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InterviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 7 octobre 2015 7 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Mélenchon : « Le Plan B, c'est l'alternative à l'Europe actuelle »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Que pensez-vous de l'invective de Marine Le Pen envers François Hollande ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    François Hollande a répondu à Marine Le Pen en menaçant de quitter l'Europe. Vous estimez que c'était une erreur ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Vous proposez un Plan B contre l'austérité européenne. Quelles sont vos solutions ?

  • 7:01OuverteRéponse directe

    Dernier mot : Manuel Valls a qualifié les auteurs des violences Air France de voyous. Qu'en pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00MélenchonFait
    « Oscar Lafontaine dit il faudrait créer une monnaie commune, ça peut être l'euro, mais chaque pays retournerait à sa monnaie nationale. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Lenchon, vous êtes député européen. Vous avez assisté cet après-midi au discours de François Hollande et Angela Merkel. On va revenir sur le fond de ces discours.

Mais avant cela, un mot de l'incident qui les a opposé à Marine Le Pen. Marine Le Pen qui a arangué François Hollande, le traitant de vice-chancelier de l'Allemagne. Que pensez-vous de cette invective ?

Hm. Écoutez, vous devinez comme j'ai été malheureux de ne pas avoir la parole dans cette circonstance parce que le numéro auquel on a assisteré dans ce moment-là était extrêmement convenu. Euh François Hollande n'avait pas à dire que euh la souveraineté c'était le le déclat, enfin c'est c'est absurde quand on est président de la République de parler comme ça. et elle elle n'avait pas à répliquer devant l'assemblée des députés venant de 28 nations différentes à traiter le président de la République française de vice-chancelier de l'Allemagne.

Honnêtement, on peut peut-être de temps à autre entre français respecter les formes de manière à se dire ce qu'on a à se dire sans qu'on on s'abaisse à ce genre de de de phrases qui sont totalement excessives. Et la réplique après de François Hollande ne valait pas plus cher parce que il dit bah ou bien vous faites comme on vous a dit ou bien vous n'avez qu'à quitter l'Europe et ainsi de suite. Ça ce n'est pas non plus acceptable.

Je trouve que cette séance a été en général très pitoyable de très peu de contenus concrets. On nous a convoqué, paraît-il, pour une séance historique parce que ça venait 26 ans après Coliteran qui étaient deux géants et là on a assisté à une bataille de modèle réduit quoi. Vous estimez que François London a fait une erreur en répondant ainsi à Marine Le Penit passer à autre chose.

Je pense que il a il a bien fait comme il le voulait, mais son intérêt vous le savez bien et que madame Le Pen brille de tous ses feux parce que il voudrait ensuite manier la menace qu'elle représente comme un revolver qu'il met sur notre temps, pas à tous en nous disant ou bien vous m'obéissez à moi ou sinon c'est elle. Donc tout ça est est assez euh assez convenu et assez asphyxiant pour pour tout dire de l'ambiance. Mais surtout ce qui m'a frappé, oublions ces deux-là parce que c'était pas très intéressant.

Ce qui m'a frappé, c'est qu'on nous dit, on va avoir une séance historique. On s'attend à ce que madame euh Merkel et monsieur Hollande fassent tous les deux euh une proposition, quelque chose qui redonne une perspective à l'Europe ou je sais pas qui essaie de répondre concrètement à un problème qui est posé alors que l'Europe est en panne sur tous les fronts économiques, social, réfugiés, enfin partout ça marche pas quoi. Et bien on s'attendait à ce qu'il nous propose une chose qui soit un peu dans leur rôle de d'impulsion.

Et bien non, tous les deux ont répété de manière assez bureaucratique et et technocratique ce qu'on savait déjà. Vos collègues journalistes se sont ennuyis à mourir parce que personne ne sait de quoi parler après une telle séance. Et c'est au point que tout ce qu'on en retient, c'est un accrochage qui était un peu folklorique mais qui est de très de très peu d'intérêt quand on le compare à l'importance des défis qui sont lancés à l'Europe et de l'impasse dans laquelle elle est.

Vos solution à vous. Alors, vous vous proposez, je crois, une conférence internationaliste avec un plan B contre l'austérorité européenne. Ça sera au mois de novembre prochain avec Oscar Lafontaine et Yanis Varoufaquis.

Vous proposez quoi vous ? Alors, le la le problème s'est présenté comme ça si vous voulez pour nous tous la Grèce a été un coup de tonner parce que même ceux qui le pronostiquaient ne s'attendaient pas à une telle violence. Vous verrez bientôt d'ailleurs ces conséquences en Grèce.

Donc ce qui nous a semblé c'était que psychologiquement, politiquement, il y avait quelque chose qui tournait pas rond. On avait l'impression que c'était ou bien on fait comme dit madame Merkel et monsieur Hollande qui l'acclame de toute façon ou bien c'est le chaos. Non, il y a d'autres solutions.

Il y a toutes sortes d'économistes qui se sont penchés sur le dossier. Il y a des points de vues différents. Donc déjà il faut faire exister l'idée que des plans B sont possibles.

Je vous parle franchement, c'est pas un plan B. Nous, il y a pas d'unanimité sur ce qu'il faudrait faire. Par exemple, Oscar Lafontaine dit il faudrait créer une monnaie commune, ça peut être l'euro, mais chaque pays retournerait à sa monnaie nationale de manière à ce que on puisse ajuster la monnaie sur la compétitivité des pays.

Quelqu'un comme Yanis Varoufis dit, il faut changer la règle du jeu de l'euro lui-même. Des gens comme moi disent l'euro n'est pas en soi le problème. Ce qui est le problème, c'est le statut de la banque centrale et le rôle de l'euro et des institutions communautaires. par exemple, vous pouvez sortir de l'euro, mais si l'Union européenne continue à avoir le même traité budgétaire, c'est comme si vous n'aviez rien fait.

Donc, vous voyez, l'essentiel, c'est de montrer que il y a des réponses, plusieurs réponses possibles, qu'elles sont techniquement pensées et que donc naturellement nous devons faire l'effort de les mettre sur la table techniquement pensé. Ce que nous allons faire, c'est qu'il va y avoir des élus, il y en a déjà pas mal qui arrivent, des économistes, des intellectuels et nous allons créer un espèce de une espèce de conférence ouverte et permanente sur le plan B. Ça sera en quelque sorte l'alternative à l'Europe actuelle parce que vous voyez, le pire ce serait qu'on soit enfermé dans la dans cette logique de fou.

Ou bien on continue comme on est en train de faire et ça ne marche pas parce que c'est l'explosion du chômage ou bien alors chacun rentre chez soi et c'est le nationalisme étroit et borné. Il faut à tout prix trouver un autre chemin. C'est notre responsabilité à ce moment de l'histoire parce que ça tourne mal et qu'on sait bien que en Europe quand la politique est impuissante en général ça tourne très mal ensuite entre les nations européennes.

Monsieur Mélenchon dernier mot de Air France. Manuel Vals a qualifié les auteurs des violences contre les cadres de Airfance de voyou. Il estime que les agressions subies relèvent du pénal.

Qu'est-ce que cela vous évoque ? C'est totalement excessif. Vous le savez.

Vous le savez bien, si ces gens se sont abandonnés à un moment de violence et que c'est un état d'exaspération. Ce ne sont pas des barbares qui sont là, ce sont des des pilotes qui sont en effet bien payés. Mais si on les payait bien, c'est qu'on pensait que il le méritait jusque-l.

Et puis ce sont surtout des personnels navigants et ce sont des gens au sol qui étaient des bons professionnels dont personne ne s'est plaint. Vous savez, la compagnie Air France, elle fait un 90 % de taux moyen de remplissage. C'est très beau résultat.

Donc ces gens s'ils ont été tellement en colère, c'est parce qu'ils ont été spécialement maltraités. Donc quand on est un responsable politique, on doit chercher une sortie par le haut. Vous savez le côté garde churme et scrognu, je vais punir tout le monde, mais c'est aussi vieux que les pires de délires de des capitalistes caricaturaux.

Vous voyez là, il se comporte comme comme le garde churme d'Air France. Peut-être qu'Air France lui demandait même pas d'en faire autant. Je trouve que c'est pas normal, notamment pour un ministre, un premier ministre qui se dit socialiste.

Bonnement, on essaie de parler aux gens autrement qu'en manière latrique. Il y a pas mort d'homme. Bon certes, c'est une scène des des qui qui pose problème qui la violence pose problème, mais la violence non visible qui est faite au travailleurs, alors celle-là on nen parle pas.

Je trouve que c'est pas c'est pas le rôle d'un premier ministre de faire du maintien de l'ordre dans les entreprises. C'est pas son boulot. Merci Jean-Luc Mélenchon d'avoir été en direct sur Ité depuis Strasbourg dans un instant.