Délinquance financière : Laurent Nuñez, préfet de police
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 10 %Défensif 35 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Laurent NuñezChiffre
« à eux seuls ces six inspecteur représente pas loin du tiers hein de ce que l'on peut de ce que l'on peut appréhender »
- Laurent NuñezChiffre
« ils sont 45 45 fonctionnaires donc par rapport à tracf c'est »
Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bien mes chers collègues merci de votre présence donc nous poursuivons nous achevons nos auditions de ce jour de cette commission d'enquête en attendant Monsieur Laurent nunèz très honoré de vous accueillir monsieur le préfet de police de Paris vous êtes accompagné de Monsieur Jérôme masariol qui est conseiller technique en charge des affaires de police et de Monsieur Denis Colas sous-directeur cyber et financier à la direction de la police judiciaire également de Madame Juliette de clermontonner conseillère en stratégie et relations publiques alors monsieur le ministre monsieur le Préfet de Police votre champ de compétence comprend non seulement la capitale mais une large part aussi de l'Île-de-France à la fois sur ces questions d'activité économique et de criminalité et donc une large part de cette activité criminelle qui qui concerne notre pays donc important pour nous de de vous entendre sur ces sujets nous avions ce matin l'audition des directeurs généraux de la police nationale et de la gendarmerie nationale donc nous étions là aussi plongé dans une approche opérationnelle des sujets de notre commission d'enquête et donc nous sommes très intéressés et nous vous remercions de votre présence pour vous entendre à votre tour je vous indique Monsieur le Préfet de police que cette audition sera diffusée en direct sur le site internet du Sénat comme c'est le plus souvent le cas elle fera également l'objet d'un compte-rendu détaillé et bien sûr je vous rappelle pour la forme que la la un faux témoignage devant notre commission d'enquête serait évidemment passib des peines prévues aux articles 434 13 434 14 et 434 15 du code pénal donc je vais vous inviter à passer à la prestation de serment si vous le voulez bien demandz de le faire du coup tous les trois en commençant donc par Monsieur le Préfet de Police est-ce que vous pouvez lever la main droite et dire je le jure je le jure je vous remercie Monsieur decolas Je jure Monsieur Jérôme masariol je vous remercie beaucoup donc je vous propose de démarrer par un propos liminaire Monsieur le Préfet de Police vous laisse la parole nous vous écoutons et puis après on passera aux échanges merci beaucoup monsieur monsieur le Président Mesdames et Messieurs les les les sénateurs donc oui peut-être un court propos liminire peut-être pour répondre ensuite à vos questions vous remerciez d'ailleurs de de de d'auditionner le le préfet de police sur sur ces sur ces sujets puisque nous sommes aussi une structure évidemment très très opérationnelle sur le le le le la criminalité enfin le volet plus on va dire plus financier de la criminalité organisée hein c'est c'est le sujet je crois euh et lors des questions on aura l'occasion avec les collaborateurs qui m'entourent donc à la fois le le sous-directeur de la DPJ plus particulièrement en charge de ces sujets et puis le conseil cons technique auprès de moi en charge des affaires de police qui a un passé important sur les affaires financières en matière judiciaire donc en en quelques mots d'abord vous dire qu'on a donc eu un certain nombre de de de questions et l'essentiel je pense des préoccupations de de de de votre commission votre mission c'est essayer de de comprendre un petit peu le le les circuits de blanchiment les circuits de financement et com nous on peut les appréhender finalement bon euh ce que je veux dire d'abord en matière de criminalité organisée c'est que la criminalité organisée elle a une définition évidemment extrêmement large très très large donc c'est un groupe d'individus qui se regroupe pour se réunit pour commettre des infractions graves et le la composante blanchiment financement de de de de ces activité n n'est pas toujours aussi sophistiqué qu'on peut l'imaginer hein donc tout ça pour vous dire qu'on a des réseaux on a des des réseaux de criminalité organisé qui ont des modes de rapatriment d'argent de blanchiment de l'argent qui sont assez sommaires assez rudimentaires il faut pas le perdre de vue euh qu'il s'agisse tout simplement de transfert d'argent physique hein donc tout simplement à destination du territoire national ou vers l'étranger souvent vers l'étranger et donc ça dans dans les services de la préfecture de de police sont évidemment des des modes de financement auquels nous sommes confrontés et qui sont G qui sont généralement opérés par les réseaux eux même qui se charge même de transférer cet argent j'y reviendrai parce qu'il y a aussi une spécialisation de l'activité de blanchiment qu'on constate de plus en plus évidemment et puis il y a un autre type de de de de de blanchiment rapatriment d'argent qui est quand même assez rudimentaire également que je classe dans la même catégorie c'est ce qu'on appelle le transfert par compensation notamment l'ayala la fameuse Ayala très utilisée aussi en matière de terrorisme he ces deux modes de financement de blanchiment pardon on les retrouve aussi en matière de de terrorisme l'ayala a été également un moyen de de de financement d'activité à caractère terroriste donc ce sont des modes de financement que je qualifieraiis de plus rudimentaire qui évidemment Mobilis également les services de police et généralement les services en charge des enquêtes et puis nous avons hein on constate maintenant depuis de nombreuses années évidemment des systèmes de blanchiment qui sont beaucoup plus sophistiqués hein sur lesquels on pourra là encore revenir en détail mais qui font appel à euh par les groupes de de de de criminalité organisée hein qui font appel à la constitution de sociétés hein de sociétés souvent qui n'ont pas d'activité sont des sociétés fictives euh et qui euh vont se mettre en relation avec l'économie R pour blanchir de l'argent hein donc avec souvent des sociétés d'ailleurs qui se créent qui peuvent être très éphémère ou pas qui se crée aussi par rebond on a toute une kirielle de société et qui rentre en contact avec le monde de l'économie réelle pour blanchir l'argent issu des des trafics euh notamment auprès d'entreprise de l'économie réelle qui pour des raisons qui leur sont je dire qui leur sont propre nom qui qui leur sont propres qui sont pas très très légales ont besoin d'espèces elles ont besoin d'espèces que ce soit pour des actes corruptifs pour payer des salariés qui ne sont pas déclarés voilà et pour évidemment plein de raisons ou elle-même évidemment pour échapper aux contributions fiscales et sociales et donc ces sociétés fectives vont se mettre en contact avec le monde de l'économie réelle et ça passe par des facturations des prestations de sous-traitance qui sont rémunérés mais en en réalité procure à à la société de l'économie réelle des espèces de cette façon et côté évidemment des réseaux cri de criminalité organisée c'est une façon de blanchir l'argent puisqu'il passe par le par le truchement de ces sociétés qui ont créé qui ont été créées uniquement pour se faire et ça je parle sous le contrôle de Monsieur le sous-directeur on le retrouve cette connexion avec l'économie réelle on le retrouve dans de nombreux secteurs d'activité mais beaucoup quand même le le BTP et et beaucoup un certain nombre de de de secteurs qui emploient une main d'œuvre importante et qui la restauration exactement voilà donc on a voilà donc ça c'est un mode de financement qui pour nous est quand même celui qu'on qu'on qui est le plus répandu celui où évidemment on on on on travaille avec un certain nombre d'acteurs qui peuvent nous signaler ces ces sociétés et c'est le domaine d'activité on travaille le plus quand même avec avec tracf alors dans l'organisation qui est qui est la nôtre alors je suppose que les les deux les deux DG ce matin Monsieur Louis Gautier le directeur général de la police nationale Hubert Bau le directeur général de la gendarmerie nationale ont dû vous dire à peu près enfin la même chose que ce que je vais vous dire c'est-à-dire que comment on lutte contre ces réseaux nous les services en charge de démeler des des bandes de des des équipes de criminalité organisé en général conduisent les investigation financière bon euh et ça va évidemment jusqu'à les procédures de saisie d'avoir criminel et cetera or ça c'est la généralité des cas sauf que nous avons aussi des services spécialisés dont le travail est lutter justement contre le réseau de blanchiment monsieur Cola est à la tête de d'une de ces de la sous-direction en charge de ces sujets et notamment d'une brigade à la la brief qui est à la à la direction de la police judiciaire alors j'ai mis une précision extrêmement importante hein comme vous le savez la préfecture de police n'a pas été concerné par la réforme de la police nationale sur l'unification de la filière judiciaire nous avons toujours deux directions en charge d'action judiciaire le le le 9095 % pour le tout judiciaire c'est la direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne qui a euh de sûreté une par département qui a des commissariats aussi qui ont des activités de de de de de de police judiciaire et puis on a le haut du spectre c'est la direction de la police judiciaire qui traite les dossiers de spectre mais qui en même temps c'est ce que j'ai souhaité à ma nomination comme préfet de police a aussi un rôle de chef de fil clairement un rôle de chef de fil d'orientation de l'activité judiciaire non pas qu'il s'agisse d'une filière unique mais sur bon nombre de thématiques moi je souhaite que la direction de la police judiciaire joue un rôle de chef de fil c'estàd oriente un peu l'action évidemment sous le contrôle et l'autorité des parquets hein euh l'action de tout le judiciaire de la maison et puis surtout un rôle d'assistance technique de formation et ce rôle est parfaitement joué par la direction de la police judiciaire donc je referme la parenthèse et donc nous avons des services qui luttent contre les ils auront l'occasion de s'exprimer Denis hein qui euh ont ont lutte spécifiquement contre des réseaux des des criminels qui ne font que du blanchiment donc et ça ça existe aussi hein donc il y a l'hypothèse où vous avez le réseau criminel qui se gère son blanchiment et puis vous avez des des réseaux qui ne font que du blanchiment c'estd leur job c'est de remonter pour le compte de réseau criminel de l'argent le plus souvent vers des piliers étrangers avec des sociétés rebonds avec y compris d'ailleurs en mode rudimentaire on les retrouve aussi dans les dans les dispositifs d'alal et autres et ce sont des réseaux qui ne font tant le job n'est que de faire du blanchiment et ça la la la brief hein la la direction de la police judiciaire pourra le dire mais on démentellele pas mal d'équipes qui ne font que ça donc en lien avec les réseaux criminels et qui remonte de l'argent pour le compte de de de groupes criminels ça peut être vers la Chine le Maghreb certains pays du Golf voilà donc et on remonte l'argent se faisant donc j'en reviens à l'organisation des des services donc on a nous l'abrief à la direction de la police judiciaire donc don c'est l'essentiel du travail de euh et puis nous avons dans notre organisation euh à la préfecture de police évidemment comme partout ailleurs sur le territoire national euh des Gires hein donc il y a quatre Gires un par département qui évidemment sont composés comme partout ailleurs euh sur le territoire national de douaniers de gendarmes d'inspecteur desôs et puis évidemment de policiers et qui euh travaillent également sur ces sujets le plus souvent en cocaisine hein donc en caisine dans le cadre d'investigation judiciaire et on on les retrouve on a donc quatre Gires et puis euh et puis nous avons aussi six agents de la DG FIP he qui constituent au sein qui sont au sein de la brief hein je crois he alors il un au sein de la brief et C enfin il sont tous au sein de ma sous-directionà voilà et donc qui eux euh donc effectue aussi un certain nombre d'investigations sont des agents de la DG FIP et on pourra vous donner les chiffres tout à l'heure mais dans le dans le dans le le le le le montant d'avoir financiers qui ont été appréhendés dans le cadre de ces enquêtes à eux seuls ces six inspecteur représente pas loin du tiers hein de ce que l'on peut de ce que l'on peut appréhender euh voilà donc pour notre organisation hein donc qui est quand même qui est quand même donc assez spécialisé vous le voyez au moins pour la direction de la police judiciaire et pour la despap donc sur le le le le le démantèlement aussi de réseau de blanchiment ou la poursuite d'investigation quand ce sont des équipes de la maison de la préfecture de police qui ont démantelé des réseaux criminels les inv qui peuvent la brief peut se charger des investigation financière alors on a dans les questions que vous nous posez il y a aussi une question qui revient assez souvent c'est le rôle que jouent les les les commerces également dans le blanchiment les commerces ce rôle il est assez important on on peut on peut absolument pas le le nier on a notamment dans le nord-est parisien euh en Scine saint-is on a beaucoup de commerces dont on peut se demander parfois de quoi ils vivent hein à Paris je je ne donnerai pas de nom de rue volontairement parce que il y a des investigations en cours à Paris ça peut concerner des rues entières en sa saint aussi he des commerces de téléphonie d'alimentation y compris de restauration d'ailleurs ou des des des commerces de tout type dont on se demande un peu de quoi ils vivent et qui sont souvent adossés en réalité on se rend compte que les liens entre les gérants de ces établissements et des de des des des des leaders enfin des chefs de réseau criminels euh sont souvent établis ça peut être évidemment du stup mais pas que ça peut aussi beaucoup être adossé à la au trafic illégal de cigarettes et donc on se rend compte que euh ces commerces en fait qui sont achetés par les euh les les les responsables de de de ces réseaux de criminalité organisée en réalité sont souvent des coquivides et servent d'une finalement à blanchir un peu les fonds et là-dessus évidemment les actions que nous menons sont des actions qui sont à la fois judiciaires et à la fois de police administrativees donc chaque fois qu'on peut on ferme évidemment ses commerces et évidemment on est très euh en attente de la disposition qui figure dans la proposition de loi qui a été vter à l'unanimité au Sénat et qui prévoit la possibilité de fermer tout type d'établissement tout type d'établissement dès lors qu'il sera adossé de près ou de loin à un trafic de stupéfiant he qu'il s'agisse de blanchiment qui soit un point de deal qui soit tenu par des trafiquants donc pour nous ce sera un instrument extrêmement utile puisque actuellement cette possibilité on ne peut pas dire qu'elle n'existe pas mais elle est rattachée à des polices spéciales c'estàdire qu'il faut que ce soit certaines catégories d'établissement typiquement les débits de boisson pour qu'on puisse fermer pas fermer bon voilà donc on attend évidemment avec beaucoup d'intérêt cette nouvelle disposition et donc le le le voilà le l'utilisation de commerce pour des activités de blanchiment est assez est est assez répandu en réalité hein donc on contrairement à ce qu'on peut penser pas uniquement pour un trafic local limité ça peut être aussi des des des des des commerces qui s'inscrivent dans des réseaux qui sont assez structurés notamment notamment encore une fois je le redis dans le nord-est parisien et en scène saintelis où on est on est assez confronté à ce type de de phénomène euh voilà voilà sur les peut-être sur les présentations plus générales alors pour terminer peut-être ce propos liminaire vous dire que évidemment le le je crois qu'on peut dire que la lutte contre la criminalité organisée contre le financement en matière de criminalité organisée est un des domaines où la coopération entre les services est quand même la plus poussée hein c'est sont pas des domaines qui sont simples sont pas des domaines qui sont facile on a évidemment du mal comme en police nationale enfin nous sommes police nationale mais la préfecture de la police au sein de la police nationale rencontre les mêmes difficultés je suppose comme en gendarmerie nationale ce sont des des des techniques d'investigation qui requèrent des savoir-faire qui sont quand même assez techniquement très compliqués he des connaissances financières la connaissance évidemment du droit des sociétés des règles de financement et donc comme comme ailleurs nous sommes confrontés évidemment à une ressource humaine qui est parfois rare parfois rare et qui concerne ces difficultés concern évidemment toute la filière judiciaire he vous le savez où on a on a besoin d'attractivité au sein de cette filière en général et en particulier dans le domaine économique et et financier mais je crois pouvoir dire que c'est aussi un domaine dans dans lequel les coopérations qui existent avec les partenaires et notamment les partenaires nationaux euh sont très développés sont tr très développés avec les partenaires donc des services fiscaux les partenaires des douanes euh ça peut se faire dans le cadre d'organisme ad hoc je pense notamment au Codaf ça peut le faire dans le casadre de de structures institutionnelles à dooc comme les Gires mais voilà je crois que c'est quand même un des domaines où la coopération se fait à aussi à assez haut niveau les difficultés qu'on rencontre une fois que j'ai dit que encore une fois je redis hein c'est c'est c'est compliqué de trouver des personnes qui soient formé qui se spécialisent sur ces matières qui sont extrêmement complexes euh les partenariats je crois sont d'assez bon niveau euh une fois que une fois que j'ai j'ai j'ai j'ai dit ça euh ça reste quand même il y a encore des des pans entiers qu'on ne voit pas forcément toujours qui nous échappent parfois un peu quand vous avez des réseaux criminels qui s'organise avec une carrielle de société par rebond et qu'il en existe parfois plusieurs dizaines dans un réseau qui se crée qui se qui sont ensuite très rapidement dissout parfois compliqué d'avoir aussi un une observation fine sur ce qui se passe en matière de droits des sociétés et on on est on est demand aussi Denis je pense que vous le direz mais de relations peut-être parfois plus fluide avec les greffes sur la création de ces sociétés qui se font se défonce voilà ça pour nous c'est enfin de ce que j'envoie moi comme préfet de police ça peut quand même être une une difficulté voilà ce que je peux vous dire là-dessus sur la criminalité organisée sur son volet financier vous dire que les l'activité évidemment est en augmentation l'activité notamment révélée par l'action des services c'est un domaine où nous sommes en augmentation euh notamment en fait constater hein donc puisque évidemment compenu de l'importance des trafics c'est c'est c'est un peu comme le bilan que nous avons en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants qui est qui est vraiment excellent puisqu'on fait toujours plus de prise toujours plus de saisie toujours plus de mis en cause évidemment le financier suit donc toujours plus de fait constaté en matière de blanchiment toujours plus d'avoir criminel saisi et voilà voilà pour ces propol luminaire monsieur le Président pour dresser un peu le le caneva de ce que nous faisons à la préfecture de police et on est évidemment prêt à répondre à toutes vos questions merci Monsieur le Préfet peut-être alors c'est moi qui vais ouvrir donc ce ce ce ce bal des questions avant de passer la la parole à Madame la rapporteur ma question est simple est-ce que on identifie assez facilement comment se font les prises de contact entre les réseaux de blanchiment et l'économie légale puis qu'il faut bien qu'il y ait un à un moment donné cette pénétration euh dans l'économie légale euh et entre les réseaux criminels et les réseaux de blanchiment quand ils sont spécialisé où se font ces ces prises de contact est-ce qu'il y a des espaces d'échange est-ce qu'il y a des intermédiaires qu'on arrive à à identifi est-ce qu'il y a des modes opératoires particuliers comment ce ce ce se font ces ces passages finalement d'un d'un espace à l'autre je je passerai la parole après Denis ce que je veux dire simplement c'est que il y a des services spécialisés donc c'est le le le le travail qui travaille que sur les on va dire les plateformes de blanchiment je crois que c'est comme ça qu'on les appelle les plateformes de blanchiment mais on remonte aussi sur des réseaux de financement dans le casadre des investigation classique c'est-à-dire qu'on regarde où l'argent part euh et voilà exactement on remonte un fil et on se retrouve sur des prestations qui peuvent paraître anormal euh dans le cadre d'investigation menées sur le réseau criminel lui-même la relation avec une société à laquelle on verse énormément d'argent et dont on se rend compte qu'elle a pas d'activité en fait bon donc voilà je Denis je vous laisse peut-être compléter sur le la façon dont on tombe sur les les plateformes pour les activités plus spécialisées oui alors c'est vrai que c'est une question complexe fait de savoir comment ENF au cas par cas euh il y a y a plusieurs cas de figure il y a le blanchiment communautaire bon benah là c'est une communauté qui sait que il y a un Awala qui peut blanchir des fonds donc ben les les gens de la communauté qui ont des commerces peuvent passer par cet av là pour pour blanchir des chèqus ou enfin des des virements voilà pour donc là ça ça se fait intraommunautaire après il y a des blanchisseurs professionnels je dirais enfin les les plateformes elles vont chercher leurs clients elles vont démarcher elles vont proposer leurs services et euh ben petit à petit elle elles proposent leurs servic à des réseaux de stupéfiants qui savent comment les trouver euh et et dans le blanchiment il y a une un aspect confiance relation de confiance qui est très importante donc en fait ça se fait par le le le bouche à oreille enfin par il se recommande les uns les autres pour créer leur le leur économie parallèle mais après on on n pas c'est c'est un aspect qu'oninvestigue pas forcément dans les dossiers on va on pousse peu les investigations on a quand même un temps limité de ce côté-là enfin ça c'est une une forme plus générale peut-être que tracf pourrait mieux vous répondre sur ce sur ce ces dimensions là très bien je vous remercie alors madame Nathalie Goulet oui merci beaucoup pour vos exposés moi j'ai une j'ai une toute petite question sur le travail des greffes les greffes ont ont rendu un un livre blanc de lutte contre le blanchiment avec des dispositifs importants qui ont été retockés pendant le PLF mais il est jamais trop tard pour les représenter donc là je crois qu'il y a une prise de conscience il y a le modèle belge de la Banque Carrefour des entreprises avec une veille extrêmement importante des entreprises éphémères je pense que on va travailler sur sur ce sujet qui avait déjà été identifié en matière d'autres types de fraude donc je pense que c'est là moi je voudrais quand même vous vous interroger sur les facilitateurs de la sphère légal c'est un peu ce dont vous venez de parler avec du blanchiment de basse intensité alors il y a la wila mais pas seulement et et en votre qualité de de sous-directeur cyber et financier moi je voudrais aussi vous parler des cagnottes en ligne est-ce que vous euh vous couvrez aussi ce est-ce que vous avez votre attention est aussi attirée par ça sinon on posera la question à tracf on a mis un certain temps à assujettir les cagnotes en ligne à tracf mais ça a mis 3 ans mais c'est mais c'est fait moi je suis quand même très intéressée aussi par par ces cagnottes en ligne qui pose évidemment un certain nombre de de difficultés et puis les commerces illégaux dans les rues que vous n'avez pas cité mais dont on a beaucoup parlé récemment je pense que là aussi la question qui se pose c'est est-ce que vous avez les moyens humains euh de lutter sur le terrain parce que on sait très bien que quand vous quand on déplace un certain nombre d'activités dans une rue elle se elle se reconstitue dans la rue d'à côté peu de temps après euh c'est vraiment Octopus donc la question la deuxième question c'est est-ce que est-ce que vous avez les les moyens humains suffisants euh pour pour ces ambitions importantes et un travail évidemment fondamental que vous faites C cette commission d'enquête est justement destinée a essayé de de trouver des outils euh euh réactualisés face à une criminalité euh extrêmement créative donc c'est l'idée puisque le le narco a été extrêmement bien traité dans dans un travail exemplaire parlementaire euh il y a tout le reste donc évidemment on a élargi le parquet au parquet criminalité organisée mais il y a tout le reste de la criminalité organisée et c'est dont c'est cela dont on veut parler puisque en ayant parlé euh du narcotrafic on a on a finalement ouvert des débats et et et cesser finalement pas une naïveté mais en tous les cas on a ouvert le débat sur ce sujet qui est devenu un sujet au quotidien et dont le Parlement s'est heureusement emparé donc je crois qu'on a encore du travail à faire et donc en terme de moyens humains ou de moyens techniques est-ce que vous vous avez suffisamment de moyens pour pour lutter dans le cadre de votre périmètre d'action contre cette criminalité organisée je vais vous laisser deny répondre sur le jet des des cagnottes en ligne qui est pour moi un peu nouveau je j'avais en tête des réseaux de blanchiment qui pouvaient passer par des formes de paiement en ligne la cagnotte je je laisserai deny répondre sur sur les deux sujets que vous évoquez la PL narcotrafic je crois que pour nous elle nous intéresse beaucoup parce que elle pour les services de police elle elle embrasse justement l'ensemble de la criminalité organisée c'està-dire que c'est peut-être la première fois qu'on on se dit dans le même dispositif législatif qu'autour du trafic de stupéfiant il y a beaucoup de criminalité en vrai il y a une criminalité qui explose autour du trafic qui est le trafic en lui-même évidemment le fait de vendre de manière illicite des produits stupéfiants mais on se rend compte qu'autour de ça il y a des règlements de compte des vols violences pour rembourser des dettes des séquestrations pour punir des des auteurs de de de enfin des des membres du groupe qui n'ont pas respecté une parole ou qui tout simplement sont fait arrêter hein donc des séquestrations euh et encore une fois je le disais le règlement de compte donc on a une approche qui est assez globale autour du trafic de stupéfiants et c'est ce qui est évidemment intéressant dans dans ce dans ce dispositif euh sur les moyens euh vous vous vous donniez à juste titre madame la signatrice l'exemple des commerces illégaux qui parfois peuvent être extrêmement nombreux l'avantage et mais mais c'est pareil pour la direction générale de la police nationale mais c'est plus facile pour la préfecture de police qui est une structure qui est extrêmement intégrée en fait et quand la direction de la police judiciaire travaille comme c'est le cas actuellement je ne dirai pas où pourquoi comment sur un certain nombre de trafic qui peuvent être adosés à des commerces illégaux nous avons nous la possibilité de mobiliser d'autres services de la préfecture de police qui ont les moyens de faire fermer ces commerces de mener des investigation sur ces commerces qui sont distinctes de celles que va mener la direction de la police judiciaire en matière de blanchiment et qui vont porter sur bah les règles par exemple de de de la police administrative classique hein les règles sanitaires ça peut être le le le le paiement ou pas des cotisations sociales et cetera et nous mobilisons pour se faire en en en au côté de la direction de la police judiciaire des services de la direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne de des polices administratives qui sont aussi rattachés au préfet de police et donc on essaie de travailler de manière coordonnée cohérente sur des objectifs communs qui sont ciblés euh dans le cadre de de de de de réunions régulières qui se tiennent entre tous les services donc je veux dire par là que le le la suffisance des moyens humains ne se résume pas aux effectifs de telle ou telle brigade c'est vraiment ce travail coordonné concerté qui fait qu'on arrive à traiter globalement des sujets parfois parfois d'ampleur euh voilà mais en terme de de de de de de de moyen humains c'est c'est une façon de répondre évidemment à ce besoin très large alors sur les sur sur les cagnottes deis je vous laisse peut-être c'est c'est vrai j'ai pas abordé le sujet des plateformes de de de de de de plutôt de paiement paiement en ligne que des cagnottes en ligne ni non plus le sujet don on a observé d'autres formes de blanchiment j'ai cité les plus répandus je n'ai pas cité celle qui conduit certains réseaux de criminalité organisée aussi alors là c'est c'est pas les cagnottes en ligne mais à s'investir aussi dans tout ce qui est le marché des objets d'art et autres ce qu'on voit de plus en plus hein Denis peut-être sur les alors les cagnottes en ligne on a eu à en traiter mais pas sous cet aspect là on a eu la cagnotte du boxeur la cagnotte donc on s'est rapproché effectivement des des des entreprises qui font et qui semblent surveiller quand même les les cagnottes qui qui se montent effectivement les les vecteurs de blanchiment ils changent souvent enfin il y a des modes il y a quelques années c'était les cartes téléphoniques prépayé ça a généré des des des millions de voilà de de chiffres d'affaires euh comme disait Monsieur le Préfet il y a les bijoux il y a les montres il y a la maroquinerie enfin ça ça change avec avec les modes et c'est vrai que les les cagnottes en ligne sont une une opportunité aussi pour les pour les pour les blanchisseurs qui cherchent à la fois l'anonymat qui cherche l'opacité qui cherche la rapidité donc c'est que ces cagnottes elles offrent tous ces tous ces toutes ces possibilités donc mais pour le moment enfin nous on a ma ma sous-direction n'a pas été saisie d'affaires de blanchiment euh via des via des cagnottes en ligne et non non par j'avais posé la question juste je vous coupe pas la parole de j'ai ma question je je je je j'ose pas dire je vous retourne la question mais dans certains de des personnes qui ont été auditionné ont pu dire que les cagnottes en ligne étaient utilisé pour blanchir de l'argent alors les notables vieillissants par le deux dans leur discours je vais donc parler de moi dans la réponse c'est que j'ai commis un livre sur le financement du terrorisme dans lequel il y a un chapitre sur les cagnotes en ligne Tracfin d'ailleurs donc depuis une directive européenne elles sont soumises aux obligations de déclaration de soupçon et et on a vu des des détournements multiples mais je voulais juste savoir si dans le casre de votre action à vous vous aviez aussi connéord moi qui suis comme vous le savez aussi un ancien de Cees sujets de de lutte antiterroriste malheureusement enfin malheureusement nonon a connu des drames dans ce ce combat mais c'est voilà grande fierté d'avoir ir contribué aussi à la lutte antiterroriste effectivement vous avez raison là je vous rejoins en matière de financement du terrorisme oui on trouve l'utilisation de cagnotes en ligne ou des prépaiement des des sites là c'est c'est autre chose mais c'est vrai que moi j'ai pas souvenir et den semble confirmé qu'on le voit dans le blanchiment en tant que tel si je peux me permettre monsieur le ministre dans cette action le Sénat a toujours été à vos côtés unanimement pour en revenir donc nous sur notre façon de travailler juste pour vous expliquer donc la brief à la moitié de son travail elle le fait à partir des dénonciations tracf des signalements qui lui sont faits donc des dossiers qu'apporte le les magistrats l'autre moitié du travail c'est avec des informateurs donc ils ont 44 informateur recensé au fichier des sources avec lesquel il travaill et cette façon de de travailler évid enfin les affaires vont beaucoup plus vite et beaucoup plus loin que les affaires tracf même si tracf a une énorme activité c'est ils sont sont surdimensionnés je dirais par rapport à à la modestie de de la brief ils sont 45 45 fonctionnaires donc par rapport à tracf c'est mais évidemment on ne travaille que sur la plaque parisienne et et la et la et la petite couronne après pour ce qui est des moyens humains bon ben évidemment faut faut former les gens c'est c'est tout un tout un travail aussi qui est compliqué c'est pour ça que les agents des impôts qui travaillent avec nous sont précieux parce que bah eux ils ont un savoir-faire ils ont une autre approche des dossiers qui complète celle des celle des policiers c'est donnant donnant ils nous aideent dans les dossiers et derrière ils font du recouvrement donc comme disait monsieur le le préfet nous on a que six agences ça représente 15 % des agents qui sont détachés dans les service de de police et ils font 30 % du du recouvrement en droit et pénalité suite à leurs affaires au niveau national par rapport à ce que font les autres agents donc on a une collaboration très étroite et très fructueuse parce qu'ils sont vraiment au sein de nos enfin de mes services financier et donc il il travaill sur les dossiers en direct et et en permanence et c'est vrai que cette collaboration même au sein des Gires et cetera c'est très précieux pour lutter contre le le blanchiment qui doit être abordé sous différents aspects parce que l'économie réel évidemment qui qui génère euh cet argent sale en fait qui euh euh a doit aussi être être attaqué être être réprimé parce que s'il n'y avait pas cette cette demande de liquidité de la part du du BTP de de la restauration ou des enfin toutes toutes ces économies qui avec du travail au noir évidemment il y aurait pas le recyclage de l'argent de du trafic de stupéfiants ou des autres trafics dans dans cette économie pour ce qui est des moyens après alors évidemment moi plus on me donnera de moyens mieux ce sera je dirais mais au niveau législatif il est aussi étonnant que les infractions financières en band organisé ne puissent pas bénéficier d'une garde à vue plus étendue parce que quand on quand la brief démentelle un réseau ça veut dire une quinzaine de personnes en garde à vue en même temps et il faut traiter tout ça en 48 he c'est c'est aussi limite de de l'exercice c'est pareil en matière de corruption corruption B organisé c'est 48 he donc bah on préfère les enfin les les services préfèrent les mettre en en complicité de trafic de suupléfiant plutôt que ù là ils auront 96 he plutôt que en corruption voyez enfin c'est c'est des astuces juridiques mais qui limit quand même quand on travaille vraiment que sur du blanchiment ben alors on on est limité parce que les dossiers on ne on ne enfin à l' bririef on ne perçoit pas forcément l'infraction jaacente on sait pas si c'est du si l'argent parce que l'argent est mêlé dans dans les sur les plateformes ça peut être du blanchiment du proxinétisme du blanchiment de de trafic de stupéfiant du du trafic de cigarettes enfin voilà tout cet argent est mêlé donc c'est difficile de rattacher à une infraction je me tourne vers les collègues alors Grégory blanc oui merci monsieur le Président euh on euh touche du doigt la question que je voulais vous euh vous poser euh on parle de corruption évidemment euh pour qu'il y ait corruption il faut qu'il y ait euh des agents qui effectivement soit à la frontière entre l'économie réelle et euh et l'économie illicite euh on est vous êtes sur le périmètre de Paris dans un pays où les fonctions nationales sont centralis euh si on parle de euh d'avocats de de de de grands corps ou en tout cas de de de grandes professions qui interviennent je voulais avoir votre votre regard sur la façon dont vous envisagiez euh cela par rapport aux moyens qui sont les vôtres euh dit autrement il y a une concentration évidemment d'un certain nombre de professions euh à Paris euh qui euh peuvent être sujettes euh à euh être intermédiaire et à faciliter le le le blanchiment ou ces opérations je voulais avoir votre regard là-dessus regarde des moyens qui sont les vôutres puisque il y a deux choses pour aller au fond de ma pensée il y a ce qui relève de l'activité purement locale et il y a ce qui relève de l'activité potentiellement nationale mais tout cela relève de votre périmètre pour une partie donc du coup ça nécessite des articulations qui sont pas forcément de même de même de même de même ressort euh voilà je pose la question de manière très ouverte al c'est vrai que la préfecture de police a comme son rayon son rayon d'action est territorial effectivement je vois ce que vous voulez dire ça c'est vrai que nous c'est Paris et et l'agglomération parisienne notamment pour la direction de la police judiciaire mais pas que pour tous les services et c'est vrai qu'on est sur le bah il y a une centralisation qui fait que on a les ben on a les grosses entreprises on a les gros cabinets d'avocats on a je je je ça n'a pas d'incidence en réalité sur notre capacité à agir sachant que par ailleurs on a une coopération qui est des habitudes de travail et qui sont extrêmement fluides avec les autres services de police judiciaire qui s'agisse de la gendarmerie nationale de laadnpj les échanges sont sont très fluides mais le fait d'être en charge dit autrement et tout en restant très modeste évidemment la préfecture de police c'est c'est c'est c'est un service de police comme les autres en fait en réalité he c'est c'est c'est un grand service central finalement qui a ses propres brigades ses propres voilà le fait d'être alors là où je vous rejoins c'est qu'effectivement on est peut-être plus confronté qu'ailleurs au siège de grandes entreprise de grands cabinets d'avocats mais ceci opère sur tout le territoire national donc je vous voyez ça ne dévalorise ce que je dis ne dévalorise pas l'action qui peut être menée par les autres services de police dont la direction nationale de la police judiciaire qui est confronté finalement à la même difficulté que nous hein donc c'est c'est c'est ces cabinets d'avocats ces sociétés elle elle rayonne sur tout le territoire national donc il y a pas de pour nous c'est pas c'est pas vraiment un un un handicap hein si je si je comprends bien votre question hein je je pensais pardonnez-moi on a beaucoup évoqué notamment dans nos auditions ce matin la question de la remontée d'information euh voyez quand on fait la remontée d'information sur un territoire qui est plus moins intense que celui sur lequel vous officiez on est tout de suite brancher avec avec Paris euh j'imagine là vous vous pouvezê intervenir dans des logiques d'intermédiaire entre guillemets c'estàdire de contrôle finalement des personnes sujettes à corruption et et et comment euh comment s'effectue le travail sur ces catégories là c'était ça mon ma question c'est pas claire peut-être parce que je suis en train de dire non voez on travaille on a beaucoup parlé des commerces bon quand on cherche à contrôler les commerces c'est c'est on fait du terrain au niveau des commerces c'est pas très compliqué c'est c'est assez audible ma question c'est on voit bien que sur la question des des personnes qui sont en situation de des agents corrompus on peut imaginer qu'il a une densité un peu plus importante sur le territoire qui qui elle vote de par la situation économique institutionnelle de la place de de de Paris on peut imaginer qu'il y ait des enquêtes aussi ou en tout cas des des des informations et des des des renseignements sur ces catégories de de professionnel et que l'enquête ne parte pas forcément d'abord d'observation sur le terrain dans les territoires est-ce que c'est plus clair non non le donc je je voulais répondre sur le deuxième volet de votre question qui était plus la la la la corruption donc sur le premier volet voilà il y a il y a pas de différence fondamentale et y compris en terme d'échange d'information sur les réseau je crois qu'entre tous les services de police les choses sont sont assez fluides en matière de de financement service de police et les partenaires sur la question de la la corruption d'abord euh il faut faut quand même reconnaître qu'elle est qu'elle est quand même assez limitée hein donc au niveau des agents publics hein euh le le ministre d'État ministre de l'Intérieur a évidemment raison de pointer ce risque euh en matière de de trafic de stupe ce risque dans la police qui qui est très très très minoritaire mais force de constater qu'on a quand même eu des agents qui parfois ont été pris la main la main dans le sac hein pour des des des consultations de fichiers des informations qui ont été données à des trafiquants et qui leur ont parfois été utiles il y a un exemple que je reprends puisque le ministre l'avait rendu public d'un individu qui était à l'époque d'ailleurs sous mon autorité quand j'étais directeur général de la Sécurité Intérieure euh dans un un dossier dont le ministre a parlé c'est pour ça je me sens plus libre de de de le raconter mais qui consultait un certain nombre de fichiers et revendait ces informations sur le Darknet et dont on a pu établir par la suite que ces informations avaient permis à certains groupes criminels de commettre des des faits extrêmement graves bon ça ça reste la minorité je ne je je dans dans la dans la lutte contre le blanchiment je Denis vous me direz si je me trompe he mais dans dans j'identifie moins de j'ai moins de cas qui me viennent à l'esprit d'agents qui aurait pu qui aurait pu être corrompu et facile dans la sphère financière de de services financiers j'ai j'ai moins d'exemples qui me viennent à l'esprit mais vous avez raison le risque existe de toute façon le risque existe plus les réseau prennent de l'importance plus ils auront évidemment intérêt à la corruption d'agents soit pour obtenir des informations soit pour éviter des contrôles tout simplement donc évidemment nous on est très attentif on est très attentif à ce risque et puis après il y a un autre volet de votre question qui concernait des professions qui nous concernent pas mais professions de conseil juridique les avocats et autres donc là ce serait mentir que de dire que certains d'entre eux ne participent pas à la constitution de ces réseaux de société qui ensuite vont servir de relais pour du blanchiment hein dans Ça c'est autre chose he moi je me garderis bien en faire Denis je sais pas si on peut le dire mais en général on n pas de oui ce sont des boîtes qui recourent aussi parfois des conseil pour la constitution de leur société euh mais en application des règles légales existantes oui je suis tout à fait enfin pour les pour les pour les agents publics c'est enfin qu'on a pas de cas de de corruption dans des dans le milieu du blanchiment particulièrement par contre il y a une profession quand même Qui est à risque pour le blanchiment c'est la profession bancaire les employés de banque où là il y a effectivement des cas de de d'employés de banque qui sont corrompus ou complices des circuits de blanchiment parce ils peuvent ouvrir des comptes ils peuvent euh faire des prêts enfin ils ont une certaine latitude qui peuvent cacher à leur hiérarchie et et faire leurs chiffres même avec les en complicité avec les les réseaux de de blanchiment ça on le on le voit assez fréquemment ou juste Denis c'est c'est pas propre à Paris hein on peut l'IR oui c'est national c'est oré et la majorité d'ailleurs des des des malversations qui peuvent être commises par des des employés de banque c'est vrai qu'il y en a c'est vrai que c'est plutôt d'ailleurs sur ma zone de compétence c'est plutôt la direction de la police judiciaire qui traite ces affaires on a aussi je dirais les 45è de Nice c'est plutôt des questions d'enrichissement personnel en fait c'est voilà c'est plutôt on crée des comptes on crée des faux compte de clients qu'on alimente pour un enrichissement personnel on en fait profiter la famille mais c'est vrai je dirais dans un un cas sur 5 ça peut aussi être une assistance à certains réseau effectivement de criminalité organisée ce qui est quand même pas la règle he je crois on peut le dire c'est quand même pas la règle la règle c'est plutôt des des détournements à des fins d'enrichissement personnel qui sont là encore très limités je je veux pas donner l'impression que c'est un phénomène répandu mais mais mais ça existe et il y a encore je crois deux ou TR jours la DPJ a fait une belle affaire a fait une belle affaire de ce genre bien Monsieur Pascal savol des et puis M Madine burau juste après oui merci je voulais vous poser la question évidemment sur c'est vrai sur l'ensemble du territoire nationale la question que j'ai posé mais je vais bénéficié de la réponse là c'est c'est comment vous travaillez sur cette question particulière avec avec les élus locaux sur le blanchivent parce que évidemment il peut y avoir je le sais par expérience des élus qui ce qu'on peut appeler une déc une déclaration de soupçon qui peuvent soupçonner que dans tel lieu par sa vie par son montage et cetera moi je vois il y a pas mal d'endroits où il y aù on voit des beaux commerciaux volontairement vided mais vraiment volontairement vided il sont même géré pour être vide qui ne sont pas voulu comm commercialiser voilà sur des montants quand même quand on sur la petite couronne autour de Paris ça fait quand même pas mal d'argent donc on peut à un moment alerter euh sur l'appel faire une déclaration de et cetera mais mais comment on travaille avec les élus y compris parce que moi j'ai pas connaissance dans dans mon passif j'ai pas connu ce type de de question d'autres questions oui avec les forces de police d'abord le lieu de proximité qui est le commissariat avec qui c'est là que quand même on a une expertise la plus fine franchement mais je je je me rappelle pas qu'on ait attiré notre attention en nous informant faant déjà de l'information la prévention et y compris d'accompagner évidemment le déclaratif quand on a un S son sur ce type d'activité voilà je voulais savoir comment comment vous travaillez avec comment organiseer le travail avec les élus les élus locaux le travail avec les élus c'est d'abord un travail de de proximité par définition donc je on on aura pas un élu qui va aller voir le service de Denis pour lui dire par contre par contre effectivement vous avez raison au niveau des commissariats ou ou même des des autorités préfectorales locales euh on a effectivement un certain nombre de signalements qui remte par les élus qui vont s'étonner de exactement ce que vous dites hein de de locaux qui sont pris à bail et qui fonctionnent pas vraiment dont on se demande comment d'ailleurs il continuent à exister bon on a un certain nombre de remonté par les élus ça c'est sûr hein ça je moi je le vois je le vois sur Paris sur le la scène saint-is enfin sur toute l'agglomération et les préfets de département concernés les trois département de petite couronne également les commissaires des circonscriptions nous le signalent on a nous des remonté d'informations sur des soupçons c'est pas formellement une déclaration de soupçon mais c'est c'est un peu la même chose bon la question que vous posez en fait c'est plutôt celle du retour d'information c'est ça en fait la question que vous posez et c'est là où ça devient plus compliqué ça devient plus compliqué parce que parce que souvent ces déclarations les élus connaissent bien leur territoire en vrai ben souvent c'est quand même assez fondé et ça débouche très souvent vers l'ouverture de procédures judiciaaires bon euh avec des investigations qui sont parfois un peu longues finalement on se rend compte qu'il y a pas que ce commerce là qui est concerné mais peut-être tout un tout un tas de commerces et donc les investigations sont parfois un peu longues et la question c'est celle du retour vers l'élu local qui a donné l'information de d'où nous en sommes des investigations je crois que le le bon sens commande alors souvent en plus pardon je termine quand le dossier est remonté sur les services spécialisés et que le parquet est saisi donc il y a un procureur aussi qui mène des qui qui qui dirige des investigations donc évidemment pour les autorités de police local pour les préfets les sous-préfets c'est plus difficile de faire retour mais moi très honnêtement pour la partie on est très préoccupé par le Nest parisien la scè saint en ce moment sur nous indiquons enfin moi je moi je le fais j'indique aux élus que on s'en occupe que bientôt des choses vont vont aboutir mais voilà qu'il convient de rester discret et autres voilà mais après c'est compliqué d'aller plus loin dans l'échange d'information et voilà jeux pour être très concret pour illustrer ce que je vous dis de manière très concrète hein il y a certains secteurs moi dans dans ma zone de compétence ou à partir de signalements qui sont remontés d'élus d'arrondissement ou d'élus de commune ou des services judiciaires spécialisés comme la DPJ travail ou le parquet est saisi de l'affaire à identifier des réseaux des noms et des échéances pour demander l'interpellation des personnes et ça c'est compliqué de faire un retour ensuite de terrain sauf à dire et ça on assume de le dire et souvent avec l'accord des parquets hein moi je j'ai beaucoup de respect pour le travail des parquets on assume de dire aux élus le dossier avance ne vous inquiétez pas on s'en occupe voilà et puis comme généralement ça finit bien ça finit toujours par des interpellations et des voilà ça nous permet de dire aux élus vous voyez on a donné suite à la à à votre signalement et peut-être même parfois grâce à ce signalement on a pu aboutir à démeler tout un réseau voilà c'est généralement comme ça qu'on travaille mais effectivement on a besoin de toutes les remonté de terrain c'est ce que dit le ministre d'État ministre de l'intérieur on on on a besoin de ce continuum he de sécurité qui n'est pas que de l'action de voie publique hein c'est aussi de l'action de signalement et on a vu madame la sénatrice Nathalie boulet combien c'était important aussi en matière de terrorisme les signalements d'où qu'ils viennent et ensuite nous on les exploite on fait pas forcément retour aux élus de l'exactitude de ce qu'on a investigué parce qu'on peut pas mais on essaie de faire un retour édulcoré mais qui soit rassurant Nadine burau rapidement merci pour tous ces informations juste en effet on sait qu'il y a des société en cascade et donc c'est vraiment très compliqué euh et évidemment il joue sur cela aussi donc ça rejoint un peu les questions qu'on a eu avant c'est est-ce que vous auriez vous aviez parlé de la garde à vue c'est suggestion qui pourrait être prolongé dans les inractions bande organisé mais est-ce que vous avez éventuellement des propositions vous avez en terme de droit des sociétés qui vous permettrai qui nous permettrait de de de faire avancer la cause et vous aider à à saisir c'est c'est c'est vrai que c'est compliqué hein parce que voilà le droit des sociétés est déjà complexe mais mais peut-être que vous avez dans votre pratique euh des des des des dans votre besace des propositions qui vous aideraient à saisir au mieux ces infractions sur le droit des sociétés de je pense que c'est vraiment le droit des sociétés madame la sénatrice qui est visée là moi moi c'est le champ moi je suis préfet de police je suis pas le neé dans les investigations mais je vois bien que c'est ce qui a quand même le plus difficile d'appréhender je sais qu'il existe aussi des procédures notamment tracf peut à un moment geler une situation je sais plus comment s'appelle cette procédure là il y a la procédure de circuit court avec les avec les greffes des tribunaux qui qui qui est qui est en train d'être mise en place alors nous on est très enfin c'est une une procédure qui donne de bon résultat puisqueen fait ils saisissent tout de suite dire l'argent des sociétés en sommeil enfin qui qui n'ont pas de réelle activité et de voir si ça si ça réagit ou pas le problème derrière c'est qu'on a fait ça donc en 2023 en 2024 on commençait à nous demander de faire des enquêtes sur les sociétés qui réagissaient donc en fait on peut on peut se noyer en fait dans ce dans ce système donc c'est la la réserve que voilà que qu'on met un petit peu avec les sur cette technique après sur le droit des sociétés dirais il y a l'interdiction de gérer qui est prononcé par les par les tribunaux he quand avec les les contre les les gérants de paille et cetera le problème c'est que c'est imp puissant fond he c'est que on en retrouve partout et il y a la liberté d'entrepreneuriat il faut que les les entreprises faut qu'il y a un dynamisme économique que les entreprises puissent généré et cetera donc ces deux ces deux problèmes effectivement qui n'auront pas de solution ouais commune merci Madame la rapporteur voulezé oui je dans la suite de ce que vous a dit vous a demandé Pascal sa vol D et et précisément parce qu'on avait été dans une politique de grande proximité avec les maires au moment des des attaques terroristes de 2015 est-ce est-ce qu'il serait pas intéressant de prévoir une une communication générale via nos préfectures auprès des maires sur un certain nombre de dispositifs parce que le texte sur les narcotrafic qui a été voté ici et qui sera à l'Assemblée très bientôt donne au maire un certain nombre désormais de de de pouvoir en et et de de d'outils sans les mettre en difficulté et sans les mettre au première loge non plus parce qu'on sait très bien qu'il y a des représailles et mais dans des départements y compris ruraux on a des questions de trafic de drogue évidemment et de criminalité organisée aussi et donc est-ce qu'il serait pas intéressant de de prévoir une information des maires de façon à ce qu'il il soit plus libre enfin en tous les cas plus attentif encore euh à à dénoncer ne serait-ce qu'au préfet des situations atypiques parce que finalement beaucoup le savent et et ne réagissent pas par peur de représaill et cetera donc est-ce est-ce qu'on pourrait pas prévoir cette information auprès des maires euh avec évidemment les préfets ils ont de toute façon ils ont toujours l'article 40 euh mais maintenant on a on on pourrait peut-être avoir une une procédure assez pédagogique sur un certain nombre de dysfonctionnement dont il pourrait être absolument témoin sans penser systématiquement à le rapporter donc peut-être que là aussi euh ça remplacerait pas le le renseignement territorial mais ça pourrait le compléter je pense de façon importante les maires étant de toute façon au PJ je pense que de de ce point de vue-là on a l'habit de les mettre à contribution mais sur les questions de sécurité ils sont très allant sur ces questions là et c'est eux qui sont quand même au première loge en terme de de dangerosité et et aussi de de contagion je vois ce qui se passe par exemple le travail du maire d'Alançon sur un certain nombre de quartiers et ça qui pourtant petite ville mais pour lesquelles on a évidemment les les les mêmes difficultés que dans une grande toute proportion gardé oui je pense que donc vous avez raison effectiv ement de de de citer l'action des élus d'une manière générale he dans la dans la dans la dans la sécurité du quotidien c'est ce qu' nous a demander le a demandé à tous les préfets le ministre de l'Intérieur de mettre en place des plans de restauration de la sécurité du quotidien qui impliquent très directement les élus à la fois comme je disais tout à l'heure pour des actions concrètes de de de de de voie publique en lien avec les services de l'État ou de manière autonome et puis il y a aussi l'échange d'information avec les les les services de l'État qui est prévu qui est importante la question que vous posez c'est celle de l'organisation de cette remontée d'information finalement à qui signaler ces informations je moi je oui j'y serais euh assez favorable ça passe aussi sans doute par des des formations hein euh enfin des formations le mot est un peu fort mais des des sensibilisations des élus à euh aux formes de blanchiment existante hein euh même si voilà euh parce que généralement quand un élu vous signale euh des doutes sur un commerce euh qui peut blanchir généralement ça débouche forcément sur autre chose hein on va se retrouver sur un trafic quel qu'il soit euh ça peut être du stup des cigarettes ou autre chose donc oui moi je pense que ce serait euh je pense que c'est une bonne proposition d'avoir une meilleure sensibilisation des acteurs locaux sur la nécessité de signaler sur le sensibiliser sur quel type de comportement doit éveiller la ttention oui je pense que ça serait une bonne chose oui oui un peu comme on a fait effectivement comme vous l'avait rappelé pour le le terrorisme avec les mêmes difficultés d'ailleurs sur le retour d'information comme je le disais tout à l'heure mais sur le signalement moi ça me paraît une bonne chose oui très bien ben ah encore une tout à fait personnel j'engage personne euh c'était aussi pour me faire comprendre c'est plus on va monter en charge la formation poid des élus on va aussi aider l'infime minorité d'élus qui peuvent penser qu'on peut faire de la politique avec du clientélisme ça c'est dit trs bien ce que tu veux inér merci beaucoup merci Monsieur le Ministre on va vous vous libérer je tenais quand même juste avant peut-être au nom de des collègues qui sont ici présent et sûrment de ceux qui sont pas là vous remercier aussi vous rendre hommage pour le le la qualité du travail qui était fait pour assurer la sécurité des Jeux Olympiques quand même on voulait vraiment vous vous remercier pour ça merci beaucoup je suis très sensible et je le répercuterai évidemment sur toutes les équipes de la préfecture de police et même audelà puis qu'on a travaillé avec plein d'autres servic becoup merci merci pour la la qualité de ces échanges merci beaucoup
Laurent Nuñez