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Podcast / conversationHugoDécrypte (sur YouTube)· 8 octobre 2025 12 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesInstitutions & électionsEurope & international

Le Premier ministre affirme que la dissolution s’éloigne, vers un Premier ministre de gauche ?

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    « « énièmes négociations destinées selon eux à préserver l'intérêt du président » »
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    « « une volonté partagée d'avoir un budget qui éloigne les perspectives d'une dissolution de l'Assemblée nationale » »
  • 3:07PrésentateurChiffre
    « « modifier la réforme des retraites coûtera à la France des centaines de millions en 2026 et des milliards en 2027 » »
  • 3:39PrésentateurFait
    « « enfumage et d'intox » »
  • 4:20PrésentateurFait
    « « nous n'avons jamais été aussi proches d'avoir un premier ministre de gauche » »
  • 8:13PrésentateurFait
    « « assurer la transparence pour les consommateurs et à valoriser le travail des éleveurs » »

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Présentateur

Depuis la démission du gouvernement Lecornu, les négociations pour sortir de la crise politique continuent d'avancer. Une suspension de la réforme des retraites et la nomination d'un premier ministre de gauche sont des options de plus en plus évoquées. Alors quelles sont les différentes options sur la table ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien, c'est le sujet à la une de ces actus du jour. Après la démission éclair de Sébastien Lecornu ce lundi, quelques heures seulement après avoir présenté son gouvernement, Emmanuel Macron lui a confié la mission de mener d'ultimes discussions avec les forces politiques d'ici mercredi soir.

Selon son entourage, en cas d'échec, le président, je cite, « prendra ses responsabilités », sans préciser lesquelles, on en parlait en début de semaine dans ce format des actus du jour. En tout cas depuis lundi, le premier ministre démissionnaire a rencontré de nombreux responsables politiques du parti communiste aux Républicains pour tenter de trouver un compromis. Le Rassemblement National et la France Insoumise ont refusé d'y participer. Selon Marine Le Pen et Jordan Bardella du RN, il s'agit, je cite, « d'énièmes négociations destinées selon eux à préserver l'intérêt du président ».

Mais ce mercredi matin, Sébastien Lecornu a finalement déclaré qu'il y a, je cite, « une volonté partagée d'avoir un budget qui éloigne les perspectives d'une dissolution de l'Assemblée nationale, donc d'élections législatives anticipées ». Le budget, qui fixe combien l'État prévoit de dépenser et comment il compte financer ses dépenses au cours de l'année, est justement le principal point de friction de cette rentrée. Après la démission du gouvernement, son vote est suspendu. Or, ce budget, il est crucial pour les finances publiques et la confiance des marchés. Il doit en théorie être absolument voté avant le 31 décembre pour être mis à jour.

Pour être voté, il doit obtenir une majorité simple à l'Assemblée nationale, soit plus de la moitié des voix des députés présents, autrement le budget n'est pas voté. Sans accord, une loi spéciale pourrait renouveler provisoirement le budget 2025, lui-même reconduit depuis 2024, afin d'assurer le fonctionnement de l'État et des collectivités. Mais donc pour le moment, l'objectif est de trouver une majorité pour voter ce budget. Et sur ce point, justement, les regards se tournent désormais vers le Parti socialiste.

Aujourd'hui, le PS réclame notamment que le prochain chef du gouvernement soit issu de la gauche, mais il réclame aussi la suspension de la réforme des retraites, qui a retardé l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Si cette réforme venait à être annulée, le PS pourrait soutenir le budget. Et justement, ce mardi, l'ancienne Première ministre Elisabeth Borne, aujourd'hui ministre démissionnaire de l'Éducation nationale, s'est montrée ouverte à une suspension de la réforme des retraites, qu'elle a elle-même portée en 2023 grâce à l'article 49.3 de la Constitution.

Cet article, qui fait donc partie de la norme suprême du pays, il permet au gouvernement de faire passer une réforme sans le vote des députés de l'Assemblée nationale. Dans une interview accordée aux Parisiens, elle affirme qu'il faut, je cite, « examiner les modalités et les conséquences concrètes de cette possibilité, si c'est la condition de la stabilité du pays ». Cette annonce a été saluée par Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, qui a notamment salué, je cite, « un réveil tardif, mais un réveil positif ». Selon des informations du Parisien, Sébastien Lecornu a d'ailleurs sollicité le ministère des Finances, il y a une quinzaine de jours, pour analyser cette option.

Mais l'option de suspendre la réforme des retraites ne fait pas l'unanimité parmi les proches d'Emmanuel Macron. La présidente de l'Assemblée nationale, Yael Brown-Pivet, a exprimé sur RTL ce mercredi sa gêne de voir Sébastien Lecornu prêt à suspendre la réforme des retraites. Roland Lescure, le ministre démissionnaire de l'économie, est également revenu sur cette annonce en affirmant, je cite, « que modifier la réforme des retraites coûtera à la France des centaines de millions en 2026 et des milliards en 2027 ».

De son côté, l'entourage du président d'Horizon, Édouard Philippe, l'ex-premier ministre d'Emmanuel Macron, a aussi indiqué à la presse ce mercredi que son parti s'opposerait à une suspension de la réforme des retraites d'Elisabeth Brown. Alors attention, même si cette annonce de l'ancienne première ministre a fait pas mal parler, Olivier Faure a affirmé à la sortie de sa consultation avec Sébastien Lecornu que même s'ils ont parlé de la suspension de la réforme des retraites, il n'y a pour le moment aucune assurance sur la réalité de cette suspension.

Éric Coquerel, député de la France Insoumise, a également déclaré sur X qu'il s'agissait selon lui, je cite, « d'enfumage et d'intox » en affirmant que la décision finale ne revenait pas à Elisabeth Brown, mais bien à Emmanuel Macron, qui selon lui ne veut pas bouger sa politique économique et budgétaire. Ça c'est donc ce qui concerne la réforme des retraites, mais concernant l'option d'un premier ministre de gauche, elle est également soutenue par certains députés du camp d'Emmanuel Macron. Roland Lescure affirme qu'il n'est pas opposé à un premier ministre de gauche si ce dernier trouve une majorité absolue capable de voter en budget.

De son côté, Agnès Pannier-Runacher, la ministre démissionnaire de la transition écologique, elle aussi du camp d'Emmanuel Macron, avait affirmé ce lundi que nul ne pourrait gouverner sans inclure la gauche. Marine Tondelier, la chef des écologistes, a déclaré ce mercredi, après sa rencontre avec Sébastien Lecornu, je cite, « nous n'avons jamais été aussi proches d'avoir un premier ministre de gauche ».

De son côté, le président des Républicains, Bruno Rotaillot, et actuel ministre démissionnaire de l'Intérieur, a répété plusieurs fois qu'il ne souhaitait pas un premier ministre de gauche, il souhaite plutôt un gouvernement de cohabitation, donc un gouvernement où le président de la République et le premier ministre n'appartiennent pas au même courant politique et où les Républicains auraient donc davantage de pouvoir. En tout cas, à l'heure où je tourne ces actus du jour, selon Laurent Wauquiez, l'ancien président des Républicains, Sébastien Lecornu aurait informé que si son parti quittait l'alliance gouvernementale, la suite serait soit un premier ministre de gauche, soit la dissolution.

Le Rassemblement National affirme quant à lui qu'il censurera tout futur gouvernement jusqu'à une dissolution ou une potentielle présidentielle anticipée. La France Insoumise, qui souhaite la démission d'Emmanuel Macron et la tenue d'une nouvelle présidentielle, affirme qu'elle censurera tout gouvernement qui poursuivrait la politique d'Emmanuel Macron. A voir donc si un gouvernement de gauche tiendrait ou serait censuré. Pour gouverner sans risque d'être renversé, un bloc doit détenir la majorité absolue de l'Assemblée Nationale, soit au moins 289 sièges.

Si une alliance entre les socialistes, les écolos et les communistes venait à voir le jour, elle reposerait sur environ 120 députés, ce qui ne serait donc pas suffisant. Concernant LFI, on ne sait pas si elle censurait un gouvernement avec des personnalités de gauche, mais sans LFI. Le RN et les Républicains devraient a priori majoritairement censurer un gouvernement de gauche. La non-censure d'un gouvernement de gauche se trouverait alors dans les mains du socle commun, c'est-à-dire dans les mains des partis Ensemble pour la République, du Modem et d'Horizon. Mais là encore, leur soutien n'est pas gagné d'avance et pourrait évoluer en fonction des négociations.

En tout cas, Sébastien Lecornu était l'invité du 20h de France 2 ce mercredi. On vous tient en courant en direct sur nos comptes. En attendant, je vous laisse avec Samy pour les actualités en bref.

5:52
Invité

Merci Blanche et bonjour à tous. On commence avec cette actu. Israël et le Hamas ont échangé ce mercredi des listes de prisonniers à libérer lors des négociations pour un cessez-le-feu à Gaza et pour la libération des otages restants. Les discussions qui se tiennent actuellement en Égypte ont été qualifiées d'optimistes par Tahir Al-Nounou, l'un des dirigeants du Hamas présent aux négociations. Il a indiqué vouloir obtenir des garanties du président des Etats-Unis Donald Trump et des médiateurs que la guerre à Gaza finira une fois pour toutes. Ces pourparlers interviennent alors que Gazaville continue de subir des bombardements israéliens.

En parallèle, une nouvelle flottille internationale destinée à acheminer de l'aide humanitaire vers Gaza a été interceptée dans la nuit de mardi à mercredi par l'armée israélienne. Trois navires ont été arrêtés avec à l'intérieur 27 ressortissants français dont le journaliste indépendant Charles Villa et la députée Alephi Alma Dufour. Le rappeur belge Youssef Swatz était également à bord d'une flottille. Les avocats de tous les français à bord réclament leur libération immédiate. Deuxième actu, une française revenue de Syrie va être jugée pour génocide, une première dans l'histoire pour une ressortissante française.

Un génocide, c'est la destruction intentionnelle, totale ou partielle d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux. En fait, Sonia Mejri, 36 ans, est accusée d'avoir participé en 2015 alors qu'elle vivait en Syrie à la réduction en esclavage d'une adolescente yézedi de 16 ans. Les yézidis, c'est une minorité ethnique et religieuse non musulmane qui vit dans le nord de l'Irak. L'accusé aurait agi aux côtés de son ex-mari, Abdel Nasser Ben Youssef, un haut responsable du groupe Etat islamique. Selon les accusations, le couple aurait enfermé la jeune fille dans un appartement, le mari l'aurait violée et lui aurait fait subir des privations graves.

Sonia Mejri, elle, détenait la clé de l'appartement où était enfermée la jeune fille, ainsi qu'une arme pour la dissuader de fuir. Elle aurait contribué à des atteintes graves à l'intégrité physique et psychique de la victime. Son procès, ordonné par un juge d'instruction antiterroriste en 2024, se tiendra devant la cour d'assises spéciales de Paris. La date n'est pas encore déterminée et elle comparaîtra également pour complicité de crimes contre l'humanité et infractions terroristes. Son ex-mari, présumé mort depuis 2016, sera jugé par défaut. La défense de Sonia Mejri conteste fermement ses accusations, dénonçant la fragilité du dossier.

Le crime de génocide est passible de la prison à vie. Troisième actu, on ne pourra peut-être bientôt plus parler de steak de saucisse ou de hamburger végétal. Le Parlement européen, l'une des principales instances de l'UE, a en tout cas voté ce mercredi pour interdire l'usage de ces mots pour des produits qui ne contiennent pas de viande. La proposition portée par la droite a été approuvée par 355 voix contre 247. Elle vise, je cite, « à assurer la transparence pour les consommateurs et à valoriser le travail des éleveurs », selon Céline Imart, une députée du Parti Populaire Européen, qui est à l'origine de la proposition.

Mais les steaks au soja ou autres jambons végétal ne vont pas tout de suite devoir changer de nom. La mesure doit encore être négociée avec les États membres avant son entrée en vigueur. Il n'y a donc pas encore de date prévue. Le texte a provoqué des réactions contraintées au sein même du Parti Populaire Européen, à l'origine de la proposition. Peter Lièze, un élu de centre-droit, a estimé que c'était une bêtise et qu'il ne fallait pas prendre les consommateurs pour des imbéciles. Les écologistes, quant à eux, dénoncent l'influence, je cite, « du lobby de la viande » qui tente d'affaiblir ses concurrents innovants dans le domaine alimentaire.

En pleine croissance, le marché des produits végétariens pèse désormais plus de 5 milliards d'euros en Europe. Quatrième actu, marcher 5 minutes toutes les demi-heures permettrait de lutter contre la sédentarité, selon l'ANSES, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire. La sédentarité, c'est lorsque l'on est assis ou allongé pendant un long moment sans dépenser d'énergie, comme quand on est à son bureau ou en voiture par exemple. En France, 37% des adultes tiennent plus de 8 heures par jour dans ces positions sans bouger et ça peut être très risqué. Rester immobile trop longtemps augmente les risques de diabète, d'obésité, de maladies cardiovasculaires ou encore de certains cancers.

L'ANSES recommande donc de marcher entre 3 et 5 minutes toutes les demi-heures. Chez les enfants, une activité d'une intensité élevée de 3 minutes toutes les demi-heures sera encore plus bénéfique. L'Organisation Mondiale de la Santé recommande d'ailleurs au moins 2h30 d'activité physique modérée par semaine pour les adultes. Cinquième actu, la famille de Charbes, l'ancien directeur de publication de Charlie Hebdo et caricaturiste tué lors de l'attentat de janvier 2015 dans les locaux du magazine satirique demande son entrée au Panthéon.

Le Panthéon, c'est un monument funéraire où sont enterrés des grands noms de la République française comme la scientifique Marie Curie ou l'écrivain Victor Hugo. Selon Riss, le successeur de Charbes à la tête de Charlie Hebdo, le dessinateur, je cite, « coche toutes les cases pour représenter ses valeurs et cette démarche n'est pas une récompense mais un hommage à son engagement et à ses convictions. Les parents du caricaturiste soulignent que cette panthéonisation permettrait d'ancrer définitivement l'événement dans l'histoire du pays et de rappeler l'attachement du peuple français à la liberté d'expression.

Cette demande intervient alors que Robert Bain d'Inter, symbole de la lutte pour la justice et les droits humains qui a notamment permis l'abolition de la peine de mort en France, entrera au Panthéon ce jeudi. Et on termine avec cette info, le Danemark va interdire l'accès aux réseaux sociaux au moins de 15 ans, c'est ce qu'a annoncé ce mardi la première ministre du pays, Mait Frédéric Sen. L'objectif est de limiter le temps passé sur les écrans par les jeunes. La première ministre a déclaré à ce sujet que les réseaux sociaux volent l'enfance de nos enfants, rappelant que 60% des garçons de 11 à 19 ans préfèrent rester chez eux plutôt que de voir leurs amis.

Par ailleurs, les cas d'anxiété et de dépression explosent chez les adolescents danois selon le gouvernement. Avec ce projet de loi qui doit être présenté à une date encore inconnue, les parents auront la possibilité d'autoriser leurs enfants à utiliser les réseaux sociaux à partir de 13 ans. Sans cette autorisation, les jeunes danois devront attendre leurs 15 ans pour les utiliser. Mais pour le moment, la première ministre n'a pas donné de détails sur la manière dont cette interdiction serait appliquée. En tout cas, cette loi ne fait pas l'unanimité.

Le leader du parti populaire danois, Morten Messerschmitt, estime par exemple que c'est aux parents de surveiller l'usage des réseaux sociaux de leurs enfants. A noter que l'Australie a déjà banni les réseaux sociaux au moins de 16 ans. Du côté de l'Union européenne, la Grèce a demandé à l'UE l'instauration d'une majorité numérique commune, un âge légal à partir duquel il serait possible d'utiliser les réseaux sociaux.

11:24
Présentateur

Merci Samy pour ces actualités et merci à vous d'avoir suivi ce format. Je vous rappelle qu'il est aussi disponible en version écrite en newsletter que vous recevez gratuitement tous les jours si vous le souhaitez dans votre boîte mail. Le lien est en description. Voilà, je crois que j'ai tout dit. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et je vous dis à plus tard.