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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 11 décembre 2024 9 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSécuritéImmigration & asile

En censurant le gouvernement, le RN a refusé la hausse des impôts ! - Aleksandar Nikolic (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse partielle

    Donc, la censure, selon vous, n'a rien coûté à Marine Le Pen ?

  • 1:04OuverteRéponse partielle

    Et pourtant, vous pourriez, dans les heures qui viennent, en fonction du Premier ministre qui sera nommé, peser beaucoup moins dans la vie politique immédiate du pays.

  • 3:30RelanceRéponse partielle

    Quelles seraient les conditions pour lesquelles vous ne recensuriez pas ?

  • 3:57RelanceRéponse partielle

    Si on se dirige sur une application du programme NFP, si on continue...

  • 6:41OuverteRéponse directe

    Alors, j'essaie d'anticiper ce qui va se passer dans les heures qui viennent avec éventuellement la nomination d'un premier ministre.

  • 8:15OuverteRéponse partielle

    Ça veut dire qu'avec M. Bayrou à Matignon, vous êtes prêts à coopérer avec lui et à avancer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Invité politiqueFait
    « Il y a une satisfaction de voir qu'on a refusé ces hausses d'impôts qui allaient entraîner encore plus de faillites d'entreprises »
  • 0:23Invité politiqueFait
    « accélérer encore plus l'immigration, quand on regardait les autorisations d'engagement »
  • 0:48Invité politiqueChiffre
    « On n'a jamais été aussi haut chez les retraités, par exemple, à 34%. »
  • 1:02Invité politiqueChiffre
    « l'indexation des retraites sur l'inflation, qui monte à 2,2% à partir du premier jour. »
  • 1:52Invité politiqueChiffre
    « Il y avait 40 milliards d'euros d'impôts supplémentaires, 13 nouveaux impôts. »
  • 2:17Invité politiqueFait
    « qui était pour la régulation carcérale, qui libèrerait 20% des détenus, par exemple »
  • 2:56InvitéFait
    « Mais vous savez qu'en France, pour des viols, pour des viols, on est condamnés. »
  • 4:12Invité politiqueFait
    « des hausses d'impôts, c'était tout ce qu'on ne voulait pas, par exemple. »
  • 4:22Invité politiqueChiffre
    « comme le souhaitent 70% des Français »
  • 4:57Invité politiqueFait
    « On est la première délégation d'Europe au Parlement européen. »
  • 5:09Invité politiqueChiffre
    « 38% des Français sont prêts à voter pour Marine Le Pen. »
  • 6:03Invité politiqueFait
    « Donc aller vers la proportionnelle. Proportionnelle à prime majoritaire. »
  • 6:21Invité politiqueChiffre
    « Ça va être une prime majoritaire à 25%, par exemple. »
  • 7:46Invité politiqueChiffre
    « on a fait un contre-budget qui économisait 13 milliards d'euros supplémentaires. »
  • 8:34Invité politiqueFait
    « On est le pays où il y a le plus d'impôts au monde. »

Temps de parole

  • Aleksandar Nikolic70 %
  • Présentateur14 %
  • Invité13 %
  • Invité 23 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Alexandre Nicolique. Bonjour. Merci d'être là, député européen Rassemblement National. Donc, la censure, selon vous, n'a rien coûté à Marine Le Pen ?

0:07
Aleksandar Nikolic

En tout cas, ce sondage le montre et ce qu'on constate sur le terrain aussi. Il y a une satisfaction de voir qu'on a refusé ces hausses d'impôts qui allaient entraîner encore plus de faillites d'entreprises, un budget qui allait encore plus diminuer le pouvoir d'achat des Français, accélérer encore plus l'immigration, quand on regardait les autorisations d'engagement, par exemple, qui voulaient baisser la lutte contre l'immigration irrégulière, ou rien de concret sur l'insécurité, si ce n'est reporter encore la construction de places de prison, par exemple. Donc, écoutez, le sondage, il est clair. On nous avait dit, les retraités, surtout, vous allez les perdre.

J'ai fait un débat hier sur une chaîne concurrente qui me disait, un chroniqueur me disait, mais vous vous rendez compte que là, les retraités, vous allez les perdre, alors que vous mentiez. On n'a jamais été aussi haut chez les retraités, par exemple, à 34%. Il y a un tiers des retraités aujourd'hui qui se disent prêts à voter pour nous, par exemple, parce qu'ils ont conscience qu'on les a protégés, notamment, sur l'indexation des retraites sur l'inflation, qui monte à 2,2% à partir du premier jour.

1:04
Présentateur

Et pourtant, vous pourriez, dans les heures qui viennent, en fonction du Premier ministre qui sera nommé, et en fonction de ceux qui soutiendront le prochain gouvernement, peser beaucoup moins dans la vie politique immédiate, en tout cas, du pays. Mais on a pesé là en refusant ce... Si, je précise pour les téléspectateurs, si on a un gouvernement soutenu par un certain nombre de partis qui seraient d'accord pour ne pas censurer ce gouvernement, votre pouvoir, celui que vous aviez, en tout cas, par exemple, sur Michel Barnier, disparaîtrait.

1:30
Aleksandar Nikolic

On avait très peu de pouvoir, en réalité, sur M. Barnier, quand on regardait ce budget qui s'orientait vers tout ce qu'on ne souhaitait pas. On avait fixé des lignes rouges, qui étaient très raisonnables. Nous, on avait dit qu'on ne censure pas pour censurer. On regarde ce qui va être mis en place. Or, toutes les orientations qui étaient prises allaient à l'inverse de ce qu'on préconise. Je parlais notamment des hausses d'impôts. On était très clairs là-dessus. Il y avait 40 milliards d'euros d'impôts supplémentaires, 13 nouveaux impôts. Donc, c'était plutôt un programme qui donnait des signaux positifs au centre-gauche, à gauche. Ce qu'ils se préparent à faire est une confirmation.

Si LR et la Macronie se décident à rejoindre et à faire une alliance globale de gouvernement, après s'être alliés aux dernières élections, donc avec des gens qui ont voté un programme du NFP, je le rappelle, qui était pour la régulation carcérale, qui libèrerait 20% des détenus, par exemple, alors qu'il y a 4 personnes sur 10 qui sont condamnées à de la prison ferme, qui ne vont pas en prison. Ils vont quoi ? Ils vont libérer des violeurs. 20% des détenus, si, régulation carcérale, ça veut dire que...

2:32
Présentateur

Je ne suis pas sûr que ça soit dans le programme de la gauche, même sur le contraire, de libérer des violeurs.

2:36
Aleksandar Nikolic

Quand on libère 20% des détenus, alors que déjà, je le dis, 4 personnes sur 10 qui sont condamnées à de la prison ferme ne vont pas en prison et qu'on sait à quel point la justice est déjà laxiste...

2:44
Invité

Les 4 personnes sur 10, on pourrait beaucoup en parler, les 4 personnes sur 10 qui sont condamnées à de la prison ferme et qui ne font pas de prison. Il y a beaucoup de gens qui sont condamnées à des peines d'un an et qui ne les font pas parce qu'il y a des peines alternatives, il y a les brassées électroniques, il y a des choses comme ça. Mais vous savez qu'en France, pour des viols, pour des viols, on est condamnés.

2:58
Aleksandar Nikolic

C'est intéressant, monsieur, parce que vous savez qu'on est viols, parfois, on est condamnés à moins d'un an. Il ne faut pas dire n'importe quoi au téléspecteur. Je ne dis pas n'importe quoi. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai ? Ce n'est pas vrai qu'en France, on est condamnés.

3:07
Invité

Vous dites que des violeurs ne vont pas faire leur peine. C'est vrai.

3:11
Aleksandar Nikolic

Non, je le confirme. Et vous savez que déjà, c'est le cas. La vérité c'est que surtout les violeurs sont vraiment condamnés. C'est déjà le cas. Et c'est surtout ça le problème. C'est différent de ne pas faire la peine complète. On pourrait s'en inquiéter. C'est différent de ne pas faire la peine complète. Parce qu'un juge d'application des peines décide de libérer avant la fin. Vous dites quelque chose d'erroné.

3:30
Invité

Moi, ce qui m'interpelle, en tout cas, ce qui m'interroge, c'est qu'on voit bien qu'a priori, Emmanuel Macron va faire le choix du « on prend les mêmes, on recommence » avec une nuance de Macronie, puisque ça va être M. Bayrou probablement qui pourrait prendre Matignon. Quelles seraient les conditions pour lesquelles vous ne recensuriez pas ? C'est-à-dire que vous avez obtenu quand même trois conditions sur quatre qui étaient vos lignes rouges. La quatrième, c'était l'indexation des retraites. Sur le PLFSS ? Oui, mais enfin là, ça va quand même que de revoter un budget quand même. Ça va être la première démission du prochain gouvernement. Donc quelles seraient les conditions ?

C'est-à-dire que, a priori, si on prend les mêmes, on recommence, il n'y a pas de raison que vous ne recensuriez pas un nouveau gouvernement qui pourrait être M. Parnier ou M. Bayrou ou Mme Vautrin. Si on se dirige sur une application du programme NFP, si on continue...

4:10
Aleksandar Nikolic

Ce n'est pas visiblement la réunion. Non, mais si on continue... Mais en tout cas, des hausses d'impôts, c'était tout ce qu'on ne voulait pas, par exemple. Donc si on s'oriente encore vers ça, si on oublie totalement, par exemple, aussi un petit peu la préférence nationale, comme le souhaitent 70% des Français, eh bien évidemment, c'est des choses qui ne vont pas dans notre sens et qui ne protègent pas les Français ou les étrangers en situation régulière qui ont travaillé cotisé durant cinq ans, par exemple, si je parle de la préférence nationale. Mais évidemment que nous, ce qui nous intéresse, c'est s'il y a une aggravation de la situation.

Et on regardera ligne par ligne et on verra s'il y a des signaux positifs qui sont donnés à cette majorité de Français qui est d'accord sur le fond idéologique, mais aussi aux 11 millions d'électeurs qui nous ont fait confiance aux dernières législatives, aux électeurs qui nous ont placés largement en tête aux élections européennes. Je rappelle juste qu'on est la première délégation d'Europe au Parlement européen. On est le premier groupe à l'Assemblée nationale. On est aujourd'hui le parti le plus haut dans les sondages. Vous le disiez tout à l'heure, on n'a jamais été aussi haut. 38% des Français sont prêts à voter pour Marine Le Pen.

Il y a une chose que vous oubliez, il y a une chose que vous oubliez.

5:15
Invité

Et on écart très haut au premier tour, mais vous avez quand même toujours ce fait qui est un fait majoritaire en France. Deux tiers des Français ne veulent pas de vous. Ils l'ont dit au moment des élections législatives, c'était il n'y a quand même pas très longtemps. Deux tiers des Français qui ne veulent pas de vous. Donc à un moment donné, il va falloir aussi être un tout petit peu réaliste sur vos capacités à gouverner ce pays.

5:32
Aleksandar Nikolic

Non mais écoutez, les Français, ils n'ont mis personne avec une majorité absolue. Aujourd'hui, on a un problème, c'est qu'il y a trois blocs. Il y a trois blocs à peu près équitables. Malgré cette alliance globale et contre nature, apparemment, normalement, même si on voit que sur le fond, il y a un rapprochement, eh bien on a eu ces trois blocs équilibrés. Ça nous a peut-être empêché d'avoir cette majorité absolue. Moi, je suis convaincu que si demain, il y avait une autre élection de ce type, même avec ce mode de scrutin, on aurait cette majorité absolue. Mais de toute façon, je pense qu'il y a un blocage et qu'il va falloir qu'on adapte le mode de scrutin, sincèrement.

Donc aller vers la proportionnelle. Proportionnelle à prime majoritaire. On arrive à avoir des majorités dans les régions...

6:07
Présentateur

Pour expliquer à ceux qui regardent, proportionnelle à prime majoritaire, ça veut dire qu'on est à une élection à la proportionnelle, vraiment. Et celui qui arrive en tête de la proportionnelle, même s'il n'obtient pas les 50% des voix des Français, obtient la majorité.

6:21
Aleksandar Nikolic

Exactement. Ça va être une prime majoritaire à 25%, par exemple. C'est-à-dire que si la liste qui arrive en tête fait 25%, il a la majorité et il peut orienter le pays avec les idées qui ont été validées en premier par les électeurs. C'est ce qu'on retrouve dans toutes les collectivités locales. Et à l'échelle de l'État, on a un système bloqué qui n'est plus approprié à ces trois blocs. Parce qu'avant, il y avait deux blocs. Donc forcément, il y avait gauche-droite.

6:43
Présentateur

Alors, j'essaie d'anticiper ce qui va se passer dans les heures qui viennent avec éventuellement la nomination d'un premier ministre. Aujourd'hui, peut-être, c'est une possibilité. On le disait tout à l'heure, l'un des favoris, c'est François Bayrou. Lors de la dernière désignation du premier ministre, Michel Barnier, avant sa nomination, vous aviez, par exemple, expliqué que sur un certain nombre de personnalités, ce serait un nom d'emblée, ce serait une censure d'emblée. Par exemple, Xavier Bertrand. Là, si on vous soumet François Bayrou, il n'y a pas de censure d'emblée.

7:10
Aleksandar Nikolic

Oui, j'explique pourquoi. Parce que M. Bertrand avait eu des termes qui nous animalisaient. D'autres parlent de cordon sanitaire. On considère qu'on n'a pas de problème de santé. On considère que nos électeurs ne sont pas des gens malades et qu'il faut respecter l'ensemble des électeurs. Donc à partir du moment où il y a des gens qui ont cette posture en essayant de marginaliser les autres, en les insultant, évidemment, on n'en veut pas. Après, on regarde ce qui est proposé. On regarde le budget de manière sérieuse, de manière raisonnable. Et on choisit de censurer ou non, selon les orientations qui sont prises.

Mais je le dis, en étant très raisonnable, on a fait un contre-budget qui économisait 13 milliards d'euros supplémentaires. On ne dit pas qu'il faut appliquer totalement notre programme. On dit que juste 10% de ce qu'on demande doit être choisi. Et on s'adapte par rapport à ça, qu'il y ait au moins une orientation vers nous. si on continue dans l'erreur sur la manière de produire de l'énergie en France, sur la manière de rajouter encore des impôts. J'insiste là-dessus parce que c'est une des raisons du déficit public.

8:15
Invité

Ça veut dire qu'avec M. Bayrou à Matignon, vous êtes prêts à coopérer avec lui et à avancer, à faire progresser un certain nombre de propositions qui sont les vôtres. Ça veut dire que vous estimez que c'est possible de travailler avec M. Bayrou, si vous ne censurez pas.

8:25
Aleksandar Nikolic

On ne censurerait pas spontanément, mais on regardera exactement qu'est-ce qui sera choisi, par exemple. Si c'est encore des hausses d'impôts, évidemment qu'on ne pourra pas être d'accord. Vous savez, on est le pays où il y a le plus d'impôts au monde. On voit ce que ça a produit. On est un pays où il y a eu des erreurs manifestes. Vous savez, quand on parle de désindustrialisation, parce que c'est important, quand on parle de déficit public, de déficit commercial, parce qu'on a le pire déficit commercial depuis 1949, actuellement dans notre pays, c'est la conséquence de choix, de choix, par exemple, énergétiques.

En censurant le gouvernement, le RN a refusé la hausse des impôts ! - Aleksandar Nikolic (BFMTV) — Aleksandar Nikolic · Pourquijevote