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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 1 avril 2026 89 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiÉducation & rechercheEnvironnement & énergie

Bonjour chez vous ! du 1er avril 2026

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 17 %Attaque 30 %Défensif 48 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Face à la flambée des prix du carburant, le gouvernement n'arrive pas à calmer la colère. Agriculteurs, pêcheurs, transporteurs jugent le plan de 70 millions insuffisants. L'État a-t-il les moyens d'aller plus loin, d'aider également les particuliers ?

  • 10:05OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour vous, le gouvernement prend les bonnes mesures ?

  • 12:46ComplaisanteRéponse directe

    Ces suppressions de postes, comme l'a dit le ministre de l'Éducation nationale, correspondent à un effondrement de la démographie. Il faut regarder les chiffres.

  • 16:45OuverteRéponse directe

    Faut-il interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans ?

  • 18:51RelanceRéponse directe

    Max Brisson, le gouvernement dit que la version du Sénat est contraire aux droits européens, c'est faux ?

  • 21:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça va vraiment être applicable en pratique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:34InvitéFait
    « Nous ne pouvons pas ne pas regarder en face une réalité démographique inédite dans notre pays. »
  • 10:08PrésentateurFait
    « Il y a des urgences avec des professions qui sont particulièrement affectées. Les transporteurs, les pêcheurs, les agriculteurs. »
  • 10:26InvitéFait
    « Aujourd'hui, un problème, on demande une subvention, c'est-à-dire qu'on demande un chèque et on demande à creuser le déficit du budget et donc la dette de l'État. »
  • 12:53InvitéFait
    « Il y a de moins en moins d'élèves. Il y en aura de moins en moins. »
  • 13:00InvitéChiffre
    « Si on avait projeté les chiffres de la démographie, ce n'est pas 4 000 postes qui auraient été supprimés dans le budget, c'est 8 000. »
  • 15:59InvitéFait
    « Oui, certainement. À la fois, le salaire indiciaire, le salaire structurel et puis aussi, le salaire en fonction des tâches menées parce que tout le monde ne fait pas le même travail. »
  • 18:53InvitéFait
    « Le gouvernement dit que la version du Sénat est contraire aux droits européens, c'est faux ? »
  • 29:23InvitéFait
    « Je quitte LR parce que LR n'a pas quitté tout simplement ses ambiguïtés et la Macronie c'est aussi simple que cela. »
  • 29:34InvitéFait
    « L'abandon de la réforme des retraites de la réformette des retraites parce qu'il faudrait passer une retraite par capitalisation. »
  • 31:58PrésentateurFait
    « on aura un projet de rupture »
  • 32:00PrésentateurFait
    « on aura un projet qui va renverser la table »
  • 32:11PrésentateurChiffre
    « Edouard Philippe 21% »
  • 32:13PrésentateurChiffre
    « Bruno Rutaillot 8% »
  • 34:03InvitéChiffre
    « on est à 12% de baisse soyez d'un jour à l'autre »
  • 34:10InvitéChiffre
    « le prix du baril est aujourd'hui au-dessus de 100 dollars »
  • 36:11InvitéChiffre
    « on consomme à peu près 42 milliards de litres par an »
  • 38:50InvitéChiffre
    « une chute autour de 0,4 0,5 voyez si on reste positif »
  • 46:55InvitéChiffre
    « vous aviez des taux qui étaient à 14-15% »
  • 53:09PrésentateurChiffre
    « Vous avez fait 20% »
  • 55:48InvitéFait
    « on peut aller entre 100 et 150 km par jour »
  • 55:55InvitéFait
    « avant avec un plein j'arrivais à tenir 15 jours »
  • 55:58InvitéFait
    « maintenant une semaine et demie »
  • 56:06PrésentateurChiffre
    « de 1200 euros »
  • 56:25PrésentateurChiffre
    « de 14 centimes d'euros par kilomètre »
  • 56:27PrésentateurFait
    « depuis la guerre au Proche-Orient »
  • 57:06InvitéChiffre
    « c'est environ 200 à 220 euros par mois »
  • 57:56PrésentateurFait
    « l'indemnité kilométrique elle n'a pas été revalorisée depuis 2022 »
  • 58:53InvitéChiffre
    « Auréane l'entreprise routière L'Aude Transport a payé un surcoût de 42 000 euros au mois de mars »
  • 1:00:30InvitéChiffre
    « on parle quand même en Indre-et-Loire de 59 classes menacées »
  • 1:00:49InvitéChiffre
    « on parle quand même de près de 1200 élèves en moins »
  • 1:02:41InvitéChiffre
    « l'une d'elles nous dit toucher 940 euros par mois »
  • 1:03:24InvitéFait
    « la publication de la carte scolaire a acté la suppression de 4000 postes »
  • 1:04:28PrésentateurChiffre
    « aujourd'hui on a 25% de naissances en moins par rapport à il y a 15 ans »
  • 1:16:26InvitéFait
    « l'abandon de la réforme des retraites de la réformette des retraites »
  • 1:19:25PrésentateurChiffre
    « Mme Pécresse qui est à moins de 5% »
  • 1:23:17PrésentateurChiffre
    « Jordan Bardet est là largement devant le deuxième c'est Edouard Philippe »
  • 1:23:22PrésentateurChiffre
    « Bruno Retailleau il est à 8 Edouard Philippe est à 21 »
  • 1:24:37PrésentateurChiffre
    « Alain Juppé 36% »
  • 1:24:40PrésentateurChiffre
    « François Hollande 16 »
  • 1:24:41PrésentateurChiffre
    « Marine Le Pen 25 »
  • 1:27:13PrésentateurFait
    « une primaire vous la gagnez quand vous êtes la personne qui dit qui peut faire gagner son camp »
  • 1:27:56PrésentateurFait
    « les premiers sondages montrent qu'il peut battre Nicolas Sarkozy 2006 »
  • 1:27:59PrésentateurFait
    « les sondages montrent qu'elle peut battre Nicolas Sarkozy »

Temps de parole

  • Présentateur59 %
  • Invité21 %
  • Invité 26 %
  • Invité 35 %
  • Invité 42 %
  • Présentateur 22 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mercredi 1er avril. On va faire comme tous les jours le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Face à la fombée des prix du carburant, le gouvernement n'arrive pas à calmer la colère. Agriculteurs, pêcheurs, transporteurs jugent le plan de 70 millions insuffisants. L'État a-t-il les moyens d'aller plus loin, d'aider également les particuliers ? Les prix à la pompe peuvent-ils encore grimper ? Risque-t-on la pénurie ?

Pour répondre à toutes ces questions, dans une demi-heure, nous recevrons l'économiste Philippe de Sertines. Notre reportage en région sur ce sujet. On ira dans l'Inde. On a suivi Sonia, une aide à domicile dans sa tournée en milieu rural. Elle a besoin de sa voiture pour travailler. La hausse des prix à la pompe a donc un véritable impact dans son quotidien professionnel et sur son portefeuille. Reportage dans 50 minutes. L'actualité au Sénat, c'est ce débat. Faut-il interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans ? C'est l'une des priorités de la fin du quinquennat pour Emmanuel Macron, qui souhaitait une entrée en vigueur à la rentrée de septembre.

Le texte a été voté hier par les sénateurs, mais sous condition le sénateur LR Max Risson est avec nous pour en parler. Bonjour. Bonjour. Vous nous expliquerez votre position et votre vote dans quelques instants. Et puis l'actualité politique. Édouard Philippe est-il le mieux placé pour battre le RN ? C'est ce que dit le baromètre. Odoxa, mensuel pour Public Sénat et la presse régionale. Mais parviendra-t-il à s'imposer comme le candidat de son camp ? Les Républicains suivront-ils une candidature unique de la droite et du centre ? Priverait-elle la gauche de second tour ? On s'analyse dans une heure avec nos éditorialistes Arnaud Benedetti et Françoise Degoy. Voilà pour le programme.

On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Steve Jourdain.

1:59
Invité

Bonjour Yann.

2:00
Présentateur

À la ligne de ce mercredi 1er avril, c'est Donald Trump qui fustige la position de la France dans le conflit au Moyen-Orient.

2:05
Invité

Il doit s'adresser à la nation américaine ce soir. En attendant, il a déclaré hier, je cite, que si la France ou un autre pays veut avoir son pétrole ou son gaz, ils devront se débrouiller tout seuls dans le détroit d'Hormuz. Donald Trump qui dit désormais que la guerre se terminera très bientôt. Écoutez-le.

2:22
Présentateur

Tout ce que j'ai à faire, c'est partir de l'Iran et nous ferons très bientôt des gringolons. On leur a donné un sacré coup. On s'est débarrassé d'une bonne partie des fous radicalisés le long du détroit. Je dirais que d'ici deux semaines, peut-être trois. Les enseignants mobilisés hier contre les fermetures de classes et les suppressions de postes.

2:44
Invité

Au total, 4000 postes d'enseignants publics et privés confondus seront supprimés à partir de la rentrée de septembre. Hier, une intersyndicale a appelé à se mobiliser contre une politique gouvernementale jugée court-termiste. Les détails avec Clément Guillaumeau. Près de 10% des enseignants ont répondu à l'appel de l'intersyndicale hier selon l'Education nationale, entre 25 et 30% selon les syndicats. Une grève qui intervient alors que la publication de la carte scolaire a acté la suppression de 4000 postes à la rentrée prochaine.

3:17
Présentateur

On pense que ces suppressions de postes vont aggraver les conditions de travail, mais également la perte de sens du métier.

3:28
Invité

C'est-à-dire que les collègues, ils ont à cœur ce service public et le service public de l'éducation, et ils ont envie de faire réussir tous les élèves, toutes les élèves, sauf qu'il faut leur donner les moyens. Et ça, pour l'instant, on ne l'a pas. La porte-parole du syndicat majoritaire du premier degré enfonce le clou. Pour elle, la dégradation des conditions de travail s'accélère année après année.

3:52
Présentateur

On a donc des élèves qui se retrouvent trop nombreux dans les classes. Il faut quand même savoir que la France, elle est au-dessus de la moyenne européenne au niveau des effectifs par classe,

4:02
Invité

donc elle a des progrès à faire. Et pour faire ces progrès-là, il ne faut pas fermer de classe. Hier, devant les députés, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a réagi à la mobilisation. Il a invoqué à nouveau une baisse démographique sans précédent pour justifier ces coupes.

4:17
Présentateur

Nous ne pouvons pas ne pas regarder en face une réalité démographique inédite dans notre pays.

4:23
Invité

Nous n'avons jamais, jamais connu ça. Quand on perd une génération tous les quatre ans, je suis désolé, mais quand on a notre configuration scolaire,

4:32
Présentateur

nous ne pouvons pas ne pas le regarder. Non, non, madame. Non, madame, nous ne cassons pas l'école publique.

4:37
Invité

Les syndicats dénoncent une logique comptable de la part du gouvernement. Hier, un peu partout en France, ils réclamaient également des revalorisations salariales ou encore un meilleur accompagnement des élèves en situation de handicap.

4:49
Présentateur

On va y revenir avec vous dans quelques instants, Max Brisson, évidemment. L'enseigne d'ameublement alinéatif placée en liquidation judiciaire.

4:56
Invité

Les 36 points de vente de l'enseigne ont baissé définitivement le rideau dimanche. Après 36 ans d'existence, la marque n'a pas surmonté son redressement judiciaire, ce qui va entraîner le licenciement de 1 200 salariés. Un conseil économique et social est prévu demain pour préparer un plan de départ qui pourrait coûter jusqu'à 24 millions d'euros.

5:16
Présentateur

Une perquisition a eu lieu hier à la mairie de Paris.

5:18
Invité

Visite surprise des enquêteurs hier à l'hôtel de ville dans le cadre d'une enquête portant sur l'attribution du marché public de la cérémonie de commémoration des 10 ans des attentats du Bataclan. Le parquet national financier cherche à savoir si tout a été fait dans les normes. On parle d'un marché public évalué à 1,5 million d'euros, Auriane.

5:36
Présentateur

On parle politique pour terminer. D'abord, David Lissnard qui claque officiellement la porte des Républicains.

5:41
Invité

Il l'avait annoncé, c'est désormais acté. Lors d'une entrevue au Sénat avec Bruno Retailleau, David Lissnard a remis sa lettre de démission et il s'en est pris notamment à la présence de ministres LR au sein du gouvernement. Lecornu, dans la foulée, le président de l'Association des maires de France a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle. La présidentielle, il en est aussi question à gauche, Auriane. Alors que Boris Vallot, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, demandait dans les pages du Parisien à ce que les militants désignent leur candidat avant l'été, Olivier Faure a promis un vote sur le processus de désignation avant le mois de juin.

La présidentielle, on y est déjà.

6:15
Présentateur

On y est bien, on va vous faire réagir évidemment. Max Brisson, merci d'être avec nous, sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques. On va également revenir sur ce qui s'est passé hier au Sénat. Le Sénat qui a voté l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, mais sous condition, pas d'accord avec la version du gouvernement. On va en parler. D'abord, on regarde les unes de la presse régionale. Trois titres qu'on a sélectionnés, qu'on va regarder ensemble. La une de presse océan, prix de l'essence, la tension monte, mobilisation des routiers, crainte d'un être gain de l'inflation au printemps, poids du carburant dans le budget de nombreuses familles, l'inquiétude grandit.

La deuxième une, c'est celle des dernières nouvelles d'Alsace. Et ça concerne les régions. Sortie de l'Alsace du Grand Est, Leroy lance la contre-attaque. C'est le président de la région Grand Est, Franck Leroy, qui critique sur le fond et sur la forme la proposition de loi qui vise à faire de l'Alsace une collectivité à part entière. Elle est examinée à l'Assemblée nationale. Franck Leroy qui dénonce un bricolage institutionnel. Et puis, autre sujet à la une du journal l'Alsace, cette fois, ce sont ces communes qui rallument la lumière. Il en a été beaucoup question lors de la campagne des municipales, oublier l'écologie, abandonner l'économie financière.

Après les municipales, plusieurs communes font donc le choix de rallumer l'éclairage public. Raison invoquée, la lutte contre le sentiment d'insécurité. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Je vais vous surprendre, parce que je vais prendre la une la plus éloignée de mon territoire. Je vais vous parler de l'Alsace et du Grand Est, moi qui suis un élu du Pays Basque, et peut-être parce que je suis un élu du Pays Basque. Ces grandes régions créées à l'époque de François Hollande, souvent n'ont aucun sens. Je ne dis pas qu'il faille tout remettre à plat, je ne dis pas qu'il faille tout refaire.

Mais franchement, quand on a créé des régions sans âme, sans histoire, sans cœur, obligatoirement, le système politique français ne fonctionne plus. Les Français ont besoin de retrouver de la clarté. Vous savez, la participation au vote, c'est souvent... Je sais à quoi sert mon vote, je sais ce que font les gens. Quand je ne sais pas, quand je ne comprends pas, je m'abstiens. Je crois que le retour à la vie politique, c'est le retour aussi à des territoires qui ont des projets, qui ont de l'identité. Moi, je suis élu d'un territoire qui a une très forte identité, le Béarn comme le Pays Basque, et je ne crois pas à ces régions technocratiques qui ne représentent pas grand-chose.

Alors, je ne dis pas qu'il faille revenir en arrière, mais en tous les cas, donner un peu plus de liberté et réorganiser le territoire. En fonction des réalités, c'est certainement un des grands enjeux dont on ne parle assez peu depuis Paris, parce qu'à Paris, on a une vision très techno, un peu, vous savez, Mirabeau avait créé les départements au cordeau et à l'équerre. Aujourd'hui, on le fait avec des modèles numériques. La réalité de la vie, ce n'est pas des modèles numériques. Et l'Alsace, c'est un territoire qui a une très forte identité, que moi, j'aime beaucoup. Excusez-moi, mais... Vous souhaitez que l'Alsace redevienne l'Alsace et qu'elle sorte du Grand-Est ?

C'est aux Alsacières et aux élus et à la population de l'Alsace et du Grand-Est de dire les choses. Et au Parlement, puisque là, le texte est au Parlement. Et du Parlement. Mais moi, ce que je voudrais vous dire, c'est qu'il n'y a qu'en France qu'on peut faire disparaître une région avec une si forte identité, avec une histoire si particulière, avec un rapport à la France si particulier, comme ça, d'un trait de plume, on soit à l'Elysée, à l'Elysée, toujours à l'Elysée, on bafoue des siècles d'histoire et de rapports si particuliers. Alors, je n'ai pas de solution à dire ni à mes amis du Grand-Est ni à mes amis des Alsacières. C'est à eux de faire vivre ce débat.

Mais moi, je crois profondément à la liberté et au jardin à l'anglaise où on peut s'organiser en fonction des réalités. Ce qui n'est pas toujours le cas au Sénat. Où il y a une peur aussi au Sénat que soit disloquée l'unité de la République en donnant trop de pouvoir aux régions à forte identité. L'unité de la République, elle est menacée sur des territoires qui se séparent de la République. Ce n'est certainement pas le cas des Alsaciens. Et croyez-moi d'ailleurs, ce n'est pas le cas des Basques non plus. Allez, on va parler des prix du carburant. Et on le voit, la colère qui est toujours présente et l'inquiétude aussi de ces Français qui ont de plus en plus de mal à faire leur plein.

Ça impacte leur portefeuille. 70 millions d'aides annoncées par le gouvernement uniquement pour les secteurs les plus touchés. Est-ce que pour vous, le gouvernement prend les bonnes mesures ? Il y a des urgences avec des professions qui sont particulièrement affectées. Les transporteurs, les pêcheurs, les agriculteurs. Mais sauf qu'il va falloir qu'un jour on sorte de ce pays, ce sera l'enjeu de l'élection présidentielle, d'une politique du chèque que le président Macron a largement institutionnalisé. Aujourd'hui, un problème, on demande une subvention, c'est-à-dire qu'on demande un chèque et on demande à creuser le déficit du budget et donc la dette de l'État.

Je crois qu'il va falloir que, à cette élection présidentielle, on propose aux Français un autre modèle qui est d'ailleurs le modèle des pays européens. À chaque fois qu'il y a un problème, en France, on fait une subvention pour calmer la colère, on la calme très provisoirement, on ne règle pas le problème de fonds et on creuse structurellement le déficit de l'État et la dette publique. Mais là, il fallait les aider, les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs. Oui, mais c'est la logique actuelle. On n'en sortira qu'avec une élection présidentielle et des réformes structurelles, des réformes de fonds.

Si on taxe moins les professions, si on taxe moins l'initiative, si on taxe moins l'énergie déployée, on aura certainement des entreprises moins en difficulté. C'est parce que le système économique français est très faible que chaque crise crée ses tensions. Et la logique française aujourd'hui est institutionnalisée par le président Macron. Le quoi qu'il en coûte, ça a été un poisson, c'était une sorte de cancer de notre vie politique et économique. Alors aujourd'hui, la réponse, elle est par des aides, mais la réponse de même, c'est par des formes de structure et seule une élection présidentielle avec de véritables débats, de véritables projets.

Nous n'avons pas eu d'élection présidentielle depuis longtemps, dit de ce nom, puisqu'il y a eu des événements qui fait que la dernière élection présidentielle a été enjambée par le président de la République. On voit le résultat aujourd'hui. Rien n'est réglé au fond. Et donc, on est dans une politique où on part au plus pressé et le président Macron et son gouvernement part au plus pressé. Ça devient presque... Mais là, en attendant la présidentielle, on fait quoi ? Qu'est-ce que vous demandez ? Des baisses de taxes ? Ou finalement, pas d'aide, on n'a pas les moyens ?

Je ne demande plus grand-chose à ce gouvernement qui gère les affaires courantes, comme on disait sous la quatrième publique. Et je me demande ce que mes anciens amis font dans ce navire en train de couler. Donc, les LR qui sont entre gouvernements ? Les LR ? Non, il n'y a plus de LR au gouvernement. Ils ont été suspendus. On ne peut pas avoir l'argent du beurre et le sourire de la crémière. Ils sont là où ils sont. Qu'ils y restent, ils ont envie. Moi, en tout cas, je ne me sens pas concerné par le soutien à ce gouvernement et par l'agenda et du président de la République et des premiers ministres.

Autre sujet d'actualité, on l'a vu dans le journal là aussi, c'est les enseignants qui étaient mobilisés hier pour lutter contre les fermetures de classes, les suppressions postes, suppressions postes poussées et votées par le Sénat. Elles étaient opportunes ? Ces suppressions de postes, comme l'a dit le ministre de l'Éducation nationale, correspondent à un effondrement de la démographie. Il faut regarder les chiffres. Il y a de moins en moins d'élèves. Il y en aura de moins en moins. Si on avait projeté les chiffres de la démographie, ce n'est pas 4 000 postes qui auraient été supprimés dans le budget, c'est 8 000.

Le rapporteur spécial du budget d'éducation nationale au Sénat, Olivier Paco, l'avait d'ailleurs montré et projeté dans les travaux de la commission des finances du Sénat. Le vrai sujet, il est identique à celui dont on vient de parler. Il est nécessaire de réfléchir à l'offre scolaire. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a une vision purement comptable avec des tableurs et avec d'ailleurs une politique totalement obsolète. Moi, je l'ai souvent dénoncée. Tous les ans, le ministère de l'éducation nationale, c'est le seul, met en adéquation le nombre de ses usagers que sont les élèves par rapport au nombre des fonctionnaires qu'il met en face.

On ne fait pas la même chose dans l'administration des impôts ou dans d'autres administrations de l'État. On ne revient pas chaque année. Donc, il faut rentrer dans une projection sur plusieurs années et il faut qu'on ait sur la ruralité en particulier où c'est là que ça fait le plus mal. Une vraie définition de quelle est l'offre scolaire la plus pertinente en fonction des bassins de vie, en fonction de l'immobilité, en fonction du collège voisin, en fonction de la manière dont on utilise l'offre pédagogique pour faire la meilleure offre scolaire possible aux habitants et aux enfants de ce territoire. Cette réflexion n'a jamais eu lieu.

Excusez-moi, on a fermé des classes, on a fermé des écoles depuis 30 ou 40 ans. Il y avait 70 000 écoles dans les années 80. Il n'y en a plus que 50 000 aujourd'hui. On a fermé des écoles sans vraiment réfléchir à l'offre alternative. Donc, il faut changer là aussi le logiciel. Il faut qu'on ait une vraie politique à partir de l'offre scolaire en ruralité et à partir de là de définir les besoins. Après, j'entends les syndicats. Ça fait 40 ans qu'on ne demande toujours plus de moyens. Si l'école... Mais il y a aussi des territoires, il y a la baisse démographique à l'indéniable, mais il y a aussi des territoires où on ferme des écoles et il y a plus d'enfants par classe.

Est-ce que ça, c'est acceptable ? Pas tant que cela. On n'est pas obligés de suivre le discours des syndicats. Ça fait 50 ans que les syndicats demandent plus de moyens. S'ils mettent plus de moyens sans réforme de structure, ça permettait à l'école française d'être performante, on le saurait. Plus de moyens, il y en a eu au cours de ces dernières décennies. Cela n'a pas empêché la dégradation spectaculaire, l'effondrement du niveau de notre école. Il faut la repenser, notre école. Il faut repenser l'offre scolaire en termes d'organisation. Il faut la repenser en termes d'organisation. Sur le territoire, il faut aussi la repenser en termes d'organisation.

Le collège unique, vous pourrez y mettre tous les moyens que vous voulez, il est en train de s'effondrer. Donc, excusez-moi, aujourd'hui, l'école, elle est dans une situation de crise. Je veux bien que les syndicats continuent de dire plus de moyens. Il serait temps aussi que les syndicats repensent l'école et non pas, comme on vient de l'entendre avec la manifestation, en demandant toujours plus de moyens. L'école a besoin d'une réforme profonde, d'une réforme partenariale, mais certainement pas de davantage de moyens alors qu'il y a un effondrement démographique. Elle a besoin de se repenser et là aussi, ça renvoie à l'élection présidentielle.

Et est-ce qu'il faut aussi augmenter le salaire des enseignants, des professeurs ? Oui, certainement. À la fois, le salaire indiciaire, le salaire structurel et puis aussi, le salaire en fonction des tâches menées parce que tout le monde ne fait pas le même travail. Bien entendu, l'attractivité de l'école, elle passera avec des enseignants qui seront bien mieux dans leur basket, mais ça fait partie aussi des réformes de structure. Ce n'est pas augmenter les enseignants pour les augmenter, c'est augmenter les enseignants par rapport aux missions qu'on va redonner à l'école, par rapport à la réforme de cette école. Et aussi parce qu'ils sont bien payés que la moyenne des enseignants.

Bien entendu, mais ce n'est pas la seule raison. Bien sûr qu'il faut des professeurs qui soient bien payés avec un métier qui soit attractif, mais pour refonder l'école, pour réformer l'école, on prend la question par le petit bout, il est grand temps de la prendre de manière globale. C'est l'enjeu d'approcher l'élection présidentielle. Allez, on passe à l'actualité du Sénat. Faut-il interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans ? Promesse d'Emmanuel Macron, le texte était examiné hier dans l'hémicycle et il a été voté. Mais sous condition, on voit ça avec vous Steve, est-ce que les enfants pourront encore accéder à Instagram et TikTok au mois de septembre ?

16:57
Invité

Vous l'avez dit, c'est une priorité d'Emmanuel Macron. L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée prochaine. La députée macroniste, Laure Miller a mis sur la table un texte qui a été adopté par l'Assemblée nationale au mois de janvier. Le principe est simple, l'accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de 15 ans. Hier, le gouvernement a défendu cette interdiction pure et simple. Écoutez.

17:21
Présentateur

Les réseaux sociaux ne sont pas conçus pour les mineurs. Mesdames et messieurs les sénateurs, le temps n'est plus à se demander si les réseaux sociaux sont dangereux ni de les hiérarchiser. Nous le savons. Je dis bien tous. Tous les modèles de réseaux sociaux sont dangereux pour nos enfants et les exposent à des risques considérables pour leur santé et leur sécurité.

17:48
Invité

L'interdiction orienne viserait les mineurs eux-mêmes et non les plateformes contrairement à une loi votée en 2023, loi qui n'a jamais été appliquée.

17:56
Présentateur

Quelle est la position du Sénat ?

17:57
Invité

C'est un oui mais. Oui au principe, il faut interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans mais pas n'importe comment. Le Sénat propose un dispositif à double détente selon la majorité sénatoriale. Certaines plateformes doivent être purement et simplement interdites après avis de l'ARCOM et arrêtées en Conseil des ministres mais d'autres doivent pouvoir rester accessibles aux mineurs à condition d'avoir obtenu l'autorisation des parents. Explication de la rapporteur centriste qui pointe les risques constitutionnels de la version macroniste du texte. Écoutez. Les interdits en bloc génèrent comme le souligne avec force le Conseil d'État un risque constitutionnel même avec

18:37
Présentateur

les quelques exempions prévus. Il n'y a aucune opposition entre notre texte et l'intention de Mme Miller comme celle du gouvernement Mme la ministre. Au contraire.

18:46
Invité

Alors s'il y a une opposition entre la version du Sénat et la version du gouvernement Max Brisson le gouvernement dit que la version du Sénat est contraire aux droits européens c'est faux ?

18:56
Présentateur

Il est possible que la version du gouvernement soit contraire à la constitution on verra bien Mme Le Hénard n'a pas de qualités particulières pour dire le droit et pour remplacer le juge constitutionnel ou le juge européen Il y a une bataille technique Moi je vais vous dire dans cette affaire ce qui est insupportable dans l'attitude du gouvernement c'est l'agenda et le slogan quand on écoute Mme Le Hénard elle est dans le slogan simpliste c'est facile de dire on interdit on met une barrière à 15 ans et tout ce qui est en dessous de 15 ans c'est interdit sauf que c'est pas possible Pourquoi c'est pas possible ? Pourquoi c'est pas possible ?

Parce qu'il y a un droit européen que ce droit européen s'impose que nous avons nous écrit parce que nous sommes responsables pour beaucoup nous avons écrit le texte avec Catherine Mourin de Sailly et la commission d'ailleurs de manière largement pas unanime mais très large nous avons écrit le texte pour qu'il puisse être possible par rapport aux droits européens pour qu'il ne soit pas retoqué par la commission européenne et qu'il ne soit pas retoqué par le conseil constitutionnel parce que dans deux pays ça s'appelle l'état de droit il y a un équilibre entre la protection des mineurs et c'est un sujet majeur oui les réseaux sociaux peuvent être dangereux pas tous mais certains réseaux sociaux peuvent être dangereux pour les mineurs il faut donc protéger les mineurs et les libertés publiques et les capacités qu'a l'état dans le cadre d'union européenne de s'adresser aux plateformes puisqu'on est dans le cadre du droit européen je sais que c'est complexe que c'est plus facile de faire du slogan comme vient de faire la ministre l'ONF le problème c'est qu'elle répond à une commande qui est la commande du président république le président république veut un agenda vous êtes d'accord sur le principe de l'interdiction

20:32
Invité

d'Emmanuel Macron

20:33
Présentateur

le projet d'Emmanuel Macron non je ne suis pas d'accord avec ce projet simpliste qui ne sert qu'à une effet d'annonce le président république cherche le scoop il cherche la caméra il cherche à se mettre au soleil le président république semble peu disposer aujourd'hui à comprendre la complexité du sujet il est dans le tract il est dans le simplisme donc moi ce que je dis c'est que nous avons écrit un texte qui est le texte faisable qui va continuer la navette ah bien sûr ça ne correspond pas à l'égétat du président de la république puisque le président de la république voulait un texte tout de suite au sénat donc ce ne sera pas pour septembre

21:06
Invité

le président de la république

21:09
Présentateur

a oublié une chose c'est qu'il y a deux chambres c'est qu'ici nous sommes indépendants et que nous agissons et que nous agissons pour faire un texte qui soit un texte qui ne soit pas retocqué vous en faites

21:19
Invité

une affaire politique

21:20
Présentateur

non j'en fais une affaire de respect des institutions de respect de la constitution et de respect du droit européen je ne m'affranchis pas de ces règles donc clairement et nettement moi je dis aux français nous voulons une majorité numérique nous voulons protéger les mineurs mais nous voulons écrire un texte qui ne se fasse pas retoquer parce qu'une fois qu'il sera retoqué tout le monde aura oublié tout cela et en attendant le président de la république aura dit je étais l'auteur de la majorité numérique nous allons prendre le temps mais nous travaillons pour cela et il reste maintenant à la commission à se prononcer sur notre texte

21:54
Invité

oui alors juste parce que là donc ce texte enfin les deux versions d'ailleurs s'attaquent aux mineurs mais ne s'attaquent pas aux plateformes est-ce que ça va vraiment être applicable en pratique c'est-à-dire qu'on dit aux mineurs vous ne touchez pas aux réseaux sociaux mais si on ne fait rien avec les plateformes comment ça va se...

22:06
Présentateur

C'est le droit c'est le droit européen si on... On ne peut pas toucher aux plateformes mais c'est parce que...

C'est la commission de gérer les plateformes et les choses vont bouger ce que nous faisons est regarder donc il faut le faire sérieusement actuellement la commission se rend bien compte de la nécessité de créer une majorité numérique la commission se rend bien compte de la nécessité de réguler les plateformes donc nous sommes en avance sur le sujet et c'est une bonne chose comme d'ailleurs nous allons être en avance sur l'intelligence artificielle et la propriété intellectuelle dans quelques jours et l'Union Européenne nous regarde donc autant bien écrire le texte pour que le texte puisse être repris par la commission de meurs oui il faut réguler les plateformes oui il faut protéger les mineurs mais pas à n'importe quel prix pas sous la forme d'un slogan comme je viens d'entendre la ministre Lénauf hier soir à la tribune du Sénat Un dernier mot sif parce que ce texte pose aussi une autre interdiction pour les jeunes

23:01
Invité

Interdiction du portable au lycée c'était déjà le cas à l'école et au collège il s'agit désormais d'aller plus loin les élèves de 3ème seraient ainsi concernés par cette nouvelle interdiction pendant les cours dans les couloirs et pendant la pause il ne sera plus possible pour eux d'utiliser leur smartphone c'est pas un peu liberticide ça on parle voilà d'élèves qui peuvent avoir jusqu'à 17 ans

23:22
Présentateur

je pense je crois que l'amendement porté par Agnès Évren qui réécrit le texte le texte écrit à l'Assemblée Nationale était particulièrement complexe c'est particulièrement mal écrit ce texte en cours il pose une interdiction de principe mais général général en disant le téléphone portable on l'éteint lorsqu'on est en classe par exemple ça ne me semble pas quelque chose de choquant là moi je l'ai laissé en régie je ne suis pas rentré avec il n'y a pas eu d'interdiction il n'y a pas d'interdiction vous oui mais il y a des moments où le téléphone portable on ne l'utilise pas parce qu'on est ailleurs mais en dehors de la salle de classe vous avez 17 ans ça s'appelle il appartiendra au règlement intérieur il appartient on a posé une interdiction merci Agnès Évren de l'avoir fait avec clarté le système actuel était très complexe il n'y avait pas d'interdiction donc on dit le principe c'est l'interdiction et ça c'est le travail d'Agnès Évren et ensuite on indique que le règlement intérieur que l'équipe éducative que les professeurs et le chef d'établissement définiront les conditions de l'utilisation dans l'établissement une fois cette interdiction portée aujourd'hui c'est le contraire on dit le téléphone est libre et puis il est interdit ici ou là il vaut mieux dire le téléphone portable est interdit et il est évident qu'à certains moments à l'internat par exemple ou dans des moments particuliers de la vie de l'établissement il pourra être utilisé le professeur lui-même pourra dire aux élèves ouvrez-le parce que j'en ai besoin dans le cadre de mon travail laissons aussi un peu de liberté aux établissements mais posons avec clarification et avec clarté pardon le principe de l'interdiction Allez on termine par l'actualité chez vous dans le Pays Basque on va à Bayonne on retrouve Pierre Sabatier bonjour Pierre merci d'être là chef d'agence départementale dans les Pyrénées Atlantiques pour Sud-Est Pierre avec vous on va revenir sur les élections municipales dans votre département

25:12
Invité

Oui on va évidemment reparler des élections ça ne surprendra pas M.

Brisson et puis on va parler de Biarritz où le maire a changé donc la maire sortante Maïdera Rostegui que soutenait qui est LR et que soutenait le sénateur Brisson a perdu nettement face à Serge Blanco le leader charismatique du rugby que l'on connaît avec 1300 voix et depuis son élection samedi dernier on sent qu'il y a des tensions ou dissensions du côté des LR à Biarritz avec je crois une association de réflexion d'action citoyenne d'anciens d'anciens colistiers et de la liste de Maïdera Rostegui qui est en train de se monter est-ce que les LR se divisent à Biarritz et ailleurs dans les Pyrénées-Atlantiques vous qui en êtes le président départemental

26:10
Présentateur

Bonjour Pierre Sabatier je vous trouve particulièrement informé de ce qui peut se produire vous avez des périodes de défaite il faut faire plusieurs choses d'abord moi je salue l'élection du nouveau maire de Biarritz et je souhaite plein succès pour notre ville c'est déjà quelque chose d'important de républicain j'ai fait campagne ardemment pour Maïdera Rostegui aujourd'hui le nouveau maire s'appelle Serge Blanco et donc moi je suis sénateur et comme sénateur je travaille avec tous les maires du département quelle que soit leur position pendant la campagne électorale une fois élus ils sont légitimes deuxièmement moi je voudrais saluer Maïdera Rostegui et saluer le travail qu'elle a pu faire puis d'ailleurs Maïdera reste dans la vie politique du département dans la vie politique de la Nouvelle-Aquitaine elle est conseillère régionale et dans la vie municipale Biarrot troisièmement moi je constate une chose c'est que la composition de la liste de Maïdera Rostegui et c'était son choix et à cette époque nous l'avons largement respecté mettait en devant de liste des personnes qui n'étaient pas les républicains donc il n'y a pas de division aux républicains c'est le choix qu'elle avait fait parce que comme elle-même appartenait aux républicains elle voulait montrer à l'occasion de la constitution de sa liste sa capacité de rassembler au-delà de sa famille politique donc ceux qui l'accompagnent actuellement dans l'opposition à la municipalité Biarrot ne sont pas membres des républicains à par elles et donc certains de ces colistiers c'est pas ce que je suis au quotidien et c'est pas aujourd'hui mon action principale mais un certain nombre de ces colistiers ont pensé nécessaire de créer une structure qui sur le long terme participera à la vie municipale Biarrot la droite existe dans cette ville et la droite et les républicains en particulier veulent se donner les moyens d'exister puisqu'actuellement dans l'opposition municipale à part Maïder Rostegui ils sont peu représentés ce qui pouvait être compréhensible dans l'optique d'une victoire et ce que nous souhaitions tous derrière Maïder Rostegui les beaucoup moins aujourd'hui dans le cadre de la composition actuelle de l'opposition donc il n'y a pas de division chez les républicains il y a simplement l'idée de créer une structure sur le long terme et puis vous savez les républicains on les retrouvera avant tout sur les prochaines élections et les prochaines élections elles seront présidentielles et sur Biarritz moi j'entends que nous soyons très très présents et nous verrons alors d'ailleurs par rapport à tous les commentaires qui ont pu être faits si cette ville est aussi centriste qu'on le dit moi j'attends le résultat des élections présidentielles où chacun aura son étiquette politique parce que dans cette élection municipale certains veulent en tirer des conclusions et dire cocorico on a gagné excusez-moi Serge Blanco a dit je ne fais pas de politique donc je suis parfois surpris quand certains récupèrent Serge Blanco pour leur cuisine électorale donc moi je dis clairement les prochaines élections présidentielles diront exactement ce que nous représentons et je suis confiant Merci beaucoup Berser Sabatier la une de Sud-Ouest dans le Pays Basque la région au cœur du nucléaire de demain c'est la une de votre journal on continue par les politiques il y a eu un claquage de porte hier chez les républicains c'est David Lissnard on va en écouter la raison il s'en est expliqué au 20h de France 2

29:21
Invité

je quitte LR parce que LR n'a pas quitté tout simplement ses ambiguïtés et la Macronie c'est aussi simple que cela c'est bien au-delà de la primaire la confiance à François Bayrou l'abandon de la réforme des retraites de la réformette des retraites parce qu'il faudrait passer une retraite par capitalisation bref toutes ces ambiguïtés-là pour moi ne sont pas acceptables à 13 mois d'une présidentielle où nous devons porter un projet très clair très net une alternative donc ce que je souhaite c'est que l'on fasse gagner la France et pour faire gagner la France par rapport à tout ce que je vois dans le pays tout ce que je vois sur le terrain c'est d'avoir une proposition politique qui soit indépendante et gagnante

29:59
Présentateur

qu'est-ce que vous dites de ce que dit David Lyssa d'abord moi je regrette la position de David je pense qu'il a porté il l'apportera encore rien et définitif dans notre monde beaucoup au débat au sein de la droite française donc moi je le salue amicalement c'est un ami mais je regrette sa position et là il cherche un prétexte parce que excusez-moi je crois tout à l'heure avoir été très clair sur ce que je pensais de celles et ceux qui sont dans le Titanic qui sert actuellement du gouvernement donc je n'ai là-dessus faire ce reproche à Bruno Rutaillot est assez surprenant je crois que nous avons nous ne sommes pas macronistes nous le répétons matin, midi et soir la clarification chez nous elle est très claire et vis-à-vis du Rassemblement National et vis-à-vis de Macron mais vous n'avez pas censuré le budget c'est aussi ce qui vous reproche pardon ?

il n'y a pas eu de censure du budget de la part qu'il y ait eu des débats au sein de notre famille politique avec des députés qui n'avaient pas envie de provoquer la moindrie je l'ai dit sur tous les plateaux le vote et d'autres mais cela étant dit je ne suis pas député les députés ont pris leur responsabilité aujourd'hui ce qui m'importe c'est que nous ayons au plus vite un candidat et que nous entrions dans le match certains voudraient que nous désignions un candidat parce que Bruno Rutaillot ce n'est pas le candidat et je l'espère et moi en ce qui me concerne vous voterez Bruno Rutaillot en avril qui est demandé aux adhérents comme adhérents je voterai pour la troisième formule c'est-à-dire que le président notre parti a vocation c'est l'histoire du gaullisme à être notre candidat à porter nos cœurs entrons dans le match allons parler au français Gérard Larcher il dit il faut un candidat unique de la droite et du centre en novembre vous êtes sur cette ligne ?

écoutez pour l'instant moi ce qui me semble très important c'est que nous nous mobilisions pour gagner nous n'allons pas commencer à rentrer dans le match en disant on verra bien on s'échauffe mais je n'est pas sûr de rentrer sur le terrain vous savez aujourd'hui on parle entre nous il est temps d'aller parler au français on va avoir un projet moi je travaille sur le sujet de l'éducation vous l'avez compris tout à l'heure pour Bruno Rutaillot on aura un projet de rupture on aura un projet qui va renverser la table et nous aurons un candidat qui va aller le porter et on verra comment va réagir l'opinion publique jusqu'à quand jusqu'à ce que nous gagnions le match on a eu un baromètre au Doxa hier pour le Sénat et la presse régionale au premier tour Edouard Philippe 21% Bruno Rutaillot 8% je sais ces sondages il y a un an et un mois je peux vous dire que je suis sûr que ce sondage on ne le retrouvera pas au mois de mai l'année prochaine ces sondages un an et demi parce que donc il n'y aura pas de candidat unique en novembre vous n'êtes pas pour un candidat unique en novembre je suis pour que notre candidat je vais tout faire je vais me mobiliser pour que notre candidat soit le meilleur ne me demandez pas de renoncer à un match avant d'en avoir joué je vais rentrer sur le terrain derrière Bruno Rutaillot et mon seul objectif c'est de gagner le match et qu'Edouard Philippe soit loin derrière et après il fera ce qu'il voudra faire Merci beaucoup Max Brisson au moins c'est clair merci d'avoir été avec nous pendant cette première demi-heure si on se retrouve dans 20 minutes

32:51
Invité

où il y a inquiétudes autour de la hausse des prix du carburant

32:54
Présentateur

Et on va analyser tout ça et éclairer évidemment ces inquiétudes avec l'économiste Philippe de Sertine qui nous rejoint Bonjour Philippe de Sertine Merci beaucoup d'être notre invité économiste professeur à l'IAE de Paris-Sorbonne Merci beaucoup d'être là on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesseredon du groupe Ebra les journaux régionaux de l'Est de la France Bonjour Auriane

33:30
Invité

Bonjour Philippe de Sertine Philippe de Sertine

33:34
Présentateur

les Français sont évidemment inquiets par la hausse des prix du carburant qui impacte leur quotidien qui impacte leur portefeuille alors déjà question peut-être un peu Madame Irma mais quand même est-ce que la hausse des prix à la pompe va durer et est-ce qu'elle peut s'empirer ?

33:48
Invité

On a eu des événements cette nuit c'est-à-dire le fait que Donald Trump annonce que finalement la guerre probablement va s'arrêter d'ici deux semaines ou trois semaines a permis déjà une baisse très sensible du prix du baril de pétrole on a eu une baisse là je regardais juste avant de venir on est à 12% de baisse soyez d'un jour à l'autre c'est-à-dire qu'on a des fluctuations très fortes néanmoins le prix du baril est aujourd'hui au-dessus de 100 dollars ce qui veut dire pour les Français très concrètement que les prix à la pompe sont élevés et que ce prix au-dessus de 100 dollars probablement va se maintenir parce que nous avons un marché du pétrole qui a été vraiment on va dire abîmé par la guerre et il va être abîmé durablement évidemment il faudra savoir si par exemple le détroit d'Hormuz tout ça semble loin et pourtant ça a des conséquences immédiates quand vous êtes en train de faire votre plein en réalité vous êtes aussi dépendant du détroit d'Hormuz si le détroit d'Hormuz continue d'être bloqué et il semble aujourd'hui que les pays les émirats autour du détroit d'Hormuz soient prêts à utiliser des actions militaires pour le débloquer il y aura des conséquences sur le prix du pétrole mais ça veut dire vous voyez quand même que pour une durée relativement longue c'est-à-dire des semaines peut-être des mois nous allons avoir des prix à la pompe qui vont être beaucoup plus élevés qu'avant la guerre

34:58
Présentateur

Donc ça veut dire que même si la guerre s'arrête dans 2-3 semaines comme l'a dit à quelques heures Donald Trump la répercussion sur les prix à la pompe ne sera pas immédiate

35:04
Invité

Exactement ça veut dire que la répercussion sur les prix du pétrole ne sera pas immédiate et qu'ensuite vous avez une répercussion du point de vue du consommateur en France qui sera encore plus longue donc oui on peut craindre effectivement avoir je dirais un effet de relativement moyen terme sur les prix de l'essence sur les prix du carburant je dirais ce qui est une bonne chose c'est que nous sommes en été c'est-à-dire qu'on n'aura pas les conséquences immédiates sur le chauffage qui est aussi bien sûr quelque chose qui est grave pour les Français on pense au prix du pétrole on pense aussi au prix du gaz

35:33
Présentateur

Oui mais juste là alors il y a des conséquences évidemment pour le porte-monnaie mais il y a de l'essence et on commence déjà à voir dans certaines stations-service des pénuries est-ce qu'il y a un risque de pénuries plus généralisées ?

35:44
Invité

Alors c'est vraiment la question du détroit d'Hormuz qui se pose on l'a déjà d'ailleurs sur la question du kérosène pour les avions et donc là l'Europe est dépendante effectivement de ses approvisionnements au Moyen-Orient et donc là on peut avoir sur le fuel on est avec un certain nombre de réserves aujourd'hui qui sont utilisées on a des réserves stratégiques mais ces réserves stratégiques ne peuvent pas durer pendant des mois donc là actuellement on n'est pas en situation de pénurie en ce qui concerne l'automobile vous voyez l'idée on consomme à peu près 42 milliards de litres par an donc c'est-à-dire 3 milliards par mois donc c'est beaucoup quand même et donc ça veut dire évidemment que il ne faut pas qu'il y ait une pénurie trop longue du point de vue notamment de l'approvisionnement

36:25
Présentateur

parce que les réserves stratégiques elles nous permettent de tenir à peu près combien ?

36:28
Invité

quelques semaines ah oui ? quelques semaines oui oui donc on est effectivement avec quelque chose qui peut être un peu tendu mais si on est en fin de la guerre d'ici 2-3 semaines donc les choses vont s'améliorer la question fin de la guerre c'est-à-dire pour les américains le fait qu'ils repartent est-ce que ça signifiera que le détroit d'Hormuz sera ouvert ?

je sais bien que vous voyez c'est toujours ces questions qui semblent tellement loin du quotidien de chacun et tout d'un coup là effectivement elles ont une conséquence immédiate sur notre vie dans le quotidien vous l'évoquiez on a ce sentiment que les prix augmentent toujours plus vite que ce qu'ils redescendent alors c'est un sentiment ou c'est une réalité ?

oui non c'est un sentiment c'est-à-dire que vous avez une inertie dans les deux sens c'est-à-dire que quand les prix commencent à augmenter là il faut vite faire le plein si vous êtes chauffé au fuel par exemple parce que pour le moment vous n'avez pas encore la répercussion sur vos prix mais ensuite ça va venir évidemment c'est-à-dire que vous allez avoir peu à peu la répercussion de l'augmentation du prix de la matière brute c'est-à-dire du baril qui va arriver relativement vite sur le consommateur mais de la même façon à la fin on va avoir la même inertie c'est-à-dire le pétrole qui a été acheté cher même si vous voyez on vous annonce que les prix sont en train de baisser vous ne le voyez pas encore à la pompe ça se décale en fait ça se décale exactement vous avez une inertie de chaque côté

37:37
Présentateur

est-ce que dans cette affaire l'État gagne de l'argent ?

37:40
Invité

alors non l'État ne gagne pas de l'argent alors il en gagne directement c'est-à-dire que en réalité les taxes qui vont être sur le pétrole sont une part fixe donc qui ne bouge pas même si vous avez des variations de prix donc ce qui veut dire que sa part diminue quand le prix du pétrole augmente du fait par exemple de l'augmentation du baril en revanche vous avez une augmentation de la TVA c'est la TVA qui va permettre d'avoir des rentrées d'argent supplémentaires mais là lorsque par exemple le gouvernement et c'est pratiquement toujours ce qui se passe si vous regardez la crise avec l'Ukraine il y a 4 ans c'est exactement ce qui s'est produit le gouvernement fait des chèques énergie qui vont lui coûter beaucoup plus cher que le gain qu'il a eu en termes de TVA mais qui ne vont pas d'ailleurs complètement compenser la perte de pouvoir d'achat des ménages c'est-à-dire en fait tout le monde perd quand vous êtes en train de regarder une hausse des prix du pétrole vous allez avoir un peu de fiscalité en plus mais l'obligation pour le gouvernement d'aider en particulier les ménages les plus fragiles et en fait même ce qu'on va faire comme chèque énergie souvent ne compense pas la véritable perte de pouvoir d'achat que constate

38:35
Présentateur

mais ça veut dire que l'État n'est pas un profiteur de crise parce qu'on entend cette petite critique oui ou non ?

38:40
Invité

Non la réponse est non c'est très clair non et je dirais il le sera d'autant moins que la croissance va être affectée par la crise qui se produit et la croissance qui baisse c'est-à-dire si vraiment on a une chute autour de 0,4 0,5 voyez si on reste positif ça veut dire beaucoup beaucoup moins de rentrée fiscale pour l'État ça veut dire qu'à la fin l'État y perd et y perd même beaucoup plus que ce qu'il va accorder comme aide lorsqu'on va dire il y a une compensation de finalement ses gains pour les aides qu'il accorde à ceux qui souffrent le plus de la crise

39:06
Présentateur

Est-ce qu'il a raison économiquement de ne pas céder aux demandes multiples de baisse de taxes ?

39:11
Invité

C'est pas qu'il a raison c'est qu'il n'a pas le choix c'est que nous sommes dans une situation où aujourd'hui je dirais le déficit public français est le déficit le plus fort de la zone euro donc déjà vous me direz on s'en fiche du classement mais surtout nous sommes dans une situation où tout ce qu'on évoque là c'est-à-dire la montée de l'inflation fait monter les taux d'intérêt ça veut dire que le coût de la dette ne cesse d'augmenter et là je dirais quelle que soit la situation puisque nous ne remboursons pas notre dette notre dette elle est toujours fixe elle ne cesse d'augmenter à peu près 120 milliards de plus par an donc à chaque fois lorsque les taux augmentent ça veut dire que le coût de la dette ne cesse d'augmenter en clair c'est la première dépense publique cette année d'assez loin et plus ça va aller plus cette dépense publique va être de plus en plus importante uniquement le paiement des intérêts c'est-à-dire pas le remboursement le paiement des intérêts donc l'État n'a pas le choix il se retrouve de plus en plus dans une situation où il emprunte pour payer les intérêts de la dette et donc conséquent évidemment il ne peut pas se permettre d'avoir des latitudes fortes

40:08
Présentateur

ça veut dire que ce que demandent les oppositions alors des baisses de taxes pour les LR le Rassemblement National demande une baisse de TVA de 20% à 5,5% sur l'énergie LFI demande un blocage des prix pour vous toutes ces mesures elles ne sont pas économiquement viables compte tenu de l'état de nos finances

40:22
Invité

c'est-à-dire que si vous faites ça vous devez avoir une baisse très très forte des dépenses publiques dans l'autre sens qui va vous permettre de maintenir minimum votre déficit ce qui ne sera pas le cas cette année très probablement et surtout qui ne vous obligera pas à emprunter encore plus c'est-à-dire à payer de plus en plus cher notre territoire et ça on ne sait pas faire mais on ne peut pas faire non vous avez raison on peut aussi on peut tous les autres pays européens le font nous on ne l'a pas fait et on dit qu'on ne sait pas faire mais à un moment donné

40:47
Présentateur

c'est un manque de courage politique c'est quoi ?

40:48
Invité

oui c'est un manque de courage politique c'est un manque de courage technique je dirais c'est le problème de la France depuis des années et des années ce autour de quoi nous tournons sans cesse en train de dire comment ça se fait que les autres y arrivent et pas nous donc vous nous avez dit

41:02
Présentateur

à l'instant l'État n'a pas le choix mais il a quand même le choix

41:05
Invité

c'est-à-dire que s'il se donne le choix il l'aura actuellement il ne l'a pas parce qu'il ne se le donne pas et il ne se le donne pas depuis des années et je crois que vous voyez quand on parle du débat là encore ça semble abstrait aux Français quand on va parler du déficit de la manière dont on a des impôts ou des baisses de dépenses tout ça ça semble un tout petit peu abstrait tout d'un coup on voit quand c'est concret c'est-à-dire quand vous avez une crise vous n'avez plus de moyens de réagir comme le font par exemple énorme effort en matière de dépenses publiques ont pu tout de suite réagir lorsqu'il y a eu l'augmentation des prix du carburant très clairement

41:36
Présentateur

Mais là alors pour la France compte tenu de l'état du budget de la France quelle est la mesure économiquement la plus tenable pour quand même aider les Français est-ce qu'il y en a une ?

41:47
Invité

Ah bah actuellement je le répète on n'en a pas c'est-à-dire que si vous êtes dans une idée de dire bah tant pis on laisse filer le déficit on va avoir une dette supplémentaire on va avoir des coûts de plus en plus élevés oui ok très bien donc ça vous pouvez le faire en disant je prends le risque je prends le pari très très risqué que je risque d'avoir une crise sur la dette française

42:06
Présentateur

Mais ça veut dire qu'on ne peut pas aller au-delà de mesures ciblées comme l'a fait le gouvernement pour les agriculteurs pour les pêcheurs

42:11
Invité

Aucune latitude

42:12
Présentateur

Même pour les foyers les plus modestes on n'a pas de latitude C'est ce qu'on a fait

42:14
Invité

et si on vient de le faire en disant on va faire des chèques énergie et je le répète ces chèques énergie la plupart du temps les foyers les plus modestes vont vous dire quand je suis à 40 km de la grande ville dans laquelle j'ai mon emploi et je suis obligé de prendre ma voiture pour déposer les enfants à la crèche et aller au travail je n'ai pas d'autre choix et bien c'est clair c'est votre pouvoir d'achat qui baisse et là aujourd'hui le chèque énergie il ne permettra pas au pouvoir d'achat d'être reconstitué il va atténuer le choc c'est ça le pire c'est-à-dire que vous êtes dans une situation où de toute façon tout le monde y perd et je ne parle pas évidemment des transporteurs qui peuvent faire faillite je ne parle pas des agriculteurs qui vont avoir une augmentation énorme de leur prix d'engrais etc.

c'est-à-dire c'est tous les effets de bord qu'on appelle c'est-à-dire les effets de second tour troisième tour quand vous avez une hausse de l'énergie ça se répercute dans toute l'économie et ça finit par de l'inflation

42:59
Présentateur

mais justement il n'y a pas un risque d'aggraver une fracture sociale une fracture territoriale vous le dites quand vous êtes dans une grande ville c'est un peu facile de se passer de sa voiture quand vous êtes dans des zones rurales ce n'est pas possible il y a un risque

43:08
Invité

de nouveaux gilets jaunes c'est comme ça que ça finit je vous rappelle que les gilets jaunes c'est une augmentation justement des taxes sur le gasoil c'est-à-dire que oui bien sûr le pouvoir d'achat c'est à la fin du mois on est à zéro ou on est en négatif et quand vous êtes en négatif vous avez même des intérêts à payer vous aussi donc c'est ça le concret de quelqu'un qui va subir la crise et aujourd'hui lorsque l'État dit malheureusement j'ai tellement dépensé j'ai eu une politique tellement de cigales depuis des années des décennies que je ne peux rien faire et bien oui ça peut donner lieu à un moment donné à une remise en question de la façon dont gèrent les politiques ce que vous disiez tout à l'heure

43:43
Présentateur

outre l'augmentation des prix à la pompe quelles conséquences pour les Français sur leur pouvoir d'achat de ce qu'on est en train de vivre en ce moment

43:49
Invité

ce qu'on disait l'énergie c'est ça qui est très embêtant c'est que ça se répercute sur tout c'est-à-dire que vous allez avoir donc au départ vous voyez le prix à la pompe ça c'est immédiat mais vous avez votre artisan qui doit venir réparer votre évier boucher il paie plus cher lui aussi son carburant donc il vous le répercute forcément sur le prix donc vous allez avoir pratiquement partout lorsque vous allez avoir les livraisons le matin de fruits et légumes dans votre supermarché et bien le coût augmente donc ce coût est répercuté sur le prix et ce qui veut dire évidemment que le Français il a tout de suite immédiatement le carburant mais après il voit tous les prix qui augmentent donc on va faire

44:24
Présentateur

une augmentation générale du coût de la vie

44:26
Invité

on va sur ce qu'on appelle une augmentation de l'inflation c'est-à-dire l'inflation les derniers chiffres qu'on a eu en mars nous montrent que oui ça y est elle commence à démarrer ce qui est normal ce qui est complètement attendu quand vous avez une crise du point de vue de l'énergie c'est le premier moteur de l'inflation et je le répète un moteur qui va s'accompagner d'une hausse des taux d'intérêt parce que les taux d'intérêt doivent suivre l'inflation eux aussi et le coût de la dette pour tout Français par exemple qui souhaiterait emprunter pour acheter son logement et bien il peut augmenter là parce que nous avons de l'inflation parce que nous avons le prix du baril de pétrole qui a augmenté

44:57
Présentateur

Fabrice on parle de la rénovation énergétique oui mais c'est sur les crédits immobiliers vous avez dit sur les crédits immobiliers oui parce que les taux partent aussi à la hausse bien sûr est-ce que c'est un épiphénomène ou il y a un risque lourd pour le marché ?

45:10
Invité

non on a un double risque sur les taux d'intérêt français c'est-à-dire le taux d'intérêt aujourd'hui si vous avez reprise l'inflation en général les taux remontent on est à une tension sur les taux on a vous voyez les taux qu'on regarde on regarde le taux à 10 ans français donc il a touché un plus haut il y a quelques jours il est monté à plus de 3,80 ce qui est énorme il faut penser qu'il y a quelques années on était en négatif c'est-à-dire que vous avez un taux vraiment qui augmente le taux à 30 ans est un des plus hauts on est à 4,6 qui veut dire vraiment qu'il y a une tension sur la dette française ça, ça se répercute sur tout emprunteur c'est-à-dire que les banques françaises elles dépendent aussi du taux qui est fait à l'État français je dirais donc on a une répercussion structurelle sur les taux qui est aujourd'hui une répercussion qui n'est pas négligeable on attend que la banque centrale intervienne la banque centrale européenne mais néanmoins on a cette problématique et puis vous avez la problématique d'inflation immédiate c'est-à-dire la répercussion pour le coup d'une inflation qui redémarre qui va faire que mécaniquement les taux d'intérêt peuvent augmenter donc c'est vrai que si vous avez un projet avec un taux d'intérêt qui a été négocié avec la banque surtout il faut le garder et surtout il faut le faire

46:12
Présentateur

il faut le transformer maintenant en taux fixe oui à taux fixe on est passé grosso modo du 1% un tarif moyen pour un particulier en moins de 5 ans à 3 à 4% aujourd'hui ça peut encore monter

46:30
Invité

bien sûr est-ce qu'on peut retrouver des taux comme il y a 20 ans non là où on était enfin il y a un peu plus ou un peu plus ou en 40 oui mais non là il faudrait vraiment une inflation vous voyez c'était d'ailleurs entre parenthèses c'est intéressant cette époque où on avait les taux très élevés c'était choc pétrolier des années 73-79 qui avait donné lieu à une inflation énorme c'est-à-dire plus de 10-12% d'inflation et auquel cas vous aviez des taux qui étaient à 14-15% c'est-à-dire que vous voyez c'est bien là pour le coup on avait bien le lien entre la problématique énergétique la problématique d'inflation et la problématique de taux les trois sont liés la différence avec l'époque c'est qu'on n'aura pas des taux aussi élevés en revanche on a un niveau d'endettement beaucoup plus élevé c'est-à-dire que vous avez un stock de dette énorme et donc quand vous avez le prix de la dette qui augmente même sans arriver au sommet que nous avions à l'époque il va être très très fort en termes d'impact en matière économique c'est-à-dire impact négatif bien entendu

47:25
Présentateur

mais est-ce que là alors il y a ce qu'on va voir immédiatement donc il y a les prix à la pompe vous nous l'avez dit une augmentation un peu générale du coût de la vie mais est-ce qu'il va y avoir aussi des conséquences en différer est-ce que par exemple l'inflation ça va augmenter le coût des prestations sociales le coût des retraites et du coup ces conséquences on va les voir sur du plus long terme

47:41
Invité

oui c'est ça c'est-à-dire que là c'est pour ça évidemment que tout le monde espère une fin de la guerre alors évidemment pour des raisons humaines déjà parce qu'une guerre c'est pas juste qu'économique mais pour des raisons humaines on espère très vite la fin de la guerre et on espère très vite un retour on va dire à la normale du mode de fonctionnement économique mondial et en particulier du commerce international parce qu'aujourd'hui ce qui a été très touché c'est le commerce international et je répète le détroit d'Hormuz est vraiment un endroit absolument clé pour le commerce international donc oui si vous avez encore le commerce international qui est très perturbé pendant des mois et des mois vous allez avoir des conséquences en termes d'inflation et la conséquence c'est qu'évidemment vous voyez la baisse du pouvoir d'achat va faire ce que vous évoquiez tout à l'heure les gilets jaunes les mouvements sociaux en disant mais je vois bien que j'ai moins de pouvoir d'achat donc on doit augmenter les salaires donc on doit augmenter les prestations sociales et donc lorsqu'on regarde le déficit on dit il faut augmenter les impôts parce qu'on ne s'en sort pas donc vous êtes dans une logique qui est évidemment une logique connue la crise économique c'est comme ça que ça se passe mais dans laquelle aujourd'hui on a très peu de latitude parce qu'on arrive dans cette crise avec des situations très déséquilibrées un déficit très lourd une dette énorme et donc une dépendance très très forte à la variation économique

48:51
Présentateur

Mais est-ce que ça veut dire qu'il faut aussi revoir notre politique énergétique est-ce qu'il faut renforcer la décarbonation de notre énergie est-ce qu'il faut retravailler sur l'électrification il va y avoir une réunion ce matin à Matignon c'est tout ça aussi qu'il faut repenser ?

49:03
Invité

Bien sûr ça nous montre évidemment une dépendance très très forte aux énergies fossiles que nous avons encore très très largement et lorsqu'on parle de l'électrification vous voyez on est très très loin d'avoir une électrification totale de l'économie très très très loin mais donc évidemment que l'électricité et surtout l'électricité que nous pourrions produire en France nous avons évidemment l'avantage du nucléaire bon attention on n'a pas d'uranium chez nous donc on est aussi dépendant des producteurs d'uranium mais on a la capacité notamment avec les énergies renouvelables d'avoir véritablement une énergie que nous produisons nous-mêmes il est évident que la dépendance à l'énergie extérieure est quelque chose qui est un risque de choc comme on le constate et comme on l'a constaté sans cesse dans l'histoire répétons-le le tout électrique c'est pas possible dans l'état actuel de nos consommations c'est-à-dire qu'on est aussi avec peut-être là des fantasmes on a encore de très loin une dépendance aux énergies fossiles pour notre quotidien c'est-à-dire pétrole et gaz

49:59
Présentateur

sur l'uranium on dépend de qui aujourd'hui ?

50:02
Invité

vous avez plusieurs pays donc les pays principalement Niger on a également du point de vue des pays de l'Est un certain nombre de producteurs qui peuvent nous aider du point de vue proximité de la Russie on va dire si vous voulez le problème

50:14
Présentateur

la rénovation énergétique reste une priorité du gouvernement un nouveau dispositif est rentré en service au 1er janvier est-ce que c'est économiquement tenable sur la durée ?

50:23
Invité

alors c'est tenable ça va supposer des investissements très importants ça suppose qu'il y a un vrai effort qui soit fait du point de vue global dans le mode de fonctionnement et je le répète pour qu'on ait vraiment une indépendance totale gaz et pétrole ça prendra des années des années c'est-à-dire qu'on est avec une transition qui peut se faire de plus en plus vite mais on a aussi après un certain nombre de questions techniques qui peuvent se poser rappelons que par exemple ce qui s'est produit à la fin du mois d'avril en Espagne c'est-à-dire la grande panne brutale alors que l'Espagne et le Portugal arrivent aujourd'hui à avoir de l'électricité décarbonée presque à 100% attention évidemment c'est-à-dire que ce sont d'autres problèmes technologiques sur lesquels on n'est pas encore complètement au clair et qui vont supposer d'autres investissements tout ça c'est faisable c'est gérable et ça suppose effectivement une politique à long terme

51:10
Présentateur

Politique oui vous avez tenté l'élection municipale vous avez fait campagne mais c'est votre regard d'économie ce qui m'intéresse est-ce que vous estimez que l'économie locale et l'économie nationale aujourd'hui fonctionnent en harmonie en bonne intelligence

51:23
Invité

je crois vraiment par rapport à tout ce qu'on évoque c'est-à-dire un changement une évolution très importante dans notre mode de fonctionnement économique et politique va partir du terrain et ce que vous évoquez sur les gilets jaunes d'ailleurs le mécontentement il part du terrain et je crois vraiment que lorsqu'on est en train de penser à un modèle français qui doit se réinventer parce que clairement il est dans une situation de déséquilibre structurel qui est intenable à long terme il va falloir qu'il se réinvente par la base et donc ça c'est quelque chose à mon sens de très important de dire la création de richesses comme la manière d'envisager les finances publiques elle doit se faire d'abord à la base donc la réponse c'est plutôt non sur cette harmonie cette adéquation entre le national et le local non c'est-à-dire je pense que c'est le local qui va imposer au national et pas l'inverse et je crois vraiment que c'est comme ça qu'on doit considérer le grand changement qui va se passer en France c'est pour ça que moi j'étais passionné par ma vie de Bordeaux mais parce que je pense aussi que c'était un endroit où on pouvait vraiment commencer à avoir cette réflexion et d'une création de richesses nouvelles et d'une gestion de plus en plus stricte des finances publiques qui signifie d'ailleurs se resserrer sur le service public se resserrer sur le service public parce que c'est ce qu'attendent les français que d'abord ce soit le service public qui soit la finalité des finances publiques

52:32
Présentateur

Mais quel retour d'expérience vous faites de cette campagne municipale qu'est-ce que vous en retenez ?

52:36
Invité

J'en retiens d'abord que c'est une expérience extraordinaire que je conseille à tout le monde et notamment aux jeunes gens en leur disant la démocratie c'est magnifique Donc vous allez y retourner ?

Non, pour le moment non je suis revenu professeur tout va bien Mais je crois que là vous avez le vote des citoyens ça c'est très important le vote des citoyens vous envoie un message et donc ça c'est aussi la beauté extraordinaire de la démocratie et ce que j'en retiens aussi c'est que la démocratie en France elle est incroyablement vivante c'est-à-dire que lorsque moi j'ai proposé un projet citoyen un vrai projet votez pour j'ai une adhésion extraordinaire alors que je partais de rien c'est-à-dire des citoyens qui disaient

53:09
Présentateur

Vous avez fait 20% en première fois

53:10
Invité

La politique ça m'intéresse la politique ça m'intéresse contrairement à peut-être la vision qu'on peut avoir c'est-à-dire que des citoyens qui ne s'engageaient pas jusque-là on dit là ça m'intéresse et je suis prêt à y aller Donc je crois que quand on est en train de parler du changement de modèle français le changement de modèle il va supposer une adhésion positive et l'adhésion positive des citoyens elle est prête et ça je crois que c'est quelque chose qui est extraordinairement important à avoir à l'esprit

53:32
Présentateur

Et vous n'avez pas eu envie d'aller jusqu'au bout ?

53:34
Invité

Ah ben j'aurais aimé être maire mais je pense que objectivement je n'allais pas l'être mais je pense que ce que nous avons fait par rapport au temps qui vienne et à la manière dont on peut penser justement de façon différente le système français je le répète le système du point de vue du mode de fonctionnement politique mais surtout du mode de fonctionnement au quotidien c'est-à-dire et de l'économie et des finances publiques tout ça c'est l'affaire des français c'est l'affaire de leur quotidien d'ailleurs les conséquences on l'évoquait tout à l'heure c'est dans leur quotidien qu'ils l'éprouvent

54:03
Présentateur

Et c'est pour ça du coup que vous n'êtes pas allé jusqu'au bout que vous pensez que vous n'auriez pas pu être maire et que vous avez voulu favoriser l'alternance

54:08
Invité

c'est ce qui explique votre trait Je pense qu'à partir du moment que vous n'allez pas être maire vous ne serez pas maire c'est tout

54:12
Présentateur

Et vous souhaitez l'alternance à Bordeaux ?

54:14
Invité

Je souhaitais l'alternance oui je pense qu'il fallait quelque chose de nouveau dans ma ville absolument

54:18
Présentateur

Est-ce que la politique c'est fini ? Est-ce que par exemple vous pourriez être candidat au sénatorial ?

54:22
Invité

Non pour le moment franchement c'est absolument pas dans mes perspectives mais vraiment pas du tout

54:26
Présentateur

Mais vous tournez la page de la politique ?

54:28
Invité

Ou compte tenu de votre campagne

54:30
Présentateur

vous pourriez y retourner ?

54:31
Invité

Quand vous êtes un citoyen vous ne tournez jamais la page de la politique en tant que citoyen je ne tournerai jamais la page de la politique parce que c'est mon pays c'était ma ville je l'ai au cœur et donc par conséquent comme tout citoyen et je crois que c'est vraiment le message qu'il faut faire passer sans cesse lorsque vous êtes citoyen la politique c'est vous c'est votre vote C'est engagez-vous C'est engagez-vous Donc en 2033

54:51
Présentateur

vous pourriez encore être candidat à Bordeaux ?

54:53
Invité

Là franchement c'est absolument pas prévu On en aura essayé deux fois Ce que je peux vous dire c'est que vraiment l'important qu'il faut dire à chaque citoyen c'est votre vote en fait il est capital

55:03
Présentateur

Merci Philippe de Sertine merci beaucoup d'avoir été notre invité et de nous avoir éclairé sur tous ces sujets la une de l'Est républicain Fabrice ce sont les fermetures de classe la colère monte et on va reparler Philippe de Sertine de la flambée des prix du carburant qui impacte on l'a dit de nombreux français dans leur quotidien et c'est justement le thème de notre reportage en région on vous emmène dans l'Inde Sonia Aubrin et aide à domicile on l'a suivi dans sa tournée en milieu rural sa voiture lui est indispensable pour travailler la hausse des prix du carburant donc deux points foués on regarde ce reportage il est signé Flora Sauvage aide à domicile dans l'Inde Sonia Aubrin se déplace en voiture Bonjour madame

55:43
Invité

pas d'autre moyen en milieu rural pour se rendre chez les personnes âgées dont elles s'occupent on peut aller entre 100 et 150 km par jour ça dépend vraiment d'où on va être envoyé avant avec un plein j'arrivais à tenir 15 jours maintenant une semaine et demie il faut que j'en remette

56:01
Présentateur

et le plein de carburant représente un budget conséquent pour son salaire mensuel de 1200 euros

56:08
Invité

c'est environ 200 à 220 euros par mois et je suis remboursée entre 170 et 180 euros par l'ADMR il me reste 40 euros environ à ma charge

56:22
Présentateur

les aides à domicile perçoivent une indemnité de 14 centimes d'euros par kilomètre depuis la guerre au Proche-Orient l'écart entre cette indemnité et le coût réel ne cesse d'augmenter

56:32
Invité

ça va devenir très compliqué parce qu'en plus moi je suis maman bon j'ai deux enfants mais j'ai un petit bout de chou de 7 ans que j'élève toute seule donc c'est vrai qu'avec la hausse du carburant je me retrouve malgré moi à être obligée de le restreindre dans certaines sorties ou activités parce que financièrement il faut que je choisisse entre mettre du carburant dans la voiture de travail

56:57
Présentateur

ou du carburant dans ma voiture personnelle je ne peux pas mettre dans les deux

57:01
Invité

et là on va passer à la douloureuse à plus de 2 euros le litre de sans plomb l'addition est de plus en plus salée et là le plein 73 euros si ça continue on va toutes finir comme ça toutes à se mettre en congé ou même certaines démissionner parce que on ne pourra plus on ne pourra plus remettre de carburant on ne pourra plus travailler

57:29
Présentateur

une situation de plus en plus difficile pour les salariés du secteur de l'ad à domicile

57:35
Invité

plus on avance plus les salariés sont en difficulté et plus le risque c'est l'arrêt des interventions cette situation elle n'est pas tenable sur la durée si les pouvoirs publics ne se saisissent pas du problème on ne pourra pas tenir

57:47
Présentateur

alors que le prix du carburant ne cesse de grimper le gouvernement a annoncé des mesures ciblées pour les secteurs les plus touchés mais les ad à domicile ne sont pas concernés l'indemnité kilométrique elle n'a pas été revalorisée depuis 2022 et on va en parler justement de cette hausse des prix du carburant puisque ça fait la une de nos quotidiens régionaux ce matin on est de plus en plus nombreux à s'inquiéter de cette hausse

58:11
Invité

c'est une problématique qui revient beaucoup dans la presse ce matin alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit presse océan fait le point sur cette tension qui monte un peu partout sur le territoire mobilisation des routiers crainte d'un regain d'inflation poids du carburant dans le budget des familles la colère monte les carburants seront au menu d'une réunion du gouvernement aujourd'hui autour de Sébastien Lecorni

58:32
Présentateur

Le transport routier est quant à lui étrangé

58:34
Invité

c'est la une de la voie du nord qui revient sur la hausse des prix du gazole les transporteurs routiers de la région sont très très impactés par le conflit ils sont aujourd'hui dans l'incertitude dans la filière 97% des véhicules utilisés en France ont encore un moteur thermique pour vous donner une idée Auréane l'entreprise routière L'Aude Transport a payé un surcoût de 42 000 euros au mois de mars à cause de l'augmentation des prix du carburant détail à lire dans la voie du nord ce matin

59:00
Présentateur

Autre hausse autre menace l'augmentation des taux d'intérêt

59:02
Invité

Oui parce que tout est un peu lié Auréane l'imbrication des économies au marché des énergies pourrait être affectée à la hausse les taux des crédits immobiliers c'est à la une du bien public ce matin la crise iranienne qui fait grimper les taux obligataires et menace de renchérer les crédits immobiliers chez nous plusieurs banques régionales ont déjà augmenté leur barème pour le mois d'avril l'affaire à suivre

59:24
Présentateur

Autre sujet c'est les fermetures de classes prévues à la rentrée

59:27
Invité

Oui on en parlait tout à l'heure au total 4000 suppressions de postes d'enseignants publics et privés confondus sont attendus pour la rentrée de septembre ça touche beaucoup de départements en France notamment la Meurthe-et-Moselle comme le raconte l'Est républicain hier la colère est montée encore d'un cran contre le projet de fermer 65 classes dans les écoles du coin syndicats et parents d'élèves montent au créneau ils se sont mobilisés hier à l'appel d'une intersyndicale contre des choix du gouvernement dénoncés comme court terme

59:54
Présentateur

et mobilisation évidemment dans plusieurs territoires en Valais-en-Touraine bonjour Valérie Pernet merci beaucoup d'être avec nous à Tours journaliste à la Nouvelle République en Indre-et-Loire c'est également la une de votre journal ce matin Valérie dans vos pages vous revenez donc sur cette forte mobilisation contre la carte scolaire

1:00:09
Invité

Oui bonjour alors chez nous effectivement on parle même d'une grogne assez inédite en Indre-et-Loire hier quelques 600 personnes se sont mobilisées rien que pour la manifestation qui était organisée le matin à Tours en plus il y avait beaucoup de rassemblements devant des écoles parce qu'en fait aucun secteur n'est épargné par les menaces de fermeture on parle quand même en Indre-et-Loire de 59 classes menacées pour la rentrée prochaine ça concerne les villes ça concerne jouer les tours ça concerne Tours mais ça concerne évidemment les zones rurales aussi donc vraiment tout le département se mobilise l'inspection de l'éducation nationale elle explique que ces fermetures sont liées à une baisse de la démographie on parle quand même de près de 1200 élèves en moins pour la rentrée prochaine mais ça les manifestants ne veulent pas l'entendre parce qu'ils estiment qu'il y a de plus en plus de difficultés dans les écoles ils accueillent de plus en plus d'enfants en difficulté ils parlent des enfants allophones des enfants en situation de précarité qui sont par exemple hébergés par le 115 des enfants en situation de handicap ils accueillent de plus en plus d'enfants présentant par exemple des troubles du spectre autistique ou des troubles 10 donc ils estiment ils disent avoir besoin de plus de moyens pour accompagner ces enfants et faire de la prévention on a l'exemple de l'école maternelle de Montbazon où les effectifs grimperaient à 28 enfants par classe si la classe fermait pour les enseignants à 28 c'est impossible de parler à tous les élèves dans une seule journée et ils estiment du coup qu'ils ne peuvent pas être vigilants et repérer ce qui ne va pas donc ils demandent plus de moyens pour les enfants Et Valérie parmi les personnels mobilisés hier il y avait les surveillants Oui il y a aussi les pions ceux qu'on appelle encore les pions qui étaient en grève c'était par exemple le cas au collège de Vouvray les 7 surveillants assistants d'éducation étaient en grève ils demandent une reconnaissance de leur statut ils demandent plus de moyens eux aussi ce sont ceux les surveillants ce sont ceux qui accueillent les jeunes qui surveillent les couloirs gèrent les flux à la cantine les absences les retards mais ils ont de plus en plus de missions ce métier de l'ombre a évolué et aujourd'hui ils ont des interventions et des animations pédagogiques ils font des médiations en cas de conflit donc ils font aussi un travail un peu plus social donc ils demandent une reconnaissance pour ça et ils dénoncent aussi la précalerie de leurs postes qui sont souvent en CDD et pas très bien payés l'une d'elles nous dit toucher 940 euros par mois donc voilà ils demandent aussi plus de moyens et c'est ce qui fait la une de notre journal ce matin

1:02:48
Présentateur

Merci beaucoup Valérie carte scolaire grogne inédite en Touraine c'est donc la une de votre journal on la voit merci Valérie Pernet d'avoir été avec nous on va continuer à parler de ce sujet tout de suite avec nos éditorialistes ils vont nous rejoindre mais d'abord on va voir ce qu'il s'est passé hier justement cette mobilisation avec Clément Guillaume

1:03:07
Invité

près de 10% des enseignants ont répondu à l'appel de l'intersyndicale hier selon l'éducation nationale entre 25 et 30% selon les syndicats une grève qui intervient alors que la publication de la carte scolaire a acté la suppression de 4000 postes à la rentrée prochaine

1:03:26
Présentateur

on pense que ces suppressions de postes vont aggraver les conditions de travail mais également la perte de sens du métier

1:03:37
Invité

c'est à dire que les collègues ils ont à coeur ce service public et le service public de l'éducation et ils ont envie de faire réussir tous les élèves toutes les élèves sauf qu'il faut leur donner les moyens et ça pour l'instant on ne l'a pas la porte-parole du syndicat majoritaire du premier degré enfonce le clou pour elle la dégradation des conditions de travail s'accélère année après année on a donc

1:04:02
Présentateur

des élèves qui se retrouvent trop nombreux dans les classes il faut quand même savoir que la France elle est au-dessus de la moyenne européenne au niveau des effectifs

1:04:11
Invité

par classe donc elle a des progrès à faire et pour faire ces progrès-là il ne faut pas fermer de classe le ministre de l'éducation nationale Edouard Geffray a réagi à la mobilisation il a invoqué à nouveau une baisse démographique sans précédent pour justifier ces coupes

1:04:24
Présentateur

il faut quand même se rendre compte effectivement pardon d'y revenir mais de ce qui se passe d'un point de vue démographique aujourd'hui on a 25% de naissances en moins par rapport à il y a 15 ans d'accord ça veut dire qu'entre l'élève qui est en maternelle aujourd'hui et l'élève qui est en terminale aujourd'hui dans le même système scolaire il y a 25% d'élèves en moins si nous n'en tenons pas compte on va avoir un problème très clair dans quelques années

1:04:43
Invité

c'est qu'on n'aura plus besoin d'un côté des Français saufs compas les syndicats dénoncent une logique comptable de la part du gouvernement hier un peu partout en France ils réclamaient également des revalorisations salariales ou encore un meilleur accompagnement des élèves en situation de handicap

1:04:56
Présentateur

et on va en parler avec vous bonjour Françoise Degoy merci d'être là éditorialiste politique Arnaud Venedetti bonjour merci également d'être avec nous directeur de la nouvelle revue politique et on va justement revenir sur cette grève alors les enseignants qui protestent contre la suppression du nombre de postes 4000 ça a été inscrit dans le budget voté et contre les fermetures de classes liées à la nouvelle carte scolaire est-ce que compte tenu de la démographie scolaire il faut comme le dit le gouvernement comme l'a voté le Parlement baisser le nombre de postes d'enseignants Franchet écoutez moi je veux bien qu'on fasse on peut gérer sa vie avec des tableaux Excel vous savez on peut gérer la vie dans l'abstraction voilà on sait comment ça marche à Bercy lui et moi vous avez un type qui sort d'un bureau qui a gardé une liste et après il barre je caricature mais c'est ça ça c'est les tableaux Excel c'est l'abstraction et puis il y a le ressenti vous voyez la température réelle et le ressenti la réalité c'est que il n'y a pas un seul endroit de France où vous allez trouver un parent d'élève à qui vous allez faire gober qu'il y a trop d'enseignants et que ces enseignants là il faut encore baisser le nombre alors je ne dis pas que c'est que la panacée l'augmentation du nombre d'enseignants il y a bien sûr la formation évidemment la formation des instituteurs la formation des professeurs il faut arrêter d'envoyer aussi des jeunes professeurs dans des classes improbables ils sont comme des agneaux dans un congrès de boucher vous voyez ce que je veux dire non non mais c'est la réalité je veux dire mais non mais c'est vrai donc voilà il y a la question de la formation je ne suis pas gentil pour les bouchers non mais je vous savez très bien il y a un certain nombre non mais vraiment il y a un certain nombre de politiques aussi qui me font penser à des agneaux dans un congrès de bouchers et ça c'est une blague à part non bien sûr il faut augmenter le nombre d'enseignants les baisser c'est une hérésie encore une fois c'est l'abstraction et j'en ai marre de cette complainte mais parce qu'il va forcément Arnaud me dire les comptes publics Arnaud j'en ai marre de cette complainte c'est peut-être pas les cerchois là mais les comptes publics c'est vrai ça ne peut pas le nier ils sont quand même confrontés au mur au mur de la dette et la nécessité malgré tout de maîtriser la dépense publique après faut-il augmenter ?

non faut-il baisser ? non fallait-il menir ?

certainement bon la réalité c'est que vous n'êtes pas d'accord avec le gouvernement et la droite qui disent qu'il y a une démographie scolaire la démographie scolaire c'est vrai c'est-à-dire que vous avez perdu je crois il y a un million d'élèves en moins depuis maintenant une dizaine d'années c'est une réalité comptable on ne peut pas la nier c'est vrai ensuite moi ce que je crois c'est qu'il faut en effet maintenir il faut maintenir il faut maintenir mais par contre il y a un gros effort à faire aujourd'hui je pense sur la formation des enseignants et la formation des instituteurs je crois que c'est absolument capital parce que nous avons quand même un vrai sujet en France au-delà de l'encadrement c'est la baisse du niveau scolaire et les classements PISA de ce point de vue-là sont quand même tout à fait significatifs et extrêmement inquiétants nous avons une baisse du niveau scolaire sur les apprentissages sur les fondamentaux et je crois que là il y a un effort à faire l'éducation nationale étant quand même la matrice de beaucoup de choses clairement dans la société et elle l'a été historiquement dans la société française je pense que c'est vraisemblablement sur ce j'allais dire c'est cet effort qu'il faut faire et l'augmentation encore une fois moi je pense qu'il n'y a vraisemblablement pas besoin d'augmenter aujourd'hui au regard de la démographie mais maintenir un niveau d'encadrement qui est le niveau d'encadrement que l'on connaît aujourd'hui me paraît en effet une bonne solution Arnaud l'éducation nationale c'est un tout c'est pas simplement le problème des professeurs où est passé le temps béni où nous avions des conseillers d'orientation où est passé le temps béni où nous avions des infirmières scolaires où est passé ce temps-là c'est un ensemble l'éducation nationale tout ne peut pas reposer sur le professeur vous parlez encore une fois du mur de la dette publique on va pas recommencer les débats budgétaires c'est la réalité quand même oui si on allait chercher de l'argent à l'endroit où il est on n'aurait pas ce problème de serrer le kiki si vous voulez à l'endroit où il y a le véritable besoin sérieusement je vous l'accorde je suis d'accord avec vous l'éducation noire de la république c'est le creuset bien sûr que c'est le creuset républicain et comment est-ce que c'est possible de passer à la trappe si vous voulez véritablement ce qui à mon avis devrait être le coeur de la détermination politique vous êtes bien d'accord qu'on a un problème de niveau alors les classements les classements les classements de l'OCDE sont absolument là-dessus indiscutable on a un problème sur les matières littéraires et on a un problème sur les matières scientifiques et sur les mathématiques où on était excellent Arnaud je pense que nous avons un problème si nous avons un problème de lecture et de baisse du niveau culturel c'est parce que nous avons un problème d'apprentissage de l'écriture etc on connait tout ça par coeur en plus moi je sors d'une famille de profs ça va de l'instit au prof en prépa donc je suis un peu saturé de ce genre de sujet toujours les mêmes rengaines mais vous dites il faut baisser moi je pense qu'il faut augmenter je n'ai pas dit baisser non vous allez dire on reste à constant moi je dis qu'il faut augmenter il faut bien répartir il est impossible que les zones rurales se tapent non seulement des déserts médicaux des déserts de services publics et maintenant des déserts scolaires vous avez moi je viens d'un petit village de montagne dans les Hauts-Pyrénées on avait la classe unique on avait la classe unique à mon époque etc vous n'avez même plus ceux-là vous avez sur 6 ou 7 vallées sur 3 vallées il vous reste une école primaire c'est pas possible en fait vous épuisez les élèves ils prennent le bus ils vont apprendre à 40 km il faut mieux répartir il faut retrouver des instituteurs dans les villages on ne peut pas dans les zones rurales se taper le désert médical le désert service public et le désert scolaire autre sujet d'actualité c'est encore et toujours la hausse des prix du carburant j'espère que le ministre de l'éducation m'entend mais ça ne sert à rien j'espère aussi la hausse des prix du carburant la porte-parole du gouvernement Maude Bréjean ce matin n'exclut pas d'autres aides dans les jours à venir on les couvre

1:11:04
Invité

on est entièrement conscient des difficultés il faut bien comprendre une chose personne ne sait dire comment ce conflit va évoluer on voit bien que l'évolution du baril de Brent du pétrole varie il peut faire plus 10 dollars moins 15 dollars en fonction des paroles du président américain donc on essaie de prendre les décisions nécessaires au bon moment fonction d'une situation internationale et géopolitique qui évolue pour autant ça n'épuise pas le problème d'un certain nombre de professions qui vivent cette difficulté et qu'on pourra aider dans les temps à venir dans les moments

1:11:40
Présentateur

elle n'exclut pas alors évidemment elle ne le dit pas clairement ça reste un peu flou mais elle n'exclut pas totalement d'autres aides il y a déjà eu un plan gouvernemental de 70 millions parce qu'ils ont la pression ils ont la pression ils ont la pression des transporteurs ils ont la pression d'un certain nombre de professions indépendantes je pense aux infirmières qui ont besoin de prendre leur véhicule pour aller soigner leurs malades donc si vous voulez aujourd'hui ils sont en train de revenir sur finalement un discours qui il y a quelques jours ou quelques semaines étaient de dire finalement on ne peut rien faire en l'occurrence ils n'ont pas tellement ils n'ont pas tellement de levier ils ont deux leviers soit c'est la fiscalité soit ils décident de plafonner les prix bon après ils vont vraisemblablement faire un certain nombre d'aides ciblées est-ce que les aides ciblées permettront finalement de calmer une tension sociale qui monte vous savez le carburant c'est un élément extrêmement important qui est susceptible un peu comme le pain sous la révolution française aujourd'hui c'est le carburant le moteur des grognes des grognes des grognes sociales je n'ai pas fait exprès mais merci de le relever néanmoins mais en l'occurrence je rappelle quand même qu'on a vécu il y a moins de 10 ans en 2018 une crise sociale et politique majeure qui est la crise des gilets jaunes qui est partie à partir de l'augmentation d'une taxe la taxe carbone donc de gens qui ont besoin de leur véhicule pour vivre pour travailler pour ramener leurs enfants à l'école donc ça reste un sujet qui est de ce point de vue là extrêmement inflammable si vous me permettez oui on va dire que c'est le festival des jeux de mots c'est explosif aussi comme le moteur explosion non mais je suis d'accord sur évidemment 100% ok sur les carburants après moi je rigole un petit peu si je me permets de ricaner nous avons encore une fois assez de recul pour savoir qu'à chaque fois c'est la même histoire acte 1 crise au Moyen-Orient acte 2 pétrole qui flambe on a déjà connu ça en 2003 un nombre incroyable de fois acte 3 le gouvernement dit non possumus acte 4 le gouvernement dit possumus voilà on peut pas et puis d'un seul coup un peu c'est tellement évident que nous allons au ralenti vers des aides et c'est heureux je comprends encore une fois le cercle de la raison incarné par Arnaud ici-bas le mur de la dette c'est nouveau le mur de la dette etc merci de m'y inclure la France est à l'os oui parce que dans mon esprit le cercle de la raison ne passe pas il commence large le mur de la dette etc la réalité c'est qu'on ira et ils seront obligés évidemment de lâcher parce que pour toutes les raisons qu'on sait et puis parce que voilà c'est pas possible pour des millions de gens d'avoir le litre du gasoil à 2,50€ 2,80€ parce qu'en plus on sait que c'est véritablement le début en réalité nous ne savons pas où ça a été voilà c'est ça l'élément essentiel c'est qu'on ne sait pas combien de temps ça va durer comment ça a été rien personne ne le sait la durée risque de nécessiter des mesures de la part des pouvoirs publics oui alors en plus avec les menaces alors je sais bien que maintenant vous savez il y a un côté chez Donald Trump personne n'arrive à séparer le bon grain de l'ivraie voire de l'ivresse quelle est la réalité de ce qu'il dit ou pas mais c'est vrai que ça menace d'attaquer l'île de Cargue et de tout détruire et de détruire les infrastructures pétrolières c'est quelque chose d'extrêmement gravissime on sait tous très bien enfin on sait tous je le sais grâce aux experts en les lisant et en les écoutant que détruire les infrastructures pétrolières de Cargue c'est déréguler le commerce mondial du pétrole mais pas simplement des engrais aussi pour des années et des années parce que c'est des années à reconstruire donc il y a tout ce caractère anxiogène qui fait que de toute façon le gouvernement devra lâcher et puis on connaît tous les présidents de la république ils fonctionnent tous de la même manière Emmanuel Macron est en train de reprendre du poil de la bête dans tous les sondages d'opinion grâce à la crise internationale 2 points 3 points 4 points quand vous avez atterri à 15 ou 18 vous êtes très heureux de remonter à 23 25 etc il a envie de bien finir son mandat Emmanuel Macron donc dette ou pas vous savez très bien qu'à un moment donné le feu vert sera donné pour aider les français il ne peut pas terminer le mandat avec une crise sociale qui elle-même commence et on ne sait pas comment elle finit allez on va terminer par la partie politique on va voir d'abord ce qui se passe chez les républicains hier claquage de porte claquage de porte de David Lysnard qui a donc quitté officiellement les LR il s'en est expliqué au 20h de France 2 on va l'écouter on va écouter ce matin la réponse du patron des républicains Bruno Retaille

1:16:13
Invité

je quitte LR parce que LR n'a pas quitté tout simplement ses ambiguïtés et la Macronie c'est aussi simple que cela c'est bien au-delà de la primaire la confiance à François Bayrou l'abandon de la réforme des retraites de la réformette des retraites parce qu'il faudrait passer une retraite par capitalisation bref toutes ces ambiguïtés-là pour moi ne sont pas acceptables à 13 mois d'une présidentielle où nous devons porter un projet très clair très net une alternative donc ce que je souhaite c'est que l'on fasse gagner la France et pour faire gagner la France par rapport à tout ce que je vois dans le pays tout ce que je vois sur le terrain c'est d'avoir une proposition politique qui soit indépendante et gagnante David c'est un ami donc je ne dirai pas mal de lui simplement je le lui ai dit sa décision je ne la comprends pas je pense qu'il avait préparé des semaines ou des mois bien sûr il a créé sa boutique donc je ne suis pas du je pense que ce sont des prétextes oui bien sûr bien sûr les choses sont très claires je n'ai rien à voir avec la Macronie je viens de le redire au sujet de l'immigration je n'ai pas voté j'ai voté aucun budget au Sénat nous n'avons pas voté les budgets je regrette d'ailleurs que d'autres l'aient fait je l'ai dit je le redis c'est tout voilà

1:17:22
Présentateur

alors est-ce qu'on est alors est-ce qu'on est dans une échappée solitaire de David Lysnard ou est-ce que c'est l'illustration d'une vraie fracture chez les républicains ?

il y a plusieurs fractures chez les républicains il y en a si il n'avait qu'une il y en a plein en l'occurrence si vous voulez là où Lysnard n'a pas de tort c'est quand il dit il n'y a pas de ligne claire aujourd'hui au niveau des républicains est-ce que vous êtes capable de situer les républicains aujourd'hui dans le bloc central ou en opposition au bloc central c'est extrêmement difficile aujourd'hui même pour les observateurs et les commentateurs que nous sommes de dire où se retrouvent les républicains donc quand Bruno Retailleau dit c'est clair on a rompu avec la Macronie on n'est pas macroniste pour vous c'est pas clair mais non c'est pas clair parce que forcément vous avez des ministres qui sont à LR alors ils sont plus j'ai jamais compris ils sont suspendus tant qu'ils sont ministres mais ils peuvent revenir le jour où ils ne sont plus ministres enfin écoutez on est quand même dans un exercice de haute voltige en la matière donc c'est très compliqué et Bruno Retailleau si vous voulez aujourd'hui se retrouve dans une situation qui a été d'ailleurs celle de tous les présidents LR depuis 2017 ils n'ont jamais été capables de desserrer l'étau dans lequel ils se retrouvent depuis l'élection d'Emmanuel Macron entre d'un côté l'attractivité d'une partie de leur cadre et voire parfois de leur électorat ce que l'on appelait la droite orléaniste pour reprendre la typologie de René Raymond un peu hâtive mais enfin elle est réelle qui se retrouve en l'ancienne UDF enfin une partie encore pas toute UDF une partie de l'ancienne UDF qui se retrouve dans le discours d'Emmanuel Macron et puis quand même une grande attractivité du Rassemblement National sur une partie de leur électorat on l'a encore vu dans le sud-est lors des élections municipales donc ils n'ont jamais réussi à régler ce problème je n'en veux que pour preuve quand même l'élection présidentielle qui me semble-t-il est l'élection étalon qui permet véritablement de mesurer j'allais dire l'efficacité électorale d'une force politique au niveau national vous avez 20% quasiment pour M.

Fillon ou 19% pour M.

Fillon en 2017 ce qui est pas mal au regard quand même des difficultés qui avaient été celles de François Fillon à l'époque et Mme Pécresse qui est à moins de 5% en 2022 donc vous avez aujourd'hui un parti à droite LR qui est extrêmement affaibli électoralement malgré les résultats des élections municipales qui n'a pas de ligne politique très clair et là-dessus Lysnard n'a pas tort et qui a un problème manifestement d'incarnation Oui alors moi vous savez je savoure parce que pendant qu'on raconte les malheurs de la droite si vous voulez ça permet de dire que la gauche française est probablement la plus bête du monde mais qu'elle n'est pas seule vous voyez que dans son malheur la droite est probablement la plus bête du monde parce qu'il y a une forme de parallélisme des formes le socialisme municipal est une victoire à l'évidence il y a deux formations qui ont gagné ces municipales c'est les LR et c'est évidemment le parti socialiste qui dirige les plus grandes villes qui les a gardées et les LR qui ont vraiment cartonné sur les villes moyennes etc si je fais un résumé et ces deux grandes formations la vieille maison d'un côté et puis la vieille maison de l'autre même si elle a changé plusieurs fois de nom et bien cette droite républicaine dont on ne sait plus où elle est et bien comme la gauche républicaine jusqu'où est-ce qu'elle va Olivier Faure dit elle va de Ruffin à Glucksmann oui mais Jean-Luc Mélenchon ne dit pas ça donc voyez ce que je veux dire la droite je ne vois pas le chemin de la droite autant je vois je ne vois pas le chemin de la droite tant que la droite n'a pas réussi à clarifier non seulement son offre programmatique mais son offre de personne ok qui va entre Edouard Philippe Gabriel vous pensez vraiment que Edouard Philippe va être candidat avec Gabriel Attal Bruno Retailleau Laurent Wauquiez Gérald Darmanin celui qui pointe à mon avis qui va jaillir en septembre pour moi c'est Sébastien Lecornu qui ne dit rien mais qui se prépare voilà donc il y a évidemment le programme mais on arrête d'être hypocrite sur ce plateau on parle vrai on n'est pas des hypocrites non l'idée générale de dire le programme on s'en fout la présidentielle vous savez très bien c'est une personne et une idée voilà et alors s'il y en a un qui appelle à avoir une personne de la droite et du centre ils sont plusieurs mais ce matin Laurent Wauquiez le patron des députés LR a réitéré cet appel on l'écoute

1:21:37
Invité

chaque parti à droite est en train de désigner son propre candidat à la présidentielle on va se retrouver à avoir une multiplication de candidatures à la présidentielle et hier soir encore sur votre chaîne David Lissnard annonçait que c'était une candidature de plus et s'il y a plusieurs candidatures de droite au premier tour il n'y en aura aucune au second tour

1:21:57
Présentateur

voilà il appelle un candidat est-ce que c'est possible est-ce que les républicains peuvent se rallier à Edouard Philippe Gabriel Attal les divisions de la droite font perdre la droite on a le même discours d'ailleurs à gauche les divisions de la gauche font perdre la gauche le problème c'est que si vous voulez d'abord ils ne sont pas d'accord sur le mode de désignation et le mode évidemment puisqu'ils ont tous des arrière-pensées derrière sur le mode de désignation de ce candidat unique M. Wauquiez il appelle une primaire qui irait de M. Philippe jusqu'à Mme Cnaffot j'ai cru comprendre que M.

Philippe ne voulait pas entendre parler de Mme Cnaffot dans une primaire non mais c'est pour montrer la difficulté de l'exercice sur le plan pratique donc on ne voit pas trop aujourd'hui comment ils peuvent désigner un candidat un candidat unique moi je pense que ce qui va faire la différence à un moment donné et ça a déjà commencé c'est la machine des sondages où là on verra au fur et à mesure de l'avancée vers les échéances décisives se dégager un certain nombre d'offres politiques même si je pense qu'il est trop tôt aujourd'hui pour dire quelles sont les bonnes offres politiques et les plus efficaces et justement juste François parce que vous parlez des sondages on va regarder le baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale publié hier intention de vote au premier tour Jordan Bardet est là largement devant le deuxième c'est Edouard Philippe qui creuse l'écart notamment dans son camp Bruno Retailleau il est à 8 Edouard Philippe est à 21 est-ce qu'il s'impose à l'heure où on se parle comme le candidat ?

pas du tout mais en aucun cas vous savez d'abord je parlais je taquine et Arnaud qui est bien plus subtil que cela je parlais du cercle de la raison vous savez depuis 20 ans ou 30 ans tous les candidats du cercle de la raison ont été battus tous Michel Rocard bien sûr Alain Juppé Edouard Balladur Edouard Philippe Raymond Barre j'allais le dire ah oui j'avais oublié Raymond Barre Raymond Barre Raymond Barre était favori à la présidentielle en 88 en 86-87 et Balladur il n'y avait même pas besoin qu'il y ait un second tour si on écoutait Nicolas Sarkozy à l'époque qui était son porte-parole enfin son directeur de campagne donc stop la cavalerie la mascarade parce que c'est une mascarade je veux bien qu'on nous vende Edouard Philippe parce qu'il faut bien vendre quelque chose Juppé on s'est amusé bien sûr hier les réseaux sociaux sont pleins de ce sondage de l'IFOP et je n'ai rien contre notre ami Frédéric Dhabi je ne jette pas la pierre ni à lui ni à Odoxa nous c'est Odoxa je ne jette pas la pierre il n'y a pas eu l'IFOP avril 2007 avril 2016 non c'est l'IFOP dont je parle avril 2016 sondage IFOP un an avant qui est en tête Alain Juppé 36% ok François Hollande 16 Marine Le Pen 25 stop la cavalerie ou est-ce que vous avez vu qu'Alain Juppé a été président de la République en réalité ou alors on me cache tout on me dit rien je suis tombé dans une faille spatio-temporelle donc je veux bien je veux bien tout ce qu'on veut je veux bien faire le jeu de commenter dans le vide la candidature d'Edouard Philippe la course des petits chevaux à gauche Raphaël Buxman non mais non mais Mélenchon mais alors François Hollande mais Olivier écoutez je veux tout ça parce que ça fait partie de la vie politique la réalité si vous voulez seul contre le réel je reprends toujours cette phrase de Lacan un de ses élèves lui posait parce qu'il se faisait appeler maître maître qu'est-ce que c'est le réel alors Lacan réfléchit et il répond le réel c'est quand on se cogne voilà je reprends toujours cette phrase en septembre on connaît le cinéma par cœur il y a une multitude de candidats en septembre vous allez avoir le précipité et vous allez avoir le mur du réel qui n'est pas forcément le mur des sondages mais même septembre même septembre c'est très précoce c'est extrêmement moi écoutez j'ai un souvenir c'était en janvier 95 je me souvenais vous avez un hebdo à Paris je ne sais plus lequel qui montrait Edouard Balladur en train de monter l'escalier de Matignon avec une une où il y avait écrit qu'il arrêtera qu'il arrêtera donc je crois qu'il faut je crois faire preuve d'une très très grande prudence mais par contre non ce qui est intéressant c'est l'usage que l'on fait des sondages dans le combat politique parce qu'on voit ce qui est en train de se dessiner pour qui regarde un peu le dessous des cartes c'est que on veut faire pression aujourd'hui sur deux candidats potentiels dans le bloc central qui sont monsieur Attal d'un côté et de l'autre évidemment monsieur Retailleau on va voir se mettre en place si vous voulez progressivement peut-être en tout cas autour de la candidature d'Edouard Philippe l'idée qu'il est l'homme qui finalement installe et remet le centre et la droite dans le jeu de la victoire à l'élection présidentielle et on va avoir progressivement monté des appels à ce que les candidats qui pourraient parasiter cette candidature se rallier à la candidature d'Edouard Philippe je ne dis pas que ça va se faire mais c'est ce qu'il y a derrière vraisemblablement aujourd'hui ce que nous sommes en train de vivre le problème c'est d'avoir des observateurs qui connaissent un peu trop la musique donc notre travail c'est quand même un peu de désamorcer tout ça et puis c'est un vrai travail de pédagogie à faire aussi avec les gens qui nous écoutent ça c'est le premier point le deuxième point par expérience vraiment mon expérience de journaliste et mon expérience de conseiller politique une primaire vous la gagnez quand vous êtes la personne qui dit qui peut faire gagner son camp c'est valable c'est une règle inaltérable c'est une loi des reins aussi sûrement que la loi des reins du premier tour si il est démontré que vous pouvez gagner au second tour et bien généralement vous avez une prime à la primaire il n'y a qu'un candidat on a un problème à gauche c'est qu'il n'y en a pas un qui gagne au second tour il n'y a qu'un candidat qui a réussi en gagnant une primaire à devenir président de l'arrière c'est François Hollande tous les autres ont échoué je ne suis pas sûr que la primaire soit d'ailleurs l'alpha et l'oméga moi je pense que c'est l'alpha et l'oméga et François Hollande évidemment gagne aussi parce que les premiers sondages montrent qu'il peut battre Nicolas Sarkozy 2006 Ségolène Royal gagne parce que les sondages montrent qu'elle peut battre Nicolas Sarkozy à gauche on a parlé de la droite à gauche on a ce sujet personne pas plus Raphaël Guzman que François Hollande ne peuvent gagner face à Bardella et on aura l'occasion de reparler de la gauche merci beaucoup François De Gourne au Benedetti d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis à 15h vous suivrez en direct la séance de questions d'actualité au gouvernement au Sénat et puis nous on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat