Jacques de Villiers, petit-fils de Philippe de Villiers raconte la France de Philippe le Bel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment on écrit un tel livre ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Comment vous entretenez ce rapport à la lecture ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Votre panthéon littéraire ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Pourquoi un plaidoyer pour les classiques ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Comment travaillez-vous sur la période historique ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Comment résumeriez-vous l'affaire Lombarde ?
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Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedo. Amis auditeur, [musique] bon appétit si vous passez à table.
Si vous avez la chance d'être au soleil, accessoirement pas au milieu des incendies, ben c'est vrai que c'est toujours mieux. Vous nous écoutez peut-être en voiture, tiens sur la route des vacances si vous avez la chance d'en prendre, et ben soyez les bienvenus. Il y a des choses qui vous font réagir, il y a des choses sur lesquelles vous avez envie de nous interpeller, peut-être même une discussion tout simplement à laquelle vous avez envie de participer, bah ça tombe bien, il y a le standard qui est la 0826 300.
On échange, on discute et entre 12h30 et 13h. On s'interrogera sur le cas qui nous préoccupe beaucoup depuis quelques heures sur Sud Radio. Vous l'avez entendu dans la matinale, vous l'avez également entendu avec nos chroniqueurs tout à l'heure et et même avec l'ancien maire de Vierry Châtillon.
C'est c'est le cas de ce jeune homme quand même qui nous a beaucoup interpellé du côté de Verry Châtillon avec une maman bien sûr euh aujourd'hui dans un état compliqué. C'est le jeune Chem Sezine qui s'est fait tout simplement lych dans la cage de son escalier. C'était il y a 2 ans, il avait 15 ans.
Et ce qu'on apprend, alors on en reparle pas par hasard. Ce qu'on apprend c'est tout simplement que il y a quelques jours et ben parce que ils étaient pour l'instant en détention provisoire pendant 2 ans déjà. Donc ça c'est le premier scandale.
Bah ils sont sortis mais alors pas de n'importe quelle manière. Ils ont été libérés avec les copains qui les attendaient, filmé sur les réseaux sociaux, retour à Vierry Châtillon là où il n'avaient pas le droit d'aller. Donc c'est quand même un scandale dans le scandale.
Et vous ajoutez à ça en plus en plus que la place Vendô, c'est-à-dire le ministère de la justice pour l'instant est dans l'incapacité de nous donner le nombre de détenus qui ont été libérés à cause précisément de ce de ce petit vide juridique. Est-ce qu'aujourd'hui la justice sait encore protéger nos enfants ? Vous avez peut-être autour de vous des exemples concrets où vous avez peut-être des montées d'angoisse avec tout ce que vous entendez, ben venez avec nous au 0826 300 300.
On en parlera bien sûr et puis vous réagissez, vous nous interpellez. 0826 300300 la France au bout du fil de 12h30 à 13h pour le moment il est 12h5 et je vous propose tiens si vous êtes sur la route des vacances et vous avez pas un bon bouquin sur la plage ben on va en discuter. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h.
Maxime Liedu. [raclement de gorge] Jacques Devilier bonjour. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
Vous êtes l'auteur de l'affaire lombarde. C'est la suite déjà de votre livre qui a été véritablement un succès en librairie qui s'appelle Le bâtard du Russillon. C'est un bestellaire, vous écrivez la suite.
Je le dis. L'affaire lombarde, c'est aux éditions Fillard. Roman historique.
Est-ce que ça vous va pour décrire ce livre ? Tout à fait. Roman d'aventure historique même.
Oui. Roman d'aventure historique. Comment on écrit un tel livre ?
Parce que pour ceux qui le regardent sur les réseaux sociaux, pour ceux qui nous suivent sur YouTube ou en direct, c'est quand même un petit pavé. Euh ça ne s'écrit pas n'importe comment. D'abord, le roman historique, c'est pas non plus ce qui marche le mieux en France.
Bon là c'est le cas pour le vôtre, tant mieux. Comment on décide de se lancer dans une telle entreprise d'écriture ? Alors je pense que on ne n'est pas auteur.
On le devient d'une d'une certaine manière et on le devient en étant lecteur. Ça a été mon cas. J'ai beaucoup lu depuis l'enfance, depuis les livres d'enfants du club des 5 jusqu'au grand classique romantique que j'ai lu, relu, relu encore et qui m'ont en quelque sorte façonné.
Et donc après ben l'envie d'écrire, elle vient naturellement. Et pourquoi le roman historique ? Parce que le roman historique à mon avis répond à une attente de notre époque, une attente à la fois d'immersion, de se retrouver dans des univers qui nous permettent de nous évader quelque peu d'une réalité parfois oppressante.
Vous en parliez il y a une minute, et puis aussi d'aller chercher des leçons, d'aller chercher des expériences, d'aller trouver dans l'histoire des permanences, des parallèles, des liens avec l'actualité qui peuvent aussi nous enseigner au-delà d'un simple divertissement. Et puis là, on le voit parce que dans ce deuxième volet, si si si je peux le dire ainsi, on s vous vous intéressez notamment et le lecteur suit Philippe Lebel avec tout un contexte qui pourrait nous rappeler la France d'aujourd'hui. On y reviendra mais vous avez j'aimerais vous interroger sur deux trois choses par rapport à ce que vous venez de dire.
D'abord le rapport à la lecture. Vous avez lu beaucoup que ce soit le club des 5 au grand au grand classique. Ce n'est quand même plus aujourd'hui la majorité, c'est quand même plus aujourd'hui ce qui se fait.
Comment vous vous entretenez ce rapport à la lecture et comment autour de vous l'observez, vous le jugez, vous vous le pressentez ce rapport à la lecture ? Alors, je pense qu'on vit et c'est une lapissade de le dire, mais dans une are ère de de du visuel, de l'audiovisuel particulièrement prnante et puis pour ma génération en particulier puisqu'elle est née dedans et donc effectivement la lecture a une place et bien peut-être moins importante que ce qu'elle avait autrefois. C'est pour ça que [grognement] en en cherchant à écrire, je cherche aussi à ramener à la lecture et à amener à la lecture un public jeune, un public qui qui est à mon âge.
Et pourquoi est-ce que je fais ça ? Comment est-ce que je fais ça ? très bien en essayant d'aller chercher des schémas narratifs, une histoire, une façon de raconter qui soit la plus immersive possible, la plus visuelle possible, la plus picturale possible pour emmener mon lecteur en quelque sorte en le tenant par la main dans des décors, des univers, des ambiances, des atmosphères, des esthétiques, dans les drames comme dans les joies, à travers des paysages, dans des architectures, dans des bâtiments qu'il connaît, des grandes des grands bâtiments comme la basilique Saint-Di par exemple ou bien la cathédrale Notredame de Paris ou bien encore le palais de la cité. ou d'autres d'autres endroits que j'explore dans le livre.
Donc, il s'agit pour moi d'essayer de de provoquer chez lecteur le sentiment qu'il est immergé dans le livre à travers tous ces artifices qui lui permettent de s'éloigner peut-être de l'image pour revenir à la lecture. Et vous parliez tout à l'heure de la relecture, en tout cas chez vous de certains grands classiques. Je sais que chez beaucoup de nos auditeurs, la lecture reste encore quelque chose de très important.
Si je devais vous demander votre panthéon littéraire, c'est-à-dire allez les trois grands livres que vous avez lu, relu et pourquoi les lire et les relire ? Qu'est-ce qu' vous ont apporté d'un point de vue philosophique, d'un point de vue de la littérature, d'un point de vue intellectuel, d'un point de vue humain aussi peut-être ? Alors moi je vais vous répondre avec une réponse très classique.
Euh j'ai découvert en 6e les misérables de Victor Hugo et ça a été un coup de foudre absolu. C'est que c'est plus qu'un livre, c'est plus qu'une suite de livres, c'est c'est une fresque dans laquelle on peut pratiquement trouver tous les archétypes de grands personnages, tous les archétypes des héros, tous les archétypes des salots. Et donc il y a vraiment dans cette fresque là presque l'humanité condensée avec la plume et le génie de Victor Hugo.
Bon premier livre euh je le considère comme un un un un seul tenant. Le capitaine fracasse moi était mon livre de chevet de Théophile Gautier. C'estàdire l'idée d'un noble désargenté mais qui ne vit que de son idéal avec sa ceinture trop grande et les habits de son père, sa rapierre et son cheval tout maigre.
Et bien, il y a quelque chose là de magnifique. Ce ce ce noble qui par amour va accepter de monter sur les planches et donc va se départir bien d'une forme d'ego pour suivre cette cette jeune femme qui qui l'admire tant. Et puis après et bien moi j'ai j'ai un roman qui m'a particulièrement là encore qui est une suite de romans marqué et qui a été peut-être directement à l'origine de cette de cette écriture du bâtard du Rousion et puis maintenant de l'affaire lombarde.
C'est un roman de Michel Zevaco donc plus récent qui s'appelle Lespardaillant et qui retrace les aventures d'un père et puis plus tard dans les romans de son fils un bretteur pendant les guerres de religion et qui va et bien parcourir le règne jusqu'au au règne de Louis XIV, le règne de Louis X puis le règne de Louis XIV. Jacques Deeviller, votre livre l'affaire lombarde, c'est aux éditions Fillard. C'est la suite déjà de ce succès qui avait existé en librairie, qui existe toujours en librairie qui s'appelle Le Bâard du Russillon.
Euh une question quand même parce que je je trouve que la lecture, la littérature, c'est toujours une conversation intéressante. Quand vous parlez des classiques, il y en a aussi beaucoup qui vous disent "Oui, mais aujourd'hui les classiques il y a toujours quelque chose de de d'excessivement pénible parce que c'est pas séme, parce que l'écriture est complexe. Parfois vous parliez des misérables, je sais pas si vous avez remarqué.
Maintenant, dans les librairies, on fait des éditions abrégées euh des misérables. C'est-à-dire qu'il y a toute une complexité, il y a il y a toute une description, il y a toute une plume qu'on qu'on décide tout simplement de massacrer, on va dire tout ça pour raccourci immédiatement le livre. Le rapport au classique.
Pourquoi vous Jacques Devillier vous vous feriez aujourd'hui par exemple un plédoyer pour pour les classiques ? Qu'est-ce que ça apporte aujourd'hui de lire ? Vous avez cité Théophile Gautier mais Hugo, Balzac, Zola, Flobert.
Je pense que le roman, le roman littéraire, la fresque littéraire, c'est le temps long, c'est la lenteur, c'est en fait un recul sur les choses. On s'évade de la réalité pour plonger dans une intrigue, dans un contexte social, historique et donc petit à petit et bien s'imisser dans une époque qui n'est pas la nôtre. Et à mon sens et bien le roman, la littérature est la seule forme d'art qui permet à ce point une immersion dans une époque, dans une histoire en particulier puisqu'elle elle nous emmène complètement avec notre imagination qui est le le sens évidemment le enfin la façon de de se plonger la plus puissante.
Après, je pense que notre époque et bien est ce qu'elle est. Elle a elle bénéficie aussi d'une forme d'art qui est le cinéma qui est extrêmement puissante et qui et qui d'ailleurs le cinéma qui s'intéresse de plus en plus à ses grandes œuvres. On a vu le succès des trois mousquetaires, on a vu le succès aussi du compte de Montecistau.
C'està-dire que c'est une matière qui indéiablement intéresse, passionne parce que ce n'est pas un odin ce que vous dites. Effectivement, le cinéma s'intéresse à la fresque littéraire pour l'adapter. Moi, je pense qu'on peut faire le chemin inverse et c'est ce que j'essaie de faire ici, c'est-à-dire de proposer un roman qui soit écrit de façon sérielle, de façon cinématographique pour qu'au fond, avec des codes audiovisuels, avec les codes de l'image que l'on a quand on est aujourd'hui en 2026 et qu'on profite bien du divertissement euh sur les plateformes, au cinéma, sur tout ce qu'on peut avoir comme média et comme et comme plateforme de média, et bien on puisse quand même s'intéresser à la lecture parce que c'est écrit pour nous emmener par la main dans une histoire.
Et donc oui, les codes de l'écriture ne sont pas les mêmes que qu'au 19e siècle, c'est sûr. On a moins de descriptions longues, on a moins de digressions qui vont parcence nous éloigner de l'intrigue. Je vais être beaucoup plus terre à terre en fait, [raclement de gorge] beaucoup plus incisif dans les futur plus incisif et on va avoir toute une logique de cliffers de de suspense de quêtes secondaires tertières primaire qui permettent bien d'arriver à la résolution de l'intrigue en maintenant un suspense permanent mais qui répond à un besoin de l'époque sans pour autant dénaturer la vocation du roman, se plonger dans le temps long et avoir cette réflexion plus profonde sur la réalité.
Jacques Devillier, auteur de l'affaire lombarde la suite donc de ce succès en librairie Patard du Rossillon dans lequel on va pouvoir se plonger dans un instant avec les auditeurs après une tech très courte page de publicité. simplement une question comment le le roman historique quand même demande une couche de travail supplémentaire parce que notamment avec ce numéro là vous vous plonger dans toute l'époque de Philippe Lebel avec une une France qui connaît une crise d'autorité dont les comptes sont vides qui a besoin absolument de se restaurer après une histoire précédente qui a quand même miné et le pouvoir est une partie du pays. Comment vous travaillez sur cette période historique ?
Est-ce que vous appelez des experts ? Est-ce que c'est vous vous lisez simplement vous avez une fiche de renseignement puis vous faites avec chat GPT ou autre intelligence artificielle ? comment vous travaillez parce que c'est aussi la complexité du roman historique qui a tout le sens le style on va dire mais le roman et l'aventure l'intrigue évidemment mais il y a aussi toute la nécessité de respecter on va dire tout un tout tout un contexte historique.
Alors Duma disait "On peut violer l'histoire si on lui fait de beaux enfants. Je pense qu'on a simplement besoin de l'aimer pour lui faire de beaux enfants." Donc il y a déjà ça.
Il y a déjà l'amour de l'histoire, l'amour des anecdotes de l'histoire, l'amour de l'histoire dans ce qu'elle a de d'incarner, d'enraciner et dans ce qu'elle peut offrir de particulièrement esthétique et qui accroche tout de suite l'œil du spectateur, l'œil du lecteur. Et puis ensuite évidemment, il y a un travail, c'est vrai, archivistique, il y a un travail historique mais en fait moi, je le trouve assez simple ce travail pour peu qu'on ait un peu les codes et qu'on prenne le temps d'ouvrir un peu racontez-nous parce que pour beaucoup en plus vous l'avez rappelé, vous êtes vous êtes vous êtes un jeune homme, vous avez écrit déjà deux romans historiques. Comment ça se passe ?
Alors, c'est quoi ? Vous avez vous renseignez dans les livres et vous prenez des notes à partir du moment où vous voulez situer votre roman. Est-ce que vous avez certains certains professeurs au téléphone ?
Est-ce que vous ajustez au fur et à mesure ? Comment vous travaillez ? Parce que c'est une méthode aussi intéressante, les coulisses de l'auteur.
Tout à fait. Alors moi en ce qui me concerne, j'ai un squelette sur une fresque autour de Philippe Lebel qui m'intéresse. Cette personnage là, j'aimerais en explorer la vie, voyager avec lui et le découvrir un peu aussi de cette façon.
Donc il y a deux premiers romans, un troisème est à est à l'ouvrage et nous verrons pour la suite. Mais donc ça implique une continuité dans l'intrigue. Donc je suis obligé en fait vous restez plongé d'une certaine manière dans l'époque exement.
Exactement. Et donc pour cela, ben il y a un travail géographique, j'ai envie de dire. C'est-à-dire d'aller sur les lieux, de voir, de s'impré les ambiances.
Bien sûr, bien sûr. Pour vérifier que ce que je vais décrire, que ce que je vais raconter et bien colle à l'ambiance qui n'est jamais la même dans un livre que dans la réalité. Voilà.
Et puis pour autant les archives sont complémentaires puisqu'elles apportent et bien d'abord par le papier puisqu'on peut avoir accès dans les bibliothèques y compris parisiennes à des archives papier médiéval du 13e, du 14e, du 15e siècle. Donc déjà il y a une immersion pour l'auteur qui est flagrante. Et puis après le travail historique, ce qui est merveilleux, c'est qu'on pourrait ouvrir le livre, le grand livre de l'histoire si on l'ouvre.
À chaque page, à chaque coin de page, à chaque mot, on peut trouver une anecdote. C'est sa fourmille de rebondissement de personnages, de drames, de héros qui se lèvent à chaque à chaque point de page. Donc paradoxalement, je trouve ça presque plus facile de travailler le roman historique que d'écrire de la fantaisy ou toute autre romance qui implique de construire un monde avec tous ces codes.
Bon, finalement, je ne fais que m'appuyer sur ce qui existe déjà et puis je le romance en essayant de rester fidèle dans les ambiances, les intrigues et puis la réalité des personnages. Aux éditions Fillard, vous trouvez un livre qui s'appelle l'affaire lombarde. C'est signé Jacques Beviller.
Et si jamais vous êtes sur la route de vos vacances, par exemple, vous n'avez pas encore votre grand roman pour accompagner ben je sais pas vos longues après-midis devant une piscine à la plage ou en famille sur la terrasse après un bon déjeuner et bien vous vous précipitez acheter l'affaire lombarde après le bestseller donc du bâtard du roussillon. Jacques Devilier reste avec nous. Ça y est un peu mieux compris l'auteur.
Maintenant on va s'intéresser au roman roman historique au cœur d'une certaine époque avec un certain Philippe Lebel. Et vous allez voir, je ne sais pas si c'est aussi vrai que ça. Notre invité nous le dira mais il y a quelques comment je pourrais dire ça ? parallèle à tisser entre la France de Philippe Lebel et peut-être celle dans laquelle nous nous retrouvons aujourd'hui à tout de suite sur Sud Radio.
Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedu. [musique] On cause histoire, on voyage, on prend la machine à remonter le temps. Ce midi notre invité Jacques De Villier, l'affaire lombarde, ça fait suite au premier bestseller déjà aux éditions FA qui s'appelait le bâtard du Rousignon, qui a connu non seulement un succès en librairie, mais aussi auprès des critiques.
On a beaucoup parlé dans la première partie de notre entretien si vous voulez de ce que peut ressentir comment travaille un auteur. Et avant qu'on se plonge dans ce romanci l'affaire lombarde vous expliquer vous rentre sur place alors pour qu'on commence à se glisser tout doucement dans le matelas de votre livre dans le lit de votre livre par exemple pour écrire celui-ci. Quels endroits vous avez visité sur quel terrain vous avez pris le temps de vous déplacer pour justement respirer un peu l'air de votre roman ?
Mais écoutez dans ce roman, j'ai voulu parler de plusieurs endroits qui me parlent. à commencer par le RERG, la région du Rouerg qui est une région euh qui m'est cher puisque familialement j'en suis en partie issue par ma mère euh qui nous écoute, je crois, en ce moment. Et euh et bien cette région-là, elle est euh particulièrement belle parce qu'elle a su conserver aussi jusqu'au aujourd'hui euh [grognement] la trace dans la pierre euh de son histoire médiévale à travers la présence des Templiers, à travers et bien la présence de nombreuses fortifications.
Et donc Montpellier et toute cette région qui m'échère, j'ai voulu y retourner pour me plonger dans ce qu'elle avait pu avoir de d'intéressant d'un point de vue médiéval, d'autant plus qu'elle était connectée avec mon intrigue avec un personnage qui s'appelle Guillaume de Nogaret qui sera très important. dans l'histoire de Philippe Lebel et qui a commencé sa carrière à Montpellier avant de rejoindre Paris. Donc il y a eu effectivement le Werg et puis après pour le coup je me suis davantage dans ce roman-là plongé dans l'histoire parisienne dans l'histoire du palais effectivement du palais royal de notre dame de Paris dont la réouverture a été l'occasion et bien de de de parler d'un point de vue médiéval pour comprendre toute cette architecture d'un paris médiéval qui au fond n'a pas grand-chose à voir avec le Paris aujourd'hui si ce n'est dans la permanence dans la persistance de ces églises ex et de certains de certains monuments qui tiennent encore debout l'affaire lombarde, je sais que d'habitude et c'est toujours un exercice effroyable pour avoir été aussi bien de ce côté du micro que de l'autre.
On on on c'est souvent les journalistes qui font les résumés, ce qui est toujours un truc épouvantable. C'est toujours mieux si l'auteur arrive à pitcher son bouquin, même si c'est un exercice difficile. Vous Jacques Devilier, comment vous résumeriez pour ceux qui nous entendent qui vont peut-être passer dans un tiens dans un relais dans une librairie dans les prochaines heures ?
L'affaire lombarde, c'est l'histoire de Alors, je vais vous faire un pitch un peu provocateur. Donc, on est en France, les finances sont au plus mal. Euh la corruption est partout, le budget de l'État est déficitaire, largement déficitaire.
L'impôt est mal perçu, les tensions intérieures sont très fortes, les ingérences extérieures sont très fortes aussi entre l'Angleterre, Rome et donc il y a véritablement en France une grande inquiétude qu'elle soit économique ou qu'elle soit en quelque sorte identitaire. Alors là, on pourrait se dire effectivement et le le c'est un roman sur 2017, c'est un roman qui sa sur 2026 et peut-être encore plus sur les années à venir. Mais pour autant, ce que j'ai voulu faire, c'est raconter l'histoire de ce royaume en 1290 où le jeune Philippe Lebel est empétré dans cette incapacité à gouverner puisque l'argent ne rentre pas et puisque les contestations de son pouvoir sont partout.
Et ce qui m'intéressait bien, c'était pas de dresser un constat déprimant, un constat noir finalement pour passer le lecteur d'une réalité déprimante à une autre réalité déprimante. Mais au contraire, de montrer que ce jeune souverain d'à peine 20 ans, je le rappelle, va réussir par la force de sa volonté politique et par l'ingéniosité à la fois de ses conseillers et puis de lui-même et aussi de de son épouse. Il va réussir à sortir de l'ornière en inventant un système où il va en faisant appel à des banquiers pouvoir et bien remettre à flot le royaume.
Mais c'est sans compter. un complot terrible qui rôe autour de lui et dont il n'a pas encore conscience et pour en découvrir les arcanes, la réalité et bien il faut lire le livre, il faut le lire l'affaire lombarde signé Jacques De Villier. vous parliez et puisque c'est quand même le le héros du roman quand même de de Philippe Lebel et vous vous avez dit tout à l'heure avoir une véritable fascination pour pour l'homme et même pour toute la période qui l'entoure pour tous ceux pour qui Philippe Leben ne serait pas on va dire si familier que ça.
Pourquoi chez vous il provoque une telle sensation d'intérêt presque d'admiration en vous écoutant en tout cas c'est ce que je ressens parce qu'il est l'entithèse absolue des hommes politiques actuels au fond c'est-à-dire qu'il est d'une immense jeunesse et pourtant d'une immense expérience pourquoi ? Parce que cette expérience, il l'attire de celle de son père, de son grand-père, de ses aïeux. Véritablement, il y a chez lui une admiration très profonde pour son grand-père Saint-Louis qu'il fera d'ailleurs canonisé, qui n'est alors que Louis I et qui deviendra Saint-Louis en 297.
Il s'inscrit dans la lignée et donc déjà à 20 ans, il bénéficie d'une hauteur de vue qui est incomparable avec celle d'un jeune homme, on va dire qui qui n'aurait pu bénéficier que de sa propre expérience. Première chose. La deuxième chose, c'est que Philippe Lebel fait preuve d'une volonté politique absolument extraordinaire.
Il n'est prêt à tout pour permettre à son royaume de se relever et finalement pour permettre à ses sujets de faire leur salut. C'est ça qu'il anime. Ce qu'il anime, c'est pas des considérations carriéristes, des considérations personnelles ou même des considérations d'appareil.
Non, ce qu'il anime, c'est l'idée qu'il faut parvenir au bien commun, qu'il faut travailler au bien commun pour son royaume. Donc finalement, c'est quelqu'un qui se dit "Je vais depuis mon plus jeune âge jusqu'à ma mort. travailler à faire le bien dans mon royaume.
Alors, c'est une vision qui peut paraître un peu idéaliste. Mais pour autant, Philippe Lebel qui est un roi, c'est vrai, maniquéin, très croyant, qui a au fond cette considération profonde que le roi est là pour servir ces sujets, et bien il ne manque pas et c'est là où il y a un parallèle intéressant avec notre époque d'un pragmatisme politique nécessaire. Il ne manque pas de la raison d'État qui oblige l'homme d'État à faire ce qu'il faut faire pour parvenir au résultat.
Et donc d'une certaine manière, c'est aussi un roi maiavélique. Et c'est ce paradoxe qui m'intéresse chez lui. Comment est-ce qu'un homme si croyant, si pieux et qui a tellement à l'esprit cette idée du bien commun et bien peut quand même être prêt à à utiliser les moyens toutes les règles morales pour gouverner comme il se doit et penser avant tout à son pays.
Exactement. Exactement. et finalement à être dans une logique de de qui qu'il conduirait à dire que la fin justifie les moyens quand elle sert et bien l'État et donc le royaume.
Voilà ce qui m'intéresse chez lui et pourtant il est très jeune et donc dans le premier livre, j'explorais l'image du prince qui suit encore la politique de son père qui la remet en question qui ne comprend pas pourquoi il agit comme cela, qui trouve qu'il y a des erreurs symboliques politiques et dans ce deuxième et bien je on le voit à l'œuvre et le lecteur peut voyager avec lui sur ce chemin où il apprend politiquement de plus en plus et de façon assez fulgurante. Ja de Villier, on arrive au terme de notre entretien, on discutait aussi entre entre deux pubs. Le l'intérêt de ces romans historiques, c'est peut-être la force de l'histoire quand on la décrit, quand vous pouvez la décrire comme ça, ça nous semble à la fois très lointain et très compor, mais c'est peut-être et c'est le mot que vous avez utilisé, peut-être pouvez-vous le développer en guise de conclusion, c'est le mot d'espérance.
Quand on regarde l'histoire aujourd'hui, quand on quand on quand on prend le temps de la regarder, de la décrypter, d'essayer de la saisir véritablement, c'est le mot espérance toujours qui revient. Absolument. Et je j'en veux pour preuve un exemple qui est un exemple, on pourrait dire tart à la crème mais j'y crois profondément.
C'est-à-dire l'incendie de Notream de Paris et sa réouverture. Cette émotion qui vous saisit, que vous soyez croyant croyant ou que vous ne le soyez pas, que vous soyez français ou que vous ne le soyez pas. En fait, on sent qu'il y a quelque chose de plus profond qu'un bout de tas de pierre dans cet édifice.
Et finalement, l'histoire c'est ça, c'est un lien. Il n'y a pas le passé, le présent et puis le futur. Je suis convaincu que tout cela est lié, tout cela est connecté et qu'on peut par l'affection et par le roman national, autant que par le roman historique se plonger dans cette histoire, se plonger, se projeter dans ses héros.
Et donc en fait cette période du 13e siècle qui peut c'est vrai nous paraître très lointaine, moi je la trouve formidable et je la trouve euh en au fond rassé rénante parce que elle nous donne l'occasion de penser que même lorsque au Moyen-âge lointain avec les les limites technologiques techniques que l'on pouvait avoir tout semblait perdu et bien rien n'est jamais perdu. Voilà. Et donc, j'invite le lecteur, s'il s'il s'intéresse à l'histoire, à plonger dans dans ce règne de Philippe Lebel avec euh émotion et avec passion parce qu'on peut y voir le destin exceptionnel d'un jeune homme que rien ne prédisait à devenir le grand roi qu'il va devenir.
Merci beaucoup Jacques Devillier d'avoir été sur Sud Radio ce midi. L'affaire lombarde. Donc ça c'est le deuxième top.
C'est euh la l'histoire qui suit le bâtard du Rossillon qui avait été déjà un succès et d'un point de vue critique et notamment d'un point de vue des vents. Donc félicitations à vous et avec quelques flots de lecteur en plus donc après ces interviews et pour accompagner leurs vacances. Merci beaucoup d'avoir été sur Sud Radio ce matin.
Je rappelle que les deux livres sont aux éditions Faillard. Dans un instant, on va s'interroger la suite d'une certaine manière de des nombreuses discussions, débats qu'on a eu tout au long de la matinée ici sur cette antenne, à savoir l'affaire du jeune Chem Sedine, vous l'avez entendu, littéralement lyché dans une cage d'escalier à la sortie de de son collège, de son lycée, même pour être pour être très précis. Depuis 2 ans, les meurtriers présumés étaient en détention provisoire.
Ils viennent de ressortir à cause d'un d'un de ce qu'on appelle d'un vide juridique et là viennent les scandales dans le scandale. déjà le fait qu'il ressortent, le fait que ça faisait 2 ans qu'ils étaient en détention provisoire, le fait aussi que ben la loi, le vide juridique à cause du Conseil constitutionnel, de la lenteur législative et puis la manière dont ils sont sortis sous les acclamations, sous les applaudissements sur les réseaux sociaux acclamés en héros et avec déjà en réalité, il faut le dire et bien une infraction de leur contrôle judiciaire parce qu'ils avaient l'interdiction de retourner sur l'endroit où s'est passé le drame à Vir Châtillon et ils sont ils y sont retournés. Que voulez-vous ?
C'est ça la France la question qu'on vous pose. Elle est simple. C'est est-ce que notre justice et encore protéger nos enfants ?
Et bien venez en discuter avec nous.