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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 11 juillet 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asileÉconomie & entreprises

Pierre Ouzoulias sur l’audiovisuel public : « L’obstruction est du côté de Rachida Dati »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Sur les difficultés des maires et le texte sur le statut de l'élu, est-ce que ça peut lutter contre le découragement ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    L'accord franco-britannique sur l'immigration est-il un bon accord pour vous ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Faut-il baisser la dépense publique pour ramener le déficit à 4,6 % ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette urgence à faire passer la réforme de l'audiovisuel public ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Quels risques voyez-vous dans le financement des écoles privées sous contrat ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Pierre Wilia, vous êtes sénateur communiste des Ha scènes. On va revenir sur toutes ces informations. Vous êtes également vice-président du Sénat, mais d'abord on garde les une de la presse régionale et on commence par la une du Dauphiné libéré.

Police municipale vers plus de pouvoirs. C'est la question à la une du journal. L'exécutif qui veut renforcer les prérogatives de cette police de nouveaux pouvoirs qui permettrait de verbaliser les consommateurs de drogue, de dresser des amendes contre les squatteurs de holdup, de fouiller des véhicules ou encore de saisir des objets dangereux.

Puis la deuxième une, c'est celle de Varatin. C'estes ma qui appelle à l'aide alors qu'une loi sur le statut de l'élée hier à l'Assemblée nationale pour les soutenir. C'est un texte qui vient du Sénat, des élus locaux témoignent dans le journal de leurs difficultés.

Puis la dernière, c'est celle de Corse Matin à bout de souffle avec cette photo de Canader. Ces derniers jours ont été marqués par des incendies dans le sud de la France. L'inquiétude entoure l'état des Canadaires vieillissant, surexploité.

Les autorités veulent rassurer, malgré les conclusions alarmantes d'un rapport parlementaire. De quelle avez-vous envie de parler ? Ah, moi j'aimerais bien celle de de Var Matin, non pas pour le calendrier du du Top 14, bien que intéresse beaucoup, mais sur les difficultés des maires ou Ouais.

Et c'est cette loin, c'est un texte, on le disait he qui vient du Sénat, c'est François Gatel à l'époque qui était sénatrice qui l'avait porté sur le sur le statut de l'élu pour renforcer ce statut de l'élu pour aussi donner plus d'indemnité à ses mères. Est-ce que selon vous c'est un texte qui peut lutter contre ce découragement ? des mèes et et contre cette crise d'évocation, ça contribue mais ça ne permettra pas de résoudre la crise énorme.

Les maires se sentent complètement abandonnés par par l'État. Je prends l'exemple du département des des Hautes Sè dont je suis le sénateur. Mes collègues maires viennent de découvrir qu'il y aura moins d'aide de l'État cet été aux communes pour organiser les vacances de ceux qui peuvent pas partir en vacances.

C'est quelque chose de fondamental. Je vous rappelle les Hautes Scèes, c'est là où ont démarré les émeutes urbaines. C'est tout récent.

L'État n'a pas retenu la leçon du passé. Il faut occuper les jeunes, c'est de l'argent et aujourd'hui l'État supprime cet argent. Donc il y a un problème de fond.

Et puis le problème que rencontrent les maires c'est que malheureusement avec la disparition des services publics, ils sont devenus aujourd'hui le premier guichet de l'aide sociale. Mais sans les moyens, vous le savez, il y a plus la fiscalité. La fiscalité a été totalement prise par l'État et les maires font avec les dotations que leur donne l'État.

Donc il faut retrouver de l'autonomie. On va parler des municipales. Ce sera à la fin de cette interview sur un plan plus politique.

Mais d'abord, on l'a vu dans le journal, Emmanuel Macron a donc achevé sa visite d'état hier au Royaume-Uni. Il y a eu un accord entre France et Royaume-Uni pour renvoyer en France des migrants qui traversent la Manche. Et en échange, un individu, je cite, différent pourra venir via un itinéraire contrôlé et légal.

Est-ce que c'est un bon un bon accord pour vous ? Non. Sur sur l'immigration, il y a pas de de bon de bons accord tant qu'on aura pas compris. euh que aujourd'hui euh il y a une crise démographique majeure, hein, faut le dire, faut arrêter l'hypocrisie.

Les pays européens, l'Europe ne pourront pas continuer sans une immigration. Voilà, euh c'est ce qui s'est passé en Italie. Madame Mélony a été euh élue avec un programme extrêmement dur. le résultat, elle a elle a donné la possibilité à 500000 travailleurs de rester en Italie pour y travailler.

Donc il faut organiser, il faut organiser les choses et donner au aux étrangers qui viennent des droits comme tous les autres afin de permettre qu'il qu'il s'intègrent plus facilement dans la société française. Mais bon, vous savez, je suis arrivé tôt là quand vous parcourez les rues de Paris très très tôt le matin. Bon, vous voyez des gens qui sont là d'ailleurs, les camions de poubelle et cetera, ils viennent pas ils viennent pas d'ici, tous.

Donc arrêtons l'hypocrisie. On a besoin aujourd'hui de cette immigration sinon on n'y arrivera pas. Mais faut mieux la contrôler. on voit il y a un nombre de traversés records dans la manche avec malheureusement des morts.

Est-ce que c'est bien que France et Royaume-Uni se trouve cet accord pour essayer justement de de limiter ces catastrophes ? Ce qui ce qui ce qui m'interpelle, c'est qu'on nous a expliqué qu'avec le Brexit, c'était fini hein, et que le Royaume-Uni sortant de l'Europe, il y aurait plus aucune coopération. On voit très bien que en matière d'immigration et surtout en matière de défense, on arrive à travailler avec des pays qui sont en dehors de de l'Europe.

Donc ça permet aussi d'avoir un regard critique sur la construction européenne elle-même. Là ce qu'on fait le premier ministre britannique et et monsieur Macron, c'est aussi travailler à la défense de l'Europe, pas la défense européenne, la défense de l'Europe dans lequel on peut inclure des pays qui ne font pas partie de l'Union européenne. Donc je pense que il y a une réflexion à voir sur les relations que nous avons avec les pays qui sont dans l'Union européenne mais aussi à l'extérieur.

Il y a un modèle qui est en train de changer. L'autre sujet, on l'a vu là aussi dans le journal, c'est François Bairou qui est qui était hier soir sur LCI. Il va annoncer mardi un plan de redressement des finances publiques et hier soir, il a réaffirmé son objectif de ramener le déficit à 4,6 % l'année prochaine.

Est-ce que déjà vous partagez l'objectif ? Non. Non du tout du tout parce que on l'a vu dans les propos du premier ministre, la seule variable d'ajustement c'est la dépense publique.

Ah après il nous dit pas où il va aller chercher de l'argent. Les hôpitaux, les commissariats, les écoles, les universités, on sait pas. Mais juste il faut pas baisser le déficit.

Je Il est aujourd'hui à plus de 5 %. Il faut faire attention. Vous savez, c'est comme le cholestérol hein.

Il y a du bon cholestérol et du mauvais cholestérol. Là, c'est la même chose. Il y a de la bonne dette et il y a une dette qui sera nécessaire pour permettre la conversion énergétique de notre pays.

Voilà. Quand on est à 3300 milliards de dette, il y a pas que de la bonne dette. Si.

Bien sûr que non. Bien sûr qu'on a. Mais quel est le bilan du gouvernement Macron depuis 2017 ?

Une baisse drastique des recettes de l'État. Ah, mon collègue Fabien Guay a rendu un excellent rapport où il montre qu'il y a 211 milliards. 211 milliards, vous voyez ce que c'est, hein ? d'argent donné sans aucune contrepartie par l'État au aux sociétés privées.

Est-ce qu'on peut pas regarder si dans les 211 milliards la commission d'enquête sur les aides publiques exactement et monsieurman commission d'enquête dont le rapport a été voté à l'unanimité. Il y a un consensus donc on pourrait travailler sur cette base et éviter de considérer que il faut taper dans les services publics parce que c'est ce que j'entends c'est ce que j'entends de la part de monsieur Berot. Mais juste, on a compris, vous êtes pas d'accord sur la manière d'aller chercher l'argent, mais est-ce qu'il faut aller chercher l'argent ?

Est-ce qu'il faut baisser la dépense publique ? Est-ce qu'il faut faire baisser la dette ? Est-ce qu'il faut ramener le déficit à 3 % à l'horizon 2029 ?

C'est c'est comme chez vous. Je pense que gérer le fonctionnement d'un pays avec de la dette, ça c'est pas normal. Tout le monde le comprend.

Tout le monde le comprend. Ensuite, je le redis, on a besoin de faire des investissements massifs dans le nucléaire, dans les transports. Regarde les transport, moi je vais descendre dans ma famille en Corèse.

Paris LI Moog, c'est une catastrophe. À chaque fois, je suis en retard. Voilà.

Donc là, il faut beaucoup d'argent. Il faut le faire bien évidemment avec de l'emprunt et de la dette. On va pas demander aux Français maintenant de payer sur une seule année budgétaire la remise à niveau de tout le système ferré.

Voilà. Donc il faut il faut distinguer les choses. Mais encore une fois, de ce que j'entends de Bairou et de la droite sénatoriale ici, il y a un seul poste qui doit baisser, c'est la dépense publique.

Or, vous le savez bien, il y a plus rien à récupérer dans les hôpitaux, dans les écoles, dans les commissariats. Et justement François Baou hier, il a posé la question de notre modèle social. On va l'écouter.

Nous sommes dans cette situation parce que nous ne produisons pas assez. le si la France produisait euh des richesses tous les ans comme ses voisins, on aurait pas de problème de financement de notre action publique ni de notre action sociale. Et que donc pour moi l'essentiel c'est en même temps ou au moins aussi important c'est de donner un élanction du pays.

Il quand tu dis ça, il a tout à fait raison. Sauf que depuis 2017, on nous parle de la réindustrialisation, il y a aucun aucun bénéfice. Au contraire, on continue à perdre les entreprises.

Et je pense que bon, je partage pas les idées de Donald Trump, vous savez bien. Mais qu'est-ce que dit Donald Trump aux États-Unis ? Il dit qu'on ne peut pas réindustrialiser un pays sans droit de douane.

Dire qu'il faut protéger les industries qu'on va réimplanter aux États-Unis. On peut se poser la même question en France et en Europe. Est-ce qu'on peut réindustrialiser notre notre pays sans protéger ces nouvelles industries de la concurrence desloyales de la Chine et d'autre ?

C'est une vraie question. Il y a pas de réponse. Il y a pas de réponse.

Moi, je pense qu'il faut une dose de protectionnisme. On en a besoin. On va parler de ce qui s'est passé hier au Sénat.

Une séance agitée. Le Sénat a examiné la réforme de l'audiovisuel public. Ça vise à créer une holding notamment avec Radio France et France Télévision.

C'est un texte dont la majorité sénatoriale est à l'origine. Pourtant la séance a été très houleuse. On voit ça avec Audre Vaz. [Musique] Bonjour Audrey.

Bonjour. Bonjour monsieur sénateur. Bonjour.

Bonjour. et Audre le Sénat étudié donc hier en 2è lecture le texte sur la réforme de l'audiovisuel public 10 jours après son rejet à l'assemblée. Une séance sous forme de supplice chinois pour Rachida Dati, la ministre de la culture qui soutient le texte et pour la majorité de droite et du centre motion de rejet, explication de vote, demande de scrutin public, rappel au règlement suspension de séance. la gauche sénatoriale opposée au texte dont vous faites partie.

Pierre Ouzouia a tenté de ralentir le plus possible son examen. On a même eu une demande de quorum, c'est quand on on vérifie qu'il y a assez de parlementaires présents dans l'hémicycle. prévu.

Alors, si mes souvenirs sont bons, ça n'était pas arrivé depuis la réforme des retraites et vous avez plutôt réussi votre objectif puisqu'il a fallu attendre près de 5h pour examiner le premier amendement sur les 330 déposés à min40 quand la séance s'est terminée. Vous n'en aviez examiné que 27. Ce n'est pas anodin.

La session parlementaire est censée se terminer ce soir. Orian et c'est un pied de nez à la ministre Rachida Adadati. La ministre qui est soupçonnée par la gauche de vouloir précipiter les débats d'une loi qui a commencé son chemin parlementaire il y a 2 ans pour avoir un bilan à l'automne et lancer sa campagne pour les municipales à Paris.

Pourriez-vous préciser à la représentation nationale quelle est l'urgence qui vous oblige à inscrire ce texte ? Un texte tout juste rejeté par l'Assemblée nationale en fin de session extraordinaire alors qu'il ne pourra pas finir sa navette avant l'automne. Quelle est l'urgence de tordre le bras des parlementaires et de corsetter notre droit d'amendement en l'inscrivant aussi vite ?

Quelle est l'urgence si ce n'est celle de votre propre ambition ? Pour la défense de l'intérêt général, vous me l'accorderez, on repassera. La ministre qui a d'ailleurs été personnellement prise pour cible à de nombreuses reprises.

Beaucoup lui ont rappelé sa mise en examen dans l'affaire Gaune notamment pour corruption et trafic d'influence. Il y a eu aussi cet accrochage avec des sénateurs parisiens et vous y prenez part. Pierre madame de la gterie vos conseils y compris sur le travail la vie et je pense qu'il y a une vraie différence entre vous et moi.

Vous voyez ça ? Ah bah ça oui. S'agissant du travail et de la connaissance des classes populaires notamment.

Alors monsieur le sénateur justement je voulais franchement ben justement je voyez alors monsieur le sénateur justement justement c'est ça bien sûr vous voulez non monsieur le sénateur ça n'est pas scandaleux parce que vous voulez m'assigner c'est une forme de déterminisme. Que je sois élu dans le 7e arrondissement c'est plutôt une preuve d'intégration. Vous voyez, je voulais aussi vous dire ça.

Alors certains se trompe de combat, vous vous attaquez à ma personne, c'est une chose. C'est une chose. Mais l'intérêt général souvent de manière très indigne.

Alors puisque vous n'aviez pas de micro, elle défendait les classes populaires et vous lui avez rappelé qu'elle était maère du 7e arrondissement de Paris. Tout à fait. Tout à fait.

Et j'avais envie de lui dire mais on n pas on n pas pu prolonger que la différence entre entre elle et moi, c'est que moi aussi je suis issu d'un milieu très populaire, très très populaire. Mon père a pas le bac. Voilà.

Sauf que moi, je continue à défendre les intérêts de ma classe. Pas elle. Elle elle a fait le choix de défendre les intérêts de la grande bourgeoisie du 7e arrondissement et de Stanislas.

Vous me permettrez de faire cette petite cette petite référence à l'école Sanislace. Donc on n'a pas leçon de démocratie et d'intégration à recevoir de madame Dat euh il y a eu Vous vous attaquz à sa personne parce qu'hier elle a rappelé à plusieurs reprises on s'attaque à ma personne. Jamais jamais jamais jamais.

Alors là moi je suis élu depuis 2017 jamais je me suis attaqué à un individu quel que soit. Jamais. Mais en revanche il y a de l'obstruction.

Mais il y a de l'obstruction du côté de la ministre. La ministre refuse le débat démocratique sur ce sujet. elle le refuse à l'Assemblée nationale puisqu'elle a pactisé avec le Rassemblement national pour qu'il n'y ait pas de discussion et même chose au Sénat le moment où la conférence des présidents qui décide de l'ordre du jour et la réunion de la commission qui regarde les amendements, il y a eu une nuit.

Nous avons eu Oui, ça a terminé à 19h et vous pouviez poser des amendements jusqu'à 9h du matin. C'est exactement une nuit. Qui peut comprendre qu'un parlementaire, quel qu'il soit peut travailler en une nuit sur un texte qui est un texte considérable parce qu'il change la totalité de la gouvernance de l'audiovisuel public.

Vous n'en faites pas vous n'en faites pas partie. Donc l'obstruction est du côté de la ministre et euh dans l'hémicycle, franchement, je le dis de façon un peu solennelle et un peu nervée, sa position était lamentable. Elle n'a rien dit.

Elle s'est réfugiée dans un mutisme total et à chaque fois qu'on l'a emmené sur le terrain technique, elle a préféré déraper avec des attaques personnelles. On sent qu'elle est très faible sur ce dossier, qu'elle l'a pas étudié. Elle a pas comme nous, elle a pas eu le temps.

Elle a pas eu le temps. Elle veut une victoire politique pour les municipales. Oui, parce qu'elle s'est aperçu que son bilan législatif est nul.

Il y a aucune loi. Il y a rien. Il y a rien du tout.

Et ça, je pense que pour les municipales, c'est c'est pas bon. Donc là, il y a un texte, vous l'avez dit, il traînait, ça faisait 2 ans qu'il avait été voté par euh par euh par le Sénat. Elle l'a récupéré mais curieusement, elle le défend pas.

Elle le défend pas dans l'hémicycle. Donc nous, on fait notre travail euh de parlementaire, il y a pas d'obstruction. En revanche, ce qu'on a'aime pas, c'est que le Sénat soit bousculé et il a été et ce que nous n'aimons pas l'opposition, c'est d'être méprisé et nous le sommes.

Voilà. Donc, nous réagissons avec tous les moyens du règlement mais en restant dans les clous. Vous savez, moi j'ai joué au rugby donc parfois c'est un peu vif mais on reste dans le règlement et on respecte l'arbitre et le président de la séance.

Alors on va parler du fond du texte, on a parlé de la forme, ce que j'allais dire. On va parler du fond du sujet. Cette proposition de loi qui est étayée par plusieurs rapports parlementaires, elle a pour but de créer une holding avec une présidence unique.

Et cette holding, elle elle réunirait France Télévision, Radio France et Lina, pas France Méia mononde. Ça c'est ce qui a été décidé hier soir pour avoir une plus grande souplesse face aux nouveaux modes de consommation, aux nouvelles plateformes aussi qui ont vraiment eu une grosse force de frappe. Pourquoi ce n'est pas une bonne chose ? parce qu'on nous a pas expliqué pourquoi c'était une bonne chose.

On pas on n pas eu une bribe de d'analyse technique et surtout budgétaire pour nous expliquer que cet ensemble avec un seul patron, c'est l'objectif un seul patron qui chapautera tout l'audiovisuel. On n a pas expliqué quel type d'économie ça permettrait de faire, quelle synergie ça permettrait entre les différentes composants. Donc on a le simple c'est un manque d'explication ou sur le principe pour vous, il faut pas réunir les entités du service public.

Vous savez, moi je suis fonctionnaire euh depuis longtemps, donc on m'a toujours expliqué que les économies d'échelle, c'était extrêmement bien, c'était le progrès et cetera. Le résultat, c'est qu'à la fin, on s'est toujours aperçu que d'ailleurs les économies d'échelle, c'est une baisse des moyens. Voilà.

Et c'est et c'est aujourd'hui ce qui malheureusement va arriver à à l'audiovisuel public. Pour vous d'avoir un seul pilote, ça rendrait pas l'audiovisuel public plus fort ? Je vois pas comment.

Je vois pas comment. Et et on nous l'a pas expliqué. On nous l'a pas expliqué.

Donc on assiste à un jeu de monopolie. Bah euh là, il y a quelqu'un qui a acheté tous les hôtels et qui les met sur la même case. Est-ce que ça sera plus efficace pour pour l'audiovisuel ?

Je ne sais pas. Le problème le problème de notre débat, c'est que tout le monde n'a pas les mêmes intentions dans ce débat. Il y a le rapporteur que je respecte, qui a un projet qui est pas le mien, que je combat et dans les myqu il y en a d'autres qui sont en train de faire le procès de l'audiovisuel public et ça c'est pas admissible.

Et madame madame qui fait le procès de l'audiovis public Rachid. Non, non, non. Il y a une partie de la droite républicaine euh qui euh qui aujourd'hui euh fait les yeux doux euh à la sphère bolorée, faut dire faut dire les choses.

Et qui considère que euh l'audiovisuel euh public euh c'est un repère de gauchiste. Voilà, euh vous vous en êtes tous les deux les les représentantes. Et euh si madame Dat obtenu l'accord du Rassemblement national, c'est que c'est le projet du Rassemblement national.

Il se le cache pas. Le Rassemblement national veut une privatisation de l'audiovisuel public et on imagine très bien que ça permettrait de conforter le monopole de de Boloré. Donc c'est dire vous êtes inquiet sur l'indépendance de l'audiovisuel public.

Oui. Oui. Parce que on voit ce qui se passe en Italie, en Pologne, en Tchéquie, en Hongrie aux États-Unis.

Et on voit très bien que aujourd'hui les appétits de certains grands groupes sont féroces. Mais vous avez peur de quoi ? D'un retour de l'ORTF.

C'est ce que j'ai dit bien sûr. C'est ce que j'ai dit et j'ai cité le discours d'un corésien célèbre, Jacques Cherc, qui expliquait que pour éviter justement la main mise du pouvoir sur l'audiovisel public, il fallait transformer l'ORTF en plusieurs sociétés autonomes et indépendantes. Là, on fait le chemin inverse.

Pourtant, quand elle défend la holding, Rachid Adati, elle dit que ce sera plus difficile à vendre si on voulait privatiser plutôt que morceau par morceau. Là, une grosse holding, c'est beaucoup plus difficile à vendre. Je crois pas.

Je crois pas. Je crois pas. C'est pas J'ai J'ai J'ai pas compris.

Alors ça c'est une explication qu'elle nous a pas donné en séance hein. Parce que le problème c'est qu'on a aucune explication. Elle dit rien et à chaque fois qu'elle sort de son mutisme c'est pour des attaques personnelles.

Donc là il y a un problème. Si la réforme était très bonne si elle a soutenait avec autant d'énergie, il faudrait qu'elle s'exprime en science. Là, on va voir euh aujourd'hui.

On redémarre à 9h30, mais j'ai aucun espoir. Euh, aucun espoir. De toute façon, la ministre méprise la représentation nationale et Mais aucun espoir, ça veut dire quoi ?

Vous êtes prêt à siéger tout le weekend ou si c'est pas fini ce soir à minuit, comment ça se passe ? Nous, on fera notre travail de parlementaire jusqu'au bout face à l'obstruction de la ministre. Voilà.

Et puis après, on verra ce qui se passe ce soir. Mais on fera notre travail. Mais vous, qu'est-ce que vous espérez ?

Que ce texte se reprenne à la rentrée pour avoir plus de temps. C'est ça votre objectif. Bien sûr, je rappelle que sur ce texte, le gouvernement n'a pas demandé l'urgence et ce texte n'est pas inscrit à la session extraordinaire de septembre.

Donc pourquoi nous bousculer, nous violenter de cette façonlà ? Je ne comprends pas. Merci Audrey.

On se retrouve dans une demiheure. Oui. Oui.

On va se demander si François Bairou qui est souvent taxé d'immobilisme et ben on verra si c'est si c'est vraiment le cas. Et si je peux me permettre, je vous conseille l'article de notre collègue Romain David sur publicsena.fr.

FR, il a suivi les débats hier et il il développe ce que j'ai dû résumer en effectivement. Merci Audrey. À tout à l'heure.

On va voir l'actualité dans votre région. On retrouve Jacques Paquier. Bonjour Jacques.

Merci d'être avec nous. Directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Jacques, avec vous, on va parler du financement des écoles privées.

Oui, bonjour monsieur Ozouias. Euh vous avez écrit il y a quelques semaines, peut-être quelques mois, je sais plus, au préfet des Hautes Scènes parce que vous êtes inquiet, vous inquiétez du du de l'opacité, des inégalités que vous constatez dans le financement des écoles privées sous contrat. Vous parlez même de séparatisme, de risque réel ou ou ou à venir de séparatisme.

Expliquez-nous ce que vous redoutez dans ces financements des de certaines communes des Hautes scèes aux écoles privées sous contrat, s'il vous plaît. Bien sûr. Alors, première premièrement un un bilan dans les hautes scènes, les 20 collèges privés s'adressent essentiellement aux classes aux classes sociales supérieures.

Et le public aujourd'hui, les 20 collèges publics du du département scolarise les plus pauvres. Donc ce qui est ce qui est terrible à dire, c'est que dans ce département, il y a une école pour les riches, une école pour les pauvres. C'est pas le principe de la République.

Jules Ferri quand il pense l'école publique, c'est pour mettre sur le sur les mêmes banc des gamins qui viennent de milieux sociaux différents. Et je remarque et je remarque preuve à l'appui et j'ai écrit au préfet, il m'a toujours pas répondu, hein. Ce qui ce qui veut dire que je dois je dois pas beaucoup me tromper que aujourd'hui un grand nombre de communes des Hautes Scèes ne respectent pas la loi.

Ne respecte pas la loi. C'est-à-dire qu'elle verse euh aux écoles privées des sommes qui sont largement supérieures à ce que la loi les oblige à verser. Donc, il y a un certain nombre de communes qui font le choix de l'enseignement privé contre l'enseignement public.

Il y a une guerre scolaire qui est forte, qui est violente dans les hautes scènes et qui est en train d'être perdu par l'enseignement public. Le républicain que je suis ne peut pas supporter ça. Merci beaucoup Jacques.

Merci et cette fois pour de bons bonnes vacances. Jacques Paquier, merci beaucoup d'avoir été avec nous tout au long de cette saison. La une du journal du grand Paris, on la regarde municipal Rachid Adati, une campagne pas si simple pour la favori des sondages, c'est-à-dire cette semaine dans votre journal 1, un mod municipal justement Pierre Ousouia et de cette déclaration de Mathilde Panot qui dit que les maires LFI élu désarmeront la police municipale.

Elle critique également la vidéo protection. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Non, du tout du tout.

Je pense que il y a un besoin de sécurité. Alors, je sais pas où madame Panot vit, mais Moir à Bour Laarine dans dans les hautes scèes, ce que les gens demandent, c'est la réouverture du commissariat. Depuis la COVID, on a plus de commissariat.

Il y a un besoin parce que les gens, il fait chaud, ils rentrent le soir et c'est insupportable d'être dérangé par les rodéos, des motos et cetera. Il y a un besoin de sécurité, il faut l'entendre et il faut apporter des solutions républicaines, démocratiques à ce besoin de sécurité. Euh madame Panot est dans le déni, je le regrette.

Je pense que c'est pas la bonne position de la gauche par rapport à la sécurité. Ça veut dire pas d'accord pour vous avec Alfi pour les municipales. Est-ce que quand même la France insoumise risque de vous affaiblir, de vous faire perdre des villes ?

Mais euh ce que ce que je vois dans les hautes scèes, c'est que il y a une stratégie euh que j'ai du mal à comprendre du côté de la France insoumise. Euh partout ils ont les moyens d'aller euh contre les mers sortants, c'est le cas à Nanterre, de ne pas participer à à la réunion de la gauche, ils le font. Et là où ils sont en difficulté parce qu'ils arrivent pas à constituer des listes, ils nous demandent au contraire de remettre en œuvre le nouveau Front populaire.

Ça c'est pas possible. Il faut qu'il fasse un choix. Soit c'est ce qu'ils me disent, ils veulent pas travailler avec les socialistes.

C'est ce qu'ils me disent, c'est le prétexte. Mais dans ces cas-là, c'est partout. Ça peut pas être à par Non, ça c'est pas possible.

Merci beaucoup Pierre Rusouia, merci d'avoir été avec nous. Bonne dernière séance que cette dernière journée s'annonce agité. On verra jusqu'où ça vous mène, si ça ça franchit le weekend ou pas.

Merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure et tout de suite, on va accueillir notre prochaine invité. C'est François Esbourg qui nous rejoint. [Musique]