François Bayrou : l'équipe d'Emmanuel Macron est "la seule qui soit cohérente"
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:28OuverteRéponse directe
Le président Erdogan a remporté le référendum en Turquie, renforçant son pouvoir. Que pensez-vous de cette évolution ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Certains notent une fragilité dans l'assemblage de l'équipe Macron. Vous la ressentez ?
- 5:40RelanceRéponse directe
Vous avez récemment changé d'avis sur Macron. Pourquoi ?
- 8:47ComplaisanteRéponse directe
Gilles Bornstein, question.
- 9:45FerméeRéponse directe
Vous demandez qu'on aide davantage les éleveurs de canards ?
- 10:33RelanceRéponse directe
Que révèle l'ouverture de Fillon à Sens commun ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« Il faut rompre les négociations avec la Turquie. »
- 3:51Invité politiqueFait
« C'est la seule équipe qui soit cohérente. Parce que tous ceux qui sont là partagent une certaine idée de la démocratie, des choix de la France, du fait qu'on ne peut pas renier le choix européen. »
- 6:13InvitéChiffre
« On va supprimer l'ISF, par exemple. »
- 11:06Invité politiqueFait
« Le choix de la laïcité, il est extrêmement précis. Il dit, ça n'est pas la foi qui fait la loi. »
- 11:55Invité politiqueFait
« Ce sont des gens avec lesquels je ne peux pas avoir envie de gouverner. »
- 13:03Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a un embarras avec l'un de ses militants qui s'appelle Mohamed Saou. »
- 13:33InvitéFait
« Certes, a-t-il dit qu'il est un peu radical, mais c'est quand même un type bien. »
- 20:10Invité politiquePromesse
« Je ne serai pas candidat aux élections législatives. »
- 23:30InvitéFait
« Ce n'est pas la société civile qui fournira un Premier ministre à Emmanuel Macron s'il est élu. »
Temps de parole
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Et bonjour à tous, bienvenue sur France Info, on est ensemble jusqu'à 9h comme tous les matins. Avec vous Jean-Michel Apathy, bonjour. Bonjour Fabienne. Gilles Banche, ça n'est là également. Et Guy Birenbaum. Et notre invité ce matin est maire de Pau, soutien d'Emmanuel Macron.
Bonjour François Bayrou. Bonjour. Avant d'évoquer la campagne présidentielle qui est évidemment un six jours de scrutin dans toutes les têtes, une question sur la Turquie. Le président Erdogan a remporté le référendum qu'il avait proposé à ses compatriotes, un renforcement considérable du pouvoir présidentiel. Du coup, cette société, c'est son droit, mais dérive peut-être un peu loin des codes et des valeurs de l'Europe à laquelle la Turquie prétend adhérer. Il faut rompre les négociations avec la Turquie. Bon, deux choses. D'abord, c'est un pays coupé en deux. Parce que 51-49, c'est un verdict, mais c'est aussi le signe d'un pays qui est profondément divisé.
Et il est profondément divisé en raison même de l'évolution, pour ne pas dire de la dérive que M. Erdogan lui fait choisir, lui fait emprunter. Ça, c'est la première chose. Deuxièmement, il y a quelque chose de fascinant, c'est qu'aujourd'hui, il y a dans les peuples, au fond, une certaine aspiration au pouvoir personnel très fort, qui est des chefs, pour ne pas dire tyranniques, qui s'occupent de tout. Et ça, c'est une évolution qui existe partout dans le monde, en face de laquelle l'Europe est une résistance. Et enfin, troisième point, en effet, vous savez, on a beaucoup eu de débats sur ce sujet.
Moi, depuis le début, je dis que l'intégration de la Turquie à l'Europe est, ou serait, impossible pour la Turquie et impossible pour l'Europe. Et des négociations existent toujours avec... Et on est en train de le vivre. Alors, ces négociations qui existent toujours sont des négociations au point mort et, à mon avis, un peu hypocrites des deux côtés. Très bien. Donc, voilà le résultat du référendum en Turquie. C'était hier. Revenons à la campagne présidentielle. François Bayrou, Emmanuel Macron, que vous soutenez, tient l'un de ses derniers grands meetings ce soir à Bercy. Très important. Très important. Cet après-midi, à Bercy. Cet après-midi, pardon.
Beaucoup de gens notent une forme de fragilité, à la fois dans l'assemblage un peu hétéroclite qu'a réuni autour de lui Emmanuel Macron. Peut-être aussi, on va en voir quelques images. Je vais les décrire pour nos auditeurs. Le souci permanent de l'image d'Emmanuel Macron. Il était à la Monji. On le voit juste avant le meeting à Pau. C'était la semaine dernière. Certains se disent, il en fait un peu trop, Emmanuel Macron. Cette fragilité, vous la ressentez ? Alors, ni l'un, ni l'une, ni l'autre des deux fragilités que vous avez indiquées. Bon, les images dans une campagne présidentielle, les paparazzis dans une campagne présidentielle, nous savons, vous et moi, qu'il y en a beaucoup.
Et c'est un piège dans lequel... Et c'est un piège dans lequel, ou auquel il faut résister absolument. En tout cas, c'est mon point de vue. Et je crois que de plus en plus, c'est le sien. Bon, là, il était avec sa femme à la montagne sur un télésiège. Bon, je veux dire, il y a pire comme... Les Pyrénées. Voilà. On le pardonne. Et puis, il y a les Pyrénées. Il y a Pau au pied des Pyrénées. Et rien que ça... Ça justifie. Rien que ça suffit. Et le meeting qu'on a eu à Pau avec 6 000 personnes était superbe. Je crois que tout le monde l'a dit. Rassemblement hétéroclite. Ça, c'est le premier point. Deuxièmement, il n'y a rien d'hétéroclite autour de lui. Ah bon ? C'est vrai.
Et je vais même aller beaucoup plus loin. C'est la seule équipe qui soit cohérente. Parce que tous ceux qui sont là partagent une certaine idée de la démocratie, des choix de la France, du fait qu'on ne peut pas renier le choix européen, du fait que l'économie a des lois et que si on veut démentir les lois de l'économie, on aura de très très graves accidents. On en a eu d'assez grave, l'état du chômage en France. On aura de très très graves accidents. Et le fait aussi qu'il faut désormais, pour le modèle français, à tout prix trouver l'équilibre entre la défense de nos valeurs, et notamment sociales, et de l'école. Pour moi, je ne sépare pas les deux parce que c'est l'égalité des chances.
Et puis le mouvement du monde. Tout ça, tous ceux qui sont là le pensent. Il y a peut-être une ou deux exceptions que vous trouverez, mais ces exceptions, même parmi les soutiens, elles ne sont pas destinées à occuper des responsabilités dans la période qui vient. Il y a des soutiens. Et il y a aussi le noyau dur qui occupera les responsabilités. Et donc, je veux même aller plus loin. Les autres candidats n'ont pas de cohérence d'équipe. Vous regardez la gauche, elle est explosée. Vous regardez la droite, elle est divisée. Et le seul ensemble qui ait cette unité de fond, je ne parle pas des parcours, des étiquettes antérieures d'il y a longtemps, je parle de l'unité de fond.
Le seul ensemble qui ait cette unité de fond et qui veuille réformer le pays en le rassemblant, et pour moi les deux verbes sont nécessaires, c'est la majorité future qui sera celle d'Emmanuel Macron s'il est élu président.
Alors, c'est de votre part une conversion assez récente, parce que le 29 novembre dernier, vous étiez à cette même place et vous nous disiez ceci du programme d'Emmanuel Macron.
Est-ce qu'on est condamné à des projets comme ceux de François Fillon, comme ceux par ailleurs de Macron, parce que c'est à peu près le même mode de pensée ? On est devant une logique, des logiques, qui creusent sans fin les inégalités au bénéfice de ceux qui ont le plus de chance. On va supprimer l'ISF, par exemple.
Alors, Fillon, Macron, c'était la même chose et ça creusait les inégalités.
Eh bien, il se trouve que, dans le travail que nous avons fait ensemble, si vous vous souvenez des exigences que j'avais formulées au moment de notre alliance, il se trouve qu'il y en avait quatre. La première, c'est que ce soit une vraie alternance. La deuxième, c'est qu'on fasse une loi de moralisation de la vie publique pour que, désormais, les conflits d'intérêts soient bannis. La tentative de prise de contrôle par des intérêts privés de la décision publique. C'est ça, le conflit d'intérêts. Troisièmement, que l'orientation du projet soit une orientation vers l'égalité des chances et vers le social. Et quatrièmement, qui est le pluralisme.
C'est exactement ça, la discussion que nous avons eue et le choix que, depuis ce jour où nous avons travaillé ensemble, Emmanuel Macron n'a jamais, vous m'entendez bien, jamais remis en cause. Et je travaille avec lui, pour ainsi dire, tous les jours. Donc, je vois bien que cette crainte-là n'était pas la bonne. J'ajoute que, depuis, on a appris quels étaient les liens entre François Fillon et ses intérêts privés, qui étaient des liens de dépendance. Et donc, de ce point de vue-là, oui, en effet, le reproche que je formulais à l'instant était fondé pour l'un et pas fondé pour l'autre.
Et il est 8h40 sur France Sainte-Font. On reprend cette discussion dans une minute. Tout pile, voici Victor Matej.
Il va durer 6 semaines. Le vide sanitaire dans les Landes, le Gers, la Haute-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, 5 départements du Sud-Ouest, qui vont tenter, comme l'an dernier, de mettre fin à l'épidémie de grippe aviaire, abattage des volatiles et nettoyage de tous les élevages. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, salue une décision historique. Malgré un vote de justesse, un peu plus de 51% des voix au référendum d'hier, la réforme constitutionnelle est passée. Elle lui donne presque les pleins pouvoirs et devrait lui permettre de rester en poste jusqu'en 2029. Historique aussi, le spectacle à peine croyable.
Hier, sur la pelouse de Furiani, il y a des supporters corse qui agressent les joueurs lyonnais. Le match Bastia-Lyon a finalement été arrêté le dimanche de la honte, écrit même le journal L'Équipe. Et puis la couleur du jour sur les routes, c'est du rouge. Le retour de week-end de Pâques ou même des vacances scolaires pour la zone C s'annonce compliquée. Évitez, si vous le pouvez, le retour dans les grandes villes entre 15 et 21h.
Et c'est François Bayre qui est avec nous jusqu'à 9h ce matin. Sur France Info, Gilles Bornstein, question.
Oui, vous me permettez avant... Gilles Bornstein, excusez-moi. Vous me permettez de dire un mot sur les titres qui viennent de nous être annoncés. Et le premier d'entre eux, c'est-à-dire dans le sud-ouest, dans les cinq départements du sud-ouest, des éleveurs de canards qui vont être, qui sont dans une situation mais tragique de tristesse et de crise économique. Et qui refusent l'abattage. Et il faut absolument les aider. Certains refusent l'abattage. C'est pas ça. C'est pas ça. D'accord. Ils sont dans le désarroi. C'est tout leur métier. C'est tous leurs animaux qui partent. Et il faut absolument les aider.
Parce que ce qu'on ne dit pas assez, c'est pas pour eux qu'on va abattre les canards. C'est pour protéger le reste des élevages français. Et donc la solidarité nationale doit s'exercer à l'égard de ceux qui sont en première ligne de cette tragédie. Et elle ne s'exerce pas suffisamment aujourd'hui ? Pour eux, en tout cas, je pense qu'on peut aller plus loin et qu'il faut les rassurer davantage sur ce point. Vous demandez qu'on les aide encore davantage. C'est ça. Je demande qu'on fasse le travail de solidarité nécessaire. Et certains éleveurs se regroupent pour, là, actuellement dans le sud-ouest, pour qu'ils ne soient pas procédés aux abattages. En tout cas, je pense à eux. Gilles Bonchon.
Hier, François Fillon a accepté l'idée d'ouvrir son éventuel futur gouvernement à des membres de Sens commun, une association catholique radicale qui s'était fait connaître pour son opposition au mariage pour tous. On écoute François Fillon. C'était sur Radio-Gilles. Sens commun fait partie des hommes et des femmes qui sont des Français, fiers de leur pays, attachés à leur tradition, pour lesquels j'ai beaucoup de respect. Donc c'est des composants. Il pourrait y avoir des personnalités de Sens commun au sein du gouvernement. Et pourquoi pas ? Et pourquoi pas ? Qu'est-ce que vous en dites ?
Vous voyez bien ce que tout cela révèle. Il y a aujourd'hui, en France, on le sait ailleurs dans le monde, des mouvements qui veulent que leur conviction religieuse fasse la loi pour tous. C'est un très grand choix. Le choix français, le choix de la laïcité, je le dis d'autant plus qu'il n'y a pas de secret, tout le monde sait quelles sont mes convictions à moi. Le choix de la laïcité, il est extrêmement précis. Il dit, ça n'est pas la foi qui fait la loi. On a des convictions personnelles, familiales, on y tient, c'est très très important. Mais la société est pluraliste, il y a des convictions religieuses différentes, et donc il faut séparer la foi de la loi.
Vous voyez bien qu'il y a des mouvements divers dans diverses sensibilités qui veulent que la loi soit soumise à la foi. La France, pour que nous puissions vivre ensemble, a fait le choix exactement construit de la laïcité, de séparer l'un de l'autre. Et que, simplement par intérêt de camp, parce que c'est ça que François Fillon a dit, c'est notre camp, c'est la droite. Ce sont des gens avec lesquels je ne peux pas avoir envie de gouverner. Eh bien, moi je pense que de ce point de vue-là, il faut faire extrêmement attention, parce qu'alors, quels reproches pouvons-nous faire à d'autres qui, eux aussi, veulent définir la loi à partir de la foi ? Vous voyez bien que...
Vous parlez de l'islam, par exemple ? Vous parlez de quoi ? Vous savez bien, il y a partout dans le monde, pas seulement dans l'islam, regardez ce qui se passe en Inde, par exemple, vous allez voir. Il y a partout dans le monde ce grand courant-là qui dit le plus important de tout, c'est la religion, et il faut tout définir à partir de la religion. Nous, nous pensons, Français, que le plus important de tout, c'est que nous vivions ensemble et que nous respections le pluralisme des sensibilités. Autrement, ça porte un nom au bout de ce chemin, c'est la guerre de religion. On va se battre pour imposer notre religion ou nos principes aux autres.
Donc vous pensez que François Fillon fait une erreur ? Je pense que François Fillon, de ce point de vue-là, est dans une logique qui n'a cessé depuis des mois et des mois de dériver dans ce sens. Emmanuel Macron a un embarras avec l'un de ses militants qui s'appelle Mohamed Saou, qui n'est pas connu du grand public. Ni de moi, je dois dire. Ni de vous. Ah, vous ne connaissez pas l'histoire. Alors, Mohamed Saou est référent, puisque c'est le terme qui est employé dans le mouvement en marche de ce mouvement dans le Val-d'Oise et investi pour les élections législatives.
Mais la mémoire d'Internet a restitué des propos de Mohamed Saou, je ne suis pas Charlie, et puis une certaine proximité avec des courants radicaux de l'islam qui lui sont reprochés. Et invité de Beurre FM vendredi dernier, hors micro, Emmanuel Macron a défendu Mohamed Saou. Certes, a-t-il dit qu'il est un peu radical, mais c'est quand même un type bien. Écoutez, Emmanuel Macron, hors micro, je le précise.
Mais il a fait un truc un peu plus radicaux. C'est ça qui est compliqué. Oui, c'est clair. Non, non, c'est clair. Parce que c'est un type très bien, moi, en plus. Et c'est pour ça que je ne l'ai pas viré.
Voilà, donc je ne vais pas le virer, c'est un type très bien, mais c'est vrai, il a fait deux ou trois trucs radicaux. Vous ne connaissez pas l'histoire ? Non, je ne le connais pas. Parce que là sur Internet depuis vendredi, ça a beaucoup fait parler. Je ne le connais pas, et je ne crois pas tout ce qui est écrit sur Internet sans vérification. Mais là, vous pouvez vérifier. Mais permettez-moi de dire une chose précise. Il peut y avoir des gens qui font des erreurs et qui, par ailleurs, soient dans leur vie, dans leur manière d'être, des gens bien.
Simplement, la responsabilité du patron, la responsabilité ici, en l'occurrence, du candidat, elle est de dire vos opinions ne peuvent pas déstabiliser le groupe que nous formons ensemble. ne peuvent pas déstabiliser ce mouvement qui s'est formé. Parce que, de ce point de vue-là, il y a des risques. Et c'est à peu près exactement, je crois, ce que Macron a dit. Est-ce que... Ah, pardon.
Pardon, excuse-moi. Est-ce que ça veut dire qu'un mouvement qui se forme vite, qui, il y a un an, était quasiment embryonnaire et qui, aujourd'hui, en est où il est, ça veut dire forcément qu'il y a des erreurs comme ça qui se glissent à l'intérieur et qui sont extrêmement difficiles à éviter et qui, peut-être...
Fabienne Synthès, je ne connais rien d'aussi difficile que de bâtir un mouvement politique qui, tout d'un coup, attire des centaines de milliers de personnes. Je le sais, je l'ai fait.
Ça veut dire qu'il peut y en avoir d'autres.
Et avec bien des difficultés. Et encore avions-nous la colonne vertébrale, la structure du grand courant centriste français.
Et vous allez vous assurer qu'il y a les garanties pour vérifier ? Par exemple, il y a tous les candidats législatifs. Vous allez vous occuper de ça, à peu près ?
En tout cas... Enfin, m'occuper. En tout cas...
Vous comprenez la question.
J'insisterai et je pèserai de toute mon influence si j'en ai pour qu'en effet il y ait ce choix éclairé qui fasse qu'on ne se retrouve pas avec des mouvements déstabilisés de l'intérieur. C'est très difficile à faire. Je l'ai dit à Emmanuel Macron souvent et à ses équipes souvent. En tout cas, c'est une des raisons pour lesquelles nous, le centre indépendant, le MoDem, restons comme un allié. Parce que, en effet, c'est très difficile de bâtir une solidité au travers du temps. J'y aiderai autant que je le pourrai avec l'expérience qui est la mienne. Voilà, donc vous regarderez le cas de Mohamed Saoud qui agite un peu la scène politique et vous vous ferez votre opinion.
Votre ami, Jean Lassalle, c'était votre ami et candidat à l'élection présidentielle. Il parle de votre ralliement à Emmanuel Macron. C'était sur Europe 1. Pas mon ralliement, mon alliance.
d'opportunité que je n'aurais jamais fait parce qu'il est aux antipodes de tout ce qu'il a toujours dit. Je ne comprends pas, mais je sentais qu'il n'était plus dans le coup.
Voilà, c'est votre ami Jean Lassalle qui ne comprend pas pourquoi vous avez, comment vous dites ? Alliance. C'est alliance avec Emmanuel Macron. Nous avons fait une alliance parce qu'une alliance, c'est entre partenaires qui sont dans une situation de co-responsabilité. Voilà, c'est ça. Vous regrettez que Jean Lassalle soit lancé dans cette aventure ? Je ne parle pas de ce sujet. Pourquoi ? Je vous ai déjà opposé ça parce que ça ne ressemble en rien à ce que je crois, à ce que j'espère de l'avenir et à ce que nous avons pendant des années bâti ensemble.
Allez, la suite dans une minute. Jean-Michel, il est 8h50. Voici vite en matière.
Le président du club de foot de Bastia assure qu'il prendra les décisions qui s'imposeront après les violences d'hier sur la pelouse de Furiani. Les supporters corse ont frappé des joueurs lyonnais. La seconde période n'a pas pu se jouer. Convaincre les indécis, conserver une certaine dynamique dernière semaine à enjeu pour les candidats à la présidentielle et encore d'importants meetings. Deux à Paris ce lundi, Emmanuel Macron à Bercy, Marine Le Pen au Zénith ce soir. François Fillon lui est attendu à Nice. Le président turc aussi a fait campagne jusqu'au bout. À l'arrivée, succès étriqué pour le référendum constitutionnel de Recep Tayyip Erdogan. Un peu plus de 51% des voix.
Les grandes villes, Istanbul, Ismire, Ankara ont voté contre. L'opposition ne reconnaît pas sa défaite et demande un recompte. Et puis dans le sud-ouest, c'est parti jusqu'au 28 mai. Nouvelle campagne de vide sanitaire pour essayer d'en finir. Enfin, avec la grippe aviaire, les oies, les canards touchés par le virus vont tous être abattus.
François Bayrou est avec nous dans l'émission politique de France Info. Gilles Bernstein, question ? Votre nom est souvent cité pour Matignon
en cas de victoire, pardonnez-moi, d'Emmanuel Macron. Alors j'ai une question assez simple. Est-ce que vous en avez envie ?
Ce nom, enfin, si mon nom est cité, ça n'est jamais par moi. Ah non ? Non, c'est pas ce qu'on a dit. Je n'ai jamais... Sinon, vous ne poserez pas la question. Mais si vous voulez le faire à l'arrivée. Je n'ai jamais ni de près ni de loin participé à ce petit jeu. Et je vais vous dire, je l'ai déjà dit, mais je le répète, et ceci est la vérité simple des faits, je n'en ai jamais parlé avec Emmanuel Macron. Mais ce n'était pas ma question. Pour une raison très précise, c'est que c'est la responsabilité du président de la République. Pas du candidat, pas des gens qui font des ententes. C'est la responsabilité du président de la République.
Mais ma question, c'est qu'est-ce que vous en avez envie ? Et je ne raisonne pas sur ces questions à partir de l'envie. Ça vous paraît surprenant ? À partir de quoi vous raisonnez ? Ça vous paraît surprenant ? À partir de quoi vous raisonnez sur ces questions ? Je sais deux choses. Oh, elles sont simples. La première, c'est que je ne cesserai jamais de m'occuper de ma ville de Pau. Et la deuxième, c'est que je ne cesserai jamais de servir autant que possible l'idée que je me fais de l'avenir du pays qui a tellement de problèmes.
Est-ce que vous resterez à Pau ?
Est-ce que vous pouvez affirmer aujourd'hui que je ne serai pas ministre ? Excusez-moi, vous ne m'avez pas tout à fait écouté. Alors donc, de ce point de vue-là, sortez de la fausse naïveté dans laquelle vous êtes. La situation, d'après la présidentielle, nous ne la connaissons pas. Moi, j'espère qu'Emmanuel Macron sera élu. J'espère qu'il y aura une majorité nouvelle autour de lui. J'espère qu'il y aura un gouvernement qui sera un gouvernement solide et je ferai tout ce que je peux pour qu'il en soit ainsi. Et je n'ai pas envie d'entrer dans le petit jeu auquel vous essayez de me faire livrer.
Quand vous dites qu'il y aura une majorité nouvelle autour de lui, mais vous avez dit aussi peu de temps avant que vous alliez toujours favoriser votre ville de Pau, ça veut dire que le cas échéant, vous ne favorisez pas l'Assemblée nationale histoire d'apporter un soutien à Emmanuel Macron ?
Ça, il est vrai, je l'ai déjà dit, je ne serai pas candidat aux élections législatives. Est-ce que la situation n'est pas changée parce qu'il faut donner une majorité à Emmanuel Macron ? Je ne serai pas candidat aux élections législatives. Je l'ai déjà dit deux fois ou trois. Quand vous voulez être clair, vous l'êtes. Mais je le suis. Je ne serai pas candidat aux élections législatives. J'ai été député pendant longtemps et je ne le regrette pas, mais en tout cas pour moi, ça n'est pas ce moment-là. L'engagement citoyen qui est le mien ne passe pas par l'Assemblée nationale en 2017. La question du Premier ministre n'est pas une question politicienne d'Emmanuel Macron.
C'est une question légitime parce qu'on se demande avec qui les candidats qui peuvent aujourd'hui prétendre à l'Elysée vont gouverner. Emmanuel Macron, invité de BFM, vient de dire à l'instant que le Premier ministre qu'il nommerait s'il était élu ne serait pas issu de la société civile mais serait issu du monde politique parce qu'il a besoin d'une certaine expérience. C'est peut-être pour cette raison, je ne veux pas vous flatter, François Bayrou, que votre nom est cité. Le jeu des pronostics c'est le vôtre et ça n'est pas un pronostic. C'est une analyse. Qui a-t-il autour d'Emmanuel Macron ? Pas grand monde pour occuper ce poste-là. Vous voyez des gens capables de l'occuper ?
Si vous voulez bien regarder les autres... Les autres qui ? Les autres candidatures. Non, non, non. On va rester sur celle d'Emmanuel Macron. Non, non. C'est trop facile. Non, non, non. On ne parle pas des autres, on parle d'Emmanuel Macron. La ficelle est un peu grosse si je puis me permettre. Il n'y a pas de ficelle. Je considère que vous avez cité... Il y a deux ou trois noms qui sont cités autour d'Emmanuel Macron. Deux ou trois ? Il y a-t-il des noms cités autour des autres ? Quels noms autour d'Emmanuel Macron ? Vous n'avez qu'à lire les articles de journaux. C'est votre boulot, ça n'est pas le bien.
Il y a des noms cités autour des autres ?
On parle de François Barron. Très bien. Un, par exemple, autour de l'hypothèse Le Pen, Mélenchon, vous voyez des... La vérité, c'est qu'il n'y a... C'est ce que je disais, il faut parler de la campagne d'Emmanuel Macron. La vérité, c'est qu'il n'y a qu'une seule équipe suffisamment soudée, cohérente, qui partage les mêmes objectifs pour qu'on puisse, en effet, en dire du... Y dire des noms, c'est l'équipe d'Emmanuel Macron. Il se trouve que c'est une équipe de renouvellement. Ça, c'est vrai. Mais du coup, quand il dit qu'il a besoin d'expérience à ce poste-là... Vous me permettez, Fabienne Sintès, de finir et on y revient après. N'est-ce pas ? Quel est le choix de dimanche prochain ?
Le choix de dimanche prochain, c'est ou bien on reste dans le système classique qui nous a conduits où nous sommes. Le système. Usé, à mes yeux, des deux parties, gauche et droite, qui se renvoient le pouvoir à chaque alternance et qui, au bout du compte, nous conduisent dans l'impasse, ou bien on cherche des rassemblements plus larges pour que la politique qui doit être conduite le soit. C'est ça, la question. et la seule possibilité de renouvellement et de rassemblement plus large, c'est celle qu'Emmanuel Macron propose. Question de la famille.
Mais le besoin d'expérience au poste de Premier ministre, est-ce que ça, vous le reconnaissez ? Vous dites oui, il a besoin d'expérience à ce poste-là.
Moi, je ne connais pas de gouvernement qui ne soit pas ou à la tête duquel ou dans lequel on ne souhaite pas des expériences importantes. Je ne le... Franchement, je ne l'imagine même pas. Vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron ? Ce n'est pas la société civile qui fournira un Premier ministre à Emmanuel Macron s'il est élu président. C'est le monde politique. Je pense que c'est raisonnable, mais... C'est presque un acte de candidature, ça. Le champ se restreint, quand même. Oh, vous le voudriez. Mais il se trouve que ce n'est pas vrai. Et non, vous ne m'embêtez pas, tout le monde.
Franchement, si je n'avais été embêté dans ma vie que par la question de savoir est-ce que vous acceptez d'aborder la question de Premier ministre, je vous assure que je me serais porté tout au long de ces années beaucoup mieux. Donc la question n'est pas celle-là. Je n'ai jamais abordé la question avec lui, même sous l'angle que vous venez de dire. Jamais.
On parle de Premier ministre. Il y aurait un ancien Premier ministre justement qui serait peut-être au meeting tout à l'heure. Il s'appelle Dominique de Villepin. Vous avez des informations là-dessus ?
Excusez-moi. Aucune. Je l'ai lue sur Twitter comme vous. Je ne sais pas si c'est vrai ou pas. Vous le souhaiteriez ? C'est une bonne idée ? Oui. Vous le souhaiteriez ? Je trouve que les expressions de soutien qui s'équilibrent, qui forment un équilibre, on a eu des soutiens du centre, on est parti avec ça, on a eu des soutiens de gauche, on a des soutiens de droite. Jean-Louis Debré, par exemple, lorsqu'il a dit que pour lui ça irait dans ce sens-là, c'est un soutien important. parce que ce que le gaullisme a apporté, à mon sens, ne trouve pas sa place dans la candidature ou dans la manière dont François Fillon présente les choses.
Le gaullisme, c'est autre chose, c'est autre chose de plus grand. Et donc, que Dominique de Villepin ait laissé entendre qu'il pourrait soutenir la candidature d'Emmanuel Macron, je trouve que c'est très bien, que Jean-Louis Debré en ait fait autant, et d'autres, il y a, je crois, une dizaine de ministres qui ont été dans les gouvernements de Jacques Chirac qui sont présents pour soutenir Emmanuel Macron. C'est un équilibre bienvenu. Merci François Royeroux d'avoir accepté l'invitation de France Info.
Et merci à tous. On se retrouve demain, même au même endroit.
François Bayrou