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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 26 mars 2013 23 minAutoproduitFond programmatiqueOutre-merInstitutions & électionsImmigration & asileÉconomie & entreprises

Compte-rendu du voyage de Marine Le Pen en Nouvelle Calédonie et en Polynésie française

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  • 0:24PrésentateurFait
    « les élections provinciales permettent d'élire le Congrès et le Congrès sera chargé de décider à la majorité des trois cinquièmes de l'organisation du premier des référendums prévus dans les accords de Nouméa »
  • 0:54PrésentateurFait
    « ce référendum portant sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie »
  • 1:21PrésentateurFait
    « on continue à voter jusqu'à ce qu'on vote bien »
  • 3:14PrésentateurFait
    « le camp non-indépendantiste est en train de se diviser dans des proportions assez inquiétantes »
  • 3:37PrésentateurFait
    « le mode de scrutin, avec une prime à la liste arrivée en tête, qui est le même mode de scrutin que nos régionales, comportent un risque évidemment, c'est que la division entraîne l'arrivée en tête de la liste indépendantiste »
  • 6:24PrésentateurFait
    « Un de ces points étant évidemment le rejet de l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie »
  • 6:54PrésentateurPromesse
    « j'ai plaidé pour l'organisation le plus rapidement possible de ce fameux référendum, c'est-à-dire dès 2014 »
  • 8:53PrésentateurChiffre
    « le blocage des prix de 400 produits de première nécessité, qu'ils envisagent de passer à 800 produits de première nécessité »
  • 9:31PrésentateurFait
    « le gouvernement de Nouvelle-Calédonie applique déjà une forme de protectionnisme économique »
  • 11:08PrésentateurPromesse
    « un investissement massif en matière de recherche et de développement permettrait à la France d'être les champions du monde de ces procédés »
  • 13:19PrésentateurFait
    « la démarche effectuée par M. Temarou d'inscription de la Polynésie dans la liste des territoires à décoloniser »
  • 14:20PrésentateurFait
    « la baisse annoncée des crédits de la défense »
  • 18:35PrésentateurFait
    « dans les chiffres du chômage, par exemple, leur chômage n'est pas compté »

Temps de parole

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Alors nous revenons donc de huit jours sur place, nous avons pu faire d'abord la Nouvelle-Calédonie, puis la Polynésie. En Nouvelle-Calédonie, nous sommes allés à un moment qui est essentiel puisque, comme vous le savez, il y aura dans un an les élections provinciales. Or les élections provinciales permettent d'élire le Congrès et le Congrès sera chargé de décider à la majorité des trois cinquièmes de l'organisation du premier des référendums prévus dans les accords de Nouméa et qui doit avoir lieu entre 2014 et 2018, ce référendum portant sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

Vous vous souvenez que dans le cadre de ces accords de Nouméa et dans un concept bananière, les instances ont décrété que si le premier référendum dit non à l'indépendance, on en organisera un deuxième. Et si le deuxième dit non à l'indépendance, il sera organisé un troisième référendum. Donc en fait, on continue à voter jusqu'à ce qu'on vote bien. C'est ça qu'il faut en l'occurrence comprendre. Quoi qu'il en soit, cette étape est une étape fondamentale et par conséquent, les provinciales qui vont avoir lieu sont d'une toute particulière importance pour l'avenir de la Nouvelle-Calédonie dans la France.

Dans le cadre de ce déplacement, j'ai vu toutes les personnalités qui comptent dans le camp. J'ai rencontré, j'ai rencontré bien sûr Jean-Jacques Bronte, qui est le haut-commissaire de la République, fraîchement nommé. Mais ça, c'était la Courtaisie républicaine qui nous plaît. J'ai rencontré Pierre Projet, le sénateur du rassemblement Harold Martin, président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Simon-Louis Cotte, qui est ancien sénateur et membre du Congrès. Gérard Podja, qui est le président du Congrès. Kéliano, ancien député UMP, qui a été battu en juin dernier et qui est actuellement premier adjoint à la mairie de Nouméa.

Philippe Gomez, membre du gouvernement du Nouvelle-Calédonie, député d'hiver droite, apparenté UDI, qui a raflé les deux sièges de députés au rassemblement UMP. Et enfin Pierre Maresca, qui est un membre historique du RPCR, ancien membre du gouvernement, élu à la province sud. Le sens de mon message à l'ensemble de ces personnalités a été très clair. C'est que le camp non-indépendantiste est en train de se diviser dans des proportions assez inquiétantes. Et je suis venue porter un message de responsabilité.

Le mode de scrutin, avec une prime à la liste arrivée en tête, qui est le même mode de scrutin que nos régionales, comportent un risque évidemment, c'est que la division entraîne l'arrivée en tête de la liste indépendantiste, avec toutes les conséquences évidemment catastrophiques que cela pourrait entraîner pour la Nouvelle-Calédonie. J'ai donc allé là-bas porter un message de rassemblement, appelé au sens des responsabilités de tous ces gens qui ont à un moment donné ou à un autre tout de même gouverné ensemble, et qui pour des raisons souvent d'égo, d'hostilité personnelle, se sont divisées jusqu'à la déraison.

Je leur ai expliqué l'importance de dépasser justement ces problèmes des personnes, de penser à l'intérêt supérieur de la Nouvelle-Calédonie, et de travailler à la mise en œuvre d'une liste du plus large rassemblement possible des non-indépendantistes face aux indépendantistes qui en règle générale arrivent toujours aux élections unies.

Je crois avoir été entendu, en tout cas, il fait cette démarche un an avant les élections provinciales, car je connais la vie politique et je sais bien que lorsque l'on envisage le rassemblement en pleine campagne, lorsque les uns et les autres commencent à développer leurs idées, mais à se vendre et à faire toujours du mal de l'autre, parce que c'est comme ça les campagnes difficiles d'envisager un rassemblement. Il m'a parlé, c'était donc qu'il était utile de lancer ces discussions sur un rassemblement assez en amont de ces élections provinciales.

Je pense qu'avec un peu de travail, avec de la concertation, il sera probablement possible, or non pas, parce que je ne suis pas non plus, je suis réaliste, non pas peut-être de réunir l'ensemble de ces acteurs dans le cadre d'une plateforme électorale commune, mais au moins un certain nombre d'entre eux. Je leur ai proposé un modus operandi qui consistait à faire une plateforme électorale dans laquelle chacun pourrait conserver sa sensibilité, chacun pourrait conserver son étiquette, mais qui pourrait se réunir sur la base de deux ou trois points essentiels, non négociables. Un de ces points étant évidemment le rejet de l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

J'ai plaidé également dans le cas d'une victoire de cette liste, car je crois que les opposants majoritaires en Nouvelle-Calédonie, j'ai plaidé pour l'organisation le plus rapidement possible de ce fameux référendum, c'est-à-dire dès 2014. Parce qu'il existe en Nouvelle-Calédonie une ambiance lourde, il faut bien le dire, une sorte de chape de plomb qui pèse sur la population et sur la classe politique locale, où l'on ressent une sorte de sentiment de peur par rapport à l'avenir de l'île. Risques de retour, des exactions qui ont frappé bien sûr la Nouvelle-Calédonie il y a maintenant plus de 20 ans, mais qui restent...

Les problèmes de la Nouvelle-Calédonie sur le plan politique, au-delà du danger de l'indépendance, sont essentiellement l'insécurité, qui a augmenté dans des proportions très inquiétantes, avec, on vient de dire, par rapport à la loi, la multiplication dans le cadre d'une situation acquise, qui crée des tensions incontestables. Et l'autre problème, mais que l'on retrouve dans l'ensemble des Outre-mer, que j'ai retrouvé évidemment en Polynésie, qui est le problème de la vie chère.

Les produits sont effectivement, d'ailleurs, un certain nombre de décisions qu'ils semblent vouloir élargir, sur notamment le blocage des prix de 400 produits de première nécessité, qu'ils envisagent de passer à 800 produits de première nécessité. Nous avons donc eu, notamment par le Martin, une discussion sur la nécessité de réfléchir, non pas tant au blocage des prix comme au blocage des marges, puisqu'il y a là-bas le problème d'un certain nombre de constitutions, de monopodes, de la grande distribution, comme quoi, on a beau aller dans les Outre-mer, on retrouve bien souvent des problématiques qui sont similaires à celles de la métropole.

A la différence près, c'est que le gouvernement de Nouvelle-Calédonie applique déjà une forme de protectionnisme économique, dont vous savez pertinemment que je suis un avocat inlassable en métropole. Je l'ai développé très largement dans le cadre de ma campagne présidentielle. J'ai, en Polynésie, développé également le projet exprimé lors de la campagne présidentielle que vous connaissez.

J'ai expliqué assez longuement, dès le mois de novembre 2011, la capacité d'investir en matière de recherche, de création de pôles de compétitivité dans nos territoires d'outre-mer, qui est celle liée à notre domaine maritime, qui est aujourd'hui totalement en jachère, dans des domaines aussi différents que la recherche de molécules, les recherches en matière d'énergie marémotrice, etc., ou sous-marine d'ailleurs.

La recherche sur la culture sous-marine, puisque vous savez que des recherches se font actuellement sur la culture des algues dans le but de faire de la nourriture pour le bétail, et le grand domaine de la désalinisation, qui est un domaine dans lequel la France est assez en pointe, d'ailleurs actuellement dans le monde, mais où un investissement massif en matière de recherche et de développement permettrait à la France d'être les champions du monde de ces procédés, qui non seulement d'ailleurs bénéficieraient à notre pays, mais bénéficieraient au monde entier, puisque le problème de l'eau potable est un problème mondial. Je remarque que j'ai fait des adeptes, puisque j'ai entendu M.

Mélenchon développer récemment une grande politique sur l'économie bleue, l'économie de la mer. Je vois donc, je suis heureuse de voir qu'en ce domaine aussi, nous sommes donc le centre de gravité de la vie politique, cette espèce de grand supermarché des idées, dans lequel chacun semble vouloir venir faire son marché, y compris M. Mélenchon dans ce domaine. Le passage en Nommée-Calédonie, en Pélinésie, peu de temps, il faut bien le dire, deux jours où M. Temarou, non seulement n'a pas voulu me rencontrer, mais n'a même pas voulu me saluer, lorsque je l'ai croisé à l'aéroport, et il semblerait que la courtoisie républicaine ne l'étouffe pas, ni d'ailleurs la galanterie, la simple galanterie.

À sa demande, Flors, qui semble faire un retour pour la vie politique polynésienne, malgré les différentes affaires auxquelles il a dû répondre devant la justice, la mission Afrique-Caraïbe-Pacifique, qui a quasi exclusivement discuté, durant la demi-heure de notre rencontre, justement de l'indépendance de la Polynésie, et notamment de la démarche effectuée par M. Temarou d'inscription de la Polynésie dans la liste des territoires à décoloniser. J'ai exprimé publiquement, évidemment, devant la presse, mon opposition à cette démarche, opposition que je partage d'ailleurs, en l'occurrence, avec les socialistes du gouvernement, puisque M.

Temarou a beau être socialiste, il a été désavoué dans cette démarche par le gouvernement socialiste et par le ministre des Outre-mer, qui a considéré, à juste le titre, qu'il s'agissait évidemment d'une démarche qui non seulement affaiblit la France, mais qui affaiblit économiquement d'ailleurs la Polynésie, car tout sentiment que l'indépendance pourrait avancer sur ces territoires, est un frein aux investissements économiques qui peuvent y être faits.

J'ai évidemment eu l'occasion de parler tant et de dénoncer tant, dans l'Ouest-Calédonie, qu'en Polynésie, la baisse annoncée des crédits de la défense, puisque on sait très bien que dans ces territoires d'outre-mer, la présence de l'armée est essentielle, et notamment pour protéger, bien entendu, nos ressources naturelles, des visées et des incursions, même parfois, de flottes de pêche étrangères. C'est-à-dire assez étonnant de voir que ce sont bien souvent les canaques qui réclament cette protection maritime.

Évidemment, la baisse du budget de l'armée, quelle que soit d'ailleurs la fourchette qui sera retenue, aura évidemment des conséquences directes sur une présence militaire qui est de plus en plus restreinte, et notamment en Nouvelle-Calédonie. Je n'avais jamais eu l'occasion d'aller en Polynésie. J'ai été évidemment rencontré, bien sûr, aussi des fédérations du Front National, des fédérations qui vivent, je crois, une nouvelle vigueur. Vous savez qu'en Nouvelle-Calédonie, nous avons participé à la majorité, à constituer la majorité lors de la dernière mandat, lors de la dernière mandature.

Pendant cette mandature-là, nous n'avons pas eu d'élus pour des raisons variées, liées à des problèmes internes à la fédération. Nous en aurons, bien sûr, je l'espère, lors de la prochaine mandature. Nous sommes un acteur incontournable depuis la vie politique calédonienne, depuis bien longtemps. Nous allons devenir, je l'espère, un membre incontournable de la vie politique thaïcienne, puisque je suis arrivé en troisième position à l'élection présidentielle en Polynésie, ce qui a fait l'effet d'un tremblement de terre. La Polynésie s'apprête à voter, puisque les territoriales ont lieu le mois prochain.

Nous n'étions pas en capacité de nous présenter lors de ces territoriales, d'autant que notre chef de file, Éric Inardi, a été victime d'une décision du Conseil constitutionnel assez injuste, puisque son compte de campagne a été rejeté, non pas de son fait, mais à cause d'une erreur de l'expert comptable, ce que l'expert comptable a d'ailleurs admis légitimement, et a fait savoir au Conseil constitutionnel, et malgré cela, le Conseil constitutionnel a fixé, a prononcé une inéligibilité à l'égard de notre chef de file, Éric Inardi, en Polynésie, qui est également candidat aux législatives, de manière, à mon avis, encore une fois, profondément injustifiée.

C'est comme ça, et ceci, évidemment, aux élections territoriales. Interrogé par les journalistes sur la position qu'aurait fondationale en Polynésie lors des prochaines territoriales, j'ai indiqué très clairement que j'appelais les électeurs du Front National, je crois qu'il y en a six, ont le choix au premier tour de voter pour qu'ils veulent, à partir du moment où les candidats en question s'opposent résolument à l'indépendance de la Polynésie, que ne veulent pas le peuple polynésien. C'est quelque chose de clair. Les Polynésiens ne veulent pas de l'indépendance. Ils ont une vision extrêmement claire de l'échec que sera une indépendance de la Polynésie, de la misère que cela entraînerait.

D'ailleurs, ils ont une vision tellement claire que tant en Nouvelle-Calédonie qu'à Tahiti, ils ont l'exemple des Vanuatu, ils ont l'exemple des Fiji, dont il faut bien dire que l'indépendance a été un véritable drame pour les populations. Quand j'ai démarré ce point presque en disant qu'ils sont des oubliés de la vie politique, je crois très sincèrement qu'ils sont totalement oubliés par la classe politique française. C'est si vrai d'ailleurs que dans les chiffres du chômage, par exemple, leur chômage n'est pas compté. Ce qui prouve qu'il y a déjà... On considère, somme toute, peu ou prou, que les Outre-mer ne font pas vraiment partie de la France.

La preuve, c'est que le chômage qui frappe la population française n'inclut pas les chiffres du chômage des Outre-mer. Ce que je trouve absolument délirant. Mais c'est un exemple parmi des dizaines d'autres du désintérêt exprimé à l'égard des Outre-mer, du pouvoir politique central. C'est regrettable parce que ces départements n'ont réellement la possibilité de se développer qu'avec l'appui d'un État stratégique, c'est-à-dire d'un État qui considère que ces territoires sont des territoires stratégiques et qui met en œuvre les possibilités d'une expansion de ces territoires. De surcroît, on ne tient pas compte ou on ne tient pas assez compte de la singularité sur le plan économique.

que c'est ainsi que si on leur a accordé une part d'autonomie qui est compréhensible compte tenu de l'éloignement qui est le leur. Rien n'est fait en revanche pour, comme je l'ai développé par la campagne présidentielle, mettre en œuvre ce que j'ai appelé les couloirs économiques prioritaires.

couloirs économiques prioritaires à double sens, de la métropole vers les territoires et les départements pays d'outre-mer pour faciliter le tourisme et faire de ces destinations territoires français les destinations naturelles de touristes, particulièrement intéressantes au moment où les touristes français se détournent de pays qui constituent à leurs yeux des pays devenus dangereux comme la Tunisie, comme l'Egypte, mais également dans l'autre sens des territoires d'outre-mer vers la métropole pour permettre à nos produits agricoles ou neutres de trouver des débouchés prioritairement sans être mis en concurrence déloyale avec les mêmes produits qui viennent en provenance de pays étrangers type Brésil d'Amérique du Sud etc.

fruits du Maghreb etc. Je crois que ces idées sont en train de faire leur chemin mais elles ne feront leur chemin que si encore une fois l'Etat développe se comporte de manière stratégique avec ces territoires ultramarins. Je crois que mon passage n'est pas passé inaperçu et que nous aurons dans les mois et les années qui viennent un rôle de plus en plus important à jouer. Je pense notamment il faut bien dire à la Polynésie qui est un peu embourbée dans une bipolarisation quasiment statique où le débat depuis trop longtemps maintenant se déroule exclusivement entre M. Floss d'un côté et M.

Temeroux de l'autre entraînant dans la population une certaine lassitude une population qui exprime le désir tout de même de voir une alternative se profiler exister naître grandir et c'était aussi le sens du déplacement que j'ai pu effectuer en espérant que j'aurai l'occasion d'y retourner en jeter moralement notre collier de fleurs en montant dans l'avion ce qui paraît la tradition dit que quand on jette son collier de fleurs c'est qu'on a à peu près la certitude de revenir voilà