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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 11 avril 2025 28 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsJusticeSolidarités & famille

Les coulisses de l'Assemblée nationale : La polémique Wauquiez - Bourbon Hebdo - 11/04/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qui manifestait et pourquoi ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Cette manif était-elle légale ? Les journalistes avaient-ils le droit d'être là ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cet incident pourrait amener l'Assemblée à revoir les règles d'accréditation des journalistes ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment les députés ont-ils réagi à la une du JD News ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'élastique du socle commun peut casser ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'une commission d'enquête parlementaire ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je suis Clément Mic et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'CP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. La séance est ouverte. Bonjour à tous et bienvenue dans Bourbon hebbdo.

Au sommaire, cette semaine, une manife dans les jardins de l'assemblée, une polémique signé Laurent Voquier et un premier ministre convoqué par les députés. Et à mes côtés pour vous éclairer, Elsa Mondingava et Stéphanie Despierre. Bonjour à toutes les deux.

Bonjour. Et de la poésie Clément. Et oui, j'ai fait ça Henri, vous l'as remarqué Elsa.

Ben, je vous laisse vous présenter toutes les deux. Alors moi donc Elsa, je présente l'émission des questions au gouvernement. Donc avant et après les questions au gouvernement, les mardis et les mercredis.

Et toi Stéphanie ? Et moi je suis généralement dans les couloirs de l'assemblée pour raconter ce qui se passe dans les deux émissions que présente Elsa et et parfois dans dans l'émission du soir ça vous regarde. Parfois aussi dans l'émission du soir, ça vous regarde.

Allez, on commence donc par cette manifestation qui a eu lieu mercredi dans les jardins de l'Assemblée. Manifestation sous tension. On se remet dans l'ambiance et on en parle après.

Frontière, casse-toi, l'assemblée n'est pas à Frontière, casse-toi, l'assemblée n'est pas Alors, Frontière, casse-toi, l'assemblée n'est pas à toi. Ça, c'est le slogan des manifest des manifestants pour bien situer les choses. On est donc dans le jardin des quatre colonnes.

On est à quelques pas de l'hôtel de la et là où se trouve la la présidente de l'Assemblée. Alors, Stéphanie, toi tu étais sur place pour LCP. Est-ce que tu peux nous expliquer qui manifestait et pourquoi ?

Alors, c'est les députés collaborateurs euh pardon les collaborateurs de la France insoumise notamment et d'autres députés de gauche qui manifestaient parce qu'ils protestaient contre un article de frontière. frontière, c'est ce journal d'extrême droite qui a publié une longue enquête sur les collaborateurs de la France insoumise en révélant leur nom et un certain nombre d'infos euh jugé personnel par la gauche et qui considère que bah du coup c'est ça met en danger, que ça met une cible dans le dos de ses collaborateurs. Et donc pour dénoncer ça, ces collaborateurs et les syndicats de collaborateurs ont fait une manifestation.

Alors ça a commencé de manière assez calme. Ils étaient regroupés sur les marches qui donnent qui sont dans le jardin de la 7. tout juste devant la qui donne accès à la salle des quatre colonnes des quatre colonnes.

Donc c'est juste devant c'est ça la salle des quatre colonnes. Et puis au bout d'un moment il y avait trois journalistes de frontière donc le le magazine incriminé par ses collaborateurs qui filmaaient la scène. Et c'est ça qui a mis le fait au poutre parce qu'en fait les collaborateurs ne voulaient pas être filmés qui ont qui avaient des qui craignaient déjà pour leur vie personnelle, leur vie privée ne voulaient pas être filmé.

Ils estimaient que la présence des journalistes ici était de la provocation et les journalistes de Frontière disaient bah nous on est là, on couvre l'événement donc on filme, c'est normal. Et là-dessus, il y a des députés qui sont intervenus, des députés de gauche. Voilà.

La tension progressivement est montée. Les collaborateurs ont commencé à entonner ce qu'on a entendu, c'est-à-dire frontière, casse-toi, l'assemblée n'est pas à toi. Et donc là, la tension est monté d'un cran et on a vu un certain nombre de députés de gauche, des insoumis mais aussi beaucoup de socialistes, monter rejoindre en fait les trois journalistes de frontières pour leur demander de partir et cetera parce qu'ils avaient peur que ça dégénère.

Alors, les journées de frontière disent que on les a empêché de filmer, qu'on les a serré, poussé un peu contre le mur. Les députés socialistes disent "Bah nous, on voulait qu'il partent parce qu'on sentait que la tension mentait et parce qu'on trouvait que c'était de la provocation qu'il soit là alors que les les collaborateurs manifestaient justement contre une publication dans leur journal." H alors il y a deux questions derrière ça.

Elsa. Est-ce que cette manif elle était légale et est-ce que ces journalistes eux avaient le droit d'être là ? Alors, on redit bien et le cabinet de la présidente de l'Assemblée nationale le redit bien, le droit de manifester euh est constitutionnel.

Il y a déjà eu par le passé des manifestation de collaborateurs dans le jardin des quatre colonnes notamment pour attirer sur euh l'attention sur leurs conditions de travail et cetera. C'était pas la première fois. Euh les journalistes ont le droit de faire leur travail à l'assemblée.

Ensuite, voilà et l'autre question qui va se passer derrière ça, c'est le journal étaient accrédités ces journalistes de France. é accédité effectivement pour rentrer dans l'Assemblée nationale vous savez on peut pas y rentrer n'importe comment quand on est journaliste, il faut passer par un service de presse donc ils ont une carte de presse, ils sont donc accrédités en revanche et ça après ce sera tout le débat qui viendra après qui va animer un petit peu les députés des différents groupes. C'est un journaliste n'a pas le droit de se mettre en scène, n'a pas le droit de provoquer quoi que ce soit.

Voilà, il est là pour faire son travail. Il est pas là pour avoir des positions politiques milité au sein de l'Assemblée. Donc c'est là-dessus que la frontière, sans mauvais jeu de mots, bah voilà, va faire débat un petit peu sur cette manifestation.

Et donc là-dessus, le Rassemblement national et l'UDR de d'Éric Sioti sont intervenus pour dénoncer une atteinte à la liberté de la presse. Les journalistes ont été exfiltrés euh par le personnel de l'Assemblée. Oui, le personnel, les huissiers étaient une dizaine à regarder un peu ce qui se passait et à attendre.

Et au bout d'un moment, ils ont jugé que pour la sécurité de tous, voilà, ça devenait trop tendu, que on était pas loin quand même de la bousculade. Donc, ils sont allés à la rencontre des trois journalistes et ils leur ont demandé de sortir et ils les ont exfiltré. C'estàd qu'ils les ont les trois journalistes étaient entre eux et et les huissers faisaient une espèce de haie pour qu'ils puissent sortir.

Euh voilà. Et c'est vrai que le RN et l'UDR, donc les troupes d'Érixioti sont, il y en avait certains collaborateurs et il y avait une députée UDR à côté des des journalistes de Frontière parce que c'était très préparé hein. Frontière avait aussi très bien préparé son coup et euh tout de suite le RN et l'UDR sont montés au créneau.

Il y a eu beaucoup de députés ou de responsables des partis qui ont tweeté. Il y avait des députés qui sont venus tout de suite, celle des quatre colonnes du Rassemblement national dénoncer une atteinte à la liberté de la presse. Le RN a tout de suite réagi à ce qui s'était passé.

Dans le quart d'heure, vous aviez une kirelle de tweet du RN avec les mêmes vidéos et qui dénonça une attente à la liberté de la presse. Ce qui semble indiquer que tout était un peu coordonné. C'est possible.

C'était coordonné parce que la manifestation, elle était de notoriété publique. Nous, on nous avait alerté sur le fait qu'il allait avoir une manifestation. Euh Frontière savait très bien qu'elle allait avoir lieu, donc savait qu'il allaient venir et en étant exfiltré, un des journalistes dit même "Merci pour la pub." Donc en voyant très bien que tout ça aussi a été une grande voilà, ça a été une opération de communication aussi pour frontière.

Et au milieu de tout ça, il y a Brun Pivet, la présidente de l'Assemblée a tenté de ramener le calme. Alors ça ça s'est fait d'abord vient communiquer et puis lors d'une conférence des présidents assez tendue le lendemain jeudi donc Els tout qu'est-ce qui s'y est dit ? Oui.

Alors, il fallait une conférence des présidents pour gérer des choses sur l'ordre du jour de l'assemblée. Conférence des présidents ont réuni les tous les présidents de groupe de l'assemblée. Voilà, les vice-présidents aussi, les présidents de commission.

Donc, généralement, c'est aussi pour régler des questions d'agenda. Mais là, cette question a été posée. Y Bron Piv en fait, elle a essayé de répondre à plusieurs niveaux.

Elle dit que c'est pas à elle de trier les journalistes. Et ça c'est vrai que nous on nous disait aussi dans son entourage que elle ne pouvait pas créer un précédent en décidant quel journaliste avait le droit ou pas de venir. Euh ensuite, elle rappelle aussi que les journalistes sont pas là pour se mettre en scène.

Elle avait déjà rappelé à l'ordre Élise Luatrice d'envoyé spécial avait fait des tests salivaires au députés. Voilà, des tests la consommation de drogue. Exactement.

Ensuite, elle a aussi bah dit à chacun que la manifestation était constitutionnelle. Elle a dit également que les collaborateurs étaient de plus en plus politisés, faisaient des tweets en leur nom, donc ils n'étaient pas non plus anonyme manière de voilà. Donc elle a essayé de pas vraiment satisfaire tout le monde mais en tout cas de rappeler certaines règles.

Marine Le Pen avait un dossier lors de cette conférence de président où elle a ressorti plein d'articles de presse où il y avait aussi des enquêtes sur des collaborateurs du Rassemblement national. manière de dire que voilà tous les groupes étaient concernés par ça. Mais voilà, la tension est assez grande sur ce sujet.

C'est vrai qu'il y a eu différentes questions sur la certains dénonçaient la manifestation des collaborateurs, d'autres l'attitude des journalistes de frontières. Donc je crois qu'il va y avoir une réflexion un petit peu plus large aussi sur le travail des journalistes des accréditations assemblée. Alors c'était ma question suivante Stéphanie.

Est-ce que cet incident pourrait amener l'assemblée à revoir les règles d'accréditation des journalistes ? Alors, il y a des réflexions en cours, il y a des réflexions déjà en cours depuis plusieurs semaines puisque Naima Amchou qui est vice-présidente horizon de l'assemblée en fait est déléguée à la communication. Donc, elle réfléchit à ça.

Il y a un groupe de travail qui est monté, elle doit rendre des conclusions et Yel Bron Pivel lui a d'ailleurs demandé de rendre ses conclusions plus rapidement après cet incident. Mais sur l'événement lui-même, Naimamou était pas tout à fait sur la même ligne que Yal Bron Pival était beaucoup plus sévère à l'encontre des collaborateurs. Elle disait, elle estime que les journalistes ont été prêts à partie, qu'il y a eu des provocations de députés, que demander l'interdiction d'accès de journaliste à l'Assemblée, c'est pas possible qu'on peut pas choisir entre qui a le droit de rentrer, qui n'a pas le droit de rentrer.

Voilà, ça donne le sentiment même que c'était enfin il y avait une guerre de communiqué entre il y a une grande pivé d'un côté et Naimam Mouchu. quelques tensions entre les deux. C'est oui, clairement, je pense qu'elles sont pas tout à fait sur la même ligne là-dessus comme Stéphanie le disait.

Il y a le Brun Pivet, elle a essayé peut-être de enfin voilà, d'avoir des règles un peu pour tout le monde. Elle ellearbitre pas vraiment dans ce qui s'est passé hier. Elle rappelle, elle elle ne peut pas interdire une manifestation.

En même temps, c'est normal de réfléchir non pas à la présence ou nom de députés, mais la manière dont ils exercent leur travail dans l'assemblée. Là, Naï Amchou a semblait quand même plus être voilà du côté de liberté de la presse de dire que c'était aux collaborateurs et aux députés aussi qui avaient un peu envie d'animer les choses. Un mot peut-être de l'accréditation des journalistes, c'est un sujet sensible he qui va au-delà de l'assemblée.

Sujet sensible pour les partis politiques eux-mêmes. Elsa. Oui, on a vu que parfois le RN refusait d'accréditer certains euh journalistes de quotidien notamment ou expulsait des équipes de leur meeting.

Exactement. Parfois Manu Military euh voilà avec euh quand même des des très agressives. Exactement.

Euh la France insoumise avait une année refusé qu'une équipe de quotidien couvre aussi leurs universités d'été en disant que voilà, ils étaient un peu ingérables. Donc évidment souvient aussi d'Emmanuel Macron avec Russia Today. Oui.

Qui é ch qui a fini par être interdite mais don les journalistes avaient av une carte de presse aussi. Exactement. Euh et plus globalement à l'assemblée, il y a beaucoup de députés qui nous disent dans cette fameuse stade des colones où je le rappelle, c'est vraiment le lieu d'échange entre les journalistes et les députés qu'il y a de plus en plus de journalistes qui viennent avec juste un téléphone, une petite caméra, en fait ils sont pas identifiés, on connaît pas quel est leur média, on sait pas à qui on répond et il y a beaucoup de journalistes de députés pardon euh qui disent voilà ça les gêne un peu, ils savent pas à qui ils parlent, ça les dérange pas de répondre à des questions, mais ils aimeraient bien savoir quel médias s'adresse devant eux quand ils prennent la parole. et ils sont aussi un peu perdus parce qu'il y a régulièrement des influenceurs qui viennent aussi aux quatre colonnes et là euh bah en fait il y a un espèce de trou entre guillemets dans dans le règlement de l'Assemblée nationale.

C'est pas prévu. Donc c'est Et des influenceurs de quel type c'est et ben Magalie Berda par exemple qui avait été invité par des députés. Donc elle avait une accréditation, elle avait le droit d'être là mais elle était filmée par certains elle filmait certains députés, elle posaient des questions et d'autres députés s' s'en sont offusqués en disant mais mais pourquoi elle est là, qu'est-ce qu'elle fait là et cetera.

Et sur les influenceurs, c'est vrai que c'est un peu compliqué. On sent qu'il y a pas de règles précises parce que les huissiers eux-mêmes savent pas trop ne savent pas trop comment réagir. Et donc c'est vrai qu'il y a beaucoup de monde dans cette salle des quatre colonnes et parfois les députés bah se demandent un peu à qui répondre.

Je rappelle quand même que normalement quand on est journaliste, on doit faire état de sa qualité et dire qui on est, pour qui on travaille avant de faire une interview. C'est vrai. Euh une dernière question avant de passer à à au sujet d'après.

Euh jusqu'à présent, les tensions politiques à ce qu'entonner à l'hémicycle et aux députés. Est-ce qu'il faut craindre que euh d'autres incidents de de ce type se répètent ? Est-ce que c'est un risque qui évoqué par certains ?

Je pense qu'il y a de plus en plus d'incidents. On peut se rappeler aussi d'une réunion qui avait été organisée par des députés la France insoumise où des députés UDR, les troupes d'Éric Sioti était venu un petit peu s'interposer et cetera. Donc c'est vrai qu'on a déjà un hémicycle qui parfois est voilà où il y a une certaine violence verbale chaud bouillant.

Quoique j'avais le sentiment que la pression était un peu retombée ces derniers temps, mais là c'est vrai qu'on peut voir dans les couloirs, dans les jardins, il peut y avoir voilà des bah des confrontations de plus en plus lourdes. D'accord. Allez, on passe à la une du JD News qui a beaucoup fait parler cette semaine.

Le JD News, c'est c'est le supplément du du journal du dimanche et on y va le renvoquer avec cette proposition choc. Enfermons les OQTF à Saint-Pierre et Miclon. Je rappelle, les OQTF sont les étrangers qui font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.

On va écouter la réaction du député de Saint-Pierre Émiclon, Stéphane Lenormand. Monsieur Vquet, il faut qu'il revienne sur terre. On n'est pas dans un monde des bisouns.

Quand on regarde le profil et le pédigré des EQTF les plus dangereux, ce sont pas des gens qui vont avoir peur d'un petit 5°gr ou de quelques abats de pluie ou de neige. Alors Stéphane Leenormand est est choqué donc par cette proposition de de Laurent Voquier. Elsa, comment est-ce qu'ils ont réagi les députés quand ils ont vu apparaître cette une sur leur téléphone portable ?

Alors moi, c'est un collaborateur du groupe Ensemble pour la République, le groupe de Gabriel Atal qui vient me voir, j'étais dans la salle des pas perdus, qui me montre la photo de la une et qui me dit "C'est pas un fake, c'est pas une fausse une. Je l'ai envoyé à mon patron". Non non, il me le dit.

Il me dit parce que j'ai vérifié auprès du député mais auprès du journaliste en question. Mais quand j'en ai parlé à mon député, il m'a dit "Non, mais c'est une blague, c'est pas vrai, c'est pas possible." Et donc ça c'est au sein du groupe ensemble pour la République mais même au sein du groupe de la droite républicaine.

Il y a plein de députés à qui voilà je demandais leur avis par message et il me disait mais j'ai cru que c'était un fake. J'ai dû me pincer pour y croire. Un député aussi du groupe du socle gouvernemental me dit qu'il est dans l'hémicycle à ce moment-là, que son voisin est un député de la droite républicaine qui lui montre et il me dit "Mais il n'en revenait pas et pendant plusieurs minutes, il a revérifié revérifié avant de réagir que c'était pas voilà une blague un 1er avril quoi".

C'était pas Goraphie comme on dit. C'est ça. Et on a vérifié aussi et même des députés qui sont des soutiens de Laurent Voquy en fait se sont demandé si c'était pas une fausse une.

La plupart n'était pas au courant de cette interview. Donc derrière, ils ont un peu ramé. Après, ils ont défendu la proposition de le renvoquer en expliquant que bah il c'est il fallait faire des propositions choc parce que les Républicains considèrent que bah la France n'arrive pas à résoudre des certaines questions sur l'immigration et donc que bah ça les phrases choc et les propositions choc font partie du débat.

Alors évidemment tout le monde a en tête le contexte politique, cette bataille entre Laurent Voquier et Bruno Rutaillot pour la présidence du parti. Est-ce que cette proposition et ben elle peut faire pencher la balance en faveur de Laurent Voquier ? Est-ce qu'elle peut plaire aux militants LR ?

Parce que je rappelle que ce sont eux qui vont voter hein, c'est pas les électeurs, ce sont les militants du parti. Exactement. Alors, les adhérents du parti même ce que ce que beaucoup disaient c'est que c'est un signe de fébrilité.

Quand on fait une proposition si choque comme ça, en plus, elle est pas vraiment réfléchie et concertée avec voilà avec ses soutiens et cetera. Ça montre une certaine fébrilité de la part de Laurent Voquier qui joue un peu son vatou. En revanche, d'autres qui sont pas forcément des soutiens de Laurentier disaient "Moi maintenant, j'arrive pas à mesurer à quel point dans notre électorat, dans nos adhérents, bah il y a des gens qui peuvent se dire "Oui, après tout bah au moins ça a le mérite d'exister, au moins lui propose quelque chose" qui peuvent même être peut-être d'accord sur le fond à l'idée voilà d'envoyer tous ces bah le plus loin possible, oubliant peut-être de rappeler que c'est un pyramidon ça reste la France mais euh voilà donc c'est vrai que c'est difficile.

Nous, il y a eu à l'assemblée, c'est vrai, je pense une stupéfaction et un peu des gens ont mais voilà après dans leur électorat chez leur adhérent peut-être que ça peut voilà faire plaisir à certains. Au-delà de cette proposition choc du patron de la droite à l'Assemblée, on peut dire que la droite cette semaine a tiré fort sur l'élastique du socle commun. Donc cette sorte de coalition gouvernementale qui dit pas son nom.

Stéphanie, est-ce que l'élastique peut casser ? L'élastique peut casser, comme le dit une ministre, c'est une coalition de raison. Mais on sent très bien que ce que cette union entre les Républicains et le Bloc central, elle est très fragile.

Lundi soir, il y a eu en séance une un énorme moment de crispation entre les députés de la droite républicaine et le gouvernement parce qu'en fait, il y a eu un vote sur on parlait de la parité euh pour les élections dans les petites communes et il y a eu un vote parité homme femme hein. Donc parité homme-femme, oui, pardon. Euh dans les petites communes, il y a eu un vote.

Le gouvernement a estimé qu'il y avait qu'une voie d'écart et que du coup on avait une incertitude et donc a fait revoter sur le le point de débat du moment et là le gouvernement a eu gain de cause et le vote a donc changé et les députés contre la droite et les députés républ de la droite républicaine ont hurlé en disant mais c'est pas possible, vous faites ce qu'on appelle une seconde délibération. Normalement, on fait ça quand on a un vrai doute sur le comptage, quand c'est 2h du matin et que plus personne ne sait très bien de quoi on discute parce qu'on est fatigué. Ou alors quand il y a eu une manipulation ou une technique de l'opposition euh pour faire voter dans ce sens-là.

Mais les députés de droite républicaine disaient mais je comprends pas, nous on est censé être des alliés et le gouvernement joue contre nous et certains disaient bah ce sera c'est c'est un acte enfin c'est un symbole de la furation du bloc central. Il y avait un bloc central, ben maintenant il y aura un avant et un après avant cette séance. Mais est-ce que tu croises toi à l'assemblée beaucoup de députés de droite qui disent bah on a plus rien à faire dans ce gouvernement, on doit on doit en sortir.

C'est jamais dit aussi clairement, même si de toute façon notamment Laurent Voquier et une partie de ses soutiens se sont toujours dit qu'ils avaient qu'il fallait qu'ils montrent leur différence avec ce gouvernement pour pouvoir continuer à se faire entendre, continuer à marquer la différence en pleine campagne interne, on l'a dit avec Bruno Retaillot. Donc de toute façon, tout ça ne tient qu'à un fil. Quand est-ce que le fil craque ?

À mon avis, pas tout de suite, mais plus 2027 va s'approcher, plus ce sera compliqué si François Boyou tient jusque là. La semaine a aussi été marquée par cette annonce jeudi, annonce faite par la commission d'enquête parlementaire sur les violences à l'école. Entendrons notre premier ministre qui a été ministre de l'éducation nationale, monsieur Bairou, le 14 mai à 17h.

Il va falloir que le ce 14 mai, ce soit un jour de vérité. Voilà. Donc François Bairou, premier ministre en exercice convoqué par une commission d'enquête parlementaire à l'Assemblée.

Stéphanie, est-ce que ça arrive souvent ça ? Un premier ministre en fonction convoqué par des députés. Alors ce n'est pas souvent, ce sera un événement, ce sera le 24 avril.

En revanche, c'est déjà arrivé par exemple 17 mai. Qu'est-ce que j'ai dit ? 24 avril.

Alors, on a tous une date différente. Ah non, 14 mai. 14 mai, c'est ça va y arriver.

Pardon, on se mélange entre les dates de rendu des rapports des commissions d'enquête et les dates des auditions. Jean Castex avait été par exemple auditionné en octobre 2020 par la commission d'enquête qui enquêtait sur la gestion du Covid et après plus récemment on a eu des anciens premier ministres donc des gens qui n'étaient plus en fonction Gabriel Aattal Ellisabeth Borne à propos des la commission d'enquête sur le dérapage sur les finances publiques. Est-ce que cette commission d'enquête elle peut inquiéter François Bairou ?

Comment est-ce qu'on réagit dans dans l'entourage du premier ministre Elsa ? Je pense qu'elle peut vraiment l'inquiéter. Il y a eu plusieurs cette commission d'enquête, elle travaille voilà en différentes phases.

Il y a eu par exemple des auditions de victimes, d'association de victimes qui ont été extrêmement enfin intéressante, éprouvante avec des témoignages accablants et là on va rentrer dans une phase plus politique. Cette semaine, il y a eu des auditions d'un ancien gendarme de l'ancien juge d'instruction juge Mirand qui mettent très clairement en difficulté les différentes prises de parole de François Baou. Il conteste tout ce que François Baou a dit depuis le début de l'enquête.

Il faut dire que la commission du premier ministre a été au mieux très ératique sur cette question parce on se souvient de sa première réponse aux questions gouvernement comme s'il n'était au courant de rien puis finalement il sait qu'il savait mais pas plus que les autres qu'il avait croisé le juge de manière fortuite. Là l'exuge d'instruction dit pas du tout il est venu chez moi, on en a parlé pendant des heures. Donc les deux témoignages d'hier enfin ont vraiment quand même Oui. laisser penser les députés tout bord confondu qu'il fallait clairement qu'il s'explique.

Ils disent on espère tous qu'il viendra enfin ceux de son camp qu'il viendra très préparé à ces auditions qu'il n'aura pas voilà cet ent sentiment de répondre quand même un peu à la va vite. Donc oui, ça va être un jour important pour François Bayron. Et d'ici là, il y a un livre qui est assez attendu hein.

Oui, un livre enquête sur BRAM qui sort le 24 avril. C'est le nouvels qui révélait que dedans, il y a un témoignage de la fille de François Bairou. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'une des lignes de défense de François Bairrou depuis le début, c'est de dire "J'ai mis enfants dans cet établissement, donc si j'avais su qu'il s'y passait des choses aussi terribles, je ne l'aurais pas fait." Donc évidemment, on attend de voir ce que va révéler euh sa fille.

Et effectivement, c'est marqué crois dans l'agenda euh cette audition. Au-delà de Betaram, on a beaucoup parlé des commissions d'enquête parlementaire cette semaine. Il y a celle sur la protection de l'enfance et celle sur les violences sexuelles dans le milieu du cinéma qui ont rendu leur leur rapport.

Stéphanie, on peut peut-être rappeler déjà en quoi ça consiste une commission d'enquête. Alors, une commission d'enquête, c'est c'est des députés qui décident de travailler sur un sujet. Euh ça leur donne des pouvoirs assez importants.

Ils travaillent généralement pendant 6 mois, ils rendent un rapport et ils ont des pouvoirs importants. Ils peuvent par exemple, ce qui a été le cas euh sur la commission d'enquête Betaram, débarquer dans un ministère sans prévenir et dire bah je veux avoir accès à tel document, tel document, tel document parce que je veux vérifier si l'administration était au courant de ça, si les comptes étaient bien tenus et cetera et cetera. Et c'est ce qu'on fait Paul Vanier et Violette Spielboû, les deux les deux rapporteurs et présidents de la commission d'enquête sur Betaram, ils sont allés au ministère de l'éducation où ils ont pas été forcément très bien accueillis mais les administrations ont pour obligation de leur donner des pièces, les pièces qu'ils demandent.

Et donc ça c'est les personnes convoquées ont ont l'obligation de se rendre. Tout à fait. Les personnes convoquées ont l'obligation de se rendre.

Vous ne pouvez pas refuser normalement de d'être entendu par une commission d'enquête. Le président de la commission d'enquête peut décider de vous envoyer les pouvoirs publics, la force publique, pour vous amener euh euh à témoigner devant une commission d'enquête. Alors, certains, c'est récemment refusé.

Alexis Coler, secrétaire général de l'Élysée, lui a refusé de venir argant euh que c'était une entorse à la séparation des pouvoirs parce qu'il était le conseiller du président de la République et que la seule personne qui ne peut pas être entendue par une commission d'enquête, c'est le président de la République. Et c'est assez voilà solennal puisque chaque personne convoquée devant la commission d'enquête dit je le jure. Donc c'est vraiment un témoignage souserment.

Ce qui on m devant une commission d'enquête, c'est un par jour. Donc voilà, c'est vraiment il peut y avoir des poursuites judici. Ouais.

Voilà, exactement. H euh quand on voit tous ces sujets abordés, quand on voit la médiatisation que les députés obtiennent sur les thèmes de ces commissions d'enquête, on a l'impression presque les députés euh bah ils trouvent plus leur bonheur là-dedans que dans le travail dans l'hémicycle. Est-ce que il y en a qui vous en parlent de ça ?

C'est vrai qu'en fait la commission d'enquête, c'est vraiment un des pouvoirs du député, c'est le pouvoir de contrôle. Le député il vote les lois mais il est aussi là pour contrôler l'action du gouvernement. Donc c'est un enjeu pour eux ces commissions d'enquête.

Elles sont devenues de plus en plus politiques avec le temps. Politique ça veut pas dire politicienne, ça veut pas forcément dire que voilà, c'est forcément pour gêner le gouvernement et cetera, mais elles sont sur des enjeux sociétaux parfois très forts, sur les violences sexuelles dans le cinéma par exemple. Donc les députés savent aussi qu'ils peuvent être attendus là-dessus.

C'est une manière de se consacrer à un thème pendant plusieurs mois, d'avoir vraiment un travail de fond, d'avoir des auditions. Puis il faut dire qu'en parallèle en ce moment, particulièrement lors du jour à l'assemblée et un peu voilà, il y a des textes qui ont pas forcément de cohérence les uns avec les autres, il y a pas vraiment de projet de loi très structurant et cetera. Donc là, c'est vrai qu'on a voilà beaucoup de députés qui alors le problème avec les commissions d'enquête, c'est très souvent elles sont très suivies au début.

Après, on voit qu'au fil des auditions, il peut rester un peu moins de monde dans les commissions. C'est beaucoup de travail de rapporteur et de président de commission d'enquête. Mais effectivement, il y a eu euh voilà des travaux qui ont été très médiatisés.

Alors, tu vas employer les thèmes de rapporteur et de président de commission d'enquête. Ce sont deux fonctions très importantes et ça donne lieu du coup parfois Stéphanie a à des tandemes étonnants, inattendus et qui fonctionne plutôt bien. Oui.

Alors en général, il y a un président d'une couleur politique et un rapporteur d'une autre couleur politique. Et là, en fait, normalement, les les groupes politiques ont ce qu'on appelle un droit de tirage. C'estàd que par session, ils ont le droit de dire "Bah alors moi, je veux faire une commission d'enquête sur tel sujet." et ils ont la possibilité de choisir d' ils ont une cartouche d'être président ou rapporteur.

En ce moment, il y a beaucoup de commissions d'enquête parce que il y a une chose qui ne se produisait pas régulièrement et qui se produit régulièrement maintenant, c'est que ce sont des commissions permanentes de l'Assemblée nationale, la commission des finances ou la commission des affaires culturelles et d'éducation qui se qui se transforme en commission d'enquête. Et donc là, ça permet d'enquêter sur d'autres sujets, ça donne plus de place et on a des duos. Donc la la commission d'enquête sur les violences sexuelles dans le cinéma et bien c'est Ran Baladan qui est un député modem et Sandrine Rousseau député écologiste.

Celle sur le Betaram enfin celle qu'on appelle Betaram par un certain raccourcis, c'est Paul Vanier député insoumis et Violette Spielbou député ensemble pour la République. Làz pas du tout que ça fonctionnerait. Nonaginez pas du tout ce que ça ce que ça comment ça fonctionnerait.

Euh Violette Spielboot a été porte-parole du groupe euh euh Macronis pendant très longtemps. Donc on se disait que ça allait faire des étincelles tout de suite. Et en fait, il travaille assez bien ensemble.

C'est un audio duo qui fonctionne bien et franchement c'est souvent euh gage de qualité du travail infin. Quand les deux quand c'est trop politicien entre le président et le rapporteur, souvent en fait vous avez pas grand-chose à la fin. Rien d'intéressant dans le rapport parce qu'en fait la vérité, disons que les recherches ne progressent pas parce que le un plus chacun instrumentalise un peu et on arrive à rien.

Et quand les duos fonctionnent et ben souvent c'est là qu'on a des informations intéressantes, qu'il y a des choses intéressantes dans le rapport et qui peuvent déboucher et changer un peu les choses. Allez, en quelques mots parce que le temps presse un peu. On va conclure avec ce livre signé Yel Brodine Pivé qui est sorti cette semaine à ma place.

Stéphanie, tu l'as lu, qu'est-ce que tu en retiens ? Alors, c'est un livre parfois euh un peu désarmant parce qu'elle raconte avec beaucoup de franchises son entrée en politique euh comment elle est devenue députée en envoyant simplement une candidature sur le site internet d'Enmarche, comment elle a appris euh le dernier jour euh des investitures que en fait il fallait qu'elle fasse campagne. Donc il y a tout cette genèse du macronisme qui est assez intéressante.

Il y a elle raconte aussi tous les coupbas parce qu'en fait elle a elle a été rapidement présidente de la commission des lois contre la vie de l'Élysée et des conseillers d'Emmanuel Macron. On essayé de la convaincre de démissionner. quand elle a gagné l'élection au perchoir en 2022.

Là pareil, elle n'était pas la candidate de l'Élysée. Elle a elle a eu des coups de fil pour lui demander de renoncer. Et elle raconte aussi la violence du climat euh les attaques.

Elle se disait, elle dit que elle pensait qu'elle aurait des attaques mais que jamais à la hauteur de ce qu'elle a pu voir sur les réseaux sociaux, des lettres, toutes les menaces de mort qu'elle a reçu. Donc c'est un témoignage assez intéressant sur quelqu'un qui entre en politique et qui a une ascension assez fulgante. l'apprentissage de la politique Elsa en quelques mots de Oui, c'est vrai qu'en plus elle ce qui est intéressant c'est que la plupart des Coubas viennent du son camp propre camp alors que elle c'est un peu la promesse initiale du macronisme.

C'est la société civile, c'est la féminisation de la politique. Donc elle dit moi en soit je cochais un peu toutes les caisses et en même temps ça plaisait pas forcément puisque même s'il y avait une volonté de faire de la politique autrement, ce qu'elle dit un peu dans son livre c'est que finalement il y a beaucoup de choses qui étaient écrites à l'avance, qui étaient décidé à l'avance et cetera, que ça se faisait beaucoup au sein du Poice Club du Boys Club autour d'Emmanuel Macron. Oui, ça confirme que elle s'entend pas très bien avec l'entourage d'Emmanuel Macron.

Non, maintenant ses relations sont apaisées avec Emmanuel Macron, mais c'est vrai que ses débuts, je pense sont elle a étonné parfois sa franchise et parfois une forme d'ambition aussi puisque elle a été candidate très vite à des postes très importants en Macronie. Elle dit qu'en fait, elle est devenue féministe en entrant en politique quand elle s'est retrouvée confrontée à tous ces coupas et elle explique aussi, elle le dit très clairement, qu'elle a eu une immense déception parce qu'elle incarnait un peu le profil type du macronisme, l'horizontalité, le le renouveau, le la manière de faire la politique autrement et qu'elle a été très très déçue quand elle s'est retrouvée confrontée à ce qu'expliquait Elsa ce pouvoir très vertical. D'un mot, est-ce qu'il faut y voir une ambition présidentielle ?

Parce que quand on sort un bouquin comme ça, tout de suite, on se pose la question. Elle dit quand même qu'elle veut raconter un peu son histoire aux français. Donc voilà, faut pas être naïf derrière.

Après, elle le dit souvent, il y a Elbrand Pivé, elle sait pas ce qu'elle fera en 2027 et elle le rappelle souvent qu'elle a été avocate puis qu'elle a tout quitté pour suivre son mari en Asie, puis qu'elle est revenue en politique et qu'après tout, en 2027, elle fera peut-être autre chose. Bah, on verra. Merci beaucoup Elsa, merci Stéphanie.

Euh les députés sont en vacances pour de semaines, donc Bourbon Hebdo se met en pause également. Je vous souhaite un bon weekend et à bientôt. Merci.

Merci. La séance est levée.

Les coulisses de l'Assemblée nationale : La polémique Wauquiez - Bourbon Hebdo - 11/04/2025 — François Bayrou · Pourquijevote