La rupture ou la censure ! (Avec Jean-Philippe Tanguy)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:26ComplaisanteRéponse directe
Bonjour à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode du podcast du Rassemblement National.
- 0:35ComplaisanteRéponse directe
Et avec nous aujourd'hui, Jean-Philippe Tanguy.
- 0:40ComplaisanteRéponse directe
Mais si, il faut toujours se présenter.
- 1:00OuverteRéponse directe
Pourquoi on t'appelle le monsieur économie du RN ?
- 1:19OuverteRéponse directe
Est-ce que ça te fait quelque chose qu'on t'appelle comme ça ?
- 2:33OuverteRéponse directe
Pourquoi la chute du régime viendrait d'une crise sociale ou budgétaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« La Marine fait partie, beaucoup de Françaises et de Français, c'est une part de leur propre vie. »
- 2:22Invité politiqueFait
« La maîtrise des frontières, l'ordre, la sécurité, la justice, et il y a la grande cause économique, sociale, la souveraineté monétaire, de grands piliers qui, en fait, se rejoignent. »
- 2:33Invité politiqueFait
« Quand vous ne maîtrisez plus vos frontières, votre immigration, ça vous coûte un bras, donc votre économie est en crise. »
- 2:40Invité politiqueFait
« Si vous n'êtes pas non plus souverain sur votre économie, beaucoup de technologies souveraines, vous ne l'êtes pas non plus. »
- 3:27Invité politiqueFait
« Nos adversaires, et même parfois nous-mêmes, on a sous-estimé l'impact intellectuel et idéologique de Marine Le Pen sur la politique française. »
- 4:53Invité politiqueFait
« Les grands mouvements politiques français ont dominance dans les crises financières ou économiques et sociales. »
- 7:00Invité politiqueFait
« M. Lecornu n'existe pas politiquement. »
- 9:36Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron inaugure son mandat en expliquant qu'il n'y avait pas de culture française. »
- 21:30Invité politiqueChiffre
« On passe de 4-5 milliards sur le dos des retraités à presque 20 milliards. »
- 33:26PrésentateurChiffre
« une taxe 2% sur tout patrimoine supérieur à 100 millions d'euros »
- 33:51PrésentateurChiffre
« il parle de 15 à 20 milliards d'euros selon son estimation »
- 35:31Invité politiqueChiffre
« Macron a supprimé environ 4 à 5 milliards en euros constants d'impôts sur les plus riches quand il est arrivé au pouvoir »
- 36:19Invité politiqueChiffre
« ces 4 milliards permettent de baisser d'autant les impôts sur les classes moyennes et populaires »
- 36:38Invité politiqueFait
« le général de Gaulle disait il ne faut pas que les prélèvements obligatoires dans un pays dépassent un tiers »
- 36:46Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui on donne 45 à 50% »
- 43:53PrésentateurChiffre
« 60 milliards de plus que ce que disait le rapport de la commission d'enquête du Sénat »
- 49:08Invité politiqueFait
« on donne 270 milliards d'aides bon bah ça devrait donner une politique à la fin bah ça donne rien »
- 52:25Invité politiqueChiffre
« chaque année il y a 4-5 milliards d'euros qui sont pris sur les factures des français pour les crédits d'énergie »
- 53:00Invité politiqueFait
« la France n'a fait faillite qu'une fois dans toute son histoire en 1797 sous le directoire la loi des deux tiers »
- 57:36Invité politiqueFait
« le RN a quand même gagné trois fois de suite les élections européennes avec une avance remarquable »
- 1:02:37Invité politiqueFait
« que Marine Le Pen peut avoir la force du général de Gaulle dans la société française »
- 1:03:51Invité politiqueFait
« c'était le jour du jugement de Marine en première instance »
Temps de parole
- Gaëtan Dussausaye81 %
- Présentateur19 %
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Le fait politique, c'est est-ce que M. Lecornu a quelque chose de prévu pour la France ? D'autres que ce que vous avez prévu M. Béroud, M. Barnier, Mme Borne ou M. Attal ? Bah non. La Marine fait partie, beaucoup de Françaises et de Français, c'est une part de leur propre vie. Elle a un rôle dans la société française qui est unique, c'est-à-dire qu'il y a une force politique qui est avec elle, une idéologie politique qui est avec elle.
Bonjour à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode du podcast du Rassemblement National. Premier épisode dans cette rentrée scolaire 2025 et rentrée politique 2025. Et avec nous aujourd'hui, Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Gaëtan. Qu'on ne présente plus. Bonjour à tous. Mais si, il faut toujours se présenter. Si, tu veux qu'on te présente quand même ? Bah vas-y, ne présente pas directement alors.
Eh bah Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme, président délégué à l'Assemblée Nationale et, comment dire, chef de délégation, si je peux dire, aux finances.
Ouais, justement, chef de délégation aux finances, les journalistes utilisent souvent le terme, ils l'ont encore fait ce matin. Parce qu'au moment où on enregistre, tu as fait une matinale ce matin chez RTL. Tout à fait. Tu es bien suivi. Et on te présente souvent comme le monsieur économie du Rassemblement National. Ça te fait quoi, ce truc-là ? Est-ce que c'est la manipulation, une sorte de facilité journalistique où on veut mettre une étiquette à tout le monde, etc. Est-ce que ça te fait quoi qu'on t'appelle comme ça chez les journalistes ?
Écoutez, il faut plutôt, il faut toujours mieux faire envie que pitié, mais ça ne correspond à aucun titre que ni Marine ni Jordan ne m'ont attribué, ni que j'ai cherché à m'attribuer. Bon, il se trouve juste, effectivement, que je représente le RN pour les sujets sur les finances, un peu sur l'énergie et l'industrie avec mon ami Alexandre Loubet, avec qui d'ailleurs je travaille depuis longtemps. Et bon, en fait, c'est aussi naturellement, moi ça m'intéresse, donc spontanément, quand je donne des interviews dans le travail parlementaire, comment dire, je m'incruste un peu sur ces sujets. Ouais, ouais, ouais.
La maîtrise des frontières, l'ordre, la sécurité, la justice, et il y a la grande cause économique, sociale, la souveraineté monétaire, de grands piliers qui, en fait, se rejoignent. Parce que, évidemment, quand vous ne maîtrisez plus vos frontières, votre immigration, ça vous coûte un bras, donc votre économie est en crise. Et si vous n'êtes pas non plus souverain sur votre économie, beaucoup de technologies souveraines, vous ne l'êtes pas non plus. Et maîtriser l'ordre et les frontières quand vous ne maîtrisez pas votre économie, ça n'a pas de sens non plus.
Donc, en fait, c'est là où je pense le marinisme, et vraiment, et on l'a vu encore ce week-end, à notre grand meeting de Bordeaux, avec Jordan Bardella et Marine Le Pen, c'est que, je pense que la doctrine qu'a mis en place Marine Le Pen, s'inscrit déjà dans la longue durée de la tradition française qu'on a pu connaître avec aussi le général de Gaulle, et qu'aussi elle répond, elle a su avant tout le monde répondre aux grands enjeux et prévoir les grands enjeux que notre pays allait affronter.
Et d'ailleurs, moi, j'ai aussi un petit combat, ce n'est pas un combat personnel, ce n'est pas vraiment le cas, mais je n'ai pas d'autre mot pour le dire, c'est que je trouve que nos adversaires, et même parfois nous-mêmes, on a sous-estimé l'impact intellectuel et idéologique de Marine Le Pen sur la politique française, c'est qu'on lui reconnaît assez facilement, tellement c'est évident, son courage, son charisme, sa combativité, mais derrière cela, il y a toujours eu une doctrine, il y a toujours eu un apport intellectuel, une compréhension de la société française et de notre histoire et de notre identité sur la longue période, et c'est pour ça que Marine, à mon avis, n'a jamais dissocié, je ne vais pas parler à sa place, mais n'a jamais dissocié la question économique et sociale de la question identitaire et civilisationnelle, puisqu'en fait, elle a compris en digne héritière des défenseurs de la France que tout ça n'est qu'un tout.
Et en même temps, dans ton analyse, au tout début, tu disais que pour toi, la chute du régime viendrait plus finalement d'une crise sociale, d'une raison budgétaire, financière, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que finalement, même si tout projet politique pour le pays, tu dois avoir quelque chose qui lie à la fois une vision sur le régalien, sur l'identité, sur la souveraineté, on va dire, quelque chose qui pourrait presque relever plus finalement d'un cœur idéologique, que finalement c'est peut-être plus l'aspect matérialiste qui peut provoquer des grands changements finalement dans l'histoire et dans le cours d'un pays. Est-ce que tu mettrais un primat quasiment matérialiste ?
Oui, si c'est pas faux, alors oui, c'est aussi un peu ma philosophie de pensée, c'est aussi un peu les leçons que j'ai pu tirer de notre histoire. C'est vrai que les grands mouvements politiques français ont dominance dans les crises financières ou économiques et sociales. Enfin, ça n'exclut pas l'autre, mais c'est souvent quand même, que ce soit à la Révolution française, la Deuxième République, même l'effondrement de la Quatrième République, on parle souvent de la guerre algérienne à juste titre, et du coup, comment dire, de la pression militaire qui s'exerçait sur un régime en faillite qui menaçait des millions de Français en France et en Algérie à l'époque.
Mais il ne faut pas oublier non plus qu'il y avait une pression du FMI et qu'on était à quelques jours de l'arrivée du FMI aussi pour renverser la Quatrième République. Donc bon, voilà, de toute façon, ce sont effectivement un peu des débats byzantins, mais en fait, il y a un moment, on ne peut plus transiger. C'est-à-dire qu'il faut payer les salaires des fonctionnaires. Ça, il y a un moment, soit tu les paies, soit tu ne les paies pas. Tu paies les intérêts de la dette ou tu ne les paies plus. Tu arrives à lever les impôts ou tu n'arrives plus à les lever. C'est-à-dire qu'en fait, j'enfonce une porte ouverte, mais tu as à juste titre dit que c'était matérialiste.
Alors, sans être matérialiste, on peut être matériel. Et c'est vrai que l'argent, soit tu l'as, soit tu ne l'as pas. Le contrôle de l'immigration, c'est quelque chose de moins saisissable. À quel moment une population se rend compte qu'elle est encore maîtresse ou pas de son destin démographique, civilisationnel, ça dépend quasiment de l'appréciation de chacun. Quelqu'un qui est dans le 93 ne va pas avoir la même appréciation que quelqu'un qui est dans le mystère. C'est-à-dire, paradoxalement, à la fois tout le monde le sait, tout le monde en a conscience, mais individuellement ou dans ta famille, tu n'en tires pas forcément les mêmes conclusions au même moment.
S'il y a un moment, les millions de fonctionnaires n'ont plus de salaire, c'est au même moment plusieurs millions.
Tu as parlé justement du fait qu'il fallait qu'on verse les salaires à nos fonctionnaires. Et donc là maintenant, on a un grand champion qui va avoir cette mission-là qui s'appelle Sébastien Lecornu. Premier sentiment, quand tu entends ce nom-là, à quoi ça te fait penser directement ? C'est quoi ton premier ressenti ou premier a priori sur le nouveau Premier ministre ? C'est qu'en fait, on ne ressent rien
puisque M. Lecornu n'existe pas politiquement. Je ne le dis pas contre sa personne. Moi, je n'existe pas politiquement. Je fais partie, comme lui et d'autres, de ce qu'on peut appeler des figurants en politique. Je n'ai pas de troupes politiques. Non, mais vous savez, il faut... Non, non, il y a dans la vie...
Déjà, tu as plus de constance, j'ai l'impression, qu'à Sébastien Lecornu qui, jusqu'à présent, ce n'est pas trop mouillé, on va dire, sur des lignes...
Lecornu est d'accord avec la personne qui croise dans la rue. Mais au-delà de ça, je n'ai même pas parlé de ça. J'essaie d'être objectif. Après, je pourrais parler de ce que je pense de l'idéologie ou de l'absence d'idéologie de Lecornu. Mais en fait, même ce qu'il représente dans le poids politique... Moi, je suis gaulliste. Le général de Gaulle, qui est un géant de l'histoire, nommait avec lui d'autres géants de l'histoire. Que ce soit Debré, Mesmer, Pompidou. C'est des gens qui avaient une surface intellectuelle, une surface politique importante. Il faut se souvenir que Pompidou renvoie, par exemple, Chaban Delmas.
Parce que Chaban Delmas, c'est un Premier ministre qui, politiquement, est plus puissant au Parlement que le président Pompidou lui-même. Ce que je veux dire par là, c'est que, normalement, un Premier ministre, il doit avoir une surface politique. Il existe. Moi, je me souviens, le premier débat politique pour lequel j'ai une conscience, c'était le débat entre Juppé, Alain Juppé et Philippe Séguin. Et je me souviens du point en 1995 où Chirac n'avait pas tranché entre Alain Juppé ou Philippe Séguin, Premier ministre. Moi, je n'ai pas spécialement d'admiration pour Alain Juppé. Mais ce serait se mentir à soi-même de ne pas recommettre qu'Alain Juppé avait une surface politique.
Il avait des troupes. Il y a des députés qui s'y reconnaissaient, comme il y avait des députés séguinistes. Le Cornu, c'est comme Borne, c'est comme Attal, mais encore pire. Il n'y a pas d'empreinte. Ça ne représente rien pour les gens. D'ailleurs, il y a un sondage où M. Le Cornu fait 16% d'opinions favorables, mais surtout, il fait presque 50% d'inconnus. On ne sait même plus qui sont ces gens. Et c'est ça, en fait, la première information du macronisme. C'est qu'à force d'avoir tout détruit, il n'a même plus de personnel politique sur lequel s'appuie. C'est ce que je vais te demander, justement.
Est-ce que le fait qu'on n'ait pas de ministre qui imprime, qui marque, qui arrive, en fait, même à incarner, on va dire, une des facettes, pourquoi pas du macronisme, mais avec une vraie personnalité et autres, est-ce que c'est une responsabilité qui est individuelle ? C'est-à-dire qu'en fait, pour le dire un peu vulgairement, nous avons des dirigeants qui sont, entre guillemets, de moins en moins bons, ou est-ce que c'est une véritable volonté de la part d'Emmanuel Macron d'organiser, on va dire, cette espèce d'impuissance ministérielle et gouvernementale ? Les deux vont ensemble.
C'est-à-dire que quand vous avez une doctrine politique qui mène vers le néant politique, vers l'effacement de la France, de son identité, de sa culture, de sa singularité, rappelons-nous que Emmanuel Macron inaugure son mandat en expliquant qu'il n'y avait pas de culture française, il y a même nos pires adversaires idéologiques, un socialiste comme François Mitterrand, Dieu sait qu'il avait beaucoup de démons et qu'il a fait du mal à la France, mais jamais il ne se serait permis de dire que son pays, la France, n'avait pas de culture ou de civilisation propre.
Donc on est quand même passé dans un nouveau monde, même un monde qui était quasiment inimaginable, je pense à mes grands-parents, si c'était encore de ce monde, d'imaginer qu'un président de la France puisse renier notre propre culture et notre propre civilisation.
Pourquoi selon toi il disait ça, Emmanuel Macron ? C'est ce qu'il pense. C'est une idéologie, on va dire, post-nationale, vraiment assumée ? C'est de la provoque pour faire parler de lui ?
Déjà, c'est des espèces d'égo sur patte, complètement névrotiques, qui pensent qu'il est le début et le commencement de quelque chose, alors qu'il n'est rien, évidemment. D'ailleurs, il en parle, de manière, par des espèces de commentaires, où il parle de lui-même. Quand il parle des gens qui ne sont rien, qui le font passer, il faudrait peut-être lui rappeler qu'il parle de lui avant tout, parce que, il est même un tomori, poussière, tu étais poussière, tu redeviendras poussière. Il va peut-être se souvenir de quelques bases.
Donc en fait, cette espèce de façon d'écraser les autres, les Français individuellement, les Français comme peuple, et la France comme civilisation, c'est une espèce de façon de, comment dire, de s'inventer une vie, une existence qu'il n'a pas. D'ailleurs, complètement obsédé par l'idée de laisser son nom sur un champ de poussière. Quand on voit aujourd'hui, là, on parlait de la reconnaissance de la Palestine, par exemple, c'est quoi derrière ? Il se fout complètement des Palestiniens, ou, comment dire, de la cause des deux États.
C'est juste qu'il veut associer son nom à quelque chose de nouveau, qu'il y a un avant et un après, y compris s'il sait reconnaître le pouvoir politique d'un mouvement terroriste comme le Hamas, et le fait qu'assassiner des femmes, des enfants et des civils innocents en Israël mérite qu'on reconnaisse un État qui, par ailleurs, a d'autres raisons légitimes pour être reconnu, qui ne sont pas celles-là. Donc voilà, Emmanuel Macron, c'est quand même le... Moi, il se trouve que je l'ai connu. Lui, il ne me connaît pas, mais moi, je l'ai connu. Je l'ai croisé professionnellement avant qu'il soit président de la République. Et je me souviens très bien du jour où je l'avais croisé.
Et c'était vraiment le... Je m'étais dit, déjà, c'est le... Alors, à l'époque, je me disais, c'est un président de BDE. D'un bureau des... Il me faisait penser à ça. Vous savez, bureau des élèves, je n'ai jamais trop aimé ce genre de structure. Et moi, j'étais dans une école de commerce et à Sciences Po, l'ESSEC et Sciences Po. Et c'est exactement... Je pensais à ces mecs. Une espèce de cacou, de mecs un peu fiers d'eux, faussement rebelles, dont la seule ambition est de se faire reconnaître dans leur école et d'obtenir des stages après pour gagner un peu de fric. Et finalement, il n'est jamais sorti de ça, Macron. D'ailleurs, c'est un acteur à la base.
D'ailleurs, l'élément assez intéressant dans le personnel macronisme, c'est la surreprésentation des acteurs ou des artistes ratés. À toute échelle, je trouve ça assez intéressant. Finalement, c'est ce qu'ils sont. C'est pour ça que les figurants politiques, on leur dit, bah tiens, aujourd'hui, le script, c'est on ferme 14 réacteurs nucléaires. Bon, OK, on va les fermer. Bon, maintenant, le script, c'est on va en maintenir 12. Bon, bah OK. On est pour la mondialisation absolue. On ouvre toutes les frontières. Puis après, on referme, c'est le souverainisme européen. Après le Covid, il faut être souverain.
Je veux dire, le nombre quand même d'éléments de langage contradictoires, toujours avec cette fausse fermeté, ce faux langage martial, est quand même une constante du macronisme dans des éléments qu'on n'a pas connus, je trouve, avant. Moi, j'ai connu le gouvernement Jospin. Dieu sait qu'on avait des choses à reprocher à un gouvernement Jospin. Mais il y avait une forme de sincérité dans leur combat. Quand on avait des débats autour de la construction européenne en 2005 sur le référendum, il y avait de la sincérité dans le débat. On n'avait pas l'impression de combatter des adversaires politiques. On n'avait pas l'impression de combattre des acteurs.
Moi, aujourd'hui, quand je débat avec des macronistes, j'ai l'impression de débattre avec des figurants, des gens qui mentent,
mais c'est surtout qu'ils jouent un rôle. On avait souvent l'habitude même argumentaire de dire souvent, c'est un argument que j'utilisais beaucoup à l'époque personnellement, dire qu'en fait, Emmanuel Macron était davantage un président d'une boîte de com qu'un président de la République. Vraiment avec ce truc où en fait, il prend un sondage, il regarde, il essaie même pas de sentir les gens parce que ça fait très longtemps qu'il n'a pas été au contact avec les gens et il ne sait pas à quoi ça ressemble, il ne sait pas comment ça se passe, comment ils pensent, comment ils vivent. Et puis ça n'intéresse pas.
Il prend juste la petite note qui est résumée par 15 intermédiaires et après, il décide là de se dire je vais la jouer comme ça, je vais la jouer comme ci. Et ce qui fait qu'on se retrouve en effet avec des macronistes qui sont capables de défendre avec beaucoup de conviction en plus, du moins avec un semblant de conviction, mais capables de défendre des trucs dont ils ont dit absolument l'inverse trois ans plus tôt. Exactement. Trois ans plus tôt. Et étrangement, ce sont assez rares les journalistes ou les médias qui vont leur chercher un peu des coups là-dessus.
Pour le coup, s'il n'y a pas l'opposition politique pour le faire, comme le RN ou comme toi l'avait fait par exemple sur la question énergétique et le revirement présidentiel total sur le nucléaire, c'est-à-dire si Marine ou le RN ne s'en étaient pas saisis, ça serait passé comme une lettre à la poste. Mais exactement.
Et d'ailleurs, ils sont un peu trahis par certains éléments. Le scandale du rôle des cabinets de conseil qui est quand même propre au mandat de Macron joue là-dedans. C'est-à-dire ces espèces de besoins, pas de besoins, cette réalité de financer à coups de plusieurs centaines de millions d'euros ces cabinets de conseil, ces éléments de langage, cette communication qui a complètement infesté gangrené de l'intérieur l'État, où on remplace des honnêtes hauts fonctionnaires qui font un travail de fond, souvent d'ailleurs moins bien payés qu'en privé, qui sont balayés par des consultants qui débarquent qui ne connaissent rien, qui les remplacent, qui font doublons dans le mauvais sens du terme.
C'est quand même très propre macronisme. Il faut penser un peu à ces séries qui sont écrites au quotidien. C'est-à-dire que ce n'est pas une œuvre...
On est de fixisation
de la politique française. Le matin même, c'est quoi le scénario du jour ? Donc c'est quoi le scénario du jour ? Il faut passer la vague. Et c'est ce que tu disais. En fait, Emmanuel Macron, il prend les événements, chaque jour, il passe sa petite vague. Et ce qui compte, c'est passer la vague. Et on verra bien la vague d'après. Il n'y a aucune pensée dans le long terme. Moi, j'ai quelques amis, moi, je ne m'en cache pas parce que dans le sens où on est des êtres humains. Moi, j'ai connu des macronistes à Sciences Po, à l'ESSEC, dans ma vie. On peut se combattre politiquement, pas être d'accord et puis s'apprécier humainement, même des gens à gauche. On se parle un peu à côté.
On prend des cafés. Comment va ta femme ? Comment vont tes enfants ? Et ce qui me marque, déjà, c'est qu'ils sont rarement très heureux. Ça, c'est à la limite ça mon problème. Mais ils sont là-dedans. En fait, ils sont dans la gestion des crises comme elles viennent et ils subissent. J'avais dit, l'une des premières fois que j'ai affronté Bruno Le Maire en commission des finances, j'avais dit vous êtes comme un capitaine dans une noix, dans une coque de noix, dans la tempête. Ils disent alors je suis dans la coque de noix, il ne faut pas qu'elle prenne l'eau, je passe la vague et puis après, il y a une autre vague qui arrive. Et je fais croire que je suis à la tête du Charles de Gaulle.
Mais en fait, il n'y a pas de stratégie, ils ne savent pas où ils vont, ils se font balader par les vagues de la mondialisation, des crises financières, de la guerre en Ukraine, de ce que fait la Chine, de ce que fait Trump. D'ailleurs, ceux qui nous écoutent le voient sans doute, c'est ah bah oui, cette année on est ruiné parce que Trump est méchant. Ah bah cette année on est ruiné parce qu'en Chine ils ont pris cette décision. On a des dirigeants politiques qui ne font que commenter et gérer les effets collatéraux de politiques prises ailleurs. Tout en disant que l'Europe est très puissante, le premier marché au monde.
Dans les injonctions contradictoires, c'est qu'on est à la fois en se disant au sein de l'Union Européenne, le continent le plus puissant commercialement, économiquement, financièrement et en même temps on subit tout. On subit toutes les affres, les aléas de la mondialisation.
Donc tout ça, enfin de notre point de vue, évidemment, quand on suit Marine Le Pen, Jordan Bardet depuis longtemps, bah on comprend que tout ça c'est du vent mais à mon avis c'est un peu perturbant pour des honnêtes familles qui veulent juste nourrir leurs enfants et s'en sortir et construire un avenir qui ont quand même confié ou qui voient le destin de la France confié à des gens qui en fait se rendent compte que c'est des capitaines de pédalos.
Ouais. Justement, tu parlais de la proximité avec les... bah la proximité ou du moins les échanges cordiaux et même tout simplement humains avec des gens qui ne font pas partie du même parti politique ou du même groupe de pensée en manière politique et donc j'en reviens au nouveau premier ministre Sébastien Lecornu après ça n'arrête pas de dire un peu partout à droite à gauche à un premier ministre peut-être taillé sur mesure pour avoir les voix du Rassemblement National parce que Sébastien Lecornu il a su aller chercher les voix des députés RN pour la programmation de lois militaires parce que apparemment il a fait des dîners avec Jordan et Marine etc. etc. etc.
Qu'est-ce qu'on répond à ça ?
Mais on répond que ça n'a rien à voir le fait que ce soit un élément politique démontre l'absurdité du système le fait qu'on nous dise bonjour parce qu'on nous dit bonjour qu'on va accepter 20 milliards d'impôts de privation de droits sociaux pour le retraité ou le monde du travail donc tout ça en fait est grotesque et donc moi M.
Lecornu je n'ai aucun grief personnel en 2014 il m'avait reçu dans sa mairie de Vernon je menais la liste à l'époque de Dupont-Aignan aux européennes j'avais une de ses adjointes sur ma liste bon il m'a reçu une heure on a parlé de Philippe Séguin que dans une heure bon ça ne l'a pas empêché de trahir le souverainiste et d'aller voir Emmanuel Macron donc on peut avoir une fois plus on peut avoir des relations humaines normales avec des gens au sein de notre famille on n'est pas d'accord avec les gens en fait aujourd'hui on commente des choses banales bon c'est pas un fait politique le fait politique c'est est-ce que M.
Lecornu a quelque chose de prévu pour la France d'autres que ce que vous avez prévu M. Bérou M. Barnier Mme Borne M. Attal bah non
est-ce que tu as une petite idée là-dessus justement parce que il y a un autre bruit qui court un peu dans la presse c'est qu'apparemment l'Elysée au moment où il s'est entretenu avec Emmanuel Macron aurait assez insisté sur une espèce de changement stratégique qui est maintenant le but c'est pas de se maintenir bah si c'est toujours le but de se maintenir mais disons que maintenant stratégiquement c'est on ne dit plus rien au RN et on parle 100% avec les socialistes oui mais ça n'a pas de sens
puisque en même temps ils font circuler dans tout Paris que lecornu a donc dîné avec Marie-Bérardane et que donc ce dîné devrait favoriser l'entente qui n'a pas de sens donc en fait ce sont des éléments de langage qui se contredisent entre eux ils n'ont pas l'air de se rendre compte oui M.
Macron a convoqué c'est même pire que ça il a de toute évidence enfin de source sûre convoqué les éditorialistes des matinales à l'Elysée pour expliquer sa stratégie mais c'est pas ça qui va changer la politique qui est menée donc pour que les socialistes ne votent pas la censure il faut soit augmenter les impôts soit disant des riches mais en fait c'est toujours les classes moyennes qui payent évidemment soit en fait ne pas juguler le déficit public donc en fait le débat il va se porter là dessus c'est pas savoir si le RN est gentil ou méchant ça n'a aucun sens c'est quel sort ils vont réserver aux français aux entreprises aux ménages aux travailleurs aux retraités donc en fait ils sont dans l'évitement en permanence de la réalité c'est à dire qu'est-ce qu'on fait pour le budget ses conséquences sociales et fiscales pour parler que de conneries donc moi j'ai un peu ce matin je comparais ça à l'escroquerie vous savez c'est le jeu de bon taux donc vous avez l'illusionniste donc vous avez la main droite qui doit attirer l'attention du public pendant qu'ils vous font les poches qui vous piquent votre argent de la main gauche donc c'est exactement ça qui se passe donc là on parle des jours fériés un truc complètement invotable
c'était bidon tout le monde sait depuis le début que c'est bidon
Marine Davidi en plus Marine l'avait dit Beroux ne l'avait pas spécialement démenti disons il sera peut-être un sur deux un sur zéro d'ailleurs c'est pour ça qu'il avait donné le lundi de Pâques ça n'a aucun sens dans ce cas là il y avait des jours fériés moins symboliques que le lundi de Pâques donc en fait on voyait bien que c'était bidon depuis le début et de la main gauche les échos ont révélé qu'il y avait un amendement rédigé déposé pour désindexer les retraites pas pendant un an mais quatre ans donc on passe de 4-5 milliards sur le dos des retraités à presque 20 milliards 17 milliards ça à part nous presque personne n'en a parlé il y a eu un accord sur les barrages qui va coûter 1 milliard par an de biens publics il y a la double franchise sur la santé donc doublement du coup pour les français pour s'acheter des boîtes de médicaments la consultation individuellement et puis à la fin on passe de 100 à 200 euros par an et donc en fait on parle tellement des jours fériés ça prend tellement d'espace dans le débat public alors que c'est une mesure leurre c'est un leurre une illusion un mirage en tout cas on fera en sorte que ce soit un et on parle pas des vraies mesures qui se passent et ça c'est aussi un gros travail que fait quand même le rassemblement national est-ce que c'est une nouveauté ce matin j'ai rien contre RTL ils m'invitent ils sont plutôt aimables et puis en plus parfois RTL ils révèlent des choses notamment sur la consommation mais on a du mal à dire ça c'est à dire ils ont prévu leur question sur le dîner marine le cornu ils ont prévu la question sur les jours fériés tu dis oui mais tout ça c'est du bidon parlons de l'accord sur les barrages hydroélectriques qui va coûter un milliard aux français ils veulent pas en parler pas parce qu'ils veulent pas parce qu'il y a un complot parce que c'est pas ce qui est prévu dans leur spectre et ça c'est très compliqué
est-ce que c'est quelque chose un phénomène qui est nouveau à la fois en politique et dans les médias est-ce que ce truc c'était un peu Trumpien aussi le côté je sors un gros truc provoque il y a tout le monde qui en parle et puis en fait derrière je prends des décisions qui sont beaucoup plus importantes avec des effets beaucoup plus profonds est-ce que ça a toujours plus ou moins existé dans la manière de faire de la politique en France ou c'est quelque chose de nouveau le fait de est-ce qu'on peut dire de mentir ou d'une moins de ne pas dire toute la vérité de façon aussi évidente que c'est le cas sur ces dernières semaines
c'est en fait c'est quelque chose qui arrive depuis que malheureusement le personnel politique a perdu aussi la main sur un certain nombre de grands phénomènes le commerce international avec la mondialisation les phénomènes monétaires avec la prise de pouvoir de la finance et de la plutocratie c'est-à-dire le pouvoir de l'argent quand vous ne pouvez pas parler de l'effet de la monnaie sur votre épargne par exemple bon qui sait moi j'ai fait un rapport sur l'épargne populaire donc l'ivréa tout ça entre 600 et 800 milliards plus les assurances-vie 2000 milliards donc 3000 milliards on va dire en tout bon ben quand vous avez l'inflation qui part dans le décor vous perdez du pouvoir d'achat donc moi j'ai fait un rapport en montrant que ça a coûté plusieurs centaines de milliards d'euros de pouvoir d'achat aux français donc plus que tous les impôts du monde plus que même la hausse des prix alimentaires enfin la conséquence est dramatique bon ça n'a pas fait une ligne ça n'a pas fait une ligne dans la presse parce que c'est pas que c'est caché c'est que ça les a déjà ils comprennent pas eux-mêmes souvent ça les intéresse pas et surtout ils ont beaucoup de mépris ça c'est quelque chose c'est un de mes combats personnels il y a aussi beaucoup de mépris des gens c'est-à-dire qu'en fait beaucoup de médias de journalistes pensent que les français ne vont pas comprendre donc ils se font auto-censeurs de l'intelligence collective alors qu'en fait on voit par les médias par internet que ça intéresse les gens et qu'ils vont évidemment se renseigner d'autres manières parce que de toute façon les gens ils se posent des questions ils voient bien que leur pouvoir d'achat s'effondre donc ils cherchent des solutions ça c'est vraiment c'est un exemple flagrant Alexandre Loubet a fait un rapport sur comment réindustrialiser la France personne ne l'a il n'y a aucun expert qui l'a critiqué c'est un travail remarquable il a fait plus de 100 propositions bon bah ça n'a presque pas fait une ligne moi pareil mon rapport sur les ingérences ils n'ont parlé que de conneries tous les éléments intéressants qu'on avait les déclarations sous serment des services secrets des services de renseignement de tous les services financiers qui montraient que le RN que Marine et Jordan Bardella étaient parfaitement innocents de tout ce qu'on nous accusait sur le régime russe toutes ces conneries de propagande pour vraiment influencer les élections dans le mauvais sens du terme bon bah ça n'a pas fait des lignes voilà mais là c'est aussi le travail d'information qu'on fait par internet par les réseaux sociaux par le combat politique c'est très important mais la bonne nouvelle c'est que tout ça finit par percer et que il n'y a pas besoin d'être cynique parce que finalement la vérité prend l'escalier mais vint toujours le mensonge
on l'a rappelé en début de cet épisode t'as une grosse attention une grosse expertise sur les questions financières et en particulier sur la question du budget puisque c'est un peu le sujet qui revient maintenant depuis un an je crois que ça n'aura jamais occupé autant l'espace médiatique depuis un an d'abord avant de rentrer un peu sur le fond de mesures ou des solutions pour régler la question du budget juste d'abord une question puisqu'on parle de vérité est-ce que un de tes grands combats souvent est de critiquer la trop grande importance donnée aux décisions prises par l'administration sur les orientations qu'elles soient budgétaires ce qui veut dire politique à la fin du pays est-ce que finalement dans un moment où l'administration prend énormément de poids particulièrement l'administration de Bercy au moment où du fait qu'il n'y ait pas de majorité il n'y a pas un seul budget qui ne peut passer sans avoir recours au 49-3 est-ce que finalement un jour les politiques vont vraiment avoir le pouvoir de décider du budget de la France bah elles l'ont
parce qu'ils l'ont abandonné volontairement c'est-à-dire que les hauts fonctionnaires s'ils ne sont pas coupables dans le sens où compte tenu du fait que les politiques ne donnent pas d'instruction enfin les politiques au pouvoir ne donnent pas d'instruction ils préfèrent faire des conférences de presse sur le chien qu'ils ont adopté ou leur nouveau comment dire leur nouveau compte Instagram bon bah les hauts fonctionnaires ils avancent ils font leur travail la mission de la grande direction de Bercy c'est de faire un budget donc direction du trésor direction du budget direction des entreprises direction de l'énergie qui se balade entre l'environnement et Bercy s'ils n'ont pas d'instruction politique eux ils essaient de maintenir les affaires courantes et les affaires courantes au sein de l'Union Européenne c'est très technocratique donc ils annoncent aussi le grand cadre européen mais si le cadre européen était différent les hauts fonctionnaires ils appliqueraient autre chose c'est-à-dire qu'il y a des hauts fonctionnaires pourris comme dans n'importe quel métier mais ils sont plus ils sont loyaux donc en fait eux ils appliquent une politique qui est mauvaise mais c'est pas eux qui ont décidé il y a un cadre qui sont les grands traités européens les grandes décisions de la Commission Européenne la Banque Centrale Européenne pour d'autres sujets les marchés financiers pour d'autres le commerce international encore si vraiment on passe de cercle en cercle de plus en plus large et puis eux là-dedans comme ils n'ont pas d'instruction du politique ils produisent ce qu'ils peuvent et ce sont des mauvaises décisions parce que c'est des décisions
un peu robotiques finalement est-ce que tu ne penses pas à un moment donné qu'il y a aussi un rapport de force qui a peut-être changé on le voit d'autant plus depuis maintenant 2022 avec une certaine forme d'instabilité politique qui évolue je veux dire c'est eux qui se sont désistés les uns pour les autres aussi etc donc à un moment donné cette instabilité elle est aussi organisée par des décisions politiques mais est-ce qu'il n'y a pas quand même une espèce de renversement des rapports de force entre une administration qui normalement devrait en effet agir dans le cadre de décisions politiques et un cadre politique qui est imposé par des politiques et finalement c'était qui qui a décrit ça ?
je crois que c'était Chloé Morin dans les Inamovibles de la République et qui en fait disait un peu bah ouais mais les mandats passent l'administration reste et en fait il y a un moment donné certains fonctionnaires pas tous évidemment mais certains fonctionnaires ont beaucoup plus de poids y compris dans des discussions internationales et autres que le ministre parce que le ministre il a une durée de vie de maximum 5 ans oui tout cela est parfaitement vrai
mais c'est la faute du politique c'est à dire que il y a des hauts fonctionnaires qui ont une idéologie évidemment il y a des hauts fonctionnaires qui s'arrangent pour rester en place il y a de l'infiltration c'est la spécialité des trotskistes ou une certaine gauche les écolos font beaucoup ça ils s'infilent dans les rouages de l'état sachant que le politique va être démissionnaire et que donc ils vont pouvoir imposer une certaine vision des choses c'est vrai moi j'en rencontre beaucoup dans le domaine de l'énergie au sein d'EDF sous Hollande les Verts et compagnie ont beaucoup mis de gens qui sont là pour 30 ans bien payés par ailleurs et qui propagent leur idéologie c'est vrai aussi le ministère de l'éducation c'est vrai au ministère de la justice alors là on atteint des sommets avec une infiltration au ministère de la justice de genre anti-prison idéologique que j'ai connu à Sciences Po qui peut être dans une association qu'on appelait le Génépi qui a été dissoute depuis qui était vraiment une association contre les prisons foucaldienne enfin l'aspiration de Foucault combattant le régime de l'incarcération par idéologie donc tout ça existe mais ça existe parce que le politique est démissionnaire le jour où le politique veut quelque chose les hauts fonctionnaires appliquent et vous avez s'ils n'appliquent pas des moyens de sanction donc en fait c'est aussi moi je comprends ces analyses je les partage d'ailleurs de manière froide par contre dans les solutions je ne suis pas d'accord c'est à dire que cette situation c'est pas que les hauts fonctionnaires ont fait un quasi coup d'état pour prendre cette place c'est vraiment la démission des politiques qui font qu'ils se sont beaucoup trop appuyés sur eux c'est facile aussi vous êtes un grand gland un ministre complètement nul un gland qui préfère passer ses dîners en ville que de travailler bah oui c'est confortable vous arrivez vous avez des gens compétents parce qu'ils le sont en bien ou en mal dans les conséquences mais ils sont compétents qui vous font des dossiers bien ficelés des éléments de langage très confortables qui vous présentent une réalité administrative et un appareil d'état qui tourne c'est voilà c'est comme et pourtant elle tourne donc effectivement les hommes politiques on est nul et pourtant l'état tourne l'état il tourne il a sa propre autonomie donc c'est confortable pour des incapables que sont des politiciens sans vision sous la quatrième république par exemple par exemple le politicien a été très instable le changement de ministère est permanent je modifie y compris moi-même de citer des gouvernements sous la quatrième à part quelques étoiles filantes bon bah il y a parallèlement vous avez le développement du programme nucléaire français par exemple qui suit sa petite route sans gouvernement parce que des fonctionnaires dévoués se sont dit bah on va réussir à faire le programme nucléaire comme ça la réindustrialisation de la France sous la quatrième république elle avance parce que l'état français est solide donc il y a aussi des avantages là-dedans et en fait c'est juste les avantages que fournissent l'état français l'appareil d'état français c'est une forme de c'est bien et c'est un poison bon c'est vu comme le monde dans la civilisation européenne méditerranéenne le poison est un médicament un médicament peut être un poison c'est les serpents autour du caducé de mercure voilà bon le bien et le mal le mal et le bien et c'est une question d'équilibre et si l'appareil d'état s'il est dominé par le politique par la démocratie en fait parce que la politique c'est le dévoué ça veut dire la démocratie il agit pour le bien commun il est cadré il va dans une direction s'il n'y a que des eunuques à la tête du harem et bah ils vivent leur vie donc c'est vrai mais c'est la faute du politique et surtout tu peux tout à fait reprendre la main donc l'exemple donc la quatrième république tout l'état français est en roue libre comme l'armée d'ailleurs à l'époque et puis le général de Gaulle arrive et puis il reprend main et c'est la plus grande période d'expansion de la France sous l'équipe de la république donc paradoxalement la puissance de l'appareil d'état est un problème aujourd'hui avec une chef comme Marine Le Pen ou Jean-Thane Bardella chef de l'état Marine Le Pen chef du gouvernement Jean-Thane Bardella c'est une arme de redressement redoutable
on va revenir sur le budget il y a deux sujets que j'aimerais aborder avec toi pour qu'on puisse en parler un peu plus longuement que sur les 6 minutes de RTL on va commencer avec la taxe Zuckman donc c'est un peu le nouveau nom qui est devenu un peu à la mode et la mesure qui est devenue à la mode depuis quelques semaines on rappelle Zuckman économiste plutôt assez ancré à gauche puisque lui-même a signé tribune de soutien à la NUPES aux législatives de 2002 il ne nous sert pas la main quand on le croit oui c'est ça tu l'as déjà croisé du coup ?
ah oui ok sur les plateaux BFM alors donc la mesure de l'économiste c'est une taxe 2% sur tout patrimoine supérieur à 100 millions d'euros oui c'est à peu près bien résumé le RN pour ou contre ?
c'est à dire que la gauche est spécialiste des taxes magiques je ne veux pas faire mon vieux con mais pendant longtemps il y avait la taxe Tobin les plus jeunes d'entre nous n'ont pas envie de pouvoir aller voir sur internet c'était une taxe je crois sur les transactions financières qui devaient rapporter des dizaines de milliards et résoudre la pauvreté la faim dans le monde et sauver les pendants parce que là c'est Zuckman
il parle de 15 à 20 milliards d'euros selon son estimation
donc il y a deux choses différentes en fait il y a le principe de la justice fiscale ce qui est vrai en France et ailleurs dans la quasi-totalité des démocraties les très privilégiés les milliardaires paient proportionnellement peu moins d'impôts que les classes populaires et moyennes par rapport à leur revenu évidemment c'est anormal puisque dans le système français il y a un système progressif donc plus vous êtes riche plus vous devez contribuer à l'effort commun et je pense que c'est un élément important de la civilisation judéo-chrétienne et latine que les plus privilégiés participent selon leurs moyens à l'effort commun et donc c'est une anomalie donc l'aspiration à la justice fiscale c'est légitime et le programme de Marine Le Pen a toujours été favorable à la justice fiscale et donc nous on voulait rétablir ce que Macron avait supprimé un certain nombre d'impôts sur les plus favorisés qui a quand même rendu beaucoup d'argent à des gens qui en avaient beaucoup et la théorie qu'il y avait derrière les macronistes à savoir le ruissellement à savoir que si les personnes très privilégiées sont encore plus riches ça va profiter à tout le monde nous on avait dit que ça ne fonctionnerait pas Marine Le Pen l'avait dit ça n'a pas fonctionné c'est objectif même les macronistes aujourd'hui reconnaissent que ça n'a pas fonctionné et que l'argent nourrit l'argent et pas forcément l'investissement surtout quand il n'y a pas de politique de patriotisme économique enfin quand il n'y a rien derrière donc nous on est pour cette justice fiscale après quelle modalité ça prend et c'est ça le diable est dans les détails et c'est là où je pense que la gauche c'est pour ça que je parlais de taxes magiques donc Macron a supprimé environ 4 à 5 milliards en euros constants d'impôts sur les plus riches quand il est arrivé au pouvoir et la gauche dit on va prendre 15 à 20 milliards bon je pense que les français sont un peuple ancien ça n'existe pas ça va faire croire que les plus privilégiés vont accepter du jour au lendemain de payer 4 fois plus de ce qu'ils payaient avant Macron ça n'existe pas dans un monde idéal sincèrement effectivement ils devraient contribuer beaucoup plus mais ils peuvent partir ils sont mobiles ils savent ruser donc il faut mieux trouver une taxe qui promet moins et voilà c'est moins une taxe magique mais plus efficace comme l'impôt sur la fortune financière que propose Marine Le Pen et Jordan Bardella qui permet de rétablir la justice fiscale dans des proportions raisonnables c'est effectivement 4 milliards et en fait ces 4 milliards permettent de baisser d'autant les impôts sur les classes moyennes et populaires parce que c'est la deuxième différence avec la gauche et ce que fait aussi d'ailleurs les macronistes c'est que nous on est contre augmenter les impôts globalement aujourd'hui le général de Gaulle disait il ne faut pas que les prélèvements obligatoires dans un pays dépassent un tiers c'est à dire que quand tu gagnes 100 tu donnes 33 à l'état maximum et après sinon tu es démoralisé bon aujourd'hui on donne 45 à 50% donc tu gagnes 100 et pas les riches je parle de la classe moyenne classe moyenne française aujourd'hui où les retraités environ ils gagnent 100 ou ils ont 100 de retraite il faut rendre 45 à 50% effectivement on voit bien que ça démoralise le travail l'économie donc nous on veut baisser globalement ces impôts pour les baisser il faut la justice fiscale et il faut réduire les dépenses et la gauche pense qu'on peut toujours augmenter les impôts les impôts et en fait taxer les plus riches pour eux c'est la pouleuse d'or et en fait ça permet de ne pas parler des autres problèmes parce que si tu dis tout est la faute des super riches donc il y a de l'argent infini bon bah tu continues à dépenser sans compter tu ne luttes pas contre l'immigration de guichet et ce que ça coûte tu ne te soucies pas d'aurer des usines parce que tu dis bah je ne vais pas créer de la richesse puisque de toute façon les riches bairont bref cette espèce de promesse en l'air d'ailleurs la bonne nouvelle c'est que les gens n'y croient pas et que la gauche ne prospère pas plus que ça moi c'est un peu ce que j'ai dit quand j'ai vu le programme du parti socialiste derrière moi j'ai dit c'est les promesses du père noël financées par merlin l'enchanteur c'est à dire que si on rase gratis et les riches paieront ça n'a pas de sens et d'ailleurs inversement c'est comme si quand nos adversaires résument le programme du rassemblement national en disant tout était la faute des étrangers en fait c'est le revers absurde de la médaille ce serait si le programme du rassemblement national était suffit de régler l'immigration et tout sera rose et bien on serait grotesque c'est pas du tout ce qu'on dit on dit l'immigration est un problème important contrôler l'immigration est un problème fondamental pour l'identité de la France pour la démographie pour l'équilibre des comptes sociaux pour les services publics pour l'école bref pour tout mais on a aussi un programme sur l'industrie sur le contrôle des finances publiques sur l'efficacité des services publics sur l'armée sur l'énergie bref on a un programme sur l'écologie on a un programme total on revoit bien aujourd'hui que la gauche ils sont tellement en crise et tellement au bout d'un modèle qui n'a plus rien à proposer comme analyse du monde et comme solution qu'ils en sont à la poule aux oeufs d'or qui seraient les super riches les sans famille il y aurait comment dire le capitalisme mondial qui manipulerait la France c'est vraiment une faillite de la pensée voilà et moi si j'appartenais à une famille politique dont le seul programme était c'est la faute des immigrés je ne serais pas dans cette famille politique et je pense que tu n'y serais pas non plus en parler pour toi avec Marine Le Pen en particulier il n'y serait pas ni Jordan Bardella il n'y a aucune façon moi je le dis à ceux qui nous écoutent quand vous avez une force politique qui vous dit il y a une seule cause à une multitude d'effets ou un seul effet à une multitude de causes ce sont des escrocs
justement d'ailleurs la gauche dit très souvent c'est un peu un de leurs slogans dans les différentes discussions budgétaires de dire en fait il n'y a pas un problème de dépense mais un problème de recettes on ne va pas chercher l'argent là où il faut etc et ça me faisait me poser une question c'est de me dire est-ce que aujourd'hui l'impôt parce qu'on l'a rappelé on a des taux de prélèvement qui sont très excessifs est-ce qu'il peut encore avoir une on va dire une influence comportementale et avoir une capacité finalement à encourager ou des milieux économiques ou des personnes avec une forte capacité d'investissement à finalement revoir un petit peu les motivations ou les orientations de leur propre investissement ou de leur propre dépense on va dire
je pense qu'aujourd'hui on a un tel niveau d'étouffement fiscal que tout ça ne fonctionne plus Marine Le Pen a une formule qu'elle nous a encore répétée dans nos journées de travail qui est notamment ce qu'on appelle les niches fiscales c'est un outil évidemment d'incitation c'est-à-dire l'impôt est à 100 et si vous allez dans cette direction vous ne payez que 80 effectivement ça doit inciter les gens à adopter des bons comportements ou à faire des investissements vertueux ou d'intérêt national mais quand si vous voulez cet avantage qu'on vous donne est écrasé par un niveau d'impôt général qui est tellement élevé on est même dans l'épaisseur du trait voilà donc on voit bien aujourd'hui qu'on a beaucoup de secteurs économiques le logement par exemple qui a beaucoup d'incitation fiscale de diversité variée mais il y a tellement de normes tellement de règles tellement de fiscalité par ailleurs y compris d'une fiscalité non écrite par exemple le fait qu'en France on puisse squatter un bien immobilier logement ou bureau jamais être expulsé c'est pas une fiscalité en soi c'est pas un impôt que vous payez mais c'est comme dit Jordan Bardella un impôt de papier c'est une règle absurde qui fait que si ça se trouve vous pouvez avoir zéro revenu non seulement zéro revenu sur un logement ou un bureau qui est squatté mais en plus on va vous le rendre abîmé il faudra refaire les travaux ça va vous coûter le double bon donc dans ce cas là vous pouvez faire toutes les niches fiscales du monde si les acteurs économiques se disent de toute façon pour gagner ça je vais être étouffé comme ça ça marche pas voilà donc là on a dépassé un niveau qui est un niveau d'étouffement mais pourquoi parce que avec la désindustrialisation et l'appauvrissement et l'appauvrissement général de la France ce soit les agriculteurs donc l'industrie mais aussi l'agriculture la pêche les artisans commerçants il y a un appauvrissement on vit sur la bête donc vous devez compenser par des impôts toujours plus élevés d'ailleurs les impôts commencent à moins bien rentrer et en fait quand les impôts si vous dites pendant en gros depuis l'ancien régime quand l'état français disait on va lever x impôts cette année on arrivait à lever x impôts et là on voit que ça va pas c'est que on dit on va lever 100 et on lève 95 donc on a tellement tondu la France que là on arrive vraiment au delà de la morale puisque c'est immoral elle a de l'inefficacité économique donc là ça devrait marcher mais ça marche plus et c'est là où la gauche est complètement dans le déni main dans la main avec les macronistes c'est qu'on est les seuls au rassemblement national à dénoncer la fuite en avant sur les dépenses et on est les seuls dans le paysage politique mais dans les vrais experts tous les experts disent que c'est les dépenses le problème tous les rapports de la cour des comptes disent alerte sur les dépenses si ils sont publics tout le monde peut aller les consulter c'est alerte sur les dépenses alerte sur les dépenses la dépense publique hors contrôle d'ailleurs ils disent même une dépense publique hors contrôle et les impôts n'arrivent pas à suivre et maintenant on est rattrapé par nos créanciers qui disent écoute on peut pas te prêter
indéfiniment on va parler d'une dépense ou alors d'une recette manquante c'est celle des aides aux entreprises pareil nouvelle marotte de la gauche et de l'extrême gauche d'abord un rapport d'une commission d'enquête au Sénat qui a été publié en juillet dernier et là bientôt la publication d'un livre alors c'est Caroline Michel Aguirre et Mathieu Aron qui sont tous deux journalistes au Nouvelle Obs et qui pointaient ce matin dans une interview à Libé ça m'arrive parfois de lire des articles de Libé j'en suis désolé et eux pointaient un coût de 270 milliards d'euros ou plutôt des aides aux entreprises jusqu'à hauteur de 270 milliards d'euros donc c'est 60 milliards de plus que ce que disait le rapport de la commission d'enquête du Sénat chaque année est-ce qu'on donne trop d'argent aux entreprises est-ce que cet argent est vraiment bien utilisé ?
on est dans un système fou
et pour que tout le monde comprenne ça existe au niveau des salariés depuis quelques années il y a ce qu'on appelle la prime d'activité donc vous êtes salarié vous avez un travail et vous voulez vivre de votre travail mais vous ne pouvez pas vivre de votre travail le salaire est trop bas et donc l'état vous donne une prime sur votre salaire donc c'est-à-dire que l'état prend tellement de cotisations sociales et d'impôts aux entreprises et aux salariés puisqu'il y a aussi les cotisations salariales que votre salaire est trop bas mais il vous rend une partie de l'argent qui vous prend donc l'état vous prend de l'argent sur votre salaire et vous en rend et dit c'est une prime alors que c'est votre argent au passage il y a le coût de ce que déjà c'est absurde et en plus il y a en plus le coût de l'administration qui prend qui donne et en fait les aides aux entreprises c'est pareil c'est-à-dire l'état ponctionne tellement d'impôts aux entreprises qu'il dit je vous en renvoie une partie et c'est un système qui est devenu complètement fou et en plus premièrement la chose est quand même intéressante dans ce rapport même si c'est la gauche qui l'a fait moi quand l'adversaire dit quelque chose d'intéressant j'écoute avant de critiquer l'état ne savait même plus où il y en était ça c'était quand même un problème c'est-à-dire qu'il n'y avait même pas à Bercy un suivi des aides on voit bien que c'est n'importe quoi déjà c'est qu'il y a un problème mais la logique dire on donne trop aux entreprises c'est parce qu'on leur en prend trop et en fait la logique du programme de Marine et Jordan Bardella de Marine Le Pen et Jordan Bardella pardon en fait on change totalement de modèle c'est-à-dire on met à plat on met une fiscalité qui correspond à la participation des entreprises aux infrastructures à la formation à la défense à la justice parce que vous êtes une entreprise si vous n'avez pas de route pour vos marchandises ça ne va pas si vos employés ne sont pas formés ça ne va pas si il y a de la sécurité ça ne va pas bref si vous avez un procès avec un fournisseur ou un client si vous n'avez pas un système judiciaire propre ça ne va pas donc les entreprises ont besoin de services publics donc il faut une juste contribution et après ça s'arrête là et les aides aux entreprises ça doit venir pour des programmes type programme nucléaire des programmes pluriannuel mais ce système qui correspond à je te prends je te prends ton argent enfin en gros je te prends ta montre et je te donne l'heure c'est complètement absurde
et est-ce qu'on va pouvoir parce que tu parlais justement de toutes les aides et puis même du fait qu'aujourd'hui l'État ne sait même plus finalement où est-ce qu'il faut aller chercher justement dans le bouquin à venir de Aguirre et Aaron ils disent que je crois qu'eux ils ont identifié plus de 2200 dispositifs différents d'aides aux entreprises ils épinglent d'ailleurs aussi la question des subventions aux énergies intermittentes dont l'éolien et les solaires parmi ce paquet d'aides aux entreprises donc ça pour le coup c'est assez intéressant et est-ce que tu penses qu'un jour il serait entendable parce que la confiance c'est quand même pas uniquement en ce qui concerne Bayrou mais de manière générale assez rompu entre certains milieux économiques et certains politiques est-ce que tu penses que demain on peut aller voir des entreprises en leur disant attendez simplification on va revenir sur une partie de ces aides ayez confiance en nous parce que de l'autre côté on vous le rendra ou par des baisses de cotisations ou par des baisses de fiscalité directe sur les entreprises est-ce qu'ils arriveront à accepter ça ou la confiance est tellement rompue à un point que finalement on va déclencher quelque chose qui serait sans précédent de toute façon
on n'a pas le choix parce que les finances publiques sont en train de s'effondrer et donc tout cette espèce de sac de nœuds bureaucratiques et fiscales n'est voué comme à l'heure plus personne ne comprend rien et en plus ça frappe forcément les plus petites parce que donc vous avez ces 2200 dispositifs compliqués il faut faire un dossier bon vous avez une entreprise de 12 salariés vous avez du mal avec votre carré de commande vous n'avez pas le temps de vous payer un avocat fiscaliste ou je ne sais qui ou un cabinet de conseil qui va vous obtenir votre aide voilà donc évidemment les multinationales et puis vous n'avez pas de relais bon les multinationales ont accès à tout ce beans et en fait les petites entreprises elles payent et elles n'ont droit à rien il y a des trucs automatiques qui s'appliquent automatiquement mais c'est aussi ce qu'on appelle le capitalisme de connivence c'est le pire des systèmes c'est quoi le capitalisme de connivence c'est que l'état l'intérêt général est au service de quelques intérêts particuliers qui ont suffisamment de puissance pour avoir des rouages dans l'administration d'ailleurs on voit bien il y a beaucoup d'anciens présidents il y a beaucoup de présidents de banques de multinationales françaises qui viennent de Bercy soit de l'inspection des finances soit des grands corps de type polytechnique et il y a vraiment en France c'est très propre à la France malheureusement une espèce de copinage au plus haut niveau qui fait que tout ce petit système s'arrange bien entre lui et que par contre les patrons de TPE PME et entreprises intermédiaires hop eux ils ont un mur ils ont juste le droit de payer de fermer leur gueule donc on voit bien que ce système est complètement dingue est complètement dysfonctionnel et c'est aussi une des causes de la désindustrialisation parce que le paradoxe c'est qu'on peut dire bah ton alors il y a c'est là aussi la gauche n'est pas logique bon alors on donne 270 milliards d'aides bon bah ça devrait donner une politique à la fin bah ça donne rien l'industrie ne cesse de reculer mais même l'économie française est sous-productive la croissance française est très faible donc tout ce système ne fonctionne pas mais la gauche a une grande responsabilité là-dedans contrairement à ce qu'ils disent parce que par exemple le début de la fin sur ces aides c'est par exemple les 35 heures c'est à dire que Martine Aubry impose avec Dominique Strauss-Kahn les 35 heures en sachant que ça ne peut pas fonctionner et donc pour les imposer font des systèmes de défiscalisation pas de défiscalisation d'aide sur les contributions sur les cotisations sociales pardon des systèmes de vastes communicants dans lesquels en fait on n'en est jamais sortis pour amortir le coût en disant pareil bon bah tu nous donnes 100 je leur donne 80 et là-dedans je suis désolé les syndicats y compris les syndicats patronaux ont une grande responsabilité là-dedans parce que pour ne pas affronter le réel et aller au clash quand il faut aller au clash en disant aux françaises aux français le système ne fonctionne pas et bah ils vont chercher leur petit billet et comment dire vous avez autour du patronat français beaucoup de cabinets de lobby moi je les ferais enfin malheureusement je me les tape à l'assemblée cabinet de lobbying de cabinet d'avocats qui sont toujours à aller négocier un petit billet pour les entreprises pour éviter le clash moi je vous donne un exemple au budget on a une énorme niche enfin c'est une niche budgétaire d'un milliard d'euros presque d'un milliard d'euros pour la métallurgie et la chimie pour compenser les crédits carbone je veux le supprimer ok je vous jure que c'est vrai dans le quart d'heure que j'avais déposé l'amendement j'ai le lobby de l'aluminium qui m'a appelé dans le quart d'heure mais non on va fermer mais voyez le système l'union européenne crée des crédits carbone c'est très compliqué mais en gros pour moins polluer on vous donne des crédits gratuits puis après il faut payer les crédits bref la France dit si on fait ces crédits carbone la métallurgie française et la chimie française vont crever c'est vrai et donc on compense ces crédits carbone par de l'argent public donc on crée une pénalisation publique qui est compensée par de l'argent public qui fait qu'en fait c'est pas les entreprises qui paient le dispositif qui devraient les dépolluer mais c'est l'état alors au début ça doit durer un an ça dure 20 ans donc c'est complètement absurde qu'on supprime le dispositif initial qui a mené à la compensation et vous voyez donc on crée une pénalité qui est payée non pas par les entreprises et par les contribuables mais c'est une machine de fou et en fait il y a plein de choses qui sont comme ça où en fait l'argent public doit équilibrer des décisions publiques débiles il faut effacer la décision publique débile mais visiblement c'est trop compliqué mais pourquoi ça se ça se gangrène pourquoi ça se ça se solidifie un truc aussi absurde parce qu'il y a des gens qui vivent dessus vous avez tout un tas de parasites qui se sont incrustés autour des crédits carbone il y a un autre truc que peut-être les gens voient les pubs à la télé certificat d'économie d'énergie on vous dit ah formidable vous allez pouvoir financer votre fenêtre la rénovation de votre fenêtre grâce au certificat d'économie d'énergie tu gagnes à rien c'est toi qui les paie les certificats donc chaque année il y a 4-5 milliards d'euros qui sont pris sur les factures des français pour les crédits d'énergie et après c'est renvoyé pour faire des travaux bah il suffit peut-être en fait les gens ils font des travaux s'ils avaient plus d'argent si les factures étaient moins chères ils auraient plus d'argent sur leur compte et ils pourraient payer leurs travaux et tout est comme vraiment en France il y a une multiplication de ces dispositifs où vraiment je te prends dans ta poche je te prends dans ta poche gauche pour te donner moins dans la poche droite c'est complètement absurde
et dans ce contexte question simple réponse difficile est-ce qu'un jour on prend vraiment des endettés de pays ? ah oui on l'a déjà fait
la France n'a fait faillite qu'une fois dans toute son histoire en 1797 sous le directoire la loi des deux tiers mais sinon on s'est quand même remis de l'invasion allemande de 1870 où on a payé rubis sur l'ongle des indemnités de guerre scandaleuses puisque c'est quand même eux qui nous avaient déclaré enfin c'était de leur faute c'est pas de la nôtre on s'est assis sur la réparation de 14-18 et on s'est quand même rétabli 45 j'en parle même pas bon on s'est rétabli à chaque fois donc la France peut s'en sortir mais il faut du courage ce qui nous manque c'est pas des idées il y a plein de bonnes idées c'est des courages tout à l'heure j'ai dit le harem est dirigé par les eunuques mais je le pense moi je ne fais que croiser des gens qui n'ont pas de couilles hommes ou femmes mais ce qu'il faut c'est du courage et je pense vraiment que ce qui nous différencie pourquoi Marine Le Pen et Jordan Bardella sont très populaires évidemment ils ont un beau programme et des idées il faut des programmes et des idées je pense que les idées même le monde je le pense sincèrement mais c'est aussi que les gens sentent que Marine Le Pen et Jordan Bardella sont différents sur les valeurs sur leur caractère et leur capacité à prendre des décisions difficiles pas difficiles parce qu'elles font souffrir les gens ça c'est le mantra macroniste c'est à dire être courageux c'est être vicieux et sadique non non si les sadiques étaient courageux ça se saurait les sadiques sont toujours sur les plus faibles le courage c'est prendre des décisions difficiles contre les puissants c'est pas forcément les riches ou je ne sais qui est le puissant c'est que faire des réformes c'est dur couper dans les dépenses de l'état c'est dur s'affronter à l'Union Européenne aux grandes institutions financières c'est dur négocier avec les Etats-Unis et la Chine c'est dur là il faut une vision et on en revient un peu tout est dans tout il faut aussi avoir conscience de la force de la France or si vous êtes comme Emmanuel Macron quelqu'un qui pense que la France n'existe plus n'est pas une culture n'est pas une civilisation qu'est-ce que vous voulez aller défendre quelque chose Marine Le Pen quand elle s'exprime je pense que les français au-delà de ses qualités personnelles semblent qu'elle l'aime et qu'elle est fière de la France et que donc portée par ce feu sacré elle est capable de négocier quelque chose
on va parler de Marine justement est-ce que tu te souviens de ta première rencontre avec elle ? Oui
j'étais son modeste adversaire politique aux européennes de 2014 pour Dupont-Étian et on avait un débat à Arras pendant les européennes et ce qui est drôle parce que c'est un peu aussi quelque chose qui est mon avis con dans notre relation aujourd'hui le premier échange qu'on a eu c'était des blagues c'est qu'elle avait fait une vanne à mon adversaire centriste et ça avait fait rigoler Marine et au-delà de l'anecdote
tu te souviens pas de la vanne par hasard
au gros c'est que c'était un vieux con et qu'il se comportait comme un vieux con et que je m'étais foutu de ça et à l'époque j'étais bien plus jeune et que j'avais fait une remarque sur ça je ne sais plus ce que c'était mais enfin c'était pas méchant c'était une petite vanne drôle et ça avait fait rire Marine et donc après on avait un peu discuté là-dessus et c'est drôle parce que c'est vrai que dans le combat politique Marine Le Pen a beaucoup d'humour j'essaie d'en avoir et que ça compte parce que dans l'adversité au quotidien c'est tellement dur pour la France c'est tellement dur pour les français que pour avoir la force de battre on prend de la dérision pas parce que c'est pas grave mais justement parce que c'est grave et que l'humour permet en fait de faire passer beaucoup de messages déjà d'affronter des choses au quotidien qui sont pas forcément folichonne mais aussi pour les françaises et les français moi je vois bien avoir un peu de dérision d'humour ça permet de faire passer des messages beaucoup plus efficacement que je vois par exemple les insoumis qui sont dans l'agression dans le premier degré dans la haine permanente quand la situation est difficile un peu de recul un peu d'autoré dérision je pense que la preuve la preuve objective c'est qu'on est aussi capable de se moquer de soi-même c'est là où les gens se disent bon lui s'il peut se moquer de soi-même il a le droit de se moquer des autres voilà et c'est marrant le début de notre relation avec Marine c'est ça bon après il y avait le combat politique il y avait le combat évidemment sur l'Union Européenne pendant cette campagne je n'ai évidemment pas fait campagne contre Marine moi à l'époque il faut savoir que debout la France c'était une scission l'UMP à l'époque donc les républicains moi c'est vrai que mon combat principal déjà à l'époque c'était me battre contre l'UMP qui était déjà pour moi des traîtres donc en fait en plus on a fait cette campagne finalement côte à côte moi j'ai fait un tout petit score elle a fait un score énorme puisque c'est aussi la campagne où Marine Le Pen fait une percée historique pour nos idées au point de vue national avec une victoire aux européennes monumentale première élection
on arrive en tête première élection nationale où la rassemble nationale arrive en tête
et le système présente ça comme un hasard et non c'est pas le hasard c'est le début quand même de trois victoires successives aux européennes par exemple le RN a quand même gagné trois fois de suite les élections européennes avec une avance remarquable que ce soit Marine Le Pen après Jordan Bardella qui mène la liste donc voilà c'est ça le début de notre relation enfin notre relation en tout cas c'est toujours étrange parce que c'est aussi une génération on disait à l'époque les petits gars de la marine il y a quand même un peu de ça c'est aussi c'est toujours elle en plus elle est pas du tout là dedans puisqu'elle n'ençoit pas du tout ce genre de relation hiérarchique mais c'est toujours étrange pour nous qui l'avons quand même admiré sans se prendre du terme derrière notre écran sur des vidéos de Youtube derrière la télé en se disant cette femme est courageuse sans savoir qu'on sera un jour des soldats politiques se dire bah tiens maintenant je suis quand même aux côtés de cette femme qu'on a admiré c'est vrai que moi ça me fait toujours quelque chose bah pour l'ego et pour se dire que c'est une aventure il y a vraiment une aventure humaine dans la politique d'autres peuvent connaître sans doute dans le sport ou dans d'autres activités mais je pense que c'est voilà je pense que des gens qui veulent faire du sport de haut niveau vous êtes judoka le jour où vous contretiez d'Iriner ça vous fait quelque chose c'est pas seulement parce que c'est d'Iriner parce que c'est aussi quelqu'un parce qu'il est connu c'est aussi parce que c'est quelqu'un qui vous a inspiré qui avait des valeurs dans le sport ou en politique qui vous dit je veux ressembler à cette personne pas parce qu'elle passe à la télé parce qu'elle a des valeurs parce qu'elle a des idées elle a un programme qu'elle est combative c'est très ébouvant moi je me souviens au delà de l'anecdote j'étais très ému de la rencontrer alors qu'on était adversaire
il y a un truc qui m'a toujours fasciné avec Marine pour le coup c'est que et encore aujourd'hui encore aujourd'hui mais à chaque fois qu'elle rentre dans une pièce elle dégage quelque chose vraiment elle intimide mais dans le bon sens du terme c'est pas de l'autoritarisme bête méchant ou je sais pas quoi c'est vraiment elle dégage un truc je sais pas est-ce qu'on appelle ça le charisme est-ce qu'on appelle ça le carure c'est impressionnant et en même temps elle a une proximité qui est mais qui n'est pas de pable aussi c'est-à-dire que dès qu'on s'en approche on voit qu'elle elle va être bienveillante elle va avoir le regard posé on sent qu'elle a déjà l'oreille prête à écouter ce qu'on a à dire etc et ce truc à la fois d'impressionner et en même temps de garantir une proximité si toi par exemple tu devais je sais pas ou décrire ta relation ou décrire Marine Le Pen à quelqu'un qui la connaissait pas ou qui est peut-être un peu trop inquiet comment tu la décrirais toi personnellement et spontanément le feu sacré c'est joli
et c'est ce que je pense mais c'est pas de la flatterie parce qu'en plus les gens le voient bien parce que c'est la relation qu'elle a aux françaises aux français en particulier aux classes moyennes et populaires qu'est-ce qui lui a permis d'affronter un certain nombre d'épreuves y compris des machinations politiques bien organisées contre elle c'est que elle a ce lien avec les français où d'un côté elle vient d'un événement une foire une raiderie des événements populaires il y a cette facilité de contact dire que les gens n'ont aucun problème à venir la voir même à lui faire des bisous à l'embrasser à t'émus ou pas d'ailleurs à rigoler avec elle il n'y a pas cette distance et en même temps il y a aussi quand même une forme de respect pour la dirigeante politique qu'elle est donc ce que tu décris c'est pas de la flatterie je pense ça correspond à une réalité et d'ailleurs la flatterie ne tiendrait que quelques mois ou quelques années ça fait plus de 20 ans qu'elle est en première en première ligne 15 ans qu'elle dirige notre famille politique au sens large si tout ça était artificiel bidon ou si c'était juste du verbiage de courtisans ça n'aurait pas passé les épreuves de la vie et en particulier les épreuves de la vie politique donc tout ça correspond à une réalité et c'est aussi un atout parce qu'on subit tellement de mensonges elle en particulier mais nous en général que ce lien qu'elle a et ce caractère est notre bien le plus précieux parce que ça nous permet de vaincre beaucoup de mensonges voilà donc quand vous avez des mensonges qu'on serait un danger public autoritaire et qu'on voit une femme mère de famille avec de l'humour qui sourit cette femme ne peut pas être une diablesse de la république ça n'a pas de sens donc cette incarnation c'est pas juste pour être sympa avec elle même si c'est important aussi d'être sympa vu tout ce qu'on subit on a quand même le droit d'être sympa entre nous mais c'est aussi une réalité politique un vrai atout pour nous et je pense que voilà je dis sans flatterer aucune son caractère sa personnalité est un atout pour nos idées et je pense pas qu'elle soit remplaçable dans le sens où ce lien qu'elle a créé avec les français qui est aussi lié aux épreuves politiques qu'elle a rencontré au courage qu'elle a eu sur un certain nombre de sujets très importants et très difficiles parfois les gens l'ont vu les gens l'ont senti et en fait la vie politique de Marine fait partie pour beaucoup de françaises et de français de leur propre c'est une part de leur propre vie quand je dis que Marine Le Pen peut avoir la force du général de Gaulle dans la société française c'est pas que c'est le général de Gaulle Marine Le Pen n'a pas connu la seconde guerre mondiale n'a pas été à la tête de la France toutes ces comparaisons ne sont pas là c'est qu'elle a un rôle dans la société française qui est unique c'est à dire qu'il y a une force politique qui est avec elle une idéologie politique qui est avec elle et qu'elle est avec elle et c'est porté par elle incarné par elle c'est une réalité c'est pas de la flatterie je veux dire il ne faut pas avoir des adversaires politiques dans d'autres pays qui ont pu faire qu'on pu unir ces deux forces en France et on ne voit pas d'autres depuis le général de Gaulle et puis si les autres ne sont pas comme ça c'est pas content c'est pareil et de toute façon c'est la gauche qui dit que je suis flatteur de toute façon il disait aussi que de Gaulle était un cachot donc en fait ça me conforte plutôt là-dedans puisque tout le monde peut retrouver des images de nos amis gauchistes y compris M.
Mitterrand qui expliquait que de Gaulle était un factieux un césariste un Bonaparte d'Operette c'est la même critique contre Marine Le Pen donc c'est plutôt bon signe pour elle et pour nous
au passé dernière petite question 31 mars dernier t'étais où ? excuse moi tu me pièces que je suis très c'était le ah bah oui c'était le jour du jugement
c'était le jour du jugement de Marine en première instance c'était une journée douloureuse parce que c'est une injustice et c'est là aussi que je pense qu'il y a une concordance une correspondance comme aurait dit Baudelaire sur la vie de Marine et la vie de la nation c'est que nos adversaires ne se rendent pas compte que les français subissent beaucoup d'injustice et que faire subir l'une des pires des injustices à une nette femme ça crée de la sympathie entre Marine Le Pen et le peuple français qui voit bien que malheureusement un certain nombre de personnes qui ont une autorité morale qui devraient être au service de la nation ne sont pas vraiment au service de la nation et qu'en fait en faisant une injustice contre Marine Le Pen ils ont renforcé son lien avec le peuple français qui lui-même subit beaucoup d'injustice donc c'est évidemment une épreuve pour elle parce que les innocents subissent évidemment les injustices avec beaucoup plus de meurtrissures que les fripouilles mais je pense que dans son long combat pour le destin national ça va renforcer son lien avec nos compatriotes
et bien écoute sur ces belles paroles je crois qu'on a fait le tour merci à bientôt on aura l'occasion d'en refaire avec plaisir merci beaucoup d'y avoir participé en tout cas et puis du coup n'hésitez pas à laisser dans les commentaires des questions qu'on pourra peut-être aborder les fois prochaines des suggestions de personnes que vous aimeriez voir aussi dans le podcast d'URL je vous dis à très bientôt abonnez-vous
Gaëtan Dussausaye