Élections européennes, division de la majorité sur la loi immigration, Dati à la mairie de Paris... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:20OuverteRéponse directe
Est-ce que Valérie Ayet va suffire pour calmer la colère du monde agricole ?
- 1:28RelanceRéponse partielle
Ce n'est pas un choix par défaut, tout simplement ?
- 2:01ComplaisanteRéponse directe
Vous savez que la campagne, ça ne s'improvise pas.
- 2:11OuverteRéponse directe
Elle sera au niveau face à Jordan Bardella ?
- 2:41RelanceRéponse directe
Cette crédibilité au sein du Parlement, est-ce que ce n'est pas risqué face à Glucksmann ?
- 3:49ComplaisanteRéponse directe
On ne va pas faire le portrait robot pendant des semaines.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Invité politiqueFait
« Valérie Ayet a effectivement cette histoire familiale, personnelle, cette connaissance du monde agricole. »
- 0:34Invité politiqueFait
« Valérie Ayet est aujourd'hui la présidente d'un des principaux groupes au Parlement européen. »
- 0:53Invité politiqueFait
« Elle a réussi à prendre la tête d'un groupe de différentes nationalités, très efficace, dans beaucoup de réformes européennes sur l'écologie, sur l'agriculture, sur la relance économique. »
- 2:32Invité politiqueFait
« Valérie Ayet a fait beaucoup de choses, notamment sur le budget de la PAC, notamment sur le plan de relance Covid. »
- 5:35Invité politiqueFait
« J'ai gagné une circonscription de haute lutte, sans doute les plus difficiles d'élections, de l'élection législative de 2022. »
- 6:40Invité politiqueFait
« Je ne regrette rien sur le fond, parce que j'ai exprimé, dans le passé, et je le ferai à l'avenir, croyez-moi, des convictions personnelles, au sein de la majorité, au sein d'un projet politique. »
- 7:16Invité politiqueFait
« J'ai exprimé des choses, on m'a ensuite prêté des intentions, des propos de menaces, de chantage, ça n'est pas mon registre, et ça n'est pas ce que j'ai fait. »
- 7:30Invité politiqueFait
« J'ai exprimé des critiques ou des doutes dans les débats que nous avons eus au sein de la majorité, je n'ai pas été le seul d'ailleurs, qui ont été censurés par le Conseil constitutionnel, donc il y avait des raisons. »
- 9:58Invité politiqueFait
« En 2016-2017, puis aux élections de 2019, avec Emmanuel Macron, on a dit au lieu de taper sur l'Europe, qui est un peu la facilité et la paresse intellectuelle de beaucoup, réformons-la, changeons-la. »
- 10:12Invité politiqueFait
« Quand on a du dumping social, il faut faire la réforme du travail détaché. »
- 10:15Invité politiqueFait
« Quand on doit réguler les grandes plateformes numériques qui bousillent la vie de nos enfants, il faut une régulation européenne. »
- 10:21Invité politiqueFait
« Quand on a besoin de soutenir nos agriculteurs et leurs revenus, il faut une politique agricole commune. »
- 12:06Invité politiqueFait
« J'étais hier au salon de l'agriculture toute la journée. Vous avez beaucoup de filières qui exportent à plus de 50% en Europe. »
- 12:26Invité politiqueFait
« Géraldard Bardal n'est pas au Parlement européen. Il ne participe pas au débat européen. Il a été payé pendant 5 ans par le contribuable pour ne rien faire au Parlement européen. »
- 13:46Invité politiqueFait
« La différence, c'est la guerre. Nous avons été toujours très clairs, je tiens à le rappeler, sur le fait que nous ne pensions pas, contrairement au Rassemblement National ou à la France Insoumise qu'il fallait être faible, tendre ou soumis à Vladimir Poutine. »
- 15:25Invité politiqueFait
« C'est un message de fermeté qui est très clair, qui est adressé à l'Ukraine et à la Russie. »
- 19:10Invité politiqueFait
« La solidarité à la source. Je pense que c'est une grande réforme sociale. »
- 19:23Invité politiqueFait
« Quand on va continuer à mener une politique de réindustrialisation qui crée déjà des milliers d'emplois dans l'industrie et qui va continuer, je pense que c'est une politique profondément sociale. »
- 19:39Invité politiquePromesse
« On propose de lutter contre le dumping social comme on a commencé à le faire sur le travail détaché, d'avoir un salaire minimum européen qui nous protège de cette concurrence déloyale. »
- 21:03Invité politiqueFait
« C'est toujours après les grèves qui ont malheureusement pénalisé des milliers de familles, des dizaines de milliers de familles, la foire aux bonnes idées, un peu démago parce que faire des propositions de loi dont on sait qu'elles sont anticonstitutionnelles, ça n'améliore pas la vie des Français. »
Temps de parole
- Christine Pirès Beaune77 %
- Invité12 %
- Invité 211 %
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Bonjour Clément Bonne. Bonjour. Valérie Ayet est officiellement tête de liste Renaissance pour les Européennes. C'est donc votre tête de liste. C'est une inconnue du grand public, mais c'est une fille et petite fille d'agriculteur. Est-ce que vous pensez que dans le contexte, alors qu'encore ce matin, la coordination rurale était dans les rues de Paris, ça va suffire pour essayer de calmer un petit peu la colère du monde agricole ?
Valérie Ayet a effectivement cette histoire familiale, personnelle, cette connaissance du monde agricole. Et c'est très important, dans le moment qu'on vit, on pourrait y revenir. Mais ce n'est pas que cela. Valérie Ayet est aujourd'hui la présidente d'un des principaux groupes au Parlement européen. C'est une députée européenne qui s'est engagée depuis cinq ans, qui représente aussi, je crois, notre démarche politique. Elle n'était pas élue il y a encore cinq ans. Elle a fait son chemin au sein du Parlement où elle est là très connue, très reconnue.
Elle a réussi à prendre la tête d'un groupe de différentes nationalités, très efficace, dans beaucoup de réformes européennes sur l'écologie, sur l'agriculture, sur la relance économique. Et aujourd'hui, elle a cette légitimité. C'est un choix... C'est en fait une bonne candidate ? Oui, je crois, parce que c'est un choix de crédibilité et d'efficacité. Et dans la période qu'on vit, sur tous ces sujets européens, sur la crise agricole, sur la transformation écologique, sur la régulation numérique, sur la sécurité, la question russe et la guerre sur notre continent, on a besoin de sérieux, de crédibilité, d'engagement. Valérie Ayet a tout cela.
À vous entendre, ça paraît évident. Pourtant, c'est une nomination tardive, après les refus du Bruno Le Maire, de Julien Normandie, de Jean-Yves Le Drian notamment. Est-ce que ce n'est pas un choix par défaut, tout simplement ?
Là, vous faites état de choses qui sont très différentes. Moi, j'ai lu, et je ne sais pas qui a parlé avec qui, mais peu importe. On parle de campagne tardive. Beaucoup de Français, peut-être on peut le déplorer, mais c'est ainsi, ne sont pas encore entrés dans l'idée de cette campagne des élections européennes. Et d'ailleurs, malheureusement, beaucoup de nos concitoyens ne savent pas encore qu'il y a, le 9 juin, j'en profite pour le dire, ce scrutin européen très important. Il y a cinq ans, on disait à peu près la même chose. J'ai cette mémoire des élections de 2019. Et la vraie campagne avait commencé encore plus tard. Peu importe. Oui, mais là, c'est une inconnue aussi, Clément Beaune.
Vous savez que la campagne, ça ne s'improvise pas.
On commence cette campagne, on a trois mois des élections. Il y a encore beaucoup de temps. Enfin, tant mieux, pour rentrer dans le fond, pour expliquer ce qu'on porte. Est-ce que Valérie Ayet, notre tête de liste, va défendre pour l'Europe ?
Elle sera au niveau face à Jordan Bardella ?
Je n'ai aucun doute là-dessus, parce qu'elle a été au niveau face à Jordan Bardella, quand il était là, d'ailleurs, au Parlement européen, depuis cinq ans. Et moi, je sais, j'ai été ministre des Affaires européennes, j'ai été conseiller pour l'Europe du Président de la République. J'ai travaillé avec Valérie Ayet, comme avec toute notre délégation de députés européens. Et il y aura une liste, d'ailleurs, une équipe. Mais Valérie Ayet a fait beaucoup de choses, notamment sur le budget de la PAC, notamment sur le plan de relance Covid. Cette crédibilité-là, il faudra l'expliquer.
Et vous allez découvrir aussi une candidate. C'est le début de la campagne. Cette crédibilité au sein du Parlement, pour le travail parlementaire, pour la co-construction, ce n'est pas non plus totalement faire une campagne face à des gens qui sont rompus, notamment sur les plateaux télévision des Jordan Bardella.
Mais d'abord, j'espère qu'une campagne, ce n'est pas que ce que fait très bien Jordan Bardella, c'est-à-dire des selfies et des punchlines. C'est un peu plus que ça. Et nos concitoyens sont intelligents, sont exigeants, et savent qu'on vit un moment européen grave, avec la guerre, avec cette crise agricole, où toutes les réponses nécessitent une action européenne. Et donc, ça commence. Non, mais ça commence maintenant. Vous allez voir, justement, ces débats, ces meetings, ces engagements, ces questions que vous poserez.
Et je n'ai aucun doute, vous verrez, que Valérie Aïe et toute l'équipe de la liste Renaissance et de la majorité prudentielle sera extrêmement engagée pour répondre précisément à chacun de ces défis. Moi, je préfère qu'on ait quelqu'un qui ne soit pas aujourd'hui connu de tous, mais qui ait du fond, qui ait de l'action, qui ait de l'engagement, et qui va, vous l'allez voir, répondre point par point au mensonge du rassemblement.
Il y a aussi une gauche qui pourrait se réveiller, portée notamment par la candidature de Raphaël Glucksmann. Encore une fois, ce choix d'une inconnue, issue du centre droit, est-ce qu'il n'est pas risqué face à la menace Glucksmann ?
On ne va pas faire le portrait robot pendant des semaines. La campagne, elle commence. Valérie Aïe, elle est maintenant investie depuis quelques heures. Et donc, sur les plateaux de télévision, dans les meetings électoraux, on va découvrir une ministre de la commune. Est-ce que Raphaël Glucksmann pourrait capter
l'électorat d'Emmanuel Macron de centre-gauche qui a été déçu par le président ?
Vous en parlez, les autres partis politiques d'ailleurs, et c'est un choix intéressant, assez nouveau, ont choisi aussi des députés européens sortants. Donc, ça sera une bataille pour montrer des visions de l'Europe différente. Il y a cinq ans, je crois que peu de gens connaissaient Raphaël Glucksmann. Aujourd'hui, par son travail, il a été reconnu. C'est aussi le cas de Valérie Aïe. On va la découvrir. Alors, sur ce centre-gauche, ou cette gauche qu'incarne Raphaël Glucksmann, moi, j'ai beaucoup de respect pour Raphaël Glucksmann, qui a porté des combats courageux sur l'Ukraine là aussi.
D'ailleurs, on l'a défendu, notre famille politique, les mêmes positions sur ces sujets au Parlement européen. Je dis à chacun, regardez ce qu'est la liste de Raphaël Glucksmann au total, parce que derrière l'action, l'énergie de Raphaël Glucksmann, il y a beaucoup d'apparatiques socialistes qui ne sont pas exactement le renouveau qu'on peut espérer.
Derrière la vitrine, il y a des apparatiques, c'est ça ?
Oui, on le voit. Et d'ailleurs, on a vu les débats au sein du Parti Socialiste où on a retrouvé tous les vieux réflexes qui, je crois, ne sont pas la partie la plus glorieuse, ni de la gauche, ni de la politique, consistant à mettre les sensibilités, les géographies, etc., avec un critère de compétence qui ne semblait pas être exactement la priorité.
Clément Bonnard, avez-vous imaginé être à la place, justement, de Valérie Ayet ? Non, en tête de liste, votre nom a été poussé à droite, à gauche, notamment par Gilles Boyer, l'eurodéputé proche d'Edouard Philippe.
Oui, je suis très reconnaissant qu'on mentionne mon nom. Je y vois, parce que je me suis beaucoup engagé sur les sujets européens, une marque d'amitié, une marque d'estime. Mais le sujet de fond n'était pas celui-là. Moi, je viens, il y a 15 jours, de retrouver, puisque je n'avais pas encore exercé cette compétence et cette fonction, mon siège de député de Paris à l'Assemblée nationale. J'ai gagné une circonscription de haute lutte, sans doute les plus difficiles d'élections, de l'élection législative de 2022. Je suis à l'Assemblée nationale, je compte y rester.
Et j'ai toujours dit, je crois que j'avais dit, y compris sur votre antenne, en revanche, je m'engagerais évidemment dans cette campagne européenne. C'est mon combat, c'est mon ADN, j'ai exercé des responsabilités.
Mais vous n'avez pas d'amertume d'être passé de ministre à, entre guillemets, simple député ? J'entends, votre place peut-être au niveau européen est reconnue. Est-ce que là, vous payez votre engagement, par exemple, sur la loi immigration ?
D'abord, quand on a de l'amertume, on ne fait pas de politique. On fait de la politique parce qu'on a du courage, des convictions, des combats à mener. Moi, je regarde vers l'avenir. Mais avez-vous été puni ? Mais je pense que j'ai été le gouvernement pour des raisons politiques. J'espère pas pour la qualité de mon travail, qui, je crois, a été reconnue par tous. Donc, c'est ainsi. Un remaniement, un nouveau gouvernement, ce sont des choix politiques. Mais vous voulez rester ministre, Clément Bonne. Mais je n'ai pas caché que j'avais aimé cette responsabilité, que j'ai essayé de faire au mieux. Ça a été un honneur, je n'en ai pas été propriétaire.
Et donc, je ne fais pas partie de ceux qui considèrent qu'ils ont le droit de rester éternellement dans un fauteuil ministériel. C'est le printemps de la République, sur proposition du Premier ministre, qui nomme les ministres, c'est son choix. Et je respecte, et les institutions, et la logique politique.
Mais est-ce que vous ne payez pas un petit peu votre position sur la loi immigration ?
Je ne regrette rien sur le fond, parce que j'ai exprimé, dans le passé, et je le ferai à l'avenir, croyez-moi, des convictions personnelles, au sein de la majorité, au sein d'un projet politique. Ce qui m'a blessé, je vais vous dire, c'est que j'ai lu parfois dans la presse, souvent d'ailleurs en off, comme on dit, de manière anonyme, des gens qui donnaient des leçons de loyauté, des leçons d'engagement. Je ne recevrai jamais de leçons de loyauté et d'engagement. Vous pensez à qui ? Qui a donné des leçons ?
Justement, je me demande, parce que vous savez, c'est parfois les conseillers qui disent qu'un député, un ministre, peu importe, c'est la politique, je ne suis pas naïf, et je ne découvre pas la malveillance en politique.
On vous a accusé d'avoir trahi d'une certaine façon...
Oui, ça, je n'aime pas ce mot, et je le récuse totalement. J'ai exprimé des choses, on m'a ensuite prêté des intentions, des propos de menaces, de chantage, ça n'est pas mon registre, et ça n'est pas ce que j'ai fait. J'ai exprimé des critiques ou des doutes dans les débats que nous avons eus au sein de la majorité, je n'ai pas été le seul d'ailleurs, qui ont été censurés par le Conseil constitutionnel, donc il y avait des raisons. Mais peu importe...
Vous êtes un marcheur de la première heure, est-ce qu'il y a une cassure, voire une rupture avec Emmanuel Macron, dont vous étiez très proche à un moment ? Vous avez été conseillé sur l'Europe ?
Non, il n'y a ni cassure, ni rupture, ni avec le projet initial, ni, et je ne commenterai pas davantage une relation personnelle, avec le Président de la République. Je suis fidèle à ce projet, je suis fidèle au Président, je suis fidèle aussi à mes électeurs, à qui j'ai dit qui j'étais avec mes convictions, social-démocrate, européenne, et je veux tenir tout ça ensemble. Est-ce que c'est toujours facile ?
Peut-être pas, mais ça c'est la vie politique, et ce que je veux faire aujourd'hui, c'est faire des propositions, siéger au Parlement, et à court terme, pour revenir à ce qu'on disait, oui, m'engager dans la campagne des Européennes, comme un militant, et comme un élu, et comme un fidèle de ce projet européen. Vous savez, en 2016, j'ai adhéré le premier jour à En Marche, j'étais à l'époque déjà conseiller d'Emmanuel Macron, qui était ministre. Et ce qui m'a motivé le plus, c'était la question européenne. Ça reste le cœur de mon engagement.
Toujours avec Clément Beaune, député de Paris,
ancien ministre chargé des Affaires européennes, puis des Transports. Le Rassemblement National a 10, voire 12 points d'avance sur la liste de la majorité, selon les sondages. Comment vous faites maintenant pour rattraper votre retard ? Vous êtes chargé notamment du programme pour le parti, pour les Européennes.
Tout commence maintenant. Donc la photographie, elle montre qu'il y a une campagne qui va être une campagne de combat, mais rien n'est fait, rien n'est écrit. J'ai le souvenir là aussi, il y a 5 ans, pour les élections de 2019, qu'on avait, dans les sondages et dans ces photographies, du retard et des difficultés annoncées. On a réussi à faire une campagne qui a mobilisé, et notamment mobilisé, tous ceux qui croient, même s'ils ont parfois des nuances entre eux, d'un centre gauche à un centre droit, de gens qui sont de tradition sociale démocrate, à des gens qui sont d'une droite ouverte, qui en partagent l'engagement européen. Et c'est encore plus nécessaire qu'en 2019.
Oui, mais aujourd'hui, comment vous faites
pour mener une campagne progressiste après avoir voté la loi immigration avec les voix du Rassemblement national, ou après avoir proposé la suppression du droit du sol à Mayotte ? Vous allez réussir à tenir les deux goûts ?
Attendez, je ne veux pas qu'il y ait de confusion là-dessus, je vous ai dit ce que je pensais de certains points de la loi immigration, on ne va pas revenir en arrière. Non, non, mais là, je vous parle en général, le parti, comment vous allez faire ? Non, mais vous dites implicitement, je récuse qu'il y ait quoi que ce soit de commun sur ces sujets avec le Rassemblement national. Mais il faut mener campagne, je vais vous dire avec, je crois, deux axes. Une logique qui est de défendre la souveraineté européenne et notre engagement de réforme de l'Europe. C'était notre marque de fabrique.
Quand en 2016-2017, puis aux élections de 2019, avec Emmanuel Macron, on a dit au lieu de taper sur l'Europe, qui est un peu la facilité et la paresse intellectuelle de beaucoup, réformons-la, changeons-la. Il y a des problèmes, oui, mais on a besoin de plus d'Europe. C'est maintenant d'ailleurs le slogan et viscéralement ce qu'on pense. On a besoin de plus d'Europe. Quand on a du dumping social, il faut faire la réforme du travail détaché. Quand on doit réguler les grandes plateformes numériques qui bousillent la vie de nos enfants, il faut une régulation européenne. Quand on a besoin de soutenir nos agriculteurs et leurs revenus, il faut une politique agricole commune.
Et l'Europe des nations,
comme propose Marine Le Pen, avec des compétences à la carte, ça, ça pourrait...
Je veux dire, ça, c'est l'autre point, il faut débusquer les mensonges et la démagogie. Le rassemblement national, quel est son projet européen ? Moi, je veux bien qu'on répète, comme dirait le général de Gaulle en sautant sur sa chaise, l'Europe des coopérations, l'Europe des nations, ça change toujours. C'est quoi ?
C'est reproposé hier encore, j'en ai en train de m'avoir regardé. Oui, mais c'est quoi ? Il dit, par exemple, L.O. il fait une espèce de feu tricolore. Il y a le vert, c'est en gros, ce qu'on peut partager au niveau européen. Il cite, par exemple, Erasmus. Et le rouge, c'est ce qui doit rester au niveau des nations, par exemple, typiquement, l'immigration. En quoi les compétences, typiquement, certaines de ces compétences ne sont pas mises au niveau des nations ?
Alors, si Jordan Bardella, après 5 ans de Parlement européen, découvre qu'en Europe, il y a des différences dans les compétences, dans les coopérations, je suis inquiet. La zone euro, on est 20 pays, pas 27, comme on est dans l'Union européenne. Dans l'espace Schengen, la circulation libre entre nos frontières, on n'est pas tous les pays de l'Union européenne non plus. On a des pays qui ne sont pas dans l'Union européenne. Donc, la coopération différenciée, c'est pour ça qu'il faut sortir des slogans et des mots. C'est la réalité de l'Europe d'aujourd'hui. Alors, si Jordan Bardella nous dit que c'est ça qu'il faut faire, bienvenue. C'est ce qui existe et ce qu'on défend. Mais expliquez-nous
pourquoi l'Europe des nations, ce n'est pas la même chose.
Mais c'est l'Europe des nations. Mais je recuse complètement que l'Europe d'aujourd'hui soit une Europe qui efface les nations. Moi, j'ai été ministre, je suis député de la République, je suis extrêmement attaché et à la souveraineté nationale et à la nation française viscéralement, profondément. Et je crois, c'est pour ça qu'on parle de souveraineté européenne, que c'est en coopérant souverainement avec d'autres pays européens. On n'est obligé de rien. On choisit, on vote qu'on est plus efficace. La politique agricole commune, c'est un bon exemple. Est-ce qu'on ferait mieux si on la coupait en petits morceaux et on faisait chacun notre politique agricole avec chacun nos normes ?
Certains pensent que oui. Eh bien moi, je pense que non. Et je crois que ça ne serait pas l'intérêt des agriculteurs. J'étais hier au salon de l'agriculture toute la journée. Vous avez beaucoup de filières qui exportent à plus de 50% en Europe. En moyenne, c'est 20% de notre production agricole qui est exportée. On est une grande nation agricole. Qu'il y ait des choses à changer en Europe, tant mieux. Mais encore faut-il mener ce combat plutôt que d'aller faire des selfies. Géraldard Bardal n'est pas au Parlement européen. Il ne participe pas au débat européen. Il a été payé pendant 5 ans par le contribuable pour ne rien faire au Parlement européen.
C'est ça la mystification et le mensonge du RN. Donc l'Europe des coopérations, un peu énervée, c'est sur la question de l'immigration. Parce qu'il dit, je crois que c'est dans le feu rouge, il ne faut pas de coopération européenne en matière d'immigration. Mais là, on voit bien le mensonge. Il recrute le patron de Frontex, l'agence de gestion des frontières. L'ancien patron, il a été viré, d'ailleurs, ce qu'il veut tout dire sur la compétence du Rassemblement national. Mais on a dit pendant des années chez Marine Le Pen et Jordan Bardena, les frontières, pas de touche, l'Europe, on ne coopère pas ensemble.
Les gardes frontières européens, tout ça, on n'en veut pas, ils ont voté contre d'ailleurs. Maintenant, ils recrutent la personne et tant mieux qui a créé ce qu'on a défendu, des gardes frontières européens parce que c'est un problème commun.
Et lui, il dit qu'il a vu le système de l'intérieur et qu'il a vu que ça ne fonctionnait pas.
Mais alors, est-ce que Jordan Bardena est contre la coopération européenne en matière de frontières et d'immigration ? Est-ce que c'est le feu rouge sa position ? Ou est-ce que c'est Frontex sa position ? Ça peut pas être les deux. Ça peut pas être le matin l'un et le soir l'autre. Parce que ça, c'est pas juste anecdotique. Dans un moment de gravité, on ne confie pas les clés du camion à quelqu'un qui n'a pas le permis de promouvoir.
Vous avez été secrétaire d'État chargé des affaires européennes. On va essayer de comprendre ce que pense le président. Comment on est passé de il faut bâtir une architecture de sécurité avec la Russie puis dialoguer avec Vladimir Poutine en pleine guerre à on pourrait envoyer des troupes en Ukraine ?
La différence, c'est la guerre. Nous avons été toujours très clairs, je tiens à le rappeler, sur le fait que nous ne pensions pas, contrairement au Rassemblement National ou à la France Insoumise qu'il fallait être faible, tendre ou soumis à Vladimir Poutine.
Dialoguer avec Vladimir Poutine, c'était en pleine guerre qu'Emmanuel Macron voulait dialoguer avec lui. Et maintenant,
il va envoyer des troupes. Emmanuel Macron est le président de la République. Il a tenté jusqu'au bout, jusqu'au début du conflit, même dans les premières semaines, quand il y avait un espoir, une possibilité, parce que c'était notre responsabilité pour la paix en Europe, de discuter, de dialoguer avec Vladimir Poutine. Mais est-ce qu'il fallait pour autant,
dans les années d'avant, par exemple, particulier fait à Vladimir Poutine
et qui, finalement, n'ont pas abouti ? Est-ce qu'il fallait rechercher une coopération diplomatique tout en défendant notre priorité, c'est-à-dire le renforcement de l'Europe, le renforcement de l'Europe de la défense, pas l'alliance militaire ou stratégique comme le proposait l'extrême droite avec Vladimir Poutine et la Russie ? Oui, il fallait rechercher ces voies du dialogue. Et oui, moi, je suis fier parce que c'était la responsabilité de la France. On était les seuls à pouvoir le faire que notre prême de la République ait cherché jusqu'au dernier jour avant la guerre et même au début du conflit. Mais qu'est-ce qui a changé aujourd'hui alors ? Ce n'est pas un revirement
pour vous ? Ce qui a changé,
c'est qu'on a un pays qui a agressé un autre, qui en occupe un autre, qui aujourd'hui regagne du terrain.
Une guerre qui dure.
Et que cette guerre, elle est aussi celle de notre sécurité. Ce n'est pas juste, si je puis dire, et ce serait déjà beaucoup, une attaque odieuse contre les Ukrainiens et la souveraineté d'un pays. C'est une menace pour notre sécurité. Et si on a des doutes, qu'on regarde ce qui se passe dans notre vie quotidienne, si les prix de l'énergie ont augmenté, si les prix agricoles et les marchés agricoles ont été déstabilisés. On parle d'envoyer
potentiellement des troupes. Pourquoi Emmanuel Macron a dit ça ? Non mais si, parce qu'on parle du propos d'Emmanuel Macron. C'est quoi ? C'est de la dissuasion ?
Non. C'est un message de fermeté qui est très clair, qui est adressé à l'Ukraine et à la Russie. A l'Ukraine pour dire nous vous soutiendrons, il n'y aura pas de fatigue, de relâche, aussi longtemps que nécessaire et avec tout ce qui est nécessaire. Et c'est un message à la Russie pour dire ne croyez pas que nous arrêterons notre effort et que nous ne sommes pas prêts
à aller plus loin. Ça c'est la vision française parce qu'en Europe manifestement tout le monde n'est pas particulièrement d'accord. L'Affchoff, l'Allemand, il y a eu pas mal de voix ces derniers jours pour prendre un peu des distances avec la proposition d'Emmanuel Macron. Et ce qui s'est passé lundi,
le président de la République et là aussi je crois que ça devrait être une fierté pour nous, a réuni 27 chefs d'État et de gouvernement de différents pays pour acter un soutien supplémentaire à l'Ukraine avec des mesures largement consensuelles qui ont été décidées, notamment livrer plus d'équipements militaires, livrer plus de munitions au niveau européen. Et puis il y avait
qui ne faisait pas consensus.
Oui. Il y avait ce point-là. Il a répondu à une question, il a dit qu'il ne faisait pas consensus. On ne peut pas être plus transparent mais le message, et moi je suis plutôt rassuré par cela que par l'inverse, du président de la République, c'est de dire on ne peut pas exclure que cette guerre dure, que cette guerre soit plus difficile encore et si on exclut des options même difficiles, eh bien on affaiblit l'Ukraine et on affaiblit notre sécurité. Passer ce message de fermeté et de détermination, oui c'était nécessaire et ce qui ressort de cette conférence, c'est plus d'efforts européens, plus d'engagement commun, plus de soutien à l'Ukraine.
Le 830 France Info, Agathe Lambret, Jean-Rémi Baudot.
Clément Beaune, député de Paris, ancien ministre chargé des affaires européennes puis des transports, notamment d'autres ministres issus de la gauche comme vous, Olivier Véran ou Olivier Dussopt, eux aussi ont été écartés du gouvernement. Est-ce que vous considérez aujourd'hui qu'il y a une hypertrophie de la jambe droite dans cet exécutif ?
Non, mais je crois qu'on a besoin non pas de déplorer ou de regretter qu'une voix issue de la gauche ou sociale-démocrate soit trop faible. Il faut proposer, proposer des idées, faire des propositions sur l'écologie, sur l'Europe, sur les institutions, qui est un sujet qui me tient à cœur. J'ai rejoint au Parlement la Commission des lois et je pense que plutôt que de se retrouver en disant est-ce qu'on pèse assez, est-ce qu'on est assez influents ? Moi, je viens de la gauche et je n'ai aucun problème à travailler avec des gens qui ont une autre sensibilité. C'est notre projet politique de départ.
Vous voulez dire que vous ne voulez pas vous structurer, prendre le flambeau de l'aile gauche, c'est ça ? Vous voulez vous continuer à vous fonder ? Moi, je veux continuer
à faire ce que j'ai toujours fait. Vous m'avez entendu quand j'étais ministre, même dans des responsabilités qui n'avaient pas grand-chose à voir avec ces idées, à faire des propositions sur des sujets de société comme la GPA, à faire des propositions sur la réforme des institutions. J'ai beaucoup travaillé sur la question écologique en tant que ministre des Transports qui représente 30% de nos émissions. Je veux faire des propositions qui auront cette coloration parce que c'est mon histoire et mon identité avec d'autres de social-démocrate.
Mais vous ne serez pas leader de l'aile gauche ?
J'espère être leader des idées, être leader des propositions. Si, quand vous appelez aile gauche, vous parlez d'une forme de structuration, de petite chapelle, de petite boutique, non, ça, ce n'est pas mon projet. En revanche, par les idées, par la conviction des autres, je suis au Parlement maintenant, tous les jours, je peux parler à beaucoup de parlementaires, je ne leur demande pas s'ils ont été étiquetés ici ou là, j'essaye de discuter avec eux d'idées, de propositions et, rassurez-vous, j'en ferai dans les semaines et les mois qui viennent.
Néanmoins, est-ce que vous êtes à l'aise avec aujourd'hui la ligne et le mouvement qui est impulsé notamment par Gabriel Attal ? On a eu un discours de politique générale qui était plutôt à droite, il y a eu des réformes, des annonces de réformes de faire rentrer, par exemple, le logement intermédiaire réservé à certaines catégories de ménage dans les quotas de HLM, il n'y a plus... Là, ils veulent durcir notamment les conditions de l'assurance chômage. Est-ce que là, on ne se dirige pas vers une forme de durcissement de la politique, plutôt à droite ? Est-ce que vous êtes toujours aussi à l'aise dans cette majorité ?
Mais je suis à l'aise à partir du moment où on reste dans cet équilibre et dans ce dépassement. À nous aussi de faire des propositions et d'amener des idées qui vont nourrir cela.
Mais quels sont les pièces de gauche qui ont été mises en avance ?
Par exemple, la solidarité à la source. Je pense que c'est une grande réforme sociale. Qui ne date pas de Gabriel Attal. Non, d'accord. Mais enfin, qui engage Gabriel Attal parce que c'est le programme du président de la République et qui nous engage tous. Ça, c'est une réforme très importante. Quand on va continuer à mener une politique de réindustrialisation qui crée déjà des milliers d'emplois dans l'industrie et qui va continuer, je pense que c'est une politique profondément sociale et que vous pouvez labelliser de gauche.
Quand sur l'Europe, parce que c'est aussi à cet échelon qu'on agit, on propose de lutter contre le dumping social comme on a commencé à le faire sur le travail détaché, d'avoir un salaire minimum européen qui nous protège de cette concurrence déloyale, je crois que ce sont profondément des réformes qui gardent cet ADN. Après, est-ce qu'il faut toujours...
Est-ce qu'il faut continuer
à nourrir ces différentes sensibilités et celle qui est notamment la mienne, sociale-démocrate comme je le disais ? Oui. Et est-ce qu'il faut toujours être dans un combat politique au bon sens du terme ? Proposition, idée, influence, oui.
On a compris. Est-ce que vous allez la rouvrir comme Olivier Véran ?
Maintenant,
vous n'êtes plus ministre.
Ma bouche et ma parole.
Il a dit, un ministre, ça ferme sa gueule, donc un ministre qui n'est plus ministre, eh bien, il peut la rouvrir. Est-ce que vous...
Oui, moi, je n'ai jamais eu l'impression de fermer ma gueule ou ma bouche, peut-être trop, mais pas assez, mais je continuerai, mais pas dans un goût... On me reproche aussi parfois d'être trop modéré ou trop nuancé. Vous voyez, on est parfois critiqué de part et d'autre, mais je continuerai avec ce qui a été ma ligne, c'est-à-dire cette sensibilité, cette identité, cette histoire, et en faisant des propositions. Donc, vous pouvez appeler ça tenir le stylo parce que j'écrirai certaines de ses propositions ou ouvrir sa bouche et parler. Je le ferai, oui, bien sûr, et Olivier Véran partage avec moi, je pense, un certain nombre de ses convictions.
Vous étiez, il y a quelques mois, ministre des Transports. La dernière grève a fait relancer, la dernière grève des contrôleurs à SNCF a relancé le débat de l'encadrement du droit de grève. Est-ce qu'à l'approche des Jeux Olympiques, il faut restreindre la liberté de grève ?
Non, je ne crois pas et j'ai été, comme Patrice Vergritte aujourd'hui, confronté à ces sujets. C'est toujours après les grèves qui ont malheureusement pénalisé des milliers de familles, des dizaines de milliers de familles, la foire aux bonnes idées, un peu démago parce que faire des propositions de loi dont on sait qu'elles sont anticonstitutionnelles, ça n'améliore pas la vie des Français. En revanche, moi je l'ai dit, je suis ouvert à des idées originales, créatives, mais par le dialogue social, ce que font nos voisins italiens, contrairement à ce qu'on dit parfois, ce n'est pas une restriction du droit de grève.
Ils disent, dans les grands services publics, il y a des négociations sociales. Dans chaque entreprise, syndicat, direction, pour dire qu'il y a des périodes qui sont préservées. Ça c'est intelligent, mais ça ne se fait pas par la loi, ça se fait par le dialogue social. Pourquoi pas chez nous ? J'ai été, il y a quelques semaines encore, à la manœuvre pour trouver un accord avec les contrôleurs aériens parce qu'il y avait aussi un risque de grève pour les Jeux Olympiques. On a trouvé un accord, on améliore leurs conditions de travail, je l'assume complètement, et il y a une trêve olympique, aucun mouvement social pour un grève. Donc vous dites que c'est possible aussi par le dialogue.
Donc il y a des solutions par le dialogue social, par la discussion avec les syndicats, je ne le soumettise pas, qui sont des améliorations possibles.
Rachida Dati, désormais ministre de la Culture, a assuré qu'elle serait candidate à la mairie de Paris en 2026. Elle a dit aussi avoir conclu un deal avec le président. Or vous aussi, vous aviez des envies de Paris, c'est embêtant, non ?
Ce n'est pas embêtant, moi je suis député de Paris, j'ai d'ailleurs plus de temps aujourd'hui pour m'y consacrer, et je compte bien m'y consacrer, et ne renoncer à rien de mes engagements, de mes ambitions pour Paris. Après il y a des temps, Rachida Dati, je connais son énergie et son engagement, et qu'elle soit intéressée par Paris n'est pas un scoop.
Mais elle dit qu'elle a un deal avec le président, ce n'est pas tout à fait la même chose.
Je crois qu'après je l'ai lu dans la presse, vous n'y croyez pas à ce deal. Je n'ai eu des rumeurs, non, pas du tout. C'est du bluff ? Ce n'est pas du bluff, d'ailleurs Rachida Dati, elle-même dans la presse, elle dit qu'il n'y a pas de deal ou d'accord. Et vous imaginez, j'ai été ministre, et je connais un peu le président de la République, que quand vous recevez un coup de fil, vous dites, voilà, j'ai trois conditions, je ne crois pas que ça marche comme ça, et Rachida Dati le sait très bien. Mais malgré tout,
vous n'aurez jamais Paris sans la droite, vous le savez ça. Donc est-ce que ce n'est pas la mieux placée aujourd'hui, Rachida Dati ?
Et sans le centre non plus, et sans un centre gauche non plus, je crois. Donc il faudra, c'est ça qui m'importe, un projet unique, et un candidat unique, travailler ensemble, mais sur le fond. Bon, voilà. Les municipales... Il n'y a pas, chaque chose en son temps, il peut se passer beaucoup de choses d'ici 2026. Donc aujourd'hui, Rachida Dati le sait, les ministres, il est engagé à 100% de son temps, moi je suis député, je suis engagé à 100% de mon temps,
et on verra. C'est dans l'entend, c'est dans 2026. Merci beaucoup Clément Beaune, député de Paris, ancien ministre des Affaires européennes et des Transports. Merci beaucoup d'avoir été l'invité du 830 France Info, et d'avoir fait d'une certaine manière votre rentrée politique sur France Info.
Christine Pirès Beaune