RUMEURS SUR BRIGITTE : POURQUOI MACRON JOUE AU POMPIER PYROMANE SUR LA TRANSPHOBIE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Grâce à son carnet d'adresse sans égal et sa connaissance fine des acteurs politiques de Tubort, Nils nous permet d'arpenter chaque semaine les coulisses et ce qu'il se trame dans la politique française d'aller chasser les indiscrétions. Et justement, l'extrême droite aidée par des médias financés par les milliardaires, cherche à imposer sa vision du monde en muselant la diversité des voix et en baffant le pluralisme. Pour y poster, le média lance repost sur les réseaux sociaux et la TNT francilienne.
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FR. C'est parti pour les indiscrets. [Musique] Au programme aujourd'hui, la mort du streamer Raphaël Graven alias Jean Portmanov aurait-elle pu être évité ?
Son décès lors d'un live streaming diffusé sur la plateforme Kick après plusieurs semaines de violence et d'humiliation provoque de fortes indignations mais aussi un gros malaise au sein du gouvernement. Nils a enquêté pour faire le point sur les responsabilités. Sans transition, Emmanuel et Brigitte Macron poursuivent en justice l'influenceuse américaine d'extrême droite Candy Owens qui a bâti son business sur une rumeur affirmant que l'épouse du président de la République serait un homme.
Mais le chef de l'État évite soigneusement d'évoquer un autre sujet, la transphobie d'État. à laquelle il participe. Bonjour Nils.
Salut Lisa. Salut à toutes et à tous. Alors le décès de Raphaël Graven alias Jean Portmanov dont on a parlé au médias suscite un énorme embarras au sein du gouvernement. tu disais oui, tu l'as dit hein, avec sa mort, une partie de la France a découvert écœuré le calvaire subi par ce streamer euh par ses amis he entre guillemets.
Euh le tout monétisé évidemment et générant d'énormes profits. Alors le gouvernement a réagi assez rapidement à cette à ce décès en dénonçant notamment un acte ignoble. On en a parlé hier soir effectivement sur la chaîne euh sur son compte X notamment, la ministre du numérique, Clara Chapaz en première ligne a annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire la saisie de l'Arcom et de Pharaos au lendemain du drame.
Donc un peu tard, c'est vrai que l'affaire prend une tournure très politique hein avec notamment la gauche qui pointe du doigt la responsabilité de l'exécutif mais aussi un manque de moyens de l'autorité de régulation LARCOM. On va y revenir. Euh et c'est vrai que l'Arcom avait été saisie par la Ligue des droits de l'homme en février dernier et qu'elle n'avait donné aucune réponse à cette saisine ni pour s'intéresser au cas évidemment de ce streamer ni pour protéger le public, ce qui est quand même sa mission première.
Et euh il est euh même prévu dans les textes de loi, un gel des transactions financières éventuellement sur ces plateformes. Encore faut-il que l'autorité l'actionne. Euh on écoute d'ailleurs Arthur de la Porte, député socialiste, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée et président de la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs.
Voilà ce qu'il en dit. Oui, il y a eu des failles dans l'action publique puisque l'ARCOM qui avait été saisi il y a plusieurs mois et par la LDH et par Media Part n'a pas été suffisamment réactive, même si et ça il faudra le voir par la suite hein, il y avait eu aussi une enquête de police puisque les personnes avaient été auditionnées en en janvier dernier pour des pour des faits similaires. Finalement cette humiliation qui s'est traduit par le plus tragique ces derniers jours.
Alors forcément, Lisa, la question se pose comment les autorités ont peut-elles pu laisser faire, hein ? Euh la ministre Clara Chapaz a rappelé qu'une enquête sur les agissements déplorés sur la chaîne euh Jean-Pormanov est en cours depuis les signalements de Médiaapart, soit depuis la fin de 2024. Euh celle-ci est menée par le service de police judiciaire de Nice sous différents chefs d'accusation, hein, c'est ce que rappelle la ministre.
Alors bon, ce qui est un peu ironique, c'est qu'elle reprend des informations qui ont été publiées par Mediapart. Voilà. Donc à croire que Media Part est mieux informé que le gouvernement de ce qui se passe.
Voilà, en son sain. Mais la ministre ne répond pas à la question qui est centrale. Pourquoi les sévises subis par Raphaël Graven ont pu continuer à être diffusés en direct devant 15000 personnes en moyenne malgré les différentes alertes qui ont été émises ?
Alors, on sait que ni la ministre du numérique, ni ses collègues de l'intérieur et de la justice n'ont fait de signalement en 2024 quand l'affaire a été rendue publique par Média Part et Clara Chapas n'avait pas non plus saisi l'ARCOM. Alors, nos confrères et conseurs de Média Part l'ont interrogé lors d'un déplacement hier. Ce sont eux évidemment qui ont révélé l'affaire en premier et le moins qu'on puisse dire c'est que la ministre s'est montré très embarrassée.
Regardez, vous n'avez pas saisi Larcom, vous n'avez pas saisi Faros, vous n'avez pas contacté Kick. Est-ce qu'à l'époque vous avez jugé que c'était pas assez grave ? Est-ce que vous avez des regrets là-dessus ?
Est-ce qu'il y a une forme de responsabilité de votre part ? Écoutez, à chaque fois que je pourrais faire avancer la régulation numérique, la protection des citoyens en ligne, je le ferai. Euh c'est ça qui m'anime aujourd'hui.
Euh on est euh euh face à une enquête qui a été euh révélée, enfin face à des faits qui ont été révélés euh par euh votre journal euh en 13 décembre. Le 16 décembre donc 3 jours après, l'enquête était ouverte, l'ARCOM était au travail. Aujourd'hui, par exemple l'ARCOM, c'est 23 personnes, euh Faros, c'est même pas 50.
Est-ce que aujourd'hui il y a pas une urgence ? Est-ce que vous allez réfléchir à un plan à des moyens supplémentaires ou est-ce qu'il faudra attendre de nouveau la mort de quelqu'un en direct pour qu'il y ait des moyens sur ce sujet ? Je vous l'ai dit, tout ce que l'on pourra faire pour que euh nous puissions aller plus loin sur protection des citoyens en ligne.
Euh voilà. Alors, en réalité, elle semble avoir laissé passer l'occasion de faire un signalement. Alors, j'ai posé la question auprès de mes sources au sein de l'exécutif.
Alors, on m'explique qu'elle est surchargée, qu'il y a eu un changement de gouvernement effectivement avec donc Barnier qui a été censuré l'hiver dernier et donc on m'explique bah que c'est malheureux mais que elle est en tant que responsable politique, elle est pas forcément coupable. Alors, j'ai quand même posé la question de cette responsabilité politique à Bastien Lequere qui est juriste à la quadrature du net. Une association dont la mission et de défendre les libertés dans l'environnement numérique.
On écoute. Euh aujourd'hui, on a un gouvernement qui essaie de se défausser sur l'ARCOM qui aurait soi-disant pas fait son travail, euh sur euh le problème d'une d'une plateforme qui aurait mal régulé. Il y a des problèmes avec cette plateforme qui qui s'est marketé comme étant un Twitch non modéré et on peut se poser la question de sa responsabilité.
Mais surtout, les premiers responsables, ce sont les streamers qui étaient à l'origine de cette chaîne. Euh et euh le fait que euh cette enquête pénale qui avait été euh euh démarrée après l'enquête de Médiap n'est pas aboutie euh montre que la justice n'a pas les moyens d'agir alors que le droit est particulièrement bien armé pour sanctionner et réprimer ce type de conflit. Donc là, c'est le fameux responsable mais pas coupable.
Oui. Et puis alors euh non seulement les politiques euh au sein de l'exécutif ouvrent grand le parapluie hein en attente des actions judiciaires qui vont être mené mais en plus le concours l'épine des idées les plus absurdes est ouvert après ce décès choquant. Comme d'habitude, j'ai envie de dire nos politiciens rivalisent de projets plus ridicules et liberticides les uns après les autres.
Jugés plutôt à droite, on propose d'utiliser l'intelligence artificielle pour couper immédiatement tous les contenus litigieux ou illégaux. Voilà. Donc ça c'est du côté de LR.
Euh chez les macronistes, on n'est pas plus inspiré, hein. La preuve avec cette brillante proposition de Gabriel Atal qui exige désormais des tests d'addiction aux écran, je cite, et des vidéos en noir et blanc. Moins de couleur, moins de dopamine, donc moins d'addiction, justifie l'ex-premier ministre qui veut d'ailleurs enclencher une taxe sur les plateformes pour financer la recherche sur l'addiction aux écrans et la santé mentale.
Alors, ce type de proposition semble ignorer que les plateformes n'ont aucun intérêt à réguler par elles-mêmes ce type de contenu violent euh parce que ça leur apporte de l'argent, hein. On en a parlé hier et d'ailleurs, rappelons que les streamers de la chaîne pouvaient gagner jusqu'à 6000 € par mois selon les premiers éléments dévoilés par la presse. Et il y a même pire parce que MTA X, YouTube et cetera tous ces tous ces grands groupes ont demandé à leurs modérateurs en dou d'encourager la liberté d'expression depuis la rédaction de Trump.
Alors sauf que ce fameux discours libre, ce free speech importé des États-Unis, ça consiste surtout pour le moment à laisser prospérer des contenus complotistes antivax he notamment. C'est ce qu'avait révélé une enquête du New York Times cet été. Euh et en plus euh ces solutions, on l'a dit, euh pourraient fortement euh être retoquées par les autorités judiciaires étant donné qu'elles sont très liberticides.
On écoute à nouveau notre juriste à la quadrature du net. L'autre crainte qu'on a, c'est que ça se transforme euh comme c'est demandé très régulièrement par le gouvernement ou par la droite française, ça se transforme en une surencher sécuritaire, soit avec plus de pouvoir de censure administratif de la police. Euh il faut rappeler quand même que depuis la loi SREN, euh on a à nouveau donc sécurisé et réguler l'espace numérique.
Le législateur a à nouveau étendu les pouvoirs de la police pour censurer des contenus. Euh c'est la police qui est à l'origine de ces demandesl qui n'est pas du tout neutre dans l'affaire, qui peut abuser euh comme ça a été le cas notamment en matière terroriste. Euh donc c'est ces mesures qui visent à donner encore plus de pouvoir arbitraire autoritaires à des à la police et serait également un danger.
Voilà, on est sur sur des des réactions qui sont pas étonnantes mais qui ne vont à aucune à aucun moment s'attaquer à la source du problème qui est que on a un besoin criant d'avoir plus de moyens pour la justice, d'avoir des enquêteurs qui soient formés, d'avoir des moyens de faire des enquêtes qui ne traînent pas des mois quand on a une une urgence comme comme ce cas-là. Au fond, selon mes sources au gouvernement, si les faits n'ont pas été signalés, c'est aussi que ce genre de programme n'est pas dans le viseur des politiques. Lutter contre le porno, ça fait parler dans les médias.
C'est ce que déplore un bon connaisseur du sujet que j'ai intéressé sur le sujet. On se souvient notamment d'Aurore Berger qui avait par exemple demandé et obtenu la suspension des comptes d'un influenceur et acteur X, Adrien Laurent alias Adé Laurent. Aurore Berger demande à TikTok de retirer les vidéos de l'influenceur Adé Laurent.
La ministre déléguée à l'égalité entre les femmes et les hommes a écrit au patron français de TikTok ce 14 mai. Elle juge les publications de l'influenceur devenu acteur pornographique extrêmement préoccupante. Elle évoque des lives répétés avec des jeunes femmes dont il est difficile de déterminer l'âge avec des allusions sexuelles constantes, des vidéos décrivant des pratiques sexuelles violentes et sans consentement, précise-elle.
L'influenceur controversé est suivi par plus d' 1,8 million d'abonnés sur TikTok. Ma source au sein de l'exécutif me dit bah manifestement venir au secours de personnes potentiellement manipulées ou abusées comme ça pu être le cas effectivement de ce streamer ça n'intéresse pas grand monde car il y a un manque de culture sur ces sujets et je dis les médecins légistes ont écarté une origine traumatique et l'intervention d'un tiers dans le décès du streamer le procureur de Nice a ordonné d'autres analyses voilà en attendant et puis on suivra évidemment les développements politiques et juridiques de cette affaire puis je rappelle qu'on avait fait on a fait une petite vidéo média là-dessus aussi si vous voulez en savoir plus. Euh on continue avec Emmanuel Macron qui part en guerre contre les complotistes qui s'en prennent à son épouse Brigitte Macron.
Et oui, comme chaque année, les Macron se détendent en famille au fort de Brigançon. He un jet ski au programme petit restaurant, une soirée avec Danny Boun. Mais euh les Macron sont quand même actifs politiquement et juridiquement euh notamment contre les fake news qui touchent Brigitte Macron en particulier celle qui prétend qu'elle serait née homme.
Alors bon, la fake news n'a rien de neu hein, elle court depuis 2017. Euh c'est une campagne calogneuse sur les réseaux sociaux qui lui prête l'identité de son frère Jean-Michel Trogieux comme d'autres rumeurs qui visent le couple présidentiel. par exemple celle qui faisait d'Emmanuel Macron un homo.
Alors cette fois-ci le président semble assez couroussé he cette fois il a pris la parole dans Paris Match cette semaine face à Darius Rochin. Il s'agit de défendre mon honneur tempête le président parce que c'est n'importe quoi. Alors bon déjà on peut se demander si c'est pas plutôt l'honneur de sa femme he qui est touché pas le sien.
Mais passons à la limite. Cela a pris une telle ampleur aux États-Unis que nous nous devions de réagir. Il est question de faire respecter la vérité. continue le le chef de l'État.
On parle de l'état civil, de la première dame de France, d'une épouse, d'une mère de famille, d'une grand-mère. Ce n'est pas la liberté de parole que de vouloir empêcher de restaurer la vérité se justifie le président auprès du magazine. Alors, c'est pas la première fois que Macron réagit publiquement c'est une campagne calomnieuse, hein.
Le 8 mars 2024, à l'issue de la cérémonie pour la constitutionnalisation de l'IVG, le locataire de l'Élysée s'était déjà exprimé sur le sujet regarder. Je pense les les pires des choses, c'est euh euh c'est les les fausses informations et les scénarios montés avec des gens qui finissent par y croire et qui euh qui en fait vous bousculent compris dans votre dans votre intimité parce que elle Oui, j'en diraiis pas plus. Voilà.
Bah sauf que depuis hein, qu'est-ce qui s'est passé ? Tu vas me dire et bien la rumeur a pris un essort mondial avec l'intervention d'une influenceuse d'extrême droite américaine Candis Owens qui a manifestement décidé de faire de ses fake news un business bien rodé avec un podcast puis un livre l'ouvrage Becoming Brigitte devenir Brigitte écrit par coécrit avec Xavier Poussard qui est un journaliste d'extrême droite euh et puis cette reprise he par une figure centrale de l' Bright États-Unis a donné au récit pompotiste bah une nouvelle dimension Emmanuel et Brigitte Macron ont donc décidé d'engager des poursuites en diffamation euh contre cette dame devant un tribunal aux États-Unis. C'est plutôt inédit car en France, les présidents restent en général discrets sur les attaques proférées à leur rencontre.
Euh moi dans la défense d'Emmanuel Macron, il y a quand même un truc qui me fait tiquer, c'est il faut défendre mon honneur, il faut défendre au pire l'honneur de ma femme. Est-ce que c'est ça aussi qui te choque dans cette défense là ? Oui.
Bah c'est vrai, c'est vrai déjà. Bon c'est pas son honneur à lui en particulier. Alors il il parle beaucoup d'honneur, hein.
Alors bon, lutter contre les fake news, oui, c'est vrai que voilà, effectivement, comme c'est faux, ils ont raison évidemment de s'inscrire en faux. Mais imaginons un instant, c'est de manière tout à fait théorique évidemment que la femme du président serait effectivement née homme. En quoi cela serait-il un déshonneur pour lui ou pour elle ?
On se souvient d'ailleurs des propos de Macron très méprisants sur la possibilité de changer de sexe à la mairie. C'était lors des législatives en 2024. Regardez.
Et puis de l'autre côté à l'extrême gauche, c'est quatre fois pire en terme de cours et puis il y a plus de laïcité. Ils reviennent sur les lois d'immigration qu'on a faites qui permettent quand même de réguler et qu'on doit maintenant mettre en œuvre. Et puis il y a des choses complètement ubesuses comme par exemple échanger de sexe en mairie.
À aucun moment d'ailleurs, Emmanuel Macron n'évoque la transphobie concernant sa femme comme si les discriminations subies par les personnes trans n'existaient pas à ses yeux. Et donc, j'ai posé la question au journaliste Lirv, spécialiste des questions de discrimination et qui vient de publier Transphobia aux éditions Solar, une énorme enquête sur la désinformation et les discriminations transphobes. Je vous le recommande.
Alors, d'ailleurs en France, la cour d'appel de Paris a relaxé deux femmes à l'origine des rumeurs sur Brigitte Macron. Il s'agit de Natachar et Amandine. Le 10 juillet dernier, Brigitte Macron a annoncé qu'elle se pourverrait en cassation.
Mais ses propos, s'ils sont faux, ce que la cour le reconnaît, ne sont pas en eux-même une atteinte à l'honneur ou à la considération. Et heureusement d'ailleurs, être trans ce n'est pas déshonorant. D'ailleurs, en 2017, lorsqu'avait circulé la rumeur sur sa supposée homosexualité avec le PDG de Radio France, Mathieu Galet, Macron n'avait pas porté plainte car ce n'était pas diffamatoire.
être considéré comme homosexuel ou transgent, bah ça n'a rien d'infamant. Euh cela ne peut apparaître comme une offense que pour les personnes homophobes. Et ben, c'est pareil pour les personnes trans, dis donc.
Mais c'est vrai que Macron se signale depuis son arrivée au pouvoir par sa politique transphobe. On écoute le journaliste Ellie Hervé sur ce sujet. Emmanuel Macron, c'est pas le premier signal négatif qu'il envoie à la communauté trans.
Déjà pendant les législative l'an passé, il avait dit qu'il serait ubuesque de pouvoir faire son changement de genre en mairie. Voilà, ça c'est une déclaration qu'il avait tenue. Et aujourd'hui, il faut savoir que les personnes trans font leur changement d'état civil devant un tribunal et que c'est le tribunal qui décide qui est un homme et qui est une femme.
Et jusqu'en 2016, les personnes trans étaient stérilisées de force pour obtenir en France pour obtenir le droit de changer d'état civil. Donc vraiment il y a il y a cette logique là d'Emmanuel Macron de ne pas se positionner sur ces questions là ou alors de se positionner du côté des antitrans. On le voit aussi notamment sur la formation du gouvernement Bairou, donc le gouvernement actuel où par exemple Bruno Rotaillot fait partie des ministres donc ministres de l'intérieur et qui fait partie aussi des personnes qui ont défendu ouvertement puisqu'il est monté à la tribune pour ça la PPL la proposition de loi de Jacqueline Stage Brigot pour l'interdiction des transitions des mineurs.
Voilà et qui avait été débattu l'an passé au Sénat adopté en première lecture. Comment toi tu expliques cette frilosité euh à se saisir de la transphobie de la part du président ? Alors là, c'est toute la question effectivement Lisa, mais j'en avais déjà parlé euh dans une précédente émission, c'était en 2024 hein, lors de ces fameuses législatives anticipées qui nous avaient privé d'un bel été.
Euh pourtant Macron au quotidien est entouré de personnes gay, lesbiennes et cetera comme collaborateur élus. Évidemment, on pense immédiatement à son ancien premier ministre Gabriel Atal, mais il y a aussi des collaborateurs qui le sont à l'Élysée, par exemple. Ils font partie de son paysage au quotidien.
Euh mais au fond, voilà, politiquement ça ne cadre pas avec l'image que veut donner le président. Et d'ailleurs, on pourrait rapprocher euh la politique qu'il mène euh avec celle de Trump. Écoutons à nouveau LIRV sur le sujet.
Peut-être aussi que Emmanuel Macron en s'en prenant aux personnes trans mais aussi aux personnes racisées et ou exilées, il a une volonté de monter sa code de popularité et de choisir une cible pour détourner l'attention. C'est aussi possible que ça soit ça et que cette information là tombe à la fin de l'été alors que partout le dit l'app la grève et blocage du pays le 10 septembre commence à prendre. C'est peut-être aussi une volonté de diversion de sa part.
Voilà donc discrimination et diversion face au risque de manifestation nous explique Ellie. Euh et c'est vrai que ces derniers mois, l'Élysée s'est lancé dans une grande chasse aux fake news, hein. C'est assez inédit en prenant le parti de répondre, y compris aux articles de presse les plus sérieux, mais considérés comme faux par l'Élysée.
Alors, il y a quand même le risque d'ajouter de la confusion et de donner une plus grande exposition aux fake news. Attention danger. Merci Nils, merci Lisa, merci à toutes et à tous et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de Les indiscrets.
J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique et face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultra conservateur Stérin qui veut installer l'extrême droite au pouvoir, le média lance repost, une contreoffensive vitale et citoyenne. C'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'info populaire et indépendante capable de percer sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne pour donner enfin la parole à celles et ceux qu'on ignore.
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