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interviewBFM TV (sur YouTube)· 11 avril 2025 12 min

Frontières, Algérie… le point presse de Bruno Retailleau en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La question des frontières est une question importante. Je veux rappeler que c'est d'abord une question de fermeté. Un pays, c'est un dedans et un dehors.

Donc les frontières et la France ça n'est pas un lieu de passage où on pourrait passer n'importe comment. Ça n'est pas un hall de gare. Voilà.

Et la question des frontières, je peux rappeler que c'est aussi une question de sécurité. On sait depuis notamment le Baclan que dans les filatoires peuvent se glisser malheureusement les individus qui peuvent être dangereux. Donc je suis venu ici à cette frontière qui est importante pour nous sur les Pyrénées.

Frontière qui sépare deux pays, l'Espagne et puis et puis la France pour illustrer un cas très très pratique et très concret de notre stratégie de fermeté de défense de nos frontiers. C'est à la fois des moyens juridiques et opérationnels. Moyens juridique.

J'ai signé il y a quelques jours une demande auprès de la Commission européenne pour prolonger de 6 mois le contrôle intérieur d'une frontière. Voilà, ça c'est les moyens juridiques, les moyens opérationnels. Vous savez que contrairement à d'autres pays européens, la France ne dispose pas d'un corps unifié de garde frontière, mais nous avons mis en place un étatmajor mais surtout une force, la force frontière qui permet d'amalgamer quatre forces différentes. bien sûr les forces sécurité intérieur, la police nationale, police aux frontières, la gendarmerie nationale, les douanes et y compris sentinelle l'armée française.

Ça c'est ce qui compose la force frontière. Il y a eu il y a quelques jours, il y a eu une méthode opérationnale qui a été testée ici. C'était à la fin du mois de mars. 350 effectifs ont pu être déployés avec l'interpellation de 144 étrangers en situation irrégulière.

Ça ne s'arrête pas là. Je veux dire que ces phénomènes migratoires euh ne sont pas, si j'ose dire non provoqués. En tout cas, le fait du hasard.

Il y a derrière des trafiquants d'êtres humains qui sont violents. Il y a derrière euh des filières qui sont très très organisées parce que ça rapporte de l'argent. Ça rapporte beaucoup d'argent au mépris parfois de vies humaines, au mépris de la bigeté d'hommes et de femmes qui sont poussé sur les routes de l'exode, sur les routes de la migration.

Euh j'installe euh actuellement euh une cellule qui sera une cellule de renseignement qui va nous permettre de mieux lutter euh contre la filière des passeurs. Il y a 2 mois, au mois de février, on a installé près de Paris justement euh une cellule qui s'appelle la Sertible où on regroupe l'essentiel de nos forces en terme de renseignement. Et là encore, c'est interministériel.

Il y a bien sûr le renseignement qui dépend du ministère de l'intérieur. Il y a le renseignement qui dépend de Berdo douanes et autres et le renseignement qui dépend du ministère de la défense. L'idée c'est que on décloisonne l'État.

Trop souvent l'État est décloisonné en face de réseaux qui sont totalement entre eux structurés, organisés et que on puisse échanger le renseignement pour être beaucoup beaucoup plus efficace. Et la première cellule aujourd'hui de Certim, c'est à Paris. La première cellule qui est délocalisée dans une zone, c'est ici dans la zone donc ici donc Pyrénée.

Il y aura ensuite une duplication dans les autres zones sur chaque frontière et ensuite il y aura une duplication dans chaque département qui compose les zones frontalières françaises. Je veux dire aussi, ça n'est pas le cas là, mais c'est le cas au niveau national que on a aussi une taxe force qui permet de traquer les flux financiers puisque tout ça c'est une affaire d'argent une fois de plus euh puisque ces gens-là ce sont des esclavagistes hein, ce sont des trafiquants d'êtres humains et on les combat là aussi en essayant de tracer les flux financiers là encore avec nos forces du ministère de l'intérieur et notamment PRF qui dépend de Ber. Voilà l'idée que je voulais illustrer aujourd'hui avec beaucoup de résultats.

On l'a vu avec le préfet, avec l'ensemble des forces qui sont sur la zone. Je veux dire qu'on a une très bonne coopération avec l'Espagne. Ça je tient beaucoup.

On a des patrouilles qui sont des patrouilles conjointes. Euh et je m'entretiens très régulièrement avec mon homologue que j'ai rencontré à Londres euh il y a une dizaine de jours puisqu'il y avait un grand sommet qui a réuni 40 pays à Londres sur notamment les filières sur l'immigration et je vais dire aussi les remerciements. Je l'ai fait en direct avec mon homologue espagnol puisque l'Espagne a concouru au grand coup de filet que nous avons fait notamment après l'arrestation en Roumanie à Bucarest de Mohamed Amra.

Vous savez qui était ce type qui ce narcotrafiquant qui s'était évadé et lors de l'évasion il y a eu deux agents pénitiaires qui ont été froidement abattus. On a bien entendu pu arrêter cette tête ensembante si je dis ce narcotrfiquant et plusieurs dizaines d'arrestation ont été fait dans des pays aussi différents que l'Espagne, le Maroc, la Thaïlande et cetera et cetera. Donc il faut que les narcotrafiquants sachent que tôt ou tard ça prendra du temps et on les aura.

Justement, c'est ici un passage très utilisé par le trafiquement de drogue. Régulièrement des des regards les camion. Est-ce que vous regardez vers les caméras s'il vous plaît ?

Euh est-ce que il y aura des moyens supplémentaires ? On s'organise et vous savez on a des saisies qui sont de plus en plus importantes. Les douers m'ont montré une cage dans une voiture.

Ils sont saisis 16 kg de résine de cannabis. Mais c'est quasiment chaque jour et chaque semaine que l'on fait des d'énormes saisis. Il y a quelques jours, on a fait une saisie.

C'était la première saisie avec une technique que les trafiquants ont. Ça s'appelle en anglais, pardonnez-moi, le dropof. C'est-à-dire que ils sont sur des bateaux, sur des cargos et ils se délestent en mer sur des ballots qui sont flottants et c'était des pêcheurs qui était venu les récupérer.

On a pu récupérer 630 kg de cocaïne. Il faut savoir que c'est l'équivalent de 37 millions. Quelques jours auparavant, c'était plus de 800 kg et cetera et cetera.

Entre 2023 et 2024, on a plus que doubler les saisies de cocaïne. En 2023, c'était 23 tonnes. En 2024, c'était 53 tonnes.

Donc nos services sont de plus en plus performants. Et je veux saluer vraiment l'action de tous, aussi bien les services qui dépendent de mon ministère de l'intérieur, les forces de sécurité intérieure, la police nationale, la gendarmerie nationale et je veux évidemment associer les douaniers qui sont aussi à nos côtés très performants. question dispositif va être généralisé, on va le retrouver aussi à Calé par exemple.

On va retrouver alors à Cala, on a un dispositif beaucoup plus important mais vous avez raison de parler de Calais puisque il faut savoir que ces trafiquant d'êtres humains font passer des migrants ici et une bonne partie se dirige notamment dans le Calésie, en tout cas dans le pas de Calais pour pouvoir traverser la Manche. Et malheureusement l'an dernier, on a eu 80 morts. Il traversent dans des conditions qui sont épouvantables, absolument épouvantables.

On entasse des dizaines et des dizaines de personnes dans des canaux qui sont des des canaux très peu chers. Ils ont même pas de ils ont un fond dit qui est un fond simplement en plastique et au moindre pépin. Il se replient comme un portefeuille et ce sont souvent des enfants, des femmes qui meurent.

J'ai vu des images J'ai vu des images de ces trafiquants, de ces filières qui avec des bâtons tapent sur des femmes, sur des enfants qui au dernier moment au moment d'embarquer sur ces bateaux se rendent compte que la mer est pas bonne, que les bateaux présentent des risques et c'est à coup de bâton qui les force à monter, à grimper sur ces bateaux. Donc ce que je veux dire c'est que ceux qui encouragent les migrants encouragent aussi les filières et participent à un commerce international qui est inhumain. Voilà ce que je veux dire.

Sous prétexte d'une fausse générosité, bien souvent on commet et on aide en réalité un trafic qui est abominable. Est-ce que les opérations de contrôle telles que elles ont été faites fin mars sont amené à être renouvelé ? Quelle fréquence est-ce que comment ça se dé fréquence ?

Elle sera inopinable. Il faut que ce soit opportun. Ça se décidera département par département.

Ce que je veux dire, c'est que les contrôles aux frontières ne se contentent pas d'un pH par exemple. On fait des contrôles en profondeur dans la bande de 20 km. Mais au moment euh où on a fait cette opération un peu coup de point, nous avons été contrôlés euh très en profondeur sur quasiment l'ensemble des départements de la région Nouvelakit.

Donc c'est des opérations qui sont très très lourdes qui se déroulent sur le linéaire bien entendu sur le linéaire de la frontière en profondeur sur la bande des 20 km mais aussi au-delà de la bande de 20 km. et la les dérogations à laquelle vous faites référence auprès de la Commission européenne qui durent depuis la période des attentates, si je pas bêtises, ça dure, vous avez raison, ça dure depuis novembre 2015. Pareil là aussi tous les 6 mois, tous les mois jusqu'à mois tant qu'on aura une menace terroriste, tant qu'on aura euh une pression migratoire, je veux dire que depuis que j'étais installé au ministère de l'intérieur, c'est pas moins de six attentats terroristes qui ont été déjoués.

Donc là encore et vous vous souvenez à Mulouse aussi, on a eu un un attentat qui était lui malheureusement mortel. Donc de 6 mois en 6 mois, on demande le renouvellement de cette autorisation à la commission de Bruxelles. Moi, je pense que il faut, compte tenu de cette pression migratoire, compte tenu de ces menaces en terme d'attentat, une double membrane, une membrane aux frontières extérieures de l'Union européenne.

J'ai à côté de moi une députée européenne. Ça c'est la protection des frontières de l'Europe, mais aussi une mondrane intérieure. Les traités bien entendu l' prévu et ça nous permet de les activer quand il y a une crise, une menace précise et c'est le cas actuellement.

Vous avez vu que l'Allemagne elle-même il y a quelques semaines a demandé le contrôle dans ces frontières intérieurs. Confiant sur le retour deème sans sal. Est-ce que vous partez avec cette opinion ou est le dossier ?

Emmal Macron euh oui, j'ai j'ai vu bien entendu cette déclaration il a aussi ajouté qu'il attendait des résultats. C'est exactement ma position. J'ai assumé un rapport de force avec l'Algérie.

Je veux dire que ce rapport de force, il a été aussi assumé par l'ensemble du gouvernement. François Berou qui présidait le conseil interministériel de contrôle de l'immigration avait ratifié cette idée, cette stratégie d'une riposte gradué puisque ce que je veux rappeler c'est que à Mulous malheureusement si l'Algérie avait tenu compte de ses obligations, si l'Algérie avait respecté le droit à la fois le droit international mais le droit que nous nous sommes donnés l'accord de 1994 cet algérien n'aurait pas dû être à Mulous, il n'aurait pas dû être en France, il aurait dû d'être en Algérie. À 14 reprises, nous avions présenté ce ressortissant algérien aux autorités algériennes qui l'avait refusé.

Donc moi, mon obsession, c'est la sécurité des Français, la protection des Français. Ce que je souhaite c'est que enfin on sort de cette crise et qu'on obtienne des résultats. Les résultats pour moi, c'est bien entendu la libération de Boem Sans sale.

C'est un cas humanitaire, il a 80 ans et il a un cancer. Mais le résultat qui m'intéresse pour ma part, c'est que l'accord de 94 soit scrupuleusement respecté. La France respecte tous les accords qu'on a avec l'Algérie, nous les respectons.

Donc nous attendons de l'Algérie la même chose pour que elle puisse réadmettre les individus qui doivent être sur le sol algérien et certainement pas en France. M.