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InterviewC à vous (sur YouTube)· 4 janvier 2022 53 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéJusticeInstitutions & élections

Valérie Pécresse, Raphaël Gérard - C à Vous - 04/01/2022

Source d'origine 10 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 18 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:39OuverteRéponse directe

    Comment faire campagne alors que le Covid occupe tous les esprits ?

  • 3:35OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pourriez dire ce soir à la façon de Xavier Bertrand, ce sera Pécresse au deuxième tour ? Voir ce sera Pécresse à l'Élysée ?

  • 4:37OuverteRéponse directe

    C'est votre première campagne présidentielle. Mais les combats électoraux vous ont mené depuis 20 ans, précisément.

  • 4:47OuverteRéponse directe

    Qui a frayé son chemin d'abord auprès de Jacques Chirac, puis dans les pas de Jean-François Copé, un peu de Nicolas Sarkozy, beaucoup de Dominique de Villepin ?

  • 5:24OuverteRéponse directe

    Première apparition, première télé en 1991. Et premier combat perdu contre le déménagement de l'ENA de Paris à Strasbourg.

  • 5:53OuverteRéponse directe

    Sept ans plus tard, vous quittez le Conseil d'État pour l'Élysée, où vous initiez Jacques Chirac à ce qu'on appelait alors l'informatique.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:13Valérie PécresseFait
    « Je crois qu'il faut refonder toute une série de piliers pour protéger, éduquer, soigner, pour refonder la République. »
  • 4:03Valérie PécresseFait
    « Je veux remettre de l'ordre dans nos frontières, dans la rue, dans l'école, dans les comptes de la France. »
  • 4:19Valérie PécresseFait
    « Je veux une vraie politique de pouvoir d'achat. »
  • 4:22Valérie PécresseFait
    « Je veux m'occuper de l'urgence écologique. »
  • 4:24Valérie PécresseFait
    « Je veux que nos jeunes aient vraiment l'égalité des chances. »
  • 8:18Valérie PécresseFait
    « Quand j'étais plus jeune, mon professeur de français nous avait fait faire un test d'accord, d'adjectifs et d'articles, et j'avais marqué « madame la ministre ». »
  • 9:19PrésentateurChiffre
    « Alors le HuffPost a fait le compte. 59 hommes, 31 femmes. Je suis nulle en maths, je suis incapable de parler du parycentre, mais à vous nez, ce n'est pas paritaire. »
  • 9:36Valérie PécresseFait
    « Si, c'est complètement paritaire sur tous les postes d'orateurs, d'organisations, les pôles thématiques. »
  • 10:11Valérie PécresseFait
    « Les électeurs de la droite, ils ont eu une audace. Ils ont eu une audace assez historique. Ils ont choisi une femme pour les représenter. »
  • 12:53Valérie PécresseFait
    « Nous sommes patriotes et européens. Nous voulons une France forte, dans une Europe puissante. »
  • 14:11Valérie PécresseFait
    « Il est allé dire, en Algérie, que nous avions commis des crimes contre l'humanité. »
  • 14:20Valérie PécresseFait
    « Il a dit aussi que nous n'avions pas une culture française, mais des cultures en France. »
  • 15:10Valérie PécresseFait
    « Quand j'étais jeune députée, on m'a dit « Comment voyez-vous la France demain ? » Et j'ai dit « Fière et métissée ». »
  • 24:11Valérie PécresseFait
    « Je suis favorable à ce pass vaccinal, dès lors que la protection des Français est liée aussi au respect et à la protection des libertés. »
  • 24:31Valérie PécressePromesse
    « Les sénateurs proposeront, les sénateurs vont proposer des amendements qui permettront automatiquement de mettre fin au pass vaccinal lorsque la pandémie baissera. »
  • 34:36PrésentateurChiffre
    « Vous voulez ramener la dette dans des proportions plus supportables vers 100% du PIB sur 10 ans. »
  • 34:45PrésentateurChiffre
    « Pour ce faire, vous voulez supprimer 10% de ce que vous appelez l'administration administrante sur le quinquennat, ce qui représente près de 200 000 postes de fonctionnaires. »
  • 35:11Valérie PécresseFait
    « Nous croulons sous les procédures. Nous avons des empilements de strates administratives qui sont extrêmement lourdes. »
  • 35:16Valérie PécresseChiffre
    « Moi, ce que je souhaite, c'est créer 50 000 postes de fonctionnaires de plus dans trois missions : soigner l'hôpital, 25 000 postes de plus ; protéger, 15 000 postes de plus dans la justice ; éduquer, 10 000 postes. »
  • 35:35PrésentateurChiffre
    « 200 000 moins 50 000, ça veut dire 150 000 suppressions nettes. »
  • 35:46PrésentateurChiffre
    « Ça représente un départ en retraite sur trois non remplacés. »
  • 41:08PrésentateurChiffre
    « Vous voulez d'ailleurs augmenter le budget de la justice de 50% en 5 ans. »
  • 41:30PrésentateurChiffre
    « 85% des femmes qui meurent sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoints, 85% de ces femmes, il y a eu des violences antérieures. »
  • 42:04PrésentateurFait
    « les Républicains ont fait voter l'année dernière une loi qui demandait que l'ordonnance de protection soit prononcée dans les 6 jours. »
  • 42:16PrésentateurFait
    « Or, aujourd'hui, elle n'est pas exécutée. »
  • 43:17PrésentateurFait
    « il y a 15 ans que je m'occupe de ces sujets. En réalité, j'étais députée, je m'occupais déjà de la protection de l'enfance et de la famille. »
  • 43:37PrésentateurChiffre
    « j'ai formé les policiers, j'ai mis en place 200 logements sociaux pour les femmes victimes de violences. »
  • 46:52Locuteur 1Chiffre
    « Un test antigénique à 25 euros en rapporte 19 aux pharmaciens. »
  • 47:28Locuteur 3Fait
    « Ils n'étaient pas vaccinés. »
  • 51:07PrésentateurFait
    « C'est du communautarisme. C'est nier nos fêtes calendaires. »
  • 51:21PrésentateurFait
    « Je l'ai appelé, je le lui ai dit. Qu'est-ce qu'il vous a répondu ? Il m'a dit qu'il était désolé, qu'il ne voulait blesser personne. »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Locuteur 512 %
  • Locuteur 84 %
  • Locuteur 34 %
  • Locuteur 22 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:32
Présentateur

C'est à vous, très heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 20h50 pour m'accompagner, évidemment, toute l'équipe de C'est à vous. Bonsoir. Bonsoir. Émilie, votre choix de l'actu du jour ? Le coup de gueule de Jean Castex cet après-midi contre ce qu'il appelle le coup politique de la droite. Contre le pass vaccinal qui aurait pu être voté cette nuit, mais le vote a été retardé. Mohamed, votre story du jour ? Le 4 mai 2021, Cheyennez Daoud avait été brûlée vive par son ex-conjoint. Aujourd'hui, six policiers sont passés en conseil de discipline. Je vous raconte cette histoire. Patrick, votre édito du jour ?

Je vous racontais Valérie Pécresse avant Valérie Pécresse, quand elle faisait cliquer le mulot à Jacques Chirac. Valérie Pécresse, candidate à l'élection présidentielle, qui est notre invitée ce soir. Mathieu dans le 5 sur 5.

1:17
Locuteur 2

On les sollicite beaucoup, vous l'avez constaté, il y a du monde dans les officines, les pharmaciens au beurre du burn-out.

1:22
Présentateur

On aura les témoignages de pharmaciens dans le 5 sur 5 de Mathieu Béliard. Pierre ?

1:26
Locuteur 9

Oui ?

1:27
Présentateur

Excusez-moi de vous déranger dans votre lecture. Je reviendrai sur 93 années de la vie de détective, un fantastique magazine, histoire mythique. Histoire mythique, on se soumettra à François-Xavier Demaison. Notre invité, il est à l'affiche d'un téléfilm. Il incarne un maire candidat à ses réélections. Un maire rattrapé par les emmerdes qui volent en escadrille, c'est ce que disait Jacques Chirac. Et ça colle parfaitement à sa situation. Autour d'un dîner préparé ce soir comme hier par notre chef de la semaine, Charles Coulombeau, chef propriétaire du restaurant à la maison dans le parc, Place Stanislas à Nancy. Du bœuf ce soir avec de la clémentine.

2:05
Locuteur 2

C'est ça. Bonsoir. On va faire un paleron de bœuf lorrain qu'on va cuire dans une bière qu'on réalise nous-mêmes au restaurant avec une brasserie qui s'appelle La Délicatesse à Nancy. En fait, c'est une bière éco-responsable qui est réalisée à partir des excédents de pain générés par le restaurant au fil de la semaine. Et donc on infuse la bière avec ce pain et un poivre magao, donc aux notes d'agrumes. Et avec ça, on aura du céleri rave et de la clémentine.

2:27
Présentateur

On a hâte. Merci beaucoup, Charles. A tout à l'heure. C'est la première femme à avoir été investie par la droite pour l'élection la plus importante de la Ve République. Il lui reste 96 jours pour convaincre avant le premier tour. Mais comment faire campagne alors que le Covid occupe tous les esprits ? Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et candidate des Républicains à l'élection présidentielle. Et ce sont notre invité. Bienvenue sur le plateau de C'est à vous. Merci de votre présence à 96 jours du premier scrutin. J'ai compté. Vous aussi, vous comptez les jours ? Non. Donc c'est une information que je vous livre.

Non, je sais qu'effectivement, la campagne va être très courte et je sais surtout qu'elle va être sous contrainte. C'est énorme Covid. Ce n'est pas la campagne dont vous rêviez ? Moi, ce que je souhaite, c'est que la pandémie n'occulte pas le vrai débat démocratique qu'on doit avoir sur la situation du pays et sur son avenir. Parce que je crois qu'il faut refonder toute une série de piliers pour protéger, éduquer, soigner, pour refonder la République. Est-ce que vous pourriez dire ce soir à la façon de Xavier Bertrand, ce sera Pécresse au deuxième tour ? Voir ce sera Pécresse à l'Élysée ? Aujourd'hui, il y a vraiment deux candidats, deux gouvernements.

Il y a le président de la République et il y a moi. Et on voit bien... Il n'est pas candidat, Emmanuel Macron. Vous avez écouté ses voeux ? Il semblait pourtant que c'était un peu du bilan et de la perspective. Enfin, tout ça pour dire qu'il y a deux candidats de gouvernement. Et moi, ce que je veux incarner, c'est à la fois une droite de conviction et aussi une droite de solution. Je veux remettre de l'ordre dans nos frontières, dans la rue, dans l'école, dans les comptes de la France. Et je veux lever un nouvel espoir. Parce que je veux redonner de la dignité à ceux qui travaillent. Je veux une vraie politique de pouvoir d'achat. Je veux m'occuper de l'urgence écologique.

Et je veux que nos jeunes aient vraiment l'égalité des chances. Donc, il y a tout un programme à porter. Ce programme, c'est un programme pour que tout change et que la France soit elle-même au premier rang plus forte, plus belle. C'est votre première campagne présidentielle. Mais les combats électoraux vous ont mené depuis 20 ans, précisément. Patrick, pour mieux cerner notre invité, vous vous êtes remonté aux origines politiques de Valérie Pécresse. Qui a frayé son chemin d'abord auprès de Jacques Chirac. Puis, dans les pas de Jean-François Copé, un peu de Nicolas Sarkozy. Oui, beaucoup de Dominique de Villepin, un peu de François Fillon, d'Alain Juppé.

Parcours qui vous fait dire aujourd'hui que vous êtes le barycentre de la droite. Curieuse formule pour ceux qui ont oublié leur cours de maths de première. Alors, rien à voir avec le cri de l'éléphant. Le barycentre dont on peut admirer ici une équation. C'est, disons, le point d'équilibre entre plusieurs positions pondérées de leur poids respectif. Ce qui permet de comprendre comment les 39% d'Éric Ciotti à la primaire ont pu bouger votre barycentre. On y reviendra peut-être. Mais revenons à vos débuts dans la vie publique. Première apparition, première télé en 1991. Et premier combat perdu contre le déménagement de l'ENA de Paris à Strasbourg.

5:33
Locuteur 9

Je vous ai dit hier que le gouvernement n'avait pas l'intention de remettre en cause sa décision de faire partir l'école d'administration à Strasbourg. Eh bien, les futurs hauts fonctionnaires continuent, eux, à s'y opposer. Une trentaine d'entre eux, d'élèves de l'ENA, ont dormi cette nuit dans les locaux parisiens de l'école. Cela ne s'était jamais vu.

5:50
Locuteur 2

Très télégénique, ce de d'autres.

5:53
Présentateur

Sept ans plus tard, vous quittez le Conseil d'État pour l'Élysée, où vous initiez Jacques Chirac à ce qu'on appelait alors l'informatique. La nouvelle tendance, c'était l'Internet, c'était les nouvelles technologies. Et il se trouve que moi, spécialité au Conseil d'État, c'était le droit de l'Internet, le droit de l'audiovisuel, une de mes spécialités. C'est vous qui avez appris à cliquer le mulot à Chirac ? Exactement. Vraiment ? Vraiment, vraiment, vraiment. On a fait des séances de formation, il voulait absolument s'y mettre.

Le mulot, expression inventée, parlait guignol après cette séquence mémorable, où on voyait Jacques Chirac demander au type qui lui montrait un ordinateur, la souris, qu'est-ce que vous appelez la souris ? Bon. 2002, premier combat électoral, gagné, dans la deuxième circoncession des Yvelines, Versailles, Vélizy, Chevreuse, avec la découverte des joies de la campagne. J'ai fait 2000 kilomètres en voiture, j'ai fait 5 réunions publiques déjà, j'en ai 7 en préparation. Les gens me demandent tous les jours de venir leur parler dans leur petit village. C'est une impression extraordinaire d'envie de politique, et moi je m'amuse énormément.

Vous vous amusez, et vous voici député, très vite, très en vue, d'autant plus en vue que vous siégez dans un groupe UMP à près de 90% masculin. Il y avait une quarantaine de femmes, pour plus de 300 hommes. On m'a prise pour la collaboratrice d'un député la première fois que je suis allée à la buvette. Vous ne voulez pas me laisser rentrer. Vous en avez fait un livre, dont le titre s'inspire d'une chanson de l'époque, « Femmes libérées, être une femme politique, c'est pas si facile ». On vous a fait miroiter les ministères, toujours cités lors des remaniements jamais nommés, c'est Nicolas Sarkozy.

Sarkozy, qui vous met dans la lumière en vous désignant porte-parole de l'UMP en 2005, dans la lumière et dans un clip de campagne pour la Constitution européenne. Je vais voter oui à la Constitution européenne, parce qu'aujourd'hui, plus que jamais, nous avons besoin d'Europe. Deux ans plus tard, 2007, Sarkozy, président, vous devenez à 39 ans la plus jeune ministre du gouvernement Fillon, à l'enseignement supérieur et à la recherche. Et contrairement à votre collègue Michel Alliomari, vous demandez à ce qu'on vous appelle, madame, la ministre, en confiant dans la cour du ministère que cette ambition-là remonte à très loin.

« Quand j'étais plus jeune, mon professeur de français nous avait fait faire un test d'accord, d'adjectifs et d'articles, et j'avais marqué madame la ministre. Et il avait souri, et il s'était bouqué de moi, et il avait dit « quand Valérie, quand vous serez ministre, vous changerez les règles ». Il se trouve que j'arrive, les règles ont déjà changé, même si, avec le recul, je dois avouer qu'il y a aussi une certaine fierté à arriver dans un métier masculin et d'avoir un titre d'homme. Un titre d'homme et un métier masculin, comme président de la République ? Par exemple ? Je ne sais plus combien il y en a eu avant, mais je crois que c'est 25 ou 26 hommes. Président de la République ?

Président de la République, aujourd'hui. Ah oui, il n'y a pas eu de femme, ça, je vous le confirme. Non, mais je n'ai pas compté combien il y avait eu de président de la République dans l'histoire de la France, mais je crois que c'est 25 ou 26 hommes. Mais c'est drôle cette expression, un titre d'homme et un métier masculin, c'est comme ça qu'on voyait la fonction de ministre à cette époque-là ? Non, mon professeur. Ce que mon professeur m'avait dit, on dit « madame le ministre », parce que c'était les règles à l'époque de la syntaxe, quand j'étais étudiante. Donc j'arrive dans un métier masculin dont je féminise le titre.

Vous avez présenté ce matin votre organigramme de campagne, Valérie Pécresse, que vous appelez votre grande armée, une équipe dont vous dites qu'elle est totalement paritaire. Alors le HuffPost a fait le compte. 59 hommes, 31 femmes. Je suis nulle en maths, je suis incapable de parler du parycentre, mais à vous nez, ce n'est pas paritaire. Si, c'est complètement paritaire sur tous les postes d'orateurs, d'organisations, les pôles thématiques. Simplement, il se trouve qu'à droite, comme d'ailleurs dans la Macronie, il y a un certain nombre de personnes qui sont dans l'équipe escalité. Le président du Sénat, les présidents de groupe, les présidents de partis. Parce que la faute des sortants.

Et les quatre candidats qui se sont présentés contre moi à la primaire, qui étaient tous des hommes. Donc vous êtes héritière d'un parti très masculin, très sexiste, très matrice. Non, pas du tout. Je suis héritière d'une histoire, d'une histoire politique dans laquelle effectivement les postes de responsabilité aujourd'hui sont tenus par les hommes. Mais pardon de vous dire, dans la Macronie, elles sont où les femmes ? Présidentes de partis, présidentes de groupe, premiers ministres ? Et une parité à l'Assemblée nationale ? Et là, je vais vous dire une chose. Les électeurs de la droite, ils ont eu une audace. Ils ont eu une audace assez historique.

Ils ont choisi une femme pour les représenter. Mais vous auriez pu avoir, vous, l'audace d'avoir une équipe de campagne paritaire ? Vous le disiez, mais elle n'est qu'une question de volonté. Elisabeth, elle l'est. La garde rapprochée, elle est exclusivement masculine. Tous mes portes-parles. Mais non, j'ai rassemblé. Et neuf conseillers auprès de la candidate. Mais parce que ce sont, regardez-les, les quatre candidats à la primaire, les présidents de partis, M. Morin, président de centriste, les présidents de groupe, Damien Abad, Bruno Retailleau, François-Xavier Bellamy, les présidents de région. Donc, en fait, eux, ils sont forcément escalités dans mon équipe.

Vous ne pouviez pas balayer tout ça du revers de la main, Valérie Pécresse ? Non, parce que j'ai besoin d'Odalf, là. Non, mais parce que ce que j'ai eu comme audace, c'est de nommer tout le reste de l'équipe et entièrement paritaire. Tous mes porte-paroles, tous mes orateurs, tous mes présidents de groupe thématique. Et je fais émerger, et c'est ça l'audace, je fais émerger des dizaines de nouveaux visages qui incarnent la droite d'aujourd'hui. Ah oui, parce que Jean-François Copré, bris-sorte-feu, ça ne paraît pas la nouvelle génération. Non, mais comme vous l'avez dit, il y a 59 personnes dans l'équipe. Rachida Datid ne fait pas partie de votre équipe ?

Si, elle fait partie du conseil stratégique. Est-ce que ça, c'est une femme dont la voix compte chez les Républicains ? Oui, mais moi, j'ai demandé à chacun ce qu'il avait envie de faire, voilà. Et en fonction des demandes, voilà. Donc elle n'avait pas envie particulièrement de participer à cette campagne ? Elle avait envie d'être dans le conseil stratégique des Républicains, ce qui est son titre. À vrai dire, il y a quelques femmes à vos côtés, c'est vrai, pour cette campagne, notamment Nadine Morano, nommée conseillère politique. Voilà ce que vous disiez d'elle en juin 2019. Une petite phrase dénichée par notre observateur de la vie politique, Bertrand Chameroy.

11:52
Locuteur 10

Nadine Morano qui, ce matin, disait que vous ne supportez pas le débat et que vous ne supportez pas d'être minoritaire. C'est pour ça que vous êtes partie. Voilà ce qu'elle dit.

12:01
Présentateur

Je crois que tous ceux qui ont écouté Nadine Morano ce matin ont peut-être un peu mieux compris pourquoi j'ai quitté les Républicains. Vous êtes réconciliée depuis ? Tout est pardonné avec Nadine Morano ? Vous savez, j'arrive à faire aujourd'hui quelque chose qui est un peu unique. C'est le barisson. C'est-à-dire, non mais c'est de rassembler derrière moi, après une campagne primaire qui s'est extraordinairement bien passée, avec des candidats qui ont perdu parfois 1% des suffrages. Réussir à faire une unité, je pense que c'est ce que les électeurs de la droite attendent. Ils attendent une droite unie, rassemblée et une droite qui a une vraie ligne, une vraie ligne de droite.

Patrick le rappelait à l'instant, vous étiez porte-parole de l'UMP dans le combat pro-européen. On vous entendait dire à quel point on avait besoin d'Europe. Et pourtant, vous avez été profondément gênée par l'installation du drapeau européen sous l'arc de triomphe. Présider l'Europe, oui, effacer l'identité française, non. C'est ce que vous avez fait savoir dès le 31 décembre, exigeant qu'on installe le drapeau tricolore aux côtés du drapeau européen. Effacer l'identité française, le mot est fort. Marine Le Pen, elle, a employé le verbe remplacer. La nuance est assez ténue. Absolument pas. Alors là, absolument pas. Il y a justement, c'était très clair.

Nous avons un président de la République qui prend la présidence de l'Union Européenne et qui choisit de n'afficher que les couleurs de l'Europe. Nous avons Éric Zemmour et Marine Le Pen qui lui disent « Enlevez-moi ce drapeau européen, mettez-nous le drapeau français ». Nous, nous sommes patriotes et européens. Nous voulons une France forte, dans une Europe puissante. Je voulais les deux drapeaux à coller. Et vous savez quoi ? Nous sommes allés retrouver les images de la présidence française de l'Union Européenne sous Nicolas Sarkozy. Qui avait fait ce choix-là. Les deux drapeaux étaient à coller.

Et c'est ça, pour moi, mais c'est très intéressant, parce que c'est trois identités politiques très différentes. D'un côté, les fédéralistes. De l'autre côté, les nationaux. Et nous, qui sommes patriotes européens, qui croyons à la fois à l'identité nationale puissante, dans une Europe qui nous donnera encore plus de puissance.

13:54
Locuteur 3

De là à dire qu'Emmanuel Macron n'aime pas la France.

13:56
Présentateur

C'est ce que dit Éric Ciotti. Moi, j'ai dit qu'Emmanuel Macron, ça c'est une vérité, a un problème avec l'histoire de France. C'est un peu différent. Et vous le savez, il est allé dire, devant un certain nombre de journalistes de la presse étrangère, qui voulaient déconstruire l'histoire de France, il est allé dire, en Algérie, que nous avions commis des crimes contre l'humanité. Il a dit aussi que nous n'avions pas une culture française, mais des cultures en France. Mais il y en a France ou pas ? Il y a des problèmes. Il a un problème aujourd'hui avec l'histoire de France. La France n'est pas un pays multiculturaliste ? C'est parce qu'il fait sa richesse ?

La France, pour moi, c'est une identité qui dépasse toutes les autres. Et tous les Français, quelles que soient leurs origines, vous savez, on a des racines qui viennent de partout, mais on a un tronc commun. Et moi, ce que je veux faire vivre, c'est ce tronc commun. C'est des racines, mais aussi des ailes, un pays. Et si on n'a pas ce tronc commun, si on part tous dans tous les sens, alors on n'est plus la France.

14:50
Locuteur 2

Vous ne pourriez plus vanter le métissage,

14:52
Présentateur

comme vous l'avez fait en 2006, avant que Nicolas Sarkozy, lui-même, le fasse à vos côtés lors d'une conférence ? Alors, vous avez vraiment fait de l'archéologie. Effectivement, il y a quelques... Quand j'étais jeune députée, on m'a dit « Comment voyez-vous la France demain ? » Et j'ai dit « Fière et métissée ». Et c'est ce qu'elle est aujourd'hui. Elle est aujourd'hui... Elle puise à des origines très multiples. Nous sommes un pays d'immigration. Mais je veux que la France soit fière et je veux qu'on ait une identité nationale forte. Je veux qu'on porte des valeurs qui sont les nôtres. Et je veux que... Voilà, on est tous différents. Mais je veux qu'on ait l'égalité des chances.

Et je veux aussi qu'on soit fiers d'avoir des héros. Et que, ben voilà, on se sente tous français. Il n'empêche, vous avez donné le sentiment d'emboîter le pas, Éric Zemmour et Marine Le Pen, qui ont été les premiers à dégainer sur... C'est inexact. C'est totalement inexact. Ah si ? C'est totalement inexact. Votre tweet est daté de 21h le 31 décembre. Marine Le Pen, elle, avait commencé cette polémique à 15h. Oui, mais je vous... Mais pardon. Justement, j'ai pris une position qui était radicalement différente de la sienne. Mais vous vous sentiez obligée d'intervenir sur cette question du drapeau ? Mais c'était une question très politique et très fondamentale.

Est-ce qu'on est pour une Europe fédérale ? Ou est-ce qu'on est pour une Europe des nations ? Ou est-ce qu'on est pour la nation sans l'Europe ? C'est une question politique. Les Français ont très bien compris. Il y a trois visions du monde. Et la mienne, c'est celle du patriotisme et de l'Europe. Alain Duhamel, le polémiste, expliquait que cette polémique du drapeau européen était la première polémique idiote de ce début d'année. Il a tort. Il a complètement tort. Elle est fondatrice de notre vision du monde. Une polémique chasse l'autre. C'est autour du pass vaccinal que le débat de la présidentielle s'électrise. Aujourd'hui, c'est ce que titre Le Monde cet après-midi.

Il a même donné lieu, Émilie, à un véritable coup de théâtre à l'Assemblée nationale aux alentours de minuit et à un coup de gueule cet après-midi du Premier ministre Jean Castex. Oui, il ne nous avait pas habitués à ça. Mais cette fois, Jean Castex est sorti de ses gonds.

16:53
Locuteur 8

La situation du pays, je le dis solennellement devant la représentation nationale, est difficile. Et pendant ce temps-là, je le dis, me tournant vers cette partie de l'hémicycle, certains s'ingénuent à faire des coups politiques pour freiner. Je vous le dis, c'est si ! Il ne s'arrête pas à minuit pour compléter le Premier ministre.

17:36
Présentateur

Ça veut dire, contrairement aux députés qui hier ont refusé contre toute attente le prolongement des débats sur le projet de loi sur le pass vaccinal après minuit. Je dis bien contre toute attente, car les députés de l'opposition s'étaient cachés derrière les tentures rouges en bas de l'hémicycle avant de surgir au dernier moment pour voter contre. C'est une bonne vieille technique. Ça s'appelle le coup du rideau. Qui est contre ?

17:59
Locuteur 5

Asseyez-vous, s'il vous plaît.

18:19
Présentateur

Voilà, tonnerre d'applaudissements. La jubilation de l'opposition d'avoir réussi son coup concernant Jean-Luc Mélenchon. Jubilation sur Twitter, car il s'était absenté à un moment. Visiblement, il était dans le taxi quand il l'a appris. On échappe à la vie blanche. Olivier Véran reçoit une correction. Mais la majorité en veut davantage à la droite qu'elle accuse d'avoir orchestré ce coup de théâtre. Parce que contrairement à Jean-Luc Mélenchon, qui reste cohérent depuis le début contre le pass sanitaire, contre le pass vaccinal, l'opposition semblait, elle, au contraire, officiellement pour le pass sanitaire et pour le pass vaccinal.

Pourtant, si on regarde de plus près, la droite a déposé 212 amendements sur les 712 déposés par l'opposition, soit un tiers des amendements. Et 12 amendements sont des amendements de suppression de l'article 1er sur la création du pass vaccinal. Ça veut dire donc qu'une trentaine de députés et des Républicains sont contre le pass vaccinal. Mais il n'y a pas que le pass vaccinal qui cristallise les oppositions. La nourriture dans le train semble être aussi un sujet de crispation.

19:19
Locuteur 1

Vous faites Marseille-Paris en TGV, vous mettez plus de 4 heures. Comment un enfant ne peut pas être hydraté, un enfant en bas âge, pendant 4 heures ?

19:30
Locuteur 4

Ça veut dire que vous aurez votre bouteille et vous n'aurez pas le droit de la sortir de votre sac ou votre sandwich pour pouvoir le manger ?

19:36
Présentateur

Bientôt, on va être obligé, on va voir des gens se cacher dans les toilettes des trains pour manger un sandwich rayon de l'SNCF. Alors la seule bonne manière de clore les débats hier soir, c'est qu'en Raphaël Gérard, député de la majorité de Charente-Maritime, a pris la parole à son tour.

19:51
Locuteur 5

Ma liberté aujourd'hui, voyez, elle est là. C'est 30 cm de câble et 3 kg de matériel que je porte 24 heures sur 24 jusqu'à la fin de mes jours. C'est ça la réalité, c'est la mienne et c'est celle de dizaines de milliers de personnes dans ce pays dont la vie a été bouleversée par une épidémie. Chaque fois que je sors dans la rue, que je prends les transports, que je prends le train, je ne me pose pas la question de savoir si je peux manger ou pas des cacahuètes. Je me pose la question de savoir si je vais sortir sain et sauf de ce train ou si je vais repartir dans le même enfer.

Vous pouvez continuer à gesticuler toute la nuit, mais chacune de vos gesticulations est une insulte aux 130 000 personnes qui sont morts.

20:28
Présentateur

Bonsoir Raphaël Gérard, député de la République En Marche de Charente-Maritime. On vient de revoir votre coup de colère et d'émotion. C'est quoi ? C'est le théâtre politique face à la réalité de la maladie que vous viviez au quotidien qui vous a fait sortir de vos goûts ?

20:40
Locuteur 5

Oui, c'est arrivé un moment du débat où on voyait bien que le débat prenait une fort mauvaise tournure. Vous venez d'évoquer la cascade d'amendements de suppression avec finalement très peu d'arguments. Et je pense qu'il y a un temps pour le jeu politique et un temps pour la responsabilité politique. Et clairement, ce qui s'est joué hier soir et ce qui était l'origine de ma colère, parce qu'on sent qu'il y a quand même un peu de colère dans mes propos, c'était ce débat que vous avez pointé juste avant. C'est de l'irresponsabilité, me semble-t-il. Le coup du rideau, c'était l'espèce de climax, d'apothéose de cette soirée. Mais c'était écrit d'avance.

J'ai passé le week-end à regarder un peu la tonalité des amendements qui étaient déposés et des exposés des motifs. C'était d'une absence de profondeur qui était quand même assez inquiétante. Et ce qui s'est joué, ce n'est pas une première, c'est un classique du débat parlementaire. Ça fait partie du folklore de la démocratie.

21:37
Locuteur 7

Mais le contexte est différent.

21:37
Locuteur 5

Mais le contexte est différent parce que ça a été joué, ce coup du rideau, des dizaines de fois sur des lois qui étaient des lois de société. Sur l'ouverture de la PMA, sur le mariage pour tous, sur le Pax, sur un certain nombre de grands thèmes, qui étaient des thèmes qui avaient évidemment leur nécessité, leur profondeur, mais qui n'étaient pas des thèmes qui engageaient la vie de personne. Et on était arrivés hier à un moment du débat où on tournait sur des espèces de concepts qui étaient complètement éloignées de la réalité de ce que vivent les Français aujourd'hui.

22:05
Présentateur

– Juste avant de nous faire réagir, Valérie Pécresse, juste, on rappelle que vous avez été atteint du Covid en avril 2020, placé en coma artificiel pendant 12 jours, une très longue sédation à l'issue de laquelle votre cœur a lâché.

22:18
Locuteur 5

– Mon cœur a lâché, oui. Donc je suis reparti sur trois mois d'hospitalisation, sur lesquels j'ai peu communiqué à l'époque, parce que ça faisait partie d'un chemin personnel qui était très compliqué, mais qui fait qu'aujourd'hui, effectivement, je vis avec une assistance cardiaque, je vis, j'avais pu reprendre mes fonctions il y a déjà longtemps, et je les assume autant que possible et avec autant d'énergie, de conviction que je pense l'avoir fait auparavant. Malgré tout, cette situation-là, elle n'est pas du tout une situation anecdotique.

Et encore une fois, il ne s'agissait pas de mettre en avant ma situation personnelle, mais celle de personnes qui, aujourd'hui, voient leur liberté mise en balance avec la liberté des antivax. Or, aujourd'hui, nos fondamentaux républicains, c'est liberté, égalité, fraternité, et l'un ne marche pas sans l'autre. Et ce qui est apparu dans les débats, et ce qui est resté des débats hier soir, c'est les propos de Marc Le Fur qui essaie d'embrouiller un peu le ministre sur les questions d'efficacité de tel ou tel vaccin par rapport à tel autre. Alors, évidemment, il y a toujours le « je pense que…

» Mais au final, ce que reçoivent les spectateurs de ce type de mauvais spectacle, c'est une incertitude sur l'efficacité des vaccins. Et ça, on peut se dire « pro-vaccin » et vouloir sauver la société. Résultat, on va perdre 2-3 jours à 200 000 contaminations par jour, à 275 morts par jour.

23:39
Présentateur

300 000 contaminations en 24 heures, ça a été annoncé aujourd'hui par le ministère de la Santé, Valérie Pécresse, c'est quand même un coup politique. On voit les députés LR et l'opposition exulter, applaudir à ce coup politique. Il a un amère, Valérie Pécresse. D'abord, ça ne s'est pas passé comme ça, mais je voudrais dire, parce que je pense que ce témoignage est bouleversant, que d'abord, le Covid tue et que le vaccin sauve des vies. Et une fois qu'on a dit ça, on a une ligne directrice, qui est une ligne de responsabilité, qui est de dire « on vaccine ». Et on vote le pass vaccinal ?

Je l'ai dit, je suis favorable à ce pass vaccinal, dès lors que la protection des Français est liée aussi au respect et à la protection des libertés, c'est-à-dire que cette instauration d'un pass vaccinal, qui réduit les libertés, est strictement proportionnée aux besoins de la pandémie. D'ailleurs, les sénateurs proposeront, les sénateurs vont proposer des amendements qui permettront automatiquement de mettre fin au pass vaccinal lorsque la pandémie baissera. Donc il faut qu'on protège les Français avec ce pass, et il faut aussi qu'on protège les libertés publiques, c'est important, en garantissant. Ce n'est pas le cas, c'est l'amendement déposé par les députés des Républicains.

C'est le travail que feront les sénateurs, qui sont majoritaires, et qui ont le pouvoir de changer vraiment la loi que propose le gouvernement. Mais ce qui s'est passé hier, je voudrais quand même y revenir, ce n'est pas du tout ce que vous décrivez. Parce que ce n'était pas du tout un coup prévu, du tout. Et je suis bien placée pour en parler, puisque j'avais parlé avec nous, j'avais parlé avec les présidents de groupe dans l'après-midi sur la situation. En leur disant, voter ? Non, non, sur la situation et sur les positions.

Le président du groupe LR a pris position en disant qu'il ne s'opposerait pas au texte du gouvernement, malgré toutes les oppositions qu'on peut avoir, sur un certain nombre d'autres aspects de la politique sanitaire. opposé au prolongement après minuit. Parce que s'il y a eu de vote, c'est parce que les présidents,

25:31
Locuteur 2

il n'y avait pas de consensus chez les présidents de groupe.

25:33
Présentateur

Mais pardon de le dire, M. Castex ferait mieux d'engueuler sa majorité. Ils étaient où, les députés LREM ? Ils sont ultra majoritaires. On a une armée mexicaine. Mais non, mais on a une armée mexicaine de députés LREM aujourd'hui dans l'hémicycle. On est à 4 mois d'une élection présidentielle. Ils viennent pour un texte, qui est un texte crucial, de santé publique. Ils étaient très assiégés toute la nuit, les députés. Mais non, ils n'étaient pas là. Ils n'étaient pas là, ils étaient minoritaires. Certains avaient fait des pauses. Mais Mme Le Moine, ils étaient minoritaires, alors qu'ils sont 3 fois plus... Ils étaient majoritaires tout au long de la soirée.

On était majoritaires tout au long de la soirée. Écoutez, ils sont 3 fois plus nombreux que... Ils étaient plus d'autre.

26:09
Locuteur 5

Pardonnez-moi, Mme la Présidente, mais sur un compte de vote à main levée, on a quand même un petit peu de marge de souplesse. On voit bien que ça passe très juste. C'est 3 fois plus nombreux que les autres.

26:20
Présentateur

Non, mais pardon, il y a eu un manque de concentration, il y a eu un manque de motivation.

26:24
Locuteur 5

Sur un hémicycle vide, on peut compter à main levée. Mais est-ce que ça ne veut pas dire qu'un certain nombre... Sur un hémicycle qui était quand même assez largement... Ça a été vérifié par les services de l'Assemblée. Voilà. Il y a eu un double comptage. C'est ça.

26:32
Présentateur

Oui, non, mais si vous mettez en cause la présidence de l'Assemblée, je pense que vous aurez des petits soucis avec les fonctionnaires.

26:38
Locuteur 5

J'en ai moi-même fait des frais ou profité à certains moments. Donc là, n'est pas le sujet. Encore une fois, on est en train d'avoir un débat, vous et moi en ce moment, sur la procédure parlementaire. Moi, je vous parle du fond du texte. Le fond du texte, il est là pour protéger les Français.

26:52
Présentateur

Ce qui s'est joué hier soir, c'est un coup politique et qui est un coup de billard à deux bandes. C'est surtout un absentéisme politique de la part des députés à l'REM, alors que le sujet était majeur et il n'était pas là. Mais c'est vrai que vous avez quand même à regarder un peu le profil des députés qui étaient présents. Non, les députés à l'OEM n'étaient pas là, ils sont l'archi-majoritaire.

27:08
Locuteur 5

Non seulement les députés de la majorité étaient là. Ils ont été minoritaires à ce moment. Et l'opposition s'est liguée. France Insoumise a voté avec LR pour faire passer l'amendement en question. C'est la règle parlementaire de la majorité. Je ne la conteste pas. Simplement, ce qui s'est joué hier soir, c'est aussi, et reconnaissez-le eux, un coup de force au sein même de LR, puisque c'est cette droite dure qui est portée par Éric Ciotti, Xavier Breton, M. Gosselin, etc., qui a joué un rapport de force avec vous pour vous obliger à vous positionner. Donc, balayez devant votre porte. Mais absolument pas. Valérie Pécresse.

Vous ne pouvez pas lier qu'il y avait une volonté de vous forcer la main.

27:49
Présentateur

Que vont penser les électeurs ? Je peux répondre. Parce que c'est une contre-vérité absolue. Éric Ciotti a voté le pass sanitaire la dernière fois. Il est pour le pass vaccinal. Donc tout ça, et il a toujours été. Arrêtez de dire n'importe quoi, vous faites de la politique politique. Mais pourquoi il a voté l'arrêt des débats ? C'est ça qu'on ne comprend pas. Pourquoi vos députés ont voté l'arrêt des débats ? Sachant qu'à la fin, ils voteront pour le texte. C'est ce qui a été annoncé dès la discussion générale. Nous avons un gouvernement. Il est resté encore 500 amendements à débattre. Ils ont considéré que les conditions de débat n'étaient pas les bonnes.

Aujourd'hui, ça va être voté cette nuit. Ça va être voté cette nuit. La vérité, on va se la dire.

28:21
Locuteur 5

Devant la redondance des arguments.

28:22
Présentateur

Monsieur le député, la vérité, on va se la dire. Vous n'avez pas réussi à mobiliser des centaines de députés LREM dont le seul boulot et la seule rémunération est là pour qu'ils aillent le soir voter un texte très important qui est un texte sur la santé sanitaire des Français. À quoi sont payés les députés LREM ? A obstruire le travail.

28:41
Locuteur 2

Ils ont voté contre.

28:43
Présentateur

Et donc, ils sont payés à obstruer le travail parlementaire ? Ils sont là pour défendre un certain nombre d'amendements. Qu'avez-vous gagné au terme de cette nuit ?

28:49
Locuteur 5

Quelle est la qualité de ces amendements ? Le fond de ces amendements est d'une... Enfin, regardez les exposés des motifs, écoutez les présentations.

28:58
Présentateur

Que vont penser les Français qui ont déjà beaucoup de mal à s'y retrouver ? Est-ce que ça ne va pas les désorienter un peu plus et leur démontrer le manque de maturité du Parlement français ? Ce que je souhaite aujourd'hui, et vous avez raison de le dire, c'est qu'il y ait une position très claire, une position de responsabilité qui soit prise. On était très très loin hier soir de la position de responsabilité. Écoutez, moi, c'est la mienne. Voilà. Et donc, une position de responsabilité qui, alors que le gouvernement a fait preuve d'improvisation sur la réanimation, alors qu'il a fait preuve de... Enfin, où sont les lits ?

Où sont les lits supplémentaires qui nous ont été promis il y a deux ans ? Ils ne sont pas là. Il a fait preuve d'improvisation sur l'école. On a une désorganisation totale de l'école. Oui, vous auriez mieux fait. Mais bien évidemment, nous aurions mieux fait. D'ailleurs, quand les présidents de région se sont mobilisés, ils ont amené les tests, ils ont amené les masques, ils ont amené l'aller vers. Les lits supplémentaires, c'est une chose, mais si vous n'avez pas les personnels, si vous n'avez pas les personnels autour des lits, enfin, j'ai vécu... Mais ça fait trois ans ! Ça fait trois ans que...

29:57
Locuteur 5

Regardez mon gabarit, une personne comme moi, en décubitus ventral, il y en a des centaines dans les services d'urgence aujourd'hui, ça mobilise 8 à 10 personnes toutes les 12 heures pour...

30:07
Présentateur

Monsieur le député, monsieur le député, monsieur Véran...

30:09
Locuteur 5

Quand vous sortez du coma et qu'on vous désintube, je suis désolé, vous avez besoin d'une assistance permanente. Vous ne faites rien. Vous êtes dans un lit, vous êtes à la... non pas à la merci, mais au bon soin des personnes qui sont là pour vous aider, pour vous faire boire.

30:28
Présentateur

Or, il y a des médecins qui n'ont pas été formés depuis des années, madame la décrette.

30:31
Locuteur 5

Et puis, encore une fois, l'objectif des lits, c'est un faux débat. L'objectif aujourd'hui du pass vaccinal, c'est de faire en sorte qu'on n'amène pas des personnes jusqu'au service de réanimation.

30:40
Présentateur

Ce n'est pas du tout un faux débat. Quand il y a deux ans, Philippe Juvin m'a appelé et m'a dit qu'il faut faire des lits éphémères de réanimation comme en Allemagne, c'est-à-dire équipés avec des moniteurs, des respirateurs et formés des médecins pour que nos réats... Mais c'est exactement ce qui est mis en place. Pardon, monsieur le député, je ne vous ai pas interrompu. Et former des infirmières spécialement pour faire face au pic de pandémie. On l'a dit il y a deux ans, ça ne s'est pas fait. Et qu'est-ce que j'ai fait, moi, en tant que présidente de région ? J'ai commandé 500 équipements.

Et ça a permis aux hôpitaux, notamment en Ile-de-France, de pouvoir justement faire rentrer plus tard en réanimation les malades ou les sortir plus tôt parce qu'on avait des moniteurs et des respirateurs qui ont été achetés par la région Ile-de-France et non pas par le ministère de la Santé. Alors la formation des médecins, là aussi, monsieur Véran nous dit n'importe quoi. Il ne faut pas 10 ans pour former un médecin en réanimation. On a des médecins hospitaliers qu'on aurait pu former à être réanimateurs. Il y a deux ans, des infirmières qu'on aurait pu former. Et on ne l'a pas fait. On est dans l'impro... Au détriment des autres spécialités. Mais au détriment, mais non.

L'hôpital de Royaume, Madame Pécresse, c'est une personne, c'est un praticien hospitalier sur des vacations de plusieurs heures. Mais aujourd'hui, est-ce que vous êtes d'accord qu'on déprogramme toutes les opérations aujourd'hui ? Mais c'est bien le drame et c'est bien pour ça qu'on ne peut pas se permettre de perdre trois jours dans l'examen d'un texte aussi. Une question de Patrick Cohen. Pour être clair et pour finir, que voteront les députés LR ce soir puisque la discussion reprend ? Ils ne s'opposeront pas à ce texte. Voilà. Ils le voteront. Parce qu'ils sont en responsabilité. Ils voteront pour ? Ils ne s'y opposeront pas malgré un certain nombre.

Cette fois-ci, ils vous écouteront alors ? Malgré un certain nombre d'imprécisions sur ce texte. Voilà. Parce qu'il va falloir l'améliorer et ce sera le cas au Sénat où nous voterons un certain nombre d'amendements. Merci beaucoup, Raphaël Gérard. En espérant que le gouvernement les retienne. Merci beaucoup, Raphaël Gérard, député de La République En Marche de Charente-Maritine. Merci d'être venu ce soir sur le plateau de C'est à vous. Valérie Pécresse, vous présentiez votre organigramme de campagne. On le rappelait tout à l'heure. Mais vous aviez ce matin également inauguré votre QG. Et Iban Raïs et Mickaël Robert sont allés soigneusement filmer votre site dans le 17e arrondissement.

C'est un ancien lieu de coworking. Et vous avez laissé la décoration à ces start-up high-tech avec des personnages de séries ou de films mythiques.

32:58
Locuteur 9

Vous n'êtes pas là pour y passer dix ans. Donc effectivement, il fallait laisser le côté unique.

33:04
Présentateur

Maître Yoda était un personnage de ma campagne régionale.

33:08
Locuteur 4

Justement, parce que là maintenant, on va rentrer dans le détail. On va dans votre bureau et là les Français ont le droit de savoir pourquoi Maître Yoda.

33:16
Présentateur

Donc vous avez commencé à répondre. Parce que La Force est avec nous. C'est une affiche qu'on nous a... En fait, je suis une folle de cinéma comme vous le savez, M. Biscure. Absolument. Et donc on m'offre des affiches de films. Et donc j'en ai un certain nombre. Le président d'Henri Verneuil. Le président de Verneuil avec Gabin. Et effectivement Maître Yoda qui m'a été offert en 2015 pour ma première campagne victorieuse en Ile-de-France. Absolument. Parce qu'il faut être bien sage quand on a à gérer effectivement toute la classe politique. On a vu passer jour de fête. Oui. Ce sera pour marquer le premier ou le deuxième tour ou les deux. Oui.

Et puis c'est aussi parce que nous aimons le vélo, n'est-ce pas ? Exactement. Et on voit l'affiche de Kill Bill. Et alors Kill Bill, ça va être votre style de management de l'équipe. Ah oui ? C'était drôle. C'était drôle de voir ça dans votre bureau. C'est une affiche qui m'a elle aussi été offerte comme celle de Comte d'été qui... Absolument. La vie aux premières qui est dans le couloir. Absolument. Patrick. Le programme économique, Valérie Pécresse, vous le détaillez mais vous l'avez dévoilé assez tôt dans votre campagne. Avec un objectif face à ce pouvoir qui, dites-vous, accramé la caisse. On ne va pas refaire le débat sur est-ce qu'il fallait le quoi qu'il en coûte.

Mais simplement, vous voulez ramener la dette dans des proportions plus supportables vers 100% du PIB sur 10 ans. Pour ce faire, vous voulez supprimer 10% de ce que vous appelez l'administration administrante sur le quinquennat, ce qui représente près de 200 000 postes de fonctionnaires. Est-ce qu'on aura dans le courant de la campagne la liste, les endroits, les types de fonctionnaires et les emplois que vous voulez précisément supprimer ? Alors d'abord, effectivement, ce que je souhaite, c'est débureaucratiser la société française parce que nous croulons sous les procédures. Nous avons des empilements de strates administratives qui sont extrêmement lourdes.

Moi, ce que je souhaite, c'est créer 50 000 postes de fonctionnaires de plus dans trois missions. Soigner l'hôpital, 25 000 postes de plus. Protéger, 15 000 postes de plus dans la justice. Éduquer, 10 000 postes. Protéger, éduquer, soigner, c'est ça les grandes missions de l'État qui ne sont pas aujourd'hui suffisamment assurées. Et je créerai 50 000 postes de plus. Donc ça veut dire 250 000 à trouver, à supprimer. Non, non, vous avez mal compté. 200 000 moins 50 000, ça veut dire 150 000 suppressions nettes. 150 000 suppressions nettes. Et comment est-ce qu'on va... Qu'est-ce que ça représente, 200 000 suppressions ? Ça représente un départ en retraite sur trois non remplacés.

Comment je vais faire pour ne pas les remplacer, ces départs ? Eh bien d'abord, on va faire la plus grande loi de décentralisation depuis les lois de fer. Aujourd'hui, tout le monde fait tout et le reste. Donc il va falloir simplifier et que tout le monde ne fasse pas tout. Donc des fusions de collectivités ? Non, mais des transferts par bloc de compétences. Aujourd'hui, je vous donne un exemple. Il y a 2000 guichets d'aide aux entreprises en France. Quand une entreprise veut être aidée, elle dépose un dossier à sa communauté de communes, elle dépose un dossier à sa région, elle dépose un dossier à l'État.

C'est trois dossiers différents, c'est trois instructions différentes pour la même entreprise, pour les aides à peu près similaires. Donc il faut qu'on simplifie. Grande loi de décentralisation, une compétence, une collectivité et l'État qui lâche prise. Ensuite, deuxième sujet, la débureaucratisation. Nous avons inventé un nombre de procédures qui est inimaginable et inouïe et qui paralyse la France. Nous avons des délais qui sont inouïs. Vous savez que le premier ministre, le nouveau premier ministre allemand, dans son projet pour l'Allemagne, il a la division par deux de la durée de toutes les procédures en Allemagne.

Ça veut dire qu'il va réduire les procédures, qu'il va enlever des textes. Si vous enlevez des procédures, vous enlevez les personnes qui les font respecter. Donc simplification, décentralisation. Et puis, il y aura aussi une modernisation. Moi, je veux qu'on innove, je veux qu'on fasse mieux avec moins d'argent. Pourquoi ? Parce que je veux moins d'impôts et je veux des fonctionnaires mieux payés. Donc, toutes les économies que je vais faire, un tiers ira aux créations de postes dont je vous ai parlé, 50 000. Un tiers ira à l'amélioration des salaires d'un certain nombre de fonctionnaires, notamment les enseignants en début de carrière, par exemple.

Et le dernier tiers ira à la baisse des charges sociales pour qu'on gagne plus. Et vous savez que ma grande proposition phare, c'est 10 % de salaire en plus pour tous les Français qui travaillent sur le quinquennat hors inflation. Vous restez avec nous, on va continuer à évoquer la qualité. Jusqu'à 3 000 euros net. C'est la story de Mohamed Boivsi.

37:42
Locuteur 2

Bonsoir.

37:49
Présentateur

Mohamed, vous revenez ce soir sur un féminicide qui avait profondément marqué l'actualité en mai dernier. Le 4 mai 2021, à Mérignac, près de Bordeaux, Chahinez Daoud est brûlée vive en pleine rue par son mari. Chahinez, mère de trois enfants, voulait quitter son conjoint. Elle avait déposé plainte pour des violences à plusieurs reprises. Un homme déjà condamné pour des faits de violences conjugales.

38:11
Locuteur 4

Malgré plusieurs plaintes, le mari n'avait jamais été inquiété. Il s'était même présenté dans ce commissariat pour réclamer la garde de ses enfants sans être inquiété. C'est toute la chaîne hiérarchique qui doit aujourd'hui s'expliquer sur l'affaire.

38:24
Présentateur

Deux mois avant le drame, le policier qui avait enregistré sa plainte faisait lui-même l'objet d'une condamnation pour violences intrafamiliales. Le 10 février, le policier en question est condamné à Bordeaux pour violences habituelles sur son ex-conjointe. 8 mois de prison avec sursis probatoires, mais pas d'inscription à son casier judiciaire. Le rapport de l'inspection générale de la police pointe plusieurs erreurs graves dans le suivi de ce drame. Deux commissaires, deux commandants et un brigadier se sont passés en conseil de discipline. Aujourd'hui, le policier qui avait recueilli la plainte de Chahinez Daoud venait d'être condamné pour violences intrafamiliales.

Fait assez rare dans une affaire judiciaire, toute la chaîne hiérarchique policière a été mise en cause. Mais pour le syndicat des commandants, les dysfonctionnements dépassent le cadre de la police.

39:10
Locuteur 10

Il y a un responsable, c'est l'assassin. Et ensuite, il faut regarder si dans la chaîne pénale, aussi bien du côté police que du côté justice, est-ce que dans cette chaîne pénale, il y a eu des dysfonctionnements, un problème d'information, des techniques d'investigation, des techniques d'enquête type géolocalisation qui auraient pu éviter que ce drame se produise. Selon moi, les défaillances ne sont pas uniquement des fautes individuelles, comme j'ai pu le lire ici ou là. C'est sans doute un travail collectif qui n'a pas été rondement mené. C'est ces conclusions-là qu'il faut arriver à tirer collectivement.

Mais pour les tirer collectivement, il faut le faire côté police nationale, il faut aussi le faire du côté de la justice.

39:43
Présentateur

Dans la foulée du drame de Mérignac, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait demandé aux forces de l'ordre de traiter les plaintes pour violences conjugales en priorité. La semaine dernière, à Algrange, en Moselle, un homme fait irruption dans un salon de coiffure. Il tire sur son ex-campagne deux balles, dont une qui touche à la tête leur fils de trois ans. Dans la foulée, l'homme s'est suicidé. Le garçon est toujours dans un état préoccupant. À l'hôpital, la mère, elle, est hors de danger.

40:10
Locuteur 5

Nous sommes le 4 janvier et déjà trois femmes sont mortes sous les coups de leur mari ou ex-conjoint. Une situation tragique pour toutes les associations de femmes victimes de violences conjugales.

40:20
Présentateur

Il y a des choses qui ont été faites. Moi, je le reconnais aisément. Mais on est très, très, très, très loin de ce qu'on demandait, nous, avec les associations, puisqu'on demandait un milliard d'euros pour lutter contre les violences conjugales. Un milliard d'euros, ça peut permettre de payer des ordinateurs portables aux policiers pour qu'ils puissent aller dans les maisons des femmes ou dans les commissariats prendre les plaintes. Ce qu'ils ne peuvent pas faire aujourd'hui. Un milliard d'euros, ça peut permettre aussi de faire en sorte que 100% des femmes victimes de violences qui demandent un hébergement en urgence aient un hébergement en urgence.

40:48
Locuteur 5

On rappelle que la plainte chez Autrui a été instaurée depuis quelques semaines par le gouvernement et le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Valérie Pécresse, ce matin, vous étiez à Pantin auprès d'une association de lutte contre les violences faites aux femmes. À l'image de ce que fait l'Espagne, aujourd'hui, vous souhaitez mettre en place une juridiction spécialisée, entièrement consacrée au traitement des violences au sein de la famille. Vous voulez d'ailleurs augmenter le budget de la justice de 50% en 5 ans. Est-ce que c'est vraiment réalisable ?

41:14
Présentateur

Aujourd'hui, nous avons une justice qui est complètement noyée. Et d'ailleurs, les magistrats crient vraiment leur détresse parce qu'ils n'arrivent pas à juger vite et bien. Or, pour ces victimes, et vous l'avez très bien dit, je crois que c'est 85% des femmes qui meurent sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoints, 85% de ces femmes, il y a eu des violences antérieures. Donc, dans 85% des cas, il y a eu des signaux. Donc, on pourrait éviter ça. Et ceux qui ont vraiment pris à bras le corps ce sujet, c'est les Espagnols. Et qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Ils ont créé une juridiction spécialisée, différente des juges aux affaires familiales, parce que les juges aux affaires familiales, ils sont déjà débordés. Et ils ont fait, et les juges pénaux aussi, donc, une juridiction spécialisée avec l'assurance, parce que les Républicains ont fait voter l'année dernière une loi qui demandait que l'ordonnance de protection soit prononcée dans les 6 jours. Ce soir, c'est l'examen à l'Assemblée du contrôle de l'exécution de cette loi. Or, aujourd'hui, elle n'est pas exécutée. Il nous faut des ordonnances de protection très rapides, voire même dans les 24 heures lorsque la situation est très urgente.

Aujourd'hui, il y a encore plein de choses qui ne marchent pas. Et vous le savez, la possibilité pour les femmes d'être hébergées très rapidement... Ça sera votre grande cause ? On ne peut pas être une femme présidente de la République et laisser les femmes mourir sous les coups de leur mari, de leur conjoint, de leur ex, ou se faire harceler. Un homme non plus ne peut pas laisser ça. Écoutez, je ne sais pas, parce que ça fait quand même des années que ce sujet existe, il est sur la table et on n'a pas décidé d'en faire la priorité des priorités. Pour moi, le rôle d'un politique, c'est de protéger contre la loi du plus fort.

Et moi, je souhaite, dans le cadre d'une vraie politique de sécurité, que ces femmes, qui sont aujourd'hui victimes, on leur fasse toute leur place. Et je le dis, c'était, par exemple, quelque chose qui m'a frappée, parce qu'il y a 15 ans que je m'occupe de ces sujets. En réalité, j'étais députée, je m'occupais déjà de la protection de l'enfance et de la famille. Eh bien, il y a 15 ans, nous avions déjà ce problème, quand les hommes violents sortent de prison, on ne prévient pas leurs femmes qui sont sorties. Et donc, ils reviennent. Donc, on a encore des dysfonctionnements qui ne sont pas légaux, qui sont liés à justement le fait que ce n'est pas une priorité.

Pareil sur la formation des policiers. Donc, dans ma région, j'ai fait beaucoup, j'ai formé les policiers, j'ai mis en place 200 logements sociaux pour les femmes victimes de violences. Mais il faut faire ça au niveau national, pas seulement au niveau local. On va continuer à balayer l'actualité avec le 5 sur 5 de Mathieu Béliard. Merci Mohamed.

43:51
Locuteur

Merci Mohamed.

43:58
Présentateur

Mathieu, en cette rentrée, les pharmaciens sont débordés.

44:00
Locuteur 2

Oui, vous l'avez forcément constaté, il y a du monde en officine pour les tests pratiqués sur place, pour les autotests et puis bien sûr pour les autres patients qui n'ont rien à voir avec le Covid.

44:09
Locuteur 4

Manque d'effectifs sur charge de travail. Clairement, les pharmaciens le disent eux-mêmes, ils sont à bout.

44:14
Présentateur

Hier, c'était une activité doublée par rapport à la normale. Très, très difficile. Le téléphone sonne tout le temps. Le téléphone sonne tout le temps. C'est extrêmement pénible. Le soir, on l'entend sonner encore dans notre tête. Bonjour, est-ce que je peux faire un test ? Bonjour, est-ce que je peux faire un vaccin ? Bonjour, vous êtes sûre ? Et à quelle heure est-ce que je peux prendre rendez-vous ? C'est horrible. On est sur les nerfs, épuisé. Ça m'arrive de fondre en larmes d'un coup, comme ça. On ne peut plus gérer quoi. L'émotion est assez forte.

44:45
Locuteur 8

Nouveau protocole, multiplication des contaminations à des niveaux inédits. Patrick, vous l'expliquiez hier. L'afflux de patients et les files d'attente devant les pharmacies, ça demande un peu d'organisation.

44:54
Locuteur 4

Alors, certains ont recours désormais à des vigiles, à l'entrée ou même dans la boutique pour orienter les clients. Chez cette professionnelle que Camille Schmitt a rencontrée aujourd'hui, on a opté pour les petits tickets, vous savez, comme chez le boucher.

45:08
Locuteur 10

Bonjour, numéro 27.

45:11
Présentateur

Les gens font la queue, on leur donne leur numéro et après on leur demande de patienter dehors pour qu'il n'y ait pas de contamination au sein de la pharmacie. C'était une nécessité parce que sinon les gens s'entassaient un peu dans la pharmacie, ils restaient un peu collés les uns aux autres. Donc ça nous embêtait beaucoup, on avait du mal à leur faire comprendre qu'il fallait respecter le mètre, ou alors mettre 5 de distance entre eux. En fait, il y a trop de monde pour qu'on puisse gérer juste de visu, comme on pouvait faire avant.

45:35
Locuteur 3

Alors par ailleurs, après les faux passes sanitaires, on a appris l'existence de faux barnum. Selon le Parisien, deux personnes ont été interpellées, des escrocs. Sur les Champs-Elysées, ils piégeaient des touristes en réclamant 100 euros pour un test antigénique. Ils portaient une blouse blanche, mais c'est à peu près tout ce qu'il y avait comme habilitation.

45:49
Locuteur 2

La blouse blanche, pas d'autorisation. Un exemple de ces tentes qui se multiplient dans les villes, regardez cette vidéo d'inspection organisée par l'Agence régionale de santé.

45:57
Locuteur 5

Donc on en a contrôlé à peu près une dizaine, et sur les 10 qu'on a fait actuellement, on en a verbalisé 7. Donc 3 étaient autorisés, et 7 étaient en infraction. On va justement contrôler ces barnum pour les faire démonter et les verbaliser également.

46:11
Locuteur 3

Sur les Champs-Elysées, on en a fait 5, barnum faux. On est allé voir les pharmaciens à côté, ils nous ont applaudis. Ils nous ont applaudis parce qu'enfin ils nous disent qu'on va pouvoir travailler normalement. Et il ne s'agit pas que les escrocs agissent.

46:29
Locuteur 4

Ils peuvent donner des faux informations.

46:31
Locuteur 3

Exactement, des faux informations. Résultat, oui monsieur, vous êtes négatif, et puis la personne, ça y est, elle embrasse tout le monde, et elle contamine. Non, non, il ne faut pas jouer avec ça. Pour bien comprendre et faire la part des choses, il y a des faux barnum, comme celui dont je vous ai parlé sur les Champs-Elysées. Puis il y a la multiplication de ces tentes qui s'expliquent parfois très simplement.

46:52
Locuteur 1

Un test antigénique à 25 euros en rapporte 19 aux pharmaciens. Je vous laisse imaginer l'intérêt pour un pharmacien de multiplier ces barnum autour de l'officine.

46:59
Présentateur

Vous découvriez cette information, Valérie Pécresse ? Vous découvriez cette information ? Sur les fraudes, malheureusement, on se rend compte qu'autour des passes vaccinaux, des passes sanitaires et des tests, effectivement, il y a beaucoup d'escrocs. Et franchement, vivre sur la misère des gens et risquer de propager le virus, c'est juste scandaleux. On vient ce soir sur la mort des frères Bogdanov.

47:20
Locuteur 3

Oui, nous l'annoncions hier soir, la mort d'Igor Bogdanov, 6 jours après son frère Grishka. Les frères Jumeaux avaient 72 ans. Ils sont tous les deux morts du Covid. Ils n'étaient pas vaccinés. Pourtant, leur avocat a pris la parole pour ne pas les laisser décrire comme anti-vax.

47:33
Locuteur 8

Je n'ai jamais entendu chez les frères Bogdanov un discours anti-vax. Ils avaient des avis de grands professeurs de médecins qui le rapportaient. Ils prenaient des risques, ils le savaient, ils avaient une santé de fer. Ils l'avaient peut-être surestimé. Mais voilà, je crois qu'on ne peut pas les classer comme les anti-vax.

47:58
Locuteur 2

Alors c'est compliqué de distinguer dans le contexte ceux qui se drapaient d'une aura scientifique non vaccinée contre le Covid et par ailleurs soutien du professeur Didier Raoult.

48:09
Locuteur 8

En fait, la science, elle est faite d'une dialectique violente, c'est-à-dire d'oppositions qui sont parfois très radicales, parfois pas toujours très honnêtes. Mais bon, il faut accepter cela. Nous pensons très sincèrement que Didier Raoult, dont le parcours scientifique est incontestable,

48:26
Locuteur 9

est supérieur à la plupart de ceux qui le critiquent. Nous pensons qu'il détient des réponses. Donc oui, en effet, il est en décalage par rapport à la doxa scientifique.

48:34
Locuteur 8

Mais ce décalage prouve, à mon avis, sera prouvé comme réel. Et il aura raison, on lui donnera raison dans quelques temps. Alors depuis l'annonce de la mort des deux frères Bogdanov, leurs amis se sont relayés sur les plateaux en tentant d'expliquer leur démarche.

48:52
Locuteur 9

Ils étaient pour eux-mêmes hostiles au vaccin, pour des raisons personnelles

48:57
Locuteur 10

qui n'engageaient qu'eux-mêmes, qui n'engageaient pas leurs proches, qui n'engageaient pas leurs amis et qui n'engageaient pas l'amitié justement, ni la discussion.

49:04
Locuteur 3

Ils n'étaient pas anti-vax, ils étaient anti-vax pour eux, mais ce n'étaient pas des militants anti-vax. Mais ils pensaient passer entre les gouttes, enfin pour un tas de raisons qui leur appartiennent et dans lesquelles je ne vais pas rentrer.

49:13
Présentateur

Ils ont une hygiène de vie qui est extraordinaire. Ils mangent des graines, ils ne boivent pas d'alcool. Plusieurs de leurs amis, ils leur ont dit de se faire vacciner. Mais eux considéraient que par rapport à leur hygiène de vie, par rapport à leur... ils n'avaient pas de comorbidité. Donc pour eux, ce n'était pas la cible du Covid, de la Covid.

49:30
Locuteur 3

Une dernière image issue de l'interview qu'ils ont accordé à France Bleu, dont je vous ai passé un extrait déjà, c'était le 6 décembre. C'était leur dernière interview radio. Igor et Grishka Bogdanov qui parlent de l'âme et de la mort.

49:42
Locuteur 8

Les êtres humains, lorsque la matière qui les compose s'arrête,

49:48
Locuteur 3

ils sont remplacés par autre chose, en tout cas prolongés par autre chose, ce qu'on appelle l'information, c'est-à-dire la totalité de ce qu'ils sont. En fait, la mort n'est pas un arrêt, pas du tout. Il faut bien comprendre ça.

50:00
Locuteur 8

Après cette disparition matérielle, il y a autre chose. C'est quelque chose de beaucoup plus dense, beaucoup plus complet, beaucoup plus complexe, mais complet que la matière. Il faut bien se rendre compte de ça.

50:11
Locuteur 3

C'est pour ça que c'est une ouverture et pas une fermeture. Alors pour ne pas terminer sur une note lugubre, une info plus heureuse, mais toujours avec des jumeaux. Alors on est sur une page Carnet Rose, la naissance de jumeaux, et une énigme. Deux jumeaux qui ne sont nés ni le même jour, ni le même mois, ni la même année.

50:25
Locuteur 1

Comment est-ce possible ?

50:27
Locuteur 3

Le 31 décembre à minuit. Exactement. Ils sont nés en Californie.

50:31
Locuteur 2

Alfredo est né le 31 décembre à 23h45. Aileen, sa petite sœur, 15 minutes plus tard, le 1er janvier.

50:37
Présentateur

Patrick Cohen a réponse. Le Nouveau Sphinx. Émilie, une dernière question. Il nous reste quelques minutes. Vous voulez de bonne année en ce moment, tout le monde, j'imagine ? Oui, absolument. Je vous pose la question parce qu'il y a une polémique. Gims, le chanteur, a publié une vidéo ce week-end pour demander à ses followers de ne plus lui souhaiter justement la bonne année parce que ce n'était pas en cohérence avec ses valeurs religieuses. Lui qui est musulman, je vous en parle parce que Gims, vous avez apporté son soutien à l'occasion des élections régionales. Je voulais avoir votre réaction. Écoutez, ses propos, c'est tout ce que je combats. C'est tout ce que je combats.

C'est du communautarisme. C'est nier nos fêtes calendaires. C'est se replier sur une communauté religieuse. Vous regrettez son soutien ? Alors, moi, j'ai été déçue parce que jamais je n'avais entendu Gims communautariser son discours. Je l'ai appelé, je le lui ai dit. Qu'est-ce qu'il vous a répondu ? Il m'a dit qu'il était désolé, qu'il ne voulait blesser personne, qu'il allait souhaiter bonne année à tout le monde. Donc voilà, je pense qu'il a été... Finalement, vous l'avez convaincu de revenir sur ses propos ? Je pense qu'il ne voulait pas blesser. Mais pour moi, ce discours est un discours qu'on doit combattre. C'est un discours séparatiste.

Et je ne peux pas faire autrement que de le condamner et de le lui dire en face. Et il vous soutient toujours ? Il vous soutiendra pour l'élection présidentielle, lui ? Écoutez, moi, aujourd'hui, ce que je souhaite, c'est apporter un projet pour la France. Vous savez, après, ceux qui vous soutiennent, c'est chacun d'entre vous, j'espère. Ah ! Ah bah non, on ne se prononce pas. Et Nicolas Sarkozy, vous attendez son soutien ? Mais moi, j'ai la conviction qu'il soutiendra sa famille politique. D'accord. Mais vous n'en êtes pas sûre. Et qu'il soutiendra surtout ses idées et ses valeurs. Donc vous l'attendez avec impatience, son soutien officiel ? Moi, je n'attends aucun soutien.

Vous savez, depuis le début, je trace ma route et je fais mon chemin. Celui des électeurs, peut-être. Merci beaucoup, Valérie Pécresse, d'avoir été notre invité ce soir. Dans un instant, François-Xavier Demaison. Il est à l'affiche d'un téléfilm demain soir sur France 2. Il campe un maire, un responsable politique, qui est un peu un magouilleur. Mais, mais, mais, mais, mais, il y a peut-être une rédemption. Ce n'est pas du tout tout ce pourri. Vous allez voir, c'est fascinant. François-Xavier Demaison est notre invité. Christophe Dechaman également. A tout de suite pour la suite de C'est à Bouge, jusqu'à 20h50. Merci, Valérie. Merci, Valérie.