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interviewBLAST (sur YouTube)· 3 mai 2025 33 min

NESTLÉ, BÉTHARRAM : QUELLE IMPUNITÉ !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour et bienvenue dans Disolution. Après 2 semaines de poste parlementaire, les députés sont repartis au travail et ça n'a pas été de tout repos. Ce sont vos vis qui ont conduit à cette catastrophe et je regrette qu'une fois plus la majorité Macronist soit incapable de regarder en face ceux qui ont causé cette catastrophe.

C'est bien la gauche qui a créé la catastrophe énergétique que vit la France et vous n'avez fait que de soumettre, que de les suivre comme d'habitude. Vous n'avez Dieu que pour ces fous de gauche. Il a pas changé lui hein.

Alors alors alors silence silence pour la France. Voilà ce qui se passe quand on achète des costumes trop grands pour soi contre la volonté des Français car comme l'a rappelé Marine Marine Le Pen, ce sont les Français qui se sont derrière ces perles de députés se cachent des questions vitales pour notre pays. Cette semaine, on va revenir sur le contrôle du gouvernement par les parlementaires.

On verra comment l'exécutif macronien nage dans une culture d'irresponsabilité et pourquoi c'est grave. On parlera ensuite de l'effroyable assassinat islamophobe dans le gare et on verra comment macroniste et fascistes partagent un même discours. Et on traitera enfin du débat sur la programmation énergétique.

Des questions vitales pour notre pays ont été abordées mais sans surprise, Macronistes et Eren sont partis main dans la main pour aggraver notre crise écologique. Alors, pourra-t-on arrêter cette nouvelle internationale capitaliste ? Baou va-t-il être contraint au départ ?

L'exécutif est-il voué à rester hors de contrôle du parlement ? C'est ce qu'on va voir tout de suite dans ce nouvel épisode de dissolution. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale.

Depuis plusieurs mois maintenant des affaires secouent l'exécutif macronien et on fait les gros titres BRAM et Nesle. De prime à bord, tout sépare ces deux affaires. D'un côté, des questions de moral sociétal, de l'autre, de la triche à la réglementation.

Pourtant, à y regarder de plus près, ces deux affaires sont très proches et révèlent l'importance du contrôle démocratique. Ce qui relie ces deux affaires, c'est le temps. Long, anormalement long.

Il s'explique par une impunité soigneusement entretenue par l'exécutif qui savait et n'a rien voulu révéler. Et plus les faits sont graves, plus ce silence devient dangereux. Contre ces magouilles moisies, rien ne vaut la mise en lumière des faits, que tout sorte.

Et pour ça, il faut un parlement fort, libre et sans peur. Sur le fond des deux affaires, les faits sont connus. Pour Nestley, c'est simple. ce qui s'est passé à Perrier, à Perrier, à Vitel, à Contrex, à Épar, c'est-à-dire sur toutes les marques du groupe Nestley Waters, c'est qu'il y a eu des filtrations pour pouvoir cacher qu'à l'origine l'eau n'était pas de bonne qualité.

On a donc trouvé un certain nombre de pollutions, des pollutions au pesticides, des pollutions au pifas, des pollutions, y compris aux bactéries de matière fécale. Donc on s'est retrouvé avec une eau qui n'était pas pure. Pour BRAM aussi, c'est assez simple.

C'était une institution réputée pour être très dure et les dossiers remontent à si loin que le silence des victimes a fini par prescrire les faits. Ils ne pourront pas être poursuivis pénalement. Il y a des gens qui maintenant sont confrontés par le problème de la prescription parce qu'ils n'ont pas parlé suffisamment tôt.

Pour Nestley, ça date aussi. Je ne peux pas vous dire quand le scandale a commencé chez Perrier. Ils refusent de nous dire ou ils disent ne pas savoir quand le scandale a commencé, quand est-ce qu'on été posés ces traitements illégaux parce que ça fait sans doute des dizaines d'années que les choses sont en place.

Alors, comment est-ce possible ? Dans les deux cas, des violations graves à la loi pénale sont aujourd'hui corroborées, mais il a fallu des décennies pour que les choses soient découvertes. Pour Nestley, on est clairement sur de la dissimulation comme dans les films de mafieux avec fausse armoire électrique qui servent à dissimuler les filtres.

On n'invente rien. La multinationale avait caché les filtres interdits dans des fausses armoires électriques, il faut imaginer, avec des faux boutons poussoir. Pour Betaram, c'est encore plus compliqué et c'est là que Bairrou intervient.

En effet, l'institution avait été régulièrement accusée jusque dans les années 90 d'entretenir un climat ultra viiolent. Tout début 95, j'ai commencé à signaler, j'ai écrit à monsieur Berou. Donc vous lui adressez un cour un courrier à monsieur Bairou en sa qualité de ministre et de de conseiller départemental.

Est-ce que vous recevez une réponse de sa part ? Non. Les faits étaient connus et comme on le sait des enquêtes pénales avaient été lancées.

Et j'ai donc été chargé par monsieur Mirand jugeinstruction au TGI de Peau de mener l'enquête sur commission rogatoire concernant les faits de commis par Pierre Caricard qui avait été dénoncé quelques temps plus tôt. Ces deux affaires ne sont donc pas justes d'effet divers. Si elles ont pu durer aussi longtemps, c'est qu'à chaque fois les accusés ont bénéficié du soutien plus ou moins actif. des institutions chargées de les contrôler.

En effet, dans les deux cas, des contrôles avaient été réalisés mais sans grand résultat parce que là, on parle de de il y a 30 40 ans, mais aujourd'hui, on a encore des choses à faire parce que il y a un trou dans la raquette. Les dispositifs d'alerte, ils ne marchent pas. Nel d'une certaine façon, c'est encore pire.

On s'est rendu compte qu'il y avait eu des échanges fournis avec l'Élysée. Pour vous donner un un ordre d'idée, pour euh comprendre les choses, il y a eu aucun échange direct avec Roland l'Escur, ministre de l'industrie et dans le même temps, il y a eu trois quatre rencontres ou coup de téléphone organisé entre monsieur Coler et les dirigeants de Nesley. Donc, il y a vraiment eu un traitement du dossier à l'Élysée, un suivi en tout cas du dossier du côté de l'Élysée.

La PDG de Nesley Waters implique même l'administration. Comme je vous l'ai dit, j'ai porté le sujet auprès des des autorités en août euh 2021. J'ai décidé de porter ce sujet auprès du ministère de l'Indrie qui est notre ministère de tutelle.

Mais en plus, tout ça, ça se serait fait sous le contrôle direct et immédiatr pourtant censées exécuter la loi. Comme je vous l'ai dit, à partir de de 21, nous nous sommes mis sous le contrôle des autorités et avant attendu leur directive. Alors oui, à chaque fois les deux accusés ont déployé des trésors d'ingéniosité pour parvenir à contenir les affaires.

Nesle a fait pression sur les emplois et les finances local. Les villes d'eau minérale naturelle en en bénéfici d'une fiscalité particulière qui s'appelle la surtaxe au sur l'eau minérale naturelle. Pour la commune de Vergès qu'on vient de voir dans l'extrait, cette taxe, elle a pu monter jusqu'à 1 million d'euros de ressources.

Parfois, c'est même jusqu'à 10 % du budget de fonctionnement. C'est pas rien. C'est très important.

Quant à Betaram, l'institution s'est appuyée sur ses réseaux d'influence dans l'exécutif et c'est là où Bairou entre en scène. Il était ministre en 1996 et a ardemment défendu l'institution catholique. Je vais juste vous lire donc une archive du 5 mai 1996 qui n'est pas de Mediapart, qui est de Sud-Ouest dimanche où donc la fameuse visite de François Bairou est évoquée à Betarham pendant une enquête judiciaire qui va déboucher sur la condamnation d'un surveillant du surveillant général de cet établissement et François Bairou donc après une inspection dont on a compris ensuite qu'elle était là simplement pour blancher l'établissement dit nombreux sont les béarnés qui ont ressenti ses attaques au pluriel.

Donc c'est pas l'attaque d'un professeur d'un d'un parent d'élèves. Ses attaques au pluriel. Donc il est au courant qu'il y a un climat de dénonciation au pluriel parce qu'on sait que dans ces années-là, il y avait aussi une professeur qui dit lui avoir écrit.

Euh donc ses attaques ont été ressenti avec un sentiment douloureux et un sentiment d'injustice. Le mot injustice est intéressant pendant une enquête judiciaire la qu'elle va déboucher un mois plus tard sur la condamnation. Aujourd'hui encore, alors qu'il est premier ministre, il n'hésite pas à menacer ce qui met en jeu sa responsabilité.

Alors, j'affirme que j'ai évidemment je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit de violence ou de violence à force sexuelle. Jamais. Je peux vous assurer que tout est faux et que une plainte en diffamation sera évidemment portée.

L'effet glacial est sans appel. Lorsque François Bairou prend la parole devant la représentation nationale et annonce porte une plainte pour diffamation, la première chose c'est que nous on l'a questionner à plus de cinq reprises pour savoir si cette plainte avait été déposée et contre qui. On imaginait à l'époque que c'était contre Media Part.

Le Premier ministre ou son cabinet n'ont jamais voulu nous répondre. Mais cette plainte là annoncée à l'Assemblée nationale reprise partout dans la presse, c'est une pression. C'est une pression sur nos sources dans un climat qui était assez tendu.

Mais plus fondamentalement, cette impunité sur le temps révèle une structure, un schéma du pouvoir. Sans le soutien de l'exécutif, ni Nesle ni Betaram n'aurait été épargné. Pour l'affaire des os en bouteille, le dossier est remonté directement à l'Élysée via les ministères au lieu de passer par les voies normales.

Pourquoi vous n'êtes pas passé par la procédure classique normée, bornée par la directive, bornée par les textes auprès de la commission ? Est-ce que vous aviez eu des échanges qui vous faisaient penser que le les traitements à 0,2 microns euh ne seraient pas acceptés ? Enfin, qu'est-ce qui fait que vous avez pas suivi la voie classique en fait lorsqu'on veut euh avoir un nouveau type de filtre d'autorisé ?

Le dossier est si sensible qu'Alexis Col, secrétaire général de l'Élysée, refuse de venir témoigner devant cette commission d'enquête. Vous avez voulu auditionner Alexis Coler, l'ancien secrétaire général de l'Élysée, pour connaître, pour savoir en fait qu'est-ce qui se savait au sommet de l'État, pourquoi rien n'a été fait. Il a refusé de venir devant votre commission d'enquête.

Derrière le paravant myteux de la séparation des pouvoirs se cache en réalité un témoignage très certainement dévastateur pour Macron. Si le témoignage d'Alexis Coler n'était pas mauvais pour l'exécutif, pourquoi refuserait-il de venir ? Rappelons qu'il s'était rendu devant la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benala.

Quelle pouvait être l'utilité pour la présidence de la République que cet agent est un permis de p d'arme ? Non, j'ai oublié de vous avez tout à fait raison, monsieur le président, de me relancer sur la question du port d'arme qui est une question à laquelle je n'ai pas répondu euh et à laquelle je dois commencer par répondre que je n'ai pas eu à connaître de la question du port d'arme d'Alexandre Benala et c'est probablement là que se trouve la réponse. Les mauvais souvenirs des hautes sphères macroniennes après l'audition de l'affaire Benala leur font probablement préférer le refus de comparaître aux conséquences désastreuses des témoignages. ainsi toute une structure d'irresponsabilité de la puissance publique qui se trouve soulevée par ces enquêtes.

C'est le sujet le constat de la désorganisation des responsabilités et donc de la déresponsabilisation d'un certain nombre d'acteurs sur le recueil de la parole, le suivi des signalements, le traitement de ces signalements et le retour à ceux qui ont été les lanceurs d'alerte. Les fonctionnaires sont encouragés à ne pas trouver trop de problèmes et ça s'est vu dans une autre affaire visant un autre établissement catholique, le fameux lycée Stanislas. Dans ce courrier, on a des éléments qui prouvent que le rapport a été plutôt édulcoré par rapport aux témoignages recueillis lors de cette inspection et notamment autour de l'homophobie dans l'établissement, du climat aussi euh plutôt homophobe et raciste de l'établissement.

Et contre ces pratiques, il n'y a qu'un seul remède, le contrôle public. La source du problème est à chaque fois la même. Un petit groupe d'individus dans les couloirs feutrés des ministères s'arrangent loin du regard public pour étouffer les affaires.

Le seul remède contre ça, ce sont les enquêtes. Médiia part et Blast ont fait leur travail comme d'habitude et ils ont contribué à révéler les gros problèmes de Betaram et Bergerac. et comment Bairou avait menti.

Quant au fait que affirmer que François Bairou a menti devant la représentation nationale, ce n'est pas une opinion, ce n'est même pas une conviction, c'est un fait. Ce travail d'enquête est central parce qu'il montre aux citoyens ce que le pouvoir veut cacher. Et puisqu'on vous parle de Blast, on vous rappelle que notre média lance sa grande campagne des sociétaires.

Nous sommes une coopérative d'intérêt collectif. En devenant sociétaire, vous devenez actionnaire de blast. Alors, rassurez-vous, ça ne tournera jamais comme avec Bernard Arnaud. 100 % de notre excédent financier retombe directement dans l'outil de travail pour financer de nouvelles enquêtes, de nouveaux partenariats et de nouveaux contenus en accès libre pour une information indépendante au service du public.

On vous invite à faire un tour sur la page de soutien sur blas-info.fr devenir sociétaire. Pour en revenir au contrôle public, les médias jouent un rôle extrêmement important mais ils ne sont pas toutpuissants.

Ils dépendent beaucoup de lanceurs d'alerte et n'ont pas de moyens de contrainte. C'est là où les contre-pouvoirs démocratiques sont très importants. Les deux commissions d'enquête, parce qu'elles ont de vrais pouvoirs de contrainte, ont pu obliger politiques industrielles à rendre des comptes sous contrainte pénale.

Là, en tant que président de la commission d'enquête, je permets de vous rappeler que l'article 6 de l'ordonnance du 18 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires dispose que la personne qui ne comparait pas au refuse de déposer ou de prêter serment, c'est refus, c'est plutôt de refuser de déposer euh devant une commission d'enquête est passible 2 ans en présentement et 7500 € d'amande. le refus de communiquer le documents demandés par le rapporteur d'une commission d'enquê passive de M Le Pen. Vous êtes donc tenu de répondre aux questions posées.

Parce qu'ils sont élus de la nation. Ils ont aussi la légitimité démocratique pour poser des questions difficiles et faire face à la langue de bois. J'ai fait des choix des choix madam est-ce P juste répondre une fois à une question ?

Ça nous aiderait quand même madame, je suis désolé mais est-ce que vous voulez bien répondre à nos questions ? Parce que les éléments de langage avant chaque réponse, ça rend vraiment de manière difficile le fait de travailler et de d'avoir une commission qui sert à quelque chose. Donc s'il vous plaît, répondez aux questions qu'on vous pose et les prétéritions de langage sont vraiment compliquées pour nous.

Merci. J'ai fait le soit de ne pas chercher des responsabilités individuelles. Vous savez quand c'est flou madame c'est qui un loup et excusez-moi de vous plager plager l'île.

Excusez-moi madame là. Et donc est-ce que vous pouvez préciser c'est plus dans votre intérêt. Enfin moi je c'est plus dans votre intérêt intérêt surtout de je pense de la maison desf je peux permettre.

Comme quoi la langue de bois s'est pas réservée copolitique les grands industriels savent très bien la faire aussi et les parlementaires exposent au grand jour ce que les puissants ne voudraient pas laisser voir. En d'autres termes se taire sur un sujet pour la commission d'enquête comme pour les citoyens qui ne regardent la signification que votre groupe a d'autres choses à cacher qui n'auraient pas été révélé. Autrement dit, si répondre à nos questions serait vous autoincriminé, ce serait donc qui un motif à vous incriminer.

Mais ce contrôle démocratique est aussi très important pour les victimes, en particulier dans l'affaire Betaram. L'utilité de cette commission d'enquête, elle est avant tout, on le voit, la libération de la parole. Une libération de la parole massive.

Cette libération de la parole vise à donner de la place aux victimes et à ce qu'elles se sentent accueillies dans l'espace public, là où la culture institutionnelle leur avait été hostile. C'est à ça que servent les députés. des fonctionnaires euh viennent euh nous saluer, nous remercier pour notre travail, nous encourager à poursuivre parce que eux qui sont d'un certain point de vue en première ligne savent que il manque parfois d'outils pour agir, savent qu'il faut faire euh évoluer le cadre législatif pour être plus fort, plus à même d'empêcher ces violences euh physiques, psychologiques, sexuelles dans les établissements scolaires.

Et vous dire enfin que cette attente, c'est celle de toute la société. Certaines victimes ont parlé d'un mitou scolaire et nous savons que nos travaux sont regardés, écoutés avec beaucoup d'attention. Cette culture du contrôle est une pièce maîtresse de la qualité de notre vie démocratique.

Sans elle, il n'y aura pas de transparence. Sans elle, pas de sincérité du dépat public et sans elle, ce serait l'impunité. En revanche, on voit très vite que ce climat d'irresponsabilité généralisée ne joue qu'à la faveur des institutions puissantes.

Le fondateur de Betaram n'était pas n'importe qui. C'est un lieu euh qui est qui est sacré en fait pour beaucoup de personnes parce que le fondateur a été euh canonisé. Euh donc en fait il est c'est on ne touche pas à Beta.

D'un autre côté, les institutions privées musulmanes, elles n'ont pas eu le droit à cette impunité. On peut même dire que c'est l'inverse qui s'est passé. Hier, nous avions une audition avec deux préfets qui avaient euh mené un certain nombre d'investigations avec l'éducation nationale, la justice, les départements, les services financiers pour rompre des contrats d'établissement euh musulmans privés sous contrat et qui avait donc été jusqu'au bout euh de cette procédure.

Nous avons vu quel moyen les préfets peuvent mettre en œuvre au côté des recteurs pour agir, pour faire d'un signalement un certain nombre d'enquêtes et d'investigations et rendre concret jusqu'à ce qu'il y ait une décision autour d'une commission de concertation. Il est donc possible de faire agir ces mêmes moyens pour lutter contre les violences faites à l'école. Alors très légitimement, la question de l'islamophobie en France se pose et c'est ce qu'on va voir tout de suite dans la prochaine rubrique avec Camille.

Vendredi 25 avril 2025, Abouakar Sissé a été assassiné par des dizaines de coups de couteau alors qu'il priait dans sa mosquée, très certainement juste parce qu'il était musulman. Médias et politiques se sont pliés en quatre pour expliquer que ce n'était pas un acte islamophobe et que ceux qui le clamaient hystérisaient le débat. Pourquoi ce bruit ?

Pourquoi ces attaques ? C'est simplement un prétexte. Un prétexte à la récupération.

Vous voulez diviser la France, vous voulez comme à votre habitude hystériser le débat politique. Je ne vous laisserai pas faire. Bref, ce ne serait pas un acte qui s'attaque symboliquement à la République, mais juste un crime barbare, un fait divers.

Oui, bien entendu, ce crime est un crime barbare. Cette minimisation de la portée symbolique de cette violence est gravissime car c'est une haine toujours plus grande et toujours plus libérée que ce fait divers exprime. Et c'est ce qui inquiète légitimement nos concitoyens musulmans.

Les personnes en France de confession musulmanes sont inquiets, ils ont peur. Moi, vous savez, j'ai participé hier soir à un rassemblement qui s'organisait, un rassemblement citoyen, populaire assez spontané d'ailleurs, de d'hommage et de commémoration. Les gens qui sont venus me voir me disaient "On a peur." Le dispositif politique et médiatique est terrifiant.

Il reflète l'état désastreux de notre moralité publique. Cet acte islamophobe confronte la France à ce qu'elle devient de plus en plus raciste. Et ça, c'est inaudible pour la droite et l'extrême droite comme Manuel Vals a su si bien le montrer.

Est-ce que vous parlez d'islamophobie ? Non, je ne parle jamais d'islamophobie, mais je n'utilise pas ce terme. Il a été inventé il y a plus de 30 ans par les molats iraniens pour clouer aux pilories.

Donc Fran n'urait pas dû employer c termément faut jamais employer les termes de l'adversaire et de ceux qui précisément veulent la confrontation avec ce que nous sommes, c'est-à-dire un pays ouvert qui accueille chacun à condition que chacun respecte les règles communes. Oui, Manuel Vals estime que l'islamophobie n'existe pas et c'est exactement la même idée qu'a défendu Sébastien Chenu du RN. Mais il n'y a pas d'islamophobie dans notre pays.

C'est-à-dire que lorsque j'entends euh que certains disent "Ah mais oui, mais euh il y a une islamophobie sous-entendu une politique d'état euh qui ferait que les musulmans soient moins bien traités, moi je regarde les chiffres froidement." On savait que Vals était tordu, mais maintenant on en a la preuve. Il défend les mêmes idées que le Rassemblement national.

Le meilleur moyen de ne pas changer, c'est encore de dire que le problème n'existe pas. Et c'est ce que font Vals et Chenu. Alors débunquons un peu.

Chenu avance qu'il n'y aurait pas d'islamophobie parce qu'il n'y a pas de politique d'état antiislam. Comme on l'a vu avec l'affaire, c'est faux. Il y a eu une politique d'état défavorable aux musulmans alors que Betaram et Stanislas, institution catholique, ont été protégé pendant des décennies, Avoses a été fermé du jour au lendemain sur des suspicions beaucoup mais alors beaucoup plus faibles au point que le juge administratif a ordonné le rétablissement du contrat d'association avec l'État.

Je pense que jamais un établissement scolaire n'avait vécu cela en France. Jamais une équipe éducative des élèves n'avaient eu à vivre ça. Des élèves en pleur, des professeurs en pleur, des personnels en pleur, ça m'a été très très insupportable, très très très dur à vivre.

Et aujourd'hui, c'est un immense immense soulagement. On l'avait dit le 18 mars, c'était un soulagement d'entendre enfin ce que nous clamons depuis un an et demi, reconnu par le rapporteur public. Aujourd'hui, c'est reconnu par la justice.

Je suis fier d'être français, d'être républicain. Ce deux poids de mesure en fonction de si vous êtes chrétien ou musulman, ça c'est du racisme d'État. En droit et en philosophie, on appelle ça le racisme systémique.

Il renvoie aux droits en vigueur et aux pratiques que l'État fait lui-même, qu'il protège ou qu'il laisse faire. Ce qu'il faut regarder, c'est le comportement des politiques et des fonctionnaires. Et là, pas de doute.

On voit qu'il y a une sorte de malaise, de gêne. Euh, je pense qu'il y a à l'image aussi de ce que vivent au quotidien euh beaucoup de nos compatriotes musulmans, hein. Je crois que les derniers chiffres disent que un français musulman sur deux a connu une discrimination ou connaît une discrimination dans sa vie.

Le fait qu'il y ait une bataille de vocabulaire, je trouve ça très indécent en fait dans la période, vu ce qui vient de se passer. Euh et ça montre qu'il y a encore des bah soit des gens qui veulent pas euh comprendre ce que ce que ce qui se passe et ce que certains vivent et là on en arrive quand même jusqu'à l'assassinat ou le meurtre. Euh soit que voilà, on ne connaît pas, on ignore, on on ne on ne se fréquente plus en fait.

Surtout quand on voit le comportement du premier flic de France et c'est quand même Yve Tréar du Figaro qui le remarque. Il y a aussi de la part de bah des autorités des certains partis qui refusent de voir la réalité. C'est vrai, il a bah à droite effectivement ça ça ça paraît tout à fait manifeste.

Alors en plus là il y a eu euh je dirais un décalage dans la visite du ministre de l'intérieur qui est euh effectivement tout à fait malheureux quand on sait que jours il est allé très vite à Nant euh le jeudi où là il y avait aucun caractère apparemment d'ordre religieux. Le message est clair et la droite extrémisée ne veut pas en entendre parler. Elle sort sa botte secrète comme à chaque fois. en revanche, ne pas verser dans cette espèce de complotisme euh islamophobe euh qui est la marque de fabrique de l'extrême gauche qui veut absolument euh opposer euh les Français selon leurs religions les uns aux autres.

En fait, ça c'est le discours de l'extrême gauche, utiliser une appartenance religieuse pour opposer les Français les uns aux autres. Mais ce qui est inquiétant, c'est que le centre plus modéré en vient lui aussi à adopter cette posture. Moi, j'ai grandi dans une cité euh HLM euh où euh juifs, musulmans, chrétiens euh non croyant, on était tous ensemble et on se posait pas la question de savoir quelle était euh notre religion.

Il y avait pas de de jugement par rapport à notre religion. C'était ça la force de la France. Et moi, j'ai envie de retrouver euh aujourd'hui cela et je pense que c'est une irresponsabilité de part et d'autres de des responsables politiques qui utilise et instrumentalise aujourd'hui les religions et les conflits internationaux pour euh essayer de gagner quelques voies.

Mais le vernis craque très vite et en réalité c'est bien l'islamophobie institutionnalisée qui se cache derrière ces discours. On sait qu'il y a une volonté d'entrisme islamiste à travers évidemment la sphère éducative. Donc c'est à cela qu'il faut euh s'attaquer parce que sinon nos compatriotes de confession musulmanes seront évidemment associés et victimes.

Je n'ai jamais dit que euh toutes les femmes qui portent le voile étaient des islamistes. Quand on dit à bas le voile, mais ce que je vous dis aujourd'hui devant vous, les yeux dans les yeux, c'est que tous les islamistes, tous, il y a pas une exception, souhaite que les femmes soient violées, soit pardon curieux d'ailleurs comme acte manqué, soit voilé. Ouais.

Dénoncer le climat d'islamophobie ce serait ainsi jeter de l'huile sur le feu et forcer la rupture sociale. Pourquoi il n'y a pas de d'union nationale après ce après ce drame ? Mais je je pense honnêtement que c'est peut-être regrettable effectivement mais encore une fois il y a une telle hystérisation autour des religions que on a l'impression que les gens ne arrivent plus à faire commun.

Comme pour Betaram, sous couvert de protéger le bon ordre et la sérénité, on invisibilise les victimes et on interdit leurs paroles. Et comme d'habitude, les droites font des victimes les premières coupables de leur statut. On n'entend pas les musulmans de France condamner suffisamment fermement la takia islamiste dont ils sont victimes eux-mêmes.

Cette convergence réactionnaire est très inquiétante et nous rappelle les or les plus sombres de notre histoire. Et en parlant d'alignement progressif du gouvernement sur l'extrême droite, rubrique suivante. Lundi 28 avril 2025, François Bairou a organisé un débat à l'Assemblée nationale sur la souveraineté énergétique française, ce qui sans surprise n'a pas amassé les foules.

Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, l'importance de ce débat n'échappera à personne. Il suffit de jeter un coup d'œil périphérique pour savoir à quel point nous sommes les uns et les autres préoccupé par cette question centrale. Derrière ce petit sourire chafoin se trouve en réalité un mépris profond pour le parlement et sa fonction.

S'il n'y avait personne, c'est parce que ce débat ne servait à rien à part à faire plaisir à Marine Le Pen. Finalement, le la question énergétique, elle est très en phase avec ce que vient de dire Éric Cocrel, c'est-à-dire un gouvernement qui cherche à imposer des choix sans vote en contournant le Parlement parce qu'il a peur de la démocratie et parce qu'il se sait minoritaire. On en a eu un nouvel exemple hier avec cette ce bavardage sur la politique énergétique pendant 4 heures avec ce débat sans vote à l'initiative du gouvernement.

Mais alors que tous les groupes parlementaires ou presque et notamment tous les groupes de l'opposition demandaient un vote sur une loi énergie climat qu'il aurait dû arriver il y a 2 ans. Et oui, Byrou n'accepte le débat que si l'is autres ne l'oblige à rien. C'est bien un macroniste.

Trouver l'assemblée vide alors qu'ils se payent leur tête, c'est tout de suite plus normal. Et c'est d'autant plus normal que ce débat a eu lieu après les menaces plus ou moins sérieuses du RN de censurer Baï. Ce débat c'est notamment le Rassemblement national qu'il avait réclamé sinon ils agitent à nouveau la motion le la menace de la motion pardon.

Et les fachau s'en sont bien gargarisés. Il y a eu les autocongratulations. La plus amè de ces épreuves est paradoxale.

Quand l'avenir donne raison aux analyses du Rassemblement national, c'est hélas que les Français souffrent des échecs de leurs gouvernants, de leur incompéten et parfois de leur dogmatisme aveugle. pour la prospérité de la Florence, pour le bien-être des Français, pour l'avenir de nos enfants et la protection de notre environnement, j'aurais préféré avoir tort. Oui.

Qu'aurions-nous aimer, monsieur le Premier ministre, chers collègues du Parti Unique, avoir eu tort sur l'impasse de la politique énergétique que vous avez tous mené depuis 2007 ? Il y a eu aussi le cage de pompe en règle. Nous sommes ici.

Nous sommes ici et je sais que ça va vous faire beaucoup de peine uniquement parce que Marine Le Pen a eu le courage de poser un ultimatum sur l'un des sujets les plus vitals pour notre pays et notre économie. C'est le Rassemblement national qui a exigé ce débat aujourd'hui et c'est une grande victoire politique pour le Rassemblement national que le Parlement soit enfin consulté sur la loi de programmation énergétique. Si Marine Le Pen n'était pas intervenue, si le Rassemblon national n'avait pas fait usage du pouvoir du premier groupe d'opposition. que les Français nous ont donné et bien l'administration aurait adopté ce décret dans le dos du Parlement.

Mais sur le fond la position de l'extrême droite c'est quand même beaucoup de blabla. Nous refusons d'acter que le prix du gaz et du pétrole serait 50 % plus cher pour la décennie à venir ainsi que vos nouvelles taxes sur le carburant de 23 centimes par litre dès 2027. Au contraire, nous voulons baisser les taxes et développer nos ressources naturelles pour que l'écologie ne soit plus une punition et un chemin vers une électrification abordable et efficace.

C'est vrai que l'écologie du pétrole, c'est quand même un peu particulier et ça se comprend. L'écologie, ça ne les intéresse pas. Mais alors pas du tout.

Ce qu'ils veulent, c'est parler de prix. Monsieur Berou, il manquait l'élément principal à votre discours, c'est le prix. À aucun moment, vous n'avez parlé du coût, du prix de votre transition.

énergétique. Et ce qui est inquiétant, c'est que dans ce grand brouis, le gouvernement se rallie progressivement aux positions du RN. Alors pour le gouvernement, la pirouette est plus délicate mais toujours spectaculaire.

Le soutien raisonné aux énergies renouvelables. Raisonner ici veut dire que ce soutien doit se faire progressivement. Ça a l'air de bien commencer.

Soutien aux énergies renouvelables qu'il ne faut pas opposer avec les autres voies de décarbonation comme le nucléaire blabla blabla. Comme le rappelait le président de la République dans son discours de Belfort de février 2022, refusant d'opposer le nucléaire aux énergies renouvelables. Mais le double discours ne tient pas de secondes.

Bairrou prétend ne pas les opposer, mais les budgets alloués disent le contraire. D'un côté, il avance des sommes colossales pour le nucléaire. D'après les déclarations initiales du gouvernement, la création de six nouveaux EPR devait coûter environ 50 milliards ou environ 8 milliards par par réacteur.

Le gouvernement prévoit désormais une estimation à 11 à 12 milliards par réacteur. Cependant, il semblerait qu'une une prévision plus réaliste se rapprocherait davantage d'au moins 100 milliards pour les 6 de PR en tenant compte des intérêts intercalaires. Pour rappel, je rappelle que le projet de Flamandville est désormais chiffré à un peu plus de 19 milliards.

Le risque de dérage de ces projets va mécaniquement augmenter le prix de revient. et de l'autre, il coupe dans le budget pour les renouvelables. Vous venez encore d'en faire la triste démonstration ce samedi même en annulant 3,1 milliards d'euros de crédit budgétaire d'abord sur l'é missission écologie, développement et mobilité durable et sur l'enseignement supérieur et la recherche.

Bref, dans ce grand débat gratuit qui n'a servi à rien, Bairou annonce sacrifier le renouvelable pour le nouveau nucléaire qui a toujours explosé les budgets et les délais. Dans cette fuite en avant, l'écologie a été la grande absente. On a parlé du problème de l'artificialisation des terres. mais pour empêcher de construire des panneaux solaires.

Mais une question se pose qui est une question écologique. Sommes-nous prêts à accepter l'ar l'artificialisation de grandes surfaces de nos sols afin de développer une production massive d'énergie solaire très bon marché. Pendant ce temps à droite, l'idée d'empêcher l'artificialisation des terres pour sauver la planète, la biodiversité et notre vie collective, ils ne veulent pas en entendre parler.

Comme le rappelle cet archive de le renvoquer du 1er octobre dernier où il refusait le dispositif Zan pour zéro artificialisation net. Oui, monsieur le Premier ministre. Bien évidemment mettre enfin fin au dispositifs ZN si funeste et si contraire aux intérêts du pays.

Bref, comme d'habitude, la droite et l'extrême droite ont fabriqué autant d'arguments ridicules que possibles pour justifier surtout de ne rien faire. Voilà pour cette fois. Vous retrouverez très vite un nouvel épisode de dissolution pour décrypter l'actualité politique et parlementaire.

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À l'heure où nous diffusons cette vidéo, il reste 67 jours à attendre avant qu'une nouvelle dissolution soit possible. D'ici là, on vous laisse avec cette citation inspirante. Nos concitoyens à cet égard étaient comme tout le monde.

Ils pensaient à eux-mêmes. Autrement dit, ils étaient humanistes. Ils ne croyaient pas au fléo.

Le fléo n'est pas à la mesure de l'homme. On se dit donc que le fléo est irréel. C'est un mauvais rêve qui va passer.

Albert Camu, la peste. Est-ce que vous parlez d'islamophobie ? Non, je ne parle jamais d'islamophobie.

C'est un terme qui a été inventé il y a bien longtemps. C'est le terme employé par François Baou hier. Et ben, je n'aurais pas employé. [Musique]