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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 17 juillet 2025 19 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesTravail & emploiImmigration & asile

Laurent Jacobelli : "Laissez les Français tranquilles ! !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Comment appréhender ce budget : économies massives ou taxation ?

  • 0:30FerméeRéponse directe

    Un quart de l'effort budgétaire repose sur les impôts ?

  • 1:14OuverteÉludée

    Laissez une porte de sortie à François Bayrou ?

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Détail des mesures RN sur l'AM1 ?

  • 2:11OuverteRéponse directe

    François Hollande évoque un risque de censure, votre avis ?

  • 2:26RelanceRéponse directe

    François Hollande et Marine Le Pen brandissent la censure, est-ce légitime ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueChiffre
    « C'est un quart de l'effort budgétaire pour 2026, qui repose sur les impôts. »
  • 0:55PrésentateurChiffre
    « Ces 7 milliards, ils ne vont pas tomber du ciel, ils viendront de la poche des Français. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « Mais en revanche, le coût de l'immigration, là, il faut y aller. Il faut y aller massivement. »
  • 9:06InvitéFait
    « Il n'y a pas un euro qui part de Bercy sans qu'on sache à quoi il sert et comment il est utilisé. »
  • 9:34InvitéFait
    « On a un coût du travail en France qui reste plus élevé que celui d'autres pays. »
  • 9:41InvitéChiffre
    « Le crédit impôt recherche, c'est 7 milliards d'euros. »
  • 13:22PrésentateurPromesse
    « Il votera la censure si on change massivement ce projet. »

Temps de parole

  • Invité35 %
  • Présentateur25 %
  • Invité 214 %
  • Laurent Jacobelli12 %
  • Locuteur non identifié7 %
  • Locuteur non identifié 25 %
  • Locuteur non identifié 32 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous savez, il y avait deux moyens d'appréhender ce budget, soit de dire on va faire des économies massives sur les mauvaises dépenses de l'État, ça c'est la bonne voie, parce qu'on a un État devenu obèse, tout le monde le dit, qui dysfonctionne, et qui dysfonctionne notamment parce qu'il est trop lourd, peu agile, peu à même, d'accompagner nos entrepreneurs, les Français qui travaillent. Et puis il y a la mauvaise méthode, celle que semble vouloir emprunter M. Bayrou, c'est taxer, taxer, taxer. Tu es retraité, je te taxe. Tu travailles, je te taxe. Tu es chômeur...

0:30
Laurent Jacobelli

C'est un quart de l'effort budgétaire pour 2026, qui repose sur les impôts. Il n'y a pas que des taxes.

0:35
Présentateur

Non, non, non, non. Pour ce qu'a dit le Premier ministre, les mesures détaillées, parce qu'il y a des déclarations d'intention non chiffrées, d'ailleurs vous remarquerez que tout ce qui va dans la bonne direction, c'est-à-dire la fermeture d'agences inutiles, un certain nombre d'économies ne sont pas chiffrées, ne sont pas étayées. En revanche, tout ce qui va contribuer à l'asphyxie fiscale des Français, là pour le coup c'est très clair, notamment l'année blanche, c'est fixé, c'est 7 milliards. Ces 7 milliards, ils ne vont pas tomber du ciel, ils viendront de la poche des Français.

Donc il y a un moment, si le Premier ministre continue dans cette voie qui n'est pas bonne, qui est bien sûr injuste, inhumaine, il s'en prend au plus faible, mais inutile, ça ne changera rien, ça ne réglera pas les problèmes structurels de notre pays, alors on n'y arrivera pas. Il faut agir là où ça fait mal.

1:14
Laurent Jacobelli

Mais donc, à vous entendre, vous laissez quand même une petite porte de sortie pour Fonçois Bayrou, vous êtes ouvert à la discussion.

1:20
Présentateur

Nous sommes des gens raisonnables. Rappelez-vous, avec le Premier ministre précédent, M. Barnier, nous lui avons laissé jusqu'au jour précédent, minuit, pour nous faire des propositions. Il n'est pas allé au bout de la logique. Nous, c'est très simple. Laissez les Français tranquilles. Ceux qui travaillent en ont ras-le-bol de payer pour tous les autres. Ceux qui veulent trouver un emploi en ont ras-le-bol d'être stigmatisés. Et ceux qui ont travaillé toute leur vie et veulent profiter de la retraite ne sont pas des vaches à lait. Mais en revanche, le coût de l'immigration, là, il faut y aller. Il faut y aller massivement.

1:49
Laurent Jacobelli

Et on va détailler les mesures que vous proposez, notamment des propositions qui émergent des Républicains sur l'AM1.

1:56
Présentateur

Proposer, c'est mieux.

1:57
Laurent Jacobelli

On va en parler dans un temps. Sur le plan purement politique, quand même, parce que ce risque de censure, on vous laisse y pencher un instant. Avec François Hollande, qui est dans Le Monde aujourd'hui, dit la chose suivante. Si le gouvernement veut écarter le risque de la censure, il doit réviser profondément ce budget. Louis Kervé, ça se corse quand même pour François Bayrou. Vous restez optimiste ?

2:15
Invité

François Bayrou a fait une conférence de presse de deux heures dans laquelle il a détaillé tout un tas de mesures. Et il y en a une ou deux qui font l'objet d'un débat politique aujourd'hui. Notamment, je pense, aux deux jours fériés supprimés. C'est très étonnant de la part de François Hollande et de Marine Le Pen, qui sont quand même des gens expérimentés, qui, en théorie, devraient avoir en tête que nous sommes dans une démocratie parlementaire, de ne brandir que la censure, alors que c'est à eux de proposer des solutions alternatives. Et que nous soyons sur le débat de fond.

2:43
Laurent Jacobelli

Mais vous avez vu qu'elle s'étonne, Marine Le Pen, que François Bayrou n'ait pas encore fixé de rendez-vous, justement, avec les différents groupes.

2:50
Invité

Mais c'est le Parlement qui vote le budget. Il se trouve que le Sénat... Quand on lui laisse le voter... En tout cas, le Sénat, puisque je suis sénateur, mon cher collègue... Mais je le sais. Le Sénat s'est positionné d'emblée auprès de François Bayrou pour faire des propositions. Il y a énormément de choses qu'on a proposées depuis des années. Je pense notamment aux questions de lutte contre la fraude. C'est quand même quelque chose d'extrêmement positif. Les travaux de Mme Goulet au Sénat ont été repris par le Premier ministre. Donc, avant...

3:19
Laurent Jacobelli

Je suis désolé. Éric Lombard, le ministre de l'Économie, prend la parole. On l'écoute, on vous écoutera derrière.

3:23
Invité

Le délai commence maintenant. Alors, peut-être que les élus vont commencer à partir sur le lieu de vacances. Mais en tout cas, ceux qui veulent qu'on en parle à Bercy, avec la ministre des Comptes publics et moi-même, notre porte est ouverte. En tout état de cause, au plus tard, à la rentrée en septembre, on organisera de façon très systématique des rencontres avec tous les groupes représentés à l'Assemblée nationale et au Sénat, de façon à prendre les remarques, les propositions. Vous avez vu que moi et que certains partis ont déjà dit qu'il viendrait avec des propositions alternatives, des propositions d'enrichissement.

Et on va utiliser le mois de septembre pour que le projet de loi, dont je rappelle qu'il sera présenté en Conseil des ministres le 1er octobre, à ce moment-là, soit plus représentatif des avis des uns et des autres. Et l'idée, évidemment, c'est de parvenir au soutien le plus large possible à l'Assemblée nationale et au Sénat. Donc là, ce stade, elles n'ont pas encore commencé les discussions ? Les discussions ont eu lieu avant la présentation parce qu'on voulait d'abord le lien avec les élus, il est permanent. C'est la marque de fabrique de ce gouvernement, c'est le dialogue. Donc on a réuni avant le 15 juillet tous les groupes qui sont venus nous voir à Bercy. Et donc on va continuer.

Pour moi, le dialogue, il doit être permanent.

4:44
Laurent Jacobelli

Pourquoi la Moselle et pourquoi ici, aujourd'hui ?

4:47
Invité

Pourquoi la Moselle ? C'est un beau département, la Moselle. J'ai voulu, d'une part, aller voir une entreprise pour avoir la réaction à la suite de ce que nous avons annoncé. D'ailleurs, j'ai trouvé que c'était très intéressant sous le contrôle du président Metzger. L'entreprise dit deux jours. Les deux jours de travail en plus, c'est une des mesures qui frappent les Français. Et le président dit, moi, le mois de mai, c'est un mauvais mois pour l'entreprise, on ne travaille pas assez. Et donc il y a une baisse de chiffre d'affaires, donc c'est embêtant. Et les salariés disent, si l'entreprise marche mieux, nous, on pourra, par l'intéressement, en profiter aussi.

Même s'ils disent tout ce que c'est un sacrifice. Donc intérêt pour l'entreprise, intérêt pour les salariés si l'entreprise va mieux. Et puis aussi, ils demandent une solidarité en disant, nous, on est salariés, est-ce que les plus riches vont contribuer aussi ? Et le Premier ministre a dit que, oui, il fallait qu'il y ait un effort des plus riches. Donc très belle entreprise en Moselle. Il y a d'autres belles entreprises dans d'autres départements. C'est un département, par ailleurs, que j'aime bien.

Et puis j'ai voulu aussi profiter de ce voyage pour aller voir les équipes de la Direction générale des finances publiques, des grandes directions du ministère des Finances, qui vont collecter l'impôt. Et qui est d'ailleurs une direction aussi qui est très emblématique de l'effort que fait l'État. Parce que c'est une direction qui fait chaque année des efforts d'efficacité, et avec des effectifs qui baissent de façon régulière, puisqu'il y a beaucoup de systèmes d'information qui permettent d'être plus efficaces. Et puis je vais aussi aller à la rencontre des Françaises et des Français sur un marché, pour savoir comment eux réagissent.

C'est très important quand on présente un budget, mais c'est le budget de la France, des Françaises et des Français. Donc les écouter, je le fais par votre intermédiaire, par l'intermédiaire de la presse, mais aller les voir directement paraît une bonne chose. Et puis voilà, par ailleurs, j'avais rencontré le préfet dans ses précédentes fonctions, je suis ravi de le retrouver. Il n'a pas encore pris l'action Moselland, mais ça va venir.

6:53
Locuteur non identifié

— Monsieur le ministre, on est dans une région frontalière. Ici, le président Metzger évoquait justement beaucoup d'exportations vers le Luxembourg. Il y a un dossier très particulier, avec des fortes augmentations fiscales pour beaucoup de frontaliers français. Ça dure depuis de nombreuses années. La convention a été suspendue. Il y a eu un moratoire qui a été fait. Mais cette année, c'est d'application. Est-ce que vous considérez que c'est un sujet clos ? Ou est-ce qu'on peut encore en rediscuter ?

7:20
Invité

— Je comprends. Je sais pas si le dossier auquel vous faites allusion est compris. Mais le préfet va, en fin de matinée, rencontrer nos homologues luxembourgeois afin de traiter d'un certain nombre de sujets qui sont pas complètement aplanis et sur lesquels on a le sentiment qu'on pourra avoir des accords plus équitables. Donc c'est un sujet dont l'État s'occupe de façon très quotidienne. Et je peux vous dire d'ailleurs que j'étais au Luxembourg pour un sommet européen il y a moins d'un mois et que j'en ai parlé avec notre ambassadrice au Luxembourg qui, de son côté, s'en occupe elle-même très activement.

7:54
Locuteur non identifié

— Et vous, votre point de vue là-dessus ? Parce que c'est quand même des augmentations fiscales notables. On est dans un contexte de besoin d'argent au niveau du financement public.

8:06
Invité

— Je vais laisser le préfet travailler avant de m'exprimer publiquement sur le sujet.

8:12
Locuteur non identifié

— Dans toutes les propositions qu'on entend, il y a aussi la monétisation d'une cinquième semaine de projet payé. Où est-ce que ça en est ? C'est le retour du travail et plus pour gagner plus ?

8:20
Invité

— La monétisation d'une cinquième... Ça, je n'ai pas vu ça dans nos propositions.

8:26
Locuteur non identifié

— Ça a été cité par une ministre ce matin chez nous.

8:30
Invité

— Non, c'était pas dans le temps. C'était pas dans le temps, ma connaissance. C'est pas dans le temps. Mais cela dit, on prend les idées. Mais celle-là, je l'ai pas encore... Je l'ai pas vue et elle est pas prévue.

8:44
Locuteur non identifié

— Il y a un rapport sénatorial aussi qui cite un montant de 211 milliards d'euros d'aides aux entreprises sans contrepartie ou contrôle souvent sérieux. Est-ce que là-dedans, il n'y aurait pas de quoi largement puiser pour résoudre tous les problèmes de déficit public ?

8:58
Invité

— Alors j'ai été auditionné par cette commission pendant plus de deux heures. D'abord, je veux rassurer les Françaises et les Français. Il n'y a pas un euro qui part de Bercy sans qu'on sache à quoi il sert et comment il est utilisé, évidemment. Et ces aides, c'est quoi ? Les allègements de charges que nous versons aux entreprises pour compenser des évolutions qui ont pu paraître excessives. Et ces allègements de charges, malgré leur montant important, le président Metzger me rappelait qu'on a un coût du travail en France qui reste plus élevé que celui d'autres pays. Donc je pense que ces allègements de charges y sont justifiés. Le crédit impôt recherche.

Mais c'est grâce à ça qu'on garde des laboratoires en France. Je veux rappeler qu'aux États-Unis, le plan d'aide qui a été mis en place par Biden, c'est plus de 700 milliards de dollars. Le crédit impôt recherche, c'est 7 milliards d'euros. Donc on est dans des sujets qui sont non pas proportionnés, mais peut-être même insuffisants. Et donc, oui, ces dispositifs, ils sont à chaque fois revus, contrôlés. En réalité, d'ailleurs, le Parlement contrôle. Le Parlement les vote, c'est dispositif. Enfin, monsieur le député. Donc, voilà, j'ai exprimé devant la Commission mon désaccord sur les conclusions. Voilà, l'argent public est suivi très, très attentivement.

On ne gaspille pas l'argent des Français.

10:21
Locuteur non identifié

Monsieur le ministre, je faisais référence à cette question frontalière. Est-ce qu'avec de plus en plus de difficultés, avec un budget difficile à voter, peut-être deux jours de ferrier en moins, est-ce que vous n'avez pas l'impression qu'on pousse les gens ici à aller travailler de l'autre côté de la frontière, justement ?

10:40
Invité

D'abord, on est dans un système de libre installation et chacun travaille où il veut. Je veux rappeler que c'est vrai qu'on a dans notre pays des charges élevées. La contrepartie de ces charges élevées, c'est un système de santé qui est extrêmement protecteur, notamment quand on a des maladies graves, mais aussi, d'ailleurs, quand on a des maladies légères. Un système de retraite qui est financé, un système d'allocation familiale, un État qui fonctionne. Après, encore une fois, les personnes sont libres et ceux qui veulent aller travailler à l'étranger sont bienvenus pour le faire. Et d'ailleurs, on a beaucoup d'étrangers qui viennent travailler en France.

Et donc, voilà, c'est la vie moderne. On est un pays ouvert. Moi, je n'ai pas de soucis avec ça. Mais c'est vrai que pour ça, il faut que notre modèle soit attractif. Raison pour laquelle on s'attaque aux dépenses publiques pour que ces charges qui peuvent nous poser un handicap dans la compétition ne soient pas excessives. Et pour ça, il faut que l'État soit géré de façon plus rigoureuse.

11:37
Laurent Jacobelli

Voilà les mots du ministre de l'Économie en déplacement depuis Metz, avec ce qui nous a marqué quand même, c'est ce petit moment de flottement au moment où un journaliste lui pose la question de la cinquième semaine de vacances contre rémunération, monétiser les congés payés. Amandine Nathalia, surprenant de voir que c'est pourtant ce qu'a dit la ministre du Travail. Nous avons l'objectif d'augmenter le temps de travail, la possibilité de monétiser la cinquième semaine de congés payés. Il n'avait pas l'air d'être au courant ?

12:06
Locuteur non identifié

Non, il n'était clairement pas au courant, ce qui en effet est étonnant parce que Bercy ne sache pas et que ce soit la ministre du Travail qui puisse faire une proposition qui est quand même importante sans que le ministre de l'Économie n'ait apparemment donné son aval. C'est quand même assez étrange. Je ne serais pas tout à fait la première fois dans ce gouvernement où les uns et les autres peuvent mettre sur la table des idées qui ne sont pas forcément reprises. On avait vu par exemple sur l'écologie toute cette bataille entre Bruno Retailleau et puis la ministre de l'Écologie qui n'était absolument pas d'accord.

Et François Bayrou avait dit « c'est la liberté de mon gouvernement, chacun peut s'exprimer comme il le souhaite ». Et il s'était fait d'ailleurs rabrouer par le président de la République qui lui avait demandé de davantage tenir ses troupes. Donc tout ça donne une image de confusion. Là, le fond n'a pas été retenu. Voilà, qui n'est pas la meilleure aujourd'hui. L'autre information dans ces réponses, c'est que tous les groupes politiques vont être reçus à la rentrée à partir du mois de septembre, avant la présentation de ce projet de budget en Conseil des ministres le 1er octobre.

Et donc le Rassemblement national notamment qui demandait à être entendu le sera dans des négociations qui semblent déjà plus que compromises puisque de toute façon le RN dit qu'il votera la censure.

13:22
Présentateur

– Il votera la censure si on change massivement ce projet.

13:28
Laurent Jacobelli

Mais il marque deux points quand même. Il dit qu'il y aura rencontre avec les groupes parlementaires et le département de Moselle est magnifique.

13:34
Présentateur

– Alors sur le deuxième point, il a bien raison. Moi ce qui m'ennuie un petit peu quand même, pour être très honnête, c'est que je pense qu'il va falloir appeler ce monsieur et lui expliquer qu'il est ministre de l'économie. Parce qu'aujourd'hui il semble ne pas être au courant. Et en fait c'est très inquiétant.

13:45
Laurent Jacobelli

– Sur cette cinquième semaine de projet payé contre la minération. – Oui mais pas seulement.

13:47
Présentateur

Quand il parle de la double imposition des frontaliers, il n'a pas compris ce qui se passe en fait. C'est-à-dire que les Français qui travaillent au Luxembourg vont être surtaxés par rapport aux autres. Et malheureusement il ne veut pas régler le problème. Et les députés macronistes de Moselle disent que c'est très bien, ils n'ont qu'à payer parce qu'on a besoin d'argent. Donc ce ministre semble complètement déconnecté. Et pourquoi aujourd'hui les propositions de M. Béroud sont des propositions pour ponctionner l'argent des Français ? Parce qu'il y a un manque de créativité, il y a un manque de connaissance du terrain, il y a un manque d'inventivité.

14:14
Laurent Jacobelli

– Là c'est pas le cas, là c'est travailler plus pour gagner plus.

14:16
Présentateur

– On vient d'en voir l'exemple, absolument pas.

14:18
Laurent Jacobelli

– Cette mesure-là proposée par la ministre du Travail, c'est ça ?

14:22
Présentateur

– À partir du moment où c'est automatisé, ça devient du travail en plus imposé aux Français. Et puis aujourd'hui, quand des Français travaillent au-delà du temps réglementaire, ils ont un sursalaire, ils ont des primes, ils ont les heures supplémentaires, donc ça veut dire moins d'heures supplémentaires. Et donc au final, une perte de pouvoir d'achat pour certains Français, une fois encore, ce sont des mesures bricolées, rafistolées, pour aller essayer de retrouver un petit peu d'argent, par manque d'ambition pour le pays. C'est quoi la politique voulue par François Bayrou à travers ce budget ?

Je vais vous dire, on l'a bien compris, chaque ministre dit exactement ce qu'il veut, François Bayrou ne maîtrise pas ses troupes, et le président de la République, ça le fait beaucoup rigoler. Il est temps de dissoudre l'Assemblée nationale pour avoir une vraie majorité dans ce pays, c'est-à-dire un vrai projet, un vrai cap, et le budget qui va avec, parce que là pour l'instant, c'est une cacophonie assez désagréable à entendre pour les contribuables.

15:10
Laurent Jacobelli

Une dissolution, même si en cas de dissolution, Marine Le Pen n'est pas sûre de pouvoir se présenter.

15:14
Présentateur

Mais elle sera candidate, et ça permettra de voir ce que dit le tribunal administratif par exemple, et puis les recours après.

15:20
Laurent Jacobelli

Mais il est possible, on est d'accord qu'il est possible que le tribunal administratif rejette la candidature de Marine Le Pen.

15:25
Présentateur

Elle présentera une question prioritaire de constitutionnalité pour savoir si en fait l'inéligibilité, j'ai réussi à dire...

15:31
Laurent Jacobelli

L'inéligibilité !

15:34
Présentateur

Eh bien voilà, à titre provisoire, est compatible ou pas avec les règles de la République, et ça c'est intéressant aussi. Vous savez, Marine Le Pen est combattive, elle ne lâchera pas le combat politique, ni elle ne trahira jamais la confiance que lui font les Français.

15:45
Laurent Jacobelli

Sur la question de monétiser les congés payés, et sur ce flottement qu'on a pu voir, Éric Lombard, qui n'a pas l'air d'être au courant de cette mesure, ça veut dire que c'est une mesure qui n'est pas réellement sur la table, j'imagine, si même le ministre de l'économie n'est pas au courant.

16:00
Invité

Écoutez, moi je trouve que c'est une bonne mesure, dans la mesure où elle est fondée sur le volontariat, et que les salariés peuvent s'en saisir ou pas. Si on est sur cette logique-là, cette mesure-là, c'est une bonne nouvelle, et elle va dans le bon sens.

16:09
Laurent Jacobelli

Ça sera sur la base du volontariat.

16:10
Invité

Après, visiblement, je pense qu'Éric Lombard devra discuter avec sa collègue, ministre du Travail, pour avoir une cohérence gouvernementale, elle est imposée. Mais surtout pour répondre à Laurent Jacobéli, il faut honnêtement, le Front National, le RN, le Rassemblement National... Non, c'est une vieille astuce, non, pas ça ! C'est quand même, on voit le vrai objectif, la censure et la dissolution. Quand nous, nous souhaitons doter le pays d'un budget avant la fin de l'année. Parce que le sujet, il est là. Et en fait, quand on dit que le gouvernement va recevoir les groupes parlementaires, mais c'est le fonctionnement normal de la démocratie.

On est dans une démocratie parlementaire, et c'est le Parlement qui vote le budget. Donc d'ici le 1er octobre, présentation du budget, le gouvernement va enrichir des propositions venant de toutes parts, son projet de budget, et à partir du 1er octobre, discussion parlementaire, à l'Assemblée et au Sénat. Et c'est nous, les parlementaires, qui allons faire le budget du pays, sur la base de la copie proposée par le gouvernement. C'est comme ça que ça marche, dans une démocratie parlementaire. Alors peut-être qu'on a trop intégré le fait qu'en France, à l'Assemblée Nationale, on ne vote plus le budget parce qu'il y a le 49-3.

Par contre, nous, au Sénat, on a l'habitude de débattre et de voter le budget. On l'a fait l'année dernière. On a même repris la discussion parlementaire qui avait été commencée avant la censure que vous avez faite de Michel Barnier, auquel le pauvre homme, vous l'avez laissé seulement 3 mois pour mettre en œuvre ses propositions. Donc c'est quand même le vrai sujet. Vous irez peut-être à la censure de François Bayrou. Il n'a pas démérité dans le fait de vouloir trouver des solutions. Peut-être qu'elles ne vous conviennent pas. Peut-être qu'il faudra en trouver d'autres. Peut-être qu'il y a des choses qu'il faudra revoir. Ça ne me pose aucune difficulté. Par contre, quel est l'objectif ?

Est-ce que l'objectif, c'est censure-dissolution ? Ou est-ce que l'objectif, c'est d'avoir un budget avant Noël ?

17:46
Laurent Jacobelli

De faire des économies.

17:47
Invité

Mais oui, et dans lequel on pourra prendre toutes les bonnes idées de toutes parts.

17:51
Présentateur

L'objectif est un autre objectif que les deux que vous avez énoncés. C'est de protéger les Français de l'enfer fiscal et de la baisse du pouvoir d'achat. Mais je vais être très clair. Nous, on est ravis que le Premier ministre reçoive l'ensemble des groupes politiques, y compris le Rassemblement National. Marine Le Pen, Jordan Berdera iront à ce rendez-vous avec des propositions extrêmement concrètes. D'économies sur le coût de l'immigration, d'économies sur le coût d'investissement dans les éoliennes, d'économies sur le budget européen. Et d'ailleurs, je vois que d'ailleurs, il y a un premier pas qui a été fait.

On nous disait que c'était impossible de renégociation de l'apport fiscal de la France vers l'Union européenne. Tout petit pas. Oui, on nous disait qu'on était des fous. C'est Amélie de Montchalin qui a décidé de revoir à la baisse.

18:23
Laurent Jacobelli

C'est dans sa vie, Nathalia, la contribution à l'Union européenne. Encore un mois, on nous disait qu'on était inconscients. C'est pas rien. C'est quand même... Est-ce que salue d'ailleurs Marine Le Pen dans le Parisien ce matin ?

18:31
Présentateur

Mais oui, on nous disait encore un mois, mais vous êtes fous de demander ça, c'est impossible. Vous voyez, on a bien eu raison d'insister. Donc on arrivera avec un contre-budget. Et puis on verra bien ce qui se passe. Malheureusement, vous avez cité ce qui s'était passé pour le gouvernement Barnier. On a bien vu comment ça s'était passé. Le débat à l'Assemblée nationale a été atrophié. Et puis on a eu un 49-3. Quand on nous présente un 49-3, c'est censure ou pas censure ? Vous avez voté la motion de censure de LFI. C'est la règle de la Vème République et de notre Constitution. Vous appelez à la démocratie et au respect de la Constitution. Je partage cet avis avec vous.

On n'a pas beaucoup de points communs aujourd'hui, mais celui-là, on l'a. Eh bien, le Premier ministre sait très bien ce qu'il risque si jamais il passe par le 49-3 avec ce budget.