Fonds Marianne, Emmanuel Macron, syndicats, travail, impôts... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Olivier Véran
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:01OuverteRéponse directe
Bonjour Olivier Véran. Emmanuel Macron a évacué le sujet des retraites en deux minutes hier soir. Cette réforme est-elle acceptée ?
- 0:27OuverteRéponse directe
Dans la bouche d'Emmanuel Macron, c'est le maximum du mea culpa possible ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Ce que le président dit, c'est qu'il y a une aspiration à une plus juste répartition de l'effort. C'est aussi ça qu'on a entendu ?
- 1:18RelanceRéponse directe
Le sujet de la réforme des retraites est derrière vous, ça y est, on ne va plus en parler ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Vous leur dites quoi à ces syndicalistes qui disent qu'en fait, elle n'a servi à rien, cette allocution ?
- 2:50RelanceRéponse directe
Mais ce n'est pas la réforme des retraites, je l'ai évacuée en deux minutes. Je crois que restreindre les préoccupations des Français à la seule question des retraites, ce serait ça, être à côté de la plaque.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11Invité politiqueFait
« Cette réforme est-elle acceptée ? A l'évidence, non. Plus généralement, c'est une colère qui s'est exprimée. Personne, et surtout pas moi, ne peut rester sourd à cette revendication de justice sociale et de rénovation de notre vie démocratique. »
- 1:42InvitéChiffre
« la loi a dit qu'il y a un milliard d'euros qui sont mis sur la table sur cinq ans pour pouvoir travailler sur la prévention de la pénibilité et l'accompagnement de la pénibilité. »
- 3:33InvitéChiffre
« la dizaine de millions de Français qui ne payent plus leurs soins lorsqu'ils vont chez le dentiste. »
- 5:31InvitéFait
« le président de la République avait proposé aux syndicats de les rencontrer bien avant la question de la réforme des retraites. C'était au mois de juin dernier. »
- 9:47InvitéFait
« Il est fondamental de travailler à améliorer les fins de carrière. Il est fondamental d'accompagner les passages à la retraite. Il est fondamental de faire en sorte que les seniors qui ont des choses à apporter dans l'entreprise et dans la vie de notre pays puissent être considérés comme tels. »
- 10:01InvitéPromesse
« nous voulons continuer de porter sous la forme qui a été censurée par le Conseil constitutionnel ou sous une autre forme. Dans une future loi de travail. »
- 11:26InvitéPromesse
« Ce que nous voulons, c'est que ceux qui le peuvent puissent bénéficier dans tous les cas d'une formation professionnelle ou d'un accès à l'emploi. »
- 11:59InvitéFait
« 900 euros TTC par mois pour vivre et qui ne vivent pas bien. »
- 13:37InvitéFait
« J'ai rencontré une dizaine de bénéficiaires du RSA. Elles étaient quasiment toutes, effectivement, des mères de famille avec enfants. »
- 14:17InvitéChiffre
« En Bourgogne-Franche-Comté, il y avait 40 000 emplois à pourvoir et 38 000 chômeurs. »
- 15:51InvitéFait
« Nous baissons les impôts depuis 2017. C'est notre ADN politique et nous l'assumons. »
- 16:04InvitéFait
« le biovisuel vient d'être supprimé. C'est la première année où les Français ne la payent pas. »
- 16:54InvitéFait
« Non, non, elle n'est pas du tout enterrée. Il a été rappelé l'année dernière que ça ne se prêtait pas à le faire dès l'année dernière en raison justement de la suppression d'un certain nombre d'impôts. »
- 22:15InvitéChiffre
« 50 000 c'est le nombre de soignants supplémentaires que nous formons à destination des établissements pour personnes âgées ou pour les soins au domicile. »
- 23:31InvitéFait
« Nous remboursons ce qui est essentiel c'est que nous retrouvions les eaux européennes puisque la France est le dernier pays européen qui est en procédure de déficit excessif. »
- 25:05InvitéChiffre
« on fait le choix d'augmenter les budgets à l'hôpital public plus de 100 milliards d'euros par an désormais. »
Temps de parole
- Invité71 %
- Présentateur11 %
- Invité 210 %
- Invité 37 %
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Bonjour Olivier Véran. Bonjour. Emmanuel Macron a évacué le sujet des retraites en deux minutes top chrono, hier soir avec notamment cette phrase.
Cette réforme est-elle acceptée ? A l'évidence, non. Plus généralement, c'est une colère qui s'est exprimée. Personne, et surtout pas moi, ne peut rester sourd à cette revendication de justice sociale et de rénovation de notre vie démocratique.
Dans la bouche d'Emmanuel Macron, c'est le maximum du mea culpa possible ? Ce que le président dit, c'est qu'il y a une aspiration qui a été entendue à travers le mouvement social à une plus juste répartition de l'effort, un plus juste partage de l'effort. C'est aussi ça qu'on a entendu. C'est pas là-dessus qu'ont manifesté des millions de personnes ? Il y a des gens, si, qui ont manifesté parce qu'ils veulent quelque chose qui soit plus juste dans le partage. Et ce que nous disons aux Français, c'est qu'on entend ce message. Et qu'on veut qu'il y ait un plus juste partage de l'effort, mais aussi un plus juste partage des solidarités, un plus juste partage des ressources.
On l'a vu avec le plan énergie, on le verra avec le plan eau. Des bénéfices ? Il y a quelque chose qui est prévu là-dessus, oui, dans le partage des ressources financières aussi, puisqu'on va transcrire dans la loi un accord demandé par les syndicats et le patronat qui parle de la répartition de la valeur. C'est-à-dire que quand une entreprise, des dix salariés, fait du bénéfice, les salariés doivent en être aussi les bénéficiaires. Le sujet de la réforme des retraites est derrière vous, ça y est, on ne va plus en parler ? Ce n'est pas à nous de décider si on n'en parle plus ou non.
Ce que nous disons, c'est que nous avons devant nous l'application pratique de la loi, puisque la loi, elle nous donne pour mission d'appliquer, d'avoir des décrets qui vont transcrire de manière très pratique comment tel ou tel élément de la loi vont s'opérer dans les prochains mois. Et c'est pour ça aussi que nous avons besoin de travailler avec les syndicats. Par exemple, sur la pénibilité, on sait que la loi a dit qu'il y a un milliard d'euros qui sont mis sur la table sur cinq ans pour pouvoir travailler sur la prévention de la pénibilité et l'accompagnement de la pénibilité. Les décrets doivent déterminer dans quelle branche professionnelle, dans quelles conditions, etc.
Donc cette application pratique, elle nécessite d'avoir du dialogue social avec les partenaires. Justement, les syndicats, c'était une espèce de vide, cette allocution. C'est ce que dit Laurent Berger, le patron de la CFDT. Sophie Binet, de la CGT, dit elle qu'elle a eu l'impression que c'était Chad GPT qui a écrit le discours. Vous leur dites quoi à ces syndicalistes qui disent qu'en fait, elle n'a servi à rien, cette allocution ?
Que quand vous parlez du quotidien des Français, quand vous parlez des difficultés qu'ils rencontrent au quotidien, des épreuves de la vie auxquelles ils peuvent faire face, quand vous leur parlez du prix des aliments, quand vous leur parlez d'un système de santé dont vous voulez qu'il soit comme avant, d'une école qui doit être meilleure qu'avant, quand vous dites aux Français que chacun doit être récompensé pour ses efforts, on ne peut pas parler de vide en fait, on parle de la vie des gens.
Olivier Véran, ce n'est pas une allocution à côté de la plaque, permettez-moi de le dire comme ça, c'est-à-dire que les manifestations, elles portaient sur la réforme des retraites, elles portent sur la réforme des retraites et on a l'impression qu'Emmanuel Macron a déplacé le sujet, il a parlé d'inflation et d'autres sujets qui sont des préoccupations des Français. Mais ce n'est pas la réforme des retraites, je l'ai évacuée en deux minutes. Je crois que restreindre les préoccupations des Français à la seule question des retraites, ce serait ça, être à côté de la plaque.
Parce que ce que nous disent les Français quand on les rencontre, c'est aussi beaucoup qu'ils ont un problème avec le pouvoir d'achat face à l'inflation. C'est aussi beaucoup qu'ils veulent avoir des services publics de proximité plus forts, qu'ils sont inquiets pour leur école, pour leur hôpital, pour leur sécurité. C'est aussi cela qu'ils nous disent. Et donc aborder ces questions-là et ne pas parler que de la seule question des retraites, même si ça fait des mois que je ne suis interrogé que sur la question des retraites, mais en fait, notre pays, il bouge, on sera bientôt au un an de mandat de ce deuxième quinquennat.
Et moi, j'aimerais qu'on puisse aussi parler de tout ce que nous avons mis en place, tout ce que nous avons mis en œuvre et qui change concrètement la vie des Français. Ce que le Président aussi a réussi à faire dans son allocution, en parlant par exemple de la dizaine de millions de Français qui ne payent plus leurs soins lorsqu'ils vont chez le dentiste. Ça fait partie de la vraie vie, c'est ce que nous disent aussi les gens.
Emmanuel Macron a utilisé une drôle de formule. Hier, il s'est fixé 100 jours pour apaiser le pays. La dernière fois dans l'histoire de France qu'on a parlé des 100 jours, c'était Napoléon, de retour d'exil, le retour de l'aigle sur la France. Et ça s'est terminé en 1815, si mes souvenirs sont bons, à Waterloo. C'était vraiment un bon choix, ça, comme formule ? On parlait 100 jours assez régulièrement, en fait.
Il y avait 100 premiers jours d'un mandat. Normalement, on en parle au tout début d'un mandat. Non, mais là, on est dans une période particulière. On vient de vivre une crise sociale forte dans notre pays, qui s'est soldée par une loi, qui a été adoptée par le Parlement à travers un 49-3, c'est-à-dire en mettant en jeu la confiance du gouvernement, et qui a été validée par le Conseil constitutionnel. Nous venons de vivre une dizaine de manifestations et de journées de grève. Et pour autant, je le redis, beaucoup de Français nous parlent à côté du sujet des retraites, de sujets du quotidien qui leur sont chers.
Et donc, le Président dit, nous allons maintenant ordonner, réorganiser notre façon de faire de la politique sur les prochaines semaines, de manière à apporter rapidement des réponses concrètes aux problèmes que rencontrent les Français dans leur quotidien. Bon, désolé, parce qu'on va encore passer quelques minutes sur l'actualité. Ben oui, quand même. Est-ce que vous êtes certain que la réforme entrera effectivement en vigueur le 1er septembre prochain ? Emmanuel Macron a parlé de l'automne hier soir, mais ce sera le 1er septembre prochain ?
La date prévue pour l'essentiel est en tout cas au 1er septembre, comme par exemple la revalorisation des petites pensions de retraite pour près de 2 millions de retraités. Alors non, pas tout de suite, non. Si ça sera étalé dans le temps, y compris sur l'année prochaine. Tout va être organisé à partir du mois de septembre, c'est-à-dire que l'application concrète des décrets va commencer à compter de septembre. Donc certains décrets mettront un peu plus de temps pour être pleinement opérationnels.
L'intersyndical, on le sait, a refusé de rencontrer Emmanuel Macron aujourd'hui à l'Elysée. Il y a un délai d'essence des leaders de la CFDT, Laurent Berger. On ne vient pas quand on nous siffle. Est-ce que vous comprenez qu'il n'est pas envie de revenir tout de suite ?
Déjà, je note que le président de la République avait proposé aux syndicats de les rencontrer bien avant la question de la réforme des retraites. C'était au mois de juin dernier. Certains étaient venus, la CFDT, d'autres n'étaient pas venus, par exemple la CGT, d'accord ? Qui aujourd'hui dit que le président les a boudés, etc. En réalité, la porte du président était ouverte bien avant la question des retraites. Mais l'intersyndical a écrit au président, pendant les débats, il a refusé de les recevoir. Il a considéré que pendant que le texte était en phase d'examen au Parlement, la séparation des pouvoirs nécessitait du recul, un peu de recul de la part du président de la République.
La séparation des pouvoirs ? Bien sûr. Lorsque vous avez un texte qui est en cours d'examen au Parlement, c'est-à-dire que c'est un objet qui devient un objet parlementaire, législatif, ce n'est pas à l'exécutif de venir piloter les choses depuis l'Elysée.
Ça me paraît totalement conforme aux règles institutionnelles. Piloté à l'Elysée, quand il y a eu un accord avec les Républicains pour modifier la réforme des retraites, ça a été décidé à l'Elysée ?
C'est un accord qui a été gouvernemental, piloté par la Première ministre.
Et Emmanuel Macron n'a pas regardé ce qu'il y avait dedans.
Lorsqu'il y a eu, non pas un accord, mais lorsqu'il y a eu, de la part des Républicains, la confirmation qu'ils étaient prêts à soutenir un projet de loi qu'ils avaient soutenu pendant la campagne, mais qui finalement ils n'ont pas soutenu à l'arrivée, c'était avant le début de l'examen du texte. Donc pendant les quelques semaines d'examen à l'Assemblée et au Sénat, il était normal que le président soit en position de recul par rapport à cela. Maintenant, il propose de les recevoir ce matin, mais il leur dit, si vous ne venez pas ce matin, venez la prochaine fois, on a besoin de vous, on a besoin de travailler ensemble.
Vous pensez que vous êtes réconciliable avec Laurent Berger pour la suite du quinquennat ?
Je crois aux preuves d'amour, et les syndicats ont déjà, alors qu'on était en période de grève et de tension sociale importante, topé avec le patronat, à notre demande, sur des règles de partage de la valeur en entreprise, ce dont je parlais tout à l'heure, quand une entreprise fait du bénéfice. Ça, c'est une preuve d'amour. Ça veut dire qu'ils sont non seulement en capacité de travailler et d'avancer, mais même d'identifier un accord, et ils nous demandent de retranscrire cet accord sans le modifier, ce que nous faisons. Donc on est capable de travailler à côté de la question des retraites sur beaucoup d'éléments.
Or là, il va falloir parler de bon emploi, de qualité du travail, de pénibilité, de fin de carrière. Mais quand on écoute Lamberger, il dit qu'il a plus de facultés, de possibilités de parler, de dialoguer avec le MEDEF plutôt qu'avec vous. C'est pas un problème, ça ? Vous savez, quand on est dans un moment de conflit social, il y a des mots, il y a des phrases, il y a des stratégies. Ça fait partie de la vie politique française depuis des décennies. Il y a des mots des deux côtés. Olivier Véran, il y a des mots d'amour, en fait. Parce que des mots d'amour, il n'y en a pas beaucoup en ce moment. Mais les mots d'amour, c'est important aussi. Ça ne vous aura pas échappé.
Mais par contre, la capacité des syndicats qui aiment leur pays et qui aiment les salariés qu'ils représentent, de se dire qu'on a une occasion de porter des revendications sociales fortes pour que le travail paye mieux, pour faire en sorte que les gens soient plus heureux d'aller au travail, les syndicats ne passeront pas à côté.
8h41, le fil info avec Maureen Suenard. On poursuit avec le porte-parole du gouvernement. Olivier Véran, dans un instant.
Trois jours de combats meurtriers, près de 200 morts au Soudan, des affrontements entre le camp au pouvoir, et un groupe de paramilitaires. L'ambassadeur de l'Union Européenne a graissé chez lui hier. La France appelle ce matin à une trêve. Les organisations patronales reçues par Emmanuel Macron ce matin passaient le représentant les salariés qui ont décliné l'invitation. Elles refusent de tourner la page réforme des retraites. Hier soir, le président a assuré que le texte sera bien appliqué dès l'automne prochain. Les 2200 salariés de Gospor dans l'attente d'en savoir plus sur leur sort. Aujourd'hui, le tribunal se prononce sur le rachat du groupe en redressement judiciaire depuis janvier.
Une vingtaine d'offres ont été déposées. L'actuel propriétaire a lui renoncé à son plan de continuation. Des pénuries en cours en France, de misoprostoles, une pilule abortive, pénurie notamment à Lille et en Ile-de-France. La présidente du planning familial demande une réponse immédiate de la part du gouvernement. France Info
Le 8.30 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel
Avec le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, Emmanuel Macron n'a pas dit ce qu'allait devenir les mesures qui ont été retoquées par le Conseil constitutionnel comme le CDI ou l'Index Senior. Donc on vous pose la question, que vont devenir ces mesures ? Il est fondamental de travailler à améliorer les fins de carrière. Il est fondamental d'accompagner les passages à la retraite. Il est fondamental de faire en sorte que les seniors qui ont des choses à apporter dans l'entreprise et dans la vie de notre pays puissent être considérés comme tels. Et donc il faut qu'on reprenne ce chantier important de l'emploi des seniors.
C'est l'un des sujets de discussion qui attendent les syndicats, les présidents de la République lorsqu'ils se verront. Ils sont remis sur la table ces sujets-là ? En tout cas, j'imagine bien que c'est quelque chose que nous voulons continuer de porter sous la forme qui a été censurée par le Conseil constitutionnel ou sous une autre forme. Dans une future loi de travail. Le Conseil constitutionnel a dit que ces éléments-là ne posent pas de problème sur le fond mais sur la forme, c'est compliqué dans un texte de retraite. Donc il faut qu'on puisse travailler. Ça fait partie des sujets dont on veut discuter si les syndicats veulent en parler, évidemment. Mais j'imagine qu'ils le voudront.
Si le 3 mai prochain, le Conseil constitutionnel valide la demande de référendum d'initiative partagée de RIP qui a été déposée par la gauche et que le nombre de signatures est suffisant, il en faut 4,8 millions, est-ce que vous prenez l'engagement de l'inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale ?
Il y a deux semaines, on nous posait la question et si le Conseil constitutionnel censure la loi et si le Conseil constitutionnel valide le RIP ? J'ai fait une réponse à l'époque que je vais vous faire encore aujourd'hui. On n'est pas là pour anticiper la décision d'une autorité indépendante. On est là pour avancer, faire avancer notre pays. Ce ne serait pas un signe d'apaisement, justement ? On attend sereinement la décision du Conseil constitutionnel le 3 mai sur cette question du RIP sachant qu'il a déjà tranché une première fois sur la question du RIP.
Pour une question de forme, là aussi. Il a écarté parce que les 64 ans n'étaient pas en vigueur au moment où la demande a été déposée devant le Conseil constitutionnel.
Il a écarté parce que la demande de RIP considérait à faire un référendum pour dire que rien ne devait changer. Nous, nous considérons que notre système des retraites, il doit changer puisqu'il n'est pas équilibré dans la durée et qu'il faut pouvoir le réformer.
Allez, ça va vous faire plaisir. On va parler de la future loi travail.
Oui, le travail, c'est l'un des trois grands chantiers auxquels veut s'attaquer le Président de la République avec plusieurs mesures. Concrètement, qu'est-ce qui va changer pour les allocataires du RSA ? Ce que nous voulons, c'est que ceux qui le peuvent puissent bénéficier dans tous les cas d'une formation professionnelle ou d'un accès à l'emploi. Ça veut dire quoi, ceux qui le peuvent ? Ça veut dire qu'il y a des gens. Moi, j'en rencontre beaucoup. C'est au bon vouloir ? Non.
Vous savez, si vous rencontrez des gens qui sont bénéficiaires du RSA, vous allez parfois trouver, souvent d'ailleurs, des mères isolées avec enfants, qui, suite à une rupture, se sont retrouvés seuls à élever leurs enfants, qui n'ont pas pu reprendre d'activité professionnelle et qui vivent aujourd'hui avec des minima sociaux, parfois avec trois enfants, 900 euros TTC par mois pour vivre et qui ne vivent pas bien. Et moi, j'en rencontre beaucoup, figurez-vous. Et certaines me disent, moi, je ne suis pas prête à reprendre un emploi. D'autres disent, moi, j'aimerais pouvoir reprendre un emploi, mais j'estime que je ne suis pas suffisamment aujourd'hui accompagné pour y arriver.
Et d'autres me disent, j'ai peur. Donc, ce qu'il faut, c'est qu'on ait vraiment une démarche attentive au cas par cas pour pouvoir dire à ceux qui sont en situation de retrouver une formation, de sortir de la misère par l'emploi et par l'information. Donc, il ne s'agit pas d'obligation ? Ça veut dire que dans un certain nombre de cas, vous pouvez aussi faire face à des bénéficiaires du RSA qui vous expliquent, ça m'arrive, qui sont au RSA depuis trois ou quatre ans, qui disent, je me suis habitué à cette situation et finalement, je m'en satisfais, entre guillemets, non pas que les revenus soient suffisants pour moi, mais en tout cas, c'est la place qui est la mienne aujourd'hui.
Et là, on a envie de leur dire, écoutez, on va vous accompagner. Donc, il n'y a pas de raison. Vous avez travaillé dans le passé. Vous vivez aujourd'hui avec des minima sociaux où je n'y vais pas correctement. Donc, maintenant, on va sortir de cette espèce de marasme. On va vous accompagner de façon active. Et là, vous allez faire une formation de 15 heures, de 10 heures. Comment vous allez faire la différence entre ces différents profils ? À quel moment ce sera une obligation pour un certain profil et pas pour l'autre ? C'est l'objet des discussions que nous devons avoir, justement, que d'arriver à identifier les bons leviers.
Il y a une partie des gens, il ne faut pas se mentir, il y a une partie des gens qui sont aujourd'hui aux minima sociaux et qui ne sont pas en situation, parfois même situation médicale ou physique, parce qu'ils ont des problèmes à côté ou des problèmes psychologiques, de retrouver tout de suite une formation ou un emploi. Dans ce cas-là, il faut les accompagner sur le plan général pour les remettre ensuite à l'emploi. Et vous avez des gens, je le redis, qui sont dans une forme de marasme qui les a conduits à considérer que leur place n'était plus dans le milieu professionnel. Et ça, il faut y remédier. Donc, on a vraiment cet objectif. Pourquoi est-ce qu'on peut le faire maintenant ?
Parce qu'on arrive vers le plein emploi, parce qu'on a des milliers d'emplois qui ne sont pas pourvus. J'étais en Bourgogne-Franche-Comté la semaine dernière. J'ai rencontré une dizaine de bénéficiaires du RSA. Elles étaient quasiment toutes, effectivement, des mères de famille avec enfants, en discutant quelques minutes avec les unes, avec les autres, accompagnées de travailleurs sociaux. On a bien vu ensemble qu'il y avait quelques personnes qui n'étaient pas aujourd'hui prêtes encore et qu'il fallait accompagner plus activement sur le plan social.
Et qu'il y en avait d'autres, sans doute, qu'il fallait motiver un peu plus pour pouvoir reprendre une formation dans la mesure où ces formations, désormais, elles existent. Ce qui est différent de la situation d'il y a 10 ans. Formation ou un travail ou une activité professionnelle. Sur le volet formation, on a compris. Mais l'activité professionnelle, c'est quoi ? En Bourgogne-Franche-Comté, il y avait 40 000 emplois à pourvoir et 38 000 chômeurs. Vous avez plus d'emplois à pourvoir qui sont souvent des emplois qui ne nécessitent pas des qualifications particulières. Et moi, je le dis, l'emploi, c'est la première des solidarités.
C'est le meilleur moyen de sortir de la pauvreté, alors que le chômage ou les minimas sociaux sont les premières trappes à pauvreté. Sur le temps de travail. C'est plus seulement social en réalité quand on y réfléchit que de se dire qu'on ne va pas laisser des gens pendant des années vivre avec 400 ou 500 balles par mois lorsqu'il y a des emplois qui sont disponibles et qu'ils peuvent les prendre. Sur le temps de travail,
est-ce que vous êtes prêt à ouvrir le débat sur la semaine de 4 jours ?
Alors, il n'y a pas besoin. Aujourd'hui, vous savez que la semaine des 4 jours, elle peut exister. Les entreprises peuvent le décider dans le cadre d'accords. Ils peuvent laisser... Est-ce qu'il faut l'étendre, par exemple, dans la fonction publique ? Je ne pense pas qu'il faille généraliser la semaine des 4 jours. Je fais le constat avec vous que depuis le Covid, la vie d'un certain nombre de cadres dans notre pays a changé puisque parmi les Français qui télétravaillent, les deux tiers sont des cadres. Mais pour les salariés, les travailleurs de la première et la deuxième ligne pendant le Covid, leur vie n'a pas changé. Eux, ils ne font pas de télétravail.
Leur poste n'est pas télétravaillable. Donc, il faut qu'on puisse tout mettre en œuvre pour que leur vie, la qualité de leur vie au travail puisse, elle aussi, changer. Ça ne passe pas forcément par une réorganisation de la durée de travail dans la semaine, mais ça va passer probablement par une attention portée à ses carrières.
Vous avez dit tout à l'heure qu'on ne parle pas assez du pouvoir d'achat, on parle trop des retraites. Est-ce qu'il y aura des baisses d'impôts d'ici à la fin ?
Je ne sais pas dire qu'on parlait trop des retraites. J'ai dit qu'à côté des retraites, il y a d'autres sujets aussi qui intéressent les Français. Est-ce qu'il y aura, oui ou non, des baisses d'impôts d'ici à la fin du quinquennat ? Nous baissons les impôts depuis 2017. C'est notre ADN politique et nous l'assumons. Le président de la République s'y était engagé, le biovisuel vient d'être supprimé. C'est la première année où les Français ne la payent pas. C'est aussi la première année où les 20% de Français qui payaient encore la taxe d'évitation ne la payent pas. Donc vous voyez, tous les ans, il y a des choses qui bougent en matière d'impôts.
Est-ce que c'est terminé désormais ou est-ce qu'il y aura d'autres gestes fiscaux ? Ce que je peux vous dire, c'est que les impôts n'augmenteront pas. Est-ce qu'ils diminueront pour certains ? Ça a été encore rappelé hier. Et s'il y a des baisses d'impôts que nous pouvons faire pour améliorer le pouvoir d'achat des Français, nous le ferons. Parce que le candidat Macron avait d'autres promesses comme l'impôt en commun pour les couples non mariés. Je vous dis qu'il y a des choses qui restent encore à réaliser de la même manière que le versement à la source des prestations sociales est une énorme transformation dans notre pays.
Peut-être la réforme la plus importante du quinquennat en tout cas à mes yeux et que nous allons la mener à son terme.
La réforme des successions qu'Emmanuel Macron avait promis de mettre en place lorsqu'il était candidat, est-ce qu'elle est enterrée ou est-ce qu'elle se fera ?
Non, non, elle n'est pas du tout enterrée. Il a été rappelé l'année dernière que ça ne se prêtait pas à le faire dès l'année dernière en raison justement de la suppression d'un certain nombre d'impôts. Mais ça reste dans les idées programmes de notre mandat.
8h50, le fil info avec Maureen Suignard et on vous retrouve dans un instant. Olivier Véran.
Des coups de feu dans le troisième arrondissement de Marseille la nuit dernière. Trois personnes blessées. Encore une fusillade dans la deuxième ville de France. Ces échanges de tirs ont déjà fait quatre morts depuis le début du mois. Nous avons besoin de travailler avec les syndicats sur l'application pratique de la réforme des retraites. C'est ce qu'affirme sur France Info le porte-parole du gouvernement. Emmanuel Macron a indiqué hier que le texte serait bien appliqué l'automne prochain. Pour le moment, les syndicats refusent de le rencontrer. La bête noire du président tunisien Kaïs Saïed Arreté, le chef du mouvement conservateur Enarda.
Ce week-end, Rached Ranouchi avait affirmé que le pays était menacé de guerre civile si son mouvement, si l'islam politique était éliminé dans le pays. Plus de 200 000 visiteurs attendus dans la ville jusqu'à dimanche. Le printemps de Bourges débute ce soir. Juliette Armanet, Jeannadède, Lompal ou encore Dinos au menu du festival qui lance traditionnellement la saison. France Info
Olivier Véran,
après l'assassinat de Samuel Paty, Marlène Chapa, ministre déléguée à la citoyenneté à l'époque, a créé un fonds, le fonds Marianne, doté de 2,5 millions d'euros pour subventionner des associations qui luttent contre les discours séparatistes. Seulement, après enquête du journal Marianne et de France 2, on apprend que la liste des bénéficiaires était secrète et que 4 associations se partageraient à elles seules 1,3 millions d'euros. Est-ce qu'il y a un problème ? En tout cas, il y aura de la transparence puisqu'il y a des questions qui se posent donc il faut apporter des réponses. Il y a deux manières d'amener la transparence en l'occurrence.
1, il y a eu une saisine de l'article 40 du procureur, non pas qu'il y ait forcément un problème mais c'est mieux de le vérifier. 2, il y a une enquête de l'inspection générale des affaires sociales indépendantes qui est élargie à la question du périmètre des associations. Nous aurons les réponses et il est légitime de les apporter.
A titre personnel, vous trouvez que c'est normal qu'on ne sache pas où va l'argent du contribuable puisque la liste était tenue secrète. Vous qui dites, le gouvernement vient de dire qu'il faut faire la transparence
sur les impôts des français. Je n'ai pas à connaître du fonctionnement de ce fonds ou du fonctionnement des financements de ces associations en particulier mais je vous dis, dès lors qu'il y a de la transparence à apporter, non seulement ça ne me choque pas mais je trouve ça très bien. Donc il faut qu'on apporte des réponses.
L'autre problème c'est que certaines des associations qui ont reçu de l'argent ont critiqué dans des vidéos grâce à ce fonds Samuel Paty ont critiqué des opposants à Emmanuel Macron. On était en pleine période électorale pour la présidentielle et les législatives. Je vous cite quelques extraits de ces vidéos Olivier Véran. L'un des participants explique, je cite Mélenchon en 2015 après Charlie c'était une vraie personne de gauche à ce moment-là et puis en 2019 il est allé défiler avec certains islamistes. Le retournement de veste est quand même assez choquant. Un autre se pose la question Sandrine Rousseau est-elle une représentante de la culture WOC ?
Est-ce que c'est du financement de campagne déguisée pour s'attaquer à ses adversaires ?
Encore une fois la justice est saisie donc je n'ai pas d'avis personnel à vous donner. Vous trouvez ça normal ou pas ? En revanche qu'on puisse une association ou pas financée ou pas puisse s'interroger sur une forme de dérive du Mélenchonisme et de la France insoumise vis-à-vis de la complaisance pour le communautarisme ça je dirais c'est de notoriété publique. Là on parle d'une association qui avait été créée quelques semaines Je vous dis très tranquillement qu'il faut de la transparence et donc c'est pour ça qu'il y a des enquêtes qui sont ouvertes. Mais par exemple vous avez demandé des explications à Marlène Schiappa ?
Mais Marlène Schiappa elle-même n'a pas apporté d'explications puisque c'est un fonds qui est géré avec des décisions qui sont faites par une administration indépendante Elle ne connaissait pas non plus les associations ? Je vous dis que c'est une enquête qui devra déterminer je n'ai pas les réponses aux questions que vous me posez Vous n'avez pas cherché à les avoir
auprès de votre collègue
Excusez-moi Encore une fois vous avez la justice qui est saisie et l'inspection générale qui est saisie Ce n'est pas au porte-parole du gouvernement d'aller chercher lui-même des réponses Ni inspecteur ni procureur ni journaliste Le porte-parole du gouvernement peut s'intéresser à ce que fait sa collègue J'ai vérifié Il y a bien une saisie de l'article 40 Donc on aura les réponses Je reparlerai avec vous de ça sans aucun problème lorsqu'on aura les réponses Un grand gâchis C'est par ces mots que la rapporteure pourtant macroniste de la proposition de loi dédiée au bienveillir a réagi pour dénoncer le manque d'ambition du texte Un texte suspendu pour le moment Elle-même regrette qu'il n'y ait pas de grande loi sur la dépendance pourtant promise par Emmanuel Macron Grande loi abandonnée pour contrainte budgétaire Ça coûte trop cher les yeux pour le dire comme ça ?
Alors Je vais vous dire une chose Je crois que c'est la première fois en tout cas en plus de 10 ans de députés qu'on a voté et déterminé un budget avant de déterminer la manière dont on allait le dépenser On a fait ça dans le quinquennat précédent ce qu'on appelle la cinquième range dans la sécu Je le sais j'étais ministre en charge 2 milliards et demi d'euros en plus par un mécanisme je tairai le mécanisme si vous êtes d'accord sinon ça prendra trop de temps mais à partir de 2024 et au total 10 milliards d'euros par an de plus de dépenses pour les personnes âgées en perte d'autonomie dans notre pays Ça veut bien dire que 1 on a pris à bras le corps et en anticipation ce sujet du bienveillir Deuxième chiffre 50 000 c'est le nombre de soignants supplémentaires que nous formons à destination des établissements pour personnes âgées ou pour les soins au domicile c'est-à-dire un plan énorme pour les personnes âgées dans notre pays parce que c'est indispensable et parce que de toute façon on n'avait pas le choix mais on l'a fait aussi et avant tout parce qu'on tient aux personnes âgées dans notre pays et qu'on voyait bien qu'il y avait des situations qui ne permettaient plus la bientraitance ou avec un stress pour les professionnels de santé qu'on fère affaires européens et autres donc pour vous les réponses du gouvernement sont à la hauteur des attentes et du problème de la dépendance Le plan parlementaire de loi à laquelle vous faites allusion est une proposition qui est utile qui complète sur des questions de gouvernance avec des questions un peu techniques et sur des contrôles donc c'est nécessaire mais ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la politique que nous menons Vous voyez ça fait partie des choses que j'essaie de rappeler c'est qu'en fait on agit pour le quotidien des français sans que forcément ça fasse les grands titres pourtant 50 000 professionnels de santé à former en plus pour les EHPAD pourtant des milliards d'euros par an de plus pour moderniser les EHPAD et faire ce que les français attendent de nous les soins des personnes âgées au domicile pour que les gens puissent vieillir à la maison c'est essentiel au quotidien des français
Puisqu'on parle d'argent Olivier Véran est-ce que la France doit accélérer pour rembourser plus vite sa dette ?
Nous remboursons ce qui est essentiel c'est que nous retrouvions les eaux européennes puisque la France est le dernier pays européen qui est en procédure de déficit excessif et que nous ayons la capacité à maîtriser la dette ce que nous avions commencé à faire de manière plutôt réussie avant que la crise Covid ne vienne percuter évidemment les plans Il faut aller plus vite aujourd'hui au vu de la remontée des taux ou pas ?
En tout cas il faut être très vigilant sur la gestion des données publiques et c'est ce à quoi Bercy s'active c'est-à-dire être capable de dire aussi aux français qu'il y a des fois qu'il faut qu'on fasse des économies parce que c'est pas de l'argent qu'on met sur un compte en banque pour plus tard c'est aussi de l'argent qu'on rembourse et de la même manière quand on a dit aux français qu'il fallait réformer les retraites et travailler progressivement un peu plus longtemps c'est pour leur dire aussi qu'on ne peut plus se permettre d'emprunter chaque mois des milliards sur les marchés internationaux pour payer les pensions Vous voyez c'est vous qui revenez sur les retraites à chaque fois Mais oui mais oui des fois c'est aussi important de le faire mais je n'ai jamais voulu vous frustrer de me parler de retraite je crois au cours de ces derniers mois Je vous dis clairement aux français ce matin à partir de maintenant on va se serrer la ceinture parce qu'on ne veut pas un scénario à la grecque Ce n'est pas ce que je vous dis non plus je vous dis qu'on fait des choix en fait gouverner c'est choisir et que quand on est en responsabilité on gère les impôts des français et que les infos les français ils payent des impôts d'ailleurs Bercy vient de lancer un plan en avoir pour mes impôts pour que chacun puisse se rendre compte de ce à quoi servent ces impôts je pense que c'est fondamental parce que je dirais payer ces impôts c'est un effort il faut que les gens sachent qu'ils en ont effectivement en termes de services publics pour leur argent donc on doit faire des choix là on a fait le choix d'augmenter les salaires des enseignants c'était important ou pas bien sûr que c'était important on fait le choix d'augmenter les budgets à l'hôpital public plus de 100 milliards d'euros par an désormais est-ce que c'était important oui c'est fondamental on fait le choix d'augmenter le financement de nos armées alors qu'il y a la guerre aux portes de l'Europe pour moderniser d'avoir un nouveau porte-avions notamment est-ce que c'est important dans la période c'est fondamental on fait le choix de la transition énergétique avec une loi sur l'économie verte vous voyez j'arrive quand même à placer un peu la communication c'est mon rôle les amis aussi d'être capable de dire qu'il y a des choses qui changent dans la vie des français encore une fois si vous devez retenir une chose de cette matinale porte aussi aux français à côté dans leur quotidien et pour lequel nous voulons agir efficacement votre message ce matin
sur France Info merci à vous Olivier Véran porte parole du gouvernement bonne journée à vous