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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 17 juin 2025 22 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesDéfense

Point presse du Président Emmanuel Macron depuis le Sommet du G7 à Kananaskis au Canada.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 15:01OuverteRéponse directe

    Que vous a dit le président Trump sur la guerre entre Israël et l'Iran ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Son départ précipité du G7 change-t-il la donne sur le dossier ukrainien ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Comptez-vous user du dîner pour convaincre Trump de signer un communiqué commun ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les États-Unis n'ont pas signé la déclaration commune sur Israël et l'Iran ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Est-ce un objectif israélien de faire tomber le régime iranien ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur la fermeture du stand d'Israël au salon du Bourget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Emmanuel MacronFait
    « Il existe aujourd'hui un déséquilibre commercial lié aux surcapacités chinoises, qu'il nous faut traiter tous ensemble. »
  • 15:20Emmanuel MacronPromesse
    « Si les États-Unis d'Amérique peuvent obtenir un cessez-le-feu, c'est une très bonne chose. La France le soutiendra et nous le souhaitons. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors que nous allons passer les 3 premières séances de ce G7 et avant le dîner de travail qui portera plutôt sur les questions géopolitiques et tout particulièrement l'Iran et l'Ukraine. D'abord pour remercier le Premier ministre Mark Carney de son accueil ici, au Canada, pour ce G7, dans son État d'origine et, si je puis dire, chez lui, dans ses Rocheuses canadiennes. Et dire qu'à ce stade, nous avons eu des discussions qui ont permis d'aborder plusieurs sujets.

D'abord, le contexte macroéconomique et la question des déséquilibres macroéconomiques aujourd'hui, tout à la fois, les tarifs commerciaux qui viennent bousculer le commerce international, les perspectives de croissance, les surcapacités chinoises, les difficultés rencontrées sur plusieurs marchés et la multiplication des crises qui vient aujourd'hui bousculer l'économie mondiale. S'il y a une convergence sur les constats qui sont faits sur cette situation, notre volonté affichée ce matin, poursuivi ensuite, et qui est, pour moi, l'un des points clés des discussions des heures et des jours à venir, c'est que cela puisse véritablement nous conduire à engager un travail accru pour trouver une solution par le haut à la question commerciale, au moins entre les membres du G7. Et je considère vraiment qu'aujourd'hui, c'est notre responsabilité collective et j'espère qu'on arrivera à convaincre le président Trump qu'au fond, des déséquilibres commerciaux peuvent exister entre les pays peuvent être question de spécialité commerciale, de compétitivité, qu'il existe aujourd'hui un déséquilibre commercial lié aux surcapacités chinoises, qu'il nous faut traiter tous ensemble, mais qu'imposer des tarifs entre les membres du G7 est contre-productif au regard de cette question.

Si des accords ont été obtenus avec les Britanniques, je souhaite que les prochains jours, s'il y a une grande convergence de vues avec la Première ministre Meloni, le Chancelier Merz, en l'espèce, et les autres Européens pour aller en ce sens et accélérer. J'espère qu'on pourra aller au bout de ce travail. Ensuite, nous avons engagé un travail commun, et un texte qui a été endossé par tous, et qui est très important, concernant nos dépendances et, en particulier, les terres rares et les minerais critiques.

Des dépendances se sont constituées ces dernières années, vous m'avez souvent entendu en parler. C'est au cœur de cette autonomie stratégique pour laquelle je plaide au niveau européen. Qu'il s'agisse de produits pharmaceutiques, des aimants constitués de terres rares qui sont nécessaires, par exemple, à notre industrie automobile, qu'il s'agisse de nos semi-conducteurs qui sont nécessaires en particulier pour nos capacités de calcul, nous avons constitué des dépendances qui sont le fruit, à la fois, de stratégies industrielles de certains de nos compétiteurs économiques.

Là encore, la Chine qui a, par le biais de subventions, sorti certains acteurs du marché, et aussi par la captation de certaines ressources. Il est donc très important que les Européens, en coordination étroite avec les pays du G7, continuent d'avancer pour diversifier leurs sources, de matières premières en particulier. C'était au cœur d'ailleurs de la visite que nous avons effectuée hier au Groenland, et qui est pour l'Europe l'une des ressources importantes de terres rares et de minerais critiques à venir.

Mais c'est aussi toute la réorganisation industrielle que nous sommes en train de faire. Cet aimant que vous voyez, c'est un premier du genre. Il est produit en Estonie avec des composants qui sont extraits par une entreprise canadienne.

Il est le fruit d'une coopération entre Européens et Canadiens. Et cet aimant que vous voyez, c'est le début justement de ce qu'on appelle un « de-risking » c'est-à-dire d'une Europe et des pays du G7 qui, en coopérant, réduisent leur dépendance à la Chine. Là-dessus, il y a une vraie convergence de vues avec un texte d'action qui a été endossé et proposé par la présidence canadienne, qui va nous permettre d'avancer plus rapidement sur ce sujet.

On sait que ça nous prendra plusieurs années, mais c'est un élément clé. Ensuite, nous avons longuement parlé des différents risques que nous avons à coordonner les trafiquants de tous ordres, de personnes, d'êtres humains, de drogues et d'armes. Les trafics internationaux qui touchent les équilibres de nos pays.

Là aussi, la position commune a été évoquée, avec une longue discussion sur la lutte contre le narcotrafic qui, aujourd'hui, s'organise de plus en plus sur le plan international et déséquilibre des régions entières. On voit l'impact dans nos sociétés, mais aussi l'effondrement de certains pays comme Haïti, la pression exercée dans les Caraïbes, en Amérique centrale, en Amérique du Sud, et qui nécessite un réengagement des pays du G7. Nous reviendrons, tout à l'heure, sur l'Iran, le Proche-Orient et l'Ukraine, qui n'ont pas donné lieu à des discussions spécifiques.

J'ai pu m'entretenir une première fois avec le président Trump, le Premier ministre Starmer, le Premier ministre Carney, la Première ministre Meloni, le Chancelier Merz et le Premier ministre Ishiba lors de cette session. J'aurai d'autres entretiens ce soir et demain avec d'autres partenaires qui vont nous rejoindre. Je vais répondre à vos questions.

Que vous a dit le président Trump sur la guerre entre Israël et l'Iran ? Le sentez-vous optimiste concernant une possible négociation ? Vous semble-t-il prêt à faire pression sur Israël pour cela ?

Écoutez, il y a deux choses. Premièrement, le président s'est exprimé il y a quelques minutes pour dire que des discussions sont en cours, ce qui est une bonne chose. Si les États-Unis d'Amérique peuvent obtenir un cessez-le-feu, c'est une très bonne chose.

La France le soutiendra et nous le souhaitons. Ensuite, il est absolument essentiel que toutes les frappes, de part et d'autre, contre des infrastructures énergétiques, administratives, culturelles et contre la population civile cessent. Rien ne les justifie.

Elles sont absolument intolérables. Dès que le cessez-le-feu sera obtenu, et je pense que les annonces faites par le président Trump sont tout à fait positives et le rôle que les États-Unis d'Amérique auront à jouer est clé, les Français, à leurs côtés, les Britanniques et les Allemands, sont disponibles pour reprendre des discussions sérieuses, des discussions que nous n'avons jamais cessées. Et je le rappelle ici, la France a été négociateur et signataire du JCPOA en 2015.

Nous ne l'avons pas quittée en 2017. Nous avons d'ailleurs multiplié les initiatives diplomatiques, entre 2017 et 2019, pour que ce travail soit réengagé en élargissant la question puisque, je le rappelle, la proposition française dès 2017 était de pouvoir réengager une discussion avec les Iraniens et les Américains sur la question du nucléaire, des activités balistiques et des groupes régionaux qui étaient financés par l'Iran. Nous sommes donc disponibles, d'ailleurs, les textes du JCPOA le prévoient pour reprendre une discussion sur la question nucléaire, dès qu'un cessez-le-feu sera obtenu, et il est prévu par les textes qu'une commission de résolution puisse se réunir.

C'est la dernière étape avant que le mécanisme de snapback soit activé. La France y siège et nous serons prêts le plus rapidement possible, dès qu'un cessez-le-feu sera obtenu, à réunir cette commission de résolution. Comment vous interprétez son départ précipité du G7, précisément à cause de la situation entre Israël et l'Iran ?

Est-ce qu'il y a une nouvelle offre de négociation américaine ? Est-ce qu'elle comporte, par exemple, la possibilité d'une rencontre entre Trump et le Président iranien ? En effet, une offre a été faite, de rencontres et d'échanges.

Une offre a été faite surtout pour un cessez-le-feu et pour enclencher des discussions plus larges. Et je pense que c'est une très bonne chose. Il faut maintenant voir ce que les parties prenantes suivront.

Mais je vous le dis, mon souhait, c'est qu'aujourd'hui le feu cesse. C'est qu'aujourd'hui en particulier, les populations civiles soient préservées et que toutes les parties reviennent autour de la table. D'ailleurs, si la discussion doit revenir autour d'un deal, nous avons un cadre existant qui est celui du JCPOA.

Il doit être élargi. C'est ce que nous plaidons depuis plus de 7 ans et je pense qu'y inclure tous les pays de la région une bonne chose qui sont les premiers menacés par un risque nucléaire, comme un risque balistique et les activités de ces groupes, qu'il s'agisse du Hezbollah, du Hamas ou des milices chiites. Je pense que c'est une très bonne chose et la France le soutient.

Trump est-il d'accord pour faire revenir les Européens à la table ou est-ce qu'il conditionne ça à l'arrivée de la Russie par exemple ? Écoutez, je ne vais pas rentrer dans ces discussions. Il y a un cadre qui existe dans lequel nous sommes.

Il y a une disponibilité qui est la nôtre. Là, le plus important, c'est qu'on ait un cessez-le-feu. Vous savez, c'est comme pour la Russie, nous avons discuté pendant des semaines pour savoir s'il fallait inclure les Européens ou non.

Notre objectif, c'est le cessez-le-feu. Nous l'attendons depuis le mois de février. Je suis pragmatique.

Je cherche l'effet utile. Je sais ce que nous savons faire. Donc nous offrons ce cadre diplomatique pour reprendre ces échanges.

Qu'est-ce qui vous fait espérer ce cessez-le-feu alors que le Premier ministre israélien répète que l'offensive continue ? Il parle même d'une attaque contre le numéro un iranien en expliquant que sa mort pourrait [INAUDIBLE] J'ai été très clair vendredi dernier. L'accès à une arme nucléaire avec les capacités balistiques de l'Iran est une menace existentielle pour Israël, c'est d'ailleurs une menace pour nous tous.

Personne ne souhaite que l'Iran accède à ces capacités. Dans le même temps, je considère que cette question doit se régler par la discussion. Je considère que ces frappes sur les populations civiles qui va au-delà de l'objectif de marquer un retour en arrière du programme nucléaire, n'est pas justifié.

Il est donc très important que les populations civiles en Israël comme en Iran, soient préservées et qu'on puisse revenir à la table des discussions. C'est ce que la France soutient. Et après, à ce stade, de manière objective, rien ne me laisse espérer dans les prochaines heures que les choses bougent.

Mais je pense que s'il y a un engagement américain, compte tenu de ce que les États-Unis d'Amérique représentent dans la capacité d'Israël à mener ces opérations d'un point de vue logistique et militaire, c'est un des seuls éléments qui peut changer les choses. Monsieur le Président, sur le dossier ukrainien, vous disiez espérer, avant le début de ce G7, des avancées, notamment obtenir des sanctions, un soutien du Président américain pour des sanctions contre la Russie. Son départ précipité ce soir change évidemment la donne, le Président Zelensky est censé arriver demain.

Est-ce que cela signe d'ores et déjà l'échec de ce G7 sur le dossier ukrainien ? Non, je ne crois pas. Je pense que sur les sujets à la fois commerciaux comme ukrainiens, et plus largement, c'est une reconvergence qu'il faut faire.

En ce qui concerne l'Ukraine, d'où partons-nous, où sommes-nous et où voulons-nous aller ? En février dernier, le monde était sidéré. On pensait qu'il y avait un divorce, une remise en cause du soutien américain à l'Ukraine et, en quelque sorte, la crainte que nous avions tous, c'était qu'on allait vers une capitulation forcée, parce que nous avons collectivement mobilisé nos efforts, que nous avons bâti cette coalition des volontaires.

Les Européens ont montré qu'ils étaient prêts à prendre un effort de guerre supplémentaire, à participer aux garanties de sécurité du jour d'après et à tenir. Donc nous avons en quelque sorte construit un arc électrique. Dans le même temps, le Président Zelensky s'est lui-même réengagé et, dès le mois de mars, a accepté le principe d'un cessez-le-feu à Doha, puis, quelques semaines plus tard, le principe d'une rencontre physique en Turquie.

Au moment où je vous parle, la Russie a menti de manière constante au président Trump. Elle lui a menti en disant qu'elle veut la paix et en ne répondant jamais à son appel au cessez-le-feu. Elle lui a menti en disant être prête à rencontrer le président Zelensky, mais en évitant toute rencontre.

Donc aujourd'hui, notre conviction, c'est que si nous voulons aller vers la paix, il faut en effet montrer notre résolution ensemble et notre capacité à aller bien plus loin dans les sanctions. L'Union européenne a préparé un nouveau train de sanctions, qui est, par sa nature, une rupture profonde avec les précédents. Ce n'est pas simplement le 18ᵉ train de mesures.

C'est, par la radicalité, des mesures économiques qui sont prises sur le plan financier ou des matières premières, quelque chose qui est de nature à véritablement changer l'impact sur l'économie russe. Et à côté de cela, les sénateurs américains menés par le sénateur Lindsey Graham proposent des sanctions similaires à celles que nous avons sur la table. D'ailleurs, ce dialogue a nourri les nôtres.

À la question que j'ai posée ce matin au président Trump, à savoir s'il laisserait ces sénateurs avancer, il m'a répondu plutôt positivement, ce qui est, pour moi, une très bonne nouvelle, parce que je pense que le sénateur Lindsey Graham et tous ceux qui l'accompagnent ont fait un très bon travail. Si dans les semaines qui viennent, les Européens et les Américains, portent des sanctions de la sorte, c'est véritablement une transformation de la situation, parce que la capacité de l'économie russe à résister sera vraiment remise en question et surtout parce qu'aujourd'hui, beaucoup de partenaires qui bénéficient de cette situation ou qui, à la suite de transferts financiers, aident la Russie dans son effort de guerre, seront beaucoup plus entravés. Aujourd'hui, c'est ce sur quoi nous nous concentrons, casser la linéarité du conflit par ces sanctions nouvelles qui, je l'espère, permettront de conduire la Russie à revenir à la table des discussions.

Moi, ce que je souhaite, c'est un cessez-le-feu, un retour à la discussion de tous et une capacité à mettre autour d'une même table le président Poutine, le président Zelensky, les Américains et les Européens et trouver un chemin avec des concessions, sur les différents sujets : territoriales, sécuritaires ; qui permettent une paix robuste et durable. Selon la Maison-Blanche, le chef de l'État américain doit rester au dîner ce soir, puis partir juste après. Est-ce que vous comptez user de ce dîner pour tenter de le convaincre de signer un communiqué commun ?

Quelque chose ? Écoutez, je pense que ce qui est important surtout, c'est qu'il y ait une ligne d'action commune. Je ne suis pas président de ce G7.

J'aurai cette charge l'année prochaine. On a vécu tous les cas de figure. Je pense que des lignes d'action communes doivent être validées.

Et je ferai tout pour appuyer le Premier ministre Mark Carney, dans ce sens, et je pense que ce serait une bonne chose. Ce qui est important, c'est qu'il y ait une reconvergence. Et le fait que le président Trump s'engage personnellement dans les prochaines heures à obtenir un cessez-le-feu entre Israël et l'Iran est une très bonne chose.

Le fait qu'il s'engage, ce qui a toujours été notre ligne à ce qu'on reprenne la discussion sur la limitation du nucléaire et du balistique, le fait qu'il puisse s'engager sur la Russie est une très bonne chose. Il faut maintenant qu'on arrive à accélérer nos travaux communs sur le commerce et enfin obtenir un accord le plus vite possible entre l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique. Je pense que oui.

Je ne suis pas obsédé par les communiqués. J'ai connu des G7. Vous savez, c'est le fait d'être un vétéran.

Il faut toujours avoir de l'humilité. Il y a 7 ans, nous avions signé un communiqué du G7. Puis, dans l'avion, le président Trump a dit qu'il ne le signait plus.

Parfois, il ne faut pas s'empresser de signer des communiqués sur place. C'est l'action qui compte. Cette fois-ci, c'est un départ précipité positif.

Vu l'objectif poursuivi, oui. Pourquoi les États-Unis n'ont pas voulu signer, cette déclaration commune sur Israël et l'Iran ? Quel est le dessous justement de leur refus ?

Il ne m'appartient pas de commenter la position américaine. Je pense qu'ils voulaient sans doute se concentrer sur la discussion qui était en cours, mais aussi, et surtout, je pense qu'en fait la discussion est extrêmement consensuelle. Donc quand vous regardez le communiqué qui sortira, il ne vous apprendra pas grand-chose par rapport à ce que je vous dis.

C'est très consensuel et cela ne donne pas lieu à quelque écart de positions que ce soit. Maintenant, ce qui est important pour moi, pour revenir plus largement sur la situation dans la région, c'est que je remercie le président Trump de son engagement qu'il puisse obtenir ce cessez-le-feu entre Israël et l'Iran. On en a besoin.

Ensuite, il y a une discussion qui soit reprise, soit c'est une discussion dans le cadre des mécanismes prévus par le JCPOA, qu'on essaie d'élargir et de reprendre. Soit c'est une discussion ad hoc nouvelle. Peu importe.

Le tout, c'est qu'on arrive à encadrer les activités balistiques et nucléaires et les financements de mouvements régionaux de l'Iran. Je pense qu'il est important qu'il y ait les États-Unis d'Amérique. Je pense qu'il faut qu'il y ait les États de la région qui avaient été oubliés dans le JCPOA, il y a 10 ans.

Je pense que les Européens y ont évidemment leur place et, en particulier, le groupe des E3. Il faut utiliser cette situation pour obtenir un cessez-le-feu à Gaza. Il ne faut absolument pas que ce qui se passe aujourd'hui nous fasse oublier la situation intolérable à Gaza où, encore hier, les frappes ont fait plusieurs dizaines de morts, où la situation humanitaire perdure.

Je veux ici le redire, notre position est claire sur un cessez-le-feu au plus vite. J'en ai reparlé avec le président Trump, c'est l'une des choses qu'on peut obtenir à court terme et qu'il faut obtenir d'Israël. Rien ne justifie les combats et le blocus humanitaire à Gaza.

Il n'y a aucun intérêt sécuritaire qui le justifie. C'est faux de le dire. Il faut maintenant obtenir un cessez-le-feu, une reprise de l'aide humanitaire, la libération des otages, ce qui permettra de réenclencher le processus politique, d'abord sur Gaza, puis avec la perspective des deux États, et reconvoquer, le plus vite possible, la conférence qui permettra d'aller en ce sens.

Monsieur le Président, les Israéliens semblent vouloir aller jusqu'au bout parce qu'ils espèrent une chute du régime de Téhéran. Est-ce un objectif que vous partagez ? Est-ce que vous pensez que cela est possible et que c'est souhaitable pour la région ?

Est-ce que dans ce contexte, il n'est pas vain de penser que les Israéliens peuvent revenir autour de la table ? Je pense que tous ceux qui croient qu'en frappant avec des bombes depuis l'extérieur, on sauve un pays malgré ou contre lui-même se sont toujours trompés. Je pense que les peuples sont souverains.

Ils changent leurs dirigeants par eux-mêmes et que, par le passé, tous ceux qui ont voulu changer des régimes par le biais de frappes ou d'opérations militaires ont commis des erreurs stratégiques. C'est l'expérience qui nous l'apprend et je ne pense pas que ce soit à des puissances étrangères de changer les régimes politiques en cours. Je pense que c'est au peuple souverain de le faire.

J'ai toujours eu cette conception et je continuerai à l'avoir. Donc, en l'espèce, il ne m'appartient pas de commenter la situation. Quand j'ai eu le Premier ministre Netanyahu vendredi, il m'a dit que ce n'était pas son objectif stratégique.

Son objectif stratégique était que le programme nucléaire et le programme balistique ne puissent pas passer des seuils qui étaient, selon lui, inadmissibles et qui avaient été dûment documentés. Merci beaucoup. Vous avez une dernière question ?

Je voulais connaître votre position sur la fermeture du stand d'Israël au salon du Bourget. Écoutez, les positions étaient claires. Elles avaient été discutées avec l'ambassade d'Israël.

Des discussions ont été conduites par le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale et par notre Ministère des Affaires étrangères. Je crois honnêtement que c'est notre devoir de permettre d'exposer les coopérations techniques, militaires et défensives auxquelles parfois nous participons et qui sont légitimes, mais que ne soient pas exposés des équipements offensifs qui, pour certains, sont utilisés à Gaza. Je pense que c'est légitime et que cela a été fait sur le mode de la coopération avec les organisateurs à partir du moment où les règles partagées et agréées par les deux parties n'étaient pas respectées.

C'était normal qu'avant l'ouverture, les organisateurs avec les services de l'État appliquent ce qu'ils avaient annoncé. Je pense que vu le contexte évoqué, cela me semble marginal, il ne faut pas en faire trop. Mais ça se fait en toute bonne foi, dans le respect, mais aussi avec cohérence.

Merci beaucoup ! Dans quelle ville aura lieu le G7, l'année prochaine ? Je vous le dirai demain.

Alors on va prendre un engagement. Je vous le dirai demain. À quelle heure je l'annonce demain ?

En milieu de matinée ? Ah oui, donc je ferai peut-être un point juste après. Alors on annoncera à la presse française une petite exclusivité demain matin.

Merci beaucoup. Ce sont les matinales du lendemain, il y a déjà plein de choses à dire. Bon courage à vous.

Merci. Bonne soirée. Merci.

Point presse du Président Emmanuel Macron depuis le Sommet du G7 à Kananaskis au Canada. — Emmanuel Macron · Pourquijevote