#RDLS40 : LA RÉUNION, STX, ALSTOM, MACRON ET L'EUROPE, DÉBAT AVEC PHILIPPE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« C'est le département d'outre-mer français le plus peuplé il y a huit cent soixante mille personnes comme ça, bon ils vont être un million en un tour de main. »
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« ils ont réussi à sortir 330 doctorants en l'espace de dix ou quinze ans. »
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« Pour huit cent mille euros, bon, ça traîne, bon alors... c'est en train de se régler, ils vont changer toutes les... toutes ces machines. »
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« Le TGV c'est... les fleurons de l'industrie française Derrière avec des dizaines de brevets, des milliers de savoirs-faire. »
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« On va faire... on va regrouper l'Europe et on va la construire sur une Europe de la défense. »
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« Vous avez vu l'émission que qu'on a fait avec Édouard Philippe ? Bon j'ai essayé de remettre les arguments qui permettent de comprendre pourquoi c'est une politique pour les riches, par les riches et exclusivement pour eux. »
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« C'est le pays record d'Europe des versements de dividendes. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour. C'est la quarantième revue de la semaine. Ça commence à faire un bon paquet.
Allez on ne traîne pas. Générique. Bon, la dernière fois que j'ai fait cette petite revue de la semaine, je vous ai dit, je m'en vais à l'île de la Réunion, je vais vous en parler dès que je reviens, etc, etc...
Bon...
Et puis le temps a filé et... j'ai pas fait du tout de référence à ce séjour dans l'île.
Pourtant j'en reparle cette fois-ci, vous allez voir pourquoi. Parce que l'actualité est venue apporter un éclairage sur ce qui me paraissait important au point d'y aller. Donc je suis allé dans l'île de la Réunion, parce que c'est une île qui se trouve dans l'océan indien, n'est ce pas.
C'est le département d'outre-mer français le plus peuplé il y a huit cent soixante mille personnes comme ça, bon ils vont être un million en un tour de main. C'est un volcan, l'île elle même. Alors, comme c'est un volcan, il n'y a pas de plage et le... c'est tout de suite les grands fonds autour de cette île.
C'est ce qui va lui donner des opportunités particulières pour toutes les questions d'énergie de la mer, en particulier pour retravailler la différence entre les grands fonds qui sont froids et la surface de l'eau qui est plus chaude, donc on peut mettre en place des machines qui tournent du chaud vers le froid et ainsi de suite, qui sont une sorte de mouvement perpétuel liés à cette différence de température. Je donne cet exemple parmi d'autres, parce qu'il y avait tout un plan sur l'île pour parvenir à l'autonomie énergétique. Plan qui a évidemment été abandonné dès que les progressistes ont quitté la tête de l'île.
En ce moment dans l'île, il y a un exemple de l'irresponsabilité écologique humaine. Je vous le raconte en un mot. Comme c'est un volcan, évidemment la route qui fait le tour, soit elle passe au dessus soit elle passe au bord.
Et je ne sais pas pourquoi, ils ont été collé une route au bord, c'est-à-dire entre la mer et la falaise, hein ? Évidemment, continuellement, la falaise, ben elle s'écroule sur la... sur la route...
ça bouche tout, y-a pas moyen d'élargir. Alors, il y avait eu un plan qui était de passer par le dessus, de reprendre des voies ferrées qui existent, de les élargir... enfin bon des choses assez intelligentes.
Évidemment ils ont choisi le truc le plus... qui coûte le plus, hein... et puis qui permet, comment dire, la plus grande de circulation d'argent.
Allez construire une route dans la mer, bon. Donc ils ont commencé à construire la route dans la mer. Alors maintenant, on ne peut plus l'arrêter, mais tout ça est absurde, ça coûte un fric, mais monstrueux !
C'est absolument irresponsable sur le plan écologique parce que pour faire une route dans la mer, et bien forcément il faut ramener du remblai, des cailloux, du machin...
Enfin tout ça créé des dégâts partout. On commence à acheter des pierres, rendez-vous compte...
Alors les gens sont contents, ce qui ont un champ où il n'y a que des pierres. c'est... c'est intéressant quoi.
Ils ramassent les pierres puis ils vont les vendre. Et maintenant, oui, il y a en effet une inflation sur le prix des pierres, tout ça pour remblayer et faire que cette route soit au large. Alors évidemment, la route, elle est au dessus de l'eau hein, quand même, à... mais pas assez, si on tient compte des typhons qu'il y a maintenant.
Donc tout ça est un gâchis incroyable, ça coûte un fric fou et évidemment, il s'est collé là-dessus une histoire que la justice est en train de suivre sur la circulation de l'argent qui sert à construire tout ça. Bon, mais ça, c'était pas le plus important, quoique ça avait de l'importance. Mais.. moi je suis allé voir l'université de la Réunion parce que c'est ça qui m'intéresse.
Voyez-vous, c'est une chose extraordinaire cette université. Parce que.. ils ont réussi à sortir 330 doctorants en l'espace de dix ou quinze ans.
Ça veut dire c'est top niveau. D'accord? Et pour une population qui est comme ça au milieu de l'océan indien, entourée de beaucoup d'endroits qui sont en état de sous développement pour ce qui est du niveau de l'instruction qu'il est possible de donner aux populations.
Enfin c'est un atout extraordinaire, que d'avoir chez soi, les gens les mieux formés, parce que bon, d'abord ils peuvent servir sur l'île, hein, donc sans cesse amener leur capacité d'invention, d'imagination, puis en plus sur le continent qui est juste à côté, c'est l'Afrique, hein? Puis un peu plus bas, vous avez Madagascar. Mais donc on est bien là.
On peut rendre service à tout le monde. Alors, ils ont une super donc université. Je suis allé la visiter parce qu'en plus ils se sont offert le luxe de faire un bâtiment qui n'est pas seulement éco-positif... enfin ils se passent complètement de réfrigération et de clim et de tout ça...
Donc ça vaut le coup d'aller voir ça, parce que ça a été conçu avec beaucoup d'intelligence, beaucoup de... de subtilité, et on revient à une sorte d'architecture qui est plus inscrit dans les... dans les éléments naturels.
Par exemple il faut qu'elle soit orientée en fonction de là où souffle les vents d'habitude. C'est pas le béton habituel...
Pak! J'te colle là dans le sens qui m'arrange et je m'occupe pas de savoir s'il pleut, s'il neige, s'il vente et dans quel sens passe le vent et... et de quel côté coule la rivière parce que l'être humain se fiche de l'harmonie avec la nature.
Donc là on est... vous voyez, on est sûr de la pointe tout le temps.
Pour le bâtiment, pour le contenu de... de l'éducation.
Alors j'ai vu aussi une machine qui est installée dans... dans cette université.
Et bon, c'est une machine qui sert à raccourcir le circuit pour l'internet et toutes les liaisons de cette nature, les liaisons numériques. Si vous voulez, au lieu que le signal aille de l'île de la Réunion à la métropole, pour revenir ensuite, bon bah il est... il est produit sur place, et puis il est immédiatement relayé.
Pour ça ils ont une machine qui tient dans une... une armoire qui vaut pas chère... alors là, ben sauf que ça fait deux ans qu'ils pleurent pour pouvoir changer tout ça et pour... et tout ça pour un crédit de 800 milles euros, imaginez-vous 800 milles euros c'est rien dans un budget... d'université.
Pour huit cent mille euros, bon, ça traîne, bon alors... c'est en train de se régler, ils vont changer toutes les... toutes ces machines.
Moi je suis reparti donc plutôt content, en me disant : bon je vois ce qu'on pourrait faire si on gouvernait le pays, sur quoi on s'appuierait, etc...
Là-dessus je rentre, et qu'est ce que j'apprends ? Que pendant que, sur l'île de la Réunion française, les gens se donnent un mal de chien pour développer une université, pour... euh... réfléchir à des idées pour la suite, comme par exemple, Le Port, qui est la ville un peu phare de la Réunion, avec un... un équipement portuaire magique qui est là, hein... qui demande qu'à...qu'à s'accroître pour donner à l'île une forte présence dans cette zone du monde donc Le Port, qui reste beaucoup à travailler, hein, je préfère vous le dire, parce que...
Et sans oublier évidemment, le fait qu'il y a toujours pas de lycée des professionnels de la mer à la Réunion...
C'est en France, c'est au delà du grotesque! Ça fait onze ans qu'on en parle, personne ne fait rien, hein ? Bon.
Donc je trouve que tout ça est assez lamentable mais les gens là-bas, sur place, ils font des choses, par exemple la ville du Port aide avec la région, il y a un petit centre de formation aux métiers de la mer mais clairement il est totalement sous-dimensionné, c'est bien ce qu'ils font... non mais c'est... c'est pas à la hauteur du défi, d'ailleurs eux-mêmes ils sont d'accord pour être nationalisés, pour devenir un grand centre des métiers de la mer.
Parce que dans le coin, tout le monde a besoin de... de cet.. de cet appareil à qualifier les gens.
Il y a un port donc faut bien... le personnel qui est là, faut qu'il apprenne son boulot.
Alors là, à nouveau, on recommence les bêtises pour former les gens qui font marcher les machines qu'il y a sur un port, qu'est ce qu'on fait ? Ah ah et bien on les envoie au Havre. Vous vous imaginez, c'est à 12000 kilomètres de là.
Et les gens du coin disent : ah ben non, ben ça serait mieux si on allait à Durban. C'est en Afrique du sud. Mais on peut le faire chez nous non ?
Enfin, c'est incroyable ! C'est un port. On sait faire, on sait organiser, on sait où sont les profs, on sait... bon.
La ville donne le terrain pour rebâtir le lycée professionnel de la mer...
Franchement c'est exaspérant de voir que sur un sujet pareil, on tourne en rond, papote, dans le meilleur des cas ! Mais on ne fait rien ! C'est insupportable.
Ils font rien. Bon on en est là, et là je rentre et je reçois un coup de fil du député européen de la Réunion, Younous Omarjee, et après ça il y a Jean Hugues Ratenon qui est le député insoumis du coin qui me disent m'enfin on comprend plus rien. Voilà que...
Tenez vous bien, il y a une université privée qui se construit à l'île Maurice, qui se développe, elle fait venir des enseignements des principales universités et grandes écoles françaises qui vont aller développer un pôle universitaire à Maurice, et à Maurice on parle quoi ? Anglais Donc nous les français, on est en train d'entretenir, on va aider à développer alors qu'on... une... une... un enseignement en anglais, alors qu'on dispose nous-mêmes d'une université et que sur le continent qui est à côté la langue majoritaire, c'est le français.
Voilà, voilà, voilà le genre vous savez de... d'abandon...
ça doit être encore deux trois gars dans un coin qui se croient vachement intelligents, en disant : oui on va aider, l'anglophonie maintenant c'est l'avenir bla bla bla et qui abandonnent leur pays. C'est de même nature, hein, que les discours de Macron ou de...
Édouard Philippe sur, vous savez, les champions européens. Alors les gars, ils savent pas comment cacher qu'ils ont aucune idée, qu'ils savent rien faire, que les capitalistes français sont bons à rien, qu'ils ont même pas trouver un peu d'argent avec tout fric qu'on leur donne pour aller dire : ah ben écoutez... ah y-a un chantier naval qui est à vendre en France... ben très bien, nous les capitalistes français, on l'achète.
Ils prennent zéro risque. Le chantier naval, il a un carnet de commandes qui est rempli pour dix ans et bien même ça ils le font pas, parce que ce sont des rentiers de l'argent public. Le grand capital français, c'est ça.
C'est des donneurs de leçons mais qui ne font à rien. Et quand vous prenez...
ça c'est pour le chantier STX qu'on a fini par vendre aux italiens et puis pareil pour le TGV qu'on a vendu cette fois-ci aux allemands, parce que c'est ça qu'ils ont fait, hein...
Et alors à chaque fois, ils recommencent leurs grands gargarismes pour faire face au champion chinois. Mais champion de quoi ? Chinois de quoi?
Le but de la... de... des équipementiers européens ben c'est déjà d'équiper l'Europe, non?
Faut arrêter de penser marché et c'est pas comme ça que les choses se présentent. En Europe, on a besoin d'un maillage de réseaux de trains à grande vitesse pour économiser les trajets en avion, économiser les trajets en voiture parce que c'est écologiquement sain de faire comme ça. Et donc dans un marché de 350 millions de personnes ça va, il y a de quoi faire vivre un champion européen, à condition de faire du protectionnisme solidaire, c'est à dire de décider que notre train sert à équiper notre territoire et les chinois, eux, ils équipent leurs territoires et puis ceux qui leur demandent un coup de main bien sûr.
Bon donc, c'est pas un argument, l'argument des marchés de taille mondiale, tout ça c'est des histoires, hein. Et ça sert à se cacher au moment où on capitule. Et la honte que c'est de céder le TGV à Siemens.
Mais est ce que vous entendez ça les gens : le TGV c'est... les fleurons de l'industrie française Derrière avec des dizaines de brevets, des milliers de savoirs-faire.
Une pâle de turbines, ça se règle au micron, c'est des choses qui sont d'une précision totale aussi bien pour les outils, les matériaux, les ouvriers qui les font tourner, les architectes de trains, les ingénieurs qui mettent au point toutes ces machines. Tout est abandonné. Voilà ce que ces gens ont fait.
Alors ils viennent, il dit : on va faire un champion européen "pa-ca-ca-ca" et ça caquette européen. Ils avaient dit... alors, ils rajoutent : nous allons faire un Airbus européen.
Mais attends Airbus avec les règles actuelles de l'Europe, on peut pas le faire. Parce qu'il y avait des avances de recettes, parce qu'il y avait des commandes d'Etat qui étaient bloquées. Tout ça c'est interdit aujourd'hui.
Airbus maintenant, on l'a à moitié donné aux allemands, pareil pour faire un champion européen et que les allemands n'aillent pas s'allier avec je ne sais plus qui à l'époque, qu'est ce qu'on nous avait sortis comme argument. Résultat : les allemands qui dirigent Airbus sont en train de foutre dehors un par un tous les français qui s'y trouvent et qui ont fait tout le travail jusque-là. Et ils embauchent des américains qui à la fin vous verrez feront comme pour Alstom, c'est à dire, ils procèdent de la manière suivante : ils trouvent une histoire un peu pourrie, mmhh... avec un peu de corruption dedans et ils disent ben voilà, on vous met une amende de tant et vous monsieur qui êtes le pdg de l'entreprise, on va vous poursuivre.
Voilà. Jusqu'à ce que le gars dise : Bon très bien je jette l'éponge. Ok rachetez la boîte.
C'est ça qu'ils ont fait avec Alstom et je vous passe tous les épisodes...
Vous avez ça sur mon blog parce que moi j'ai suivi cette affaire d'Alstom pendant les six ans que ça a duré Parce que ça a été démembré petit à petit, hein. C'était un grand champion unique en France...
Il y avait... le chantier naval il y avait le train, il y avait plein d'autres choses et ça a été dépecé.
Voilà nous avons été dépecés. Et le président de la République et le premier ministre ont vendu à la découpe deux grands fleurons de l'industrie française, voilà. Je trouve que c'est honteux.
Et quand on nous dit on va faire des champions européens, je vous ai raconté ce qui s'est passé avec l'exemple de Airbus, mais je pourrais vous rappeler ce qui s'est passé avec Arcelor quand on a commencé à tout vendre, pour tout regrouper, on a dit : on va faire un champion l'Airbus de la sidérurgie ! Résultats et bien c'est monsieur Mittal qui a tout racheté et il n'y a plus rien. Voilà donc... moi je suis très très très très déçu par cette attitude de gens qui se croient... et à la fin, vous comprenez comme ils capitulent sans arrêt... alors ils habillent avec des mots leur capitulation.
Le président de la République a fait un discours à la Sorbonne, cette semaine Bon, comme ça durait un temps fou, une heure et demie. Bon là, il peut être long, moi aussi ça m'arrive, hein. Bon mais... il faut voir.
Bon alors, il y avait...
C'était comme... vous savez comme... comme une tranche de gaufrettes de citations et toc, un délire, une gaufrette de citations et ainsi de suite.
Il a tenu comme ça pendant une heure et demie pour dire des choses qu'on a déjà entendu 100 fois et qui sont un tissu d'inepties. Par exemple on va faire... on va regrouper l'Europe et on va la construire sur une Europe de la défense.
Bon alors, je sais pas qui ça peut séduire une idée pareille mais c'est absurde. Une Europe de la défense contre qui ? Pour quoi faire ?
Avec quels armements, avec quels moyens ? Ah bas ça, on connaît déjà la réponse. Il avait donné au début du mandat.
On fera des grands consortiums et ça sera pas toujours les français. Ça va, on a compris ce sera jamais les français. Voilà.
Parce que les armements sont acquis pour être compatibles avec le système de l'Otan, les nord-américains, donc c'est toujours en anglais c'est toujours par les anglo-saxons. Donc re-le v'là revenu avec son Europe de la défense dont il nous dit ni contre qui on va se défendre, ni... ni avec quels moyens, ni avec quelle stratégie, parce que c'est pas tout de dire on va se faire une Europe de la défense...
Se défendre comment ? Comment dites ? Nous les français, on a une doctrine, c'est la dissuasion.
Ça vaut ce que ça vaut, mais on en a une. Bon. Alors il parle, il parle, il parle et puis il dit : il faut maintenant créer une europe plus intégrée et d'abord on n'a pas besoin a-t-il dit...
Tout le monde s'en fout, ça a été relevé nulle part... d'une commission.
La commission européenne. Voyez c'est le coeur de leur machin. Une commission avec 30 membres où chaque Etat a son délégué et il ajoute : les grands pays n'ont qu'à retirer leurs commissaires Vous rendez compte de ce que ça veut dire ?
Ça veut dire qu'on aurait une construction supranationale où la France serait dirigée par les commissaires lituaniens, lettons que sais-je encore, des pays tout à fait respectables, enfin... c'est pas possible on n'a pas décidé une chose pareille, non !
Et alors voilà. Alors il a fini par trouver le mot final, il ne veut plus entendre parler de souveraineté nationale parce que ça n'a pas de sens et c'est forcément une souveraineté européenne. Et ben non !
C'est la souveraineté européenne qui n'a pas de sens. Ça ne veut rien dire la souveraineté européenne de quoi sur quoi ? De qui sur quoi ?
De quoi parle-t-on ? Il est incapable de définir de quoi on parle. Par exemple si vous dîtes que vous faîtes un groupe ferroviaire avec Siemens et et tgv, c'est la souveraineté de quoi que vous assurez dans cette histoire ?
Le droit d'aller vendre pour les actionnaires de Siemens et de... d'Alstom des trains au Brésil ?
Et avoir des actions rémunérées parce qu'on a vendu un train au Brésil. Mais pour quoi faire ? Pourquoi faire ?
C'est pas... c'est pas notre sujet à nous.
Nous on s'occupe d'équiper notre continent donc s'il doit y avoir une souveraineté c'est quand on décide d'équiper de telle ou telle manière notre continent, pas de dire et ben il y a le libre marché, c'est lui qui va décider de tout ça. Donc on emboîte des concepts qui sont absolument contradictoires les uns avec les autres. Si vous faîtes une Europe qui est un marché unique, ouvert sur le reste du monde, où c'est la concurrence libre et non faussée, faut pas venir parler de souveraineté, parce que si vous n'avez plus la souveraineté sur rien à cause de... mais c'est votre idée...
à cause du fait que vous pensez que et ben c'est le marché qui décide de tout et voilà comment cet homme à enfiler des perles mais il y a que lui qui croit à tout ça. Parce que à la fin c'est quand même ça qu'il faut se dire, c'est des gros naïfs ! Pendant que eux sont là, le couple franco-allemand... tout le monde s'en fout du couple franco allemand en Allemagne.
Y-a pas de couple franco-allemand, ça existe pas. Il y a les deux grandes puissances continentales, c'est les français et les allemands par le nombre de leurs populations, même pas par le chiffre d'affaires de leurs entreprises, c'est pas le sujet. C'est les peuples qui comptent dans l'histoire Alors il y a des moments où ils sont très riches, il y a des moments où ils sont moins riches.
Aujourd'hui, l'Allemagne a un atout industriel parce qu'ils fabriquent des bagnoles et des machines outils. On trouve ça remarquable. Mais non c'est de la mono industrie des choses pareilles et ils sont vieillissants.
Voilà c'est ça la situation de l'Allemagne. Ils ont un marché du travail comme on dit absolument dégueulasse où les gens sont mal traités comme c'est pas croyable. Il y a 13 millions de pauvres dans ce pays.
Bon voilà et nous les français, ben on a nos atouts pour nous. On est plus jeune, on est à un niveau d'instruction moyen plus élevé. Chez nous les femmes et les hommes travaillent et les femmes travaillent et ont une vie autonome, ce qui n'est pas le cas en Allemagne.
On a plein d'atouts. On est pas là comme des petits garçons à regarder la pointe de nos chaussures devant nos chers voisins allemands. C'est tout ça, c'est une...
Vous savez c'est les... les classes possédantes en France, elles ont toujours été comme ça devant plus forts qu'eux... ils sont là, ils baissent le nez... bon, c'est toujours le peuple qui fait comme vous le savez la résistance dans la rue, qui fait des choses, qui s'active, qui invente, qui résiste.
Bien sûr, ça a toujours été comme ça. Bon voyez, je suis parti de la Réunion, je vous ai parlé de deux ou trois autres sujets qui étaient dans la semaine. Mais vous, faut bien que vous réfléchissiez à ce qui est en train de se passer parce que, d'un côté, on prend des coups mais alors mais comme jamais sur le plan social.
Maintenant y-en a qui sont, hein?... la peau de saucisses tombe des yeux, hein?
Ça y est, vous avez compris ce que c'est Macron, hein? C'est pas faute qu'on vous ait prévenu, hein, bon. mais non et parce qu'il était jeune, c'était sympa, blablabla... il va refaire la politique autrement... et qu'est ce qu'il fait ?
Il fait la politique des 40 voleurs. C'est à dire qu'ils vous passent sur le dos, ils vous prennent tout. Vous avez vu l'émission que qu'on a fait avec Édouard Philippe ?
Bon j'ai essayé de remettre les arguments qui permettent de comprendre pourquoi c'est une politique pour les riches, par les riches et exclusivement pour eux. Ça parait caricatural, hein? Ça paraît encore caricatural.
Ça paraît toujours caricatural quand c'est nous qui en parlons. Mais quand ils le font, on trouve pas ça caricatural. On trouve ça... moderne, euh...neuf...
Comment ils disent ? Soucieux de l'entreprise. Après vous allez avoir tous ces guignols qui vont défiler aux universités du Medef.
Moi j'aime l'entreprise, non non j'aime l'entreprise, ah oui et je veux ajouter j'aime l'entreprise. Tout ce baratin...
Parce qu'une entreprise c'est un collectif humain qui produit quelque chose. La seule chose qui compte c'est le collectif humain, comment il est traité, et qu'est-ce qu'il produit. Voilà c'est les deux catégories essentielles et le reste... pfff... c'est des histoires de fric qui sont assez secondaires, assez secondaires.
Bon voilà les gens, sinon il y a eu ce débat avec Philippe... bon...
Euh...
On peut dire que le premier ministre était pas en grande forme. Il a pas l'air de toujours très bien se rappeler la politique de son gouvernement Moi j'ai essayé d'avoir un échange avec lui. Vous avez vu dès qu'on rentre dans quelque chose d'un petit peu concret c'est fini, y-a plus personne Est-ce que l'accord de libre échange avec le Canada va s'appliquer ou non? il en sait rien.
Pourtant si, il devrait savoir, c'est son rôle comme premier ministre. Est-ce qu'ils vont fermer 17 réacteurs nucléaires ou pas, comme l'a dit son ministre, pas moi, son ministre Monsieur Hulot. Ben il sait pas.
Il faudra en fermer un certain nombre parce qu'elles arrivent en fin de vie. Et ben ça tombe bien, c'est justement 17 réacteurs qui arrivent en fin de vie de 40 ans, qu'on peut rallonger mais qui arrive en fin. Donc c'est bien ce que je lui ai dit, donc vous allez fermer 17 réacteurs monsieur Philippe ?
Non non, on sait pas, on verra le moment venu et comment on verra le moment venu ? On verra rien du tout le moment venu. On sait déjà quel est le moment et quand est-ce qu'il va venir.
Il faut donc préparer maintenant la relève avec d'autres moyens d'énergie. Alors les commentateurs évidemment vont pas aller dire que il sait pas de quoi il parle, hein, ça se fait pas. Il faut respecter le premier ministre tout ça donc...
Moi, j'ai parfaitement compris tout ça, c'était pas la peine de monter le ton. J'ai dit ce que j'avais à dire sur le sujet, il avait l'air assez embarrassé, surtout quand on parle d'argent, alors là le gars, il est quand même maire du Havre. Il a été maire du Havre très longtemps, donc il sait ce que c'est qu'une population populaire donc il sait très bien que c'est pas possible d'aller dire aux gens : Écoutez, vous êtes pauvres mais finalement je donne mon argent Je donne l'argent qu'on a ramassé sur tout le monde, on va le redonner aux riches.
Ça c'est clair que ça s'entend pas. D'autant qu'au Havre, hein... aux élections présidentielles, hein, ils ont mis quelqu'un en tête...
C'est moi. Donc monsieur Philippe, il sait qu'il y a une limite à cette cupidité sans fin des importants et des possédants et limite, la limite est dans les yeux des gens, et dans les yeux des gens y-a du dégoût en même temps qu'il y a de la souffrance parce que les gens, maintenant, ça commence à comprendre, ça commence à comprendre. Ils sont en train de nous avoir une fois de plus.
Une fois de plus, ils nous font les poches. Vous avez vu sans vergogne. Et ce pays qui pleure misère, c'est le pays record d'Europe des versements de dividendes.
D'accord ? Si vous voulez être bien gras, bien dodu comme capitaliste, c'est en France qu'il faut venir. Parce que c'est là qu'ils prennent le plus d'argent, continuellement, sans fin, tous les ans, tous les jours, toutes les heures, sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt.
Voilà comment ils sont, hein. Rappelez vous-en quand vous les voyez donner... vous faire la leçon, hein...
Rappelez-vous que tout ça est pas très honnête au bout du compte. Bon allez faut donner un petit coup de main pour faire monter cette vidéo dans les tendances tchou tchou tchou, vous mettez des petits pouces bleus si ça vous a plu. Si ça vous a pas plu, bon ben, tant pis, je tâcherai de faire mieux la prochaine fois et puis si vous avez oublié de vous abonner, ben faites-le.
Une autre fois, je vous parlerai de ce que je vais transformer dans mes moyens de communication parce que il y a beaucoup de choses qui vont bouger. Et je crois que ça pourrait vous intéresser. Bon alors des petits pouces bleus... si vous avez oublié de vous abonner, ben abonnez-vous, parce qu'à nous, ça nous donne le moral pour continuer à travailler et à essayer de faire des choses qui font réfléchir.
Jean-Luc Mélenchon