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InterviewBFM TV — BFM Politique (sur Podcast)· 10 septembre 2023 43 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheSolidarités & famille

Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise - 10/09

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 52 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction à ce drame au Maroc et ce séisme qui fait en l'état 2012 morts au Maroc ?

  • 3:25RelanceÉludée

    Comment jugez-vous ce silence des autorités marocaines alors même que ce n'est pas le cas pour tous les pays ?

  • 4:41RelanceÉludée

    Est-ce que ce n'est pas bloqué parce que la France et le Maroc ont de mauvaises relations ?

  • 5:52ComplaisanteRéponse directe

    Ce qu'on retient, c'est que ce que vous nous dites ce midi, c'est qu'en l'état, le président de la République, les collectivités sont à la hauteur du drame dans ce qu'elles proposent pour aider le Maroc ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    On va parler de ce qui s'est passé vendredi soir au Stade de France où le président de la République a été sifflé, aussi de la polémique autour de l'interdiction des Abayas.

  • 6:57OuverteRéponse directe

    Manuel Bompard, ces mots que vous auriez pu prononcer, c'est d'une banalité assez affligeante que le président de la République multiplie les opérations de communication et les coûts marketing ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:03InvitéFait
    « C'est un drame terrible. »
  • 2:48InvitéFait
    « Je veux saluer, de ce point de vue-là, la réaction d'un certain nombre de maires. C'est le cas du maire de Marseille, par exemple. Le maire de Montpellier aussi. »
  • 3:08InvitéFait
    « Le Secours Populaire qui a lancé cette campagne de solidarité. »
  • 3:52InvitéFait
    « Nous avons mobilisé l'ensemble des équipes techniques de sécurité pour pouvoir intervenir quand les autorités du Maroc le jugeront utile. »
  • 4:12InvitéFait
    « Nous avons ce matin mobilisé la Banque mondiale, le FMI, l'Union européenne et l'Union africaine pour, ensemble avec la France, justement marquer aussi un engagement fort de soutien au Maroc, au peuple marocain pour la reconstruction et l'aide financière dans ce contexte. »
  • 7:01InvitéFait
    « C'est d'une banalité assez affligeante que le président de la République multiplie les opérations de communication et les coûts marketing. »
  • 7:10InvitéFait
    « C'est des rencontres de Saint-Denis, de ces 12 heures totalement loufoques et grotesques qui n'ont abouti sur aucune proposition d'ampleur alors que le pays est confronté à une situation d'un point de vue social qui est d'une gravité totale. »
  • 9:12InvitéChiffre
    « à une augmentation du prix des fournitures scolaires de 11%, à une augmentation des prix alimentaires de 21% en deux ans. »
  • 16:26InvitéChiffre
    « pour une situation qui concernait 0,25% des établissements scolaires pour une situation qui a concerné 0,005% des élèves. »
  • 23:13InvitéChiffre
    « il aurait dû donner à l'État 400 millions d'euros. »
  • 25:47InvitéFait
    « Il propose une ristourne de 20 centimes sur le litre d'essence. »
  • 26:22InvitéFait
    « Le maire demande au patron de Total de ne pas augmenter au-delà de 10 euros. »
  • 26:36InvitéFait
    « Patrick Pouyanné a laissé entendre que ce plafonnement à 1,99€ le litre continuerait. »
  • 26:23InvitéFait
    « Le maire demande au patron de Total de ne pas augmenter au-delà de 10 euros. »
  • 26:45InvitéFait
    « Est-ce qu'à un moment, on peut par la loi intervenir pour faire en sorte que les prix soient plus bas, que les marges soient encadrées, que les salaires puissent augmenter ? »
  • 27:27InvitéFait
    « L'an prochain, les Français vont payer plus cher, que ça coûte plus cher. »
  • 27:38InvitéFait
    « Un euro 50, oui, bien sûr, qui était le prix avant que ça augmente. C'est ce que proposait la droite l'an dernier. »
  • 29:07InvitéChiffre
    « Les marges de l'industrie agroalimentaire ont augmenté de 70% dans la même période. »
  • 28:54InvitéFait
    « C'est l'augmentation des profits des grandes entreprises qui est responsable de la moitié de l'augmentation des prix. »
  • 29:36InvitéPromesse
    « Je fais une troisième proposition, indexation des salaires sur l'inflation. »
  • 29:44InvitéFait
    « Sur deux ans, les salaires, si on les compare à l'inflation, les salaires sur deux ans ont baissé. »
  • 30:38InvitéFait
    « Tous les chiffres le démontrent, qu'ils contribuent davantage que ce qu'ils reçoivent. »
  • 35:18InvitéPromesse
    « Ma réponse est oui. Et donc de le faire tomber. »
  • 39:08InvitéChiffre
    « 80% des sympathisants de la NUPES sont favorables à cette liste commune de la NUPES. »

Temps de parole

  • Invité63 %
  • Présentateur18 %
  • Invité 26 %
  • Invité 35 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise, invité de BFM Politique. Monsieur Bompard, avant de vous interroger sur ce qui se passe au Maroc, on vient de voir le journal de Philippe Godin. On va aller sur le terrain, retrouver notre envoyé spécial dans le Haut-Atlas, Clémence Dibout, qui est à Moulé-Ibrahim, plus précisément un village qui a été décimé par le séisme. Clémence, racontez-nous ce que vous voyez autour de vous. On imagine que les recherches des survivants continuent encore ?

0:34
Invité

Oui, et ici, aujourd'hui, à Moulé-Ibrahim, ça se passe, les secourismes et les sauvetages éventuels, ça se passe avec les habitants uniquement. Il n'y a pas de secourisme. Ce que vous voyez derrière nous, c'est un hôtel, c'est un petit hôtel de cette ville. Il y avait beaucoup de touristes à l'intérieur et évidemment énormément de dégâts. Et depuis que nous sommes arrivés ici ce matin, que nous voyons les habitants essayer de sauver des vies, on a vu un monsieur et sa maman très âgées qui arrivaient de Casablanca pour les vacances avoir pu être sauvés par les villageois. Ils sont sortis sans rien, sans vêtements, mais ils sont sains et saufs.

En revanche, tout à l'heure, il y a deux personnes ici qui sont courageusement allées voir dans l'hôtel et qui ont malheureusement trouvé un couple de touristes qui étaient morts. Leur corps est encore à l'intérieur. Il y a un monsieur aussi qui est venu prendre des nouvelles de sa maman qui était dans l'hôtel. Manifestement, son corps aussi est à l'intérieur. Tout ça, ça se passe en ce moment. Ces secours, ces sauvetages se passent en ce moment avec des habitants marqués et qui craignent aussi les séismes, les secousses qui pourraient arriver parce qu'effectivement, il y a des fissures un peu partout.

Et ce que l'on craint aussi en plus, effectivement, c'est qu'il y ait des répliques de secousses. Rien n'est sécurisé pour l'instant. Et vous le voyez autour de nous. En ce moment, les habitants se débrouillent tout seuls ici.

1:46
Présentateur

Merci beaucoup Clémence Dibout. Vous êtes avec Benjamin Danan à Amoulé-Brahim. Manuel Bompard, vous venez d'entendre ce que nous dit notre envoyé spécial. D'abord, une question assez simple. Quelle est votre réaction à ce drame au Maroc et ce séisme qui fait donc en l'état, même si le bilan reste très provisoire, 2012, mort au Maroc ?

2:03
Invité

C'est un drame terrible. Ma réaction, je pense qu'elle est la même que celle de toutes celles et ceux qui ont appris cette nouvelle samedi matin très tôt. C'est-à-dire une réaction de vive émotion de chagrin, de peine face à une catastrophe qui est terrible et un bilan qui est déjà très lourd. Vous l'avez dit, il sera sans doute malheureusement plus lourd. J'ai une pensée, bien sûr, pour le peuple marocain. J'ai une pensée particulière aussi pour les franco-marocains, les binationaux ou toutes celles et ceux qui ont de la famille, des amis au Maroc et qui, sans doute, sont très inquiets, voire très peinés de cette situation.

Et je forme le vœu que la France, les collectivités locales, comme elles ont commencé à le faire d'ailleurs, et je veux saluer, de ce point de vue-là, la réaction d'un certain nombre de maires. C'est le cas du maire de Marseille, par exemple. Le maire de Montpellier aussi. Le maire de Montpellier. Plusieurs régions. On fait preuve et on dit qu'ils se tenaient à disposition des autorités marocaines pour leur apporter leur solidarité. Et puis, peut-être rappeler aussi à la solidarité individuelle.

3:01
Présentateur

C'est-à-dire, vous incitez les Français à faire des dons. Le groupe Altice est solidaire de l'appel du Secours Populaire pour refaire des dons.

3:08
Invité

Le Secours Populaire qui a lancé cette campagne de solidarité. Oui, bien sûr.

3:11
Présentateur

Vous appelez les Français à donner ?

3:12
Invité

Quand ils le peuvent, bien évidemment. Ce n'est pas facile pour tout le monde. Mais oui, il faut le faire. Et nous, la France insoumise, comme nous le faisons généralement, je pense que dans les prochains jours, nous organiserons aussi des collectes de solidarité pour pouvoir les remettre au Secours Populaire.

3:25
Présentateur

Vous parliez de la mobilisation de l'État. Il y a quelques instants, le président de la République, Emmanuel Macron, s'est exprimé à délit à la fin du G20 sur l'aide possible de la France pour le Maroc. Écoutez le président de la République.

3:36
Invité

Je veux ici avoir un mot tout particulier pour le Maroc et le peuple marocain qui a connu hier une tragédie qui nous touche tous. L'ensemble du G20 a affirmé sa solidarité. La France a eu l'occasion de le faire dès les premières heures. On voyait à Sa Majesté, le Roi Mohamed VI, évidemment un message directement. Nous avons mobilisé l'ensemble des équipes techniques de sécurité pour pouvoir intervenir quand les autorités du Maroc le jugeront utile. En tout cas, nous sommes mobilisés. Les échanges se font entre ministres et techniciens.

Et nous avons ce matin mobilisé la Banque mondiale, le FMI, l'Union européenne et l'Union africaine pour, ensemble avec la France, justement marquer aussi un engagement fort de soutien au Maroc, au peuple marocain pour la reconstruction et l'aide financière dans ce contexte.

4:29
Présentateur

Vous avez entendu le président de la République. quand les autorités marocaines le jugeront utile. Ça veut dire quand l'État, le Maroc, n'a toujours pas sollicité d'aide alors même que les pouvoirs publics, les collectivités proposent. Comment est-ce que vous jugez ce silence des autorités marocaines alors même que ce n'avoue pas pour tous les pays ? Parce qu'on sait par exemple que Rabat a formellement demandé à l'Espagne de l'aide pour aller aider les populations sur place.

4:54
Invité

Écoutez, je pense que l'heure est à la peine, à la douleur et à la solidarité. Elle n'est pas à la polémique. Donc, il y a les autorités marocaines qui, pour l'instant, manifestement, n'ont pas sollicité le soutien ou l'aide de la France. La France et un certain nombre de collectivités locales se sont dites disponibles et volontaires. J'espère que cette situation pourra se régler rapidement dans les prochaines heures parce que je pense que ce qui doit être notre priorité, c'est d'apporter notre soutien pour les recherches, d'apporter notre soutien pour les personnes qui vont être démunies sous les décombres. Et je pense que c'est ça qui doit l'emporter.

Et vous pensez que dans l'immédiat, c'est bloqué parce que la France et le Maroc ont de mauvaises relations ? Je ne sais pas. Entre l'histoire des visas... Je ne sais pas. Je n'ai pas d'explication à cette situation. Et encore une fois, je pense que le moment n'est pas à essayer d'inventer ou de construire des polémiques. Le moment, il est à la solidarité. Et encore une fois, j'espère que ça va se débloquer si c'est bloqué dans les prochaines heures parce que ce qui doit être notre priorité à tous, c'est le soutien aux personnes qui sont frappées par ce drame.

5:52
Présentateur

Mais donc, ce qu'on retient, c'est que ce que vous nous dites ce midi, c'est qu'en l'État, le président de la République, les collectivités sont à la hauteur du drame dans ce qu'elles proposent pour aider le Maroc. Il y a une forme d'union nationale des partis politiques autour de la solidarité pour le peuple marocain.

6:06
Invité

Je pense qu'il faut en tout cas qu'il y ait cette union de l'ensemble du pays pour faire preuve de solidarité envers le peuple marocain. Et bien que je combatte la politique du président de la République ou d'un certain nombre de maires des collectivités locales que vous avez évoquées, il me semble qu'il y a des moments où toute notre action doit aller dans la même direction, c'est-à-dire celle de la solidarité, tout simplement. Manuel Bompard, on va parler

6:29
Présentateur

de ce qui s'est passé vendredi soir au Stade de France où le président de la République a été sifflé, aussi de la polémique autour de l'interdiction des Abayas. Mais c'est l'actualité. Il y a quelques instants, vous entendiez sur BFMTV le discours de rentrée de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont. Et voilà ce que la candidate du RN, probable pour 2027, a dit, elle dénonce un effondrement généralisé et parle concernant d'Emmanuel Macron du président de la République de marketing et de malhonnêteté. Ça, c'est des mots que vous auriez pu prononcer,

6:57
Invité

Manuel Bompard ? Je les ai déjà prononcés, c'est d'une banalité assez affligeante que le président de la République multiplie les opérations de communication et les coûts marketing. Si vous aviez un doute sur ce sujet, la séquence risible et lamentable à laquelle on a assisté il y a 10 jours de ça, je pense qu'on a fait une nouvelle démonstration. C'est des rencontres de Saint-Denis, de ces 12 heures totalement loufoques et grotesques qui n'ont abouti sur aucune proposition d'ampleur alors que le pays est confronté à une situation d'un point de vue social qui est d'une gravité totale.

C'est-à-dire que vous n'irez donc pas à la prochaine rencontre que propose Emmanuel Macron du même type et vous ne lui répondrez pas parce que le président de la République a fixé un délai, c'est jusqu'à ce soir pour répondre à sa lettre qu'il vous a écrite. Je n'ai pas l'habitude si vous voulez de céder aux injonctions du président de la République. Donc si on souhaite lui répondre, on lui répondra peut-être dans les prochains jours, on verra. Le délai et son délai, ce n'est pas le nôtre. Et pour le reste, nous n'avons pas l'intention de participer toutes les semaines à ce type de comédie. Moi, si vous voulez...

8:02
Présentateur

Non, Manuel Bompard, vous y êtes allé, vous aviez expliqué que peut-être vous partiriez, que vous ne resteriez pas au dîner. Si, si, vous aviez dit non, non, si c'est pour dîner autour du président de la République, on ne le fait pas. Bien sûr. Finalement, vous êtes resté. Non, mais parce que le dîner a été annulé,

8:14
Invité

Benjamin Duhamel. Ah, vous avez quand même mangé. Non, mais monsieur Benjamin Duhamel, soyez honnête. Nous avons reçu une invitation, je pourrais vous la faire connaître si vous voulez, dans laquelle on nous invitait à une réunion de travail suivie d'un dîner. Nous avons dit, nous sommes disponibles puisque la situation du pays est grave, que les Français sont confrontés à des très grandes difficultés. Nous sommes disponibles pour venir à la réunion de travail et porter des propositions, mais nous n'avons aucun intérêt, aucune volonté de participer à un dîner qui suivrait cette réunion de travail. Ce dîner a été annulé, la réunion de travail s'est poursuivie tard dans la nuit.

Donc, pour le reste, moi, je participe aux moments qui sont utiles pour le pays. Nous sommes venus porter des propositions. Pourquoi ne pas y retourner ? Parce que le président de la République n'écoute rien. Le président de la République

8:53
Présentateur

veut vous réunir de nouveau pour vous sonder

8:55
Invité

sur telle ou telle option politique. Le président de la République n'écoute rien, M. Duhamel. On a pu discuter par effraction des questions sociales et des questions climatiques à une heure du matin parce qu'au bout d'un moment, on a dit, c'est bien gentil, votre échange, mais vous savez que les Français, ils sont confrontés à une augmentation du prix des fournitures scolaires de 11%, à une augmentation des prix alimentaires de 21% en deux ans. Qu'est-ce que vous faites sur ce sujet ? Il ne nous répond rien. Nous lui avons dit, il y a une urgence climatique extrême. On l'a vu encore pendant l'été. Qu'est-ce que vous faites sur ce sujet ? Il ne nous répond rien.

Je ne vais pas continuer comme ça et participer d'une opération de communication totalement ridicule et extraordinairement monarchique. Il y a des institutions dans ce pays. Il y a une Assemblée nationale. Il y a un Sénat. Si on veut discuter des propositions de loi, on le fait dans les cadres prévus par les institutions. Vous avez entendu,

9:41
Présentateur

Manuel Lombard, et j'en profite pour nos téléspectateurs. Vous voyez juste à ma droite s'afficher un QR code. Vous pouvez flasher ce QR code et poser vos questions à Manuel Lombard. On en relera quelques-unes dans quelques instants. Pauline, une question sur ce qui s'est passé vendredi soir au Stade de France.

9:53
Invité

Vendredi soir au Stade de France, Emmanuel Macron a été copieusement hué avant le début du match d'ouverture de la Coupe du Monde de Rugby. Vous avez salué. C'est hué, c'est sifflé sur X. Votre collègue Alexis Corbière a même dit que ça avait magnifié ce premier match de la Coupe du Monde de Rugby. Est-ce que c'est vraiment ça l'esprit sportif ? D'abord l'esprit sportif met à distance les récupérations politiques comme a essayé de le faire à nouveau le Président de la République en venant en prendre la parole au milieu et en se mettant en scène. Mais au fond, en saluant les sifflés, est-ce que vous ne faites pas vous-même de la récupération politique ?

à chaque compétition sportive internationale le Président de la République essaye d'en tirer un profit personnel.

10:32
Présentateur

Pour le reste... Juste Manuel Lombard, quand il y a tous les tweets de la France Insoumise qui disent « Formidable, il a été sifflé, on est ravis, regardez, c'est bien la preuve qu'il y a un décalage entre le peuple et le Président,

10:39
Invité

c'est aussi de la récupération politique. » Non, mais ce n'est pas moi qui suis allé sur le terrain pour prendre la parole, ce n'est pas moi qui me suis mis en scène au moment de la Coupe du Monde avec M. Mbappé sur le terrain. Comprenez que les gens, au bout d'un moment, ils en ont un petit peu marre de ces opérations de communication et ils réagissent. Et ils ont raison de réagir. Et ils ont raison de réagir. Mais madame, on ne maltraite pas son peuple impunément. Quand on sème du passage en force, du mépris, de l'arrogance vis-à-vis de la population... C'est l'estimac de la réforme des retraites ? Pour vous, c'est une colère qui est toujours là et qu'il avait peut-être pensé estomper ?

C'est une colère qui est toujours là. C'est une colère qui est là depuis des années et des années et sur laquelle la réforme des retraites est venue infliger une blessure supplémentaire qui ne guérira pas comme ça. Et ça n'humilie pas le pays

11:23
Présentateur

quand on voit sur toutes les chaînes dans le monde entier un président de la République qui est hué. Est-ce qu'au fond, ce n'est pas davantage une humiliation pour la France plutôt que pour le président de la République dont vous félicitez ?

11:32
Invité

Non, et si vous voulez que je vous dise ce qui a humilié le pays dans cette dernière période, c'est par exemple quand l'ONU a pointé la stratégie de maintien de l'ordre de la France et a dit qu'elle n'était pas une stratégie de maintien de l'ordre qu'on a. Ça, ça humilie le pays. Quand l'ensemble des observateurs internationaux remettent en cause la manière avec laquelle le débat démocratique a été organisé dans ce pays au moment de la réforme des retraites, ça, ça humilie le pays.

Le fait que la population, le peuple, à qui personne n'a donné de consigne, je veux quand même le préciser ici, exprime son émotion, son indignation et sa colère vis-à-vis du président de la République, c'est comme ça. Et quand je vois des députés et macronistes comme je l'ai entendu ce matin dire que désormais il faudrait des lois d'exception pour empêcher de manifester au moment des compétitions sportives, je dis mais revenez à la raison. C'est quoi la prochaine étape ? Vous allez faire de l'ablation des cordes vocales pour que les gens ne puissent pas crier leur opposition au président de la République dans un stade ?

Il faut un petit peu revenir au calme là et un petit peu être raisonnable. Franchement, ce type de dérive est très inquiétante. Justement, le calme, on n'y est pas tout à fait à Clermont-Ferrand. Vous avez suivi ce qui s'est passé puisque sur les abayas, un homme a menacé d'égorger, de tuer le proviseur d'un lycée parce que sa fille qui portait une abaya en avait été exclue. La France Insoumise a fait un communiqué pour dire que ce choix du gouvernement d'interdire les abayas était un choix raciste. Est-ce qu'en faisant ça, vous ne donnez pas des arguments à ceux qui précisément veulent contrer cette décision d'une façon violente aujourd'hui ?

Non, et vous pourriez préciser que la France Insoumise a aussi réagi immédiatement par la voix de notre députée de Clermont-Ferrand qui s'appelle Marianne Maximi et qui a dit que si ces menaces, elles sont contestées par la personne en cause, mais si elles étaient avérées, elles sont bien évidemment insupportables et inacceptables. Donc, sur ce sujet, je pense que notre clarté est totale pour le reste.

Nous avons le droit de contester une décision qui est une décision absurde, qui est une décision dangereuse, qui est une décision qui honnêtement nous occupe depuis maintenant trois semaines, alors qu'il y a des sujets auxquels est confrontée l'école en cette rentrée qui sont d'une importance énorme. Mais on est de côté du débat public et ça fait trois semaines que nous sommes sommés de réagir sur l'ensemble de vos plateaux de télévision sur un sujet qui... Non, non, mais attendez, parce que moi, je vais vous dire la vérité. Les chiffres 298, c'est ça le chiffre qui a été annoncé par le ministre. Manuel Mopar. C'est 0,005. Manuel Mopar. Manuel Mopar,

13:55
Présentateur

deux commentaires. Le premier commentaire, vous voyez bien, il est 12h17, on a traité d'autres sujets avant de parler des abayas, donc il n'y a pas d'obsession. On parle de tous les sujets d'actualité. Et pour rebondir sur ce que disait Amandine... On ne correcte pas grand monde là, mais... Pour rebondir sur ce que disait Amandine, on sait votre opposition. Mais simplement, quand vous dites dans un communiqué de presse, une fois passée la décision du Conseil d'État qui valide cette interdiction, vous dites que c'est une mesure raciste et sexiste. Est-ce qu'au fond, vous ne mettez pas une cible sur les dos de proviseurs qui tous les jours doivent appliquer cette interdiction des abayas ?

Vous les mettez en... Vous les fragilisez. Parce que vous voyez bien que c'est des arguments qui derrière peuvent être utilisés.

14:28
Invité

Non, et je vais vous dire le raisonnement que vous développez sur ce plateau de télévision est infamant. Parce que vous faites exactement le même parallèle que celui qui a voulu faire le président de la République lundi, c'est-à-dire de comparer le drame terrible qu'il y a eu autour de l'assassinat de Samuel Paty et la situation de jeunes filles qui portent des abayas. Si on ne lutte pas contre ce phénomène, ça peut mener à des dérives. Madame, j'ai vu des gens soutenir l'interdiction de l'abayas avec des propos racistes insupportables. Est-ce que je vous amalgame la position que vous défendez ici d'interdiction de l'abayas avec ce type de propos ?

Ne cherchez pas à venir me faire porter la responsabilité d'action qu'ils ont des actions inacceptables. Maintenant, on va avoir le débat sur le fond. Le débat sur le fond, il y a eu un recours, un premier recours au Conseil d'État. C'est une première forme de recours au Conseil d'État. Le Conseil d'État l'a rejeté. Il y a d'autres recours qui sont déposés. Le Conseil d'État dira son avis sur ce sujet. Quelle que soit la décision du Conseil d'État, je pense que cette mesure est une mesure qui d'abord ne devait pas être la priorité de cette rentrée et qui est une mesure qui effectivement va se traduire par des situations de discrimination qui sont insupportables.

Et on en a déjà eu parce qu'on en a déjà eu des premiers signes sous les yeux cette semaine. Quand vous avez une jeune fille qui se fait interdire d'accès à l'école parce qu'elle porte un kimono, mais tout ça est grotesque et loucote. Vous savez très bien, Manuel Montar,

15:44
Présentateur

que quand vous tapez kimono sur Internet, vous avez des conseils d'un certain nombre de gens qui vous expliquent que porter un kimono, c'est une façon de contourner l'interdiction des abayas. Donc, on sait que c'est des gens qui du jour au lendemain décident d'aller en kimono

15:57
Invité

à l'école. D'accord. Et le t-shirt long, ça sera aussi une manière de... Mais vous voyez bien par vous-même, par la réponse que vous me faites, que vous êtes rentré dans une logique de laquelle vous ne sortirez jamais. Moi, je vais vous dire, j'ai reçu un mail d'une jeune fille qui avait une robe à fleurs bleu et blanc et qui a été obligée de rester toute l'après-midi à la permanence, en permanence, plutôt que d'accéder en cours parce qu'on lui a dit « ta robe, on ne sait pas si ce n'est pas une abaya ».

On va se retrouver dans des situations qui sont des situations absurdes pour une situation qui concernait 0,25% des établissements scolaires pour une situation qui a concerné 0,005% des élèves. Alors, excusez-moi, j'ai donné ma réponse sur ce sujet. Maintenant, je voudrais qu'on parle des problèmes de l'école. Les problèmes de l'école...

16:38
Présentateur

Si vous me permettez, jusqu'à preuve du contraire, on essaye de poser les questions et on parle à tous ces sujets. Une question de Pauline Théveniot.

16:43
Invité

Oui, vous parliez des recours devant le Conseil d'État. La France Insoumise avait annoncé vouloir en déposer un. Où est-ce que ça en est ? Pour l'instant, il y a des associations qui ont fait ces recours et en ce qui concerne les recours au Conseil d'État, ces associations ont un droit à agir qui est plus important que ceux des groupes d'opposition. Vous renoncez en déposer un ? Non, je ne renonce pas. J'attends de voir ce qu'il adviendra des recours qui ont été déposés par les associations et en fonction des réponses qui seront apportées à ces recours, on verra si la France Insoumise dépose aussi son propre recours. Bon, maintenant, il y a des recours qui vont être examinés.

Ce qui signifie que vous ne dites pas aujourd'hui aux parents d'élèves, aux jeunes filles, c'est la loi, il faut la respecter, mais moi, j'ai toujours dit qu'il fallait respecter la loi, mais on a le droit de la contester, cette loi. C'est-à-dire que le Conseil d'État,

17:27
Présentateur

vous dites souvent que l'interdiction des abayas c'est raciste et islamophobe, donc vous considérez que la décision du Conseil d'État est en l'espèce raciste

17:34
Invité

et islamophobe ? D'abord, c'est une première décision du Conseil d'État qui correspond à un référé-liberté qui est une procédure très particulière. Il y a d'autres recours qui ont été déposés. Il y a d'autres procédures qui ont été déposées. Donc, si vous voulez bien, avant de commenter la décision du Conseil d'État, on va attendre que le Conseil d'État apporte l'ensemble des réponses sur l'ensemble des recours qui sont été déposés. Pour le reste, je vous redis que oui, à mon avis, cette interdiction, elle porte un danger qui est un danger de stigmatisation, d'arbitraire.

Parce que comment vous allez distinguer à partir du moment où le décret qui a été pris, la procédure, la circulaire qui a été publiée par le ministre de l'Éducation nationale ne définit pas ce qu'est une abaya ? Comment vous allez définir ce qui est de l'ordre d'une robe longue et ce qui est de l'ordre d'une abaya ? Je crains, je crains, et je pense que ce qui s'est passé cette semaine l'a déjà démontré, que malheureusement, cette définition, elle se fasse en fonction de la religion supposée de la personne que vous avez en vie de vous et donc que ça se traduise par une situation d'inégalité. Le Conseil d'État a dit le contraire. Il a dit que ça ne contrevenait pas aux libertés fondamentales.

Et là où on pourrait trouver que vous avez deux poids, deux mesures, c'est que quand le Conseil d'État annule la dissolution des soulèvements de la terre, vous dites, je cite, le Conseil d'État dit stop à la dérive autoritaire du pouvoir. Donc là, ça vous arrange, le Conseil d'État prend des bonnes décisions et quand c'est inverse à ce que vous pensez, tout le coup... Je suis d'accord avec vous. Quand le Conseil d'État prend une décision que je partage, je la soutiens et quand le Conseil d'État prend une décision que je ne partage pas, je dis que je ne partage pas cette décision. C'est encore mon droit parce qu'on est encore dans une démocratie.

Vous voyez, le Conseil d'État, pour l'instant, il n'a pas examiné l'ensemble des recours. Je peux vous le dire sur tous les tons, si vous voulez. Mais en attendant, vous dites malgré tout, c'est la règle qui s'impose et vous invitez les parents, les jeunes filles à la respecter. Mais c'est d'abord ce qu'ils font, en fait. Et d'abord, je voudrais vous dire que, contrairement à ce qu'on essaye de faire croire dans ce débat depuis plusieurs semaines, l'ensemble, l'intégralité des personnes de ce pays, des parents de ce pays, ce qu'ils ont envie, c'est que leurs élèves puissent élever dans des bonnes conditions. Ils ne sont pas là dans une logique de provocation.

Ils disent juste qu'il y a des élèves qui ont l'habitude d'aller en cours avec un certain nombre de vêtements et qu'ils ne comprennent pas pourquoi on va les humilier comme ça a été fait là, où vous allez écarter une jeune fille parce qu'elle a une robe trop longue, que vous allez lui demander pourquoi elle la met. Et je trouve que ça n'a aucun sens. Donc, tout simplement, maintenant, la question qui nous est posée, c'est comment on fait en sorte que nos élèves puissent étudier dans des bonnes conditions. Donc, peut-être qu'on peut y venir maintenant. On va juste s'interrompre quelques instants.

19:57
Présentateur

Non, on y revient. On a encore plus d'une minute d'émission. On va pouvoir en parler. Donc, Manuel Bompard, on se retrouve dans quelques instants. On parlera de pouvoir d'achat et on retournera au Maroc. À tout de suite. Manuel Bompard, toujours invité de BFM Politique, votre rendez-vous politique du dimanche. Manuel Bompard, on va continuer à vous interroger, notamment sur la question du pouvoir d'achat. Mais juste avant, on va retourner au Maroc et retrouver notre envoyé spécial, Igor Saïry, qui est en ce moment même à Marrakech, devant un centre de don du sang.

Et ce que vous constatez, Igor, c'est que les Marocains continuent d'affluer pour donner leur sang et pour aider leurs compatriotes, c'est ça ?

20:41
Invité

Absolument. Le centre régional de transfusion du sang ne désemplit pas depuis 48 heures. Ici, juste devant, vous le voyez par exemple, il y a un club de supporters ultra de l'équipe de football de Marrakech. Margot, ma caméramane, va tourner sa caméra pour vous montrer cette file d'attente qui est sur des dizaines et des dizaines de mètres de long. Les Marocains ont envie d'être solidaires et ils le montrent depuis maintenant, hier matin, ce centre ne désemplit pas. Alors, on nourrit les gens, on leur offre de l'eau et des dates pour qu'ils puissent avoir un minimum d'alimentation avant de faire cette prise de sang. Je suis avec Sheima.

Sheima, elle est volontaire, c'est une Marocaine, volontaire depuis hier. Et Sheima, qu'est-ce que cela vous fait de voir tous ces Marocains qui veulent donner leur sang ? Nous sommes Marocains et on est comme ça depuis des années, comme vous savez. Normalement, une fois qu'on a un problème, on fait toujours main dans la main pour qu'on résoudre nos problèmes ou bien nos problèmes quand même. Il y a même des touristes, vous me disiez. Oui, exactement. Il y a plusieurs nationalités. Il y a des Anglais, des Français et aussi des Indiens, même des Marocaines. Et voilà. Merci beaucoup, Sheima. Bon courage.

J'ai même croisé une Australienne qui vient de s'installer à Marrakech il y a quelques mois et qui tenait absolument à donner son sang par solidarité et parce qu'elle aime le Maroc, elle aime la culture marocaine, elle aime les Marocains.

22:03
Présentateur

Merci beaucoup, Igor Saheri, en direct de Marrakech. Vous êtes avec Margot Sev, M. Bompard. Les téléspectateurs ont pu voir sur la droite de l'écran ce QR code. Et donc, voilà une question qui est posée par un téléspectateur qui s'interroge sur ce que vous avez dit sur les restos du cœur, sur la façon dont vous avez eu de contester le don qui avait été fait par LVMH et la famille Arnaud de 10 millions d'euros. Peut-être qu'on va voir dans quelques instants la question apparaître. La voici. Que pensez-vous du don de Bernard Arnaud au restos du cœur ? Avez-vous fait vous-même un don ? Question de poser par GB YouTube. Qu'est-ce que vous répondez ?

22:41
Invité

D'abord que moi-même, avec les insoumis, non seulement nous avons fait des dons, mais nous avons organisé des collectes. J'étais moi-même hier à l'organisation d'une collecte de produits alimentaires pour les associations de solidarité, les restos du cœur, mais d'autres, bien évidemment. Pour le reste, moi, je n'ai pas contesté le don de Bernard Arnaud. Si vous avez dit,

23:01
Présentateur

merci pour le mot, c'est de la charité.

23:04
Invité

Je n'ai pas le pouvoir de le contester. J'ai dit que Bernard Arnaud, s'il avait payé ses impôts au taux auquel il aurait dû les payer l'année dernière, il aurait dû donner à l'État 400 millions d'euros. Donc, j'ai dit que quand il fait un don de 10 millions d'euros, très bien, on prend, mais il aurait dû payer 40 fois plus d'impôts l'année dernière. Emmanuel Mopar, vous pouvez à minima lui dire merci. Mais moi, vous savez, quand je fais un don, je ne fais pas de dépêche AFP pour qu'on me dise merci. Je le fais parce que j'ai envie d'être solidaire avec celles et ceux qui sont dans la difficulté et dans le besoin. Et pour le reste, je dis...

C'est-à-dire, il n'y a pas de sincérité dans sa démarche ? Je ne veux même pas... Je n'ai pas l'intention de chercher ou d'explorer son cœur ou son cerveau, ça ne m'intéresse pas. Je dis qu'il y a une question politique derrière qui est la question du modèle de société dans lequel on a envie de vivre. Et qu'en ce qui me concerne, de la solidarité, le partage de la richesse, ça s'organise par la loi, par la justice fiscale, par l'impôt. Et que je préfère que l'on respecte la loi et qu'on paye ses impôts au prix au taux auquel on doit les payer. On respecte la loi, on peut considérer que c'est la loi d'optimisation fiscale. Mais en tout cas, la loi, elle est respectée.

Il met en place des mesures d'optimisation fiscale que je conteste et que je combats. Et je pense qu'on a le droit de dire quand même que fidèle aux principes républicains qui sont les nôtres, parce que c'est ça notre principe républicain. C'est-à-dire chacun donne à hauteur de ses moyens et chacun reçoit à la hauteur de ses besoins.

24:27
Présentateur

Dans un instant, Pauline Thévenu va vous poser une question sur le prix de l'essence. Mais juste avant, cette deuxième question de téléspectateurs qui au fond fait écho à votre réponse, ce petit côté un peu systématiquement grincheux des insoumis. Voilà ce que vous dit Brigitte. Quand arrêterez-vous de critiquer systématiquement le gouvernement même quand il y a des propositions positives ? La France en a assez.

24:45
Invité

Mais je ne critique pas systématiquement le gouvernement quand il fait des choses positives. Le problème, c'est qu'il ne fait pas grand-chose de positif. Donc ça, il faut que Brigitte pose la question au président de la République. C'est pas Brigitte Macron. Non, non, c'est Brigitte. Je ne connais pas son nom. Mais je dis qu'il faut donc que Brigitte pose la question au président de la République de quand il a l'intention d'apporter des réponses qui sont des réponses satisfaisantes aux problèmes auxquels sont confrontés les Français. Moi, quand il y a des choses qui vont dans la bonne direction, bien évidemment, je les prends.

Je crois que j'en ai fait la démonstration tout à l'heure en disant par exemple que en ce qui concerne la solidarité avec le Maroc, toutes les initiatives qui seraient prises et qui iraient dans le bon sens auraient mon appui et mon soutien. Mais je ne vais pas devenir d'accord avec la politique du président de la République qui depuis des mois et des mois ne fait rien sur le terrain du pouvoir d'achat. On va peut-être en parler. Ne fait rien pour que les salaires augmentent davantage que l'inflation. Et donc, je conteste les choix qui sont les fiens. Question de Pauline justement sur l'essence. Sur le pouvoir d'achat, il y a quelque chose qui pèse très très lourd dans le budget des ménages.

C'est le prix du litre à la pompe. des Hauts-de-France, de la région Hauts-de-France. Il propose une ristourne de 20 centimes sur le litre d'essence. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Est-ce que c'est ça qu'il faut faire ? Non, moi, tout ce qui permettra de faire en sorte que les factures soient plus basses pour les Français ira dans le bon sens. Mais il y a une question philosophique derrière, c'est qui doit payer ? Si vous faites seulement une ristourne, c'est-à-dire que vous faites payer le budget de l'État et donc indirectement vous faites payer les Françaises et les Français.

Moi, la question que je pose, c'est à quel moment ce pouvoir va accepter de mettre à contribution les grandes entreprises, les géants du pétrolier, les géants de l'énergie, les géants de l'agroalimentaire. Le maire demande au patron de Total de ne pas augmenter au-delà de 10 euros. Et puis parfois, il supplie, parfois, s'il vous plaît. Mais le ministre de l'Économie, il n'est pas là pour faire la manche. Le ministre de l'Économie,

26:35
Présentateur

pour préciser, Patrick Pouyanné, a laissé entendre que ce plafonnement à 1,99€ le litre continuerait.

26:41
Invité

Très bien. Mais moi, mon sujet, c'est est-ce qu'à un moment, on peut, par la loi, intervenir pour faire en sorte que les prix soient plus bas, que les marges soient encadrées, que les salaires puissent augmenter ? Et est-ce qu'on peut sortir d'une gestion de 15 à 20 centimes ? Pourquoi pas ? Laissez-moi juste répondre jusqu'au bout à votre question. Est-ce qu'à un moment, on peut sortir de cette logique d'incantation auquel le ministre de l'Économie est maintenant tellement habitué que tout le monde l'appelle maintenant Bruno Demande ? Je demande. J'entends tout le monde reprendre ce terme maintenant.

Donc, à un moment, merci de me redonner le copyright, mais à un moment, est-ce qu'il peut décider, comme ça se fait dans d'autres pays, comme on l'a déjà fait en France, d'avoir des mesures de blocage des prix, on l'a fait en France sur le gel hydroalcoolique pendant la crise sanitaire. c'est moins un rattrapage, que par exemple, l'an prochain, les Français vont payer plus cher, que ça coûte plus cher. Mais on peut me dire des bêtises, mais ça n'en fait pas des choses convaincantes. Vous savez, le fonds monétaire... Et à combien vous bloqueriez, par exemple, concrètement ? Par exemple, un euro 50, oui, bien sûr, qui était le prix avant que ça augmente.

C'est ce que proposait la droite l'an dernier. Oui, mais elle le proposait... Non, mais écoutez, essayons d'avoir un débat sérieux sur ce sujet. Elle le proposait par l'intermédiaire d'une ristourne, c'est-à-dire d'une prise en charge, par la puissance publique de l'écart. Moi, je dis qu'il faut mettre les entreprises à contribution et donc avoir des mesures de blocage des prix. Et eux vous répondent

27:57
Présentateur

que ça créait des pénuries. On recevait... Mais il y a eu une pénurie de gel hydroalcoolique après la mesure de blocage des prix pendant la crise sanitaire. C'était un secteur très spécifique. On recevait sur ce plateau... Non, mais d'accord, il n'y a pas eu de pénurie. Juste Manuel Bompard. On recevait sur ce plateau la semaine dernière Alexandre Bompard, d'autres Bompards, pas exactement les mêmes orientations, le PDG de Carrefour, qui... C'est peut-être votre... Enfin bref, voilà. Donc le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, qui disait, c'est simple, si on bloque les prix, ça crée des pénuries, on compense en augmentant d'autres produits.

28:25
Invité

Et donc, c'est une fausse bonne idée. Je pense que ce n'est pas vrai. Je pense que ça s'inscrit dans une vision économique qui consiste à faire croire qu'en quelque sorte, le problème aujourd'hui, c'est que si on augmente les salaires, si on bloque les prix, ça va se traduire par d'autres augmentations des prix, alors que vous avez l'ensemble des institutions économiques internationales et même le Fonds monétaire international, que vous n'allez pas accuser d'être une officine de la France insoumise, qui vous dit qu'on est dans une situation dans laquelle c'est l'augmentation des profits des grandes entreprises qui est responsable de la moitié de l'augmentation des prix.

Ça, c'est une déclaration du FMI. Sur la question des prix agroalimentaires, qui ont augmenté de 21% en deux ans, les marges de l'industrie agroalimentaire ont augmenté de 70% dans la même période. Donc, que M. Alexandre Bompard vienne sur un plateau de télévision pour protéger ses intérêts économiques et ses marges et dire il ne faut pas faire ça parce que sinon je vais me faire moins d'argent, je peux le comprendre, c'est sa position. Mais moi, ce que je mets en cause, c'est la politique du pouvoir en place et je dis qu'il faut avoir des mesures d'intervention économique. Donc, je fais une proposition, blocage des prix.

Je fais une deuxième proposition, encadrement des marges dans l'agroalimentaire. Je fais une troisième proposition, indexation des salaires sur l'inflation. Je veux quand même le dire, sur deux ans, les salaires, si on les compare à l'inflation, les salaires sur deux ans ont baissé. On baissé. Les Français ont perdu le pouvoir en place. Ils ont moins augmenté que l'inflation. Donc, ils ont baissé. Le pouvoir d'achat des Français a baissé. Donc, il faut des mesures d'augmentation des salaires et malheureusement, il faut une conférence sur les salaires que le gouvernement et le président de la République se refusent à convoquer. Leçon d'Amandine sur l'immigration. Oui.

Le gouvernement hésite toujours aujourd'hui, Emmanuel Bompard, à maintenir dans son projet de loi d'immigration une mesure pour régulariser aujourd'hui les travailleurs sans papier. Une partie de la NUPES va s'associer à l'aile gauche de la majorité pour lui demander de maintenir cette mesure. Est-ce qu'à la France Insoumise, vous dites au gouvernement « Tenez bon, il ne faut pas lâcher sur cette idée ? » Je suis hostile à l'idée que cette régularisation serait limitée à un certain nombre de secteurs économiques qui seraient des métiers en tension. Je suis favorable à la régularisation de l'ensemble des travailleurs et des travailleuses sans papier, c'est-à-dire des gens…

Quels que soient les secteurs ? Voilà, des gens qui ont un contrat de travail qui, il faudrait quand même le dire, contribuent davantage à l'économie du pays que ce qui coûte au pays. Tous les chiffres le démontrent, qu'ils contribuent davantage que ce qu'ils reçoivent et je dis que ces gens-là, puisqu'ils ont un emploi, puisqu'ils ont un contrat de travail, doivent être régularisés, tout simplement. Donc, je ne suis pas d'accord avec la proposition du gouvernement qui est de limiter cette régularisation à un certain nombre de secteurs

31:06
Présentateur

qui seraient des métiers en tension. Comment est-ce que vous jugez le fait que certains de vos partenaires de la NUPES décident de s'associer à l'aile gauche de la majorité pour, visiblement, travailler sur cette tribune et pour essayer de mettre la pression sur le gouvernement, sur cette question des titres de séjour ? Je ne sais pas, c'est à eux qu'il faudra poser la question. C'est inconcevable de signer une tribune avec l'aile gauche de la majorité. Mais non, mais d'abord, c'est pas que c'est inconcevable. Il y a des députés de votre groupe LFI

31:26
Invité

qui y ont songé et qui sont allés assez loin dans la démarche et c'est juste au dernier moment que ça a fait. Mais n'essayez pas il ne faut pas raconter n'importe quoi. Le gouvernement, il s'apprête à... On ne sait pas encore si elle va voir le jour ou pas d'ailleurs cette proposition de loi sur l'immigration puisqu'elle devait arriver au mois de mars. Finalement, elle devait ensuite arriver au mois de juin. On nous en a parlé au mois de juillet. Maintenant, on nous dit peut-être en septembre, peut-être en octobre, mais c'est même plus sûr. On verra. Est-ce que vous voterez cette disposition ou pas ? Mais on ne vote pas sur une disposition, on vote une proposition de loi.

Et dans cette proposition de loi, il y a des mesures que je combats de manière vigoureuse du projet de loi Asile et Immigration de ce gouvernement. Donc, ni l'article en question ni le texte, rien. L'article, on verra ce qu'il y a dedans. Mais je crois que je vous ai dit clairement que si c'était limité au métier en tension, ce n'était pas notre manière de voir les choses. Une question de Pauline

32:20
Présentateur

sur le marathon budgétaire qui va bientôt commencer à l'Assemblée nationale.

32:23
Invité

Oui, et la Première ministre, Elisabeth Borne, elle a un peu affiché la couleur en reconnaissant qu'elle serait très certainement obligée ou contrainte ou qu'en tout cas, elle n'excluait pas de dégainer le 49.3 à nouveau. Et peut-être même dès le tout début de la reprise des travaux à l'Assemblée avec la loi de programmation des finances publiques. Si le gouvernement, Elisabeth Borne, utilise le 49.3, est-ce que vous nous dites aujourd'hui que la conséquence sera que vous déposerez une motion de censure de façon presque mécanique ? Écoutez, moi, je ne décide pas tout seul. Je suis membre d'un groupe parlementaire. Vous en avez déjà discuté un peu ? Je vous donne mon avis personnel.

Mon avis personnel, ça a été en tout cas l'état d'esprit qui a été le nôtre l'année dernière, c'est qu'à chaque fois qu'il y avait le recours à l'article 49.3 auquel nous sommes opposés, nous y répondions par le dépôt d'une motion de censure. Et donc, ça devrait continuer ainsi ? On verra, il faut qu'on en discute puisque pour l'instant, vous m'interrogez sur des 49.3 qui n'ont pas encore été... Ils sont quasiment annoncés par le gouvernement. Et c'est ce qui devrait d'ailleurs nous intéresser davantage. C'est l'incapacité du gouvernement à élargir sa majorité, qui est aujourd'hui minoritaire.

Ça fait depuis un an qu'on nous explique que la priorité de Mme Borne, c'est d'aller trouver de nouveaux alliés, etc. Ils sont incapables de le faire. Alors, vous voudriez qu'ils gouvernent avec la droite ? Je ne dis pas que je veux qu'ils gouvernent avec la droite. Je dis que leur isolement devrait vous interroger. La question de Pauline

33:49
Présentateur

était sur, vous, les potentiels 49.3 que vous pourriez déposer. On voit que la droite aussi peut 49.3 motion de censure, parce que vous, vous n'avez pas encore cette possibilité de faire des 49.3. Et vous n'y êtes pas très favorable. Si la droite décide, elle aussi, de déposer des motions de censure sur les textes budgétaires, est-ce que vous pourriez vous y associer quand bien même vous êtes sur des lignes totalement différentes sur ces sujets-là ?

34:11
Invité

Ça dépend de ce qu'il y aura dans cette motion de censure. Écoutez, moi, quand le groupe...

34:15
Présentateur

Bruno Demand, et vous, ça dépend.

34:17
Invité

Mais non, mais Benjamin Duhamel, peut-être que vous, vous votez des textes sans savoir ce qu'il y a dedans, vous lisez des textes sans savoir et sans comprendre ce qu'il y a dessus, mais moi, non. Donc moi, en fait, ce que j'essaye de faire, si vous voulez, c'est de regarder un texte, de voir ce qu'il y a dessus, et si je suis d'accord, je dis que je suis d'accord, et si je ne suis pas d'accord, je dis que je ne suis pas d'accord. Mais là, vous me demandez de répondre à un sujet sans savoir ce qu'il y a à avoir dans le texte. Donc ce n'est pas que je ne veux pas répondre à votre question. C'est que j'essaye tout simplement d'être sérieux.

La droite va dire qu'il faut être plus ferme et tenir les cordons de la bourse et vous direz qu'il n'y a pas assez de dépenses sociales. Donc a priori, ça n'aura rien à voir. Quand bien même, ça n'aura rien à voir. Mais je vous laisse à vos a priori. Écoutez, moi, j'ai déposé, j'ai appuyé, j'ai soutenu une motion de censure qui n'était pas déposée par mon groupe, qui était déposée par le groupe Liotte avec lequel j'ai par ailleurs un certain nombre de désaccords politiques contre la réforme des retraites parce que je me retrouvais avec l'état d'esprit et la nécessité de censurer le gouvernement sur ce sujet.

Encore une fois, ce n'est pas que je ne veux pas répondre à votre question, c'est que je ne sais pas vous m'interrogez sur quelque chose qui n'existe pas pour l'instant. Maintenant, si vous voulez savoir si ma volonté est de censurer le gouvernement, ma réponse est oui. Et donc de le faire tomber. Si ma volonté c'est de faire en sorte qu'il puisse y avoir le plus rapidement possible dans ce pays un autre gouvernement, ma réponse est oui. Et je pense que les Françaises et les Français en ont bien besoin si on veut pouvoir apporter des réponses aux problématiques qu'ils ont sous les yeux. Une question de Pauline Théveniot sur les Européennes.

Sur les Européennes, on a vu il y a quelques semaines maintenant votre université de rentrée dans la Drôme où Ségolène Royal a été accueillie presque comme une rockstar. Vous aviez l'air ravie de sa proposition de conduire une liste d'union de la gauche aux Européennes. Et puis patatras, il y a cinq jours on a vu un communiqué où finalement vous lui claquez quand même poliment mais fermement la porte au nez. Vous en êtes tous, ni l'un ni l'autre. Ce n'était pas une bonne idée en fait Ségolène Royal ?

En fait le problème c'est que vous inventez une première position et puis ensuite quand vous voyez la deuxième vous m'expliquez qu'elle n'est pas pareille que la première que vous aviez inventée. Donc je vais vous répondre de manière très claire. Nous avons effectivement publié un communiqué cette semaine qui dit précisément exactement la même chose que ce que nous avions dit au moment de notre université d'été que je vais résumer ici en quelques instants. Toutes les initiatives, toutes les prises de position qui vont dans le sens de la recherche d'une liste commune de la NUPES aux élections européennes vont dans le bon sens. On les accueille positivement.

Et donc c'était quoi Ségolène Royal ?

36:32
Présentateur

C'était juste un coup politique pour essayer d'embêter les socialistes ?

36:35
Invité

Non, il n'y a pas de coup politique. Ségolène Royal a pris position pour dire qu'il fallait une liste commune de la NUPES aux élections européennes et elle a raison. Et en disant qu'elle la porterait et ça n'avait pas l'air du tout de vous déplaire sur le moment. Ensuite elle a dit qu'elle proposait sa candidature pour mener cette propre liste et nous avons dit que nous étions prêts à examiner cette proposition à partir du moment où elle recevait l'assentiment de l'ensemble des composantes de la NUPES à la ligne. C'est ce que nous avons dit il y a trois semaines. C'est ce que nous avons dit cette semaine. Donc ne cherchez pas à inventer une contradiction qui n'existe pas.

Maintenant pour le reste, oui, j'affirme ici la nécessité d'avoir une liste commune de la NUPES aux élections européennes. Oui, ma question est simple. Est-ce que vous y croyez encore ? Dans la mesure où le parti socialiste se dirige vers une liste autonome, ça doit être ratifié par les militants, les écologistes et les communistes ont déjà leurs propres candidats, ça semble quand même très très mal parti. Écoutez, moi je pense que c'est ce dont nous avons besoin parce que l'enjeu des élections européennes c'est de finir en tête. Mais là il y a un principe de réalité les autres. Non mais attendez, attendez.

C'est de battre la liste d'Emmanuel Macron, de battre la liste de l'extrême droite et de montrer qu'il existe pour le pays une alternative autour de la NUPES. Et pour ça, il faut que la NUPES présente une liste commune aux élections européennes. Donc moi, je cherche à convaincre. J'observe que en cette rentrée... Ça fait des mois que vous dites ça et que vos partenaires maintiennent leur volonté d'y aller tout seul. J'observe qu'en cette rentrée, les lignes ont bougé dans la bonne direction puisqu'il y a un certain nombre de prises d'opposition qui ont été faites. Vous avez cité Ségolène Réal. Je peux citer Benoît Hamon qui a pris la parole aussi. Un certain nombre de députés socialistes.

Non mais ne cherchez pas à me poser tout de suite des questions de casting. Moi, ce qui m'intéresse, c'est d'essayer de faire en sorte de convaincre de la nécessité de cette liste commune de sélection européenne. À quel moment vous me prendrez hâte du fait que vous crêchez dans le désert ?

38:18
Présentateur

Personne ne veut, à part vous, de cette liste unitaire.

38:21
Invité

Mais en fait, je ne prendrai acte de ça quand ça sera une réalité et pas quand vous me le demanderez, Benjamin Duhamel. Ce n'est pas déjà une réalité. Regardez, cette semaine...

38:27
Présentateur

Marie Toussaint, tête de liste écologiste. Monsieur Défontaine, tête de liste communiste. Et l'EPS qui dit

38:31
Invité

il faut une liste autonome. En tout cas, ce que j'observe, c'est votre entêtement à enterrer la liste commune de la NUPES devrait faire réfléchir ceux qui s'y opposent. Pour le reste, vous avez peut-être oublié, en commun pour les prochaines élections européennes et se sont toutes dits favorables au fait que ces discussions puissent avoir lieu. Elles ont sollicité des rendez-vous avec les organisations politiques. Moi-même, je les recevrai demain matin au nom de la France Insoumise. Elles recevront aussi et elles seront reçues par le premier secrétaire du Parti Socialiste et par les membres d'Europe Écologie Les Verts. Donc non, je ne renonce pas. Je continue à vouloir convaincre.

80% des sympathisants de la NUPES sont favorables à cette liste commune de la NUPES. Donc c'est ça qu'il faut faire.

39:13
Présentateur

On vous a entendu, il y a beaucoup de questions de téléspectateurs donc je vous en soumets une autre. C'est Amère qui vous pose la question ne croyez-vous pas que le RN est plus proche que jamais de gagner les prochaines présidentielles ? Que comptez-vous faire face à cette situation ? Voilà la question que vous pose Amère.

39:29
Invité

Écoutez, précisément, quand je parle de l'enjeu des élections européennes, c'est une manière de répondre à cette préoccupation. Oui, je dis que pour que les Français aient en face d'eux la possibilité d'avoir une autre alternative à Emmanuel Macron que le Rassemblement national, il faut montrer que cette autre alternative elle peut remporter les élections européennes. Tout le monde me parle de sondages sur le Rassemblement national, etc. Vous pourriez quand même regarder tous les sondages et notamment tous ceux qui disent, tous, sans aucune exception, qui disent qu'une liste commune de la NUPES aux élections européennes bat le Rassemblement national.

Non, c'est pas autre chose, c'est les élections, c'est le principe de la démocratie. Il y a ce sondage qui est très intéressant et qui ne vous est pas du tout favorable, qui a été publié dans Libération et qui dit, en comparant le Rassemblement national et la France insoumise, que les électeurs jugent aujourd'hui le Rassemblement national plus crédible, plus compétent que la France insoumise et qu'à l'inverse, vous êtes plus dangereux que le Rassemblement national. Est-ce que votre stratégie bruit de la fureur n'a pas été totalement contre-productive ? Alors, vous êtes d'accord qu'en démocratie, ce qui permet de mesurer le rapport de force électoraux, c'est les élections ?

Donc, peut-être que le sondage ou l'ensemble des sondages qui ont été publiés sur les élections européennes voudraient vous interpeller. Donc, c'est les sondages quand ils sont bons on s'y intéresse et quand ils sont moins bons, là, on considère que c'est les autres sondages qui sont intéressants. C'est pas moi qui ai lancé sur le sondage, c'est madame. Non, mais c'est vous qui dites ce sondage, je ne veux pas le regarder. Peut-être que vous pourriez regarder l'ensemble des sondages, c'est juste que je suis en train d'essayer de vous dire pour le reste, moi, être inquiété, ça dépend de qui, moi, il y a des gens que je veux inquiéter, effectivement, bien sûr. C'est-à-dire ?

Ceux qui s'en mettent plein les poches dans ce pays depuis deux ans pendant que l'ensemble des Français tirent la langue et n'arrivent pas à finir les fins de mois. Oui, je veux les inquiéter, je suis d'accord. Sur votre stratégie, ça n'a pas l'air payant. Parce que je veux faire en sorte que ça s'arrête, parce que je veux faire en sorte que la vie, elle soit moins difficile pour les gens. Parce que je veux faire en sorte que les gens, ils puissent avoir des salaires qui leur permettent de vivre dignement, que nos élèves, ils puissent aller à l'école avec des cahiers, des trousses et des stylos pour pouvoir étudier dans des bonnes conditions.

41:25
Présentateur

Vous comprenez ? Vous comprenez le temps de vous soumettre une autre question cette fois de Timothée qui vous demande quel sera le candidat de la France insoumise aux prochaines élections présidentielles ? La prochaine élection présidentielle.

41:33
Invité

Je dis à Timothée d'attendre un peu parce que les élections présidentielles, je sais que les macronistes sont déjà préoccupés par le fait de savoir si ça sera M. Darmanin ou quelqu'un d'autre qui sera le futur d'Emmanuel Macron ou par Emmanuel Macron lui-même parce qu'apparemment, à un troisième mandat. Oui, mais il est peut-être prêt à changer la constitution. Mais nous, à la France insoumise, pour l'instant, ce qui nous intéresse, c'est d'essayer de continuer à nous battre. Il n'y a pas un candidat naturel ?

41:57
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas le candidat naturel de votre famille politique ?

41:59
Invité

Jean-Luc Mélenchon, il a été déjà candidat à l'élection présidentielle pour nous il y a un an. Il a fait 22% des voix. Donc, bien évidemment, il a une légitimité que personne ne conteste. Mais là, la question que vous me posez, c'est qui sera notre candidat en 2027 ? Est-ce que ça fait un bon candidat, Jean-Luc Mélenchon ? Mais bien sûr, Jean-Luc Mélenchon, ça a toujours été un bon candidat. C'est celui qui a amené notre famille politique de 3% dans les fameux sondages dont vous ne cessez de parler à 22% dans les élections dont vous avez parfois tendance à oublier. Donc, si l'élection avait lieu demain, ce serait lui. Il n'y a pas de débat. Je pense, oui. Parce que c'est intéressant.

Par exemple, puisque vous aimez bien les sondages, vous savez les sondages qui ont été publiés le vendredi avant les élections présidentielles, à combien il mettait Jean-Luc Mélenchon ? Moins que son score. Non, pas moins. 17%, il a fait 22. 5 points d'écart. Ça devrait vous amener à être un peu plus prudent sur l'utilisation des sondages dans les commentaires politiques. Merci beaucoup, Manuel Bombard, d'avoir été l'invité

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Présentateur

de BFM Politique.

Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise - 10/09 · Pourquijevote