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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 14 avril 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsDéfenseÉconomie & entreprises

Valérie Hayer est l'invitée politique de la matinale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Dimanche soir, le conservateur pro-européen Peter Magyar a remporté les élections législatives en Hongrie. Victor Orban a concédé sa défaite après 16 ans de pouvoir. Est-ce que c'est une bonne ou une très bonne nouvelle pour l'Europe ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce changement en Hongrie va marginaliser le Rassemblement national au sein du Parlement européen ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Donald Trump a décrété un blocus naval du détroit d'Ormuz. Est-ce que le président américain fait une erreur ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Concrètement, que veut dire cette mission multinationale pacifique annoncée par Emmanuel Macron ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la France ne met-elle pas en place des aides massives comme l'Allemagne ou l'Espagne pour les automobilistes ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement a reculé sur le travail du dimanche. Est-ce que la France est condamnée à l'immobilisme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Valérie HayerFait
    « C'est un immense soulagement, il faut le dire, à la fois pour le peuple hongrois, pour l'Union européenne et pour l'Ukraine. »
  • 6:30Valérie HayerChiffre
    « Chaque année, c'est 400 milliards d'euros d'argent des Européens qu'on utilise pour acheter des hydrocarbures. »
  • 7:30Valérie HayerFait
    « Le pacte vert, c'est une grande stratégie de planification de la décarbonation, l'électrification. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Valérie Réayer. Bonjour. Dimanche soir, le conservateur proe européen Peter Magar a remporté les élections législative en Hongrie.

Victor Orban a concédé sa défaite après 16 ans de pouvoir. Est-ce que c'est une bonne une très bonne nouvelle pour l'Europe ? Oui, c'est un immense soulagement, il faut le dire, à la fois pour le peuple hongrois, pour l'Union européenne et pour l'Ukraine.

Je crois que dans cette élection, il y a un grand vainqueur et quelques perdants. Le grand vainqueur, c'est a commencé par le peuple hongrois qui a dit non après 16 ans de pouvoir avec Terre Orban, qui a dit non à ce système organisé de corruption endémique, d'atteinte à l'état de droit avec des opposants qui étaient opprimés, une presse muselée, des juges mis au pas, des personnes LGBTI harcelées. C'était ça le système urban et moi dimanche soir, j'ai eu d'abord une pensée pour tous ces hongrois que j'ai rencontré ces dernières années, ces journalistes, ces opposants, ces professeurs qui se sont battu contre ce système et dont c'est la victoire aujourd'hui.

Ça c'est pour les gagnants et les perdants évidemment c'est Victor Orban lui-même, mais c'est aussi ses alliés Vladimir Poutine. On sait que Victor Orban était le cheval de 3 de Vladimir Poutine en Europe. Donald Trump, il a mis beaucoup de capital politique pour soutenir son allié.

Et évidemment au sein de l'Union européenne, le Rassemblement national de Jordane Bardella et Marine Le Pen qui perd son premier allié et son modèle. On va en parler mais et mais juste un mot sur aussi cette nouvelle figure he le nouveau chef de gouvernement donc Peter Magui qui reste quand même un homme de droite he il faut le rappeler c'est un ancien du Fidè le parti de Victor Orban qui a claqué la porte en 2024 en critiquant la corruption dans l'entourage de l'ex-premier ministre mais il est aussi tout aussi conservateur que lui notamment en matière d'immigration. Oui ça va pas être la révolution non plus.

Non, je le confirme. Alors nous avec notre parti allié en Hongrie, on a soutenu Peter Magar mais on a soutenu surtout le candidat qui s'opposaient à Victor Orban. Peter Mayer, il n'a pas découvert il y a 2 ans quand il a créé son parti, le système Fidèche.

Il le connaissait déjà et effectivement sur un certain nombre de positions, il sera très dur à l'instar de ce qu'était Victor Orbane. Je pense aux questions je pense aux questions sociétales, je pense aussi à la question ukrainienne. Mais il y a une différence fondamentale, c'est-à-dire que sur nos fondamentaux, sur ce qui fait le cœur même du projet européen, il a eu des positions extrêmement claires.

C'est la lutte contre la corruption, c'est le retour à l'état de droit, c'est le désalignement de la Hongrie avec la Russie et c'est l'engagement d'une coopération sincère avec les partenaires européens. Alors coopération sincère sincère, est-ce que ça veut dire par exemple que sur ce plan d'aide de l'Union européenne à l'Ukraine de 90 milliards d'euros qui est qui a été bloqué jusqu'à présent par Victor Orban, est-ce que ça ça veut dire que ce plan, il va être débloqué très rapidement ? Oui, il l'a dit.

Il a fait une conférence de presse hier matin où il a été extrêmement clair. Il a dit, il a repris la position d'Orban puisque Orban avait dit "Ça peut se faire mais sans la Hongrie." Sauf que une fois qu'il avait eu cette cette position, ensuite il avait bloqué.

Peter Mager a dit "ça peut se faire mais ça restera sur la Hongrie et je ne m'y opposerai pas." Donc c'est là le changement fondamental, c'est-à-dire que la Hongrie ne sera plus n'utilisera plus le droit de véto ce pouvoir de chantage qui est offert par l'unanimité. Et en fait, Scorban a démontré, a révélé, c'est la faiblesse de nos processus institutionnels puisque'avec cette décision à l'unanimité, on donne à des gouvernements qui ne serait pas euh porteur de l'intérêt européen des opportunités de faire du chantage.

Euh Marine Le Pen, elle était donc venue soutenir Victor Orban lors de sa campagne. Elle perd son plus grand alli au Parlement européen. Est-ce que c'est aujourd'hui la marginalisation du Rassemblement national au sein du Parlement européen ?

C'est un coup dur évidemment pour le Rassemblement national. Je le redis, Victor Orban, c'était un modèle pour ses alliés en Europe et au-delà de l'Union européenne. Pour nous français, ça peut paraître étonnant mais c'est la réalité.

Ce premier ministre de la Hongrie, il a théorisé ce qu'il a appelé les démocraties illibérales, c'est-à-dire un système avec l'apparence de la démocratie, des élections, mais des droits et des libertés qui sont reniées et qui tendent vers un système autoritaire. Et il était évidemment la figure de pro pour les extrêmes droites européennes et pour Marine Le Pen et Jordan Bardella qui eux-mêmes disaient "Mais nous on est prêt à prendre des responsabilités en Europe et regardez on a l'un de nos premiers alliés qui est Victor Orba." Donc évidemment c'est un coup dur, c'est une marginalisation supplémentaire du Rassemblement national en Europe et au Parlement européen.

Et c'est aussi un coup dur pour Donald Trump he qui on s'en souvient avait dépêché son vice-président Jidy Vents pour faire campagne pour Orban à Saint-Jour de l'élection. Depuis hier 16h et bien euh le blocus naval du Tror Mouse euh décrété par ce même Donald Trump est en vigueur. Est-ce que le président américain fait une erreur ?

Alors depuis le début de cette guerre, ça fait plus d'un mois maintenant on fait le constat qu'on faisait dès le départ. C'est-à-dire que cette opération lancée par Donald Trump et Benjamin Netaniaou, elle est périlleuse et hasardeuse. Et aujourd'hui, Donald Trump, il navigue vue.

Cette guerre, elle n'a créé que des problèmes supplémentaires. On voit bien, le régime est loin d'être tombé. Au contraire, il s'est même durci s'il tentait que c'était possible encore vis-à-vis de la population iranienne.

Le conflit s'est régionalisé et puis ce conflit, le président de la République, les Européens l'ont dit, ça n'est pas notre guerre mais cette guerre, elle a des incidences directes sur les flux du du les flux les fluctuations des prix du prétrol et puis évidemment sur le risque terroriste. Donald Trump, il justifie ce blocage en disant on va asphixier l'économie iranienne. Mais Donald Trump depuis le début euh il a une stratégie ératique, des décisions erratiques.

Ce qu'il faut et la priorité des priorités, c'est la désescalade. Et Donald Trump, il a lancé cette guerre, il ne sait pas comment en sortir. La seule solution possible, c'est le retour à la diplomatie, au dialogue.

C'est aussi ce à quoi s'emploient les Européens. Évidemment, Emmanuel Macron a annoncé hier une conférence avec le Royaume-Uni pour une future, je cite, mission multinationale pacifique strictement défensive dans le D3. Concrètement, ça veut dire quoi ?

Alors, ce sera évidemment au président de la République, au premier ministre Kir Starmer de dessiner les contours de cette mission. Mais là encore, c'est cette guerre, ça n'est pas la nôtre, mais elle a des impacts majeurs sur le coût de la vie pour les Européens et il faut aller à la désescalade. Donc cette mission, elle pourra s'opérer, être rendue concrète une fois que la désescalade aura eu lieu pour pacifier, assurer la pacification de la région.

Mais mais il y a un mois, Emmanuel Macron, il avait déjà annoncé vouloir sécuriser le troit d'Ormous pour permettre la l' circulation des navires. Il disait à l'époque dès que la situation le permettra et pourtant le cesser le feu est en vigueur depuis une semaine. Qu'est-ce que le président français attend pour passer à l'acte ?

C'est tout le travail diplomatique qu'il va falloir faire. Et ça a été dit extrêmement clairement, je crois, de la part du président de la République. Euh évidemment, les Européens peuvent s'engager mais pour une mission pacifique.

Aujourd'hui, c'est la guerre encore qui est réelle et tous les jours dans ce D3 d'mous et dans la région. Ce que vous me dites concrètement, ça veut dire que tant que les États-Unis font le blocus de ce D3, il y aura pas d'intervention de cette fameuse coalition promise par Emmanuel Macron pour permettre la circulation des navires. Un message très clair.

La France et l'Union européenne ne rentreront pas dans cette guerre. Ça n'est pas notre guerre. Donc on attend quoi ?

On attend que il y ait plus de pour intervenir finalement. Continue on continue le travail diplomatique pour faire en sorte que cette guerre se termine et puis on travaille sur le long terme et même on accélère ce qu'on a fait aujourd'hui parce que cette guerre elle dit quoi ? Elle dit à quel point il est nécessaire et urgent qu'on avance sur notre indépendance, notre indépendance d'un point de vue géopolitique pour pouvoir décider par nous-même.

Et ça ça veut dire être fort militairement, être fort d'un point de vue économique et notre indépendance énergétique. Chaque année, c'est 400 milliards d'euros d'argent des Européens qu'on utilise pour acheter des hydrocarbures. C'est ça fait 50 ans que les Français subissent les chocs économiques liés aux fluctuations des prix du pétrole et à l'instabilité géopolitique.

Donc c'est le moment de dire stop définitivement. C'est ce qu'on a fait au Parlement européen sur le précédent mandat en votant le pacte vert. Le pacte vert, c'est une grande stratégie de planification de la décarbonation, l'électrification.

Moi, j'entends une partie de la droite et l'extrême droite qui disent euh il faut euh revenir sur ce pacte vert. Bien au contraire, c'est le moment d'accélérer. C'est le moment d'accélérer.

Sébastien Lecou a accéléré puisqu'il a présenté un plan d'électrification à l'horizon 2030. Sauf que il faut des milliards pour aller jusqu'au bout. Des milliards qu'on a pas.

Donc qu'est-ce qu'on fait ? Alors, on a débloqué de l'argent au niveau européen. Vous vous souvenez le flance qu'on a mis sur pied 750 milliards d'euros au lendemain de la crise sanitaire, il est encore déployé et il a une partie importante liée à la décarbonation.

Et après effectivement, il y a pas de secret, il faut investir, investir, investir. Et le la bonne échelle pour ça, pour la décarbonation, c'est l'échelle européenne. Il y a plus d'un an maintenant, l'ancien premier ministre Dragy, président de la BCE, a a présenté un rapport.

Il il parlait de 800 millions d'euros d'investissement d'ici à 2030. C'est colossal mais c'est la bonne échelle européenne. Euh à l'échelle française, Sébastien Lecnu ne veut pas à très court terme faire de chèque global, un chèque global pour les Français pour euh pour la l'achat de du carburant.

Euh on voit en revanche que d'autres pays européens l'ont fait he des aides massives, l'Espagne, l'Italie, récemment l'Allemagne qui met 1,6 milliards sur la table pour aider ces automobilistes. Pourquoi pas la France ? Alors, d'abord, les pays que vous citez, ils n'ont pas été au rendez-vous dans les mêmes termes au lendemain de la crise sanitaire.

Nous avons été le pays qui a le plus accompagné les Français, les entreprises françaises au lendemain de la crise la crise sanitaire pour faire relancer cette économie. Sur la question de l'indépendance énergétique, la priorité des priorités, c'est l'investissement dans la durée, la planification, aider les Français, les Européens à acquérir des voitures électriques et déployer des bornes partout sur le territoire. Un tout dernier mot sur euh sur la France, hein, le gouvernement qui vient de reculer euh sur le travail du dimanche, hein, certaines profs le le réclamaient, notamment les boulangers, les fleuristes euh sous couvert de de volontariat.

Ça veut dire quoi ? Que la France, elle est condamnée à l'immobilisme ? Certainement pas.

Euh ce dont on parle aujourd'hui, c'est euh une loi sur la base du volontariat qui permettait au salariés d'être payé double avec un jour de récupération et c'est finalement la sécurisation d'employeurs et d'employés pour une situation qui existe déjà. Donc c'était la liberté et la sécurité. C'est un peu ce modèle de flexis sécurité qu'on prône depuis 10 ans.

Moi je ne ren pas stop je ne renonce pas évidemment à ce qu'on puisse continuer d'engager des réformes. Le Gabriel Atal a demandé au premier ministre de s'assurer à minima d'ici au 1er mai que aucune sanction ne soit prise pour ces artisans commerçants. Mais en tout cas, il se passera rien pour les boulangers avant le premier.

Je le regrette. Il faut qu'on se pose la question de notre rapport au monde du travail. Le monde d'aujourd'hui n'est pas celui d'hier et il faut qu'on puisse s'engager vers des réformes qui sont fondamentales pour l'avenir de l'économie française.

Merci beaucoup Valérie. Merci journée à vous.