Face à Macron et l'extrême droite : union populaire ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 64 %Attaque 26 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00animateurFait
« on fait le constat qu'il y a un rapprochement très net qui s'opère dans les discours dans les idées qu'ils essayent de nous exclure »
- 6:00animateurChiffre
« 93% des Français voudraient en sortir du mythe de la croissance infinie »
- 8:00razmig_queueillantFait
« le racisme ça vient d'en haut voire Bolloré par exemple mais ça s'enracine également en bas dans les classes populaires »
- 9:00clémenceFait
« nous vivons une époque qui en raison de la double pression perçue par les classes populaires du changement climatique et des migrations »
- 14:00benoit_hamonFait
« les travailleurs étrangers en France sont concentrés sur les métiers pénibles cotisent on des retraites plus courtes meurent plutôt en réalité »
- 16:00animateurChiffre
« il y a eu trois blocs à peu près équivalents à 11 et quelques millions de voix »
- 0:15Fait
« on avait des différences à ce moment-là qui déjà avait été plébiscité et même si où on a vu un mouvement d'affirmation en 2022 ce qui nous a permis ensuite de constituer la nupesse autour de ça autour de de ces propositions radicales »
- 0:30Chiffre
« le bloc libéral en 2017 était beaucoup plus fort qu'il ne l'était en 2022 en réalité c'est érodé quand on prenait Fillon plus Macron ça faisait 44 en 2017 c'est moins en 2022 »
- 0:45Fait
« le fait que le bloc d'extrême droite pour le coup à augmenter donc il y a des légères reconfigurations »
- 3:00Promesse
« nous avons proposé les comités locaux les adhésions directes au mouvement pouvoir se structurer sur le terrain »
- 3:30Fait
« le fait d'avoir refusé à mon avis est un conséquent parce que impulser nationalement ou impulsé localement des comités locaux ça donne envie de militer ensemble »
- 4:30Fait
« nos prétentions n'étaient pas très grandes mais visiblement un peu trop importante déjà en tout cas il n'a pas été possible de faire ensemble »
- 5:00Fait
« l'argument selon lequel nos programmes se rétro différents n'est pas un argument valable raisonnablement si ensuite on se donne rendez-vous en 2027 »
- 6:30Promesse
« si notre objectif est bien de changer les règles du jeu par rapport au défi climatique par rapport à la question sociale par rapport à la question démocratique il faut viser un état de plus au conseil de gauche »
- 7:00Promesse
« la condition préalable c'est de se mettre en dynamique dans avec l'objectif 2027 et donc la liste unique »
- 9:30Fait
« il y a clairement un retour de l'État interventionniste le néolibéralisme évidemment a pas disparu mais il est en train de muter »
- 10:30Fait
« fermez les frontières c'est une catastrophe économique pourquoi parce que en France aussi on sait que à l'horizon 2050 il va y avoir un déficit démographique »
- 11:00Fait
« plus un pays se développe plus les gens acquiert les moyens de prendre le départ et en réalité si vous construisez une politique de développement pour empêcher les gens de venir c'est stupide »
- 12:30Fait
« nous il y a un élément que sur lequel il y avait des aspects sur la discussion sur le revenu universel qui était sur le comment faire mais il y a un point sur lequel je voudrais qu'on réfléchisse collectivement »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
pour tout le monde merci beaucoup d'être venu nombreux et nombreuses on est un tout petit peu en retard on s'en excuse il fait pas encore trop chaud ce matin à Valence donc tout va bien pour l'instant je suis ravie de vous retrouver là avec mes deux invités que vous connaissez l'un et l'autre mais je lui ai présente quand même Benoît Hamon ancien ministre directeur général de Singa France qui est une ONG qui est engagée sur les questions de migration on en dira un mot pendant cette conférence et plus largement dans l'inclusion économique et sociale des nouveaux arrivants en France et en Europe et puis rasmig queueillant qui est sociologue et qui est également correspondable avec Claire Lejeune du département de planification écologique de l'Institut La Boétie et donc qui travaille beaucoup à nos côtés depuis quelques mois pour mener la bataille culturelle justement alors cette conférence elle pose une question face à Macron et à l'extrême droite union populaire avec un point d'interrogation donc question à laquelle on va s'efforcer de répondre déjà le cadrage général c'est pourquoi poser à la fois la macronie et l'extrême droite ensemble parce que on fait le constat je vais y revenir et j'imagine que les autres intervenants vont y revenir ensemble on fait le constat qu'il y a un rapprochement très net qui s'opère dans les discours dans les idées qu'ils essayent de nous exclure qu'ils essayent de de se enfin je pense être dérive par des adoubements respectifs le quand madame borne par exemple dit que Marine Le Pen a été extrêmement républicaine contrairement à la France insoumise quand un député de la macronie répond au JDD même pas une semaine après que Monsieur Lejeune est repris la tête de de la rédaction quand il y a un député LR qui réhabilite Barrès en toute tranquillité que personne ne trouve rien à y redire on observe quand même un phénomène comme ça dans leur prise de position qui a une autre époque on le pense n'aurait pas pu passer de cette façon là et puis enfin on l'observe en acte politique parce que à l'Assemblée nationale ils sont mains dans la main pour tous c'est-à-dire les gestes les plus anecdotique anecdotique mais quand même sans trop dans la vie d'un parlement le fait qu'il vote ensemble pour avoir des vices présidents du rassemblement national à l'Assemblée nationale le fait que Monsieur Sarkozy avec son bracelet électronique à la télé pour dire que Marine Le Pen était tout à fait fréquentable le fait que Darmanin avec le soutien de Sarkozy aussi se fasse imposer dans le débat public pour les années qui viennent tout ça ce sont des signaux politiques extrêmement fort et donc vous vous connaissez la théorisation qu'on a faite des différents blocs et ce qu'on observe c'est un rapprochement du bloc libéral et du bloc d'extrême droite assez nette ça c'est ça c'est on l'a remarqué dans la période précédente avec des attaques un peu tous azimut notamment contre la démocratie évidemment avec ce qu'on a vécu à l'Assemblée la série de 49,3 pour une première année de mandat c'est à dire que maintenant ils sont même plus gênés mais aussi la répression des mobilisations sociales populaires la stigmatisation la criminalisation tout ça était des manifestations assez nettes et puis de manière générale idéologiquement contre les services publics avec une destruction qui est lente mais qui est continue et sur lesquels la macronie et le RN se retrouve parfaitement bien ensemble un moment difficile donc à vivre pour nous mais qui est un moment aussi porteur d'espoir pour plusieurs raisons à mon avis d'abord parce que il y a eu une politisation extrêmement forte de la population française pendant la période de la réforme des retraites on a perdu cette bataille pour le moment on désarme pas totalement mais il y avait quand même des millions de personnes il y avait des milliers de personnes dans des toutes petites villes ou parfois ça a explosait même la population de la ville les gens qui se retrouvaient en manif des gens très jeunes des gens dans des secteurs qui se sont mis en grève qui sont des secteurs qui ne se mettent pas en grève habituellement par exemple les éboueurs pour ce qui concerne le Val-de-Marne là où je suis élu c'était assez notable et donc il y a quand même un front de résistance qui s'observe très largement qui n'est pas que du désespoir où on entend que ça passe et on subit notre ressort il y a quand même des points d'étapes qui ont qui ont pu donner de l'espoir cette année et pour arriver et pour lancer mes deux invités pour arriver à cela on a la question du récit de la bataille culturelle qu'on peut mener sur nos propositions sur ce qu'on propose et qui peut trouver un écho dans l'esprit des gens pour ça je vais vous parler j'imagine que vous l'avez vu mais du sondage cluster qu'on a fait faire pour pour ses amphis qui est dont les résultats ont été dévoilés ce début de semaine et qui montre quand même qu'il y a une appétence pour nos propositions je pense aux résultats pour la sixième république je pense aux résultats pour le SMIC à 1600 euros à chaque fois c'est environ plus de plus de 80% de résultats dans la population générale pas que dans les électeurs nups et puis je pense aussi à d'autres sondages les sondages Valls qui valent on se le dit entre nous on le sait mais ça donne des indications qui montrent qu'il y a une volonté de radicalité je sais qu'il y a un débat très profond sur ce terme et que on n'est pas toujours à l'aise pour l'employé moi je le suis mais je pense que par exemple quand des sondages montrent que 93% des Français voudraient en sortir du mythe de la croissance infinie ça dit quelque chose quand même sur une lassitude d'un modèle qui nous est proposé le néolibéralisme la mondialisation à tout craint le libre-échange à tout crin etc et ça je pense que ce sont des points d'appui assez profond pour faire valoir nos propositions qu'on essaye de mettre en valeur de différentes façons je pense au travail qu'on fait avec l'Institut La Boétie qui est un nouveau champ qu'on a investi c'est à dire créer un institut de recherche adossé à la France insoumise qui à la fois à des prétentions en matière de production intellectuelle de production d'événements pour mettre en avant des concepts dans le débat public ou pour prendre au sérieux le fait que on se sent pas assez solide parfois sur tous les concepts que donc on a besoin du monde universitaire du monde de la recherche pour les travailler et à la fois d'autres façons on mène la bataille culturelle note aussi et notamment dans les médias à destination du grand public et au sein de notre mouvement avec des opérations de formation voilà pour ce que ce que moi je dresse comme constat pour ce qui est de la partie bataille idéologique et peut-être je commence par thouarsmig je sais pas si tu veux parler de ça mais j'ai lu une de tes interviews récentes ou toi tu théorises déjà tu mets un petit peu à distance la notion de bataille déologique et de batailles culturelles et tu théorises la nécessité d'avoir une simultanéité d'action sur trois fronts économique politique et culturel si tu veux nous donner ton analyse de la situation en tant que sociologue mais aussi en tant que partie prenante de ce qu'on essaye de faire c'est à dire universitaire engagée à nos côtés qui participent à ça merci merci beaucoup merci pour l'organisation de ce débat je suis très content d'être parti prenante de cette discussion je vais en effet partir de Antonio ramschi lui rend théoricien de la bataille des idées pas parce que ça fait chic de citer gramshi c'est pas ça l'idée évidemment mais pour une raison précise c'est qu'il y a exactement un siècle gramshi et ses camarades fondateurs du parti communiste italien en été précisément là où nous en sommes aujourd'hui dans les années 20 et 30 du 20e siècle et donc on a plein de choses à apprendre de ces expériences passées de la gauche trois éléments qui rapprochent leur période de la nôtre d'abord une grave crise économique la Grande Dépression des années 20 et 30 deuxièmement une crise démocratique en Italie en particulier comme j'étais donc italien une crise de la représentation démocratique et troisièmement évidemment la montée des fascisme en Europe dans les années 20 et 30 la seule chose que grammedy ne connaissait pas et que nous connaissons évidemment c'est le changement climatique que lui bien entendu ne théorise pas de cette expérience des années 20 et 30 gramshi nous a livré ce qu'on pourrait appeler une méthode politique ou une boussole politique qu'on peut transposer dans notre époque transformer la société pour gramshee dans un sens révolutionnaire évidemment c'est un marxiste ça consiste en effet à articuler trois fronts c'est son vocabulaire un front économique un front culturel et un front politique le front économique c'est l'activité syndicale sur le lieu de travail mais c'est aussi par exemple la bataille sur la répartition des ressources typiquement récemment la bataille contre la réforme des retraites c'est les conflits de répartition matérielles ou économiques le front économique le front culturel c'est la bataille concernant le sens commun ce qui est pensable et disciple à une époque je vous donne un exemple après la deuxième guerre mondiale tout le monde presque et pour l'interventionisme de l'État dans l'économie mais main droite dans les années 90 à l'époque né libéral au contraire c'est la marchandisation qui fait consensus même la marchandisation de l'État ou de partie de l'état aujourd'hui ça change encore dans l'époque post-covite donc c'est la bataille pour le sens commun troisième offre politique la politique c'est trois éléments donc se feront politique c'est la dimension programmatique c'est la dimension stratégique comment hiérarchiser les luttes évidemment c'est tout à fait central et c'est la question de l'organisation adéquate à une période donnée à chaque période vient évidemment une forme d'organisation qui est particulière ce que 10 g c'est que selon les périodes l'un ou l'autre de ces fronts peut être plus ou moins importants mais en dernière instant c'est toujours la politique qui est aux commandes pour lui comme pour Lénine d'ailleurs la politique est toujours aux commandes la politique ça veut pas dire seulement la politique électorale ça peut vouloir dire évidemment dans la société civile également ça c'est la méthode politique que nous propose grammechi et ses camarades programme chic combattre le fascisme la fascisation des discours et transformer la société c'est une seule et même chose il faut toujours combiner ces trois fronts et ne pas séparer par exemple le front culturel des autres alors pour cette première intervention c'est du front culturel que je vais parler essentiellement on reviendra au front politique je crois par la suite il y aurait plein de choses à dire sur le front culturel mais je me limotte limite à deux grands enjeux qui sont absolument essentiels et qui sont des enjeux qui divisent les classes populaires la bataille pour le sens commun c'est aussi refaire l'unité des classes populaires et d'une partie des classes moyennes et il me semble que dans la période contemporaine parmi d'autres ces deux grands enjeux sont des enjeux qui divisent les classes populaires et nous empêche de se transformer la société c'est des hypothèses que je livre à la discussion premier enjeu c'est la question du racisme de la xénophobie et plus particulièrement de l'islamophobie c'est un élément très important ça qui met en concurrence les travailleurs les uns avec les autres les unes avec les autres et auxquelles il faut trouver une solution évidemment c'est plus facile à dire qu'à faire le racisme ça vient d'en haut voire Bolloré par exemple mais ça s'enracine également en bas dans les classes populaires et dans une partie des classes moyennes ce qu'il faut dans ce pays me semble-t-il aujourd'hui et ce à quoi il faut penser en termes de front culturel c'est à l'émergence d'un mouvement antiraciste massif il y a évidemment plein de gens qui font plein de choses dans le domaine de l'antirassismes mais il me semble que l'émergence d'un mouvement antiraciste à l'échelle du pays est un objectif qu'il faudrait se fixer qu'on soit un parti politique une association un syndicat etc etc autrement dit c'est la seule comparaison historique que j'ai trouvée quelque chose qui ressemblerait au mouvement des droits civiques aux États-Unis dans les années 60-70 quelque chose de cet ordre il faut prendre la mesure de ce qui s'est passé dans le cas de Naël et des autres meurtres qui ont été commis par la police récemment Jean-François Bayard qui est un anthropologue dont vous avez peut-être vu passer les textes parle d'exécution extrajudiciaire pour le cadenaël et le cas des autres il faut prendre la mesure de ce que ça veut dire une exécution extrajudiciaire il faut combattre évidemment ceci et il me semble que l'idée de droit civique ou de quelque chose qui ressemble à cela et qui combattent précisément le racisme notamment quand il est implanté dans les classes populaires et quelque chose d'absolument central le mouvement des droits civiques c'est un mouvement pour la revendication de la dignité pour une revendication antiraciste évidemment vous connaissez tout ça Martin Luther King Malcom X etc mais c'est aussi fondamentalement des revendications qui sont sociales et économiques qui sont égalitaires donc c'est quelque chose qui combine une revendication de dignité avec une revendication d'égalité économique ça c'est un premier enjeu que me semble-t-il qui relève du front culturel et qui serait absolument essentiel de résoudre auxquels il faudrait réfléchir deuxième enjeu je tu m'intéresses je suis trop long c'est le fameux discours sur les assistés et sur les fainéants et ça aussi ça divise les classes populaires et ça empêche l'unité des classes populaires et des classes moyennes ce discours contre les assistés j'y met évidemment des guillemets vous avez bien compris les fainéants au sein même des classes populaires et des classes moyennes il y a un collectif de sociologues qui s'appelle quantités critique avec notamment un super sociaux qui s'appelle Yann Le Lann mais quelques autres dont vous qui est d'ailleurs je pense là qui ont fait des enquêtes au moment de la réforme des retraites et qui ont montré qu'on peut parfois parfaitement être contre la réforme des retraites mais sur une base de droite sur une base qui est purement méritocratique cette base c'est quoi j'ai travaillé toute ma vie j'ai droit à une retraite ok mais c'est même personne qui sont contre la réforme des retraites peuvent également et simultanément être pour une réforme néolibérale du chômage pourquoi parce que les chômeurs sont des fainéants ok moi j'ai travaillé j'ai droit à ma retraite mais le chômage c'est autre chose que la retraite parce que ce sont des gens qui ne trouvent pas travailler etc donc en fait ce que ça veut dire et c'est ce que montre ce collectif quantité critique c'est que les 80% d'opposition à la réforme des retraites c'est en fait une illusion politique parce que là-dedans il y a des gens qui ont des valeurs qui sont très différentes les unes des autres et notamment des gens de droite qui résonnent exactement comme je l'ai dit en tout cas qui ont des valeurs de droite si vous voulez on peut pas transformer ces 80% en bloc politique c'est une illusion de s'imaginer ça OK et c'est une illusion aussi de s'imaginer que on va remettre au centre la question du travail pour régler ce problème des fainéants et des assistés pourquoi parce que le capitalisme il produit mécaniquement des chômeurs il en produit ok c'est l'argument de marque de la de l'armée de réserve industrielle donc c'est un mécanisme aussi vieux que le capitalisme ok pour répondre à ces deux enjeux et j'arrête là parce que j'ai commencé à être long à mon avis l'objectif qu'il faudrait se fixer encore une fois facile à dire pas facile à faire c'est de créer des nouvelles cultures populaires inclusives des nouvelles cultures populaires inclusives en fait la variété des statues à l'intérieur des classes populaires c'est pas du tout nouveau ça remonte au 18e et au 19e siècle mais historiquement l'identité de classe communes l'identité collective permet justement de transcender cette variété des statues dans les classes populaires donc en gros le chômeur c'est pas un assisté mais c'est l'un des nôtres il a la m’identité de classe que nous il a la même identité collective que nous l'immigré n'est pas quelqu'un qui vient voler notre travail c'est l'un des nôtres il a la même identité collective que tout ça évidemment c'est un travail de très longue à laine il faut pas s'imaginer que c'est facile à faire ça suppose des organisations qui sont territorialisées fondamentalement pas vraiment gazeuses si je peux me permettre de lancer le débat à ce propos il faut véritablement être territorialisé il faut être au contact des classes populaires pour créer cette culture populaire inclusive nouvelle qui va permettre de reconstituer l'unité des classes populaires merci beaucoup razmy je vais pas répondre maintenant ni sur le caractère gazeux ni je pense que ça nous renvoie quand même un peu à la suite du débat c'est-à-dire aussi sur la nupes les propositions qu'on a fait notamment en termes d'implantation locale et de créer du commun à l'échelle locale des collectifs etc et pour revenir sur ce que tu citais comme exemple notamment sur qui est l'autre qui est avec moi en fait pour faire ensemble il y a parfois aussi des déclarations y compris au sein de la nupesse ne suivait pas mon regard mais voilà sur le travail la gauche des allocs etc qui rendent compliqué de mener cette bataille culturelle et je crois que il faut le dire parfois on ne conçoit pas les choses de la même façon sur ce plan là et je partage entièrement ton analyse pour te donner la parole Benoît il y a plusieurs choses qui qui m'ont marqué quand j'ai essayé de préparer cette conférence la première c'est sur le plan de la discussion sur la bataille culturelle la première c'est le travail que tu as opéré sur le revenu universel qui n'est pas une proposition que qu'on partage dans le programme mais qui je trouve en tout cas à a fait un phénomène relativement miroir de ce qu'on essaye de faire assez régulièrement c'est à dire des mots obus ou des concepts nouveaux qu'on essaye d'amener dans le débat politique Jean-Luc Mélenchon l'a fait par exemple avec la planification c'est arrivé jusqu'à la macronie qui ont pris le concept mais pas encore les propositions mais en tout cas là aussi il y a un rôle des politiques ou en tout cas quand on essaye de d'être dans le débat public de ce type de d'amener des sujets et de d'essayer de les mettre à l'agenda parce que sinon l'agenda il est quand même globalement assez réactionnaire quand nous nous sommes sommets de répondre à des choses généralement c'est pas des propositions progressistes donc premier point que je trouvais intéressant et sur lequel peut-être tu veux rebondir et second point c'est tout le travail que tu mènes ces dernières années sur les questions des migrations et tu tiens je crois à ce terme d'ailleurs puisque le chant assez relativement libre à l'extrême droite pour dérouler y compris avec une façon obsessionnelle absolument ridicule c'est à dire vous dites n'importe quoi à Bardella ou à Madame Le Pen il répond migration migrantes c'est la faute d'eux etc et où toi tu as réfléchi en tant que dirigeant associatif mais j'imagine quand même aussi en tant que politique sur comment reconquérir la bataille culturelle sur ça en faire une proposition positive avoir une posture peut-être moins défensive etc et donc ces deux points tu peux développer ton propos comme tu l'entends mais qui me semble intéressant de discuter quand on parle bataille culturel et travail qu'on a amené maintenant merci Clémence bonjour à tous je suis très heureux d'être chez vous c'est la première fois que je viens chez vous première fois qu'on m'invite c'est normal donc c'est aussi pour ça mais ça me fait très plaisir très heureux de venir sur ce débat là et ce qui s'est dit juste avant moi me donne déjà envie de de réagir sur sur certains points je voulais quand même concentrer mon ma réflexion sur le point de départ qui a été le tien c'est-à-dire la question du sens commun de l'objectif qui était celui qui a signé grunchy de l'hégémonie culturelle c'est-à-dire comment crée-t-on les conditions pour que dans la société pour commencer les classes populaires perçoivent que ceux qui est désirable ce qui est bon se retrouve pour l'essentiel dans le projet politique que nous portons qui restent quelle que soit les nuances un projet de protection d'émancipation de libération des groupes et des individus et aujourd'hui ce qui est très frappant comme moi je l'ai jamais connu comme ça c'est que quand on parle d'extrême droite il faut encore qu'on distingue l'extrême droite politique celle qu'on a pris l'habitude de reconnaître à travers l'étiquette qu'elle porte de l'extrême droite culturel c'est-à-dire que des femmes et des hommes qui interviennent dans les débat public dans les médias des chefs d'entreprise qui n'ont pas d'étiquettes partisanes qui d'ailleurs se détache auprès de bien soin de dire qu'ils n'ont rien à voir avec les partis politiques aussi à l'extrême droite mais qui pourtant aujourd'hui développe une vision des inégalités une vision des attributs innés de certaines personnes ou on va dire des inégalités de naissance une vision de la démocratie ou de la nécessité juste justement de brutaliser la démocratie qui appartiennent à l'extrême droite culturel et moi avant de venir je suis pas reparti alors là pour le coup de des carnets de prison de grammechy même si c'est super de partir de ça je trouve que c'est toujours passionnant mais d'une lecture plus récente et j'avais été très frappé par un livre et il date de 2017 c'était le livre qui avait écrit j'imagine Clémence tu as dû le lire Bruno Latour qui s'appelait ou atterrir et qui disait la chose suivante il dit nous vivons une époque qui en raison de la double pression perçue par les classes populaires du changement climatique et des migrations et je vais revenir conduit à une double fuite une fuite en avant des élites qui font ces sessions qui disent on peut continuer comme avant Trump qui déclarait quand il a été élu cette crise du climat et peut-être la vôtre ça n'est pas la nôtre et nous n'avons absolument pas l'intention de négocier nos modes de vie donc la volonté de gagner du temps ou de poursuivre ou des données dans un modèle de développement dont il n'y qu'il soit prédateurs des écosystèmes vivants créateurs d'inégalités etc et la tour notek cette fuite en avant des élites qui ont beaucoup parlent de la sécession des élites s'accompagner d'une fuite en arrière d'une partie des peuples et en tout cas une fuite en arrière une fuite vers le passé qui pour répondre à l'insécurité qui n'est du réchauffement climatique des inégalités et des migrations répond par il faut fermer les frontières il faut se retrouver dans une identité qu'on n'a jamais connu d'ailleurs qui serait l'identité passée l'époque où on était bien entre nous l'époque où nous avions nos repères là où aujourd'hui on perçoit que là où on vit on a perdu nos repères et d'ailleurs ce qui est assez amusant dans l'analyse de la tour c'est qu'il dit beaucoup de Français se vivent comme des migrants immobiles ils n'ont pas bougé mais ils ont eu le sentiment que le monde autour d'eux a disparu et s'en est allé et à partir de cette analyse qu'il faisait qu'il faisait la tour il posait comme en tout cas postulat pour l'action politique de dire la pire des choses ce serait de mépriser cet angoisse cette insécurité qui peut exister parmi les classes populaires et de nier qu'aujourd'hui le sentiment qu'ils ont de perdre des protections correspond aussi à une réalité de perte de ses projections de perdre de ses repères de perte de ses enveloppes qui auparavant rendaient au moins la vie plus sûre et la question qui va se jouer sur le plan culturel et politique et de savoir si la réponse politique qui est formulée à ces femmes et ces hommes et de construire des frontières pour les rendre étanches à toutes migration ou de reconstituer des enveloppes et des protections sous forme de service public de protection sociale de droit à l'avenir d'éducation et étant de choses qui nous sont familières à gauche c'est bien là que ce nous la bataille que nous allons avoir avec l'extrême droite politique et l'extrême droite culturelle et j'y reviendrai dans la dans la deuxième partie sur des types d'alliance qu'on peut construire et des et des réponses politiques des stratégies politiques que l'on peut mettre en oeuvre mais je voudrais quand même vous restituer le contexte qui va être le nôtre dans les décennies à venir pour qu'on comprenne bien ce qui vient les migrations internationales en 30 ans elles ont augmenté dans le monde de 60% . polarisation des inégalités réchauffement climatiques et multiplication des conflits et des guerres 60% d'augmentation des migrations internationales donc il n'est pas faux de dire qu'elles ont augmenté si nous regardons nous la situation qui est celle du continent européen et de nos voisins du continent africain je pose ça là et après je dis je donne quelques perspectives mais il y avait 800 millions d'habitants sur le continent africain en 2000 presque un milliard 500 millions aujourd'hui 2 milliards 700 millions 2050 et selon les projections des Nations unies entre 4 milliards 3 et 4 milliards 5 en 2100 le continent africain accueillera 40% des habitants de la planète et c'est le continent qui est responsable de 3% seulement des émissions de gaz à effet de serre aujourd'hui mais concentre sur les conditions de vie de ses habitants l'essentiel des impacts les plus graves du réchauffement climatique réchauffement climatique du à des modèles de développement des modes de vie des manières de produire et de consommer pour l'essentiel concentré dans d'autres continents que le continent africain si la démographie du continent africain poursuit cette ascension il est indiscutable que je reprends un autre chiffre que je vous donne l'organisation d'unité africaine révélait récemment que d'ici 2050 a raison du réchauffement climatique les terres agricoles de l'Afrique subsaharienne perdront 20% de leur rendement donc vous voyez la croissance de la démocratie la perte du rendement des terres agricoles et pour l'essentiel aujourd'hui des économies qui vivent dans un rapport de dépendance aux économies développées avec le pillage des ressources naturelles j'en passe et des pires mais la question de la migration est une question qui pour d'innombrables familles ne se posera pas alors elle sera pour l'essentiel une migration dite circulaire d'un pays africain à un autre parce que c'est ça qui se passe déjà aujourd'hui l'essentiel de la migration du continent africain ne va pas vers l'Europe aujourd'hui c'est d'un pays africain un autre mais ce mouvement va s'amplifier s'il s'amplifie et que c'est une donnée structurelle de la circulation des personnes mais l'organisation des sociétés tout l'enjeu pour nos sociétés de savoir où nous mettons nos moyens nos énergies à fermer les frontières ou à créer des sociétés pour reprendre ce que tu as dit tout à l'heure inclusive alors le mot il y en a qui aime pas mais on se comprend bien inclusion ça veut dire que le contraire de ce que ce qu'a fait la France historiquement depuis la colonisation qui en parlant d'assimilation disait la France doit sortir intact de sa rencontre avec l'étranger rien ne doit changer dans ce que nous sommes de notre rencontre avec l'étranger les conclusions exactement l'inclusion ou la créolisation c'est quoi c'est que A + B = C et qui a un enrichissement mutuel à la rencontre entre celui qui arrive et celui qui ou celle qui est déjà là bon et donc on a un défi considérable à essayer de penser comment nos sociétés nos territoires nos entreprises nos administrations deviennent inclusives et interculturelles interculturelle là aussi différentes multiples avec un échange entre les personnes et la prise en compte de la culture de l'autre si nous ne construisons pas cette stratégie là d'abord ceux qui prônent aujourd'hui la fermeture des frontières l'emporteront politiquement ce qui ne veut pas dire que leur stratégie seront efficaces ce qu'il y a un système de vases communicants assez évident c'est que plus vous mettez d'argent à construire des barrières administratives technologiques ou physiques à la migration comment dire légale plus évidemment la pression démographique augmente la part des migrations clandestine et donc le coût social de celle-ci une fois que les gens sont passés mais invisibilisent et alors d'un mot pour parce que je veux pas être trop long sur cette question des migrations il me semble que là où on doit nous très vite faire un effort moi je vous dirais comment je pense que la migration peut être revendiquée par la gauche comme une solution et dans tes territoires et des lieux où les classes populaires vives et on va on le dira tout à l'heure en tout cas j'espère qu'on aura le temps mais d'ici là dans notre propre langage ce qui est stupéfiant c'est la déshumanisation dans le débat public des personnes qui constituent les migrations c'est toujours le préalable à des politiques qui sont des politiques qui peuvent conduire au pire aujourd'hui on parle des migrants même pour une personne qui est là depuis 20 ans savez-vous que d'ailleurs selon la définition de l'Insee un migrant est une personne née étrangère dans un pays étranger ce qui veut dire que la première nationalité le savez-vous des migrants comment dire recensés par l'INSEE en France ce sont des Français parce qu'ils ont été naturalisés ils sont nés étrangers et dans un pays étranger naturalisé mais ils sont toujours estampillés migrants et la migrant est qualifié quelqu'un de migrant et parler de lui comme un migrant c'est le condamner une forme d'errance installée nulle part sans les droites sont pays d'origine mais sans jamais tout à fait les droits de son pays d'accueil c'est pour ça que Clémence la utiliser le mot mais nous on est attaché à ce que désormais dans le vocabulaire de la gauche on parle de nouveaux arrivants c'est que si on veut construire une société qui est une société qui prend en compte la circulation des individus et le fait que cette circulation va aller croissante changeons les mots et le lexique à partir desquels on formule d'abord notre représentation des migrations le narratif sur les migration et les mots seront utiles en parlant de nouveaux arrivants il y a au moins une idée d'égalité entre celui qui est déjà là et celui qui arrive là où aujourd'hui migrant vous des facto vous vous placent quasiment en dehors de la citoyenneté et en dehors de la société donc il y a un enjeu crucial sur ces questions de migration en tout cas tout à l'heure j'y reviendrai un deuxième partie à ce que la gauche en général sois pas sur la défensive sur cette question là parce que si nous sommes sur la défensive sur la question des migrations et que nous passons notre temps à dire il faut de la fermeté et en même temps de l'ouverture et un peu d'humanité avec mais quand même de la fermeté mais un peu de fraternité mais au même beaucoup de fermeté et avec un discours qui est une nuance de tous les discours qu'on peut entendre aujourd'hui sur la question des migrations je pense que nous n'avons aucune chance de concurrencer sur le fond cette forme d'hégémonie culturelle qui est celle de l'extrême droite sur la question des migrations et pour terminer parce que j'avais vraiment très envie de le dire ça sur l'extrême droite culturel dans le mélange des genres moi j'avais noté quand la récente polémique qui avait été qui avait concerné papédia et quand il avait fait un un tweet pour dire que Bolloré était d'extrême droite et que c'est news était d'extrême droite et vous avez noté au gouvernement aucune réaction absolument aucune réaction alors on pourra y revenir tout à l'heure pourquoi mais est-ce qu'il y a est-ce que c'est un hasard quand la moitié des conseillers communication est presse des représentants des membres du gouvernement vient de chez Havas Havas société du groupe Bolloré qui est la machine à cash qui permet au gros Bolloré de dégager suffisamment de revenus pour acheter des télévisions moi je pense qu'aujourd'hui justement ce mélange des gens explique à quel point les dictons si vite et si facilement là où on pensait qu'elles étaient encore solides jusqu'au cœur de la de l'État et c'est ça qui est très préoccupant c'est que on voit aujourd'hui que ce mélange des gens entre le public et le privé dès lors que les intérêts ne sont plus clairs entre ce qui relève justement ou en tout cas les responsabilités ne sont plus claires entre ce qui relève de l'intérêt général et des intérêts privés ça conduit typiquement à ça et à ce que le champ de l'extrême droite culturel finalement grandissent insidieusement tranquillement et sans qu'on ait l'impression de pouvoir faire grand chose mais heureusement dans la deuxième partie on est arrivé aux solutions merci Benoît je nous invite collectivement à avancer puisque nous sommes à mi-chemin niveau de temps de la conférence et qui ne fuit plus large pour discuter avec justement les ONG les syndicats avec des collectifs formels ou informels d'ailleurs pour nouer des alliances et surtout se sentir plus fort cesser de répondre en permanence à l'injonction sur l'union de la gauche les querelles partisanes etc mais sur faire ensemble parce que moi je croise beaucoup de gens qui me disent 4 ans ça va être très long encore quatre ans de macronisme et donc il nous faut des victoires intermédiaires qu'elles soient d'ailleurs symboliques ou réelle mais il nous faut des victoires intermédiaires pour pour se donner des points d'appui pour la suite cette stratégie de l'Union Populaire donc on l'a commencé pendant la présidentielle de 2022 elle se elle a fait suite à plusieurs propositions de Jean-Luc Mélenchon qui proposait une fédération populaire union populaire pourquoi pas c'est plus informel mais pourquoi pas ça revient à peu près à la même chose c'est la possibilité d'union à la base pour donner de la Place au peuple donné de la place à ses acteurs et à celles et ceux qui ont envie de faire avec nous ça ça nécessite de de voir à la fois la CGT attaque etc de laisser de côté le fils a été le cas vous continuez dans cette démarche et on retrouvait cette année des des manifestations d'une certaine façon ce qui s'est passé pour les retraites avec une inter syndicale unie était relativement inédit et nous a donné une certaine force et de la même façon ce qui s'est passé je change de registre mais c'est parce qu'il me semble que ce soit intéressant que ça se manifeste sur différents types de sujets ce qui s'est passé avec les soulèvements de la terre cette année est assez inédit et correspond à une démarche d'union populaire quand dans les soulèvements de la terre dans ce qu'ils organisent en ce moment d'ailleurs c'est le convoi de l'eau en ce moment quand il y a à la fois la Confédération paysanne les soulèvements de la terre qui d'ailleurs finalement n'ont pas été dissous puisqu'on a gagné il y a quelques semaines en tout cas le Conseil d'État a empêcher d'arme à de réaliser ses rêves quand il y a ce type d'union et que quand on quand on va au rassemblement des soulèvements de la terre on voit la diversité et la France insoumise d'autres partis politiques des syndicats ils trouvent leur place et il me semble que c'est intéressant parce que ça nous amène aussi à nous questionner sur le type de pratique politique notamment tout ce qui concerne la désobéissance civile qu'on soit d'accord ou pas qu'on y participe ou pas d'ailleurs mais ça vient questionner le champ d'action le répertoire d'action aussi de ce qu'on peut faire ensemble et puis enfin dernier point d'appui suite au meurtre de Naël et je pense que c'est ce qui c'est ce qu'il y a d'extrêmement intéressant dans la période c'est le rendez-vous du 23 septembre c'est sans organisation qui ont signé l'appel au 23 septembre donc dont la France insoumise je vous invite vraiment à y aller à être nombreux c'est aussi la CGT c'est aussi des collectifs évidemment de famille de victimes des violences policières et quand je suis allée un rassemblement initialement prévu pour soutenir les soulèvements de la terre à République il y a quelques mois et qui avait autant de prise de parole pour parler de Naël pour parler des violences policières que pour parler du changement climatique et de la résistance qu'on doit organiser on voit qu'il se passe quelque chose dans ce qui peut constituer un champ dans lequel on est à l'aise avec qui on trouve des gens pour faire et pour ne pas désespérer donc il me semble qu'il y a il y a des réorganisations comme ça et surtout il y a des initiatives auxquelles on doit participer un dernier exemple c'est aussi tout ce qu'on essaye de faire en tant que mouvement insoumis sur l'auto-organisation à la fois par exemple quand on essaye de faire des collectifs de locataires à côté de chez nous avec des gens qui sont pas à la France insoumise mais pour pour avoir de la résistance face à des bailleurs sociaux qui parfois peuvent être tout puissants ou quand on essaye de monter la caisse de grève pendant la réforme des retraites pour être utile directement et tout de suite au syndicaliste à celles et ceux qui se sont mis en grève pour leur apporter un financier parce qu'ils nous semblait que c'était utile de faire ça ou quand on repeint l'école à Marseille parce que l'État ou la ville où personne en tout cas n'est disposé à le faire et tout ce ces nouvelles pratiques militantes qu'on met en place participe à cette stratégie de l'Union Populaire parce qu'elle participe à diversifier nos interlocuteurs que ce soit au plan local ou national pour faire ensemble voilà pour lancer la discussion sur cette seconde partie ce qui me semble pouvoir être des pistes pour élargir et pour faire l'union populaire donc je commence à répondre de mon point de vue à la question qu'on se pose dans cette dans cette conférence je sais pas si je change razmig si tu veux réagir nous donner ton analyse là dessus merci merci j'ai évoqué gramshi à l'occasion de la première réponse je vais évoquer un autre philosophe marxiste plus tardif Louis altuser donc vous avez peut-être entendu parler membres du Parti communiste français Louis altuser écrit en 1978 un texte de bilan de la rupture du programme commun ok 77 ruptures du programme commun et là encore il y a des choses qui nous parlent beaucoup pour notre situation actuelle le programme commun a échoué dit elle tu sais dans ce texte parce qu'il a été conçu comme un contrat un contrat entre appareils politiques le Parti socialiste et le Parti communiste français se considérait comme propriétaire de cette alliance donc du contrat qu'ils avaient passé et quand ce contrat a cessé de correspondre à leurs intérêts leurs intérêts d'appareils politiques ils ont rompu le contrat voilà à cette conception de l'Alliance comme contrat qui est donc ce qui s'est passé pendant le programme commun althussaire oppose une autre conception des alliances politiques ce qu'il appelle l'alliance comme combat qui est le contraire de l'Alliance comme contrat voici ce que dit Altus sert il faut alors concevoir cette politique d'union comme politique de masse et de lutte comme une politique d'union populaire il utilise le terme comme une politique d'union populaire associant le contrat signé au sommet à une lutte unitaire à la base fin de la citation c'est l'alliance comme combat et donc dans ce cas l'alliance comme contrat au sommet il existe mais elle s'enracine progressivement dans la société au sein des classes populaires et des classes moyennes en particulier et le politisent les classes populaires et les classes moyennes les met en mouvement et la conséquence de ça c'est que les appareils politiques cessent d'être désormais les seules propriétaires de l'Alliance ils sont là il est par exemple dissoudre les appareils politiques qui dit pas du tout ça mais il cesse d'être les seules propriétaires de l'Alliance et des modalités novatrices d'interactions entre la base et le sommet se mettent en place la base se structure et donc il y a des pratiques politiques communes des membres des différentes organisations qui rapprochent les militants des différentes composantes de l'Alliance et donc l'Alliance et le s'élargit par le sommet mais aussi par la base c'est ça le principe de l'Alliance comme combat alors quelle question ça nous pose à nous vous avez compris c'est assez simple à comprendre on est exactement dans cette situation là la question qui se pose à nous c'est comment mettre en œuvre une stratégie qu'on pourrait appeler mixte qui combine mobilisation dans et hors de l'État dans et hors des appareils politiques ou à la marge des appareils politiques et des institutions en somme le syndicat lazades le cortège de tête l'ONG la map etc d'un côté et de l'autre le combat parlementaire dans les institutions avec un rapprochement des deux types de stratégies c'est exactement ce défi stratégique qu'il nous faut relever alors juste pour lancer quelques pistes et ouvrir la discussion il y a trois instances qu'on peut mettre en évidence pour rendre ceci possible aujourd'hui d'abord les assemblées de la nupesse donc vous avez entendu parler pendant les législatives des assemblées de la nupaisse ont fleuri à de nombreux endroits il en existe encore à l'heure actuelle autrement dit des militants des différentes composantes de laupestres ont congé et ont mené le combat électoral et ensuite aussi ensemble donc avec ces assemblées il y a une forme d'auto-organisation le mot est important auto-organisation politique de celles et ceux qui font le mouvement social et de celles et ceux qui font les campagnes politiques législatives présidentielles etc il faudrait évidemment que les organisations les appareils politiques apportent tous leurs soutien à ces assemblées évidemment je dis pas ce qui est facile de les mettre en œuvre je dis pas évidemment que c'est facile à mettre en oeuvre et je dis bah oui l'alliance qu'on me combat c'est exactement ça l'alliance comme combat sinon c'est une alliance comme contrat il faut dépasser l'alliance comme contre bref vous avez compris deuxièmement le Parlement de la nups moi j'étais membre du comité d'animation du Parlement de l'Union Populaire et de l'univers j'en suis un fervent partisan je pense que c'était une instance très novatrice pendant les présidentielles et législatives et qu'il faudrait la remettre en selle c'est une instance donc qui était Président qui était une instance de liaison permanente relativement centralisée mais de manière souple entre mouvements sociaux et appareil politique et il y avait autour de 5 à 600 figures du mouvement social intellectuel etc qui était là-dedans ça il me semble clairement que ça pourrait être relancé à l'automne et que ce serait de nature justement à consolider l'alliance comme combat quoi ok avec les assemblées de la lupus troisième et dernier point une école de la nupesse une école de formation qui ne soit pas seulement l'école de formation des composantes c'est tout à fait légitime que les composantes aient des écoles de formation mais qui soient une école de formation ensemble de tous les militants des différentes composantes une création d'une école de formation de la nupesse ce serait où les militants des différentes composantes pourraient venir apprendre et débattre ensemble dans les mêmes lieux quoi et ça ce serait justement de nature me semble-t-il l'affaire émerger une culture politique commune il se trouve que ça existe déjà figurez-vous surtout que ça existe déjà vous en avez peut-être entendu parler avec quelques camarades donc Caroline de Haas Cédric Durand claire Lejeune et quelques autres on a déjà fait quelques séances de ce truc qui s'appelle l'école de la nups donc peu de gens ont entendu parler mais dont on souhaite vraiment que ça se développe et encore une fois c'est il est pas du tout illégitime que les organisations et leurs propres écoles de formation comme La Boétie bien sûr mais faire quelque chose de commun ce serait précisément me semble-t-il de nature à enraciner faire émerger et faire développer cette alliance comme combat qui évoquait notre camarade où il y a le cusser dans d'autres circonstances dans les années 70 pour essayer de ne pas tomber dans les travers de des années 70 justement voilà j'arrête là [Applaudissements] je vais vite je vais aller direct aux travaux pratiques exemple d'alliance qui fonctionne mouvement des retraites moi je dirige une ONG on est impliqué sur la question des des migrations de l'inclusion et spontanément la question c'est cette organisation en tout cas ces membres les réfugiés les bénévoles vont-ils se politiser ou ce politiste-t-il à l'occasion d'un mouvement comme celui-là ils se sont politisés et je vais donner pour moi était la clé de cette politisation ils se sont politisés notamment quand on a fait une vidéo qui était une vidéo assez simple qui a un peu tournée j'avais appelé Michael Zemmour piketti quelques économistes pour savoir si notre intuition était bonne et qui était de dire si vous regardez les travailleurs étrangers en France sont concentrés sur les métiers pénibles cotisent on des retraites plus courtes meurent plutôt en réalité si c'est cotisations des travailleurs étrangers n'existaient pas quel serait l'âge légal de départ à la retraite aujourd'hui en France 65 66 67 68 ans ce serait ça le débat quoi pour la pour la droite et ce qui était une manière pour l'ONG d'amener une contribution au débat public de nourrir un débat et de mobiliser sur un champ plus large d'offrir des angles qui étaient des angles qui fragilisaient encore un peu plus le projet de réforme qui était celui du gouvernement et cette politisation elle s'est faite naturellement et je dis qu'elle s'est faite naturellement là parce que sur le reste des combats elle n'est pas naturelle et pourquoi a-t-elle réussi là ça va nous amener à la troisième partie assez vite c'est que la clarté des références des messages de la gauche politique unie conduisait assez naturellement à celles et ceux qui vivaient cette réforme comme une réforme injuste à trouver un débouché politique naturel normal sans qu'il soit besoin de cheminer des heures dans un labyrinthe pour comprendre qui est quoi qui fait quoi etc et d'aller spontanément manifester tous les mardis au mercredi bon peu importe on a eu tellement de manifs que je sais même plus quel jour bref sur la question de la réforme des retraites et voilà une organisation qui est une organisation assez jeune qui a 10 ans Singa qui est composé de gens qui se sont mobilisés non sur la question des migrations d'abord qui sont plutôt jeunes qui votent plutôt à gauche mais tous n'ont pas voté à gauche tous ces bénévoles au départ en 2017 d'autres il faisait d'autres choix parfois quand moi j'aurais posé la question après et bien aujourd'hui il se politise sur la question des retraites d'abord parce que le débouché politique est unitaire éclair et je pense qu'il y a quand même là une clé et ce dont nous souffrons aujourd'hui c'est que sur des questions qui sont parfois des questions qu'on croyait régler depuis longtemps à gauche on a l'impression qu'il faille recommencer des discussions et des débats et qui fragilisent considérablement notre position et nous mettre sur la défensive quand on est régulièrement mis à l'index au point qu'on en arrive dans cette pour moi c'est plus qu'un recul c'est je trouve une débandade intellectuel qui consiste à diaboliser la nuit Pesse et fit en tête d'ailleurs et par le processus de diabolisation banaliser l'extrême droite au point que le Président de la République en vienne à réprimander la première ministre en lui disant il ne faut pas avoir d'arguments moraux contre l'extrême droite parce qu'ils ne sont pas efficaces et bien si vous abandonnez si vous abandonnez le premier argument qui est moral justement la morale c'est quoi c'est quand une société s'entend collectivement sur ce qu'elle considère être acceptable et non-acceptable tolérable les non tolérable désirable et non désirable bien et mal et en l'espèce jusqu'ici l'extrême droite était considérée hors du champ évidemment de la République mais qu'il était moralement pas acceptable de défendre des idées racistes la discrimination l'inégalité de principe etc or aujourd'hui on nous dit cet argument-là doit tomber et on arrivera à combattre l'extrême droite bah sur la fiscalité sur les politiques sociales la décentralisation et blablabla bon c'est un effondrement qui était qui alors là pour le coup nourrit l’extrême droite culturel janvier je vous avais dit que j'avais un petit bout de solution quand même sur la question des migrations mais il y a un argument qu'il faut quand même utiliser et qu'on n'utilise pas et qu'à gauche je regrette qu'on n'utilise pas toute l'extrême droite la droite parle aujourd'hui au classement populaire on considérant qu'elles sont en insécurité culturelle notamment en milieu rural et aux classes populaires blanches pour faire vite en disant vos modes de vie je vais vite vos modes de vie nos modes de vie notre modèle de civilisation est menacé par la migration confère ce que je disais tout à l'heure sur la tour et il y a un contestablement une sensibilité à ce discours là notamment dans les territoires où une école à fermer un bureau de poste à fermer la maternité s'apprête à le faire des petits commerces de proximité plein d'indicateurs ou de témoins de ce qui était justement nos modes de vie or si vous regardez objectivement la situation et si vous regardez ce qui est l'utilité des personnes alors on va me dire voilà une approche utilitariste des migration c'est pas bien mais tout le monde revendique être utile pourquoi est-ce qu'on n'enlèverait aux nouveaux arrivants le fait de revendiquer qu'ils sont utiles aussi dans la société qu'ils veulent l'être et bien observer que demain dans des territoires aujourd'hui qui sont frappés par la désertification médicale la perte des services publics conserver nos modes de vie c'est-à-dire une école une classe une infirmière qui va soigner des personnes à domicile une maternité un bureau de poste une gare un boulanger kurde qui remplacera le boulanger qui avait fermé et bien la migration dans ces territoires est indiscutablement une solution où était assumée comme tel en Allemagne pas très loin de chez nous l'Allemagne réussit réussi l'inclusion d'un million de réfugiés syriens d'un million de réfugiés Ukrainiens quand en France il y a eu 36 000 réfugiés syriens et 100 000 réfugiés ukrainiens les politiques mises en oeuvre par l'État qui quand il s'organise sont efficaces ça marche en Allemagne ça a même marché en France avez-vous vu un Ukrainien d’emmer dehors non pourquoi parce que l'État d'abord à jouer son rôle a organisé la coordination entre les ONG les collectivités locales et les acteurs et a mis en œuvre une politique d'inclusion par le travail par l'éducation des réfugiés Ukrainiens va pas reprocher aux Ukrainiens d'ailleurs bénéficier de ça le seul reproche qu'on peut faire à l'état c'est de faire pour les Ukrainiens ce qui n'a pas fait pour les autres et il faut utiliser et il faut utiliser comme point d'appui le déclenchement de la directive temporaire qui a permis de donner des papiers et l'accès au travail aux Ukrainiens il faut l'utiliser comme un point d'appui pour toutes les autres crises qui vont venir et je dis ça parce que c'est sous la gauche ou Édith Cresson qu'on a abandonné le principe selon lequel le demandeur d'asile pouvait travailler et en faisant ça depuis 1991 en France quand quelqu'un demande l'asile on le suspecte d'être un tricheur et en fait de le demander pour d'autres raisons mais les autres raisons quand bien même elles existent et combien la personne n'a pas été opprimée pour des raisons politiques le fait de fuir son pays personne n'abandonne et son pays et sa famille et son réseau social et sa culture de gaieté de cœur sans doute quelques-uns mais nous devons déjà là dans la loi immigration ou la future loi 31e ans je sais plus 20 ans ce qui montre que ça marche vachement au passage qui aura donc honte qui aura d'autres les mêmes les mêmes recettes il faudra évidemment revenir sur ces questions là et l'accès au travail et dans l'anecdote que je voulais vous donner parce que là je voulais vous donner c'est toujours sur l'extrême droite culturel parce que celle-là elle veut son besoin de cacahuètes développe en Belgique en France on est présent dans plein de pays européens mais on a un programme qui est d'hébergement citoyen des réfugiés étonnez-vous bien j'en ai parlé personne n'a jamais repris cette info le gouvernement nous invite je voudrais pas qui on va en délégation au contraire le pauvre il est parti en plus Olivier Klein ministre du Logement et il nous invite pour dire on veut soutenir l'hébergement citoyen et on a une idée c'est de faciliter l'hébergement citoyen en donnant une un petit chèque à ceux qui sont candidats à l'accueil on dit bah écoutez les gens le demandent pas ils sont bénévoles mais si ça paye le wifi un peu un peu d'électricité surtout qu'on est nous sur des cohabitations longues de trois mois à un an donc des choses assez exigeantes pourquoi pas c'est formidable on est content que Singa et les autres associations s'engagent avec nous et l'État va donc donner 150 euros par mois c'est pas énorme mais bon aux gens qui accueillent mais mais parce qu'il y avait un mais nous dit mais on va le faire d'abord pour les Ukrainiens et alors nous on leur a dit mais attendez nous dans nos programmes admettons on a des réunions comme celle-là avec un peu moins de monde avec des gens qui sont candidats à l'accueil et donc je dis à Olivier Klein donc dans la réunion les bénévoles et les salariés de Singa vont dire aux gens ok donc si c'est votre Lana c'est 150 € par mois pour vous un chèque si c'est Mamadou c'est zéro non mais faut pas le prendre comme ça et cette anecdote alors on a une vous avez promis une généralisation du dispositif qui s'est éteint tout seul comme toujours ces choses là mais voilà où nous en sommes aujourd'hui c'est-à-dire que ce petit détail monte qu'on a été capable de faire donc on sait qu'on sait faire même en France mais qu'aujourd'hui en train de tranquillement s'insty dans les politiques publiques la mise en oeuvre d'une discrimination de fait selon l'origine de celui qui est candidat à l'Asie et c'est ça qui est extrêmement grave et contre lequel on doit opposer évidemment un front populaire et commun et puis bon bah ce sera la dernière partie moi je même si je suis tu veux qu'on enchaîne tu veux prendre ouais c'est toi tout de suite il nous reste 20 minutes donc je sais déjà que je tiendrai pas la promesse que je vous ai faite de dindon d'un longtemps d'échange mais on fait la troisième dernière partie on prend quand même quelques remarques questions dernière question stratégie électorale ou comment comment on gagne une finesse on a commencé par le discours puis les alliances à noués et donc ensuite comme on gagne je pour introduire cette dernière partie je redis rapidement la situation dans laquelle nous sommes électoralement comment on va récupérer les voix qui manquent d'abord la première chose à dire c'est il y a pas de temps que ça de voix qui manque c'est à dire quand on regarde ce qui s'est passé en 2022 il a manqué 51 51 000 voix à la nupesse pour avoir une majorité relative et 300 et quelques milles pour avoir la majorité absolue à l'Assemblée nationale donc première chose à dire contre tous les discours de désespoir si on fait pas à tout prix dans n'importe quelle condition en bradant le programme les propositions etc on aura perdu etc c'est faux en étant extrêmement exigeant on était pas si loin que ça d'y arriver à l'Assemblée nationale ensuite quand on quand on reprend très rapidement l'analyse des trois blocs vous le savez il y a eu trois blocs à peu près équivalents à 11 et quelques millions de voix tout le bloc nupes de gauche celles et ceux qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon principalement mais tous les électeurs de la nupesse égal au bloc libéral et égal au bloc d'extrême droite c'est ajouter dans notre analyse le bloc des abstentionnistes qui lui aussi était égal à aux trois précédents voire un peu plus important en réalité qui nous a amené à des discussions stratégiques que je redis ici très rapidement que vous avez évidemment suivi mais c'est où va-t-on chercher ces fameuses voix qui nous ont manqué la dernière fois de théories pour le dire rapidement et un peu caricaturalement mais parce que vous avez ce débat en tête de théorie d'abord aller chercher les voix du bloc macroniste pour le dire rapidement celles et ceux qui ne sont pas trop perdus dans la macronie et qui vote est pour nous je dis voterai parce que ça n'est pas l'option à laquelle je crois deuxième proposition aller chercher les voix de celles et ceux qui ne se sont pas déplacés mais qui et je sais qu'on en a croisé plein vous et moi sur des marchés etc ce sont dit merde si j'avais su qu'il en manquerait si peu j'y serai allé etc et donc quand on quand on a fait le calcul bon voilà il en manque peu et c'est plutôt de ce côté là que qu'on va chercher pourquoi pourquoi on élimine plutôt cette option d'aller chercher des voies dans le bloc macroniste d'abord parce qu'il a été tranché au de présidentielle de 2017 et de 2022 c'est à dire une option de gauche de rupture de radicalité et notamment par la candidature de Jean-Luc Mélenchon alors je le dis Benoît du coup sans très très cordialement mais y compris en 2017 ou très nettement même si la tendance était moins forte déjà ce qui avait été plébiscité largement c'est aussi une rupture avec les règles au séritaires dictées par l'Union européenne avec les logiques de libre-échange etc etc on avait des différences à ce moment-là qui déjà avait été plébiscité et même si où on a vu un mouvement d'affirmation en 2022 ce qui nous a permis ensuite de constituer la nupesse autour de ça autour de de ces propositions radicales puisque le phénomène c'est un peu affirmé il y a d'autres choses qui ont légèrement changé la deuxième de ces choses c'est le fait que le bloc libéral en 2017 était beaucoup plus fort qu'il ne l'était en 2022 en réalité c'est érodé quand on prenait Fillon plus Macron ça faisait 44 en 2017 c'est moins en 2022 et le fait le fait que le bloc d'extrême droite pour le coup à augmenter donc il y a des légères reconfigurations et donc on peut penser que d'ici à la prochaine fois il continue d'y avoir des bougies notamment ce dont j'ai parlé juste avant et dernière chose le fait que au niveau international il y a eu des expériences de recul assez considérables quand des forces de gauche de rupture on peut arriver aux responsabilités et ce sont transformés en force finalement d'accompagnement d'une certaine logique d'un certain système et que certaines expériences donc nous disent que cette radicalité doit être maintenue y compris dans les alliances qu'on nous et qu'on peut nouer et que c'est ça notre socle c'est notre programme et les propositions que nous pouvons porter ensuite donc je disais on va chercher les abstentionnistes comme on fait je vous ai parlé de repeindre les écoles toutes les expériences auto-organisation mais aussi d'aller sur le terrain et je veux vous remercier parce que je sais que vous le faites que certains d'entre vous ont fait les caravanes populaires cet été dans les quartiers et que nous étions les seuls une fois de plus à y être à y aller à faire de l'accès aux droits à informer à continuer de faire de la politique y compris à des moments où c'est plus c'est plus difficile et peut-être moins valorisant d'autres choses qu'on fait en ce moment je vous rappelle pas tout mais quand on essaye d'acheter des loc là où le RN est extrêmement fort justement Benoît dans des endroits où comme tu dis ben il y a plus de service public on voit plus d'humains pour n'importe quel démarche il y a plus de boulangerie non plus etc etc quand on essaye d'acheter des locaux prioritairement dans ces endroits là pour avoir des points d'appui se réunir ensuite se déployer et pouvoir militer ensemble je pense que ça participe de l'analyse qu'on fait qui essaye ensuite d'être traduite concrètement dans nos pratiques militantes et puis enfin la question de la nupes évidemment à côté de laquelle je ne veux pas passer ou nos propositions je les dis le programme a pu être construit et et elles sont étayées on a 650 mesures ou tu parlais de du combat que ça représente sur le plan idéologique évidemment ça représente un combat de ne jamais rien lâcher sur le fond en matière de proposition parce que sinon la tentation peut être forte pour gagner un allié de plus pour je ne sais quoi mais de ne rien sur ce point sur ce plan là qui nous a tout de même amené dans la période dans laquelle nous sommes à une série de blocages erasmique tu les as évoqué je veux leur évoqué nous avons proposé les comités locaux les adhésions directes au mouvement pouvoir se structurer sur le terrain parce que ça n'est pas facile partout de donner une matérialité concrète à la nupestres c'est plus facile je pense à l'Assemblée nationale que dans certaines villes où les uns sont dans l'opposition les autres dans la Majo où il y a un passif un historique qui est compliqué et donc le fait d'avoir refusé à mon avis est un conséquent parce que impulser nationalement ou impulsé localement des comités locaux ça donne envie de militer ensemble et de se voir plus régulièrement et de porter les mêmes propositions et de prévoir des actions communes etc etc la deuxième chose que tu as évoqué aussi rasming c'est la question du Parlement ou que nous avons proposé de relancer ou Aurélie trouver dont tu as parlé n'a pas démérités pour remettre sur le tapis de multiples fois ce Parlement de la nupesse et ou d'ailleurs la proposition évidemment toujours sur la table parce que je ne crois pas du tout qui soit trop tard parce que nous pensons que pour passer à une phase suivante de de la nupesse il faut multiplier ce que ça représente concrètement sur le terrain ça ne peut pas être uniquement cantonné à l'Assemblée nationale et puis enfin pour pour l'aborder et vous donner la parole là-dessus la question électorale puisque nous avons des scruté à intermédiaires devant nous que le premier la première échéance sur ce sont les sénatoriales vous connaissez la situation et ce qui s'est passé nos prétentions n'étaient pas très grandes mais visiblement un peu trop importante déjà en tout cas il n'a pas été possible de faire ensemble et puis ensuite les européennes ou malgré tout il nous semble que l'argument selon lequel nos programmes se rétro différents n'est pas un argument valable raisonnablement si ensuite on se donne rendez-vous en 2027 parce qu'en réalité les questions européennes feront irruption en permanence dans une campagne commune en 2027 c'est une évidence je veux dire c'est un argument qui me semble essentiel à amener et puis parce que c'est une liste qui est plébiscitée enfin qui a attendu par les électeurs pourquoi on le redit on l'a déjà dit mais parce que l'important n'est pas de se compter d'avoir un siège de siège de plus pour pour bloquer je ne sais quel texte c'est une illusion ça ne dynamique de campagne tous ensemble serait bien plus importante que ça ça porte un espoir et surtout qu'on pourrait arriver en tête les camarades qu'on pourrait battre la macronie et l'extrême droite et que ça doit être ça notre priorité pas l'affaire missement de chacune de nos organisations parce que c'est important etc etc parce que ce qu'on veut c'est échanger la vie des gens je le dis un peu naïvement mais c'est quand même pour ça qu'on fait ça tous les jours en tant que militant politique [Applaudissements] et puis ensuite il y a le débat internal à gauche et je suis trop longue donc je m'excuse le débat interne à la gauche avec celles et ceux les anti-up pour le dire très vite que tu es allé voir il y a quelques mois Benoît peut-être tu nous diras un mot de l'ambiance mais qui pense toujours que le réalignement vers le centre est la bonne idée la prétendue gauche de gouvernement etc etc qui ne tient pas compte des leçons précédemment évoquées dont je vous parlais juste avant et je dis pas ça par pure démagogie et pour vous donner l'occasion de vous échauffer la voix mais parce que je pense que c'est vraiment vraiment une erreur politique qui est relayée beaucoup médiatiquement beaucoup plus en tout cas que ce qu'elle ne représente quand on va typiquement faire une caravane dans les quartiers populaires et donc voilà je donne la parole sur ça à mes deux invités parce qu'il me semble que ça dresse quand même un plan de bataille relativement clair sur ce qui ne sur ce qu'il nous faut faire et où vous de vos deux positions différentes de la mienne vous avez peut-être aussi des pistes sur comment on fait comment comment c'est possible de faire encore davantage et de faire mieux bon moi là je parle pas au nom de mon ONG je vais c'est parce que là on arrive dans les sur les sujets plus politiques et électoraux donc je vais parler à mon nom bon c'est le syndrome François Hollande et à mon avis il est pas loin bon et pour faire pour faire simple et essayer d'avoir un raisonnement le plus simple possible sur cette question de la stratégie électorale moi je vais direct à l'échéance qui est science qui qui importe tout le monde qui que sont les élections européennes quel est l'objectif nous savons et tout mais tout le monde dira la même chose sur toutes les estrades de gauche que la bonne échelle pour changer le modèle de développement là où on trouvera et les moyens budgétaires et la possibilité de changer les règles du jeu c'est notamment à l'échelle européenne et donc il faut qu'on ait la stratégie qui tout en étant relativement modeste sur le fait qu'on est qu'un pays parmi plus de vins en tout cas qui qui vise le plus d'efficacité possible l'efficacité c'est quoi c'est me semble-t-il aujourd'hui de chercher de créer les conditions d'une liste unique de la gauche et des écologistes pourquoi je vais vous dire pourquoi parce que me semble-t-il si notre objectif cette changer les règles du jeu en Europe le fait que l'existence d'une liste unique permettent à la gauche de se constituer de se mettre en dynamique dans la perspective de 2027 et donc nous autorise la possibilité de la victoire d'une femme ou d'un homme qui défendrait ce projet-là mais cet argument là devrait taire toutes les polémiques que vaut que vaut me semble-t-il l'argument selon lequel [Applaudissements] si on part séparément il y aurait peut-être quatre députés de plus qui rejoindraient donc une minorité au Parlement européen mais mettrai la gauche en situer les écologistes en situation un nouveau de désespéré celles et ceux qui les soutiennent et là le mouvement social les organisations de la société civile toutes celles et ceux qui ont vraiment aujourd'hui envie de se mobiliser et donc il me semble que si notre objectif est bien de changer les règles du jeu par rapport au défi climatique par rapport à la question sociale par rapport à la question démocratique il faut viser un état de plus au conseil de gauche et pour que cet objectif soit atteint la condition préalable c'est de se mettre en dynamique dans avec l'objectif 2027 et donc la liste unique et et me semble-t-il la là je parle en mon nom mais mais la bonne voie la deuxième chose que je voudrais dire parce que je n'ai pas dit tout à l'heure c'est que moi j'ai une situation un peu particulière parce que avec encore un orteil dedans mais quand même un gros pied à l'extérieur du champ politique partis mais c'est vrai que la nuit Pesse ça a été comme pour beaucoup de citoyens je parle là vraiment quand j'ai réagi en voyant l'existence de la nipples comme une vraie bouffée d'oxygène et j'ai vu moi des gens autour de moi dire finalement ils sont pas si con que ça blabla vous avez rien et donc se retrouver de la non mais retrouver l'envie de voter c'était plus clair quoi nupes voilà maintenant il faut l'étape 2 et je pense que dans cet état 2 j'ai entendu des choses comité locaux Parlement il y a autre chose école de formation moi j'y rajoute deux choses et dont une très importante si nous construisons une étape 2 c'est-à-dire peu importe comment le machin se structure est-ce que c'est une union une fédération je laisse ça aux spécialiste mais un dès le départ de cette étape 2 tous les groupes individus ou courant de pensée qui incarne les manières par lesquelles on se politise à gauche les courants irasistes féministes climat etc doivent être dans l'acte de naissance parti prenante de l'acte de naissance de cette étape numéro 2 et pour quelle marche et là je ne sais pas si je prends des risques mais en tout cas moi je vais vous donner mes références ce que j'ai partagé déjà hier avec Clémence mais pour que ça marche il faut que ce soit démocratique Bloom en 1920 il dit à ceux qui répondent à l'appel de la Troisième Internationale ça ne marchera pas parce que ça ne sera pas démocratique et il a c'est pas juste une incantation quel est son argument si nous voulons rassembler la diversité des classes populaires et et erasmique l'a dit très bien tout à l'heure avec des dans le mouvement des retraites quand on posait d'autres questions les gens se dispersaient se diviser pour qu'il soit à nouveau tous réunis il faut bien sûr qu'il y ait une perspective commune mais tous ce centre représentés dans cette perspective commune à la terre il y a l'émancipation oui mais faut que je me centre présenté le seul moyen de faire que les gens se sentent représentés c'est que ce cadre qui soit créé soit démocratique et pourquoi doit-il être démocratique parce que la démocratie va mal dans ce pays et que nous ne pouvons pas nous comme principal courant démocratique ce que nous sommes dans ce pays qui avons fabriqué la grande Histoire démocratique de ce pays nous ne pouvons pas au moment où nous nous retrouvons dans un cadre commun négliger cet aspect là ce sera le moyen par lequel me semble-t-il nous pourrons aller loin très très court parce que [Musique] juste pour compléter nous donner un peu de courage qu'en Mitterrand arrive au pouvoir au début des années 80 il arrive au pouvoir à contre-temps pour quelle raison parce que dans le monde anglo-saxon en même temps est en train de se lever la grande vague néolibérale avec l'arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan pareil quand Jospin et la gauche plurielle à la fin des années 90 arrive au pouvoir c'est la troisième voie de Tony Blair de garde Schroeder et le clintonisme aux États-Unis la situation est différente aujourd'hui il y a clairement un retour de l'État interventionniste le néolibéralisme évidemment a pas disparu mais il est en train de muter il est en train de devenir plus étatiste peut-être que le terrain de lutte va nous devenir plus favorable si évidemment dans l'éventualité on arrive au pouvoir la crise de 2008 évidemment sanctionner un retour de l'État avec le renfoulement des banques toutes sortes de choses évidemment scandaleuses mais quand même avec un retour de l'État au sein même d'une libéralisme le covid le défi chinois également on pourrait en parler longuement c'est un autre débat évidemment en Chine l'État est très présent dans l'organisation de l'économie tout ça fait qu'il y a clairement un retour de l'État interventionniste la manière dont la thématique de la planification écologique circule y compris chez nos adversaires nous sommes le team un symptôme de cela les enjeux économiques prennent clairement le dessus aujourd'hui pouvoir d'achat santé etc et donc il est tout à fait possible que le terrain de lutte auquel on serait confronté le cas échéant en arrivant au pouvoir en engrangeant des succès électoraux ne soit plus favorables que au cours des expériences passées voilà j'arrête là merci bon courage MIG d'avoir été extrêmement synthétique bon j'espère que on adressé à la fois des constats des perspectives qui sont lucides et enthousiasmante je propose qu'on prenne quand même quatre prises de parole de femmes deux hommes juste pour vous donner la parole et soit faire des propositions des remarques ou des questions auxquelles on répondra très très très rapidement deux femmes deux hommes du coup être bonjour Merci moi aussi je vais très brève en fait les fermer les frontières je vais revenir sur les aspects des migrations fermez les frontières c'est une catastrophe économique pourquoi parce que en France aussi on sait que à l'horizon 2050 il va y avoir un déficit démographique comme en Allemagne et c'est bien pour ça que les sont les patrons allemands qui avaient plaidé pour faire venir les gens pour qu'ils puissent venir travailler et c'est pas une question c'est juste une une remarque donc voilà donc c'est une vraie catastrophe économique et donc c'est ce qui conduira à encore plus affecter les gens dans leur mode de vie voilà [Applaudissements] un homme peut-être oui bonjour je voudrais poser une question toute simple aujourd'hui en Afrique il y a un vent de recherche de l'indépendance et l'auto-détermination du Burkina Faso du Mali et du Niger est-ce qu'on aurait pas intérêt à mettre ça en avant pour démontrer je dirais effectivement en France au peuple français effectivement que à partir du moment ils auraient autant de discrimination il pourrait effectivement démontrer la possibilité de vivre chez eux en fait et est-ce qu'il faut pas mettre ça en avant de manière à ce que à ce que ça coupe ça coupe j'irai l'herbe sous les pieds de ceux qui disent ils viennent chez nous manger notre paix etc mais chez eux ils veulent vivre ils veulent vivre ils veulent ils veulent assumer leur avenir merci Leila bonjour Merci pour l'intervent les interventions la question que je pose c'est comment vous envisagez la rupture avec le capitalisme dans les exposés qui ont été faits j'ai l'impression que vous l'envisagez par étape parce qu'on met en avant les protections les acquis qui ont été qui ont été arrachés dans les dans les années précédentes dans les décennies précédentes par par les luttes et en même temps quant aujourd'hui on dit qu'on est pour plus de protection on met de côté le fait qu'il y a une grosse instabilité que tous les droits acquis sont remis en cause de manière permanente si on parle par exemple de l'avortement comme un des éléments et donc je trouve que on peut pas découper ces points là immédiatement de la perspective d'une société socialiste parce que c'est pour moi impossible de découper la bataille pour ses droits de celle-là mais y compris dans la perspective que les gens se battent pour un autre idéal parce que dans les manifestations ce qui aussi nous limite c'est de faire au-delà de la question gouvernementale de lutter contre Macron c'est aussi pourquoi se battre pour quelle haute société je pense que les deux doivent être liés et que ça fait partie des enjeux de la période à venir si on veut avoir un autre chose que des modes de vie qui sont qui sont pas qui sont liées en fait à une période jamais le capitalisme n'a apporté grand chose sans qu'on lui arrache bonjour moi je vais aborder un sujet qui est souvent abordé par l'extrême droite c'est l'insécurité l'extrême droite nous rabâche tout le temps pour reprendre l'argumentaire de l'extrême droite oui c'est la faute des immigrés c'est la faute des étrangers c'est la faute de ceux qui viennent chez nous et qui veulent qui ne veulent pas s'assimiler je pense aujourd'hui que nous on doit accès notre argumentaire sur l'insécurité non pas sur l'insécurité qui est dans la rue mais dans la sécurité par exemple au travail quand il y a un mort sur un toit on en parle pas quand il y a un mort sur un chantier on en parle pas quand il y a un mort au travail on en parle pas par exemple hier il y avait le magnifique film des algues vertes qui a été projet qui a été mis à disposition on a perdu projecté voilà on a fait excusez-moi on a peu on a pu le voir là-bas il y a un monsieur qui est mort à cause des algues vertes ça c'est le genre d'insécurité l'insécurité à cause de l'obésité parce que on met pas assez moyen pour lutter contre ça voilà moi je pense que aujourd'hui il faut il faut aborder le sujet de l'insécurité sur ce genre d'insécurité l'insécurité qui touche tout le monde les quartiers populaires mais aussi les bourgeois [Applaudissements] on dépasse déjà de l'horaire donc on va répondre très très rapidement l'un et l'autre vous voulez rebondir sur quoi si si non mais comment choisir quoi pardon non juste une remarque sur la question puisqu'il est plus de questions plus spécifiques sur les sur les migrations bon faut se méfier de cette idée un peu contre-intuitive selon laquelle si des pays pauvres se développent les gens prendre en moins la route de l'exil en fait il faut que vous sachiez plus un pays se développe plus les gens acquiert les moyens de prendre le départ et en réalité si vous construisez une politique de développement pour empêcher les gens de venir c'est stupide il faut faire évidemment des politiques de soutien au développement mais pas avec cet objectif là parce que d'abord c'est parfaitement cynique ce serait parfaitement et c'est totalement inefficace donc sachez-le voilà puis un pays se développe plus évidemment les opportunités de voyage de de professionnels se multiplient et les moyens des individus de le faire donc le développement accélère la circulation des personnes et et aussi évidemment mais ça c'est pareil sur la question sur le après sur ce qui se passe en Afrique aujourd'hui je sais pas si on est dans l'autodétermination parce que bon on est quand même sur des coups d'État entre des militaires et des élites il y a peu de taux détermination des peuples dans ce qui se passe est-ce que et bon et c'est la conséquence on va pas rentrer dans ce débat maintenant mais d'une multitude de facteurs parmi lesquels évidemment la relation que nous avons nous-mêmes entretenue avec plusieurs de ces pays et l'état de dépendance économique on pense à un sujet uranium Areva Niger et pas un petit sujet en espèces dernière chose et en tout cas ce qui est sur la question sur la rupture avec le capitalisme et ce qui me permet de faire un je vais vous faire un petit clin d'oeil comme pour finir parce que ce serait dommage quand même que je vous dise pas un petit mot du revenu universel et je vais pas commencer maintenant non mais c'est parce que parce que c'est assez marrant on m'a souvent sorti oui mais c'est mieux le salaire à vie de Frio non mais tu as le droit de penser ça mais c'est pas dans le programme de la fine bien donc tu as le droit de le dire à la fi mais tu l'as pas mis notre programme non plus donc ce que moi je veux dire c'est que nous il y a un élément que sur lequel il y avait des aspects sur la discussion sur le revenu universel qui était sur le comment faire mais il y a un point sur lequel je voudrais qu'on réfléchisse collectivement moi ce qui m'a séduit dans l'idée du revenu universel c'était qu'on cassé le principe de la stratégie par laquelle on organise la redistribution aujourd'hui on redistribue la richesse une fois qu'elle est créée où dans l'entreprise par des négociations interpro avec l'État etc l'avantage du revenu universel c'est que pour une partie de la répartition il l'a pré distribue c'est à dire qu'on considère qu'une part de la richesse doit être déjà distribuée avant même que le rapport de force de se construise entre le capital et le travail et ce point-là de la stratégie de redistribution il mérite quand même qu'on réfléchisse collectivement parce que dans les faits aujourd'hui il faut qu'on m'aime qu'on regarde qu'il y a beaucoup de nos stratégies sur la question du rapport de force capital travail qui sont mises en échec à raison de la mondialisation de la difficulté de construire des acteurs qui soient à la bonne échelle pour obtenir gain de cause on le voit sur les systèmes de protection sociale on le voit sur la question des salaires donc je le redis le sujet de la répartition capital travail de la redistribution il mérite qu'on s'interroge sur les stratégies qu'on a déployées depuis des années et qui sont des stratégies toujours post-création de richesse et pas prêt création de richesse et c'est en ce sens à mon avis que le revenu universel peut être une idée dont on peut tirer le fil collectivement avec des formes sans doute différentes mais en tout cas ça me paraît une idée intéressante [Applaudissements] pour conclure en deux minutes parce qu'il y a quelque chose sur cette petite scène juste après je vais pas répondre aux questions qui d'ailleurs étaient plutôt des diatribe enflammées sur lesquels on est plus plutôt d'accord juste pour la question sur la rupture avec le capitalisme je crois que quand on quand on regarde notre programme c'est à la fois un programme de de rupture lente il y a des choses qu'on qu'on va modifier lentement et à la fois sur le cadre quand on pense à la règle verte quand on pense à la garantie des droits dans la Constitution quand on pense à ce qu'on peut faire du point de vue de l'Union européenne quand on pense pôle public bancaire que sais-je on s'attaque quand même très très fondamentalement à beaucoup de structures évidentes pour le capitalisme et c'est bien pour ça d'ailleurs à mon avis qu'on est autant diabolisé qu'on est pas désigné comme l'adversaire idéal parce qu'on remet en cause fondamentalement un cadre sur lequel les autres sont parfaitement d'accord je sais que c'est tout à fait incomplet mais je voulais en dire un mot ensuite sur cette conférence j'espère que ça donne des pistes à la fois des constats qui sont un peu qui sont un peu difficiles et donc pour finir je vais nous invite chacun et chacune à notre poste de combat puisque on est là pour prendre de la force aux amphis à tenir bon et à faire preuve de courage dans la période qui arrive chacune et chacun dans notre rôle voilà merci beaucoup d'être venu là [Applaudissements]
Benoît Hamon