et les les les gens en face et sa façon de parler enfin du monde était de faire du cinéma et sa façon de dire je t'aime c'était de vous parler de cinéma quand ils vont parler de cinéma il me faisait penser à ces paysans que j'ai bien connue en normandie c'est que on ne se dit pas bonjour on se dit il fait beau aujourd'hui la nuit s'était tu as vu le film de machin ça voulait dire bonjour je philippe torreton je suis assez curieux de quand même de la direction d'acteurs chez tavernier parce que ayant commencé avec philippe noiret qui détestait qu'on lui dise qu'il devait faire mais qui pouvait passer des heures à choisir son costume ou ça ou sa coiffure avec vous comment comment ça s'est passé parce que même si vous aviez joué d'autres chez d'autres réalisateurs allemands vous êtes quand même un peu donné au cinéma avec avec tavernier ah oui parce que mon expérience a vanté ce dernier était extrêmement réduite j'ai fait quelques jours de tournage dans un film de pinoteau était un peu près tout et ça a commencé avec bertrand tavernier et après j'ai fait juste après j'ai fait un film d'olivier assayas et puis de noémie lvovsky mais c'était c'était quasiment en même temps cet et moi j'étais je souscris complètement est ce que vous pouvez dire s'il y croire et c'est à dire qu'il ne nous encombrer pas de choses à faire on savait ce qu'on avait à jouer il faut déléguer beaucoup il avait une grande confiance il était même assez embêté quand un acteur avait un problème un problème ou de textes ou de ou deux placements de d'intention le jeu il savait pas trop quoi répondre c'est en ce sens qu'il était pas l'été parce qu'on appelle d'une façon un peu américaine directeur d'acteur c'est à dire le le metteur en scène omniscient qui qui vous sont désertes comme ça des tombereaux d'informations sur l'art de jouer non ils connaissaient pas l'art de juin ils étaient spectateurs des acteurs qui choisissait par contre ils vont ils apporter un soin énorme à choisir ses comédiens y compris dans les tout petits rôles et ça c'était sa façon de diriger c'était de parler du film qu'on allait faire et il déléguait beaucoup il faut il accorder un crédit in lens a l'intelligence de ses interprètes qu'ils étaient capables de comprendre ce qu'on allait faire est de comprendre que la caméra etc temps là on pouvait pas être comme ça et des choses comme ça et moi j'aime ça parce que au moment de jouer on se sentait assez libre et on se sentait réellement regardez et écoutez on n'était pas des mots n'étaient pas des marionnettes au service d'un d'ingénieurs qui sait tout mieux que vous il a créé était de la partie tournage pour lui était une fête dès que la fête commence parce que parce que c'était parce que c'est là qu'il allait pouvoir et rex tateurs de ses acteurs et entendre le texte qu'il avait mis autant de temps à écrire ou courir et n'était pas pour moi c'est quelque chose qui ne m'a profondément touché et parmi ses liens étroits avec les acteurs qui avaient donc le lien qu'il avait avec vous philippe torreton il y avait aussi son duo avec philippe noiret alors peut-être que coûte orge ont donc le film qu'il a réalisé en 1980 et y rester je crois en partie dans les mémoires antoine guillon peut être un mot sur le couple qu'il formait avec noir est en tout cas avec noir et il me semble qu'il qu'il a fait sans doute ce qui est plus sombre aussi chez tavernier parce qu'on en parle delà de la joie du militantisme mais il y avait aussi quelque chose de quasi célinien par moments chez chez noir et chez hachette à vernier mais pour le coup jeudi noir et parce que noir et son double de cinéma très clairement et un coup de torchon est assez frappant pour ça parce que c'est l'adaptation d'un livre de jim thompson 1275 âmes qui numéro 1000 delà de la série noire il le transpose dans l'afrique coloniale française et il va montrer le côté extrêmement poisseux de sept heures de cette société glauque sambre presque pourri de l'intérieur comme dans que la fête commence il y avait aussi chez lui une dimension extrêmement noir bref au souvenir la passion béatrice qu'un film extrêmement brutal sur le sur le moyen-âge il aime aussi et on parle du juge et l'assassin etc il ya quelque chose où ils trient fouet quand même les plaies purulentes de la société française par moments et moi c'est assez la partie tavernier qui me passionne le plus parce que on sent que c'est c'est un peu c'est son côté lyonnais c'est à dire que derrière les apparences surtout ne rien dire on ne dirait en est très timide mais ça permet de parler de soi il va voir ce qui se passe derrière les façades reluisante des immeubles lyonnais est de la france en général et puis il ya aussi le côté lyonnais américain françois angelier est en lui et en lyonnaise je recommande bien sûr le passé la vue de la plus proche des etats-unis lyon oui c'est un faux pas de lyon est une ville sans terrasse une ville où tout se situe derrière les façades derrière les portes genre dès lors je crois que c'est le son sont cons documentaire lyon le regard intérieur est tout à fait extraordinairement juste et intelligente sur ce qu'est l'essence du lyonnais personnage qui al'air griffe naissance n'est pas lyonnais 6 mai mais on n'est pas là pour une autre émission mais justement c'est ce mélange de de conservatisme apparent de cannes de pondération et chaque fois qu'il ya une une bourde à faire en france elle se fait à lyon vers l'imprimerie la maçonnerie ésotérique la poésie féminine la résistance française les partouzes luciférienne tout ça c'est à lyon ah oui donc donc c'est une ville qui met du temps et sa magnifique c'est bien correct contre lyon je veux dire les états unis antoine guillot les états unis il va pas arrêter de s'y frotter c'est à dire que quand ils les cinéphiles et attaché de presse il va défendre le cinéma américain qui n'est pas défendable à l'époque c'est à dire celui du western on lui doit la découverte de bad teacher on lui doit la découverte d'andré de toth on lui doit aussi pour le cinéma anglais la réhabilitation de michael powell par exemple qui était complètement oublié à l'époque et il va toujours essayer de s'y frotter alors il fait des films comme coup de torchon qui est une série noire américaine mais il va finir par aller tournée aux états unis avec robert parrish n'est pas n'importe qui quand même il va faire mississippi blues parce qu'il faut parler aussi de son amour du jazz et de la musique populaire américaine il ya ici electric mist avec tommy lee jones est précisément à lille arrive enfin à essayer de tourner aux états unis sauf que ça se passe pas très bien parce que parce qu aux etats-unis à des producteurs américains et aux etats unis c'est pas le syneas le roi du tout il a il aura énormément le problème ce qui fait qu'il ya deux versions du film il ya la version américaine remonté par son producteur et la version qu'on a vu sortir en france philippe torreton une remarque normes et on évoquer lyon tout à l'heure et il se trouve que quand on dit li hong lei ces fameux passage qu'on appelle les travaux maboul et bages on comprend mieux tavernier en utilisant ce mot là il avait une façon de de traverser comme sade par des petits passages de pas se contenter justement des façades mais d'aller derrière derrière ils explorer les sujets il aimait bien les les petites anecdotes qui en disent long et ils étaient très friands de sa très friands de 2,2 de petites d'éclosion comme ça qu'on verra insignifiante mais qui symbolise pas mal de choses il l'adoré parce qu'il parlait beaucoup mais d'une certaine façon est curieusement il écoutait beaucoup aussi parfois mais quand ils écoutaient on a l'impression que il s'arrêtait comme une comment pose comment on sait on appuie sur la touche pause ils étaient bloqués et regardez pas la personne qui l'écoutaient évidemment et on s'en fait qu'il enregistrait tout quand un sujet le passionné il se taisait et il enregistre et on savait que un jour ou l'autre elle se retrouverait dans un scénario franchement que je dis oui entièrement d'accord avec philippe torreton c'est pas l'homme des grandes avenues et des artères centrales tavernier c'est l'homme de trades de la traboule c'est l'homme qu'il traboules est c'est à dire qu'ils empruntaient ces petites cette circulation parallèle presque surréaliste où on pouvait rencontrer n'importe qui on pouvait passer d'une rue à une autre un de ceux par des des trajectoires je dirais totalement incidente et sur les surprenantes et son cinéma porte ça c'était c'est pas à cinéma effectivement on l'a dit qui est assez la de gauche mais pas engagé donc c'est pas l'homme qui sommes au biologique dogmatique qu'obéir aux orientations théoriques c'est une espèce de vision à la fois sensible expérimental comme ça beaucoup plus intérieure est beau et beaucoup plus profonde qui fait qu'il a pu aussi bien s'intéresser aussi aux âmes perdues du cinéma américain kkr autant lara et à d'autres un mot de conclusion philippe torreton il va me manquer énormément il va manquer à beaucoup de gens parce que c'est on a besoin de ces passeurs la deux de ces gens qui ont une grande connaissance mais un aussi grand appétit de parts cette connaissance c'était pas cet étang un collectionneur comme vous le disiez tout à l'heure c'était pas un c'était pas de la connaissance pour de la connaissance n'était pas c'était encyclopédique mais une encyclopédie populaire il voulait que tout ça se partage que les fines vigile se restaurent il a dit il son regard en sanglots des vraiment l'étendue du cinéma dans toutes ses dents toutes ses diversités et dans dans tout dans tous ses métiers tout lui importer la vie des salles l'indépendance de certaines salles les longs programmatique les diffusion à la télé le financement bien sûr l'exception culturelle bien sûr mais aussi l'intermittence mais aussi plein de choses tout était important parce que c'était tous nos cinémas français doit beaucoup à plein de de lutte de gens qui se sont associés qui se sont si ce sont protégés de certains délais reconçu faire exister ce cinéma et donc on ne faut on ne faut avoir cette vision générale et ça ils l'avaient ils avaient une générosité de transmission comme vous l'a dit très bien dit de deux passeurs et ça ça me bouleverse ensemble parce que je vois là il y aura plus jamais de conversation avec fish merci beaucoup philippe torreton d'avoir évoqué avec nous le souvenir de bertrand tavernier