Nunez à la mosquée : vous avez dit soumission ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Fait
« Laurent Nunè après avoir refusé de condamner le voilement des enfants, a dit je le cite, je pousse et défends comme ministre des cultes toute initiative qui puisse contribuer à mieux faire connaître l'islam. »
- 1:30Fait
« Et tu sais mon cher Schems, combien le président de la République est attaché à développer et à mieux faire connaître l'islam ? »
- 3:30Fait
« L'important est de dissocier absolument notre histoire et la destinée de notre continent de ces racines, de tourner le dos à ce que nous avons été pour qu'on ne le soit plus jamais. »
- 5:30Fait
« Si le catholicisme prétend retrouver même timidement une forme de signification sociale, il est alors vertement renvoyé dans les marges. »
- 7:30Fait
« Nous nous débattons entre notre refus systématique de l'héritage chrétien dont la loi sur l'euthanasie est la dernière expression et la pression grandissante de l'islam conquérant. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Dit politique sur europin avec le Figaro. Bonjour Vincent Trémolet de Viller. [musique] Bonjour Dimitri.
Bonjour Anissa. Bonjour à tous. On va s'enourner ce matin sur le discours le 12 mars dernier à la mosquée de Paris de Laurent Nunise ministre de l'intérieur.
Il a expliqué ne pas vouloir légiférer sur le voilement des enfants. Un autre passage selon vous de ce discours est tout aussi frappant et important. Nous sommes aujourd'hui le vendredi Saint-Dimitri et je voudrais vous faire imaginer un tableau.
La foule est très nombreuse au Sacré Cœur de Montmartre après le chemin de croix. Il y a là des ambassadeurs, quelques membres du gouvernement et quelques prélas. Le ministre de l'intérieur Laurent Nunz est au pupitre et il tutoie publiquement l'archevêque de Paris et il lui dit dans un sourire, je le cite, "Et tu sais mon cher Laurent combien le président de la République est attaché à développer et à mieux faire connaître le catholicisme." Après une telle phrase, je vous laisse imaginer ce que serait le psychodrame national, l'appel à sauver la laïcité en danger, les tribunes, les manifes, les demandes de démission.
Et ben pourtant cette scène a eu lieu. Dans la mosquée de Paris il y a 3 semaines. Un soir de rupture du jeûne pendant le Ramadan.
Laurent Nunè après avoir refusé de condamner le voilement des enfants, a dit je le cite, je pousse et défends comme ministre des cultes toute initiative qui puisse contribuer à mieux faire connaître l'islam. Puis il a ajouté en s'adressant au recteur de la grande mosquée et tu sais mon cher Schems, combien le président de la République est attaché à développer et à mieux faire connaître l'islam ? Ce n'est plus une entorse à la laïcité, mais c'est une rupture de ligament, une triple fracture.
Et pourtant, les comités qui à chaque Noël se dressent contre les centons de Provence sont introuvables. Tout comme les enragés qui veulent faire tomber les calvaire. C'est laisse voudront arracher la dernière cornette à la dernière bonne sœur.
Mais devant des enfants voilés et un ministre qui fait l'éloge de l'islam, ils n'ont rien à redire. Les bouffeurs du curé ont apparemment des interdits alimentaires. Ils ne touchent pas aux imams.
Mais comment vous expliquez ce de poids de mesure Vincent ? A plusieurs générations politiques en France et en Europe n'ont eu qu'une obsession. Effacer la marque chrétienne de notre pays.
Tout est bon pour cela, même le développement de l'islam. Qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France islamise ? Disait Lionel Jospin il y a de ça 30 ans.
L'important est de dissocier absolument notre histoire et la destinée de notre continent de ces racines, de tourner le dos à ce que nous avons été pour qu'on ne le soit plus jamais. Alors, ce peut-être une rage violente, hein, qui expulse les religieux, déboulonn statutes, veut fermer les écoles. On la retrouve aujourd'hui chez certains insoumis.
Et puis, ce peut être une forme de mépris vis-à-vis de tout ce qui s'approche du catholicisme, la mécanique de la dérision que l'on retrouve dans certaines émissions. Et puis, il y a l'évidence de l'indifférence he qui se transforme en hostilité. Si le catholicisme prétend retrouver même timidement une forme de signification sociale, il est alors vertement renvoyé dans les marges.
Je vous donne un exemple tout récent. Le Nouvels publie une enquête à charge sur Nicolas Sarkozy dont le premier chapitre décrit ses retrouvailles avec le catholicisme, la prière, les sanctuaire et bien tout cela est présenté comme une dérive presque sectaire. Donc il ne peut y avoir de rencontre spirituelles.
Cela cache forcément des secrets inavouables. Mais parallèlement, on en parlait il y a quelques minutes, il y a une vitalité catholique he dans le nombre des baptêmes d'adultes, la création cinématographique aussi, la littérature, bah Dieu est une expérience intime. C'est un mystère qu'aucun régime politique ne peut faire disparaître et ce mystère a forcément des résonances sociales et des conséquences politiques.
évacuer cette question comme on le fait depuis des décennies, c'est préparer le retour du refoulé et le fanatisme remplacera l'athéisme impératif. Aujourd'hui, en fait, nous nous débattons entre notre refus systématique de l'héritage chrétien dont la loi sur l'euthanasie est la dernière expression et la pression grandissante de l'islam conquérant. Michel Welbec a décrit cela magistralement et cette scène de Laurent Nugèz à la mosquée de Paris pourrait se trouver dans son roman Soumission.
L'édit aux politiques sur Europe. Merci Vincent Trémolet Viller.
Laurent Nuñez