Budget de la Sécu, Donald Trump contre l’Europe, Netflix vs Paramount…: Le Club | 28 minutes | ARTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir et bienvenue à tous. Je suis très heureux de vous accueillir dans votre club de 20 minutes. Installez-vous confortablement en compagnie de notre bande de clubistes.
Ils sont historiens, journalistes, essayéistes, dessinatrices et vont défricher l'actualité de la semaine. Au menu ce soir, une Europe vieillissante, submergée par l'immigration et dont la civilisation est vouée à disparaître. Le diagnostic est signé du docteur Donald Trump.
Europe has to be very careful Europe Europe Alors, pourquoi le président américain nous déteste-t-il à ce point nous européens ? Et comment cette hostilité des États-Unis peut-elle se traduire ? On en débattra puis on ira naviguer avec un grand marin Loï Perron une star de la voile qui a écumé toutes les mers du monde, le vent des globes, la route du Rome, la transat anglaise.
Il a tout fait et presque tout gagné. Il a surtout envie de tout nous raconter. Et en fin d'émission, nous retrouvons le toujours étonnant David Cass Lopez.
Salut David. Salut Renault. Il y a quoi au menu ce soir ?
Des protéines en grande quantité. Vous me faites rêver. À tout à l'heure David.
Voilà donc le programme du club de 20 minutes. C'est parti. Bonsoir Natacha Trio.
Bonsoir. Bienvenue Natacha et Frédéric 16 bien sûr c'ested. Bienvenue à tous les deux les amis et voici nos clubistes de ce soir.
Bonsoir Blanche Leidon. Ravi de vous accueillir Blanche Loridon. Je rappelle que vous êtes directrice éditoriale de l'Institut Montge.
Bienvenue à vous à vos côtés Pierre Jacquesin. Bonsoir Pierre. Bienvenue directeur de la rédaction de l'hebdomadaire politis.
Non si encore Pascal Blanchard, ça alors si je m'attendais historien toujours historien Pascal Blanchard, soyez bienvenu. Je rappelle un de vos 7248 ouvrages toujours en vente François Mitteran, le dernier empereur de la colonisation la France-Afrique que vous avez dirigé avec avec Nicolas Bell et c'est aux éditions Philippe Prê. Bienvenue à tous les trois et au pupitre, c'est Marie Morel.
Salut Marie. Salut. Ça va ?
Toujours dessinatrice ? Bah oui, ça tombe bien. Bienvenue à vous Marie. ravi de vous accueillir.
Tout de suite, on va commencer avec la première actualité. Euh Frédéric, c'est le vote du budget de la SQ à l'Assemblée, fruit d'un compromis parlementaire inédit. Oui, on disait pourtant la France inapte à cette culture du compromis.
Le budget de la sécurité sociale a été voté cette semaine avec 13 voix d'écart. Un succès pour Sébastien Lecornu, le premier ministre qui a obtenu l'adhésion des socialistes, notamment grâce à la suspension de la réforme des retraites. Le patron du PS, Olivier Fort salue une victoire.
Cette victoire, elle est d'abord celle du parlement lui-même qui a su trouver avec celles et ceux qui sont prêts à rechercher les voie du compromis de la négociation. C'est exigeant, c'est difficile. Ça a été dit avant moi.
Ce budget n'est le budget de personne au fond. Alors cette assemblée nationale sans majorité claire est-elle en train de changer de pratique ou bien Pascal Blanchard est-ce le règne des magouilles et de la compromission comme le disent à la fois LFI et le Rassemblement national. D'abord, c'est logique que les filles à l'Assemblée nationale disent ça puisque par définition pour eux tout compromis ne peut être que des magouilles puisque leur rêve c'est qu'il n'y ait pas de compromis qui soient les seuls pour pouvoir sauver la nation.
Moi, je suis pas du tout critique comme beaucoup sur ce qui vient de se passer. Dans notre pays, c'est nouveau. Les compromis, on n pas l'habitude.
Les négociations et les discussions entre partis politiques, on ne sait pas faire. Il y a pas de majorité. Donc quand il y a pas de majorité, regardons ce qu'on fait d'autres pays européens. pour exemple de l'Allemagne puis un autre pays de tr quatre parties.
OK, bien sûr qu'il y a des discussions d'arrière cours mais c'est logique puisque vous n'êtes pas dans ce que vous voulez proposer. Vous êtes dans la notion de compromis, faut prendre un peu chez soi, un peu chez les autres. Arrêtons de critiquer alors que cette méthode qui pour la première fois se met en place, moi je trouve qu'elle a des vertus.
Elle a au moins des vertus, c'est qu'on apprend à discuter, qu'on apprend. Certes, personne n'est satisfait. C'est le principe du compromis.
Chacun d'entre nous le vit dans sa vie personnelle. Et je trouve que pour une fois que les Français soient capables avec leurs hommes et leurs femmes politiques d'arriver à trouver un compromis sur un budget, je trouve ça exordé le vécu dans du personnel. Mais c'est pas le sujet.
C'est pas le sujet. Frédérique Pierre Jacquesin. Pierre Jacquesin en même temps ce compromis il n'est pas seulement bâti sur la bonne volonté mais aussi sur la peur.
La peur d'une dissolution. C'est aussi ce qui animé les socialistes et dans une certaine mesure la droite. Il y a probablement un fond de pensée d'arrièrepensée politique.
Effectivement, il y avait la possibilité d'une dissolution s'il y avait pas d'accord. On est que dans le cadre du PLFSS pour l'instant. On verra ce que va donner le but de sécurité.
Exactement. On va voir ce que va donner le budget de l'État dans quelques jours et dans quelques semaines si on arrive à obtenir un budget à la fin des fin. Mais moi, je trouve que ce qui est problématique, c'est que on a le sentiment qu'on se réjouit du fait que personne n'est content de ce budget et que si personne n'est content de ce budget, ça veut dire qu'il va pas y avoir en tout cas d'amélioration franche pour le quotidien des Français.
Je veux dire, il est pas à la hauteur de des aspirations des Français ce budget. Et je trouve que finalement, on se réjouit d'une méthode à peu près nouvelle. Mais moi, je trouve qu'il y a il y a là la forme, c'est faute de majorité.
Comme il y a pas de majorité, personne ne peut être ce que je veux dire, c'est qu'on a l'impression que c'est nouveau, mais j'ai l'impression qu'il y a la forme d'une contractualisation de ce qui a toujours été le cas. C'est-à-dire qu'on les Français, vous les écoutez, on vous dit toujours un gouvernement de droite, un gouvernement de gauche et on l'a vu avec le quinquenad François Hollande comparé à d'autres gouvernements par le passé. C'est toujours à peu près les mêmes politiques, les politiques du pareil au même.
Donc il y a une forme de contractualisation de ce pareil au même je trouve. C'est-à-dire qu'on met dans le même panier la la gauche, la droite et le centre et les Français se disent "Bon ben de toute façon, ils sont ils sont d'accord pour la même chose." Et c'est vrai, vous l'avez dit dans votre introduction, ça donne le sentiment que les seules alter les seules alternatives possibles en tout cas à l'avenir d'ici à l'échéance de l'élection présidentielle et peut-être même avant pour les municipales ça va être compliqué pour la gauche d'assumer d'avoir été en soutien à la politique du gouvernement.
C'est les deux seules alternatives qui apparaissent, c'est l'extrême droite d'un côté et sans doute la France insoumise de l'autre. Mais justement Blanche les ridons là, on vient de voir qu'on a un compromis. le plus gros reste à venir le budget de l'État.
Est-ce que c'est une exception ce qui vient de se passer ? Est-ce qu'on peut espérer avoir un budget d'ici le 31 décembre comme le souhaite le Cornu ? Alors, ça fait un an et demi que collectivement on déplore la délicence de nos vies politiques et parlementaires.
Donc comme Pascal Blanchard, moi je fais plutôt partie de ceux qui n'ont pas se réjouissent mais en tout cas veulent insister sur ce petit progrès, cette inflexion dans l'habitus parlementaire de notre pays. Puisque oui, la promesse de faire adopter un budget, en l'occurrence celui de la sécurité sociale sans avoir recours au 493, a été tenu. vous l'avez mentionné, ce sera infiniment plus compliqué pour le budget de l'État puisque je le rappelle ce budget en première lecture sur sa partie recette a été adopté à une voix enfin en tout cas refusé pardon n'a obtenu qu'une voix un seul député qui a voté pour seul député qui voté totalement historique dans l'histoire de la 5e République contre 404 qui ont voté contre.
Donc on voit là que c'est pas une marche qu'il faudra franchir pour réussir à faire adopter mais un boulevard immense à traverser pour Sébastien le Cornu. Donc il y a plusieurs options qui se qui se présentent. toujours cette possibilité comme l'année dernière de présenter avant le 19 décembre une loi spéciale qui permettrait en tout cas le temps de se mettre d'accord peut-être en début d'année prochaine de prélever l'impôt et de ne pas être totalement paralysé.
Euh mais oui, on on le le plus dur reste à venir avec quand même et là aussi euh je tiens à saluer un petit peu la méthode de Cornu, cette volonté qu'il a eu via des débats vous savez 50-1, c'est-àdire ce sont des débats généraux sans dont les votes ne sont pas contraignants de se dire bon ben, il y a peut-être un certain nombre de fondamentaux sur lesquels le pays peut s'entendre. Il a fait un débat sur la défense mercredi, il y aura un débat sur le narcotrafic la semaine prochaine. L'idée est aussi de recréer du moment parlementaire où on arrive à se mettre d'accord sur un certain nombre de priorités.
Vous applaudissez l'un et l'autre cette culture du compromis. Blanche Leidon et Pascal Blanchard mais Pascal Blanchard, cette culture du compromis, elle naît quand même sur une grande peur, sur une crainte, celle du retour aux urnes. Est-ce que dans la logique politique actuelle, celle du parlement, c'est pas la logique qui s'imposerait plus naturellement comme le dit par exemple Marine Le Pen, il faut des élections législatives.
Moi, je trouve que Ren vous simplifier un peu la chose dans le sens où tout député par rapport aux dates habituelles a toujours peur du retour aux urnes par rapport à un contexte politique tendu. d'iter bien entendu mais ce n'est pas ce n'est pas non plus la seule raison qui explique ce vote. Bien entendu qu'il y a cet élément là bien entendu qu'ils savent très bien pour la plupart que s'ils partaient à la campagne vu le poids du Rassemblement national en ce moment et vu les 10 unions à gauche, il y aura un énorme risque électoral.
Vous avez raison là-dessus mais je pense que ce serait une erreur de ne regarder qu'à travers ce prisme là ce qui vient de se faire. Arrêtons de coutumer en permanence à nous flager alors qu'on regarde quand les Allemands, les belges, d'autres pays arrivent à avoir des compromis. On applaudit et quand ça arrive en France, on ne cherche que la petite bête pour dire "Oui quand même, est-ce qu'il y a pas un intérêt électoral ?" Bah oui, il y en a un peu mais il y a pas que ça.
Merci Pascal. Ne vous flagez pas. Épargnez-nous épargnez-nous ce spectacle.
Un dessin de Marie Morel. Le PS aussi se recentre sur ses valeurs. Oui, très au centre.
Merci Marie. Frédéric, votre duel de la semaine, il oppose deux géants américains de l'industrie du divertissement qui se disputent une même proie. Oui Renault à ma gauche Netflix c'est 300 millions d'abonnés dans le monde.
Le pionnier du film à la demande par internet ce qu'on appelle le streaming petite boîte californienne devenu l'un des géants mondiaux du divertissement. À ma droite le groupe Paramount, ses studios de cinéma et ses dizaines de chaînes de télévision dont CBS et MTV. Voilà donc deux ogres de l'audiovisuel qui l'orgne sur la même proie la société Warner.
On navigue ici entre les gros sous, la culture et la politique. Warner, c'est l'un des plus vieux studios d'Hollywood fondés il y a un siècle. Catalogue très prestigieux, cela va des classiques comme Casablanca jusqu'aux séries à succès, Friends, Game of Thrones en passant par les sagas Harry Potter et Matrix.
Bref, des contenus ultra populaires et lucratifs que Netflix aimerait bien s'adjuger. 70 milliards d'euros sur la table. Ces 70 milliards, c'est aussi le prix de la revanche parce que Netflix a longtemps été méprisé par Hollywood.
Il y a 15 ans quand on a interrogé le patron de Time Warner pour savoir si Netflix représentait une menace pour lui. Voilà ce qu'il a répondu. C'est comme si vous me demandier est-ce que l'armée albanaise risque d'envahir le monde ?
Je ne crois pas. Non. Preuve qu'il ne faut jamais sous-estimer l'armée albanaise.
Attention, pour l'instant Netflix est favori pour racheter Warner mais Paramont n'a pas dit son dernier mot et dégain les gros moyens près de 20 milliards de plus que son concurrent. Netli il n'est pas seulement question d'argent. Ce dossier est aussi très politique.
L'homme que vous venez de voir, David Ellison, c'est le fils d'un multimilliardaire, Larry Harrison, qui est aussi un donateur et un ami de Donald Trump. Alors, est-ce qu'il faut voir la main du président américain derrière cette contreoffensive pour écarter Netflix ? Sachant que Netflix, son fondateur, c'est un messè du du Parti démocrate et de Joe Biden.
Dans ce dossier, il y a aussi l'enjeu de la chaîne d'information CNN. CNN qui appartient actuellement à Warner. Euh CNN que Donald Trump juge hostile à sa politique.N part of it.
Voilà Donald Trump qui s'implique dans ce dossier. Autre indice de l'implication du camp Trump, son gendre, l'homme d'affaires, Jarette Kouchner. Il a rejoint l'offre de Paramount.
Il mobilise son fond d'investissement et ses relations au Moyen-Orient, Arabie Saoudite, Qatar et Mira qui mettent la main au portefeuille pour aider Paramant à avaler Warner. Officiellement, c'est juste un investissement financier bien sûr, mais ça raisonne comme un service rendu au président américain. Blanche Leidon, acheter un studio de production, c'est acheter de l'influence.
Bah évidemment et là on voit bien à quel point Trump essaie d'avoir une influence bien au-delà des prérogatives présidentielles qui sont les vous l'avez dit qu'est-ce quelle est la différence entre l'offre de Netflix et celle de Paramount ? Paramond veut acheter l'ensemble de Warner Bross Discovery, là où Netflix se contenterait des studios de cinéma. Et donc dans cet ensemble, voilà, il y aurait aussi CNN dont on sait, vous l'avez très bien dit, que c'est une chaîne que le président américain ne tient pas dans son cœur et au sein de laquelle il pourrait avoir des envies d'ingérence.
Alors tout ça évidemment n'est pas affirmé, en tout cas pas pour le moment. Et on verra notamment comment la justice américaine peut se prononcer sur ce type de de vente là. Euh mais oui, on voit c'est c'est encore une preuve de l'extension euh euh des de du désir d'inflance de Trump, y compris dans les médias.
Et plus globalement, Pascal Blanchard, de plus en plus des grands groupes des concentrations qui s'opèrent des oligopoles comme on dit quand il y a très peu d'acteurs, le risque c'est aussi que le futur géant qui va naître augmente ses prix d'abonnement pour le consommateur américain, moins de concurrence, des factures plus chères. C'est une évidence. Mais là, en plus, vous avez la fusion quand même d'un monde particulier puisque c'est un monde qui veut faire disparaître le monde du cinéma, qui va racheter le monde du cinéma.
On a une question de très paradoxal parce que mais ça correspond aussi aux mutations des futurs modes de consommation. Vous avez raison puisque Netflix revendique l'idée que nous n'irons plus voir demain des films en sales et qu'on les verra tous à la maison. Donc il veul à la fois le monopole de ce qui peut être vu et le monopole de la vente de ce qui peut être vu.
Vous avez raison, il y a un risque en fait. on est en train de croiser un risque politique avec un Netflix prodémocrate avec un risque quelque part de monopole qui donc quelque part va avoir coup mais derrière ça aussi d'avoir aussi des maps mondes quelque part qui fabriqueront une image monde. C'est-à-dire qu'aujourd'hui là on est en train de parler quand même d'une alliance qui va devenir peut-être le premier à fabriquer de l'image pour demain et qui contrera les images d'hier.
C'est pas rien. C'est-à-dire qu'on retrouve ces monopoles tant des cré à une époque qui vont devenir et qui vont imposer notre regard sur le monde. Vous vous rendez compte de ce qu'on est en train de dire.
C'est peut-être l'histoire du cinéma qui fusionne avec l'histoire de l'image de demain en diffusion télévision d'une certaine manière des monopoles qui n'uront plus de concurrents. Enfin tout ça dépend quand même Pascal Blanchard du des choix du directeur du program du directeur des programmes pardon n'est-ce pas Marié ? Oui tout à fait Trump s'intéresse au dossier.
Il a déjà en tête toute une série de toute une liste de nouvelles séries No Sex Education White Mirror Desperate Not Desperate Triad Wives et Émilie Kid Paris. Merci Marie Morel. C'est l'heure maintenant de la une internationale.
C'était hier à la une du Wall Street Journal. La chef de l'opposition a fuit le Venezuela pour la Norvège par la terre, la mer et l'air opposante au président Maduro Maria Corina Machado a réussi à sortir de son pays dans les conditions recambolesques, déguisé, coiffé d'une perruque pour rejoindre Oslo. Elle y est arrivée au lendemain de la cérémonie de remise du prix Nobel de la PEC qu'elle a obtenu après cette première apparition publique depuis 11 mois, elle assure vouloir rentrer bientôt dans son pays au Venezuela malgré les risques auréolé du prix Nobel et de cette fuite aventouruse aventureuse pardon.
Est-ce qu'elle peut incarner Pierre-Jacques main la transition démocratique au Vénzuel ? En tout cas, elle y prétend. Elle a été empêchée de se présenter à l'élection présidentielle l'année dernière.
On peut pas dire que les conditions démocratiques soient les plus optimales au Venezuela. Euh la mise en scène un peu médiatique, politique, géopolitique, je ne sais pas comment le le le qualifier, c'est vrai. Interroge quand même sur cette manière dont tu alla franchir je sais pas combien de barrages avec une perruque puis dans une barque puis récupéré par les Américains.
Incroyable. Donc ça il y a quand même une mise en scène quand même très très hollywoodienne presque. Ouais.
Vous voyez un peu la main de l'Amérique ? Je pense que d'abord d'abord elle dédit son prix Nobel à à Donald Trump. Elle n'a jamais caché ses sympathies pour Donald Trump.
Donc oui, elle elle veut incarner l'opposition de Maduro et elle veut sans doute prendre la place de Maduro. Je trouve qu'il y a là quand même un problème d'ingérence y compris d'ailleurs du Nobel qui a demandé à ce que Maduro se retire par lui-même et cetera. Des sociétés occidentales qui voient aussi le Venezuela d'un œil différent de ce que l'on vit chez nous.
Il y a certains problèmes démocratiques, mais il faut que la démocratie se passe. Il a été élu l'année dernière. Je pense que elle a toutes les bonnes raisons du monde d'incarner une opposition.
Il faut que les États-Unis laissent Oui, mais il faut que quand même Oui, s'il y a plus de santé, vous avez raison, mais il faut surtout que les États-Unis commencent à laisser tranquille un tout petit peu le Venezuela aussi. Mais justement, Blanche Leidon, les États-Unis ont refusé de dire justement jusqu'à présent comment ils ont aidé cette cette prix Nobel à sortir de son pays pour aller recevoir le prix. Il refuse aussi d'admettre Donald Trump que l'objectif c'est un changement de régime à Caracase.
Pourquoi il ne l'affiche pas plus concrètement ? Bah on voit que sans avoir besoin de de le verbaliser de cette façon-là, le contexte en ce moment est quand même très significatif. Encore hier, le département du trésor aux États-Unis a infligé toute une série de sanctions sur des neveux de Maduro et sur un certain nombre d'entreprises notamment pétrolières.
Donc on voit qu'il y a quand même euh une tension qui est très exacerbée et je crois que l'objet, la finalité, elle est totalement transparente. Et encore une fois, on sait que Trump a beaucoup soutenu la prix Nobel de la paix. D'ailleurs, c'était une forme, on l'a beaucoup dit, de prix Nobel par procuration qui lui était donnée dans ce cadre là.
Lui qui aurait tellement voulu l'avoir pour sa propre action. Donc tout ça finalement est un peu un jeu de dupe, mais on sait très bien quelles sont les finalités qui sont derrière. Et en même temps, Pascal Blanchard, si les États-Unis revendiquaient leur volonté officiellement de renverser le régime au Vénzuel, ce serait le meilleur moyen de renforcer Maduro justement par anti-américanisme.
Exactement. Parce que s'il reste au moins une chose au Venezuela qui est certain, c'est qu'il y a quand même un antiaméricanisme prononcé dans la culture au Venezuela pour on va pas refaire l'histoire des 20 dernières années. Donc il y a un risque donc c'est un sorte de double jeu.
D'un côté, on envoie des signes, de l'autre côté on n'intervient pas directement, on maintient la peur. En gros, on veut changer un régime sans dire qu'on veut changer un régime. On a déjà dessigné la successeuse sans dire qu'on a désigné la successeuse.
Les Américains jouent un double jeu dans cette affaire. En même temps, c'est la grande théorie américaine qui depuis de siècles a décidé que le continent américain était le sien. Un dessin de Marie Morel et Matchado a pu rejoindre le monde libre et tous ses amis d'extrême droite.
Madame, votre vol pour Oslo vous attend. Merci Marie Morel Frédéric. une autre actualité de la semaine justement on en parlait à l'instant mais là c'est le grand cri de haine de ce même Donald Trump envers l'Europe et l'Europe en déclin à scène Donald Trump à cause je cite de sa politique migratoire désastreuse dans un entretien accordé aux médias politicaux le président américain déplore de voir Londres Stockholm et Paris changer sous l'effet de l'immigration dit-il.
Il juge les dirigeants européens faibles et politiquement correct. L'administration Trump voit un risque d'effacement civil civilisationnel. C'était dans un document publié cette semaine.
Pierre Jacques Main, comment vous interprétez-vous cette charge du président américain contre l'Europe qui est plus sévère contre l'Europe que contre la Russie ou la Chine ? Oui, mais d'ailleurs, c'est ce qu'il lit euh euh Donald Trump à Vladimir Poutine, c'est-à-dire qu'ils sont tous les deux dans une bataille, dans une guerre civilisationnelle. C'est-à-dire qu'ils jugent l'Europe complètement décadente, euh qui euh renes Catoau euh euh et ses origines, voilà, de de de ce que ce qui ce qui fait la chair de l'Europe, ce qui fait la chair des États comme la France.
Et donc du coup, oui, il il survole, il fait un un une il mène une campagne qui a été la campagne qu'il a mené aux États-Unis, qui est une campagne quand même clairement contre le droit, contre le droit international, contre la démocratie. On voit bien qu'il a quand même de moins en moins de sympathie pour ce qu'est la démocratie. Donc oui, la bataille contre l'Europe, c'est une bataille civilisationnelle parce qu'on serait décadant, parce qu'on accueillerait des migrants.
Alors que c'est faux. Enfin, je veux dire, l'Union européenne elle-même a fait de ses priorités a fait de la politique antimigrant de fermeture de ses frontières une priorité absolue. Donc, je veux dire le le l'objectif politique de l'Union européenne converge avec les objectifs de Donald Trump qui est de stopper l'immigration qu'il considère totalement illégale et même légal.
On voit même que lui-même cherche à fermer ses frontières y compris pour les les étrangers légaux. Donc c'est c'est clairement une bataille civilisationnelle. Blanche le ridon pourquoi se cracha maintenant au visage des Européens ?
Alors, c'est lié à la publication, vous l'avez dit, de ce document, la stratégie de sécurité nationale américaine qui est toujours très scrutée. Si vous disez l'intitulé euh de la partie qui nous est consacrée, c'est promouvoir la grandeur de l'Europe et d'ailleurs le président le dit, l'Europe reste stratégiquement et culturellement vitale pour les États-Unis, mais ensuite c'est une charge absolument impossible comme celle que vous venez décrire qui est développée. Donc on voit bien qu'il y a un intérêt vital selon eux mais à ce que l'Europe reste dans une espèce de civilisation occidentale fantasmée telle qu'elle est dans l'esprit de Donald Trump et de beaucoup de la sphère maga aujourd'hui.
Et ben justement la parole à la défense en l'occurrence à l'Europe. Oui et quelle réponse de la part de l'Europe ça a été un assez grand silence de la part des dirigeants des des 27 exception Frederichm le chancelier allemand. verständlich.
Manches darin ist für uns aus der europäischen Sicht inakzeptabel. Dass die Amerikaner nun die Demokratie in Europa retten wollen, dafür sehe ich keine Notwendigkeit, dass wenn sie zu retten wäre, das würden wir schon alleine hinbekommen. Voilà inacceptable dit leier allemand Pascal Blanchard.
Ça contraste avec le silence par exemple d'Emmanuel Macron. Pourquoi ce silence ? C'est pour éviter l'escalade avec Donald Trump.
On a bien compris qu'on est rentré dans une guerre purement idéologique et symbolique. C'est pas neuf. Dans les années 20, il y a eu à peu près la même situation. une Amérique qui s'est retirée, rappelez-vous, de la SDN, qui s'est retiré de l'Europe, qui a eu des politiques migratoires qui ont fermé les frontières, qui a commencé à expliquer à l'Europe que l'Europe partait dans une mauvaise direction.
En gros, elle perdait sa blanchitude, elle acceptait de se mélanger avec des peuples de colorie. C'est même un livre qui est sorti à l'époque sur le grand déclin de l'Occident de ce mélange des flots montants des peuples de couleur. C'est exactement ce qui se passe.
Donc vous avez deux solutions. Soit vous affrontez l'Amérique de manière très idéologique là-dessus et donc vous le savez ça va mal finir parce que c'est le sujet central du trumpisme aujourd'hui. Une Amérique blanche.
On parle pas d'autre chose. Tout converge vers ça aujourd'hui et c'est devenu le cœur de l'idéologie de Trump et ça va être le cœur de la campagne l'année prochaine pour les confronter. Non, si vous allez là-dessus, vous rentrez dans une guerre frontale idéologique et l'Europe sent bien que le débat est en tension avec en plus le débat sur l'Ukraine derrière avec ce qui se passe derrière.
Donc aujourd'hui, est-ce qu'il faut rentrer en guerre déjà ? On a une guerre avec l'Ukraine, on a une guerre économique avec l'Amérique, est-ce qu'il faut rentrer aussi dans une guerre purement idéologique racialiste ? parce que l'Amérique blanche en train de faire une leçon à l'Europe qui soit-disant perdrait pas simplement ses origines.
On a vu le silence des Européens parkraine et on veut surtout pas euh froisser l'allié américain dans un moment absolument clé sur euh une de négociation de paix en Ukraine sur le volet idéologique euh Pierre Jacquelin parce que le seul dirigeant européen que Trump considère comme un modèle c'est Victor Orban, premier ministre de la Hongrie, qui est peut-être le plus illibéral des dirigeants européens. Ça ça dit bien aussi que il y a un volet très idéologique qui est en jeu en ce moment. Il y a il y a une ce que je disais tout à l'heure, il y a une bataille idéologique, une bataille culturelle aussi.
C'està-dire que quand il s'adresse effectivement à ces alliés que sont la Hongrie, il s'adresse aussi à Mélonie mais il s'adresse aussi intérieurement à la France quand je veux dire, il reprend à son compte la théorie du grand remplacement que qui a été développé par Zemour. En Angleterre, il s'en prend au premier ministre, s'en prend au maire de Londres. Enfin, je veux dire, il s'en prend justement à tout ce que lui ne considère pas être comme étant appartenir à l'histoire de l'Union européenne, à l'histoire des pays qu'il cible.
Donc il est en train d'aider et de favoriser les extrêmes droites, les régimes illibéraux à s'installer. C'est son souhait euh que devienne le l'Union européenne. Justement, jusqu'où Blanche-le ridon, il va y avoir une série d'échéances électorales dans les grands pays européens dans les années qui viennent.
Donald Trump ne cache pas son souhait de voir triompher les partis d'extrême droite, on va dire. Est-ce que ça veut dire qu'il va faire campagne pour Neigolf Farage au Royaume-Uni de nouveau pour la FD en Allemagne ? Et puis pour Jordan Bardella peut-être en France d'ailleurs, Jordan Bardella qui vient de dire, je le cite, qu'il se sent dans l'ensemble.
C'était une interview la BBC dans l'ensemble d'accord avec l'analyse que Donald Trump fait de l'évolution de l'Europe. Alors le premier test et ça rejoint le début de votre question, ça va être les élections en Hongrie. Victor Orban se représente pour la 5e fois ou 6e fois. peu de suspense que Donald Trump le soutien de façon assez oui mais il y a un énorme suspense sur l'issue de ce résultat par la première fois depuis des décennies vous avez Peter Magiard qui est cet ancien du Fides qui dans les sondages en tout cas aujourd'hui devancer Victor Orban et déjà il l'a il a beaucoup progressé lors des élections européennes de de 2025 donc oui ça va être un test après attention souvenez-vous quand Musk a soutenu Alice Weidel pendant les élections législatives en Allemagne ça n'a pas allemande Voilà de l'é il y a pas eu elle était déjà très haut il y a pas eu un infléchissement particulier de sa courbe de popularité de la Rie oui mais la Roumanie justement c'est un très bon exemple du risque donc qu'on peut voir parce que ça a failli pour un candidat qui n'existait pas quelques mois avant l'élection être une victoire à un moment et avec une alliance des Russes et des Américains.
Donc attention ça a sapé toute la confiance dans le système démocratique dans le pays donc en fait personne n'en est sorti gagnant malheureusement. Donc oui, alors sur Bardella sur le le on n'est pas sûr plus que Bardella soit le candidat de Trump. Est-ce que ce sera pas plutôt Sarah Knafo et Éric Zemour ?
On sait que le camp Trumpist avait eu des mots assez durs pour Jordan Bardella qu'il avait jugé Timoré petit garçon. Je sais plus. Oui, mais il faut encore à mon avis qu'il fasse preuve.
Donc tout ça, moi c'est c'est attention cette mouvance des droits réactionnaires dans le monde est quand même très hétérogène et surtout très changeante et donc les changements d' pluriel en quelque sorte les droits truriel bien sûr et donc rien n'est écrit un dessin de Marie Morel et oui Trump insulte l'Europe mais comment ça on va tout de même pas s'abaisser à son niveau sale conne merci Marie et ben justement Natacha votre point comom de la semaine Natacha et ce soir ce sont les mots d'une première dame qui font polémique. Oui, tout commence avec une vidéo où l'on voit Brigitte Macron au théâtre pour le spectacle d'Harry habitant humoriste accusé de viol en 2021. La veille, sa présentation avait été perturbée par des militants du collectif Nous.
Alors dans la vidéo, il se confie, il dit avoir peur. Brigitte Macron lui répond alors s'il y a les salones, on va les dehors. Surtout des bandits masqués.
Ces propos déclenchent un immense stolé. Sur les réseaux sociaux, le hashtag est massivement repris en signe de solidarité avec les militantes féministes. Je suis une salconne et fier de l' peut-on lire sur les comptes de Marion Cotillard, Judith Godch ou Camélia Jordana.
Et cette vac de soutien continue aussi dans la rue avec les colleuses. Et puis aussi, on voit cette polémique qui enfle même à l'international, le Guardian, le New York Times et El Païs qui s'en font l'écho. Quelles sont les raisons du scandale Natacha ?
D'abord l'insulte sexiste le Gorapine s'est pas trompé. Brigitte Macron regrette d'avoir traité de salon ces bandits masqués féminaux hystériques. Des responsables politiques de tout bord ont condamné ces mots.
François Holland dit voie un problème de vulgarité. L'humoriste Alice des yeux propose une alternative. Ne dis pas SC conne présidentielle mais vulgaire dit plutôt ville godichon.
Oh ! Je suis Anne-Marie de Saint-Chibre et j'organise des stages de récupération de points sur le permis de l'élégance. Bon, c'est pas un problème de vocabulaire cette affaire.
Ce qui choque, c'est la contradiction politique. Comme le soulligne ce tweet Gérard Pardieu qui fait la fierté de la France, Emmanuel Macron. S'il y a des salones, on va les dehors.
Brigitte Macron parle le couple qui avait fait des violences faites aux femmes une grande cause nationale. Pour Coco habitué de ce plateau, elle a donc représenté un couple présidentiel très viriliste au Molo avec ses grosses emmerdeuses. Alors autre grief, soutenir un artiste accusé de viol, même si la justice a prononcé un non lieu, s'est perçu comme un mépris envers les victimes de violence sexuelle.
Les militants rappellent qu'un non lieu, ça ne signifie pas l'innocence, que les juges ont reconnu le stress post-traumatique de la victime d'Harry Hitan. Celle-ci s d'ailleurs exprimé pour la première fois publiquement. Entendre aujourd'hui les paroles blessantes prononcées par la première dame sonée œuvrer pour la cause des femmes me fait me sentir abandonné.
Et du côté de la défense de Bogitte Macron, l'argument avancé c'est que ces propos ont été tenus dans un cadre privé qui ne devait pas être rendu public. Du côté des soutiens politiques, Bruno Retaillot, chef des républicains, déclare : "Oh, il y en a marre de ces gens qui interrompent des spectacles. Il y a une forme d'agression. mot de Brégon.
Porte-parole du gouvernement ajoute qu'on laisse Brigitte Macron tranquille et l'entourage de la femme du président lui assure qu'il ne s'agissait que d'une critique de la méthode radicale employée par les militantes. Alors le comble dans cette affaire c'est que cette vidéo a été transmise à la presse people par erreur par bestimage l'agence dirigée par Mimi Marchand amie de Brigitte Macron. La séquence a ensuite rapidement été supprimée des plateformes.
Alors Pascal Pascal Blanchard, le souci dans cette dans cette affaire, c'est le yatus finalement entre la parole publique et la parole privée. Oui, enfin c'est maintenant on sait que la parole il y a plus plus il y a plus de frontière. Je veux dire par définition aujourd'hui on se demande même comment quelqu'un dans un espace public alors qui sait qu'il est filmé peut en même temps ne pas faire attention à ce qu'il va dire.
On est quand même sidéré. Non bien sûr on on franchit mais tout le monde le sait. Nous n'avons plus de paroles privées.
Ça n'existe plus dans un lieu de ce type là. Donc on est même sidéré que ça arrive. Vous l'avez dit, ce qui est encore plus surprenant, c'est que ce soit dans les réseaux proches de l'Élysée que la formation a été diffusée.
Ce qui m'a le totalement le plus sidéré, c'est qu'il y a plus de maîtrise de ça. Il y a plus de maîtrise de ce qui peut arriver. Et là, on se rend compte que bah vous voz la frontière qu'à ce niveau-là politique, il n'y ait pas justement une vigilance absolue dans un lieu public, moi ça me sidère en 2025.
Blanche Loridon, est-ce que la défense de du clan de Brigitte Macron sur justement la la radicalité de cette méthode, c'est quelque chose d'entendable ? Non. Moi, pour moi, il faudrait maintenant s'excuser.
On est quand même dans dans un moment, elle ne l'a pas fait. Elle ne l'a pas fait. Il faudrait c'est c'est tout simple peut-être ça pourrait clôturer cette cette polémique là.
En plus, rien ne va dans cette séquence. On est quand même dans un moment extrêmement difficile pour le secteur associatif et à Forceorie, les secteurs qui s'occupent des violences faites aux femmes. Il y a près d'un million, je crois, de coupes budgétaires pour les associations qui sont prévues dans le projet de loi de finance pour 2026. le 25 novembre, on avait encore des grandes manifestations pour lutter contre les féminicides, la violence faite aux femmes.
Donc voilà, il y a il y a un moment où et vous avez dit les mots, c'est pas ça qui est important, mais si ce mot-là ça banalise, ça crédibilise toute la violence qui peut être faite envers les mouvements féministes, donc quand on est une première dame, pardon, on ne doit évidemment pas dire ça. Ce qui est incroyable, c'est la défense de Brigitte Macron. C'estàd que sur tous les plateaux de télé, les politiques des acteurs sociaux ont répondu à cette polémique en disant que il avait bénéficié d'un non lieu.
Et vous l'avez rappelé ce qui est quand même dingue. C'est aussi un non aussi c'est un non ça veut ça veut pas dire qu'il n'est pas coupable. Non ça veut dire ça veut dire qu'il faut soit poursuivi innocent au yeux de la justice.
Il y a quand même des griffes qui sont quand même dans le dossier d'arrière habitant. Ça veut pas dire qu'il n'est pas coupable. Je veux dire, et c'est ça qui est problématique, c'est-à-dire de se remettre euh d'accuser les féministes de ne pas entendre la décision de la justice.
C'est quand même un problème. Il a 90 % des portes des plaintes aujourd'hui pour viol qui finissent soit en nonlieu soit en classement sanse. Donc il faut quand même entendre qu'il y a aussi un problème de justice.
On peut pas justeer d'un revers de main l'histoire d'ar habitant en disant c'est la loi. C'est la loi qu'il faut changer. Comment c'est peut-être la loi qu'il faut changer dans il faut changer la loi.
Il faut bah bien sûr il faut changer mais notre regard. C'estàd qu'on peut pas juste balayer d'un revers de main une histoire de justice en disant il y a eu non lieu. Ça veut pas dire qu'il est parti de Marie Morel.
Et ben je suis peut-être une sale conne mais du haut de mes 39 ans, ça me viendrait pas à l'esprit de me taper un gamin de 15 ans. Alors vous avez chacun choisi une photo qui illustre à vos yeux l'actualité de la semaine. On va commencer avec votre photo euh Pascal Blanchard.
Donc un autre sujet et vous avez choisi ce coup d'état, cette tentative de coup d'état au Bénin. Coup d'état qui a échoué. Regardez bien les affiches parce qu'elles marquent quelque chose.
On se doute bien qu'elles ont pas été fabriquées à la maison directement. Non mais c'est très important à dire hein. On voit bien que là quelque on a chose qui est de la communication.
Ces affiches elles ont été même imager qu'il y a une agence derrière qui a sorti des choses et qui nous a fait des très jolis pointscartes avec de très jolis éléments. Pourquoi ? Parce que derrière cette tentative de coup d'état qui a échoué je le rappelle il y a eu tout un jeu dans la région d'influence du Nigéria, de la France, des pays comme le Burkina ou le Mali.
Chacun a joué sa carte pour savoir si le Bénin devait basculer d'un côté ou de l'autre. Et en fait, il y a eu un jeu de manipulation des médias, manipulation de l'opinion, manipulation du fait pour soit rétablir l'ordre en place, soit soutenir les mutins. Et c'est intéressant à voir.
En gros, depuis 2020, il y a plusieurs coups d'état dans la région qui sont succédés. Là, il y a une intervention de certains pays de la région contre d'autres, sans aucun doute l'intervention aussi de la France pour maintenir le pouvoir en place, pour empêcher ce coup d'état et cette suite. Ça veut dire que d'un seul coup, il y a aujourd'hui une prise d'intérêt aussi et c'est un enjeu politique qui dépasse largement l'histoire du Bénin, de voir toute cette zone de l'Afrique basculer dans l'anarchie et dans les régimes dictatoriaux ou de rester dans l'espace démocratique.
Merci Pascal. On va enchaîner avec votre photo Pierre Jacquemin. Il s'agit d'une photo de Nicolas Sarkozy très entouré.
Rappelons qu'il entame une tournée de dédicace de l'ouvrage qu'il a écrit à l'issue de ces 3 semaines de détention. Oui. Journal d'un prisonnier.
Journal d'un prisonnier que je trouve sur la forme assez indécent. C'est-à-dire que euh on connaît tous les conditions de détention des des détenus français. Aujourd'hui, la France est multicondamnée sur les conditions de détention et c'est vrai que derrière aujourd'hui cette promotion, une proposition très active à dans les médias.
D'ailleurs, je il y a pas une matinale d'aujourd'hui de France où l'invité politique n'est pas interrogé sur savoir s'il va lire le livre de Nicolas Sarkozi comme si c'était euh voilà un livre extraordinaire à lire. Derrière tout ça, il y a quand même des visées politiques ou des faits de la politique clairement. C'estàd qu'il parle pas des conditions de vie des détennus.
Ce qu'il aurait pu d'ailleurs faire c'estàd que on par on s'imagine qu'il va parler de de tout ça. Il a quand même bénéficié d'un statut quand même privilégié à la prison. Donc il y a une forme d'indesscence aujourd'hui à utiliser politiquement ça.
Sans parler des victimes de des familles de victimes de de l'attentat de l'attentat. Exact. Voilà qui qui aujourd'hui sont pas très contentes de la promotion de ce livre.
Mais moi ce que je trouve c'est surtout la le relais médiatique qui bénéficie de de de Nicolas Sarkozy me stupit et je trouve ça franchement indécent. Merci Pierre et on va finir avec votre photo Blanche-loridon. Il s'agit donc de la remise du prix Louis Leduc à Afcia RC.
Donc c'est une grande récompense cinématographique l'équivalent du concours pour son film La petite dernière. Exactement. Moi j'ai voulu dire le pardon.
J'ai voulu choisir une photo réjouissante cette semaine et donc c'est vous l'avez dit Afsia Er qui a remporté le prix Louis de Luc 2025 pour son 3è longmétrage la petite dernière. Souvenez-vous à Cann déjà le film avait été salué par la critique et l'actrice principale avait obtenu le prix d'interprétation féminine. C'est une adaptation d'un livre, un livre de Fatima Das qui s'appelait la petite dernière.
Moi il s'avère, vous le savez, j'ai écrit un livre sur les fratriz sœurs et ce livre m'a énormément plu et marqué parce qu'il vient balayer, chambouler, bousculer beaucoup de stéréotypes autour des jeunes filles et autour des frateries féminines avec ce personnage de la petite dernière qui est souvent caricaturé, malmené et j'ai adoré son traitement et je trouve ça formidable qu'une réalisatrice comme Afis soit emparé. Formidable, extrêmement touchant. Voilà, un dessin de Marie Morel.
Donc Nicolas SarkoZI dédicace son nouveau livre sur son expérience en prison, mais on dirait que son éditeur a prévu euh de faire une longue saga. Merci Marie. Euh et bien allez hop, on va embarquer maintenant tous à bord avec un immense navigateur couronné de succès sur tous les océans du globe.
Si ici c'est vous. Bonsoir Le Péron. Merci de nous rejoindre.
Vous êtes une star de la voile. Vous êtes aussi un disciple de Michel Audiar qui disait on s'en souvient, c'est curin cit ce besoin de faire des phrases. Bah vous avez besoin de faire des livres.
Euh vous avez envie quelques phrases sur le papier. Voilà, il y en a quelques-unes en effet. Et vous avez envie en fait de partager ces aventures uniques que vous avez vécu sur toutes les mers du globe souvent tout seul et puis toujours sans public hein.
Il y a jamais personne évidemment enfin en tout cas il y a il y a des il y a des poissons et autres mais sans public humain on va dire. C'est donc votre dictionnaire amoureux illustré de la voile euh chez Plomb et Grunte. Et évidemment ce dictionnaire commence par la lettre A comme arrivé et vous dites que l'arrivée c'est pour vous le moment le plus pénible.
Euh c'est-à-dire le moment où on pose le pied sur le quai où on descend du bateau, c'est vraiment un déchirement pour un marin ? Pas toujours, faut un peu exagérer surtout force le trait quand on écrit. Je je vais pas vous naï, j'ai cru ce que j'avais lu.
Oui, il faut jamais croire tout ce qu'on lit. Ça vous savez bien ici. Mais il est vrai que une arrivée d'une transate ou d'un tour du monde, d'une course qui a été un peu médiatisée, il y a eu pas mal de choses.
Une arrivée en croisière, c'est du bonheur évidemment. Une arrivée en course, c'est souvent un dénouement, mais c'est aussi la fin de quelque chose. C'est la fin d'un voyage, c'est la fin d'une aventure qui qui n'a pas seulement démarré le jour d'un départ.
ça démarré des années avant à remplir des pages blanches, à rêver, à imaginer et c'est aussi un moment un peu frustrant parce qu'on peut pas partager ce moment ou ces moments vécu avec une famille directement parce que il y a d'autres sollicitations justifiées par les investissements qu'on nous confie. Donc tout ça fait que c'est pas toujours drôle. Quelle a été votre course la plus difficile ?
Je crois que la route du Rome 2002 a été autant en couleur pour faire dans la litotte. C'est ça. Alors autant en couleur parce que j'ai encore perdu un bateau.
Oui. Vous en avez perdu souvent ? Oui.
Euh non, c'est le seul vraiment c'est la seule perte totale. Une fortune de mer, une tempête. La route du R 2002, une tempête.
On est il y a beaucoup de bateaux au départ comme toutes les roues du R de Somalo, vous savez tous les 4 ans depuis 1978 et là on est tous les favoris sont en multicoque en triarant comme celui-ci, celui que vous avez à l'image, mais beaucoup plus grand, des bateaux de 18 m ou et sur je crois 18 concurrents de cette catégorie, il y a que deux survivants globalement. Beaucoup de bateaux vont chavirer. Moi-même qui n'est jamais chaviré, je touche du bois. pas en bois mais c'est pas loin.
Euh mais mon bateau explose. Le un flotteur explose avec une vague énorme au large pas très loin. On est 4 jours après le départ ou au large de l'Espagne pendant une grosse tempête pendant laquelle un autre pétrolier va se casser en deux d'ailleurs et puis bah je me retrouve dans une épave en train de flotter en train et surtout soulagé parce que bizarrement ce sont des formule 1 vous savez sont des bateaux qui ont très vite très brouillant extrêmement stressant et quand on dématte ça veut dire qu'on casse un moteur ou quand on coule à moitié on avance plus donc on est soulagé on peut enfin dormir.
C'est un paradoxe étonnant. Hm hm. Donc le premier sommeil sur une épave est vraiment très réparateur.
Et après vous vous accrochez alors je me retrouve accroché à un cargo russe d'ailleurs nous rendre service de temps en temps comme quoi et je me suis retrouvé oui vraiment tiré par des mouic qui me tiraient le filet parce que j'avais aucune force pour monter mais c'était c'est c'était assez épique. Natacha vous avez traversé l'Atlantique 40 50 fois 40 ans. Après 50 j'ai arrêté de compter.
Mais alors vous vous en avez plus envie c'est bon signe ? Non au contraire j'ai toujours envie mais plutôt en famille si possible. Depuis, j'ai retraversé mais là je viens de refuser de traverser l'Atlantique avec en course sur un triar mais en équipage.
Vous évoquiez à l'instant aussi les programmes technologiques. Ce sont vraiment des formules 1 des des maires qui maintenant quasiment quasiment volent a-dessus de l'eau d'ailleurs. Mais vous avez éprouvé le besoin quand même de refaire une course à l'ancienne, j'allais dire avec carte et sextant.
J'avais envie de revivre le vertige de l'incertitude de mes premiers et mois en mer. Ma première transate, je l'ai faite à 19 ans sur un petit bateau grand comme la table de 6,50. Ça s'appelle la mini transat.
C'est pas l'Atlantique qui est mini mais c'est le bateau qui est tout petit. Et euh et là à l'époque c'est sex comme le capitaine ADOC hein, c'est la même chose une incertitude absolue de là où on est. Lui le capitaine Adoc faisait dire à Dupont vous souvenez de ça là Bou.
Mais messieurs découvrez-vous d'après mes calculs, nous sommes au beau milieu de la basilique Saint-Pierre de Rome. Bah voilà le mystère des marins. Ils savent pas tout à fait où ils sont.
Et donc j'avais envie de revivre ça et surtout de rendre hommage au premier vainqueur de cette première route du Rome. On voyait la photo tout à l'heure 78 78 Mike Birch qui a été Mike Birch Malinowski battu par Birch à 98 secondes près et j'ai eu la chance de refaire ça aussi pour Tabarli en hommage à Eric sur l'autre bateau vainqueur de l'autre transate la transate anglaise. Justement, vous rendez hommage à un nombre de grands navigateurs dont Éric Tabarli qu'on voit là à l'antenne dans pourquoi ?
Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a de particulier Tabarli ? Qui lui c'est notre premier, c'est notre numéro 1 dans tous les sens du terme.
C'est à cause grâce à lui qu'on en est là aujourd'hui que la voile française inonde le monde maritime vraiment par les qualités de ses marins, par la fabrication des bateaux. On est les seuls chantiers à faire des bateaux qui volent sur l'eau, avoir des marins qui font des tours du monde en solitaire en moins de 40 jours. Enfin, c'est un truc de dingue.
Et Éric est le premier, il sert la main de Gaulle au salon nautique en 64 au Knit à la défense et depuis la France s'est pris d'amour pour ses marins et loin, je le dis souvent, on est loin des yeux mais près des cœurs grâce à lui. C'était le premier aussi à gagner deux fois la transat anglaise. Si alors votre modestie vous intérê de le dire donc je vais le faire.
Je crois que vous êtes le premier à l'avoir gagné trois fois. Je vous en prie. Exactement.
Merci à vous en tout cas le Pon d'être passé par le plateau du club de 28 minutes. Voilà un très beau livre à offert à offrir pour Noël he par plus que 12 dodos pour Noël. Donc voilà le dictionnaire amoureux illustré de la voile c'est chez Plomb et Grunte.
Merci beaucoup et bon évidemment Loï Péron. C'est l'heure maintenant un dessin de Marie Morel. Bah ça a donné une idée de livre à Rotaillo, le dictionnaire amoureux du voile.
J'ai fait toute ma carrière grâce à lui. Merci Marie, c'est l'heure maintenant de retrouver notre ami David Castel Lopez en vrai sur le plateau. Le voici.
Bonsoir David, bienvenue à vous. Chaque semaine, vous nous parlez d'un objet, vous posez des questions que pas grand monde à part vous ne le prenez pas mal, ne se pose. Vous y répondez de votre façon qui est parfois un tantinet déroutante, on va dire, peut-être absurde.
C'est votre chronique, elle s'appelle le monde des choses. Le monde des choses. Monde des choses.
À table, ce soir, David, vous allez nous causer protéines. Oui, pendant longtemps, dans ma tête, le mot protéine, ça évoquait que deux choses. un la viande et de ces énormes pots de poudre avec des polices de caractère très viril comme ça utilisé par les gens très musclés pour devenir encore plus musclé.
Et puis cet été, je suis allé aux États-Unis pour filmer des supermarchés et j'ai découvert un nouveau monde. Ceux qui suivent cette chronique, vous savez que j'y ai trouvé des choses étonnantes comme ces Oreo Selena Gomez et ce beurre en spray. Mais il y a quelque chose que je vous ai pas dit, c'est que ces supermarchés américains, ils sont surtout remplis de produits avec des protéines dedans.
Et ces produits, c'est ni de la viande, ni de la poudre de muscle. C'est des pop-corn aux protéines, de la confiture aux protéines, des céréales aux protéines, même de l'eau aux protéines. Il y en a partout des protéines.
Et bien sûr, la question qui m'est venue à l'esprit comme souvent, c'est what the fuck ? soudainement obséd par les protéines. Alors pour essayer de l'expliquer, il faut d'abord que j'explique un peu c'est quoi les protéines.
En gros, les choses qu'on mange, elles peuvent être divisées en trois catégories qu'on appelle des macronutriments. Plus connu chez les gens coulent de la nutrition sous le nom de macro. C'est quoi tes macros ?
Fais gaffe à tes macros. Les macros, c'est 1 le sucre, 2 la graisse et 3 les protéines. Bon, le sucre et la graisse, ils ont mauvaise presse.
On les soupçonne à juste titre parfois de provoquer le décès s'ils sont ingrérés en trop grande quantité. Les protéines, en revanche, elles ont une réputation sympa. Alors, les protéines, c'est essentiel pour tout le monde et d'après les spécialistes, si vous voulez devenir très musclé, c'est bien de manger un petit peu plus de protéines que la moyenne, d'où les gros bidons de poudre à muscle.
Manger beaucoup de protéines, ça peut aussi aider un petit peu à perdre du poids, notamment parce que à calories égale, le sentiment de satiété est supérieur si vous mangez des protéines plutôt que de la graisse ou du sucre. Mais ce qu'on entend souvent aux États-Unis et aussi ailleurs, c'est qu'ilut c'est qu'il faut manger le plus de protéines possible et qu'il suffit de rajouter des protéines dans un produit pour le rendre bon pour la santé. Ça c'est juste frontalement pas vrai.
Des chips aux protéines comme par exemple celle que je tiens ici dans ma main et ben ça reste des chips hein, c'est pas de la salade verte. Reste qu'aujourd'hui le public américain demande de plus en plus de protéines et donc toutes les entreprises de l'agroalimentaire sont à fond dessus. Le truc c'est que dans cette quête, elle se heurte à un problème majeur.
C'est que quand vous ajoutez artificiellement des protéines dans un produit, ça a tendance à changer son goût, sa texture ou même les deux. Il y a une entreprise pourtant qui pense avoir contribué à régler ce problème. Cette entreprise, elle s'appelle David comme moi et elle fabrique ses barres emballées dans du papier d'or.
Ces barres, elles s'appellent David à cause du David de Michelange. Genre si tu manges une barre David, tu seras goulé comme David. Alors qu'en fait, c'est pas vrai.
Tu seras peut-être golé comme moi, mais pas comme lui. Dans les barres d'avid, il y a 28 g de protéines. Alors, ça vous dit sans doute pas grand-chose comme ça.
C'est énorme, hein. C'est à peu près autant que dans un biftech. Mais surtout les barres d'avid, elles utilisent un ingrédient qui s'appelle la glycérine propoxylée estérifiée qui a les avantages de la graisse à savoir ça donne de l'ctuosité et du goût sans les inconvénients de la graisse à savoir les grosses calories.
Plein de protéines, peu de calories et bon goût, ça fait rêver. Bon, j'ai goûté, c'est pas ouf hein. C'est pas ouf.
Ça reste quand même vachement moins bon qu'un sneakers mais il reste que c'est devenu la barre cool tendance aux États-Unis notamment grâce aux influenceurs qui arrêtent pas d'en parler et généralement quand une tendance se développe aux États-Unis finit toujours par France. Il faut donc vous attendre à voir débarquer un jour ou l'autre non seulement des barres d'avid mais aussi des chips protéinés et puis aussi de la pâte à pancakes protéinées, des céréales protéinés. Voilà, tout ça c'est pour vous d'ailleurs.
Oh formidable. Vous gâé une fois de plus. Mais ça c'est pas Oui, c'est pas des chips David ou des pancakes bon.
Alors ça c'est des voilà céréales comme desfé. Merci beaucoup David de nous faire découvrir toutes ces tout ça quoi. Voilà.
Merci à tous les amis. et on se retrouve demain à la même heure 20h05 sur 21 samedi son club international et comme toujours, on va se quitter en musique évidemment avec un clin d'œil à notre invité de la semaine, le navigateur Louï Perron qui sait mieux que quiconque. Bah c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mère qui prend l'homme.
Moi la mère elle m'a pris au dépourvu. Tant pis, j'ai eu si mal au cœur sur la mer en furie. J'ai vomi mon 4h et mon minuit aussi.
Je me suis cogné partout, j'ai dormi dans des drams mouillés. Ça m'a coûté des sous. C'est la plaisance, c'est le pied des que le vent soufflera, je repartira.
Les que les vents tourneront, nous en allerons.
Emmanuel Macron