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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 26 mai 2026 13 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

Zendaya, Raphaël Quenard, Jérémy Ferrari : d'amour ou d'amitié ?

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Temps de parole

  • Invité23 %
  • Invité 217 %
  • Présentateur15 %
  • Invité 312 %
  • Invité 411 %
  • Invité 58 %
  • Invité 65 %
  • Invité 74 %
  • Invité 84 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Vous formez tous les deux un couple absolument parfait dans ce film qui dynamite la comédie romantique, mais qui démarre comme une comédie romantique avec le fameux Meet Cute, ces personnages qui se rencontrent de façon très mignonne et un peu maladroite dans un café. Enfin, c'est surtout vous, Robert, qui êtes ultra maladroit. On est quand même à deux doigts du chasse-court.

0:25
Invité

C'est exactement ça, oui, c'est ce qui se passe. Ce qui m'arrive. Dans la vraie vie, d'ailleurs, c'est pareil. Alors, peut-être un petit peu plus sombre, je ne sais pas. Mais je crois que dans la vraie vie, je serais tout aussi maladroit. On essaie de faire avancer les choses comme on peut.

0:42
Présentateur

Robert m'a fait penser un peu à YouGround dans 4 margillages et un enterrement. Vous savez, cette façon très anglaise d'être maladroit, de ne pas savoir quoi faire de son corps, d'être un peu complexé. Vous êtes d'accord ? En anglais, je vais être « clumsy ».

0:55
Invité

À l'anglaise. Plus l'accent britannique, ça rendrait des choses. Oui, c'est vrai, c'est drôle. Leur relation commence un petit peu avec un petit mensonge blanc. Et puis, de plus en plus de choses qui se révèlent. Mais c'est vrai que c'est comme un camion qu'on ne peut pas arrêter.

1:20
Présentateur

Oui, parce que tout est parfait jusqu'au moment où ça ne l'est plus. Quand le futur marié apprend un secret sur la femme de sa vie, qu'il ne va plus jamais regarder de la même façon. C'est ça qui vous a plu, c'est cette bascule. C'est quand tout d'un coup, ça déraille. Et ça déraille loin.

1:37
Invité

Oui, c'est ça qui m'a plu, m'a attirée à ce scénario. C'est quelque chose que je n'avais jamais lu. Et c'est vrai qu'on a cette période très courte au départ, au début du film, où on a l'impression qu'on est en train de regarder une comédie romantique. Et en fait, on pense être attiré dans un endroit très romantique. Mais si vous connaissez Chris Borghli, vous savez qu'on va nous retirer le tapis sous les pieds. Il y a un détournement très intensif. Et en regardant le film, chacun a une interprétation différente. Les gens s'identifient avec le côté romantique.

Il y en a d'autres qui ont peur, il y a beaucoup de conflits, il y a beaucoup d'émotions qui ont monté à la surface en regardant ce film.

2:28
Présentateur

The Drama pose une question aussi simple que fondamentale. Est-ce qu'il faut vraiment tout dire à l'être aimé ? Est-ce que l'amour peut résister à la vérité aussi inavouable soit-elle ? Les réponses des premiers spectateurs de The Drama à Paris.

2:41
Invité

Non, je ne dis pas tout, j'ai mes petits secrets.

2:42
Présentateur

On n'est pas obligés de se raconter les soirées qu'on a faites dans le détail. Il y a certaines choses qui doivent rester enterrées. Parce qu'à être trop transparent, ça se retourne toujours contre nous finalement.

2:51
Invité

Imagine, tu partages ta vie avec quelqu'un, il ne te dit pas tout, genre tu ne le connais pas, genre c'est quelqu'un d'autre.

2:55
Présentateur

Avoir, je ne sais pas, assassiné quelqu'un ou avoir fait de la prison, je pense que ça, il faut le dire, c'est important.

2:59
Invité

La communication, c'est toujours le mieux. Après, si ça vire au drame, il vaut mieux que ça vire au drame avant le mariage qu'après, du coup.

3:05
Présentateur

C'est dingue les débats qui sont provoqués par ce film.

3:08
Invité

Comme je l'ai dit, très différents. Il y a des perspectives différentes, chacun. Des perspectives différentes, c'est ça qui est intéressant. Même en tournant le film, on continuait à avoir ce genre de discussion avec le réalisateur. On regardait ses pensées, il n'y a pas de vraie réponse. C'est différent pour chacun quand on est amoureux, quand on est dans une relation, chacun est différent.

3:32
Présentateur

C'est une incroyable histoire vraie, celle de deux passionnés de basket, devenus à force d'audace et de détermination, les agents de toutes les grandes stars françaises de NBA. Moi, j'ai adoré ce film parce qu'il est drôle, parce qu'il est touchant. Votre duo fait merveille. On nous plonge dans les coulisses du sport de haut niveau. Et puis surtout, il donne à voir l'illustration parfaite de ce qu'on appelle le rêve américain. L'idée que n'importe qui peut réussir par son travail, son courage et sa détermination. Sauf que là, c'est deux français. Et ces histoires-là, même si elles sont rares, on en a besoin, clairement. Il faut les raconter plus souvent.

4:08
Invité

Non, mais ce qui est déjà super avec ce film, c'est que c'est une success story à la française. C'est des français qui ont une trajectoire incroyable, qui partent de zéro. Bon, ce n'est pas leur faire offense que de dire qu'ils partaient de zéro quand même. Mais ils partaient de zéro et ils font une ascension fulgurante. Mais par contre, ce que je trouve super, à l'instar du rêve américain, c'est que là, ce rêve-là, ils ont pu le réaliser parce qu'ils avaient un entourage. Les deux personnages principaux, Jérémy et Buna, en fait, ils ont réussi ce qu'ils ont fait parce qu'ils sont amis, parce qu'ils s'aiment. Et parce que leurs femmes aussi les ont aidées.

Et parce que leurs mamans aussi les ont aidées. Donc dans le film, finalement, on dit que la réussite, ce n'est pas un truc individuel, c'est le fruit d'un collectif. Et ça, je trouve ça vraiment super génial de dire ça, de dire que si tu veux arriver à aller au bout de ton projet, trouve-toi la bonne meuf ou le bon gars, le bon pote. Fais en sorte d'avoir un entourage qui va t'aider, qui va te propulser. Je trouve ça trop bien. Vous les avez rencontrés avant de tourner. Qu'est-ce qui vous a frappé chez eux ? Pour moi, ce qui m'a vraiment frappé, c'est un jour, on est parti manger avec eux.

Et Jérémy, il s'était connecté, il connaissait l'aubergiste, et il s'était connecté aux enceintes du restaurant avec son téléphone. Et Buna, il était en train d'expliquer une histoire comme ça à toute la tablée qu'il écoutait bien religieusement. Et à un moment, Jérémy tombe sur un son qui l'ambiance et monte le son à fond. Donc Buna, il est au milieu de son histoire, il se retrouve un peu le bec dans l'eau. Et au lieu de dire, attends Jérémy, tu peux baisser le volume de seconde ? Il s'est tourné vers lui comme ça, et il s'est mis à danser.

Et en fait, je trouvais que ça racontait magnifiquement, en un petit événement, comment ils ont bien épousé les défauts l'un de l'autre, et comment ils se sont apprivoisés pour faire des petits défauts respectifs. Donc c'est une grande histoire d'amitié. C'est exceptionnel, ils ne se sont jamais brouillés en 28 ans de vie commune. Est-ce que quelqu'un autour de ça peut en dire autant ? Non. Conjugalement parlant notamment. Non, en fait, ce qui est impressionnant, c'est le lien d'amitié qu'ils ont, qui est très très très très très très fort. Et franchement, ils donnent envie quand tu les vois en fait. Et puis moi, quand j'ai vu le film, à la fin, j'avais envie d'appeler des potes d'enfance.

Tellement ça redynamise l'amitié, ça met à l'honneur l'amitié, l'amour fraternel.

6:22
Présentateur

Vous l'avez fait ou pas ?

6:23
Invité

Oui, bien sûr. J'ai des amis d'enfance qui m'appelaient. Parfois j'ai un pote, je dis son nom, Moustapha. Deux fois, ils m'appellent à une heure du matin, je suis fatigué, je vois son téléphone. Si je vois le numéro, je ne le décroche même pas. Et après le film, j'ai décidé de rappeler mon mousse. Mais vous aussi, vous vivez une grande histoire d'amitié, tous les deux, Jean-Pascal et Raphaël. Oui, nous, franchement, c'était une révélation avec Jean-Pascal. On s'est connu sur un film qui s'appelle Coupé, de Michel Azzavisus. Et Jean-Pascal, il venait d'avoir un César.

6:56
Présentateur

Il la ramenait beaucoup.

6:57
Invité

Et il venait tous les matins au tournage de Coupé en brandissant son César. Il arrivait sur le plateau. Et franchement, moi qui suis un fan inconditionnel, il s'attachait à me le répéter, à me le rappeler. Et moi, j'ai été soufflé par son panache. Et quand je suis allé discuter avec lui, en une seconde, Babette, j'ai eu l'impression que nos âmes avaient dansé ensemble depuis l'ère glaciaire. Et ça donne cette complicité qu'on peut voir sur le tournage du film. Regardez. Ça me permet de toucher la moustache ? Ça me rassure, c'est quelque chose qui me détend et qui me fait redescendre. Oui, oui. Mais tu te fais descendre, il y a quelque chose qui est monté. Oui.

Jean-Pascal, c'est une bénédiction, un cadeau du ciel. Sauf que moi, je crois que tout ça, c'est un mythe. J'ai les vraies images. Vous n'êtes pas vraiment copains dans la vie, regardez. Il paraît, moi, je suis à l'heure. Et Raphaël, il a combien de temps de retard ? 30 minutes. On sert la main à l'objectif. Je t'écoute. Il ne te l'a pas fait, c'est super. Raphaël, c'est que comme Raphaël est en retard, et tu lui fais perdre des milliers d'euros, on appelle qui pour aller à la rescousse ? Jean-Pascal Zaddy. Pas de panique, je suis là, je vais sauver le cordage. C'est le moment où je me dénude. Je t'invite à bien fermer le rideau de ce fait. Mais un film familial.

Un souci de décence, contrairement à Jean-Pascal, qui se sera encore voté dans l'obscénité. Je pense que la journée que je viens de passer est historique, et sûrement meilleure que la journée de Raphaël. Écoute, je vais y aller, j'ai encore un autre tournage à faire avec des Américains. En vrai, vous avez une franchise l'un envers l'autre, une relation que vous n'avez pas avec d'autres. Oui, mais c'est ça qui est super. Et pendant le tournage du film, on savait que s'il était bon et que moi aussi j'étais bon, en fait, le film serait bien. Donc parfois, pendant les prises, on se disait « Non, arrête, là, t'es nul, là, je crois pas et tout. »

8:59
Présentateur

« Tel quel. »

9:00
Invité

« Ouais, bah oui. » « Ça, c'est vraiment bien. » « Tu veux dire, là, jusque-là, je t'ai cru sur cette réplique. » « Non, franchement, je ne te croyais pas. » « En fait, c'est obligé, on était francs. Si un de nous deux n'est pas bon dans le film, le film ne marche pas. » « Donc on se doit d'être francs. » « Est-ce que, par exemple, entre chroniqueurs, ça vous arrive, ça, à télé, quand on te dit « Non, là, t'étais moins bonne, c'est un parti de la vie. » « Je me dis souvent que je ne suis pas bon. » « Mais bien sûr. » « Mais c'est agréable, tu vois, parce que ça permet de... »

9:27
Présentateur

« Je ne sais pas si c'est agréable, mais au final, on s'est gré à ses partenaires de dire quand ça ne va pas. » « Ouais. » « Et c'est comme ça qu'on progresse. » « C'est pas toujours agréable. » « Moi, je trouve que c'est agréable. »

9:37
Invité

« Ah bah non, moi, je suis trop content, moi, qu'ils me disent que je suis nul, quand je dis que je suis nul. » « Oui, mais vous, parce que vous, vous pouvez la refaire, tandis que nous, on est en direct. » « Mais vous, c'est pas bon. »

9:46
Présentateur

« Non, mais on y pense pour la fois d'après. »

9:48
Invité

« Non, mais est-ce que tu pourrais dire à un animateur, à un chroniqueur, tout de suite, à la fin de sa chronique, « Ah, mais c'était nul, vas-y. » « Ça dépend, on peut jouer un rôle aussi. » « C'est ce que vous faites dans Pérou. » « I love Pérou. » « Vous l'envoyez bouler, sérieux. » « Oui, oui, mais I love Pérou, c'est encore autre chose. » « Ça, c'était trop bien, c'était trop bien, I love Pérou, parce qu'il n'avait pas encore de César. » « Et je me rappelle, on tournait dans « Pourquoi tu souris et tout. » « Et il y avait Emmanuel De Vos qui était avec nous. » « Mais elle, elle a deux César, moi j'ai un César.

» « Et des fois, il venait parler avec nous, on lui disait, mais qu'est-ce que tu veux, toi, casse-toi de l'arrivée. » « Entre Césarité. » « Pas de côté ce soir, parce que parfois, il y a des remplacements qui exigent de faire un pas de côté. » « Aux Etats-Unis, il y a des anecdotes, par exemple, Matt Damon, il dit « Eh, j'ai pas pu le faire. » « Et du coup, Brad Pitt a repris mon rôle. » « Et là, Guillaume Batt, c'est mort. » « J'ai tout de suite pensé à... » « Et il pouvait pas le faire, il est décédé. » « Ah, putain ! » « Brad Pitt n'était pas disponible, ça c'est vrai. » « Mais vous, Eric, oui, pour remplacer Guillaume Batt.

» « Et si vous enriez encore sur ce plateau, ce soir à Gorge déployée, Jérémy, c'est parce que Guillaume était votre meilleur ami, votre frère de cœur. » « Vous étiez aussi son producteur. » « Et rire, c'est le meilleur hommage à rendre à un humoriste qui mêlait autodérision et humour noir. » Guillaume Batt, c'était atteint de la maladie des eaux de verre. Au moindre choc, il risquait une fracture osseuse, mais rien ne l'arrêtait. Il aimait la scène, le public, quitte à se mettre en danger à la moindre sortie.

Votre comparse, Arnaud de Samer, aussi grand ami de Guillaume, nous a raconté avoir eu la peur de sa vie alors qu'il enregistrait avec lui et le professeur Rollin l'émission Open Bar en 2022. Ah oui, quand il a pris le projecteur. Rollin se prend le pied dans un câble de projecteur, tout ça est vrai. Et le projecteur tombe sur Guillaume. Et moi, vraiment, je me dis « Ok, terminé, il va crever. » Et je fais un malaise vagal de me dire que Guillaume va mourir de ça. Parce qu'au moins, on m'a toujours dit « Attention, Guillaume est très fragile. » Et donc, j'ai fait un malaise vagal.

Et comme je ne voulais pas attirer l'attention sur moi, je suis allé au bout de la rue faire le malaise vagal, tout seul sous un Porsche. Et je voyais les pompiers comme ça, du coin de l'œil. Et il vous l'a reproché. Et je suis revenu après, Guillaume allait très bien. Et il me dit « Ben, tu n'étais pas beaucoup inquiété pour moi. » Plus de peur que de mal, donc. Guillaume nous a quittés il y a bientôt trois ans, en juin 2023. Et c'est vous, Jérémy, qui l'avez découvert, inanimé, à son domicile. Vous lui dédiez les cadors. Dans la première version de votre scénario, vous imaginez un trio masculin qui comprenait Guillaume. Oui. Le rôle de Laura Felpin n'était pas présent. Non.

Mais après le décès de votre ami, comment vous avez raisonné ? Comment vous avez imaginé la suite ? C'est-à-dire en le remplaçant ou en changeant le scénario, le trio ? En fait, ce n'était pas possible de le remplacer. Et puis, je n'avais pas envie. En fait, j'avais écrit ce rôle pour lui. Je ne voulais pas mettre les mots de Guillaume dans la bouche d'un autre acteur. Ce n'était pas possible, ce n'était pas envisageable. Et donc, j'ai juste gardé le personnage de Noé. J'ai effacé les deux autres rôles. Et ensuite, j'ai créé Zulika et j'ai créé Ryan. Mais je ne voulais pas repartir. Puis, je ne sais pas, je trouvais qu'il y avait un truc glauque, en fait. Ce n'était pas possible.

Je trouvais que c'était trop triste. Il fallait que je l'efface. Il fallait que je redémarre à zéro. Je ne pouvais pas redémarrer en me disant, je garde les vannes que j'ai écrites pour Guillaume. Puis, je vais les proposer à un autre acteur. Ce n'était pas possible.