Nicolas Samsoen : "L'immigration est une chance"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Dire que l'immigration est une chance, est-ce que vous n'avez pas l'impression de prêcher dans le désert ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Vous pensez qu'il y a une instrumentalisation politique sur l'immigration ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Pourquoi vous n'êtes pas favorable au référendum sur l'immigration ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Vous parlez d'amender le droit du sol. Pourquoi ce tabou ?
- 6:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'un service d'accueil des étrangers ?
- 8:15OuverteRéponse directe
Vous acceptez les prières de rue sous condition ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Nicolas SamssoenFait
« Je crois au contraire que c'est même le point de vue d'une très grande majorité de gens. »
- 4:30Nicolas SamssoenFait
« Le droit du sol, il est pensé à une époque où se déplacer long, très compliqué. »
- 8:30Nicolas SamssoenChiffre
« Il y a 88 % des Massicois qui sont heureux d'y vivre. »
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Sud Radio, l'invité politique Benjamin Glaise Sud Radio, il est 8h35. Mon invité politique ce matin est maire d'une ville de banlieu. C'est un élu qui pense à contre-courant alors que l'immigration est presque présentée partout aujourd'hui comme une menace.
Lui est convaincu qu'elle peut-être et doit être une chance et il s'en explique dans un livre qui vient de tout juste de paraître aux éditions Grassé. Il est intitulé d'excellents français. Le sous-titre comment faire de l'immigration ?
Une chance. Nicolas Samsun, bonjour. Bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio Mire UDI de Massi, commune d'un peu plus de 50000 habitants, situé en région parisienne dans le département de l'Esson, une ville dans laquelle, vous le dites dans votre livre, cohabite près de 80 origines différentes.
Dire aujourd'hui que l'immigration, c'est une chance, est-ce que vous n'avez pas l'impression de de prêcher un petit peu dans le désert ? Non, je crois pas. Je crois au contraire que c'est même le point de vue d'une très grande majorité de gens.
Il y a des gens qui ont peur. Il y a des gens qui au contraire disent il y a pas de sujet. Moi je dis qu'il y a un sujet.
L'immigration ça c'est un défi. C'est pas facile de faire vivre ensemble des gens si différents. Mais je pense en fait qu'il y a une immense majorité plutôt silencieuse qui pense que c'est possible, qu'on peut y arriver et que c'est en tout cas ça peut être une chance pour la France.
Vous pensez qu'il y a une forme d'instrumentalisation politique à ce sujet sur l'immigration ? Oui, forcément. Alors, il y a des il y a des réalités, hein.
Il s'agit pas de dire qu'il y a pas de problème. Il s'agit pas de dire qu'il y a pas des gens qui ont peur. Mais évidemment, il y a des gens qui cherchent à opposer les uns aux autres et je crois que c'est pas utile pour le pays.
Dans votre livre, vous constatez dans votre quotidien ce que c'est que bah la vie de de quartier, ce que c'est que l'immigration, ce que c'est que l'islam notamment, on va y revenir. Vous parlez notamment à un moment, alors c'est assez succin mais du référendum sur l'immigration. Euh Bruno Rotaillot le souhaite, le ministre de l'intérieur.
Vous vous y êtes pas favorable. Pourquoi ? Alors, j'y suis pas favorable pour deux raisons fondamentales.
D'abord parce que les réalités françaises, elles sont extrêmement différentes. Pour des raisons personnelles, j'évoque évidemment Massie, j'évoque aussi la ville d'Asbrook dans le nord de la France parce que mes racines familiales y sont. À Asbrook, il y a 2 % d'immigrés à Massie, 20 %.
Se dire que les réalités de l'intégration et de la vie ensemble sont les mêmes à Hasbrook et à Massi, c'est absurde. En fait, la réalité de l'intégration, elle se passe au local. Donc le débat national là-dessus, c'est quelque chose qui est complètement hors sol.
Puis la deuxième chose, c'est que le référendum, ça sert simplement à opposer deux camps. Il y a les vainqueurs et les vaincus, ça crispe les opinions. Alors qu'au contraire, je pense que sur ces sujets, la question c'est de se rassembler, trouver des compromis.
C'est sûrement pas de dire de tenir un discours en disant que tout va bien, c'est pas du tout mon propos, mais c'est d'essayer de trouver ensemble des solutions. Donc je crois pas, ceux qui critiquent la banlieu devraient s'y rendre plus souvent. Je vois surtout des quartiers heureux.
Certains pourraient vous taxer du forme de d'angélisme ou de de là-dessus. On a été on a fait un sondage il y a pas longtemps. Il y a 88 % des massicois qui sont heureux d'y vivre.
C'est pas mal. Donc et je crois pas que ça soit une réalité spécifiquement massiquoise. Euh donc ça une fois encore c'est pas il y a pas de problème.
Je suis pas angélique. Si vous avez lu, vous regardez, il y a aussi je parle très clairement des questions d'insécurité, des questions de difficulté d'intégration, des questions de perte de mixité sociale. Tout ça existe, c'est des réalités mais malgré tout on y vit heureux, on y vit bien et il y a plein de choses très joyeuses.
Bon en tout cas vous faites effectivement des propositions assez fortes dans ce livre Nicolas Samson. Vous parlez notamment de la possibilité d'amender le droit du sol quand on parle d'immigration. Ça ça ne doit pas être un tabou aujourd'hui selon vous.
Non, ben je pense que les tabous ça sert à rien. Le droit du sol, il est pensé à une époque où se déplacer long, très compliqué. Euh je pense que sur ces sujets-là, il faut éviter les tabots.
Donc qu'on regarde concrètement des situations où euh la simple présence d'un nouveau né va rendre en fait des gens qui ne devraient pas être là inexpulsables. Je pense que c'est pas raisonnable. Et à l'inverse, il me paraît une évidence qu'un enfant qui a grandi en France, qui a été éduqué en France, il doit pouvoir rester et ça on doit pas toucher à ça.
Moi comme mère très concrètement, je considère qu'un enfant, quelle que soit la situation des parents, il doit pouvoir aller à l'école. J'ai même été, il se trouve qu'il y avait le maire d'une ville voisine, je le citerai pas, qui refusait les enfants régulières. J'ai accueilli les enfants de la ville voisine parce que ça c'est pas possible.
Idée autre idée assez forte, la création. Alors, j'en avais jamais entendu parler, en tout cas de cette manière-là, la création d'un service d'accueil des étrangers. Qu'est-ce que vous attendez par là ?
En fait, euh le point de départ, c'est que le peuple français, il a le droit de dire à des gens "Oui, je veux bien que vous restiez sur le territoire français ou non, ça c'est normal." Mais à ceux à qui on a dit oui, on doit je crois essayer de bien les accueillir. Le pire, la plus mauvaise solution et je pense que même ceux qui sont très réticents sur l'immigration se rendre à croix avec moi, la plus mauvaise solution c'est de dire oui à contre-cœur.
C'est on dit à quelqu'un oui donc vous pouvez rester mais on lui dit mais enfin franchement préférait que tu sois pas là. Ça on est sûr que ça marche pas. Donc je pense que dès lors qu'on a dit oui à quelqu'un c'est important de l'accompagner.
Concrèement ça ressemblerait à quoi ? Un service d'accueil des étrangers concrètement ça ça ça ressemblerait à quoi ? C'est des cours de langue, c'est du travail pour essayer d'aider les gens justement à se former.
C'est aussi expliquer aux gens les codes. Je vais vous prendre un exemple très concret. Il y a un truc qui existe s'appelle l'école des parents.
C'est quoi l'idée ? C'est on a des gens qui arrivent de l'étranger qui sont un peu paumés, ils parlent pas français, ils ont leurs enfants à l'école et ben en même temps, on propose aux parents d'aller et y compris dans des locaux de l'école et qu'on leur apprenne le français, les valeurs de la République et cetera. C'est un dispositif qui est financé par l'éducation nationale et le ministère des affaires étrangères.
Et c'est merveilleux parce que ça permet à ces gens d'être des parents plus accompagnants pour leurs enfants. Eux ça les rend fier et je suis sûr que pour les enfants c'est essentiel. Ce dispositif là il existe et je pense que ça devrait être généralisé.
C'est des choses très concrètes comme ça. Vous demandez d'ailleurs au gouvernement à l'expérimenter ce dispositif de service d'accueil des étrangers. En fait, l'expérimentation ce serait donc confier davantage de responsabilité aux mairies parce que nous, je vous ai dit la réalité d'Asbrook et la réalité de Massi, ça n'a rien à voir.
Et bien moi, je dis Amassi, je connais les associations avec des associations qui sont ancrées, y compris en lien avec les pays d'origine et c'est normal, c'est important les cultures d'origine. Et ben je pense que avec des associations massicoises, j'ai plein de d'idées en tête d'associations massicoises, on pourrait aider à mieux accueillir les gens. durcissement en parallèle en contrepartie de de la naturalisation ou pas.
C'est ce que c'est ce qu' a demandé notamment au préfet Bruno Retaillot récemment dans une circulaire. J'en sais rien sur le principe. Rejet des demandes des étrangers qui ont déjà été en situation irrégulière par le passé.
Meilleure connaissance de l'histoire de France que les demandeurs disposent de ressources suffisantes pour ne pas dépendre des aides sociales. Vousvez ces trois points ? Alors sur le principe qu'on soit exigeant pour donner la nationalité française parce que la nationalité française ça se brate pas sur le principe je peux qu'être d'accord maintenant faut être concret moi il y a pas longtemps j'ai fait une cérémonie d'accueil justement des nouveaux naturalisés j'avais des gens qui étaient heureux d'être là qui avaient envie qui avaient envie d'être français je pense que je je reprends ma formule tout à l'heure il n'y a rien de pire que de dire oui à Contrecœur donc pourquoi pas être exigeant sur certains points après typiquement dire quelqu'un qui a été en situation irrégulière Je je comprends pas la logique.
Dès lors qu'il est en situation de demander être naturalisé, c'est qu'il est en situation régulière. Donc on l'a régularisé. Le peuple français a dit on considère que vous avez le droit d'être là.
Et donc maintenant on dira "Oui, mais il y a eu un moment vous aviez pas le droit d'être là." Et donc de ce point de vue, vous pouvez pas tenir français. Ça me paraît pas très logique.
Vous parlez de puissantes vagues migratoires en France. Ça veut dire qu'il faut faire quelque chose en tout cas là-dessus. Ce qui est incontestable et il faut dire la vérité, c'est même constat que que Marine Le Pen que que Jordan Bardella ou qu'Éric Zemour.
Mais attendez, les fêtes, je suis pas sûr qu'il fasse toujours des constats, je pense qu'il déforme souvent la réalité mais par contre l'augmentation de l'immigration depuis 15 ans pour raison une déforme est-ce en tout cas c'est un fait pourquoi est-ce qu'elle a augmenté alors pourquoi pour quelle raison il déforme ? Parce que souvent ils exagèrent les choses, ils mettent des chiffres dans tous les sens et cetera. Par contre, reprenons des chiffres, on prend les chiffres de ligne C, c'est incontestable.
L'immigration a augmenté en France. Si on dit le contraire aux gens, plus personne ne nous écoute. Donc ça c'est une réalité.
Et moi je suis d'accord pour dire que voilà notre pays n'est pas toujours en capacité d'accueil et qu'on peut être plus restrictif. Le truc qui est amusant de constater, c'est que l'augmentation de l'immigration, elle résulte principalement des initiatives de Nicolas SarkoZi. Ouais.
De la En fait, qu'est-ce qui s'est passé en 2010 ? Nicolas SarkoZi, il a eu deux idées et que qui peuvent se défendre et je suis pas forcément en train de le critiquer. Il a dit il faut augmenter l'immigration de travail et étudiantes et il faut faire diminuer l'immigration familiale et d'asile et en fait il a réussi à faire le premier, il a échoué sur le deuxè résultat quantitativement l'immigration augmenté.
On peut rediscuter ça. Le peuple français a parfaitement le droit de dire qui il veut accueillir ou non. Donc on peut débattre de ça, mais on peut en débattre calmement et puis il faut pas se raconter d'histoire.
Si on compte les immigrés et les enfants d'immigrés que le compte habituel fait par l'INC, c'est 14 millions de personnes en France. Les entrées, les titres de séjour délivré, c'est entre 200, on est passé de 200 à 300000. Peut-être qu'il faut redescendre à 250000 ou à 200000.
Ça ne va pas changer une réalité, c'est que la France est aujourd'hui un pays divers, un pays qui a changé et que c'est ça qu'il faut faire vivre. Et moi mon boulot de mer, c'est pas tellement de réguler les flux migratoires, c'est de savoir comment je fais vivre ensemble des gens différents. Justement, moi j'aimerais à ce sujet qu'on parle de de l'islam, vous en parlez dans votre ouvrage, j'ais dire que vous êtes un maire assez atypique à ce à ce niveau-là.
Vous vous acceptez notamment les prières de rue sous condition. Non, les prières de rue alors non, les prières de rue non, ça c'est pas possible. Non, ce que j'ai accepté à l'extérieur de la mosquée à l'occasion de Laï, je différent.
Mais voilà, c'est pas une prière de russe, c'est dans un espace closé à proximité male de la mosquée. Après, j'ai fait une exception en période Covid parce qu'il se trouve que chacun peut le comprendre. On allait pas rassembler tout le monde et c'était l'intérêt de tout le monde dans les mosquées.
Voilà. Donc, j'ai permis des prières de Laï sur un stade closé pendant le Covid. Je pense que tout le monde est d'accord avec ça.
Je crois pas que les gens aient une détestation générale de l'islam. il voit bien qu' il y a pas il y a pas de sujet sur beaucoup de choses. Donc évidemment j'ai organisé ça et ça me paraît raisonnable.
Après non, je permets pas des prières de rue, je permets pas le désordre, c'est pas possible. Par contre que devant la mosquée à un moment organisé, le jour où il y a un très grand rassemblement, on puisse l'organiser, pourquoi pas dès lors que c'est calé avec la possibilité pour vous, vous ne vous interdisez pas de prendre la parole dans une mosquée. Vous l'avez déjà fait.
Tout à fait. C'est c'est une question pas simple. C'est une question pas simple et je pense que tous les maires n'ont pas la même vision que vous si je peux me permettre de de dire d'ailleurs, je suis pas catégorique sur le sujet.
Je me demande parfois est-ce que j'ai raison, est-ce que j'ai tort ? Je je sais pas. Euh après, je pars du principe que quand quelqu'un m'invite, c'est le cas.
Et il se trouve qu'il y a aussi une synagogue à Massie et que il y a une très vieille tradition de la communauté juive d'inviter le maire et je voyais mal pourquoi inviter à la synagogue, j'accepterais de parler et qu'inviter à la mosquée, j'accepterai pas de parler. Ça me semblerait bizarre. H en revanche, je fais très attention.
Mon discours, il est toujours extrêmement court. Je salue l'assemblée pour être très concret. Je dis salam alekoum et si ça choque quelqu'un, tant pis.
Mais c'est un message de paix. C'est ça que ça veut dire. Et je dis simplement que je reconnais à la communauté musulmane le droit d'être reconnu comme communauté et d'exister.
Après, ce que je ne fais jamais et ce que font certains et que je critique, c'est le discours flatteur des magogues qui consiste à regarder les musulmans comme des victimes. Moi, je ne regarde les musulmans ni comme des victimes, ni comme des coupables, mais comme des gens normaux. Il y a un débat en ce moment très important sur la question de l'islamophobie.
Vous le dites dans votre livre, ça existe l'islamophobie ? Oui. Alors, il y a une question sur le mot.
En fait, je pense qu'il y a deux choses sur lesquelles on peut tous et toutes être d'accord. La première chose, c'est que oui, le rejet spécifiquement dirigé contre les musulmans en tant que musulman et pas uniquement en tant que personnes arabes ou noir qu'ils sont pour la plupart pas uniquement raciste, ça existe. Ça existe de la discrimination jusqu'au meurtre épouvantable qui a lieu dans une mosquée il y a quelques jours.
La deuxième chose qu'on peut dire, c'est que on a le droit de critiquer l'islam. et quelqu'un qui critique l'islam qui dénonce qui critique le voile. Moi, je suis à l'aise avec le voile, mais je reconnais parfaitement à des gens le droit de critiquer le voile islamique.
Ces gens-là ne sont pas les mêmes. Après, la question difficile, c'est quel mot on emploie ? Il y a un semn pour celui qui critique le voile ou qui critique l'islam et pour celui qui est musulmanophobe, on va dire.
C'est un bon débat. Moi, j'utilise le mot parce que je pense que c'est un mot reconnu. En tout cas, je suis d'accord pour dire que ça n'est pas la même chose de critiquer l'islam, ce qui est un droit, d'être discriminatoire envers les musulmans, ce qui est un délit.
Nicolas Samson, je rappelle, vous êtes le maire de de Massi, maire UDI de Massi. Est-ce qu'il faut interdire justement, vous en parliez, le port du voile dans toutes les compétitions sportives, on a une proposition de loi qui est passée au Sénat. Alors, on parle plus largement de l'interdiction généralisée du port de tout signe religieux dans les compétitions.
Le gouvernement y est favorable. On attend le vote de l'Assemblée. Vous ?
Moi pas très clairement. Je pense que c'est des débats qu'il faut arrêter de rouvrir. Écoutez, je vais citer le premier ministre.
Il y a eu le débat sur vous savez les les maires de famille qui accompagnent les sorties scolaires. Il avait eu cette phrase que je trouve absolument parfaite qui était de dire devant une mère de famille voilée, certains voient d'abord le voile, moi je vois d'abord la mère de famille. Concrètement, moi je peux vous dire sur le terrain à Massie, je n'ai pas de sujet majeur de présence du voile dans les compétition sportive.
On on on fantasme sur le sujet. Alors je dis pas qu'il y a pas de vous avez l'impression que certains utilisent d'une certaine manière laïcité ici pour stigmatiser pour pour Je pense que c'est pas de la je vais même être plus direct de la laïcité. On a reprenons l'histoire et reprenons nos textes.
On a deux grands textes. On a la loi 1905 qui dit qu'un agent public, c'est-à-dire quelqu'un qui représente la nation, celui-là ne doit pas manifester son choix religieux. Très bien.
On a la loi de 2004 qui a d'ailleurs été portée par Bernard Stasi qui est pour moi un inspirateur modèle pour vous hein. Voilà qui dit euh que à l'école, c'est-à-dire dans le moment de l'éducation, on n'est pas encore formé, euh il y a un lieu où on protège les enfants des influences religies. Je pense que c'est de l'ealement elles sont très bien acceptées.
Bien sûr, il y a toujours des gens qui les contestent à la marge, mais c'est un équilibre raisonnable. Pourquoi est-ce qu'on a besoin de rouvrir en permanence des débats qui ne servent qu'à crisper ? pour des problèmes qui se posent de manière très théorique.
C'est des points comme ça. Ça existe l'ent on pourrait avoir des cours à l'école sur les les religions. Ben, on devrait en avoir.
D'abord, on en a il y en a un. Mais on pourrait sans doute davantage parler de religion à l'école. Il y a des très bonnes formules de Patrick Veale qui a écrit des choses remarquables sur la laïcité que je pense qu'on pourrait dire à tous les enfants.
Alors je je les ai pas par cœur et je vous renvoie au livre de Patrick Veale, mais qui disent euh pour faire simple euh ce que vous avez hérité de vos parents vous appartient. Maintenant vous devez faire vos choix et si quelqu'un fait pression contre vous ou si vous vous faites pression sur quelqu'un sur des questions religieuses, vous pouvez être condamné. Je pense que cette chose simple, on pourrait la dire à tous les enfants qu'on y gagnerait.
J'aimerais qu'on parle aussi de la sécurité Nicolas Samsun, maire je le rappelle de Massi dans lesesson. Vous dites dans cet ouvrage d'excellents français comment faire de l'immigration une chance. J'affirme que globalement à Massier dans la plupart des quartiers populaires la sécurité est assurée.
C'est sincère ou c'est de la provoque là ? Non c'est sincère et mais vous avez lu la phrase complète parce que vous êtes honnête. Il y a bien le mot globalement.
Si vous y dites les phrases suivantes et vous le savez, je dis ce globalement ne me suffit pas parce que d'abord donc l'insécurité, les trafics, c'est subsidiaire. Non, pas du tout. C'est pas du tout ce que je dis.
Ça existe, c'est une réalité mais simplement il faut la mettre à sa juste mesure. Il s'agit pas du tout de la nier et vous le savez, vous avez lu le livre. Je ne la ni pas, je la quantifie même.
Moi je dis sur les 50000 habitants de Massi, je dis voilà, il y en a tant pour lesquels il y a des situations inacceptables. Il allez quatre ou cinq caches d'escalier à Massie où les gens tous les jours entrent chez eux entre les dealers. C'est inacceptable.
C'est inacceptable. Et j'ai honte d'une certaine manière collectivement. Alors c'est pas ma seule responsabilité de maire mais j'ai honte qu'on y arrive pas.
Mais partir de cette réalité-là et en faire une réalité générale, c'est faux, c'est loin du terrain et c'est mensongé. Et c'est ça la chose que je dis. Et une fois encore la phrase suivante du du du livre que je sais mais ce globalement ne me suffit pas.
Voilà. Donc oui, globalement il y a des sujets de sécurité. Les caricatures sont le fait de gens qui ne viennent pas et qui ne connaissent pas la réalité.
Mais je n'y pas les difficultés. J'ai une comparaison. Une comparaison que j'aime bien faire, c'est Oui.
On parle de la question de la route. Si je vous parle de la route, vous voyez quoi ? Voyez des gens qui partent en vacances.
Voyez entends des problèmes, des embouteillages et cetera. Si je ne vous parlais de la route que sous l'angle des accidents, on ne prendrait plus sa voiture. Vous savez combien il y a de morts tous les jours sur la route ?
À peu près 10 9 plutôt. Tous les jours, tous les jours, il y a neuf personnes qui perdent la vie sur la route. Si tous les jours au journal de Sud Radio, on commençait en racontant àon hier, il y a il y a un équilibre à trouver entre ne pas en parler et en parler.
Tout à fait. Donc il s'agit pas de cacher les choses et moi je les cache pas. Ceux qui lisent mon bouquin le savent.
Je ne cache pas les réalités et les difficultés, elles existent. Mais il ne faut pas considérer que réduire la bord à ça. Il y a une un très bon un très bon proverbe qui est cité par Abdal Malik par ailleurs qui est un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse.
Et bien moi ce que je vois c'est la forêt qui pousse. Rapidement, j'aimerais avoir votre avis. La reconnaissance faciale, Gérald Armanin la souhaite.
Vous êtes favorable à cela ou pas ? Alors faut faut toujours faire attention avec les outils, mais sur le principe qu'on ait des outils, pas de désaccord sur le principe. Pas de désaccord sur la dépénisation du cannabis.
Alors vous vous parlez d'étatisation du marché du cannabis, vous vous y êtes favorable. On peut vous souhaitez aller prudent. Je je pense que ça se regarde.
Je je suis prudent sur le sujet. Je suis pas catégorique. Faut-il donner au maire le pouvoir d'expulser des HLM des familles notablement connues pour pratiquer des trafics he c'est ce que propose David Lisnard, maire de Cann, président des maires de France.
Vous soutenez sa proposition ou pas ? Mais il y a une partie avec laquelle je suis d'accord. Aujourd'hui, c'est trop compliqué.
Je crois pas que ça soit un pouvoir du maire. Le maire c'est pas un shérif donc je pense pas. Par contre qu'on puisse beaucoup plus vite qu'aujourd'hui et aujourd'hui c'est pas assez rapide expulser des familles qui effectivement polluent le quartier.
C'est un petit nombre de familles qu'on puisse le faire. On peut le faire aujourd'hui mais ça prend un an et demi 2 ans. C'était horriblement compliqué.
Qu'on puisse simplifier la procédure oui mais sous le contrôle du juge et pas uniquement le maire. Donc pas le pouvoir du maire, vous demanderez pas là-dessus, pas directement. Euh il y a eu un certain revirement quand même, j'ai l'impression du côté de de Massi, vous en parlez d'ailleurs, vous étiez contre l'armement de la police municipale.
Finalement vous l'avez armé, vous n'étiez pas convaincu par la vidéo protection. Finalement, vous avez installé des caméras à Massie. Comment vous expliquez ce revirement ?
D'abord parce que quand on est maire, on est sur des réalités de terrain et que on évolue, on essaie d'être pratique, que les choses marchent et pas sur l'armement de la police. Je suis je reste pas complètement convaincu. Par contre, moi je comprends les forces de l'ordre.
Je les forces de l'ordre, elles ont peur et on peut comprendre. Enfin, on se souvient de Clarissa Jean-Philippe. Moi, mes policiers municipaux, ils partiraient, ils se sentiraient pas.
Je ne suis pas sûr que ça soit utile. Je ne suis même pas sûr que ça les protège vraiment. Mais je respecte les gens et si je travaille avec mes policiers municipaux.
S'ils n'ont pas ça, ils se sentent trop en danger. Donc c'est une question tout à fait pratique de mère, c'est que moi je veux recruter des gens. Si je leur garantis pas ça, ils viendront pas.
Voilà. Nicolas Samsun, vous avez vu le match ou pas hier soir ? Oui, bien sûr.
PSG Arsenal, qualification du Parissaggermain pour la finale de la Ligue des Champions. Super Mass, c'est pourquoi un match du PSG à Mass ? Écoutez, on verra, on verra.
J'en sais rien. C'est un sujet sur Mons de côté la prudence. Mettons de côté la prudence.
Parlons parlons vrai. Et ben, on parle vrai parce que parce que alors je précise pour nos auditeurs, Massi fait partie des candidats très sérieux. Il y en a deux, Massie et Poiss pour aller rapidement pour accueillir le futur stade du Parissain-Germain.
Alors, parlons vrai et simple. Là-dessus, il y a deux attitudes que je rejette. Il y a l'attitude des gens qui ont peur.
C'est mon Dieu, quelle horreur ! Et je pense que c'est désespérant pour un pays de se dire que on pourrait pas faire un grand stade quelque part. Et il y a une autre attitude tout aussi infantile, c'est sauter sur sa chaise en disant le PSG, le PSG.
En fait, c'est un sujet sérieux pour une ville, un stade de cet emploz vous souhaitez accueillir le Parisainmain. Je n'ai pas je souhaite étudier l'opportunité. Je pense que ça se regarde.
Je pense que c'est une opportunité que ça se travaille, qu'il faut mesurer les avantages et les inconvénients, qu'il faut le faire avec les gens. Mais c'est de la langue de bois là un petit peu. Et quel est votre avis ?
Vous avez forcément un avis là-dessus ? À titre personnel en tant que maire de Massie. Comme maire de mai, j'ai un avis, c'est que c'est une opportunité qui s'étudie sérieusement, que c'est intéressant mais c'est pas oui à n'importe quelle condition, c'est on fait un vrai projet, on regarde les impacts de circulation concrète circulation, sécurité, on a vu il y a eu d'incident, c'est déplorable, c'est inacceptable.
Comment est-ce qu'on garantit la sécurité ? Intégration urbaine, impact économique, lien avec les clubs de la ville, tout ça, c'est important. Donc soit vous êtes en lien avec le le club du Paris Saint-Germain.
Oui. Oui, bien sûr. On discute avec eux.
Bien sûr, on discute avec eux. Je l'ai pas caché, je l'ai dit, je l'ai écrit. Oui, on discute avec eux et on va voir.
Mais je pense que c'est une opportunité intéressante euh le fait d'être aujourd'hui d'être favorable, on va dire. Je suis favorable à l'idée au fait de l'étudier. Ouais.
Voilà. Le fait d'être aujourd'hui pour ou contre, je pense que c'est une attitude qui n'est pas travaillée et pas sérieuse et pas adulte. On ne Moi, je suis un maire, je suis un mec responsable, j'étudie les dossiers avant de décider.
Je prends pas des décisions sur la base d'une idée. Non, je travaille. Ça sera quoi le nom du futur stade ?
Écoutez, on verra quand on sera se poser cette questionl. Bon, en tout cas, vous êtes favorable à l'étude. Ça veut dire que vous êtes plutôt favorable à l'idée d'en parler et pourquoi pas à on va dire a priori, vous y êtes vous y êtes favorable.
J'essaie de décrypter, vous vous reformulez pas de manière Non, non, mais c'est pas tout à fait ce que j'ai dit. Je suis favorable et des étudier et d'ailleurs j'invite moi les Massikois à en parler euh bientôt dans une réunion publique. On va discuter du sujet, on va voir ce que chacun en pense et on va faire exactement le contraire de ceux qui opposent.
On va essayer ensemble de délibérer, de comprendre ce qui pourrait faire qu'on soit pour, ce qui pourrait inquiéter et rassembler les gens pour se dire pourquoi pas mais à telle condition. Dans une ville qui a un club de de rugby formateur central, vous avez vu Mass ? Mais oui oui oui bien sûr.
Alors s'il y a des gens et il y en a qui doutent encore de la capacité d'intégration par le sport, moi je leur dis regardez made in massi raconte ce qui est fait par le rugby club de Massi et comment on arrive à rassembler des gamins différents et c'est génial. Merci beaucoup Nicolas Samsun maire UDI de la ville de Massie dans lesessones. Merci d'avoir été avec nous.
Je rappelle le titre de votre livre qui vient de sortir aux éditions grasset d'excellent français sous-titré "Comment faire de l'immigration une chance". Merci, je vous souhaite une très belle journée. Merci d'être passé par Sud Radio ce matin.
Dans un instant, les infos de 9h et puis vous nous appelez 08 126 300. Manu vous attend au standard pour réagir, pour parler de l'actualité, toute l'actualité. Je vous accueille juste après