Invitation des syndicats à Matignon : "Nous nous inscrirons dans les décisions de l'intersyndicale", déclare la CGT Mines-Energie
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Questions et réponses
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Bonsoir, quel bilan tiré de ce 1er mai un peu particulier, journée de mobilisation contre la réforme des retraites avec des cortèges partout en France ?
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Est-ce que cela ne signifie pas que le combat est terminé, la loi est désormais promulguée ?
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Et après, qu'est-ce que vous allez faire après ? Est-ce que vous allez continuer à faire des coupures d'électricité ciblées ?
- 3:02RelanceRéponse partielle
Mais ces coupures d'électricité, Sébastien Minesplier, vous voyez bien que tout le monde ne comprend pas vraiment quel est le message. Ça commence à crisper les gens.
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Jusqu'à quand, Sébastien Ménespier ?
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Et alors qui est en train de parler Sébastien Minespillier ? Vous parlez au nom de la Fédération Minénergie ou vous parlez au nom de la CGT ? Est-ce que cette idée, elle est partagée au sein de la CGT ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« La CGT parle de plus de 2 300 000 manifestants en France. »
- 1:26Invité politiqueChiffre
« La CGT annonce 2,3 millions partout en France, 550 000 à Paris. »
- 2:35PrésentateurFait
« Le jour où le Conseil constitutionnel va se prononcer sur le référendum d'initiative partagée. »
- 2:53Invité politiqueFait
« On a des grèves reconductibles partout encore, nous, dans l'énergie. »
- 4:52Invité politiqueFait
« Nous ne voulons pas travailler deux ans de plus. »
- 5:49Invité politiqueChiffre
« 7 mars, 54 jours de grèves reconductibles. »
- 7:11Invité politiqueFait
« Sophie Binet, elle a très bien dit, depuis qu'elle a été élue, elle veut rassembler la CGT. »
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France Info Bonsoir, quel bilan tiré de ce 1er mai un peu particulier, journée de mobilisation contre la réforme des retraites avec des cortèges partout en France ? Bonsoir Sébastien Ménesplier.
Bonsoir.
Vous êtes secrétaire confédéral de la CGT, secrétaire général de la Fédération Mine-Énergie de la CGT. Aujourd'hui certes il y a beaucoup de monde dans la rue pour cette 13ème journée de mobilisation contre la réforme des retraites, mais cela n'a pas été le raz-de-marée escompté, espéré. Est-ce que cela ne signifie pas que le combat est terminé, la loi est désormais promulguée ?
Non, non, pas du tout, c'est une journée exceptionnelle, un 1er mai historique. Franchement c'était une journée qu'on s'attendait avec la famille mobilisée partout en France, des travailleuses et des travailleurs toujours mobilisés, déterminés à faire reculer ce gouvernement. On est très fiers de cette journée et on la place encore une fois sur l'histoire finalement des luttes sociales et des luttes du 1er mai. Cette fête du travail, je crois qu'elle a été au rendez-vous. Donc non, ce n'est pas terminé.
Alors les chiffres officiels ne sont pas encore tombés, on ne sait pas si on atteindra le million de manifestants. La CGT parle de plus de 2 300 000 manifestants en France. On va voir les chiffres officiels. Ça ne risque pas d'être les mêmes.
La CGT annonce 2,3 millions partout en France, 550 000 à Paris. On a des cortèges qui ont été vraiment, vraiment fréquentés, du monde, partout, partout, ça a fait du bien. Je crois que c'était nécessaire. Nous attendions du monde et je ne dirais pas qu'on a été surpris, mais en tout état de cause par rapport au dernier 1er mai qu'on a connu, c'est vraiment une autre journée. Elle s'inscrit véritablement cette journée contre la réforme des retraites, pour le retrait de la réforme des retraites. Donc après le 19 janvier et toutes ces journées qui ont été enchaînées, celle-ci est au rendez-vous et on n'est pas fiers.
Et après, après Sébastien Ménespillier, qu'est-ce que vous allez faire après ? Est-ce que vous allez continuer à faire des coupures d'électricité ciblées ? Jeudi soir, la CGT a coupé le courant pendant un match de rugby entre Agen et Nevers. Le maire n'a pas du tout apprécié, il a porté plainte. C'est quoi le message ?
Ce qui est certain, c'est que d'abord on va attendre l'intersyndical qui se réunit demain matin. Les premiers vont se réunir et vont discuter, annoncer ce qui se passera dans les prochains jours. Dans l'énergie, nous on a le 3 mai en ligne de mire, on a déjà des grèves qui sont...
Le jour où le Conseil constitutionnel va se prononcer sur le référendum d'initiative partagée. Ce jour-là, vous avez appelé à une journée de colère.
On a encore de l'espoir pour que les sages puissent aller dans le sens de la démocratie sociale, entendent cette démocratie sociale qui s'exprime depuis le 19 janvier. On a des grèves reconductibles partout encore, nous, dans l'énergie. Et donc on inscrit cette journée comme étant un point d'honneur pour être encore mobilisés.
Mais ces coupures d'électricité, Sébastien Minesplier, vous voyez bien que tout le monde ne comprend pas vraiment quel est le message. Ça commence à crisper les gens.
C'est la colère qui s'exprime, je m'en fais le porte-parole et c'est vrai que...
Un match de rugby avec des familles qui sont là, qui assistent à un match de rugby ?
C'est pour une organisation syndicale comme la nôtre, l'organisation de la colère par des actions qui sont décidées collectivement sur les piquets de grève.
Quoi qu'il en coûte, même si les gens ne comprennent pas.
Ce n'est pas le quoi qu'il en coûte, c'est quoi que fasse le gouvernement aujourd'hui, partout où il va se déplacer, la CGT sera présente. Et dans l'énergie, nous, on sera organisé pour recevoir parce qu'on veut s'exprimer. Et comme on ne nous donne pas le choix de pouvoir le faire, l'expression se fait différemment dans les actions. Donc ce sont des coupures ciblées qu'on appelle, nous, la sobriété énergétique.
Oui, mais un match de rugby, ce n'est quand même pas la même chose que de couper le courant d'un élu.
Normalement, les stades sont censés être équipés pour ne pas subir de coupures d'électricité.
Vous assumez ?
On assume et on le revendique. Et d'ailleurs, je le redis, dans les cliniques, dans les hôpitaux, dans les stades, quels que soient les stades sportifs, il doit y avoir des groupes électrogènes qui permettent de ne pas subir des coupures d'électricité. Et il faut savoir quand même que tous les jours, il y a des coupures partout en France qui ne sont pas dues et du fait des grébis.
Non, mais qui ne sont pas du fait de la CGT.
Voilà, tout à fait. Donc ça veut dire que demain, dans n'importe quel stade de rugby ou de football, il pourrait y avoir des coupures intempestives dues à une tempête.
Oui, mais là, si c'est vous, si c'est organisé...
Non, mais si c'est nous, écoutez, je le redis, c'est la colère des agents. Ils le sont, ils sont déterminés. Nous, on organise cette colère du mieux que l'on peut. C'est le choix qu'ils ont fait. On l'assume, on est responsable. C'est sûr qu'on a des critiques par rapport à ce qui se passe, mais qu'est-ce que...
Jusqu'à quand, Sébastien Ménespier ?
Jusqu'à que le président de la République et son exécutif retirent la réforme des retraites. Nous irons jusqu'au bout. Nous ne voulons pas en entendre parler. Nous ne voulons pas travailler deux ans de plus. C'est ça, le message qu'il faut entendre.
Mais c'est-à-dire que vous êtes prêts à couper le courant pendant, je ne sais pas, la coupe du monde de rugby à l'automne ?
Mais nous ne faisons pas que ça comme action. Il y a aussi des actions qui sont positives. On remet l'énergie à ceux qui en sont privés. On fait des gratuités aussi dans les services publics. Donc on fait des actions...
Mais vous n'allez pas faire ça indéfiniment ?
On fera ça tant qu'on restera mobilisés contre cette réforme. Et on a l'espoir. Il y a le 8 juin aussi qui arrive en ligne de mire avec ce projet de loi du groupe parlementaire Lyot qui peut aussi et encore nous donner de l'espoir. Donc le 3 mai, le 8 juin, l'énergie sera toujours mobilisée, déterminée pour gagner ce retrait de la réforme des retraites.
Et alors qui est en train de parler Sébastien Minespillier ? Vous parlez au nom de la Fédération Minénergie ou vous parlez au nom de la CGT ? Est-ce que cette idée, elle est partagée au sein de la CGT ?
Écoutez, ce qui est certain, c'est que je parle au nom de la Fédération Minénergie CGT où on a des grèves reconduites depuis le 7 mars. 7 mars, 54 jours de grèves reconductibles. C'est énorme. Ça veut dire qu'on a une colère à organiser, donc on l'assume. Pour la CGT, il y aura une intersyndicale demain matin. On va attendre ce que les premiers vont débattre et décider ensemble. Et nous nous inscrirons dans ces décisions de l'intersyndicale qui a été forte jusqu'à présent et qui a su démontrer qu'elle était essentielle dans la lutte contre la réforme des retraites.
Sauf qu'on a compris qu'Elisabeth Borne allait recevoir les syndicats les uns après les autres en bilatéral. Si demain la CGT décide, Sophie Binet en l'occurrence, va à Matignon, est-ce que vous assumerez également le fait que la CGT demain aille à Matignon ?
C'est un sujet qu'on débattra en intersyndicale demain matin. Enfin, qu'ils débattront les premiers en intersyndicale. Déjà, la CGT n'a pas fait le choix d'aller rencontrer la première ministre puisque nous nous laissions jusqu'au 1er mai pour savoir ce que l'on fera après. Donc, pour l'instant, l'intersyndicale se réunira demain matin. Elle décidera autour de ce sujet et des mobilisations ce qui sera après ce 1er mai. Et pour la CGT, de toute façon, nous, en interne, on aura un débat avec l'ensemble des organisations et on s'inscrira dans ce que l'intersyndicale aura décidé. Et puis, avec les organisations de la CGT, on ira ou on n'ira pas, mais dans tout état de cause.
Ce ne sera pas que Sophie Binet qui va décider. Sophie Binet, elle a très bien dit, depuis qu'elle a été élue, elle veut rassembler la CGT.
Elle a dit justement qu'elle irait, qu'elle n'irait pas. On n'a pas très bien compris.
En tout cas, ses partenaires, en l'occurrence, disent qu'ils n'ont pas très bien compris
si la CGT irait ou pas.
Pourtant, elle a été très claire. Elle a dit que d'abord, on se laissait, nous, la possibilité de l'aborder en intersyndicale. Donc, on va attendre demain, en fonction de ce que décide l'intersyndicale. Si elle décide d'y aller, on va essayer d'y aller en plénière et pas en bilatérale. Ça serait mieux d'approcher quand même la première ministre avec ce rapport de force. Et puis, si ce n'est pas le choix qui est retenu par l'intersyndicale, écoutez, on verra. Mais nous, en interne, dans tous les cas, on reviendra vers nos organisations et on fera état de ce qu'aura décidé l'intersyndicale. Et puis après, advienne que viendra.
Merci beaucoup Sébastien Ménus Plié, secrétaire confédéral de la CGT, secrétaire général de la Fédération Mine-Énergie de la CGT. Invité Écoute France Info ce soir.