Philippe de Villiers : «Quand il n'y a plus de conscience civique, les gens ne se déplacent plus»
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Philippe de VilliersFait
« la Macronich dans une loi folle a infligé une mesure d'autanhanasie à la démocratie locale »
- 5:00Philippe de VilliersFait
« Monsieur Fabius est intervenu en 2023 pour expliquer la préférence nationale est contraire à la Constitution »
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L'État en l'occurrence la Macronich dans une loi folle a infligé une mesure d'autanhanasie à la démocratie locale. C'est cette fameuse loi de 2025 qui a euh interdit le panachage dans les petites communes de moins de 1000 habitants et qui a rendu obligatoire la parité. C'est mal connaître toutes ces petites communes de France qui sont les forces vives de la France rurale.
C'est mal les connaître que de que d'infliger cette mesure qui a euh évidemment cloué au sol tout un électorat. C'est 25000 communes étaient concernées et donc euh le deuxème tour s'est déroulé entre 1500 communes. Et vous savez, il y a une phrase de Tokville qui disait "L'institution communale est à la liberté, ce que l'école primaire [grognement] est à la science." Et en fait là, on a un état profond qui commande tout et qui a euh et qui ne comprend pas ce qu'est ce qu'on a appelé la démocratie de la poignée de main.
C'est les les proximités [raclement de gorge] affectives et affectueuses. Donc ça c'est la première raison, le dégoût de toute la force rurale. La deuxième raison euh c'est que en fait euh quand il y a plus de conscience civique, les gens ne se déplacent plus.
Et pourquoi il y a plus de conscience civique ? Parce que il y a une éclipse de la conscience nationale. Les deux sont liés.
Non seulement les gens se disent [raclement de gorge] ce qu'on a dit ici, de toute façon, ça sert à rien qu'on aille voter puisque le pouvoir n'est plus là. Alors, on sait pas trop où il est, où il est passé le pouvoir. Le pouvoir s'est absenté, le pouvoir s'est liquéfié, le pouvoir s'est volatilisé, le pouvoir s'est euh désincarné, le pouvoir a été aspiré.
Ça les gens le voient. Par contre, on a plus le pouvoir mais on a des normes, des aides des feu et cetera et cetera. Donc ça sert à rien.
Voilà ce que les gens se disent. Ça va plus loin. [raclement de gorge] L'éclipse de la conscience civique entraînée par l'éclipse de la conscience nationale.
Pourquoi l'éclipse de la conscience nationale ? parce que il y a deux murs porteurs qui ont été abandonnés par la classe politique et par et par les cours suprêmes. C'est la citoyenneté et la souveraineté.
Je m'explique, la citoyenneté euh c'est la différence qu'il y a entre un citoyen et un étranger qui est récusé maintenant par le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel puisqu'on est dans la préférence étrangère. Monsieur Fabius est intervenu en 2023 pour expliquer la préférence nationale est contraire à la Constitution. Ça veut dire que si vous accordez des droits aux citoyens [raclement de gorge] que n'ont pas les étrangers, c'est contraire à la Constitution.
Et donc, s'il n'y a plus de distinction au bénéfice des citoyens euh entre les citoyens et les étrangers, que signifie le civisme ? Civitas, civisme, rien. Et deuxièmement, la souveraineté.
Si le pays n'est plus souverain, ça sert à rien d'aller voter puisque la souveraineté est ailleurs. Or, que nous dit Macron depuis 10 ans, c'est euh fini la souveraineté nationale, on passe à la souveraineté européenne. [grognement] Or, Degit, il n'y a pas de souveraineté populaire s'il y a pas la souveraineté nationale.
Et donc, il y a plus la souveraineté nationale. La souveraineté, elle est partie ailleurs, elle est partie à Bruxelles et donc il y a plus de souveraineté populaire.
Philippe de Villiers