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Podcast / conversationJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 26 avril 2020 15 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéTravail & emploiTransports

CORONAVIRUS - 11 mai : l'imposture du gouvernement

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon, on va parler avec vous de l'aspect économique du coronavirus avec Bruno Le Maire qui a annoncé de 7 milliards de prêts pour sauver Air France dont quasiment tous les avions ne volent plus. L'État détient 14 % du capital de la compagnie. Est-ce que vous auriez préféré une nationalisation ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Edouard Philippe a fait savoir hier soir que le plan de déconfinement sera présenté mardi à l'Assemblée nationale suivi d'un vote. Qu'est-ce que vous en pensez ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Vous avez dit la semaine dernière que vous ne seriez pas parmi les parents envoyant leurs enfants à l'école dans l'état actuel des choses. Est-ce que vous iriez plus loin aujourd'hui ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Bruno Le Maire disait que nous sommes dans la situation économique la plus grave depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Êtes-vous pessimiste pour la reprise ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vendredi prochain, c'est le 1er mai. Qu'allez-vous faire à la France insoumise ce jour-là ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Jean-Luc MélenchonPromesse
    « L'État va y mettre euh 3 milliards. On pourrait nationaliser Air France et en profiter pour organiser le système général des transports en France. »
  • 0:40Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Le fait d'avoir détaxé le kérosène dans l'aviation coûte 3 milliards au budget de l'État. »
  • 2:30Jean-Luc MélenchonFait
    « La date du 11 mai est une décision tout à fait hasardeuse. Il fallait d'abord réunir les conditions du déconfinement. »
  • 4:30Jean-Luc MélenchonFait
    « Le gouvernement commet l'erreur de croire qu'il sait tout tout seul. Il ne tient compte ni de l'avis des parlementaires, ni de l'avis du conseil scientifique. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Jean-Luc Mélenchon, on va parler avec vous de l'aspect économique du coronavirus avec Bruno Le Maire qui a annoncé de 7 milliards de prêts pour sauver Air France dont quasiment tous les avions ne volent plus. L'État détient 14 % du capital de la compagnie. Est-ce que vous auriez préféré vous une ?

C'est-à-dire que j'aurais préféré que on ne gère pas chaque chose séparément des autres. C'est pourquoi je plaide pour une planification. Donc là, la compagnie Air France euh est en faillite pour les raisons qu'on connaît.

L'État va y mettre euh 3 milliards. On pourrait nationaliser Air France et en profiter pour organiser le système général des transports en France. Tantôt c'est l'avion, tantôt c'est le train.

Ça devrait être le train le plus souvent possible. Non, encore une fois, on va passer à côté de ça et le seul but que l'on a, c'est de recommencer comme avant, revenir à la situation d'avant. J'ai lu ce matin les déclarations, on nous dit que on espère qu'en 2021, on sera revenu à la situation d'avant.

Mais moi, je n'espère pas qu'on revienne à la situation d'avant. Je souhaite qu'on change profondément la manière de vivre, la manière de transporter, les priorités que l'on donne. Et puisqu'on parle d'aviation et puisque monsieur Le Maire cherche de l'argent, permettez-moi de terminer là-dessus, je vous signale que le fait d'avoir détaxé le kérosène dans l'aviation coûte 3 milliards au budget de l'État.

Si bien que on pourrait payer la somme qu'a prévue l'État avec l'argent qui nous reviendrait du la taxe sur le kérosène si elle pesait sur l'aviation comme elle pèse sur les autres moyens de transport. Par ailleurs, le numéro 1 d'Air France, Ben Smith, prévoit malgré tout un plan de départs volontaires. Doit-il y renoncer en contrepartie des aides qui que que la compagnie va ?

Mais mais bien sûr, si vous voulez, tout ça n'a pas de sens. On organise les choses une par une. Donc le président de cette compagnie, pour des raisons qui sont propres à la compagnie, euh décide que des gens vont devoir s'en aller.

On va donc donner de l'argent à des gens pour s'en aller qui vont se retrouver euh sans emploi et par conséquent vont émarger à d'autres budgets, le budget du chômage, le budget de l'aide sociale. C'est le capharnaüm, c'est le chaos. Il faut planifier, c'est-à-dire organiser les choses les unes par rapport aux autres avec une autorité suffisante pour qu'on ne voit pas comme aujourd'hui le président de la République fait un discours, le Premier ministre en fait un autre qui ne dit pas la même chose, les ministres de l'Intérieur ou le ministre de l'Éducation contredisent le président ou le Premier ministre, on ne sait plus où on en est.

Alors, on va voir ça. pas une façon dont moi j'imagine qu'il faut gérer les périodes de crise. Nous sommes dans une grave crise et bien elle n'est pas seulement sanitaire, elle est sociale et politique.

On va voir ça notamment à propos de la du déconfinement un petit peu plus tard. Rebonjour Jean-Luc Mélenchon. Edouard Philippe a fait savoir hier soir que le plan de déconfinement sera présenté mardi à l'Assemblée nationale suivi d'un vote.

Qu'est-ce que vous ? Enfin, il était temps. Qu'est-ce que vous attendez comme précision ?

Attendez, on commence d'abord par dire que c'est une imposture parce que nous devions avoir un débat sur le plan de déconfinement le 5 mai. Et nous devions avoir un débat ce mardi sur le traçage de la population. C'était deux débats.

Dans ces conditions, pour notre part, les insoumis, nous avions prévu et nous le ferons lundi ou mardi d'éditer un plan de déconfinement pas dans l'idée de s'affronter avec le pouvoir, mais de mettre sur la table des propositions pour qu'éventuellement elles soient entendues, reprises ou discutées entre le pouvoir et nous. Rien de tout ça n'aura lieu. Monsieur Edouard Philippe va arriver mardi devant l'Assemblée, il va réciter son discours, il va le lire, il va nous apprendre quelles sont les mesures et après, séance tenante, sans aucun temps de réflexion ni d'examen critique, nous devrons voter pour ou contre.

C'est une méthode qui est insupportable. vous dites C'est une imposture. Ça a l'air d'être de la démocratie, c'est seulement une brutalité.

Est-ce que vous dites que c'est un coin qui est enfoncé là dans l'unité nationale qui que tout le monde a appelé de ses vœux depuis le ? Non, ça n'arrête pas. Moi, je suis pour l'unité d'action.

L'unité nationale, l'union sacrée, tout ça, ce sont des grands mots et le pouvoir s'en sert, le régime Macronie s'en sert pour essayer de ficeler tout le monde. Si instantanément, vous n'avez pas exprimé de manière très forte votre position, il considère que vous êtes d'accord. Alors donc, je lui fais connaître notre position à nous les insoumis.

Nous estimons que la la date du 11 mai est une décision tout à fait hasardeuse. Il fallait d'abord réunir les conditions du déconfinement, en présenter les aspects et décider à ce moment-là de la date à laquelle on sort. Parce que là, rien de ce qui est nécessaire n'est prévu.

Aurons-nous un masque par Française et ? Non. Aurons-nous la capacité de tester les gens aussitôt qu'ils sentiront eux-mêmes une alerte ?

Non. Et ainsi de suite. C'est-à-dire que toutes les mesures de réquisition, toutes les mesures de nationalisation, toutes les mesures de démocratisation au sens où les gens sont eux-mêmes les acteurs de leur histoire, n'ont pas été prises.

Si bien que monsieur Letellier, je veux vous dire avec beaucoup de gravité. Écoutez-moi, monsieur Letellier. Il est possible que ce déconfinement hasardeux tourne à l'aube Boudin et que pour finir, il faille reconfiner dans des conditions qui seront naturellement très difficiles à supporter par la population.

À moins qu'on ait décidé que eh ben ma foi, on laisse l'épidémie se propager. Donc mardi, au moment du vote, la France insoumise votera contre le plan de déconfinement du gouvernement. Voilà, Francis Letellier, vous mettez le doigt au bon endroit.

Si nous votons contre, ils vont nous dire "Ah bah vous voyez, vous êtes donc contre telle ou telle bonne mesure." Et on ne parlera pas du plan d'ensemble. Si nous votons pour, alors toutes leurs sottises, nous serons imputées.

La dernière fois, ils ont décidé de maintenir l'élection au premier tour municipal et comme ils n'avaient consulté personne, ils sont partis de l'idée qu'on était tous d'accord. Nous ne l'étions pas. Eh bien là, il en va de même.

Cependant, en responsabilité devant le pays et pour protéger ce ce nous reste de l'idée d'une démocratie dans laquelle il est possible de ne pas être d'accord avec le gouvernement au contraire de ce qui peut se passer en Corée du Nord ou ailleurs. Et bien nous voterons contre, voilà, parce que ce n'est pas sérieux. Je veux le dire, il fallait respecter le calendrier prévu, le temps de la discussion qui est nécessaire.

Le gouvernement commet l'erreur de croire qu'il sait tout tout seul. Il ne tient compte ni de l'avis des parlementaires, ni de l'avis du conseil scientifique qui était contre la réouverture des écoles le 11 mai. Alors tient compte que on ne sait quel paramètre sinon un, ils veulent que les gens retournent au travail, que l'école se transforme en garderie et de cette manière ils estiment que l'économie pourra redémarrer.

C'est une erreur. La première richesse du pays, c'est sa population. La semaine dernière vous aviez dit que vous feriez partie des parents qui n'enverriez pas leurs enfants à l'école, qui n'enverraient pas leurs enfants à l'école dans l'état actuel des choses, c'est ce que vous aviez dit la semaine dernière.

Est-ce que vous aujourd'hui vous iriez plus loin jusqu'à dire aux parents surtout n'envoyez pas vos enfants à ? Ce n'est pas à moi de donner des consignes. On m'a demandé mon avis personnel, je l'ai donné en toute sincérité quoi que je n'ai pas de petit à la maison aujourd'hui et que donc je ne suis pas dans la même situation de responsabilité que les parents.

Je crois que les parents sont capables d'évaluer les risques. Mais je je reproche au gouvernement de mettre les gens dans des situations morales insupportables. Car s'ils ne retournent pas au travail, ils pourraient perdre leur emploi et s'ils y retournent et que leurs enfants vont à l'école, ils peuvent mettre leurs enfants en danger ou se mettre eux-mêmes en danger.

Je n'ai donc comme responsable politique une chose à dire, la décision du 11 mai est hasardeuse. Et bien à présent, que chacun en tire les leçons pour lui-même. Si j'avais à m'occuper de tout cela, ce serait planifié.

Ce ne serait pas suivant les régions, suivant les mairies, suivant les situations. Vous avez entendu tout à l'heure monsieur Busserau parler de l'action des départements, elle est décisive. Le président Busserau a commencé par nous dire il y aura un masque pour chaque personne.

Ensuite, vous lui avez posé vous la question Francis Letellier, vous avez insisté, vous avez dit "Vous voulez donc dire que chacun aura un ?" Et le président Busserau en responsabilité a répondu "Je le souhaite." Donc nous en sommes tous là.

Alors juste j'ai envie de vous lancer Personne ne sait où on va et personne ne sait comment les choses vont s'organiser et on nous impose un simulacre qui s'appelle une réunion de l'Assemblée nationale. Francis Letellier, on sera trois par groupe. Ça veut dire que même si dans La République en marche, il y a des gens qui ne sont pas d'accord, ils ne pourront pas s'exprimer parce qu'ils sont embrigadés.

Alors, vous avez vu que il y a déjà euh plusieurs plaintes qui ont été déposées par des particuliers ou des syndicats même contre plusieurs ministres pour dénoncer la gestion de l'épidémie. Est-ce que d'après vous l'après coronavirus devra aussi passer par la ? Mais tout ça c'est une façon de voir le monde qui a cessé d'exister.

Là, nous sommes en train de parler du déconfinement Francis Letellier. Donc le gouvernement a décidé que c'est le 11 mai alors qu'il n'en a pas réuni les moyens. Il ne réquisitionne pas, il ne nationalise pas, il ne démocratise pas.

Bien, il ne planifie pas. Alors, le 11 mai monsieur Letellier, est-ce que la crise est ? Non, nous allons avoir un état de vigilance, un état d'alerte sanitaire.

Donc dans cette période, il faut indiquer aux Français quels sont les moyens de cette alerte. C'est-à-dire s'ils se sentent mal, peuvent-ils aller faire un test qu'il soit ou pas ? Est-ce qu'ils peuvent aller faire un ?

Est-ce qu'ils auront chacun un ? Est-ce que nous aurons des masques distribués dans les transports en ? Est-ce que du gel sera disponible partout les gens se ?

Mais enfin ça c'est les questions concrètes. Alors après si des gens déposent des plaintes, c'est un autre sujet. Moi je ne suis pas juriste, je suis un homme politique et j'interviens dans la sphère de la décision collective.

C'est ça la tâche qu'on m'a confiée. Et bien dans la sphère de la décision collective, j'estime que les conditions ne sont pas réunies. Puisqu'ils ont décidé, maintenant on est obligé de faire face à leur décision.

Et donc, il faut que nous insistions pour que les mesures soient prises sanitaires et sociales. Voyez-vous sociale, monsieur Letellier, nous sommes en situation de famine dans certains quartiers. Est-ce qu'on peut l'entendre ?

Est-ce qu'il va falloir attendre la catastrophe pour ? Voilà ce que je voudrais dire avec qu'on m'entende bon sang, c'est pas une affaire politique. Il y a une autre crise qui est la crise Pardon, il y a une autre crise qui est la crise économique.

Bruno Le Maire disait qu'on est dans la situation économique la plus grave depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Est-ce que vous êtes pessimiste vous pour la reprise ? Écoutez-moi, mon boulot c'est d'être optimiste.

C'est de toujours trouver des solutions. Je suis persuadé que le collectif humain se tire de tout. Avec Bruno Le Maire, nous ne sommes jamais d'accord sur les solutions, mais nous sommes souvent d'accord sur le diagnostic.

Je pense que la situation est terrible. Et pas seulement en France, mais dans toute l'Europe, non seulement parce que nous sommes tous atteints par le même virus, mais parce que les égoïsmes se déchaînent. L'Allemagne, les Pays-Bas et d'autres pays qui trichent à longueur d'année avec les règles européennes sont dans une attitude d'égoïsme et de rejet des pays de l'Europe du Sud qui sont les 2e, 3e et 4e économies du continent qui aggravent la pagaille dans laquelle nous allons nous trouver.

Alors, moi j'adjure que on en revienne à des principes simples et sains. Ce n'est pas le moment du libre marché, du chacun fait comme il le sent et chacun pour soi. C'est le moment du tous ensemble.

Regardez, j'ai parlé il y a un instant de la famine. Écoutez-moi, à Marseille, les employés d'un McDo ont décidé à Saint-Barthélémy d'en faire une banque alimentaire. Ce sont les marins-pompiers qui font la distribution de des paniers-repas.

C'est magnifique. Si le gouvernement est incapable d'organiser le sursaut sanitaire dont nous avons besoin, que la population le fasse. Que dans chaque entreprise, les salariés se concertent pour organiser dans les conditions sanitaires les plus fortes la production et que partout on aille au secours de ceux qui ont besoin de secours.

Quant à l'école, c'est une sottise d'avoir décidé de reprendre les cours. Nous devons les reprendre en septembre en prévoyant bien sûr un accompagnement pour le rattrapage. On ne peut pas faire une année blanche.

Donc la priorité, c'est les deux diplômes à faire passer cette année, le bac et le BEPC. Concentrons les moyens là et prévoyons que pour tous les autres, il y aura du rattrapage maintenant et en septembre. Voilà comment on peut faire.

À propos de travail, vendredi prochain, c'est le 1er mai. C'est la fête des travailleurs. Ce jour-là d'habitude, vous vous appelez à rejoindre les cortèges syndicaux.

Il y en aura pas cette année. Qu'est-ce que vous allez faire à la France insoumise le 1er ? Attendez, c'est pas la fête des travailleurs le 1er mai.

C'est la journée internationale de lutte pour la diminution du temps de travail depuis 1886. C'est une chose. On a commencé la première fois pour diminuer le temps de travail à 8h.

Oui, donc non, ça sera pas une fête. C'est une journée de revendication euh populaire. Et que ?

Et bien d'abord, on va voir ce que les syndicats, attendez, voir ce que les syndicats nous proposent. Peut-être que pour une fois, ils tomberont d'accord et qu'ils proposeront quelque chose en commun. Mais moi je dis à ceux qui appartiennent à ma famille culturelle et peut-être aussi aux autres qui ont envie de faire France en ce moment euh en en agissant euh en unité d'action.

Et bien euh moi je serais pour qu'il y ait une casserolade à midi. Je le propose aux syndicats. On se met au balcon et on tape les casseroles pour leur dire il y a des gens qui ont faim dans ce pays et la manière avec laquelle vous organisez la gestion de la crise du coronavirus est vraiment faite de beaucoup d'improvisation et cela, nous ne le supportons pas.

Voilà, bon, c'est une idée mais pour l'essentiel, je pense que euh il faut que le 1er mai oui soit un moment de mobilisation. Nous, les insoumis en particulier, on fera comme d'habitude avec d'autres une manifestation en ligne. Mais je le redis, une casserolade serait bienvenue.

À 20h, on applaudit le personnel soignant et à midi, on en le pouvoir. Jean-Luc Mélenchon, Dominique Bussereau vous écoutiez tout à l'heure à propos de du manque de masques et cetera. Euh Dominique Bussereau est encore avec nous.

Dominique Bussereau, quand Jean-Luc Mélenchon vous dit "Mais c'est pas sûr qu'il y ait des masques partout", ce que vous avez dit d'ailleurs, quoi. Euh est-ce que c'est ? Euh il y a il y a un risque quand même.

Ce ce que ce que j'ai voulu dire, et Jean-Luc Mélenchon l'a parfaitement compris, c'est que les collectivités actuellement étaient mobilisées dès le début d'ailleurs, y compris pour les masques chirurgicaux, les masques médicaux. Nous avons passé des commandes considérables, dont qu'une partie a été reprise par le système hospitalier et par l'État, mais que nous avons payé, que nous avons acheté, que nous avons commandé, que nous sommes allés chercher en Chine. Aujourd'hui, beaucoup de départements, beaucoup de communes, beaucoup d'intercommunalités, commandent des masques tissus.

Et donc nous nous j'ai j'ai l'espoir euh que il y en aura suffisamment. Puis j'ai vu que ce matin le gouvernement permettait aux pharmaciens de les vendre, aux bureaux de tabac et cetera. Voilà, je pense qu'on devrait y arriver, mais euh la question la question de la certitude, je ne l'ai pas, c'est au gouvernement qu'elle appartient.

Mais bien sûr. Mais Dominique Bussereau, je l'ai parfaitement compris et je connais la position d'un président de de de département. Je sais que quel que soit leur bord politique, tous aujourd'hui sont mobilisés pour faire face à la situation.

Mais enfin, il y a une structure traditionnelle en France qui a fait ses preuves, qui s'appelle l'État. C'est à l'État de réquisitionner l'industrie textile pour produire les millions de masques dont nous sommes dont nous avons besoin. Le Maroc y est arrivé, la France pourrait y arriver aussi.

Et ensuite qu'on dise "Bah voilà, il y a des millions de masques qui sont disponibles à tel endroit, les collectivités locales, en effet, sont les mieux placées pour s'en charger." Mais c'est pas à elles d'aller chercher en Chine des masques. On refait pas le débat.

Je voulais qu'on échange. Je voulais qu'on échange. Merci.

Merci à tous les deux. Merci Jean-Luc Mélenchon. Merci Dominique Bussereau d'avoir été notre nos invités dans Dimanche en politique.