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interviewBFM TV (sur YouTube)· 26 septembre 2025 18 min

Sarkozy condamné, taxation des plus riches...L'interview de Sébastien Chenu (RN) en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Il est 8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour madame.

Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le vice-président du Rassemblement national, vous êtes député RN du Nord. Nicolas Sarkozi a donc été condamné.

Séisme, déflagration. Voilà quelques-unes des des unes de la presse ce matin, un président en prison. Quelle est votre réaction ?

Ça me donne le sentiment que la vengeance remplace la justice. Et je crois que lorsqu'on voit la décision qui a été prise par ces magistrats dans une affaire dont je ne connais pas le fond et sur lequel je ne vais pas me me prononcer mais dont je note que beaucoup des des requêtes contre Nicolas Sarkozy sont en réalité tombé à l'eau. Il y a pas d'enrichissement personnel, il y a pas de financement illégal de campagne.

Et à la fin, par une mesure qui est celle que les Français ont découvert en fait depuis 2020, qui est celle de l'exécution provisoire, et bien Nicolas SarkoZi qui va faire appel de cette décision va tout de même devoir aller passer un certain nombre de temps vous dites et d'ailleurs Marine Le Pen dit la même chose, vous dites "Non mais moi je suis très à l'aise, je ne connais pas le fond du dossier mais dans ce cas-là pourquoi ne pas faire confiance au juges ?" On ne peut plus faire confiance au juges pour vous. C'est c'est pas ça.

C'est que l'exécution provisoire, il est là le nœud gordien du problème. C'est-à-dire en fait ruine le deuxème degré de juridiction, c'est-à-dire l'appel puisque lorsque vous faites appel, vous êtes présumé innocent et donc vous devriez pouvoir, j'allais dire continuer à vivre normalement jusqu'à la PP en attendant la dernière condamnation. Mais là, ça ruine ce deuxè degré de juridiction puisque l'exécution provisoire qui n'est pas obligatoire, qui est une possibilité qui en général était faite pour empêcher la fuite d'un individu, empêcher que un individu récidive.

Évidemment, c'est pas du tout le cas euh de de Nicolas Sarkozy euh si on veut se pencher sur euh le le fond du dossier. Et bien, elle est faite et ici uniquement, on le voit pour venger euh une idée. Donc, on va rentrer dans les détails.

Mais lorsque je vous pose cette question sur euh la connaissance ou non du fond du dossier, ça veut dire qu'aujourd'hui vous ne faites plus confiance, vous ne faites plus confiance au juge, vous ne faites plus confiance à la justice. Vous savez, moi je suis fils d'une fonctionnaire de justice. Ma mère était greffiée depuis toujours, enfin toute sa carrière au tribunal de de Bovet et j'ai confiance en la justice.

En revanche, je trouve que la justice à travers une certaine politisation d'un certain nombre de ces magistrats et des décisions qui sont senties ressenties comme impartiales, elle-même donne le bâton pour se faire battre et désespère nos concitoyens et peut me désespérer moi-même. Mais vous dites il a été lavé d'un certain nombre d'accusations. juste mais il y en a une qui a été retenue et elle est d'une particulière gravité.

Voilà les mots euh du tribunal qui estiment qu'en tant que ministre président de l'UMP Nicolas Sarkozi a entre 2005 et 2007 date de son accession à l'Élysée laisser ses proches collaborateurs et soutiens politiques sur lesquels il avait autorité et agissait en son nom solliciter les autorités libiennes afin d'obtenir ou tenter d'obtenir des soutiens financiers en Libye en vue d'obtenir un financement de campagne. Ces rencontres occultes, est-ce que c'est pas gravissime ça ? Non mais c'est un soupçon en réalité euh le le jument nous dit qu'il y a un soupçon sur le fait que Nicolas Sarkozi en effit pas de preuve d'argent qui serait arrivé ou de voilà et laisser des collaborateurs imaginer euh d'autres stratégies.

Sincèrement euh ça tient pas debout. Tout comme euh le la l'incrimination euh de bande organisée ou de je crois que c'est association de malfaiteurs, pardon. Elle est et beaucoup de juristes le disent, un espèce de fourtou gigantesque euh qui souvent euh en appelle euh tombe à l'eau.

Donc on voit bien c'est la c'est la défense de Nicolas Sarkozy qui dit que c'est fourtout. Oui, pas seulement. Moi, j'ai regardé hier justement ce que disaient beaucoup de de juristes sur ça et le côté association de malfaiteur est souvent utilisé quand on narrive pas bien à définir quelque chose et souvent souvent en appel ça tombe à l'eau.

On ce qu'on voit dans cette décision et ce qui saute aux yeux des Français c'est une forme d'impartialité. C'est-à-dire qu'on se dit Jawad, le logeur de des euh des terroristes de Daesh, il a pris 4 ans. Enfin lui c'est il y avait pas un soupçon, il a logé les terroristes de Daesh.

Jérôme Kausak, il a pas fait un jour derrière les barreaux. Donc les gens se disent et nous nous disons cette décision de justice, elle a une coloration politique. Vous faites un parallèle avec d'autres.

Parfois vous dites que la justice est laxiste là vous dites qu'elle est qu'elle est trop sévère. Bah oui. Bah on peut apprécier.

Euh oui, moi je pense que la justice est souvent laxiste lorsqu'il s'agit euh de délit du quotidien, lorsqu'il s'agit de délit ou de crimes très importants. On viole, on tue, on loge des terroristes et finalement on prend pas grand-chose. Et puis c'est vrai qu'il y a une justice qui a envie de se payer des politiques, souvent des politiques qui sont quand même plutôt marqué à droite.

Je pense évidemment Hubert Falco qui était le maire de Toulon avait été le premier je crois enf on avait découvert un peu de cette idée d'exécution provisoire à travers son jugement vous diter Falco est innocent. Non mais je je me prononce pas sur le fond du dossier mais je dis qu'il avait subi l'exécution provisoire l'exécution provisoire dont je rappelle qu'elle est faite pour empêcher une récidive ou empêcher que la personne incriminée puisse se sauver. Et donc c'est cette exécution provisoire qui n'est pas obligatoire, je le rappelle, qui est prévue dans les textes mais qui n'est pas obligatoire, qui aujourd'hui pose un vrai problème et doit poser euh une question de droit sur lequel le législateur devrait se poser.

Le législateur, mais là en l'occurrence le la juridiction dit de l'exécution provisoire que c'était une mesure en l'occurrence justifiée et indispensable pour l'exemplarité des élus. Est-ce qu'il n'y a pas cette question ? La question de l'exemplarité.

Oui, mais euh alors je vais vous dire, moi je suis euh euh toujours hostile à l'idée de dire tous pourri. Euh moi je crois que dans le monde politique, il y a beaucoup de gens honnêtes euh quels que soient les bords politiques, euh beaucoup de gens qui font très bien leur travail, beaucoup de gens qui donnent beaucoup de leur temps et beaucoup de gens qui essayent de faire progresser leurs idées avec constance et honnêteté. Et puis il y a des gens qui euh Jérôme Kaisa qui en faisait partie sont capables de mentir devant la représentation nationale et de ruiner le travail que font les autres.

Ça, une fois qu'on a posé ça, c'est-à-dire que oui, effectivement en politique, il y a des brebis galeuses comme il y en a dans toutes les les strates de la société. Mais une fois qu'on a posé ça, la question du droit, de l'exécution provisoire se pose parce qu'on voit qu'elle est utilisée comme un outil par certains magistrats politisés, certains magistrats qui veulent régler des comptes pour effectivement se payer des politiques. Se payer des politiques, j'imagine aussi que vous anticipez la décision qui devra être rendue dans le procès de Marine Le Pen.

Marine Le Pen, je reprécise, a elle-même fait l'objet en première instance d'une condamnation à 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire dans l'affaire des assistant parlementaires européens. Il y aura un nouveau procès puisqu'elle a fait appel qui aura donc lieu en début 2026. Est-ce que vous êtes inquiet après le jugement qui a été rendu hier ?

Dans dans dans le cas de Marine Le Pen, même chose. Elle est présumée innocente aujourd'hui. Il y a pas d'enrichissement personnel.

Elle a pas mis 1 € d'argent public dans sa poche et elle fait appel. Mais le dommage qui est le sien, c'est-à-dire de ne pas pouvoir euh candidater éventuellement à l'élection présidentielle, etth bien, il est irréparable à cause de l'exécution provisoire. C'est-à-dire qu'en fait, si on appelle Marine Le Pen et juger ce que je crois euh innocente euh de bonne foi ou que la peine était particulièrement réduite, et bien elle aura quand même été empêchée de se présenter à une élection.

S'il y avait des législatives demain, elle pourrait peut-être être empêchée de se présenter à cette élection. Donc le dommage, il est irréversible et c'est là où ça pose toujours le même problème. C'est Bastien Chenu, vous avez sans doute entend vu les mots de de Gérard Larcheter.

Il est président du Sénat. Il dit d'abord une forme de sympathie à l'endroit de Nicolas Sarkozi. Il dit "Il fut un homme engagé au service de notre pays, ne l'oublions pas." et il partage, dit-il, un questionnement grandissant, je cite, au sein de la société, sur l'exécution provisoire d'une condamnation alors que les voies de recours ne sont pas épuisées.

Et je le partage, la question et on le sent bien depuis euh déjà plusieurs mois, euh qui devient une forme de presque de fracture ou de combat politique, c'est la question de l'état de droit. Est-ce que vous considérez aujourd'hui que cette décision d'hier ne respecte pas l'état de droit ? Alors, plusieurs choses.

D'abord sur Gérard Larcheter, c'est quand même des sacrés focus ces ces élus LR. Mais oui, parce que quand même quand c'est Marine Le Pen, ah mais non, il y a pas de problème et cetera. Quand c'est Nicolas Sarkozi, ah bah là finalement il considère que l'exécution provisoire, elle peut euh poser problème.

Euh bah oui, elle pose problème l'exécution provisoire, mais nous quand on a des principes euh et quand on dit qu'elle pose problème pour Marine Le Pen, on dit qu'elle pose problème pour les autres aussi. Exactement en tête mais il me semble que chez LR certains quand même offusqu de l'inéligibilité immédiate immédiate de de Marine Le D'accord. Mais quand il a fallu voter, je rappelle qu'ÉCoti avait déposé un texte pour revenir sur l'exécution provisoire.

Ils ont voté quoi les LR ? Ils l'ont voté ? Ils l'ont pas voté ?

Chacun regardera ce qu'a fait son député LR à ce moment-là. Donc ce côté un peu de sophusquer à géométrie variable me laisse un peu interrogatif. Maintenant, est-ce que l'exécution provisoire est-ce que ça entame l'état de droit ?

Euh, ça a été voté, c'est dans l'arsenal juridique, c'est parfaitement légal bien sûr, mais ce n'est pas obligatoire. Il est pas obligatoire de euh de prononcer l'exécution provisoire. Donc, c'est dans ça fait partie de nos textes, ça fait partie de notre corpus euh de texte, mais c'est amené à évoluer.

L'état de droit, c'est pas un bloc figé qui n'évolue pas. D'ailleurs, il a beaucoup évolué. Notre état de droit, notre bloc de constitutionnalité, il a beaucoup évolué.

Donc par conséquent, nous on appelle à ce que tout cela évolue, à se questionner, à ce que euh le législateur se questionne sur la pertinence de cette exécution provisoire. Je vous pose quand même la question. Est-ce que vous êtes inquiet euh pour la possibilité ou non de Marine Le Pen de retourner en procès d'appel euh la condamnation dont elle avait fait l'objet ?

Ben, je suis euh confiant parce que je vous le disais euh l'institution judiciaire euh je ne peux pas m'empêcher euh d'avoir confiance en la justice de mon pays et je suis inquiet euh de savoir que elle pourrait tomber euh entre les mains de juges qui veulent tout simplement faire de la politique. Alors évidemment euh la le j'allais dire la bataille entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire, elle n'est pas d'aujourd'hui. Mais aujourd'hui, on a l'impression que le pouvoir judiciaire s'est politisé et mène un combat politique dans certains cas.

Au-delà de la question judiciaire, il y a désormais une forme euh je dirais pas d'adoubement mais en tout cas euh il y a eu un changement de doctrine de la part de Nicolas Sarkozy ces derniers temps. Il a fait savoir qu'il estimait que le Rassemblement national faisait partie de l'arc républicain. Il a même questionné la question démocratique d'un barrage antien.

Est-ce que Est-ce qu'il y a une forme désormais de solidarité entre vous ? Non, il y a des principes B des principes qu'on respecte, des principes. Vous savez, nous quand on dit que l'exécution provisoire pose problème, et bien elle pose problème pour nous, pour Marine Le Pen, mais elle pose problème pour les autres.

Et je vais vous dire, hein, ça toucherait Jean-Luc Mélenchon, que ça toucherait François Hollande, que ça toucherait des adversaires politiques dans le même cas de figure, que je m'en offusquerai de la même façon parce que ça pose un problème de droit. Est-ce que vous vous désolez du fait que le nom de la juge qui a rendu le euh le jugement hier, tout comme d'ailleurs ça avait été le cas pour les membres du tribunal qui avaient condamné Marine Le Pen, ont vu leur nom, adresse euh divulguer sur les réseaux sociaux et font l'objet d'attaque. Bah euh adresse, je vois pas pourquoi on diffuserait l'adresse de magistrat euh sur les réseaux sociaux. que son nom soit soit public et que ses engagements soient publics.

J'ai cru comprendre que c'est une magistrate euh syndicipé organisé des manifestations à l'époque contre Nicolas Sarkozi. Ça dit quelque chose euh et en tous les cas euh de de cette magistraté. Voilà, j'ai dit j'ai mis le conditionnel.

J'ai mis le conditionnel. Euh il y a pas de raison euh de de faire en sorte qu'elle puisse être ensuite ce que vous voulez dire c'est qu'à partir du moment où c'est assumé, où il y a des manifestations, si c'est avéré euh dans ces cas-là, ça ne vous choque pas que son nom euh soit divulgué et peut-être un peu jeté en pâure quand même. Non, voilà.

Moi je je n'aime pas qu'on qu'on jette en pâure pas plus pour les hommes politiques que pour n'importe qui. Je dis simplement en revanche que si cette magistrate a des engagements syndicaux et politiques manifestement hostiles à Nicolas Sarkozy ou hostile à d'autres et qu'elle le juge ensuite, ça pose un petit problème quand même parce que moi je suis favorable à ce que les magistrats ne prennent pas de position politique publique, c'està-dire n'appellent pas à voter pour ou contre des candidats, ne fasse pas signer des pétitions et si il règle des comptes parce que Nicolas Sarkozi les avait traité de petits poids il y a 20 ans. Bah sincèrement, faut qu'il fasse autre chose que de la magistrature et je précise que la décision est collégiale, elle n'appartient pas à une seule personne.

Taxer les plus riches, ça fait partie des des pistes qui sont désormais sur la table et Sébastien Lecnu serait tenté de rétablir l'ISF ou une autre forme de taxation peut-être sous la forme de la taxe Zucman. Est-ce que si c'est le cas, vous soutenez ou pas ? J'ai eu du mal à comprendre quelle était votre position sur cette taxe.

Bon, d'abord, ils sont incroyables ces ces macronistes, hein. En 2017, ils se font élire sur l'idée que plus jamais d'impôts, il faut faire baisser les impôts et cetera. Ils sont capables de faire l'inverse quelques temps après.

C'estd qu'en fait cette plasticité, cette capacité de à à dire tout et son contraire est quand même assez. Moi moi ce que je vais vous dire c'est que la fiscalité c'est un outil qui doit permettre de flécher un certain nombre de dépenses dont notre pays a besoin. C'est aussi un outil de justice.

Donc qu'on puisse faire contribuer des gens qui ont beaucoup à une certaine hauteur, je trouve que c'est normal et tous les électeurs de tous les partis politiques considèrent que c'est normal. Je pense que c'est un sain principe. Maintenant à quelle hauteur ?

Comment est-ce que c'est un impôt juste ? Nous ce qu'on trouve injuste c'est l'impôt sur la fortune immobilière parce qu'on pense que ça va à contrar l'enracinement et de la transmission. Une taxation des plus riches sans la taxation immobilière, sans que l'assiette regroupe les propriétés immobilières et pas seulement par exemple.

Non mais les investissements dans des PME quand vous avez décidé d'investir dans des PME, dans des ETI, dans des petites boîtes, effectivement qu'il faut l'exonérer. Absolument. Exé.

Donc il reste quoi ? Mais il reste tout le reste, c'est-à-dire du patrimoine à partir d'union3. Je crois que le seul qu'on a fixé est le même que l'ISF et qui nous différencie beaucoup.

Mais mais quel genre de patrimoine ? Donc pour bien que je compr des produits financiers des produits financiers des produits financiers des des propriétés qui peuvent être en dehors de la résidence principale ou de la résidence. Ça veut dire les les produits financiers, ça veut dire les résidences.

Oui, mais à partir depuis moins de 10 ans. Oui, bien sûr. Pourquoi depuis moins de 10 ans ? parce qu'il faut bien mettre un seuil et puis parce que de toute façon, mais ça le législateur peut faire évoluer tout ça, mais il faut partir d'un principe.

Nous, on considère que une contribution des plus aisées à partir d'un certain seuil et qui ne touche pas l'outil de travail, le patrimoine. Donc, il ne faudrait pas l'outil professionnel, il ne faudrait pas l'outil immobilier s'il est détenu depuis plus de 10 ans, donc si c'est une sorte de de patrimoine qui qui traverse les générations. C'est c'est ça l'idée.

C'est ça l'idée. Et l'idée c'est aussi de flécher différemment parce que Marine Le Pen le rappelait, si les Français peuvent consentir à payer des impôts et si d'ailleurs les plus riches peuvent consentir à payer parfois un peu plus d'impôts, ils ont du mal à imaginer que cet impôt serve à autre chose qu'au bénéfice des Français. Si c'est pour financer l'accueil de l'immigration, c'est non.

Si c'est pour financer une politique familiale comme nous le considérons, c'est-à-dire nous nous considérons que cet impôt que nous voulons euh sur euh euh la fortune euh financière, et bien il doit financer la politique familiale, c'est-à-dire euh la deuxème une part euh fiscal Sébastien Chen annonce le retour de l'ISF tel qu'il était jusqu'en 2017, pour vous c'est non. Non, mais c'est pas ce qu'il faut faire. Euh non, mais est-ce que c'est non ?

C'estd est-ce que vous irez jusqu'à censurer ou est-ce que au moment où on se parle vous dites bon non mais on attend vous savez nous on a on n'est pas on n pas la censure pavlovienne c'està-dire qu'on n pas un réflexe comme les filles de dire on censure tout ce qui bouge à tout moment et cetera on va attendre de voir ce que le premier ministre veut faire c'est souvent assez confus ce que le premier ministre veut faire aujourd'hui. C'est ce que disent d'ailleurs les syndicats he qui en sortant du rendement personne comprend bien ce qu'il veut faire. On va regarder, nous on a une proposition suppression de de l'IFI, de l'impôt sur la fortune immobilière et création d'un impôt sur la fortune financière.

C'est-à-dire qu'on tue un impôt et on le remplace par un autre. On crée pas de nouvel impôts et on a le même seuil de déclenchement. Est-ce que vous avez un nouveau rendez-vous pris avec le Non, pas ma connaissance mais si monsieur le Cornu veut recevoir les représentants du Rassemblement national, Jandane Bardella et Marine Le Pen ont toujours répondu aux invitations du Premier ministre quand il s'agit de parler de la France.

Il y a un appel à la mobilisation des agriculteurs à partir d'aujourd'hui. Il manifeste notamment contre le retour du Mercossur. Est-ce que vous les soutenez ?

Oui, bien sûr. Moi, je je crois que les agriculteurs, c'est le prochain plan social en fait que l'Union européenne veut faire. Dans le cas du Mercossur, l'Union européenne est quand même euh ascindé cet accord avec un volet commercial, un volet politique pour contourner euh le vote des parlements nationaux.

Et bien nous nous pensons que nous devons euh h nous avons euh considéré que avec ce qu'on appelle le compromis de Luxembourg, c'est-à-dire quand on touche à nos intérêts vitaux, il ne faut pas appliquer cet accord. Et bien, ce sont nos intérêts vitaux que ceux de l'agriculture aujourd'hui. Merci beaucoup Sébastien Chenu.

Sébastien Chenu, vous êtes député RN du Nord, vice-président du Rassemblement national. Il est 8h46 sur RMC et BFM

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