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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 13 juin 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécuritéImmigration & asileEurope & international

ALEKSANDAR NIKOLIC : « Il faut une perpétuité réelle pour les crimes pédocriminels » (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 42 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    Quel programme pour le Rassemblement national en 2027 ?

  • 0:29OuverteÉludée

    Est-ce que vraiment c'est la nécessité du moment de demander la démission de Darmanin ?

  • 1:16RelanceRéponse partielle

    Le chef de l'administration, c'est-à-dire le ministre de la Justice, aurait dû par honneur présenter sa démission.

  • 1:46RelanceÉludée

    Marine Le Pen disait « On ne peut pas faire des appels à la démission en permanence ».

  • 2:39OuverteRéponse partielle

    La loi qui propose notamment la création de juridictions spécialisées, est-ce que vous êtes en faveur de cette loi intégrale ?

  • 3:04FerméeÉludée

    Plaiderez-vous pour sa mise à l'agenda dès septembre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:18Invité politiquePromesse
    « Nos mesures pour essayer d'éviter ce type de drame, c'est des mesures de fond, c'est des justifiants pour la justice, c'est des peines minimales. »
  • 5:35Invité politiqueChiffre
    « Il nous avait promis 10 000 personnels dans la justice supplémentaire, il y en a eu 2 500. »
  • 10:02Invité politiqueFait
    « Nous, on soutient cette perpétuité réelle qui, aujourd'hui, est pour les crimes d'enfants avec Barbary qui avait précédé le crime. »
  • 10:26Invité politiqueFait
    « La perpétuité réelle existe déjà dans les textes. »
  • 12:58Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, ceux qui font la guerre en Europe et ceux qui la mènent en occupant des territoires souverains de l'Ukraine, c'est évidemment la Russie. »
  • 14:46Invité politiqueFait
    « On a abandonné cette idée de puissance. »
  • 14:48Invité politiqueFait
    « Quand vous saviez que la Corée du Nord était capable de produire plus d'obus que toute l'Europe réunie, on avait un problème en termes de capacité d'incarnation de puissance. »
  • 18:14Invité politiqueFait
    « Oui, il aurait fallu incarner plus de puissances pour être en capacité de s'opposer à la Russie, et notamment une puissance militaire pour défendre l'Ukraine. »
  • 18:20Invité politiqueFait
    « On ne doit pas se dire que demain, l'Ukraine va faire partie de l'Union européenne, va récupérer 12-13% de la PAC qui peut être attribuée, au détriment de la France. »

Temps de parole

  • Aleksandar Nikolic63 %
  • Invité21 %
  • Présentateur11 %
  • Invité 25 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

– Alexandre Nicolique, bonjour. – Bonjour à vous. – Et bienvenue sur France Info, plusieurs sujets à voir avec vous, notamment une question, quel programme pour le Rassemblement national en 2027 ? On va essayer ce matin d'éclairer un peu nos auditeurs et nos téléspectateurs, mais d'abord et pour commencer, les obsèques de Liana, 11 ans, hier dans le GER, ce moment évidemment très émouvant. Vous, dans ce contexte et sur l'aspect plus politique, vous appelez, et notamment Jordan Bardella, à la démission de Gérald Darmanin, le ministre de la Justice. Est-ce que vraiment c'est la nécessité du moment ?

0:32
Aleksandar Nikolic

– Non, mais ce que Jordan Bardella a dit et ce qu'on a pu répéter, c'est qu'à la place de Gérald Darmanin, on aurait démissionné au regard de son bilan. Et si on avait un petit peu d'honneur, parce qu'on parle de Gérald Darmanin qui avait promis 100% d'OQTF exécuté en 2022, l'année d'après on est à 6%. – Ça c'était quand il était ministre de l'Intérieur. – Bien sûr, je vous parle de l'ensemble, parce qu'il a été ministre de l'Intérieur, ministre de la Justice, il a même été ministre des Comptes Publics entre 2017 et 2020. – Alors, pardonnez-moi, moi je parle de cette affaire en particulier.

– Je parle de l'ensemble, si vous permettez, quand on a un bilan sécuritaire qui conduit à ce que la France a la pire insécurité en Europe, et quand il y a cette affaire Liana avec une responsabilité…

1:13
Présentateur

– Ce n'est pas tout à fait ce que dit Jordan Bardella, il dit le chef de l'administration, c'est-à-dire le ministre de la Justice, aurait dû par honneur présenter sa démission.

1:19
Aleksandar Nikolic

– Oui, par honneur, mais on n'a jamais dit que c'était évidemment une solution politique. Vous savez, notre rôle, c'est de trouver des mesures politiques pour faire en sorte que ce type de drame soit évité le plus possible. – Et pourtant… – Et nous, on considère que si Jérôme Lermanin est remplacé par quelqu'un d'autre de la Macronie, ce sera la même politique qui sera menée, une politique qui conduit à ces insuffisances. Parce que, ils ont… si vous permettez, parce que c'est ça qui, je pense, intéresse les gens…

1:43
Présentateur

– On va parler du fond, mais d'abord c'était vraiment sur l'aspect politique, parce que ce que j'ai aussi du mal à comprendre, c'est que Marine Le Pen, à l'Assemblée nationale, mardi, disait « On ne peut pas faire des appels à la démission en permanence ».

1:54
Aleksandar Nikolic

– Non mais, il y a une petite fille de 11 ans qui est morte à cause de dysfonctionnement judiciaire. Et vous, vous polémiquiez pour savoir si…

2:02
Présentateur

– En l'occurrence, je rappelle des propos qui ont été tenus à la fois par Marine Le Pen et Jordan Mardella.

2:05
Aleksandar Nikolic

– Et Jordan Mardella, qui a commenté cette affaire par rapport à Jérôme Lermanin, qui a dit qu'au regard de son bilan, justement, s'il avait de l'honneur, il démissionnerait. Mais nos mesures pour essayer d'éviter ce type de drame, c'est des mesures de fond, c'est des justifiants pour la justice, c'est des peines minimales, c'est plus de moyens pour l'off mine qui est chargé, par exemple, de regarder sur les sites pédopornographiques et identifier des personnes pour éviter ce type de catastrophe.

2:32
Invité

– On va parler du fond, justement, les associations de protection de l'enfance, elles plaident pour une loi intégrale sur laquelle les députés de gauche, du centre de droite ont déjà travaillé, pas vous. La loi qui propose notamment la création de juridictions spécialisées, un entretien annuel pour chaque enfant, pour déceler les violences, la possibilité d'augmenter le quantium des peines, donc alourdir les condamnations. Est-ce que vous êtes en faveur de cette loi intégrale ?

2:53
Aleksandar Nikolic

– Mais nous, tout ce qui peut conduire, justement, à ce qu'il y ait moins de laxisme judiciaire, pour nous, ça va évidemment dans le bon sens.

3:00
Invité

– Donc vous avez plaidé pour sa mise à l'agenda dès septembre, dans la session extraordinaire ? – Non, mais c'est une question importante pour qu'elle soit examinée.

3:07
Aleksandar Nikolic

– Le problème, c'est qu'on peut toujours essayer d'avoir un durcissement des peines encourues et le plafond de ces peines encourues. Mais tant que vous n'avez pas de peine minimale, si vous n'avez pas plus de moyens, aujourd'hui, dans notre justice, pour faire en sorte que les procédures soient accélérées.

3:21
Invité

– Justement, cette loi intégrale, elle réfléchit à prendre le problème dans son ensemble, aussi bien au niveau de l'éducation, de la santé, de la justice. – Bien sûr. – Est-ce que, je n'ai pas très bien compris si vous alliez ou non plaider en conférence au président, alors vous vous êtes élu au Parlement européen, mais à l'Assemblée nationale, est-ce que vos députés vont demander son inscription en septembre ?

3:36
Aleksandar Nikolic

– Mais je pense qu'effectivement, tout ce qui fera en sorte qu'on puisse mieux protéger les victimes, eh bien évidemment qu'on le soutiendra. Mais ce qu'on dit, c'est que c'est insuffisant si vous n'avez pas, par ailleurs, des peines planchées, si vous n'avez pas plus de moyens dans la justice, si vous n'avez pas pour trouver, justement, ce type de criminels qui, très souvent, vont sur des sites pédopornographiques, et si vous ne mettez pas plus de moyens à l'off mine, par exemple, pour essayer de détecter des signalements… – Il faudrait combien de personnes à l'off mine, par exemple ?

– Mais ça fait partie des mensonges de la Macronie, qui nous avaient promis 15 000 places de prison, il y en a eu 5 000. – Non mais là, je vous parle de l'off mine.

4:09
Présentateur

– Je vous réponds, monsieur.

4:10
Aleksandar Nikolic

– 80, 80, non mais parlons de l'off mine. – Il parlait de 85 et aujourd'hui, on n'est même pas à 50. – Est-ce que 85, c'est suffisant ? – Non, ce n'est pas suffisant. Parce que quand vous avez aujourd'hui que 1% des signalements qui sont étudiés, ça montre bien que même si on double le nombre de personnes à l'off mine, ce serait insuffisant. – Mais on sait que ces signalements concentrent un nombre de personnes, c'est plus de 300 000 signalements qui ne sont pas traités, mais dans ces centaines de milliers de signalements, vous avez plusieurs individus qui sont signalés aussi des centaines et des milliers de fois.

Donc si vous mettez plus de moyens, si vous montez à plus d'effectifs justement pour détecter, parce qu'on sait que ces criminels souvent vont déjà au préalable sur ce type de site, eh bien vous pouvez les mettre hors d'état de nuire justement, les arrêter préventivement, et donc il faut mettre des moyens à l'off mine, mais ça fait partie, désolé de vous le dire, des promesses qui sont non tenues, oui, il faut, pour qu'on puisse ensuite les condamner, qu'il n'y ait plus de place de prison.

5:03
Présentateur

– L'office mineur a quand même été créé par ce gouvernement.

5:07
Aleksandar Nikolic

– Oui, mais avec des engagements sur un nombre de personnes, 85, qui n'a pas été tenu et qui est lui-même insuffisant. – Alexandre… – Ce que je vous disais, c'est que si derrière, vous n'expulsez pas les délinquants étrangers pour libérer des places de prison, si vous derrière, vous ne construisez pas plus de places de prison pour qu'il y ait des sanctions, si derrière, vous ne mettez pas des moyens pour qu'on double le nombre de magistrats, comme nous on pouvait le dire, et que vous ne mettez pas plus de moyens justement dans la justice, ça fait partie aussi des promesses non tenues. Il nous avait promis 10 000 personnels dans la justice supplémentaire, il y en a eu 2 500.

Il ne suffit pas juste de le dire, il faut que ça s'exécute, pour qu'ensuite les procédures aillent plus vite, qu'il y ait des condamnations réelles, que ces criminels soient mis réellement en prison et pour longtemps, et qu'on les détecte avec plus de moyens.

5:55
Invité

– Alexandre, pour détecter ces criminels, pour les punir et les condamner lourdement, comme vous l'appelez, il faut d'abord les repérer. Pour les repérer, il faut entendre, il faut recueillir la parole des enfants. On sait que les programmes d'éducation à la vie affective et sexuelle, aujourd'hui, ce sont des espaces au sein des établissements pour dépister ces enfants victimes. Vous vous y êtes au Rassemblement National, toujours opposé, est-ce que c'est toujours le cas ?

6:17
Aleksandar Nikolic

– Dans l'affaire Liana, il y avait eu, excusez-moi, mais 6 signalements.

6:22
Invité

– Mais on sait aujourd'hui, les chiffres sont formels, la plupart des enfants ne lancent pas de procédure.

6:31
Aleksandar Nikolic

– Je le déplore, mais malheureusement, dans cette affaire, on avait aussi raison. C'est-à-dire qu'il y avait ces signalements, nous on parlait justement de la lenteur de la justice, du manque de moyens qui a été mis, et du laxisme qu'il peut y avoir sur ce type d'affaires.

6:44
Invité

– Moi, ma question, elle porte sur les enfants qu'on n'entend pas, sur les procédures qui ne sont pas lancées. Est-ce que ces espaces d'éducation à la vie sexuelle et affective dans l'école, est-ce que vous vous dites, finalement, peut-être qu'il faut changer de regard là-dessus, ça peut être utile pour repérer les enfants victimes de violences ? On sait que la plupart passent sous les radars, l'extra-grande majorité des enfants victimes de violences passent sous les radars, ne sont pas détectés aujourd'hui.

7:06
Aleksandar Nikolic

– Notamment parce que, par exemple, il y a moins d'infirmières scolaires aussi, et on a un déficit par rapport à ça, qui pourrait permettre, justement, lors de visites médicales, de repérer quand il y a des violences physiques, par exemple.

7:16
Invité

– Mais donc, sur le fond, vous êtes toujours opposé à ces espaces de formation, à l'éducation, à la vie affective ?

7:22
Aleksandar Nikolic

– Mais non, je vous ai dit que nous, on veut mettre des moyens pour que, justement, et notamment via des infirmières scolaires, on repère facilement, on veut faciliter les plaintes et qu'il y ait un suivi plus précis, avec plus de moyens pour la justice, comme je vous le disais, et qu'ensuite, il ne suffit pas juste, parce que, comme certains le disent, notre priorité, c'est les victimes, les femmes, les enfants qui pourraient être victimes. Si, derrière, vous continuez avec un laxisme judiciaire qui découle des lois Taubira, des lois Belloubet, eh bien, ça ne servira à rien.

7:48
Invité

– Le dépistage systématique des enfants victimes, par exemple, avec un entretien annuel dans les écoles, c'est ce que préconise la civise, la commission indépendante sur l'inceste et les victimes d'abus, c'est une bonne chose ?

7:59
Aleksandar Nikolic

– Mais si ça découle ensuite sur des sanctions, oui. – En fait, mais si, encore une fois, ce que je vous dis…

8:03
Invité

– Les sanctions, c'est essentiel, mais c'est dans un deuxième temps, c'est une fois qu'on connaît la fait qu'elle est jugée.

8:07
Aleksandar Nikolic

– À quel moment nous nous sommes opposés à ça, Mme Vigogne ? Nous, on dit justement qu'il doit y avoir une prise en compte.

8:11
Invité

– Lorsque vous, à tous les votes sur le sujet, en votant contre des espaces de création, ces espaces, vous avez toujours voté contre tout ce qui allait dans le sens d'une éducation à la vie affective dans les établissements scolaires, oui ?

8:25
Aleksandar Nikolic

– C'est-à-dire de vie affective, Mme Vigogne, nous, ce qu'on dit, c'est que, justement, il doit y avoir plus de moyens pour repérer, et ça doit être l'objectif. Aller, avec des enfants, aller vers cette sexualisation en ayant des espaces où ils évoqueraient ces questions sexuelles, je pense que ça peut, parfois, moi j'ai des enfants en bas âge…

8:45
Invité

– On ne parle pas de sexualisation des enfants, on parle d'éducation.

8:47
Aleksandar Nikolic

– Non, mais sérieusement, je pense que ce qui compte, c'est justement que la parole se libère, effectivement, qu'on repère, et je le disais par les infirmières scolaires, qu'il y a des doutes, par exemple, il y ait une prise en compte par rapport à ça, et qu'ensuite, il y ait un véritable suivi. Mais vous voyez bien que dans l'affaire Liana, quel a été le problème ? Il y a eu des plaintes, des signalements, même des signalements américains sur ce criminel qui avait été repéré sur des sites pédopornographiques.

Donc c'est bien ce que nous, on disait, c'est-à-dire plus de moyens à Lofmin, parce que ça avait été déclaré à Lofmin, plus de moyens pour que la justice aille plus vite, qui aurait peut-être permis d'éviter le drame de Liana. Et encore une fois, ça confirme, mais malheureusement, parce qu'on aurait préféré ne pas avoir raison trop tôt dans cette affaire et dans les autres affaires qui pourraient suivre, malheureusement.

9:34
Présentateur

Un mot encore, et sur la question des peines, revient quand même, malgré tout chez certains, dans le débat, l'idée de peine beaucoup plus ferme, c'est-à-dire l'idée, par exemple, d'une peine de mort. Nicolas Dupont-Aignan, votre allié de 2017, a demandé de nouveau un référendum sur cette peine de mort pour les auteurs de crimes sur enfants. Est-ce que vous restez sur votre position qui est de dire non, on ne bouge pas sur ce sujet, y compris pour ce type de crime ?

10:02
Aleksandar Nikolic

Nous, on soutient cette perpétuité réelle qui, aujourd'hui, est pour les crimes d'enfants, avec Barbary qui avait précédé le crime. Nous, on pense qu'elle doit être élargie face à ces criminels qui s'en prennent à des enfants. Parce qu'il faut que ces individus ne puissent plus être dehors et reproduire ce type d'actes pour protéger la société. Sachant que la perpétuité réelle existe déjà dans les textes. Je viens de vous le dire. Je viens de vous dire qu'elle concerne les crimes d'enfants avec Barbary.

On considère que les crimes pédocriminels, quand on s'en prend à un enfant de 7 ans, beaucoup d'études montrent que c'est très souvent des gens qui s'en prennent à des jeunes enfants, vont être dans une récidive. Et on ne peut pas prendre ce risque. On ne peut pas laisser des gens dehors de ce type de criminel qui pourraient s'en prendre à d'autres enfants. Donc oui, il faut une perpétuité réelle, y compris, comme l'annonçait Jean-Anne Bardella,

10:59
Présentateur

pour ces crimes pédocriminels. Vous restez avec nous, Alexandre Nicolique, on va continuer à échanger. Juste après l'info, en une minute, 9h moins le quart, voici Marie-Marty Rossian.

11:09
Invité

Il avait échangé par message avec Dominique Pellicot, un homme de 39 ans, a été condamné hier à Lyon à 15 ans, ferme de réclusion criminelle, pour avoir drogué et violé sa compagne, puis filmer ses actes. Une peine plus lourde, donc, que ce qu'avait requis l'avocat général. Une attaque de drones ukrainiens a fait un mort en Russie la nuit dernière. Des drones qui ont ciblé des installations portuaires dans le sud du pays, ce qui a provoqué un incendie. Trois personnes ont également été blessées. Se dirige-t-on enfin vers un accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran ? C'est ce que semble affirmer le Pakistan, pays médiateur, après des semaines de négociations laborieuses.

Dans le même temps, Washington annonce avoir abattu plusieurs drones iraniens qui menaçaient des navires commerciaux dans le détroit d'Hormuz. Et puis du rugby ce soir, match de barrage de top 14 entre Pau et le Racing 92, avec à la clé une place en demi-finale face au stade Toulousain. Le coup d'envoi, c'est à 21h05, à Pau, au stade du Hameau. France Info.

12:04
Présentateur

Le 8.30 France Info, Adrien Bec, Camille Vigone-Lecouat.

12:10
Invité

Alexandre Nicolitsch, vous êtes toujours en direct sur France Info, député européen du Rassemblement National. On voulait justement vous parler d'Europe dans un contexte notamment de guerre en Ukraine et d'indépendance face aux ingérences, notamment russes. On voulait vous montrer une une, cette une du JDD News. Et avoir votre avis, on va la décrire pour nos auditeurs qui ne la voient pas. On y voit ce titre, « Guerre en Ukraine, l'appel au sursaut » avec quatre visages, Philippe de Villiers, Henri Guénaud, Nicolas Dupont-Aignan, Luc Ferry. Et ce sous-titre, « Pourquoi la France doit renouer avec la Russie et stopper l'escalade vers la guerre ? » Elle vous inspire quoi, cette une ?

12:49
Aleksandar Nikolic

Aujourd'hui, ceux qui font la guerre en Europe et ceux qui la mènent en occupant des territoires souverains de l'Ukraine, c'est évidemment la Russie. Donc aujourd'hui, c'est un adversaire qui est contre nous et un ennemi en Afrique notamment. Un ennemi, ça a un sens diplomatique ? L'ingérence qu'ils peuvent avoir, comme l'Azerbaïdjan par exemple. Mais moi, je ne fais pas géométrie variable. L'Azerbaïdjan, c'est plutôt dans les Outre-mer bien souvent. Oui, mais c'est la France. Je précise simplement pour les auditeurs.

Pour essayer de créer des révoltes contre la France, parce qu'Emmanuel Macron a pris des positions en défendant le territoire souverain de l'Arménie, on est exactement dans la même situation. Et aujourd'hui, on a la Russie qui nous est hostile et qui peut nous mener une guerre hybride sur d'autres territoires, comme c'est le cas par exemple au Mali.

13:42
Invité

Il y a des médias français qui, en une, appellent à stopper l'escalade vers la guerre.

13:47
Aleksandar Nikolic

Après, chacun a le droit d'être responsable de l'escalade. On est en désaccord. Aujourd'hui, évidemment qu'il faut faire en sorte que l'Ukraine ait des soutiens justement pour essayer de défendre son territoire. Moi, je crois évidemment à la souveraineté territoriale des pays. Mais vous savez, je pense qu'il faut être cohérent. Je crois que la remise en cause du Kosovo et de la souveraineté de la Serbie au Kosovo, par exemple, représente exactement le même cas. Mais allez-vous ?

Non, mais je pense que c'est important de se dire qu'on doit faire en sorte que les territoires, qu'en Europe, justement, on apaise la situation en faisant en sorte qu'il y ait une souveraineté territoriale sur des pays déclarés officiellement, qui soit conservée. Et donc, évidemment que la Russie a remis en cause la souveraineté territoriale ukrainienne. On n'a pas su protéger l'Ukraine, peut-être par un déficit d'abandon. Justement, on a abandonné cette idée de puissance. Quand vous saviez que la Corée du Nord était capable de produire plus d'obus que toute l'Europe réunie, on avait un problème en termes de capacité d'incarnation de puissance.

14:54
Invité

Et de protéger l'Ukraine, il y a aussi la question de se protéger, nous, des ingérences étrangères. Derrière cette une, il y a un propriétaire, Vincent Bolloré, qui a installé dans ses journaux, sur sa chaîne de radio Europe 1 à la télévision CNews, l'ancienne patronne de Russia Today, Xenia Federova, une femme qui est considérée par les services de renseignement comme l'un des relais les plus actifs de la propagande russe en France. Est-ce que vous regrettez que cette femme soit invitée à s'exprimer tous les jours sur des médias de grande antenne et donc à participer à véhiculer le narratif du Kremlin et de Vladimir Poutine ?

15:25
Aleksandar Nikolic

Non, mais je ne crois pas que, sincèrement, le narratif du Kremlin touche la population française. Enfin, dans leur très grande majorité, vous savez, les Français ont du bon sens, ils savent que la Russie a réussi à agresser l'Ukraine.

15:39
Présentateur

Les opinions ont pu évoluer, pas forcément en France, mais dans d'autres pays, y compris européens. Quel pays ? Je n'ai pas d'exemple qui vient immédiatement, mais on a vu en Europe de l'Est, en Roumanie, par exemple, en France, en France, en France, en France, en France, en France, en France, en France, en France, en France.

15:53
Aleksandar Nikolic

Vous avez vu, ça s'est avéré faux. Je veux bien qu'on dise n'importe quoi. Sur ce sujet, j'en parle sérieusement. Oui, la Russie est contre nous et sur des conflits, parfois, et par exemple au Mali, comme je l'ai dit, qui peut essayer de nous mener une guerre hybride, y compris sur des territoires ultramarins. En l'occurrence, en Roumanie, après vérification, il s'est avéré que l'ingérence étrangère n'était pas russe.

16:17
Présentateur

Je ne vous parle pas d'ingérence, je vous parle de discours qui peuvent changer, parce que vous dites que ça n'a pas d'effet sur l'opinion.

16:23
Invité

Et puis on parle aussi d'une directrice dont le média avait été fermé par la Commission européenne au début de la guerre en Ukraine, justement sur des questions de propagande, sur des questions de protection vis-à-vis des ingérences russes. Donc on n'est pas seulement sur une question de diversité d'opinion, on est sur une question de protection, peut-être aussi, du pays par rapport à des tentatives d'ingérence.

16:46
Aleksandar Nikolic

Non mais, encore une fois, moi je suis pour la liberté de la presse. Donc je considère qu'une société de presse privée peut inviter à son antenne les personnes qu'elle souhaite. Vous considérez que Xenia Federova est journaliste ? Ce n'est pas notre point de vue. Elle a une carte de presse ou pas ? Je ne crois pas. C'est la liberté de... Non mais je ne sais pas, moi-même je vous pose la question, vous parlez d'une dame que je ne connais pas. Vous semblez bien renseignée, mais apparemment non, parce que vous ne savez pas si elle a une carte de presse ou pas. Tout en sachant que la carte de presse n'est pas une méga des artistes de la profession. Si, parce que c'est...

17:20
Invité

On l'obtient quand on a la majorité des revenus qui sont issus des médias. Ce n'est pas un gage ni d'indépendance, ni de liberté.

17:28
Aleksandar Nikolic

Il y a des... Vous savez, de tout temps, d'autres pays peuvent vouloir avoir une influence dans des élections, pour influencer la politique. Vous savez, quand vous avez des chefs d'État américains qui prennent position sur des élections, ça peut être jugé comme une forme d'ingérence. Vous savez que vous parliez de la Roumanie. La France, elle-même, par la voix de plusieurs membres du gouvernement, avait soutenu plus un candidat qu'un autre. Est-ce que c'est une forme d'ingérence ou pas ? Moi, je pense qu'aucun Français ne vote parce que Mme Fedorova est sur un média. Enfin, soyons un tout petit peu sérieux.

Le vrai sujet, si je peux me permettre, sur l'Ukraine, parce que c'est quand même ça qu'intéresse les Français. Oui, il aurait fallu incarner plus de puissances pour être en capacité de s'opposer à la Russie, et notamment une puissance militaire pour défendre l'Ukraine. Mais non, on ne doit pas se dire que demain, l'Ukraine va faire partie de l'Union européenne, va récupérer 12-13% de la PAC qui peut être attribuée, au détriment de la France qui est aujourd'hui...

Enfin, 12-13 milliards, pardon, qui est aujourd'hui à à peu près 9 milliards d'euros, et qui va avoir déjà la PAC baissée, et qui va encore plus l'avoir baissée, si demain, il y a l'Ukraine, qui non seulement est un concurrent, mais qui, en plus, va récupérer plus de PAC pour la France. Et c'est un sujet, parce que le vrai sujet, c'est comment on va défendre l'agriculture française.

18:52
Présentateur

Merci beaucoup, Alexandre Nicolique, d'avoir été avec nous ce matin, eurodéputé, Rassemblement National et porte-parole du Rassemblement National. Merci, Camille Vigone-Lecouat. Restez sur France Info.

ALEKSANDAR NIKOLIC : « Il faut une perpétuité réelle pour les crimes pédocriminels » (France Info) — Aleksandar Nikolic · Pourquijevote