Pas d’argent public pour les entreprises qui licencient et polluent - #AMFIS2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Chiffre
« plus de soixante deux mille emplois qui ont été supprimés par les entreprises du cac 40 »
- 3:00intervenant_1Fait
« l'année dernière ils ont supprimé 25 % des postes mais sans licenciement ils ont supprimé tous les emplois de sous-traitants »
- 4:00intervenant_1Chiffre
« en 2019 macron fait voté dans la loi de finances une disposition qui s'appelle l'icy box d'athènes boxe cette disposition fiscale a permis la multinationale dont je fais partie de réduire son impôt sur les sociétés en 2019 de 70% »
- 11:00intervenant_4Fait
« on a obtenu une victoire avec france nature environnement contre total concernant la bio raffinerie de la mède »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à toutes et à tous merci à toutes celles et tous ceux qui nous suivent en ligne puisque la conférence est rediffusé en ligne pour celles et ceux qui ne peuvent pas être à valence on pense bien à bout et bienvenue dans cette conférence qu'on a intitulé sobrement pas d'argent public pour les entreprises qui licencient et polluent reprendre le pouvoir face aux actionnaires le constat est le point de départ de cette conférence est évidemment le contexte de la crise sanitaire et les milliards d'euros qui ont été déversées certainement ajusté à juste titre par l'état mais sans aucune contrepartie qu'elle soit sociale écologique de partage des richesses etc et c'est ce sur quoi on va focaliser notre attention aujourd'hui j'ai la chance d'avoir avec moi des supers intervenants à hama cochet et à ma droite donc bon mois manon aubry pour ceux qui ne connaissent pas leurs députés à ma droite aurélie trouvé qui est porte parole d'attac que vous connaissez toutes et tous j'imagine jean françois julliard de directeur général de greenpeace et marie buisson qui est plus de porte parole de secrétaire secrétaire confédéral c'est bien ce qui me semblait de la cgt pour ceux qui étaient aux amphis l'an dernier on avait fait 1-1 organisation un peu similaire avec les organisent ces organisations qui le représente parce qu'ils ont la particularité d'être membre d'un collectif plus jamais ça on veut en parler aussi aujourd'hui qui s'est construit à la suite de la crise sanitaire et la crise économique dans l'objectif aussi d'aborder en commun à la fois des questions écologiques et des questions sociales qu on oppose souvent où le gouvernement oppose souvent et on va ici aujourd'hui de démontrer non seulement à quel point ils sont liés mais à partir de cas d'étude aussi précis ce sur quoi ils ont travaillé un an plus tard après un an de mobilisation des succès et puis d'autres on va voir que le ensemble que le chemin est encore assez long mais pour posez peut-être le débat en introduction vous l'avez peut-être vu notre cher ministre de l'économie et des finances bruno le maire a annoncé hier aux universités d'été du medef bon on choisit pas tous les mêmes universités d'été manifestement la prochaine fois je penserai invité bruno le maire pour qu'ils viennent faire ces annonces chez nous pas sûr qu'il vienne mais il a annoncé que c'était la fin du quoi qu'il en coûte vous savez cette formule qui a utilisé emmanuel macron quoi qu'il en coûte on va aider soutenir l'économie en fermant les yeux en fermant les yeux c'est un côté positif puisqu'on peut ouvrir les vannes là où des milliers d'entreprises je pense en particulier aux petites entreprises était dans la difficulté avait besoin du chômage partiel quand l'économie était à l'arrêt y avait besoin du chômage partiel qui soient financés par l'état il y avait besoin de prêts garantis par l'état on va en dire un mot aussi qui peut quelque part aussi mettre la corde au cou à ces petites entreprises dont on n'est pas sûr qu'elles ont les capacités à les rembourser il y avait besoin que l'état injecte de l'argent dans l'économie il l'a fait c'était tant mieux nous et puis les organisations qui sont ici avec moi avait soutenu st sauf que et c'est là où le bât blesse le gouvernement l'a fait sans aucune contrepartie et finalement en apprenant pas des précédentes crises économiques alors qu'ils étaient certes différente je pense à celles de 2008 mais dont l'objectif pouvait se poser clairement de dire de l'argent public pour quoi faire et dans quel objectif et quand on regarde précisément dans le détail on parle de plusieurs centaines de milliards qui ont été injectés par l'état et on a au final une somme d'entreprises qui ont touché des aides et qui à la fin on licencié je pense par exemple à sanofi alors non seulement ils n'ont pas trouvé de vaccins mais en plus ils ont supprimé 400 postes dans la recherche je pense à renault total qui sont des entreprises qui ont touché des aides et qui ont supprimé un certain nombre de postes alors même qu' on aurait pu penser que cet argent public a précisément servi à garantir l'emploi on peut prendre un autre exemple encore danone ils ont touché 1 24 milliard d'euros et 400 postes supprimés je vais pas vous faire la liste entière du cac40 parce qu'elle est en réalité assez longue mais elle dit quelque chose de la vision économique qui a été celle du gouvernement au coeur de cette crise en oubliant que cet argent public en réalité quand il sert à engranger davantage de profits quand il sert aussi à détruire davantage l'environnement en réalité c'est notre argent l'argent public qu'on utilise est donc quelque part ils veulent nous faire payer deux fois d'une part par la mauvaise utilisation qui est faite par ses entreprises notamment en terme de licenciement ou de trajectoire carbone et de pollution extrêmement nocives et de l'autre en nous demandant comme vient de le faire bruno le maire quelque part de rembourser avec la fin du quoi qu'il en coûte sur l'aspect véritablement financement et qui va payer la crise on va pas le discuter ici en détail mais je vous invite à une note conférence qu'on organisera le samedi je crois qu'elle est dans la même salle à 15h30 il me semble ou au on abordera véritablement la question de engros à qui on va faire payer aux profiteurs de crise aux plus riches aux moins fortunés aux plus précaires et c'est la question centrale là on va essayer de s'intéresser précisément à quoi sert cet argent public spécifiquement dans les entreprises et quelle contrepartie on peut leur demander nous on a essayé travailler à notre niveau sur une liste de contrepartie qu'on pouvait demander à ces entreprises par exemple interdire des licenciements pendant qu'elles touchent des aides sinon on leur demande de rembourser par exemple de s'engager à une trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre là aussi on leur demande pas du jour au lendemain mais c'est l'occasion aussi d'amorcer un changement interne au sein de l'entreprise on peut aussi demander des engagements en matière d'égalité de salaire femmes hommes etc on va revenir plus largement dessus et je vais surtout l'essai mais intervenant parlé sur ce sujet mais pour finir sur le constat dans lequel on se trouve donc plus tard après le déboursement de ces aides on a je vous le disais une suppression d'emplois dans un certain nombre d'entreprises du cac40 15000 cherono 1700 chez sanofi en tout plus de soixante deux mille emplois qui ont été supprimés par les entreprises du cac 40 de l'autre une multiplication et des bénéfices record pour ces grandes entreprises on pense à des entreprises qui se relèvent très bien après cette crise mêmes qui sont arrivées jusqu'à verser 51 milliards d'euros de dividendes s'agissant du cac 40 auprès de leurs actionnaires et puis vous avez peut-être vu aussi au cours de l'été un enrichissement record de la part des pdg des entreprises du cac 40 avec un salaire moyen de 5 3 millions d'euros je vous invite à calculer assez rapidement combien d'années ou de vie de ce mix a fait mais ça en fait énormément est ce qui est d'ailleurs en 5 3 millions record un chiffre record pour le les salaires de ces pdg et puis est ce qui est incroyable c'est que l'on voit de nouveau bruno le maire essayer de supplier en disant quand même ce serait bien les entreprises que vous fassiez des efforts le résultat je le disais c'est des dividendes record versés aux actionnaires et des salaires record de la part de la part des pdg et s'agissant des dividendes spécifiquement on a quand même sur les entreprises du cac 40 8 ce qui ont augmenté leurs dividendes et deux tiers qui ont moins maintenue leurs dividendes en pour les actionnaires donc on voit à quel point en réalité ces injonctions tant qu'elle reste à d'état d'injonction ne se traduisent pas dans en pratique par des contreparties qui sont contraignantes et une occasion de mode les ficeler la société à travers l'argent public qui est des bourses et donc la question qui est posée c'est la sortie de cette crise d'un point de vue économique et social elle est loin d'être terminée je parle même pas d'un point de vue sanitaire qui fait l'objet de débats mais on sait que le coût à payer va être endurées pendant encore quelques mois quelques années et que l'argent public qui a été investi par l'état devrait servir à façonner cette économie de demain et c'est précisément ce à quoi on réfléchit les associations qui sont membres de plus jamais ça c'est un collectif alors c'est fluctuant 16 associations comme vous êtes maintenant 40 mais c'est parti d'un noyau de 2,16 qui on sait il est l'un c'est ça proposés ils vont en parler mieux que moi des propositions pour un plan de rupture et qui reviennent aussi spécifiquement sur les contreparties qu'on peut demander aux grandes entreprises et à partir du moment où elles reçoivent des aides d'état donc de l'argent public donc notre argent qui est payé notamment à travers les impôts la tva etc qui alimente le budget public et ce qui est intéressant et c'est aussi pour ça que j'ai voulu faire cette conférence avec vous trois dans la proche qui est la vôtre c'est de mêler à la fois la question sociale la question écologique et la question économique puisqu'on a un autour de la table ici greenpeace une organisation bien connu sur les questions écologiques et qui forcément va s'attaquer je sais pas à la pollution des avions par exemple est très souvent on les a opposés au social à la cgt en disant qu' on va supprimer des postes 6 on s'attaque aux modèles aéronautique et puis de l'autre on a une organisation comme attac organisations altermondialistes qui va s'intéresser à l'organisation au sein des entreprises le partage des richesses et donc leur approche est justement de mêler leurs expertises respectives pour montrer que toutes ces contreparties là sont compatibles qu'elles sont pas ultra contraignante pour les entreprises mais la question qui est posée sur la table c'est quel modèle de société nous voulons qu'elle lui quelle utilisation nous pouvons faire des aides d'état qui sont versées par l'état et de ses milliards d'euros il ya un exemple assez symptomatique de la mobilisation qui a été la leur qui est celle de la papeterie la chapelle darblay qui était une pas d une papeterie qui menaçait de fermer je vais vous laisser raconter la suite de l'aventuré parce qu'il ya eu plusieurs rebondissements notamment la suite de la mobilisation qui a été la vôtre voilà un peu pour dresser ce panorama en même temps que je faisais cette introduction je me disais que peut-être contrairement à ce qu'on s'est dit on un projet passait la parole en premier à aurélie mais comme ça on fait du en fait de l'improvisation passer la parole à aurélie justement pour compléter ce que ce que je vous que je vous dise est précisément sur la question du partage des richesses au sein des entreprises et de la nécessité de les encadrer à la fois sur le versement de dividendes sur les écarts de richesse mais aussi sur ce qui est fait de ses profits doivent-ils être réinvesti notamment et on passera ensuite la balle au bond à jean-françois sur les questions écologiques ou doivent-ils par exemple se retrouver comme c'est le cas pour certains de ces grandes entreprises dans les paradis fiscaux comme trop elles sont trop nombreuses en avoir coutume bois j'en ai fini pour l'introduction et je vais passer la parole à aurélie don qui est porte parole d'attac qui on est très content de t'avoir avec nous si bonjour à toutes et tous merci manon houette du coup je pense qu'effectivement ça va vraiment compléter ce que tu as dit d'abord sur un constat rapide sur effectivement le l'explosion des bénéfices des valeurs boursières actuelles en particulier en période de crise et le lien avec la politique du gouvernement puis je dirais domo sur l'action de la samaritaine quand même pas ce que ça dit aussi ce qu'on pourrait faire d'abord ce que ça a voulu dire du bloc dominant georges et revenir et de et ensuite de ce qu'on pourrait faire pour s'attaquer à ça alors rapidement sur les pour vous ça complète vraiment ce que tu as dit et j'espère pas trop répéter le on a vraiment une explosion actuellement la de clients ou de du feu est en période de crise des bénéfices et des valeurs boursières en gros la crise air vrai je dirais que c'est un paradis pour les actionnaires et un enfer pour les précaires mais véritablement un paradis pour les actionnaires à coup d'être public absolument massif c'est à dire qui est finalement eu un changement de paradigme avec le quoi qu'il en coûte ça veut dire quelque chose sur l'état néolibéral c'est à dire que l'état néolibéral c'est pas moins d'état c'est en fait un état qui est capable à des moments donnés quand il faut d'être extrêmement interventionniste y compris dans l'économie quand il le faut ce quand il faut sauver le on l'avait vu déjà en demi après 2007 2008 et la crise financière mais dès lors qu'il faut sauver les riches pour faire vite et les multinationales et les grands actionnaires dès lors qu'il faut sauver la nature même du capitalisme financier eh bien l'état est capable d'intervenir très puissamment dans l'économie à coup d'être public m'a si vous savez que ces 200 milliards à peu près un an un conte enfin en un an et demi 200 milliards d'êtres publiques qui ont été versés aux entreprises privées dont une grande majorité sans conditions écologiques et sociales on va y revenir évidemment avec une grande partie pour le faire une partie en tout cas pour les très grandes entreprises et donc il faut bien comprendre que sur les 40 multinationales du cac 40 les 40 plus grandes valeurs boursières de des entreprises françaises est en avance il y en a d'abord toutes ont reçu des aides publiques tout par exemple lvmh a reçu des aides publiques via par exemple sephora pour l'aide au chômage partiel quoi contrairement à ce que dit bernard arnault quand j'ai beaucoup insisté sur lvmh le savez le fil rouge une petite histoire de gouache à douala et 26 et donc 26 de ces multinationales par ailleurs qu ont reçu des aides publiques ont versé des dividendes j'ai très généreux alors j'ai dit voilà il ya carrefour lvmh veolia vinci etc par ailleurs faut bien voir que ces dividendes donc ont augmenté pendant la crise enfin il ya eu + 1 % + 1 % de versement dividende pendant la crise alors même que les résultats net s'effondrer ce qui fait qu'en fait ça c'est des calculs de l'observateur des multinationales cent quarante pour cent des profits des bénéfices de ces multinationales du cac 40 140% été versés en matière de dividendes ça veut dire quoi qu'en fait il ya plus que le résultat net qui a été versé en termes de dividendes quoi voilà pour faire vite peut-être pour expliquer là dessus c'est comme si vous vous gagner 1000 euros par mois et que vous dépensiez 1500 euros par mois sauf que là c'est à l'échelle d'une grande entreprise et qu'en général quand c'est nous qui le faisons on à la police de la banque qui vient rapidement sur sur nos dos bizarrement pour les entreprises c'est plus facile et sachant que la en 2021 on s'attend à des augmentations encore beaucoup plus importante des dividendes y compris pour voilà en se disant on va rattraper alors qu'en fait à pas grand chose à rattraper mais on va rattraper on va rattraper la crise quoi voilà donc pour revenir à utiliser par ailleurs dans le même temps effectivement suppressions d'emplois la très concrètement lvmh s'est 888 emplois détruits en france en 2020 c'est treize mille emplois détruits dans le monde en 2020 et puis tu le disais toi-même aussi c'est une présence dans les paradis fiscaux et judiciaires massive toujours aussi massive donc c'est des pertes de recettes publiques voilà pour lvmh c'est plus de 300 filiales dans les paradis fiscaux judiciaires pourquoi je dis tout ça parce que quand on a fait l'action à la samaritaine les médias nous sont tombées dessus on nous dira mais vraiment bernard arnault c'est un héros c'est vraiment un héros parce qu'ils créent de l'emploi il permet de rapporter des recettes publiques le russe est en fait c'est quoi derrière c'est la théorie du ruissellement quoi c'est vivent les riches parce que comme ça et nous permettent d'être moins pauvres et cette théorie du ruissellement elle est puissante en fait un pour avoir fait le tour des médias ce moment là ça me tombe et là c'est vraiment celle tout le temps la théorie du ruissellement c'est vivre est riche et vivant particulier le plus grands patrons français qui est le symbole le plus puissant ce qui explique d'ailleurs la violence des réactions après les trois listes de gauche sur la vitrine de la samaritaine voilà mais au fond qu'est ce qui se passe derrière ça c'est important de revenir sur ce qui se passe sur le long terme en fait depuis les années 80 qu'est ce qui se passe c'est que la valeur ajoutée des entreprises de plus en plus la part qui va vers les salariés s'amoindrit et la part qui va vers les actionnaires vers le capital augmente c'est ça la tendance de long terme depuis les années 80 pas seulement en france mais aussi en europe plus globalement évidemment la crise elle est finalement un accélérateur de ça c'est à dire que le gouvernement quelque part a opéré une sorte de stratégie du choc et approfondie approfondi cette logique là voilà deux et grâce ça va être dit mais notamment les aides publiques massives va finalement nourissat parce que au lieu d'aller évidemment quand vous rajoutez ces aides publiques massives servi plus tôt à nourrir les dividendes que à maintenir les salaires et à et à permettre de l'investissement tout simplement parce qu'on n'était pas conditionné donc on va revenir là dessus et puis évidemment qui dit versement dividende d'indy enrichissement des plus riches parce que évidemment nous la fait pas c'est à dire que les actionnaires s'est pas d'abord et avant tout le petit actionnaire voilà c'est par exemple lvmh pa la moitié des la moitié des dividendes vont dans la poche de la famille arnault voilà donc donc évidemment que c'est pas le petit c'est pas les pauvres petits actionnaires qui qui heureusement peuvent bénéficier des dividendes quoi et donc ça explique aussi l'enrichissement hallucinant des grandes et des plus grandes fortunes de france dont évidemment bernard nous on en a beaucoup parlé parce que c'est voilà vous savez que père d'avoir harmos et plus 60 milliards de patrimoine alors certes ça n'est que du patrimoine ça n'est que de la valeur d'actifs financiers mais n'empêche que il a un patrimoine aujourd'hui qui a augmenté de 60 milliards d'euros qui est par ailleurs une une financière et enfin en augmentant si vous voulez la valeur de tous les produits financiers c'est aussi une financiarisation encore plus importantes de l'est nomi au détriment de l'investissement de l'activité réelle etc voilà est donc une concentration aujourd'hui la richesse des milliardaires en particulier en france qui est exceptionnel beaucoup plus importantes par exemple qu'en allemagne encore voilà et donc c'est aussi important parce que je le dis par rapport au discours sur le capitalisme français vivent vive le capitalisme national français les grands patrons mangeons consommons locale rrb faire français parce que vive la france et bien en fait le capitalisme français peut être un des pires en matière de partage d en tout cas en europe voilà quand on compare à l'allemagne par exemple et une concentration des richesses enfin entre les ultras ultra-riches exceptionnel quoi et derrière évidemment ya une politique du gouvernement qu'a permis ça ça a été dit c'est les aides publiques massives mais c'est aussi des cadeaux fiscaux tu l'as dit kim qui perdure déjà sous le gouvernement au lendemain cas quand même faire des plus gros cadeau un sous forme du cic eux qui aujourd'hui le crédit impôt compétitivité emploi alors comme comme toutes les évaluations mêmes officiels ont dit que c'était une efficace maintenant ils les ont ils ont transformé en baisse pérenne des exonérations patronales de à de cotisations sociales patronales mais c'est aussi pendant la crise un truc peut-être que dans le gouvernement et le medef n'avait jamais osé rêver qu'est la baisse des impôts de production enfin je veux dire il ya eu des trucs pendant la crise quand même assez hallucinant sur la baisse des charges des entreprises évidemment associé aussi à la baisse de l'impôt sur les sociétés de 33 à 25 % sur le quinquennat et puis pour finir la politique de la banque centrale européenne avec des rachats massifs d'actifs financiers des grandes entreprises voilà il ya vraiment un cocktail magique qui explique aujourd'hui les chiffres hallucinants avec des records boursiers leurs cordes indices boursiers du cac40 historique voilà et donc c'est juste pour dire que là on est quand même avec la crise on est face à une accélération vraiment de cette concentration des richesses et moi je dirais peut-être c'est mon point de vue mais je pense qu'après la crise de 2007-2008 il ya quand même eu une remise en cause du à tout petit peu même à la marge en tout cas il ya eu on n'a pas le gouvernement a pas osé aller aussi loin que ce que fait le gouvernement actuel quoi dans dans les ca vraiment une stratégie du choc claire et décomplexé quoi voilà et pour finir sur la samaritaine pourquoi je veux en parler parce que ça d'abord je pense que c'est important de mener des actions mais c'est pas cgt fin je pense cgt alors oui ah oui peut-être que vous que or qui connaît l'action de la samaritaine ici avec moi tu vois ça ya bien des militants donc on a mis pour ceux qui les quelques bras qui sont arrivés quelques 3 litres de gouache alors qu'au départ on n'était pas partis pour faire son était parti pour m et c'est ce qu'on a fait une énorme banderole sur alors pour greenpeace c'est rien du tout un parieur de faire ça mais j'étais tout content parce que on était il y avait 10 personnes qui ont grimpé un petit échafaudage on avait l'impression d'être des mini greenpeace et m'envoyait il ya aussi des contagions dans les méthodes d'action entre entre cela comme une énorme banderole avec tout ce qui est intéressant important pour nous on pensait que ça allait être le plus chaud quoi à faire c'était de mettre les têtes de pinault arnault bettencourt et dry sur une énorme une énorme banderole enfin passionnant que ça au regard de greenpeace mais sur sur un échafaudage de lvmh puis la veille audio on va mettre au lit de gouache sur de gouache noir sur les 8 de la samaritaine enfin on y vais un peu en short quoi et puis bon ballon mais ces trois litres de gouache puis alors là c'est le déferlement surtout de la delà de la droite dure à anne hidalgo qui nous traitent devant enfin voir actes de vandalisme et c'est donc le figaro lancé un sondage pour savoir s'il faut dissoudre attaque évidemment mais surtout ce qui est important alors il ya un article génial d'euros marie gaudin dans mediapart qui décrypte ce truc là enfin moi j'adore et qui montrent en fait que derrière il ya vraiment ça montre le soutien indéfectible de ce bloc dominant alors de anne hidalgo à la droite dure aux plus riches et aux grands patrons quoi c'est vraiment le touche pas à mon riche et et finalement c'est une sorte de sacralisation de la figure de bernard un hall qui est par ailleurs devenu entre temps la plus grande fortune mondiale et est bien aussi c'était parce que c'était pas que la figure bernard annoncé de s'attaquer à la samaritaine et c'est quoi la samaritaine faut quand même bien se le présent le représenter c'est une forme en fait c'est horrible c'est non c'est pas seulement une sorte de musée c'est un palais c'est une sorte de palais où on vient montrer aux quidams qui peut rien acheter quoi parce que c'est des montres à 150000 euros même un tee shirt vous pouvez pas vous la fin ou alors vous y mettez votre salaire quoi et encore voilà et du coup c'est vraiment montré la supériorité des ultra-riches sur le quidam moyen et ce qui est quand même un problème d'ailleurs que c'était inauguré par les plus grands responsables et est donc voilà on a visé ça et vu la dureté des réactions on se dit qu'on a quand même bien viser pour le coup ça nous motive beaucoup pour poursuivre dès la rentrée d'ailleurs je veux dire plus plus nous taper dessus que l'on avait envie de continuer et mais voilà derrière je pense qu'il y avait il ya quand même trois quatre idées qui était qui moi j'ai enfin voila j'ai suivi les jeux finis là dessus dans les médias et qui était au coeur de l'action c'est un l'idée du ruissellement c'est à dire que arnault lvmh créée plein d'emplois alors qu'en fait ils n'en détruisent de la richesse de bernard arnault et des grands patrons et des plus riches est permet de réussir et vers les pauvres et c'est génial et puis 3 quand même cette idée que le luxe français bénéficier à la france quoi et qu'il faut pas toucher au luxe français il faut pas toucher au fleuron du capitalisme national du capitalisme national et là il fallait quand même rappeler une chose c'est que lvmh d'avoir cédé au pea extrêmement hostile et delà de la récupération de plein de petites entreprises familiales depuis des années des années c'est une énorme financiarisation de l'économie par une très forte hausse de la valeur des actifs financiers et puis c'est aussi des salariés mais payer enfin voilà et des salariés ultra précaire des couturières qui bossent pour que dalle dans des dans une précarité hallucinante voilà et donc ça permet aussi de déconstruire nous c'était une manière de déconstruire un petit peu autant qu'on a pu dans les médias aussi toutes ces idées fait sur la toute-puissance et et la grande bienveillance de ses de ces grands patrons voilà il pour finir elle va et moi je mangeais finir sur une formule de mars qui dit la production au bout d'un moment dans le capitalisme la production devient un mal nécessaire des profits et c'est ça qui est en train de se passer c'est qu'elle vmh c'est vraiment le symbole de ça c'est une financiarisation hallucinante où finalement et bien ce qui dicte ce qui dicte les décisions d'élever un match et ce qui dicte aujourd'hui de plus en plus sa décision du thème capitaliste en france comme dans le monde eh bien ce sont les profits au détriment de l'investissement de l'emploi et de l'écologie donc ça fait la transition avec mes collègues voilà merci beaucoup aurélie d'ailleurs vous pouvez enlever vos masques en lui quand vous parlez tu peux garder merci beaucoup c'est super utile ce que tu dis et je crois que là là elle tue décrit assez bien la violence delà de la réaction dit à votre action je me souviens même quand vous faisiez les actions avec du blanc de meudon sur les sur les magasins apple même à l'époque enfin à l'époque il ya juste quelques années ça n'avait pas provoqué une telle une telle réaction et je pense que c'est aussi lié à ce que représente la cible dans les deux cas c'est une grande entreprise mais il ya aussi la dimension française qui a certainement qui a certainement joué et est qu on entend assez régulièrement et c'est intéressant la manière dont tu l'a présenté deux de déconstruire de ben en fait vouloir redistribuer les richesses entre les plus riches et les plus pauvres au sein d'une entreprise et au sein de la france n'est pas être anti français au contraire c'est pour que le moigne le français moyen la moyenne des français puissent vivre mieux dans notre pays en l'occurrence bernard arnault a de quoi participer largement participé à l'effort national je dirais je vais faire la transition vers jean-françois en disant ok ce qui expose et aurélie c'est comment on peut récupérer l'argent euro finisse pas automatiquement de l'état avec un aller simple dans la poche des actionnaires avec a tu le disais en plus de 100 mineurs qui ont été versés par l'état et on voit un enrichissement record cette année des actionnaires et comment justement à l'échelle d'une entreprise ça peut être utile pour réorienter notre société vers un modèle qui soit plus écologique et qu'ils soient pas comme on dit souvent revenir à l'âge de pierre etc mais que les entreprises ont aussi un rôle à jouer et les aides d'état peuvent servir et ne pas s'opposer justement précisément à cette redistribution des richesses ouais tout à fait un bonjour bonjour tout le monde déjà juste pour expliquer pourquoi pourquoi gainey se retrouvent aujourd'hui à faire des demandes sur la conditionnalité des aides aux entreprises parce que ça va pas forcément de soi pour une organisation environnementale en plus c'est quelque chose d'assez nouveau chez nous en face avec quelques années maintenant comporte ses positionnements là mais c'est relativement nouveau en fête ou par delà de la crise et l'impératif climatique là on sort à nouveau d'un et et 2021 effroyable de ceux de ceux sur ce plan là vous avez vu les records de température qui ont été battus 49 6 degrés dans ce village de lytton au canada qui a été tout simplement détruits par les flammes après tellement les incendies étaient été ravageur la même chose dans le désert marocain des incendies qui ont ponctué tous nos traités sur le pourtour méditerranéen de ce qu'on a vu pas très loin d'ici dans le dans le dans le var mais aussi d'autres très sévère en grèce en turquie en algérie les inondations là aussi liée aux à la crise climatique en allemagne en belgique aux pays bas au luxembourg etc donc voilà une fois de plus j'ai envie de dire malheureusement une fois de plus on sort d'un et est on en train de sortir d'un été qui a montré que la crise climatique elle est là elle est bien là elle et pas seulement dans dans le sud est asiatique avec les typhons qui ravagent des philippines par exemple depuis des années elle est là un peu partout et y compris en europe en plus ça a été redit par ce rapport ce rapport du giec en fin de l'un des groupes de travail qui prépare la 6e synthèse des travaux du giec pour l'an prochain et qui rappelait que l'urgence climatique et merlas que tout ce qu'on pensait qu'ils allaient arriver dans quelques années ça arrive déjà qu'on la crise climatique elle s'accélère que grosso modo ça confirme que cette décennie dans laquelle nous venons d'entrer donc la décennie 2020-2030 elle est déterminante à bien des égards et que si on n'arrive pas à corriger le tir en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 on pourra faire tout ce qu'on veut après ce sera trop tard donc les conséquences du de la crise climatique seront seront surtout un inconnu et imprévisible c'est surtout ça moi qui me kim est fréquent quand je parle de crise climatique c'est qu'il ya tout un tas d'événements auxquels on ne sait pas s'attendre pas ce que parce que personne n'est capable de prédire ce qu'il va se passer si on dépasse 2 ou 3 degrés de réchauffement global donc en fait là d'autres nos demandes vis-à-vis des entreprises elles viennent aussi de ça c'est à dire qu'aujourd'hui on est convaincu que tout le monde entreprises compris doit contribuer à l'effort de résolution de la crise climatique et et malheureusement ce n'est pas le cas l'accord de paris qui a un devenu un peu le cadre de référence quoi qu'on pense de l'accord de paris il a eu le mérite de poser un cadre de référence mondiale sur les négos les négociations climatiques internationales et sept accords de paris s'il s'impose en tout cas s'il est sans cesse sans cesse imposées aux états il ne l'est pas vis-à-vis des entreprises terre qu aucune entreprise n'est soumise à l'accord de paris lé aucune contrainte ne pèse sur les grandes entreprises internationales en matière de d'efforts et de contribution à l'effort collectif pour résoudre la crise climatique donc on est parti de sa de se dire ce n'est pas normal aujourd'hui ce n'est pas pensable ça n'est plus acceptable que les grandes entreprises échappent à cet effort là donc il faut absolument trouver le moyen de de soumettre les entreprises à l'accord de paris et de les contraindre si les incitations et les engagements volontaires ne suffisent pas et ça fait déjà des années maintenant qu'on sait que les incitations volontaire ne suffisent pas donc l'idée est de faire en sorte que chaque grande entreprise ça peut même être faits individuellement entreprise par entreprise et une trajectoire ce comme tu le disais on peut pas imposer des choses du jour en main non plus on est on a une approche pragmatique et réaliste en la matière mais qu'il y ait une trajectoire imposé aux grandes entreprises pour qu'elles réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre rapidement et à contribuer ainsi à l'effort à l'effort à l'effort collectif mais sauf que c'est ces contreparties en fait ces contreparties sociales écologiques finalement on se rend compte que personne n'en veut les entreprises n'en veulent pas parce que c'est des contraintes pour elle et que les entreprises par définition n'aime pas la contrainte donc elle préfère être libre de faire comme elle bon leur semble donc elles n'en veulent pas la majorité politique actuelle n'en veut pas non plus nous on s'y est confronté quand on a chatouillé un peu les députés de la majorité parlementaire pendant le moment de l'examen du projet de loi de finances rectificatif en pleine crise sanitaire la seule réaction a été celle de gilles legendre à l'époque était président du groupe la république la république en marche à l'assemblée nationale qui nous a appelés pour limite de nous insulter en disant qu' on ne voulait tuer les entreprises françaises et qu'on s'en prenait aux fleurons de 2 des entreprises françaises à l'époque c'était le secteur aéronautique dont qu'airbus était le secteur automobile donc les grandes entreprises françaises aussi dans le domaine de l'automobile et que ce n'était pas le moment de demander des efforts supplémentaires aux entreprises ce n'était pas le moment de leur demander des contreparties à l'époque on parlait de les plans de sauvetage que ça ça viendrait dans le plan de relance monde depuis eu un plan de relance est toujours pas de contrepartie et puis maintenant on voit qu'on est en train de de reprendre les bonnes habitudes d'avant et qu'il n'y aura toujours pas de contrepartie donc voilà on est on est on est pas dupe on savait bien que ça allait se passer comme ça malheureusement mais c'est vrai que la réaction a été a été celle ci est et c'est compliqué d'expliquer qu' aujourd'hui ça ne ça ne pourra pas résoudre la crise climatique s'il n'ya pas effectivement cessé ses contreparties qui s'impose aux entreprises et ce qu'on essaie de faire c'est de systématiquement demander des contreparties sociales et écologiques sociales et environnementales parce que si on ne demande que des contreparties environnementale ça veut dire baisser réduction des émissions de gaz à effet de serre vous faites comme vous voulez mais vous baisser les émissions de gaz à effet de serre bah ça occasionne de la casse sociale et puis c'est les salariés qui payent le prix tout ça si on ne demande que des contreparties sociales type interdire les licenciements et aucun effort qui est fait pour faire en sorte que les entreprises transforment et se restructurer se réinvente par rapport à l'impératif climatique d'où le fait qu'on demande ensemble avec la cgt mais avec les autres syndicats qui sont dans plus jamais ça qu'on demande systématiquement des contreparties sociales et environnementales parce que si on ne demande pas les deux en même temps et bien on arrivera à résoudre ni la crise climatique ni la crise ni la crise sociale en fait et c'est vrai qu'on a on a beaucoup travaillé nous sur le sur un certain nombre de secteurs en priorité donc parce qu'aussi le le gouvernement a abondé dette publique sur certains secteurs en particulier donc lui l'automobile et hull est rien tu parlais de l'action contre la samaritaine nous la gouache c'était l'avion vers de monsieur djebbari donc c'est pareil on a aussi eu des réactions très vives parce que quelque part on visait un avion air france dans qu'à france est aussi un fleuron de l'industrie française c'est c'est l'aviation à la française c'est une entreprise qui est qui et qui a une énorme cote de sympathie auprès des françaises et des français et pour tout un tas de raisons valables aussi mais c'est vrai que le simple fait de recouvrir comme ça cet avion de quelques de quelques litres de peinture ça a déclenché des réactions qui sont au moins à la hauteur de celles qu'on a habituellement quand on entre dans une centrale nucléaire donc on était pas on n'était pas prêt à ça on n'avait pas anticipé que ça puisse susciter de telles réactions mais c'était le cas et puis comme c'est un avion comme c'est air france comme c'est pour le coup un truc qui n'avait jamais été fait comme le sujet la responsabilité du transport aérien dans l'impact climatique est encore nouveau et bien c'est une image qui a fait le tour du monde donc il ya eu des réactions de d'une couverture médiatique extrêmement importante donc des réactions un peu un peu un peu partout et c'est vrai que c'est compliqué mais aujourd'hui on est effectivement très déterminés à continuer à porter ce message là et à faire en sorte effectivement que les entreprises soient obligés de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre quitte à prendre des sanctions donc pour nous les sanctions ça peut aller jusqu'à un moment donné leur interdire de verser des dividendes aurélie trouvé parler des dividendes c'est un moyen de pression énorme sur les entreprises à partir au moment où commença à toucher un peu aux dividendes versés aux actionnaires et a gelé ses dividendes si les entreprises ne respectent pas leur obligation de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à ça commence déjà à bousculer fortement au sein des de la gouvernance des entreprises donc c'est pour nous un moyen un moyen de pression important sur les entreprises qui ne voudrait pas jouer le jeu donc ça fait partie des mesures comporte et qu'on espère bien continuer à porter dans ce débat là pour faire en sorte que qu'on puisse qu'on puisse transformer ces mais c'est un cc c'est un long chemin on sait bien que ça ne peut pas se faire comme ça mais qu'il va continuer à falloir le faire et puis quelque part tout toutes ces mesures comporte dans ce dense dans ce plan de rupture et je vous invite vraiment halal eu à le lire déjà parce qu'il se lit bien moi je trouve c'est pas c'est pas un document extrêmement compliqué à lire c'est pas un document extrêmement long et puis ça au delà des propositions comporte c'est un peu ce que je disais hier parce qu'on revient tous les trois de devant on a présenté ce plan à l'université d'été des mouvements sociaux se disait c'est au delà de l'ensemble et de la somme des propositions qui sont portées dans ce plan ça esquisse aussi un peu une une vision pour d'une société souhaitable d'autres points de vue c'est à dire ça et ce qui se d un avenir plus radieux avec d une société plus apaisée où il ya moins d'inégalités moins de souffrance et tout ça donc c'est pas non plus une utopie complètement naïve on sait bien que il ya aussi un fossé énorme entre publié un plan comme ça et le voir réaliser et transformé dans la société réelle mais en tout cas on espère que ça contribue à nourrir ce débat et faire en sorte de motiver de plus en plus de gens à s'engager dans cette dans cette voie là merci beaucoup jean françois juste pour compléter sur sur le plan ce qui est intéressant aussi dans la proche c'est que souvent je dis ça en ayant eu dans le passé une casquette associative mais ce que j'ai découvert dans des accords politiques c'est que souvent quand on va se mettre d'accord politiquement et ça a été fait dans le cadre de coalition dans le passé on va prendre le plus petit dénominateur commun donc on va se mettre ensemble d'accords ce sur quoi on est tous vraiment d'accord et ce sur quoi on se positionne tous l'intérêt aussi de ce plan c'est que chacun y apporte son expertise pour enrichir plutôt que d'essayer de trouver des dénominateurs communs entre la cgt greenpeace et attaque pour ne citer qu'eux qui ont des histoires des cultures et des domaines d expertise relativement différent au contraire on a essayé de les faire fonctionner ensemble et c'est vrai que c'est relativement inédit dans le secteur associatif ou ou en général chacun travail en silo sur ces sujets sur lesquels il est expert on en a besoin mais je trouve que la richesse de ce plan repose justement sur l'articulation des questions les unes aux autres et souvent quand on articule ses questions les unes aux autres on va nous dire les écolos vous êtes bien sympa mais vous allez détruire l'emploi et donc vos gens chez air france ou ailleurs bah du coup ça va faire du chômage et donc vous allez être responsable de la montée du chômage en france dans un contexte social qui est déjà relativement complexe tout n'est pas sur les épaules du gouvernement le forcément la crise n'a pas aidé mais il ya aussi des choix politiques sur l'orientation qu'on peut donner pour s'orienter vers le plein emploi je renvoie à d'autres conférences qui vont parler du sujet mais c'est vrai que souvent on met en tension spécifiquement la question écologique avec la question sociale donc pour te passer la balle au bond marie qu'elle est justement la réponse de la cgt par rapport à ça est ce que de manière un peu pro a que vous n'êtes pas devenus des affreuses écolo qui trahit si la cause sociale et qui allie mettent pleins d'ouvriers du secteur aéronautique et ailleurs au chômage vous avez une petite idée sur la leyre je perds suivre cette question bonjour on va croire que je suis ruth elkrief un nom je ma question était volontairement biaisé non bien sûr évidemment la question qu'on s'est posée c'est la défense de l'emploi du travail des travailleurs des travailleuses de leur expertise de leur qualification c'est au coeur c'est au coeur du travail d'une organisation syndicale mais je crois que aurélie l'a dit et tu l'as dit dans son introduction ce qui détruit des emplois ce qui ce qui met à mal la vie des travailleurs et des travailleuses ça n'est pas la transition écologique pour l'instant c'est le capitalisme dans la manière et le néo libéralisme tel qu'il est tel qu'ils s'expriment aujourd'hui dans notre pays tel qu'il conditionne le travail la production etc et donc la question de l'emploi est elle existe en dehors de la question de la transition il ya une vraie question tu parlais de la finance la financiarisation effectivement aujourd'hui c'est le ceux qui produisent les richesses les services son vécu uniquement comme un coup comme quelque chose qui pèse or ils sont à la base de la création de toute richesse et c'est en ça que dans les propositions comportant comme un il ya quelque chose sur une rupture s'appelle un plan de rupture c'est à dire qu'il faut rompre avec un certain nombre de ces logiques pour remettre au centre de nos questions la question de la vie des millions de travailleurs et de travailleuses en france mais aussi ailleurs dans le monde donc là dessus on ans on a un vrai accord la tuer et comme la crise s'accentue que tu l'as dit il ya il ya des destructions d'emplois très forte dans les entreprises du cac 40 mais si on regarde les effets en cascade sur la sous traitance la sous traitance qui est quand même là où il ya le plus de précarité le plus de passes a l'air aussi encore moins de garanties pour les travailleurs et les travailleuses on se rend compte que c'est une grosse inquiétude et et des plus de cent mille emplois détruits ou en cours de destruction donc l'idée ce serait de dire bon bah il ya une urgence sociale et donc cette urgence sociale elle prend pas le pas sur toutes les autres urgence démocratique mais aussi écologique est ce que ce qu'on pense c'est que on ne peut pas travailler comme ça on ne peut pas travailler dans l'opposition systématique de ces deux urgences parce que on court le risque de ne répondre ni à l'une ni à l'autre de ces urgences mais bien de faire le jeu de ceux qui n'ont pas envie de répondre à ces urgences parce que il ne court pas de risque ni à la crise sociale née à la crise environnementale et on le voit bien les inégalités sociales on les retrouve dans les questions environnementales c'est à dire qu'aujourd'hui les premiers à souffrir de des conditions de production et de la pollution dans les productions ce sont les travailleurs et les travailleuses on l'a vu on a travaillé ensemble à grandpuits sur la raffinerie de grandpuits les les travailleurs de caen puis ils sont victimes des dégazages sauvages et sont victimes de l'obsolescence de l'outil industriel et donc ils ont envie de se battre pour des contes des conditions de production qui les préserve et qui préservent leurs familles qui habitent à proximité de la raffinerie de grandpuits parce que ce sont des ouvriers qualifiés et qu'ils habitent à proximité de l'endroit où ils produisent et aussi qu'ils ont envie d'avoir de meilleures conditions de travail des salaires et une garantie de leur emploi mais aussi de leurs qualifications et donc on le voit bien il n'ya pas il y aurait pas d'un côté des gens corps et des préoccupations écologiques des citoyens des citoyens d'un autre côté des travailleurs et des travailleuses qui n'aurait pas ces préoccupations là les choses sont plus compliquées et les deux les deux semaines on pense et c'est pour ça que on a et aurélie et jean françois hollande y mener un regard critique sur la politique du gouvernement mais aussi essayer de faire des propositions qui montrent qu'il n'y a pas d'opposition irréductible entre entre ces deux questions là et à chaque fois et tu l'as dit on a essayé de travailler non pas en collant semble nos revendications respectives mais bien en essayant d'articuler à chaque fois et de voir parfois quand elle pouvait apparaître comme contradictoires comment nous on pouvait les articuler pour qu'elle ne le soit pas et pour que elle elle s'articule ensemble pour que la transition ne soit pas quelque chose la transition écologique qui s'impose à nous à travers le le le la défense de notre lieu de vie et de la planète ll ne elles ne viennent pas elles ne viennent pas pesé comme comme quelque chose qui pèserait en plus soit les travailleurs et les travailleuses ont plus de tout toutes les questions sociales qu'on a soulevé mais bien qu'elle soit une opportunité une opportunité de transformer la manière dont on produit mais aussi de remettre au centre de la production des services les travailleurs et les travailleuses en repartant de leur expertise et c'est l'expérience qu'on a fait ensemble ces derniers mois quand on discute avec les papiers de la chapelle darblay ce sont eux les travailleurs et les travailleuses qui ont fait des propositions pour organiser une production qui soit écologique qui soit qui produit sa propre énergie qui soit qui permettent de produire à tra partir de déchets et il n'y a pas un déchet qui sort de la papeterie tous que tout ce qui est produit dans la papeterie tous les déchets produits sont ré réinjecter retravailler dans la papeterie est pareil à grandpuits quand on demande aux travailleurs et aux travailleuses leur expertise comment et transformer la production quels types de production et pourraient faire avec leur qualification leur qualification assez forte dans leur métier eh bien on voit qu'ils ont des tas d'idées des tas de propositions simplement pour ça il faut être prêt à imposer une augmentation des salaires de la formation de haut niveau payer avec le maintien des droits pendant cette formation et c'est tout un monde tout un tas de mesures qui sont aujourd'hui on le sait qu'ils ne viendront pas des super riches et grands patrons des entreprises du cac 40 qui ont en point de mire uniquement de verser des dividendes effectivement ça a un coût et il faut accepter de passer d'une rentabilité à deux chiffres à une rentabilité à un chiffre enfin total peut se permettre de passer à de baisser un peu sa rentabilité si ça rend un outil de production plus pérenne ça maintient les qualifications les savoir faire et ça permet aussi d'assurer la souveraineté sur un certain nombre de productions qui sont importantes importantes pour la vie quotidienne donc c'est un peu ça comporte ensemble et cette idée là que on est poussé par cette double urgence et que cette double urgence elle nous impose à un moment de sortir un peu de de nos silos comme tu le disais et d'essayer de voir ensemble comment on pourrait construire des alternatives et crédible et désirable comme le disait jean françois merci beaucoup marys et c'est la preuve aussi que l'on ne pose pas forcément le social l écologiste qui était intéressant par exemple je pense à moi la mobilisation à laquelle j'avais participé la précédente sur les avions quand on est allé à l'aéroport charles de gaulle il y avait des syndicats de l'aérien qui étaient présents je me sens un plus pour être honnête c'était des syndicats stewart ou des syndicats de commandes il faut faire d'avion de pilotes voilà merci pour ces grands moments ça va te monde revient de vacances donc où il y avait des syndicats de pilotes et ce qui était intéressant aussi c'est qu'il y avait des jeunes pilotes en formation qui était là et qui eux-mêmes disais ok on est formés à ça mais on a des compétences qui peuvent être réutilisés dans la société et c'est ça qui est intéressant c'est quand on travaille avec les salariés et a priori des pilotes ont un niveau de formation extrêmement élevé mais en vrai ça vous pour plein de types de formations différentes et de voir comment on peut réutiliser leurs compétences certains disaient par exemple que ça les dérangeait pas d'être pilote de trains qu'ils avaient rêvé quand j'étais petit d'être pilote d'avion parce que c'est le truc qui fait rêver qui va dans les airs mais est bon c'est un exemple parmi tant d'autres et je sors juste l'anecdote éventuellement jean-françois pourrait pourrait compléter sur ce point là mais ce qui était intéressant c'est que de faire la démarche d'essayer de les associer on peut aussi définir avec ses salariés comment ce plan de transition peut se dérouler parce que clairement si du genre on va venir vous voir dans votre boulot et on vous dit en fait ton boulot il existera plus dans six mois c'est évident que on va créer de la friction on va opposer les gens les uns aux autres et donc l'enjeu à travers à la fois les contreparties qu'on peut demander aux entreprises qui bénéficient des aides d'état et la définition conjointe à la fois avec des associations spécialistes sur ces différents sujets et avec les salariés c'est qu'on peut précisément faire sa trajectoire qui va pas se faire du jour en main de nouveau mais qu' il y a urgence a démarré dès maintenant si l'on veut réduire drastiquement par exemple je crois que le transport ces responsables de 30% des émissions de gaz à effet de serre si je dis pas de bêtises voilà on sait que si on veut réduire les émissions de gaz à effet de serre faut réduire ce que ce que consomme le transport et qui a pas des milliards de solutions en la matière avec un moment ça passe aussi par une réduction notamment du trafic aérien mais pas comme et peut-être c'était un mot supplémentaire à dire les ouailles c'était juste pour parce que effectivement sur le sur l'aérien il ya une initiative qui est absolument géniale qui est en train de se construire c'est pas qui est porté par une plateforme qui s'appelle pensons l'aéronautique de demain et dans cette plateforme il ya à la fois des des salariés du secteur des syndicats cgt airbus qui est dedans par exemple il ya des étudiants en aéronautique il ya des riverains de l'aéroport de toulouse blagnac tout ça se passe autour de toulouse qui est quand même le pôle d'attractivité économique le plus et industriels plus important sur l'aéronautique en france il ya des il ya des ingénieurs il ya déjà des pilotes il ya des ja du personnel au sol il ya des associations écolos locales et tout et tout ces gens là se sont mis ensemble autour d'une table pour essayer de réinventer l'aérien de demain et je trouve ça génial parce que sa part de sa part d'eux-mêmes quoi ça parle à personne ne leur impose et ça ils vont organiser la l'automne les premières manches et plus ils appellent ça des assises de l'hérault nautique ou quelque chose dans le genre pour essayer de effectivement de oued de réinventer le le transport aérien parce qu'ils sont ils sont partis ils ont réussi à se mettre d'accord sur le constat que faire en sorte que le secteur aérien soient mieux alignés avec l'impératif climatique passe forcément par une diversification des activités dans l'aérien et diversification qui serait lui aussi qu'il y aurait au qu'il y aura moins d'avions qui vont effectivement volé dans ciel donc ça veut dire comment est ce qu'on fait à partir de ce constat là de se dire que si on veut que l'aérien continue d'exister si on veut que les salariés continuent de pouvoir travailler dans ce secteur là il faut diversifier nos activités et diversifier nos activités comme tu dis par exemple transférer vers d'autres secteurs il ya cet exemple l'un des pilotes mais moi le monsieur que j'ai rencontré m'a dit mais on a des compétences par exemple dans la durabilité des matériaux dans l'aérien qui pourraient être utilisés dans l'électroménager dans le chauffage et la climatisation dans tout un tas d'autres secteurs il y a une expertise en terme de deux de production de pièces par exemple ou de chaudronnerie de chaudronnerie dans le dans le dans le dans l'aérien aussi qui pourrait tout à fait servir dans d'autres dans d'autres secteurs d'activité et voilà donc ces gens là se sont mis ensemble et se sont mis à rêver et on les soutient du mieux qu'on peut parce que je trouve qu'ils hâtive est génial pour essayer de réinventer l'aérien de demain compatible avec avec la trajectoire climatique il faut quoi merci beaucoup je trouve que c'est un effet un exemple qui est super intéressant et peut-être pour conclure sur pour prendre l'aérien comme exemple pour moi ça me fait aussi un peu penser à la sortie de qui a eu en france de l'extraction du charbon notamment où en fait on n'a pas eu le choix au bout d'un moment il y avait plus de charbon je pense qu'à un moment on n'aura plus le choix il faudra radicalement changer nos modes de vie mais soit on fait de la même manière c'est à dire qu'on ne l'anticipent pas et du jour au lendemain vous avez des bassins miniers qui sont livrés au chômage soit on est capable d'adapter notre société de la préparer et d'accompagner ce transfert et c'est là tout l'enjeu il est presque trop tard mais pas complètement et donc on a encore en capacité d'opérer avec les premiers concernés justement une transformation de leur formation une réutilisation des compétences qu'ils ont est en fait souvent quand on l'exploit avec les premiers concernés on se rend compte que c'est réutilisables dans plein de domaines et ça tombe bien parce qu'un aspect qu'on a assez peu abordée c'est qu'en réalité la transition écologique elle est créatrice d'emplois ne serait ce que parce qu'on va relocaliser l'industrie créatrice d'emplois dans l'agriculture par exemple et je pourrais faire une longue liste mais si vous prenez différents secteurs ce sera éminemment créateur d'emplois mais il faut pour ça accompagné justement notre secteur du travail c'est pour ça que c'est à mon sens capital de le faire avec les syndicats et avec les salariés qui sont les premiers concernés il nous reste une vingtaine de minutes je vous propose d'ouvrir la parole à la salle alors honnêtement c'est c'est assez difficile comme ça un jour dit vous qu'on vous voit à peine parce qu'on a un peu aveugle et ici je alors je regarde derrière est-ce qu'on a des micros en rab non ok on n'a pas de micro robe très bien eh bien je vais faire petit déplacement de micros je vais moi venir à vous je vais avec mon masque et je vais venir à vous je sais pas dans quelle mesure ces possibles niveau filmage j'ai le droit de le faire ok ça va parce que je comme je vous dis qu'on improvise on n'est pas préparé sa voix je vais venir à vous pour les questions n'hésitez pas à dire si elle s'adresse à un interlocuteur en particulier n'hésitez pas aussi à être court et est [Musique] vraiment allé au point de votre question pour qu'ils puissent y répondre et puis on en a l'occasion d'échanger probablement un peu avant la fin je suis même seconde et merci mathieu oui moi je voulais vous remercier pour vos interventions qui sont vraiment très très intéressante dans tous les détails que nous vous nous avez communiqué qu' on n'a pas forcément nous le peuple je constate avec avec beaucoup de plaisir que il y à une association qui est d'en transformer politique entre les associatifs les syndicats et les mouvements politiques vous parliez de solliciter salariés pour les inviter à faire les propositions pour éviter et éventuellement changer les process de fabrication et moi je me demande pour quelle raison puisque vous arrivez vous réussissez enfin vous aa à à vous mettre ensemble pour faire ce ce cahier la de rupture j'ai pas bien entendu le titre un mais deux ruptures voilà le plan de rupture pour participer à toutes les manifestations depuis le début du gouvernement ma croûte je peux vous vous transmettre le comment dire la frustration des manifestants qui sont appelés à jour par la cgt un jour par telle organisation n 2 et tous on se demande mais pour quelles raisons ces gens qui agissent et qui travaille vraiment un pour quelles raisons ils ne nous sollicitent pas nous les manifestants pour que vous vous étiez d'accord sûr parce que vous dites que les associatifs le gouvernement legendre vous avez envoyé promener les députés vous travaillez beaucoup on voit bien de quelle manière ce gouvernement s'assoit sur le parlement sur l'assemblée nationale il en a rien à faire donc moi j'ai en vous écoutant je me disais voilà vous êtes mis ensemble vous soumettre tous ensemble avec toutes les forces associatives syndicales politiques populaires effet et sont des veaux vaut les gens qui sont dans vos syndicats les gens qui sont dans vos associations pour voir si éventuellement il soutiendrait une manifestation j'ai vu qu'il y avait une manifestation prévue le 4 et le 11 septembre je sais pas qui les initient mais voilà une seule manifestation avec un seul mot d'ordre contrôler les entreprises et l est est ce qui est fait de l'argent public voilà j'arrête merci beaucoup on va en prendre plusieurs d'un coup et oui bonjour moi je travaille dans une multinationale du secteur aérien je suis secrétaire du comité d'entreprise européen de cette société depuis huit ans je suis syndicaliste si j'étais aussi est membre du parti ouvrier indépendant il y aurait beaucoup de choses à dire sur l'aérien je vais tendre est pas parce que j'ai pas le temps mais j'ai une question une remarque la première question c'est sur le titre de cet atelier pas d'argent public pour les entreprises qui licencient je prends l'exemple de mon entreprise l'année dernière ils ont supprimé 25 % des postes mais sans licenciement ils ont supprimé tous les emplois de sous traitants ils ont procédé à une rupture conventionnelle collective qu'est ce qu'il faudra pas reformulé ce titre la deuxième la deuxième chose que je voulais dire c'est une remarque parce que malheureusement pour une raison que j'ignore ça a été peu abordée pas forcément dans ce débat mais par les différentes organisations que ce soit d'ailleurs la cgt la france insoumise ou d'autres en 2019 macron fait voté dans la loi de finances une disposition qui s'appelle l'icy box d'athènes boxe cette disposition fiscale a permis la multinationale dont je fais partie de réduire son impôt sur les sociétés en 2019 de 70% sur la base des investissements qui sont faits en inde cette société délocalisent depuis des années dans les pays à bas coût en inde mais partout dans le monde et les investissements qu'ils font dans ces pays sont utilisés pour réduire le montant des impôts en france je répète à hauteur de 70 % ce qui est absolument considérable je crois que ce sujet a été négligée et devrait beaucoup plus est porté en regard des questions qui ont été soulevées par les intervenants à une réduction de ce débat d'autant plus d effet collatéral de ces dispositions c'est un effondrement du niveau de participation aux bénéfices qui est versée aux salariés puisque plus ils réduisent l'impôt sur les sociétés à l'aide de ce dispositif plus le réduisent également le montant dé la participation aux salariés qui leur a été versée et qui pour nous s'est effondré de près de 80% et je pense donc et j'invite les camarades qui sont à cette tribune bien vouloir se saisir de ce sujet sur les questions d'inégalité d'optimisation fiscale et de cadeaux faits aux grandes entreprises merci beaucoup vous parlez à la bonne personne pour ça on aura notamment l'occasion sur les ailes la dimension fiscale d'y revenir il ya à la fois un atelier spécifiquement demain sur la taxation des entreprises et samedi je vous le disais l'atelier sur qui va payer la crise mais on va en dire un mot aussi sur la fiscalité ici avec les organisations plus jamais ça allez-y on va encore en prendre deux je pense et après je vais donner la parole à mai à mes collègues c'est pour qu'il réponde bonjour je m'appelle lui si je suis allé à gauche révolutionnaire c'est la fin une proposition une question je trouve que l'intervention débuts sur sur les entreprises qui font justement c'est sur les licenciements mais aussi ces nouveaux revenus nous non renouvellement parce qu'effectivement il ya beaucoup de suppressions de postes simplement parce que les gens démissionnent et c'est pas renouveler effectivement donc l'exemple de renault était très bon 5 milliards de prêts garantis par l'état c'est énorme surtout avec 4600 licenciements en france dix mille dans le monde en 2010 en 2009 par non pas 2019 crise financière et une autre 3 milliards millar jeu millions milliards 3 milliards de prêts aussi par l'état avec cela et l'argent car aux yeux renault c'est de la survie de à délocaliser pas à faire des emplois évidemment est là pour ça une contrepartie sans ça ça suffit pas dans ces cas là ces entreprises là renault mais aussi moi j'habite à fond donc plus grisolles c'est paul vos réalise donc on a dix-sept sites seveso noah à noiron ces entreprises là surtout quand elles sont d'intérêt public quand elles sont dangereuses quand elles sont quand ils sont enfin ces entreprises là qui qui licencient aussi dangereuse pour les vigneronnes environnement a devrait être en aucun cas dans les mains de ses ultras riches warren buffett ils s'en fichent warren buffett c'est le patron du grisolles ils s'en fichent de lubrizol et la santé des salariés est encore plus de la santé des habitants qui sont autour les camps de sans papiers qui sont à six autres 600 mètres de l'usiné ans et depuis 2011 on demande un mur anti feu ça jamais été fait donc en aucun cas ces entreprises dangereuse à mon avis à devrait être en main c'est c'est ultra riches parce que vous l'avez dit ils pensent qu'à faire du profit et chapelle darblay sarcy quand même si je me suis un bien un tiers du papier français c'est autonome en énergie puisqu'il utilise lancre du papier voit faire chauffer l'usiné c'est hyper important même écologiquement cette entreprise et là dessus il faudrait pas faudrait complètement préserver les emplois les salariés de chapelle darblay parce que c'est aussi à côté de chez nous ont été baladés de repreneurs en repreneur super longtemps c'était a été atteint d'une hypocrisie totale de la part de la direction c'était vraiment atroce parce que les salariés s'en était je suis dégoûté on a proposé à certains des contreparties pour partir et sans rien dire voilà je me demandais attaque lecture du coup ouais pour moi en fait c'est ces grands propriétaires là on devrait les expropriés complètement et sans contrepartie parce que c'est seco de batteries cse contrepartie ça devrait être leur de l'argent c'est pas possible eux quand ils nous licencient quand il n'y firent quand ils nous font exploser une usine à la gueule aucune contrepartie n'est juste et pour moi et on devrait juste les ex propriété les autres les expropriés s'cusez moi je ne sais pas articuler et les mettre sous le contrôle des travailleurs quand c'est comme vous l'avez dit les travaillant ses usines ont un haut niveau de qualification à chaque fois qu'ils savent ce qu'ils produisent il devrait savoir ce qu'ils produisent et comment et pourquoi donc moi je voudrais savoir si français smith qui a vous vous êtes d'accord avec ce principe d'une mise sous contrôle des travailleurs d'expropriation des ces capitalistes sans contrepartie voilà merci et on va en prendre une dernière [Applaudissements] mon temps c'est bon bonjour je m'appelle gabriel jeu alors moi je réagis parce qu on a parlé un peu de désobéissance civile par là notamment l'action d'attac ou l'action de les actions de greenpeace moi j'étais on je sais pas si le maintenant on va évoquer ce même certaines interventions moi je fais partie deux des prévenus qui sont actuellement en procès pour avoir pénétré sur le tarmac de roissy charles de gaulle pour processus donc voilà actuellement je suis en procès contre adp du coup et donc on va plaider l'état de nécessité et une de mes questions enfin ma question en fait c est ce qu il faudrait pas inonder juridiquement toutes les grandes entreprises qui polluent ou qui n'ont aucun projet de reconversion verte ou non qu'un aucun aucune volonté de respecter de quelques quelques réductions de co2 que ce soit que ce soit dans un sens défensif c'est à dire faire la désobéissance civile pour ensuite gagner gagner le procès que nous en tant que les entreprises ou au contraire attaquer directement en justice certaines entreprises parce que pour des maltraitances notamment ce que sainz qui a été en amérique du sud il ya eu une affaire comme ça d'un avocat qui a attaqué d une organisation de pétri d'une entreprise pétrolière américaine et qui a subi un harcèlement juridique invraisemblable j'ai plus léger plus du tout le nomic que soit le nom du pays le nom de l'entreprise le nom de l'avocat bref et donc voilà est-ce qu'il faut pas investir massivement le plan juridique pour faire plier ces entreprises et leur impose un rapport de force merci beaucoup question super intéressante alors je vais les transmettre aux intervenants on peut commencer par toi marie si ça te cède convient peut-être pour répondre aussi à l'uci sur la question expropriations nationalisation je peux donner le point de vue de la france est soumise mais c'est intéressant de voir du point de vue de la cgt quel quelques ellroy les relations par rapport aux détenteurs d'entreprise mais aussi comment aider les salariés à reprendre le pouvoir au sein des entreprises que je pense qu'un enjeu de gouvernance de ces entreprises et puis n'hésite pas à répondre et cette question s'adressera aussi à tous les trois peut-être sur la première question peut-être quitter sur la frustration des mobilisations en commun je pense que ce serait bien de vous entendre tous les trois là dessus oui alors sur se bat sur la première question sur nous on est ensemble c'est vrai qu'on est ensemble c'est vrai que c'est pas toujours simple on n'est pas toujours d'accord sur tout voilà c'est ça ne mange environ c'est pas mal d'accord oui on est on est on est d'accord mais il ya voilà on m'a pas réponse à tout on n'a pas fait un plan qui transforme la totalité de la société on a choisi on a ciblé un certain nombre de choses sur lesquelles on pensait qu'on pouvait s'exprimer ensemble il ya aussi des choses sur lesquelles on ne s'exprime pas dans ce plan parce qu'on n'est pas en capacité de le faire ensemble et je crois que c'est une deux une des choses qu'on en fait c'est que on existe en dehors de plus jamais ça et on a gardé complètement et nos capacités d'action et de réflexion et de revendications chaque organisation dans son secteur sur avec ses propres structures ce qu'on a fait c'est qu'on a montré qu'on était capable à certains moments de s'exprimer ensemble sur un certain nombre de sujets et donc on arrive à le faire sur des sujets ont choisi de le faire sur certains sujets et en dehors de ces moments là on a aussi des moments où on travaille de manière complètement indépendante les uns des autres simplement n'a pris des habitudes de travail on a mélangé nos cultures militante on a appris à discuter et à inviter à discuter plus largement et a pas se contenter de se regarder en chiens de faïence certains devant les usines et les autres dedans en train de brûler des pneus quoi pour le faire un peu à la che donc mais et c'est pas évident il n'y a pas de réponse évidemment aux questions que tu poses sur l'unité nous là où on est on a essayé de prendre nos responsabilité d'avancer ensemble voilà on est on espère que que voilà que ça peut prouver des choses on sur les questions de sous traitance on a quand même une dans la mesure 12 du plan de rupture qui en ligne sur sur nous it on a on a bien inclus la question de la sous-traitance est évidemment tu as raison au fur et à mesure que le travail se transforme et que la norme c'est pas le cdi il ya des tas de moyens de faire disparaître des emplois qui ne se voit pas dans le bilan social en suppressions d'emplois mais qui sont en réalité de la vraie perte de salaire de revenus d'emploi pour un pas de gens et on a essayé d'inclure la question de la sous-traitance je ne vais pas répondre à tous sur les questions quand même paradis fiscaux il ya aussi cice c'est venu c'est hier crédit impôt recherche etc il ya quand même un moyen de récupérer rapidement du fric en étant un peu coercitif avec avec les entreprises on a acté l'idée de renforcer on l'a très peu dit les services publics parce qu'évidemment il ya besoin de contrôler a besoin du contrôle public il ya des secteurs qui ne peuvent pas être laissée aux marchés aux lois du marché à la main invisible du marché qui ont besoin d'être contrôlé par l'état et en particulier ceux qui font courir des risques etc et on a essayé de trier aussi et de dé sortir un certain nombre de besoins fondamentaux et cela de ne pas les laisser à la libre entreprise après on articule toujours des mesures de court terme et de long terme et sur le court terme on a des mesures efficaces tout de suite sur les c est ce le droit de contrôle etc la participation des salariés à la gestion de l'entreprise et puis on a des choses de plus long terme mais on a besoin de répondre à des questions qui se posent maintenant dans le monde tel qu'il est aussi pour donner espoir aux travailleurs et aux travailleuses et aux citoyens ou citoyennes qu'on peut changer des choses rapidement et que c'est apporter à portée de main et je reviendrai pas sur désobéissance civile etc mais c'est clair les questions de criminalisation aujourd'hui de l'action militante ou de l'action syndicale elles sont très fortes aurélie en a vachement parler on a évidemment des tas de militants de la cgt en a des secrétaires du dès qu'ils sont à leur quatrième convocation devant la justice pour avoir bloqué un péage arrosé de peinture quelque chose et c'est donc il ya une vraie criminalisation qui va avec l'offensive idéologique général merci marie ça fait peut-être le lien sur les aspects juridique aussi ta question était assez pertinente sur l'utilisation du droit aussi pour mener la bataille qui est une bataille d'idées greenpeace est assez bien passé parce que vous savez certainement fait partie des quatre organisations qui sont impliqués dans la sphère du siècle qui a réussi a condamné l'état pour une action climatique mais plus généralement parce que là la question était un peu plus spécifique vis-à-vis des entreprises comment toi tu tu vois les choses et comment vous pouvez vous servir du levier juridique pas comme un uniquement comme un outil de défense parce que c'est vrai il ya aussi cette frustration militants de en fait maintenant à chaque action on sait que ça va se terminer par des gardes à vue et est plutôt pour mener aussi la l'espèce de guérilla avec des objectifs qui pourrait être contraignant de trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les entreprises devant lesquelles elles auront à répondre devant notamment des tribunaux en fait ça passe par parra par plusieurs choses ça passe par un renforcement de nos capacités juridiques en interne que ce soit les personnes salah et in peace ou des compétences qu'on va chercher dans le domaine dans le domaine juridique et judiciaire donc de plus en plus d'avocats d'experts de prof de droit de l'ancien magistrat qui nous aident et qui nous conseillent sur le sur le sujet et puis ça passe par des pauses et de plus en plus de recours parce qu'en fait tout ça ce sont des choses assez relativement nouvelles pendant des années les organisations comme greenpeace on était dans les tribunaux pour se défendre aujourd'hui on n'est plus seulement dans les tribunaux pour se défendre on est dans les tribunaux aussi pour attaquer et déposer des recours et défendre ces recours là et il ya de plus en plus de recours qu'on dépose n'ai pas les chiffres en tête de plus en plus de recours qu'on dépose contre les entreprises et ça peut être sur plusieurs choses ça peut être dans le domaine du nucléaire contre des est fou ou areva pour des délais dépassés d'exploitation des centrales nucléaires par exemple mais aussi récemment et je prends cet exemple à dessin c'est qu'on a obtenu une victoire avec france nature environnement contre total concernant la bio raffinerie de la mède qui est pas très loin d'ici vers marseille où en fait on a déposé un recours et ont obtenu une victoire partielle dans le sens où le tribunal administratif de marseille a sanctionné total qui n'avait pas fait une étude d'impact de l'approvisionnement de cette bioraffinerie en huile de palme total n'est pas fait l'étude d'impact que ça pouvait avoir sur l'environnement d'où vient l'huile de palme c'est à dire dans le sud est asiatique principalement en indonésie et malaisie et quelque part c'est une première parce que ça ça montre que cette responsabilité en cascade des entreprises aussi sur leur approvisionnement elles doivent se soucier de ça maintenant et que la loi sur le devoir de vigilance qui a été passé il ya plusieurs années maintenant et bien le commence aussi à apporter ses fruits qu'une entreprise comme total ne peut plus simplement se fournir en huile de palme sans se préoccuper de savoir d'où vient cette huile de palme comment est ce qu elle a été produite dans quelles conditions environnementales et sociales elle a été récolté quel est l'impact sur la déforestation dans le sud est asiatique et donc sur la crise climatique au niveau mondial et donc c'est effectivement cette cette décision du tribunal administratif de marseille ça va pas remettre en cause la bio raffinerie de la mède mais ceux-ci total depuis a dit qu'ils allaient cesser d'utiliser l'uepal de l'huile de palme dans l'est dans les agrocarburants dans quelque part c'est aussi une victoire suite à des mobilisations des actions désobéissance civile mais aussi des recours juridiques et donc c'est vrai que les recours juridiques sont de plus en plus important parce que quelque part une entreprise elle peut ignorer une action désobéissance civile elle peut ignorer un rapport qui est produit elle peut ignorer des mobilisations citoyennes qui sont faites et tout ça un recours juridique elle ne peut pas l'ignorer elle est obligée de mettre des avocats sur le coup l objet de faire ça sérieusement elle obligée d'y passer du temps l'objet de payer des juristes pour travailler sur ce sujet là parce qu'elle ne peut pas se permettre de perdre des recours comme ça dans les tribunaux donc c'est vrai que c'est un moyen de pression une tactique supplémentaire ça va pas assez fine baguette magique non plus mais c'est une tactique supplémentaire qui vient s'ajouter à un ensemble de mobilisation possible et c'est quelque chose qu'on va qu'on va poursuivre et groen et de plus en plus nombreux activer ces cas et c'est hyper intéressant ce que tu dis parce que moi je peux vous donner mon expérience ayant travaillé des années à oxfam à chaque fois que j'écrivais un rapport en général ma direction revenu vers moi et la première question qu'on me pose et c'est qu'elle est les risques qu'on ait un procès quand on écrivait des ddd rapport sur les entreprises du cac40 j'en ai écrit un certain nombre et à tel point qu'il nous est arrivé je pense je le dis assez honnêtement avec le recul de nous auto censure et à certains moments il ya des choses qu'on n'a pas écrite parce qu'on avait peur d'être poursuivis en justice et quand on est poursuivi en justice comme par une entreprise comme total des moyens d'une association comme oxfam ont même greenpeace qu'on a un peu plus cessé c'est que dalle c'est rien à côté à côté de ce que va déployer total ceci étant dit ce que je trouve intéressant l'évolution de l'action associative de ces dernières années c'est que en fait c'est essayer de renverser la table et dire qu'en fait l'espace juridique n'est pas uniquement l'espace pour se défendre mais que nous aussi on peut aller sur ce terrain et faire évoluer aussi la jurisprudence qui évolua à bien des égards sur des questions écologiques mais pas seulement et on espère d'ailleurs on te souhaite que tu sera relaxé parce que d'autres ont pu être relaxé notamment en faisant état du bien fondé et et des raisons pour lesquelles cette action a été menée donc c'est aussi des doigts croisés et j'espère le soutien de l'ensemble de la salle pour que toi et les autres qui sont poursuivis en justice soient relaxés hamon conclusion avec avec toi aurélie n'hésite pas si tu veux répondre sur les avantages fiscaux qui sont donnés aux grandes entreprises mais aussi sur la nécessité de la mobilisation en commun parce que tu fais partie de celles qui dans le secteur associatif et c'est justement de tracer des ponts entre les différentes cultures militante et de créer des mobilisations qui dépassent souvent les terrains les uns par rapport aux autres et n'hésite pas si tu as deux choses a ajouté en plus bas merci du coup et dieu j'en profite pour sur la question de l'action juridique et de comment utiliser l'action juridique j'en profite pour souhaiter le bouquin d'un copain de darier halimi qui a sorti le coup d'état d'urgence qui parle beaucoup de ça deux coups de comment utiliser l'action juridique dans dans le militantisme quoi voilà je voulais revenir du coup quand même rapidement sur le plan de rupture donc vous l'avez compris maintenant ça accessible sur tous les sites internet de nos soldats nos organisations et rappelait aussi qu'on a une trentaine de collectifs locaux alors essentiellement les associations et syndicats qui font partie en fait de ne plus jamais ça parce que ça avant tout fait un rassemblement d'associations et syndicats ce qui n'empêche pas évidemment d'être un débat en dialogue permanent avec les forces politiques voilà de la gauche et de l'écologie voilà voilà donc donc le voilà comme je sais que beaucoup d'entre vous sont par ailleurs des militants associatifs syndicaux je vous exhorte à rejoindre ces collectifs locaux voire en créer très rapidement aussi sur les la question d'une mobilisation il y aurait tout le monde bon sans être sans aller jusque là mais déjà je pense qu'on l'a plus jamais ça a permis des convergences par exemple dans la manif climat du mois de mai dernier eh bien on a eu les syndicats qui sont venus mais je pense que c'est vraiment plus jamais ça aussi kaka permis valable évidemment c'était pas le raz de marée mais il y avait les syndicats vraiment présent non c'est non mais c'était inédit c'est à dire que vraiment clément bas que les syndicats appellent et soit vraiment présent quand même dans les manifs climat jeudi s'étaient séparés rien et ça je pense que c'est issu de la dynamique de plus jamais ça parce qu'on a fait tout un travail de longue haleine depuis maintenant un an et demi sur les convergences qu'on opère entre l'urgence écologique et sociale mais c'est aussi des mobilisations très concrètes comme celle pour le maintien de l' usine de la chapelle darblay qu'on a mené ensemble voilà on attend les résultats mais vous avez un normalement un débat demain c'est demain matin voilà sur la chapelle darblay dernière chose sûre c'est très habile sur la condition d en gros il faudrait expropriés et bien évidemment fin en fait c'est la grande je vais pas évidemment une minute je vais pas refaire le débat entre réformisme et révolution mais je répète je pense que le réformisme n'est pas on peut avoir des mesures dit réformiste qui ne changent pas globalement le système tout en portant derrière évidemment une vision de long terme et un changement global de système donc évidemment comporte aussi je pense tous voilà le le l'idée qu'il faut développer les coopératives de faire en sorte aussi que la puissance publique détiennent notamment des ressources stratégiques dans les transports en commun l'énergie etc etc on change les règles par des lois nationales ce que tu disais pour la gouvernance des entreprises c'est à dire que les salariés mais aussi les collectivités locales les organisations citoyennes écologique etc puissent avoir beaucoup plus de pouvoir dans les multinationales globalement dans les entreprises et nous on est pour que les clés du camion ne soit plus dans les mains des actionnaires est dictée par la logique de la rentabilité financière mais bel et bien dans les mains des citoyens et des salariés voilà merci beaucoup ri je fais pas mieux en guise de conclusion y compris parce que le temps tourne et qu'on arrive tout juste à l'heure mais aussi parce que ça rejoint tout ce qu'on a pu développer sur la nécessité de remettre de la puissance publique de ran renationaliser quand il le faut et quand c'est nécessaire y compris en désobéissant un certain nombre de règles européennes ce qui fait ce qui fait conclure là-dessus parmi les impensés ou ce qui n'est volontairement pas abordé dans ce plan il ya évidemment pas la question européenne est évidemment si on regarde de près il y aurait des mesures qui seraient potentiellement incompatible avec le droit européen ce qui pose la question de comment lever ces incompatibilités ce qui me laisse la transition vers un autre débat qu'on aura à la fois face à eric piolle et sandrine rousseau demain et samedi et qui sera l'occasion de confronter nos visions en la matière je veux vous dire au nom de nous tous ici dans un salle un grand merci un grand merci aussi pour tout le travail que vous faites parce que c'est très rafraîchissant et ça nourrit aussi le travail politique qui est le nôtre au quotidien merci à vous toutes et à vous tous de l'avoir suivi merci à ceux aussi qui l'ont suivi en ligne et puis je vous souhaite de super journée dans fille pour les trois jours à venir parce que c'est loin d'être fini merci à vous [Applaudissements]
Manon Aubry